- il y a 2 mois
Au programme de cette édition, le mémorandum entre l’Iran et les Etats-Unis fait bel et bien partie du passé. Après un mois d’accalmie, Washington a lancé de nouvelles frappes auxquelles Téhéran a riposté… Relançant les tensions autour du pétrole.
Également dans cette édition, le Non des Islandais. Ils avaient rendez-vous aux urnes pour s’exprimer sur l’hypothétique adhésion à l’Union européenne. La réponse a été sans appel.
Et puis en France, les indicateurs économiques sont dans le rouge mais les responsables au pouvoir depuis plusieurs décennies s’accrochent au pouvoir au point d’imaginer une confédération électorale du PS à LR…
Également dans cette édition, le Non des Islandais. Ils avaient rendez-vous aux urnes pour s’exprimer sur l’hypothétique adhésion à l’Union européenne. La réponse a été sans appel.
Et puis en France, les indicateurs économiques sont dans le rouge mais les responsables au pouvoir depuis plusieurs décennies s’accrochent au pouvoir au point d’imaginer une confédération électorale du PS à LR…
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau journal télévisé.
00:21Au programme de cette édition, le mémorandum entre l'Iran et les Etats-Unis fait bel et bien partie du
00:26passé.
00:27Après un mois d'accalmie, Washington a lancé de nouvelles frappes auxquelles Téhéran a riposté, relançant alors les tensions autour
00:35du pétrole.
00:36Également dans cette édition, le nom des Islandais. Ils avaient rendez-vous aux urnes pour s'exprimer sur l'hypothétique
00:43adhésion à l'Union européenne.
00:44Et bien la réponse a été sans appel. Et puis en France, les indicateurs économiques sont dans le rouge.
00:49Mais les responsables au pouvoir depuis plusieurs décennies s'accrochent au point d'imaginer une confédération électorale du PS aux
00:57Républicains.
01:02Nouvelle salve américaine en Iran. Dimanche, après une accalmie d'un mois, les Etats-Unis ont mené des frappes sur
01:08l'île de l'Arak.
01:09Après avoir estimé que des attaques se préparaient, Téhéran n'a pas tardé à riposter sur les alliés américains. Le
01:15point tout de suite.
01:16Trump repart en guerre, l'Iran répond et le pétrole repart à la hausse.
01:21Alors que la guerre entre les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'était calmée pour l'été,
01:26le CENCOM américain a fait savoir que des opérations étaient à nouveau en cours contre des lanceurs iraniens sur l
01:31'île de l'Arak.
01:32Ces engins étaient accusés par Washington de préparer une offensive avec des roquettes chargées de mines marines dans le détroit
01:38d'Hormuz,
01:39bien qu'aucune image ou preuve n'ait pour l'heure été rapportée.
01:42Les Etats-Unis estiment qu'il s'agissait de frappes préventives et non offensives.
01:47Deux personnes auraient péri dans les frappes selon l'agence de presse iranienne IRNA.
01:51Quoi qu'il en soit, le mémorandum où cesser le feu de 60 jours a bel et bien expiré depuis
01:56plusieurs semaines.
01:58Sans grande surprise, Téhéran n'a pas laissé les opérations américaines sans réponse.
02:01Ainsi, les gardiens de la révolution ont affirmé avoir ciblé des bases américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis.
02:08Des déclarations que Washington semble vouloir nuancer, bien que Donald Trump ait promis de répondre aux attaques lors de son
02:15passage sur Fox News.
02:16Le président iranien Massoud Pézechian, dont le pouvoir semble bien peu opérationnel, a estimé que la poursuite de la guerre
02:23n'était pas dans l'intérêt de son pays.
02:25Le ministre des Affaires étrangères Abbas Arraki a pour sa part déclaré que l'administration américaine avait été manipulée par
02:32Benjamin Netanyahou.
02:33Un point de vue que Donald Trump semblait proche de prendre à son compte il y a quelques semaines, lorsque
02:38des informations quant à une conversation avec le Premier ministre israélien avaient filtré.
02:43Il faut dire que reporter la faute sur Tel Aviv aurait pu avoir un intérêt pour s'émanciper de ce
02:47bourbier pour le président américain.
02:49Désormais, la situation semble toutefois bien trop embourbée.
02:53Donald Trump a donc profité de son réseau Truth Social pour expliquer que l'Iran était déjà morte, sans marine,
03:00ni aviation, ni monnaie, le tout avec une inflation à 300%.
03:05Des propos visant à appuyer la stratégie américaine consistant à asphyxier Téhéran sur le plan économique et ses alliés avec.
03:12Le secrétaire au Trésor, Scott Besant, l'a expliqué il y a quelques jours.
03:15Le président Trump a appelé au téléphone les responsables mondiaux avec la demande expresse de mettre fin à leurs interactions
03:23avec le régime.
03:25Et l'on voit déjà les résultats.
03:27Ce week-end, les déclarations des dirigeants iraniens ont clairement reconnu l'impact de cette campagne
03:34et les pays qui facilitent toute interaction avec le régime devraient rapidement tenir compte de notre message.
03:40Ceux qui se rangent aux côtés des Etats-Unis récolteront les fruits de notre partenariat.
03:47Ceux qui s'associent au régime iranien doivent s'attendre à partager l'isolement d'un régime en déclin.
03:56Chaque pays dispose d'un délai précis pour mettre fin aux activités que nous avons identifiées.
04:02S'il ne prend pas les mesures nécessaires, nous le ferons de manière unilatérale par le biais des autorités du
04:08Trésor.
04:08Par exemple, toutes les agences de la banque, mes lits, doivent fermer.
04:14Et je tiens à être clair, toute entité qui facilite le blanchiment d'argent pour le compte de l'Iran
04:21fera exclue du système du dollar américain.
04:24Le compte à rebours est lancé.
04:28Une logique éculée depuis des décennies qui montre toutefois ses limites.
04:32En effet, l'Iran fait les frais de sanctions américaines depuis 1979.
04:37Et force est de constater que cette pression financière lancée par Jimmy Carter
04:41n'a pas empêché le développement de cette nation iranienne,
04:44visiblement jugée par les Etats-Unis et Israël comme la première puissance à abattre.
04:49Outre le renforcement de cette recette qui a déjà montré ses limites,
04:54la poursuite de la guerre lancée par Donald Trump et Netanyahou
04:56a à nouveau fait rebondir les cours du pétrole pour dépasser le seuil de 90 dollars.
05:01Il faut dire que les passages dans le détroit d'Hormuz sont toujours dérisoires.
05:05Quelques 5 navires par jour contre 130 en moyenne avant la guerre.
05:09De quoi saisir qu'avant que les sanctions américaines contre l'Iran fassent plier Téhéran,
05:13rompues à l'exercice,
05:15elles pourraient d'abord déstabiliser durablement les économies européennes déjà bien affaiblies.
05:24Les Islandais tournent le dos à l'Union européenne.
05:28Par référendum, près de 53% des citoyens ont rejeté la reprise des négociations d'adhésion à l'UE.
05:34Un résultat qui sonne comme un revers symbolique pour l'Empire bruxellois.
05:39Décryptage aux côtés Nicolas de Lambertherie.
05:41En dépit de son éloignement géographique,
05:44beaucoup de regards étaient rivés vers le Grand Nord ce samedi,
05:47en direction de l'Islande, qui se prononçait pour ou contre
05:51la reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne.
05:54Durement touchée par la crise financière de 2008,
05:57l'Islande avait dans la foulée déposé sa candidature à l'Union européenne
06:01avant que le processus ne soit interrompu au milieu des années 2010.
06:06Le nouveau gouvernement islandais, arrivé aux affaires en 2024,
06:10favorable à une reprise du processus d'adhésion,
06:13avait donc choisi de consulter la population par référendum sur ce sujet.
06:17Sans grande surprise, la capitale Reykjavik s'est prononcée en faveur du « oui »,
06:21tandis que l'arrière-pays était plutôt hostile,
06:24selon des schémas ville-campagne qui traversent la quasi-totalité
06:28des consultations électorales dans les pays occidentaux.
06:31Toutefois, certaines études tendent à montrer que parmi les électeurs jeunes,
06:35un recul assez net du « oui » a permis de faire la bascule.
06:38En tout état de cause, ce sont près de 53% des Islandais
06:41qui ont voté contre la reprise du processus d'adhésion.
06:44Une victoire donc assez nette pour le camp du nom,
06:47le tout avec une participation très élevée, supérieure à 80%,
06:51que le Premier ministre islandais a qualifié de « victoire de la démocratie »
06:56en dépit d'un choix contraire à celui préconisé par le gouvernement.
06:59Même si les facteurs ayant conduit au vote des Islandais sont forcément multiples,
07:03le spécialiste du Brexit et des économies insulaires Jean-Michel Salmon
07:07estiment que la question de la pêche a très largement joué en faveur du rejet de la reprise des négociations.
07:14Le peuple islandais, en refusant l'ouverture de négociations d'adhésion,
07:19c'est une décision rationnelle parce que, un, c'est un pays très réussi
07:23en termes de niveau de développement économique et social.
07:25Il suffit de regarder les données habituelles, un pays par habitant, IDH, etc.
07:30Ils sont super bien classés.
07:31Donc pourquoi changer une formule qui gagne ?
07:33Ça, c'est la première chose.
07:34La deuxième, c'est qu'ils ont une économie halieutique extrêmement importante.
07:38Et donc, même s'ils négociaient quelques années de répit en termes d'accès
07:43de toute la flottille européenne à leurs eaux, ça ne serait qu'un répit.
07:46Que tôt ou tard, il y aurait un accès libre, puisque c'est le principe de la PCP,
07:50la politique commune des pêches.
07:51Donc ils n'ont rien à gagner là-dedans.
07:53Et puis, troisième argument majeur, ils sont déjà dans l'espace économique européen.
07:56Donc ils sont partie prenante du marché unique auquel ils ont un plein accès.
07:59Donc ils ne vont pas gagner grand-chose de ce point de vue-là en rentrant dans l'Union européenne.
08:04Certes, ils participeraient aux décisions des conseils européens.
08:07Ils auraient des représentants au Parlement, etc.
08:09Mais ils sont si petits qu'ils pèseraient peanuts.
08:12Donc ils ne pourraient absolument pas peser du tout dans les institutions.
08:15Donc du coup, ils ne gagneraient rien de passer de l'espace économique européen à la pleine adhésion.
08:20En revanche, ils auraient une contribution budgétaire significative
08:23en proportion de leurs ressources fiscales, puisqu'ils sont très développés.
08:28Donc ils seraient contributeurs nets.
08:29Donc la décision rationnelle, c'est de ne pas rentrer dans l'Union européenne.
08:32L'un des arguments mis en avant par les partisans du « oui » était lié à la montée des
08:37tensions géopolitiques dans l'Arctique,
08:39avec notamment les velléités verbales d'annexion du Groenland par les États-Unis,
08:43ainsi que les tensions commerciales entre Europe, États-Unis et Chine.
08:47En dépit de ce contexte aux apparences favorables,
08:50l'adhésion à l'Union européenne n'a pas semblé constituer un choix attrayant pour les Islandais.
08:55L'Union européenne, son intérêt à elle, c'était surtout un intérêt symbolique,
08:59pour démontrer le bienfait, la volonté d'un peuple à se joindre, etc.
09:04Alors que si elle prend un référendum négatif après le Brexit,
09:07évidemment, ça ne dort pas son blason vis-à-vis des autres peuples européens.
09:10Alors bien sûr, l'argument qui a été présenté, c'est la guerre commerciale actuelle,
09:15et puis les tensions géopolitiques arctiques.
09:17Mais la guerre commerciale, ils n'ont rien à gagner à être dans l'Union européenne.
09:20On a vu que l'Union européenne défend très très mal son marché,
09:22vis-à-vis des Chinois et de Trump, premièrement,
09:24et deuxièmement, les tensions géopolitiques arctiques
09:27pourraient plutôt regarder vers l'OTAN, ce n'est pas l'Union européenne la solution.
09:31En tout état de cause, les tentatives de Bruxelles de peser dans le débat n'ont pas abouti.
09:36En dépit des demandes express du gouvernement islandais,
09:39la Commission européenne n'a pas pu s'empêcher de s'immiscer dans la campagne
09:43et d'affirmer entre autres que l'Islande pourrait bien être le prochain membre de l'Union européenne,
09:48qui redeviendrait alors une UE à 28, et ce, dès 2028.
09:51Une communication qui a peut-être freiné plus qu'autre chose les envies des Islandais,
09:57étant donné que cela laissait entendre des négociations rapides,
10:00notamment sur les questions délicates de la pêche.
10:02Autre conséquence de ce choix des Islandais,
10:04cela pourrait sans doute inciter les Norvégiens à adopter une position similaire,
10:09pour des motifs tout aussi équivalents liés aux quotas de pêche.
10:13Mais que les européistes les plus motivés ne s'attristent pas trop,
10:17ils pourront sans doute se consoler avec l'adhésion prochaine de tel ou tel État balkanique
10:22en semi-faillite, en guise de l'eau de compensation.
10:28La France se voit rouge et ses liquidateurs veulent garder les manettes.
10:33Alors que les chiffres de l'économie sont catastrophiques,
10:36une coalition centrale pourrait émerger entre tous les responsables de la situation actuelle.
10:41Les explications d'Olivier Frère-Jacques.
10:43L'INSEE a publié ses estimations révisées de croissance pour le premier et le deuxième trimestre.
10:48Ce sont les premières conséquences concrètes de l'été très difficile qu'on a vécu.
10:53C'est une révision à la baisse du premier et du deuxième trimestre de 0,1% par trimestre.
10:58L'acquis de croissance, c'est-à-dire la croissance qu'on aurait s'il n'y avait plus de
11:01croissance au second semestre,
11:02ça a été aussi revu à la baisse.
11:03Des indicateurs au rouge et un ministre de l'économie qui se cache derrière l'été caniculaire.
11:08La perspective d'une récession à l'automne 2026 n'est plus une simple hypothèse.
11:13Et vendredi, les chiffres de l'INSEE ont résonné comme un avertissement pour l'exécutif,
11:17mais aussi pour les candidats en campagne.
11:19La consommation reste poussive, l'emploi salarié s'effrite, le pouvoir d'achat recule
11:23et l'inflation accélère légèrement, portée par l'énergie.
11:26Le gouvernement, qui visait 0,7% de croissance et un déficit de 5% du PIB,
11:31admet déjà l'échec.
11:33Dans ce contexte de morosité, ceux qui ont longtemps exercé le pouvoir se présentent en recours.
11:39Socialistes, républicains et macronistes multiplient les appels à l'Union
11:43face aux dynamiques du Rassemblement National et de la France Insoumise.
11:46Peut-être plus largement, ce que je considère pour cette élection,
11:49il va falloir aller au-delà des formations politiques.
11:52Il faut chercher l'Union, et une union avec les électrices et les électeurs,
11:57presque une union sacrée des démocrates.
11:59C'est la démarche que j'ai engagée, et puis ensuite, nous verrons,
12:04au mois de décembre, il y aura pour la droite comme pour la gauche,
12:07de toute façon, un moment de vérité en décembre.
12:09C'est là que la clarification va avoir lieu.
12:11À huit mois de la présidentielle 2027, les sondages placent Marine Le Pen en tête
12:16et Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour.
12:18Le moment populiste décrit par les sondeurs s'impose.
12:22Beaucoup d'électeurs imputent le déclin à une faillite des gouvernants.
12:25Le vieux système UMPS, longtemps critiqué pour son alternance sans alternative réelle,
12:30risque de muter en une grande coalition allant des Républicains au Parti Socialiste
12:35avec le centre macroniste au milieu.
12:38Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, François Hollande ou Bernard Cazeneuve
12:41évoquent chacun à sa manière la nécessité d'un rassemblement des modérés.
12:45Certains parlent de coalition désengagée, d'autres d'Union sacrée ou de mécano de la République.
12:50L'objectif affiché est d'empêcher un duel RN-LFI et de garder les manettes.
12:56L'histoire n'est cependant pas encore écrite.
12:58Plus il y a de fous, moins il y a de riz.
13:00Et une très large coalition ne permettra pas de donner la béquille
13:03à tout le petit personnel politique des partis dits de gouvernement.
13:08Par ailleurs, le culot monstrueux de ceux qui ont eu le pouvoir
13:11et qui laissent le pays dans un état déplorable
13:13a de quoi mobiliser contre eux, à l'image de l'ancien ministre Gabriel Attal
13:17qui parle comme s'il n'arrivait de nulle part.
13:20À condition qu'on se donne un objectif, redevenir la première puissance d'Europe en dix ans.
13:25Et c'est possible d'y arriver.
13:26C'est possible d'y arriver si on relève quatre chantiers capitaux,
13:30écoles, salaires, frontières, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle,
13:34et qu'on résorbe la dette publique et la dette climatique.
13:36Un autre candidat comptable du bilan macroniste, Edouard Philippe,
13:40proposait aussi une très large coalition, une sorte de confédération de partis
13:44afin de s'assurer une majorité absolue à l'Assemblée nationale,
13:46ce qui est en effet crucial depuis l'éclatement de la Chambre basse provoquée par Emmanuel Macron.
13:52Il ne s'agit pas de refaire l'ULP, il s'agit de construire le contrat de gouvernement
13:57ou le nouveau parti, ou la nouvelle confédération de partis
14:00qui permettra à tous ceux qui veulent unir leurs forces au service du pays
14:04de gouverner ensemble.
14:06Nous ne pourrons pas gouverner, nous ne pourrons pas tenir le pays
14:09en conservant quatre ou cinq formations politiques sans lien,
14:13sans procédure pour se parler.
14:15Nouvelle majorité à construire, cela impliquera de désigner des candidats uniques
14:18dans chaque circonscription.
14:20Pas deux !
14:21Si Edouard Philippe entend pour le reformer un rassemblement de droite et du centre,
14:25la logique comptable pourrait pousser l'ensemble de l'arc PSLR
14:29en passant par le centre à s'unir, comme l'a évoqué François Hollande,
14:32mais comme l'envisage aussi un de ses anciens ministres,
14:35toujours à l'affût d'une prise de parole et d'un petit poste.
14:37Donc il faudra une alliance qui aille de cette gauche réformiste,
14:41de François Hollande, de Bernard Cazeneuve, de Raphaël Luceman,
14:45jusqu'à Edouard Philippe, Gérald Darmanin, François Bayrou, Gabriel Attal
14:51et sans doute Bruno Cotaillot.
14:53Une déclaration qui a le mérite de la clarté,
14:55mais qui devra se confronter aux ambitions personnelles
14:58des acteurs du grand guignol de la présidentielle de 2027.
15:01Après une décennie de macronisme qui a déjà tenté de dépasser
15:04le clivage gauche-droite, l'espace central s'est rétracté,
15:08les divisions internes freinent encore l'émergence d'un candidat unique
15:11et la gauche comme la droite peinent aussi à se trouver un champion.
15:14Il faudrait donc trouver un candidat unique pour tout ce bloc
15:17qui connaît tout de même des différences d'appréciation
15:20en matière économique notamment,
15:21mais qui semble finalement ne se retrouver que dans une adhésion totale
15:25à l'Union européenne, là où Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
15:28sans se placer en rupture, sont plus sceptiques du fonctionnement de Bruxelles.
15:33Chômage, croissance en berne, fermeture d'entreprises,
15:36détérioration des infrastructures.
15:37Le chaos qui vient pourrait être sans précédent avec un État en faillite
15:41et des questions toujours niées par une large partie de la classe politique
15:44en matière d'immigration et de sécurité.
15:46Les mêmes forces qui ont gouverné pendant des années,
15:49parfois en alternance, parfois en alliance,
15:51se retrouveraient aujourd'hui à défendre un centre élargi
15:55contre les dix extrêmes.
15:56La manœuvre paraît grossière,
15:58mais elle pourrait aussi être la dernière bouée de sauvetage
16:01de l'ancien monde.
16:06Et restons aux côtés d'Olivier Frère Jacques,
16:08cette fois pour l'actualité en bref en France.
16:13Un panier de crabes roses à l'université d'été du Parti Socialiste à Blois,
16:17les 28 et 29 août, Olivier Faure et Raphaël Glussmann,
16:20favoris de la primaire du camp social-démocrate en vue de 2027,
16:24ont avancé leur petit pion tout en appelant à un débat sans coup bas.
16:28Le premier secrétaire du PS a même officialisé sa participation à la campagne
16:32dimanche soir au 20h TF1,
16:34tandis que Glussmann fait office de favoris.
16:37D'autres candidats, dont Ségolène Royal,
16:39Philippe Brun et Jérôme Gage, cherchent à exister.
16:41La direction prône un code de bonne conduite
16:44pour que le vainqueur ne sorte pas trop abîmé.
16:46Au cœur des interrogations autour de cette petite primaire,
16:49les alliances avec LFI
16:50ou le coût de la participation,
16:5215 euros pour un parti qui n'attire plus les foules.
16:55Olivier Faure est pour l'heure crédité de 3,5% d'intention de vote pour 2027
17:00contre plus de 10% pour Glussmann.
17:02François Hollande, Bernard Cazeneuve ou encore Karim Bouhamran
17:05ont renoncé à participer à une primaire,
17:08mais pas à une éventuelle ambition pour 2027.
17:12Dominique de Villepin dans un monde parallèle.
17:14L'ancien Premier ministre a affirmé dimanche
17:16se battre pour être candidat à l'élection présidentielle de 2027.
17:20Dans ce cadre, l'ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac a affirmé
17:24chercher les fonds pour financer sa campagne.
17:26Il a également précisé avoir déjà recueilli
17:28plusieurs centaines de parrainages d'élus.
17:31Dominique de Villepin s'est également illustré sur BFM
17:33en tenant d'étonnants propos
17:34alors que le présentateur lui demandait
17:36de prendre le parti entre l'insoumise Manon Aubry
17:38et le milliardaire à la tête d'un empire du luxe, Bernard Arnault.
17:42J'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou
17:45pour me faire voter le derrière par les petits lapins.
17:48Donc vos jeux, vous vous les gardez ?
17:49Plutôt, plutôt, pas du tout.
17:50Une réponse surprenante pour l'homme qui a marqué les Français
17:54par son discours à l'ONU pour annoncer le refus de la France
17:57de participer à la guerre des Etats-Unis contre l'Irak.
17:59À croire que tout le monde est frappé par le niveau qui baisse.
18:03En parlant de niveau qui baisse,
18:05la rentrée scolaire se fait dans le chaos
18:07pour les nouveaux enseignants.
18:08En 2026, c'est la première année du concours
18:10Black Plus 3 du premier et du second degré.
18:139800 candidats reçus vont expérimenter
18:15les nouvelles modalités de formation.
18:17Une première année de master dont une partie du temps
18:20est consacrée à des stages en observation
18:21et une seconde année en responsabilité de classe à mi-temps.
18:25Problème avec l'organisation floue de cette nouvelle réforme
18:28et des informations changeantes de nombreux lauréats
18:31se sont retrouvés avec des affectations inattendues
18:34et annoncées tardivement, parfois vers la fin du mois de juillet.
18:37Il y a déjà une centaine de démissions parmi les lauréats.
18:41Une Française sur le toit du monde du trail.
18:44Blandine Lirondel, 35 ans, a remporté samedi
18:47la 23e édition de l'Ultra Trail du Mont-Blanc.
18:49La course reine de l'Ultra Trail
18:51avec 174 km et 9900 m de dénivelé positif.
18:55La Normande a bouclé le parcours en 21h54, 49 secondes.
18:59Première femme et 26e au scratch,
19:01c'est-à-dire au classement hommes-femmes confondus.
19:04Elle est la première française à s'imposer depuis Caroline Chaverot en 2016.
19:08Chez les hommes, l'américain Ben Diman, 35 ans,
19:12a remporté la course en un temps record,
19:14devenant le premier coureur à descendre sous les 19h
19:16avec un chronomètre à 18h16, 29 secondes.
19:24Et nous partons à présent aux côtés de Renaud de Bourleuf
19:26pour l'actualité internationale.
19:31C'est une révélation qui fait la une de tous les médias en Israël.
19:34Les services de sécurité intérieure, le Shin Bet,
19:37avaient un canal de communication direct avec le Hamas.
19:40Tout aurait commencé après la macabre découverte
19:43des corps de six otages israéliens tués dans un tunnel de Gaza.
19:46Pour Tel Aviv, le constat est clair.
19:48Les échanges entre les émissaires de Doha et du Caire
19:50ne sont pas assez rapides pour être pleinement efficaces.
19:53Ainsi, après un accord de Benjamin Netanyahou,
19:56mais ainsi du chef adjoint du Hamas, Khalil Al-Aaïa,
19:59une ligne directe entre les deux parties
20:00aurait été ouverte secrètement.
20:02Sans surprise, les services du premier ministre israélien
20:05démentent cette information,
20:06reprise par l'opposition pour dénoncer une duplicité du pouvoir,
20:10le tout à quelques semaines d'élection capitale.
20:14L'officier de Benjamin Netanyahou
20:16exfiltrait des Etats-Unis.
20:17Selon le Shin Bet, service de sécurité intérieure israélien,
20:20une menace importante pesait sur Yair Netanyahou
20:23et justifiait son retour sous très haute sécurité en Israël.
20:26Des médias américains ont affirmé que les services israéliens
20:28avaient détecté en décembre dernier
20:29un projet d'attentat contre Yair Netanyahou
20:31en lien avec les services iraniens.
20:33Le premier fils du premier ministre israélien,
20:36âge de 35 ans, vit en Floride près de Miami
20:38depuis plusieurs années,
20:39et c'est là que son domicile aurait été démis sous surveillance.
20:42Après le 7 octobre 2023,
20:43Yair Netanyahou, membre encore actif de la réserve,
20:46n'était pas revenu dans son pays pour prêter main forte à Tzal.
20:48Il avait toutefois fait son service militaire obligatoire
20:50de trois ans entre 2009 et 2012,
20:52où il avait intégré le service communication.
20:55L'enlèvement d'un légionnaire revendiqué par les dissidents FARC
20:58Dimanche, un communiqué de l'état-major central,
21:01une guérilla colombienne,
21:02a confirmé la capture du caporal
21:03Rosé-Olguer Melo-Chari.
21:05Ce dernier, engagé dans la Légion étrangère française,
21:08était en permission et voyagé dans son pays d'origine
21:10lorsqu'il a été enlevé début août.
21:12Le MC, branche dissident des FARC,
21:13affirme qu'il est vivant et en bonne santé
21:15et le qualifie de prisonnier de guerre.
21:17Il déclare que sa capture a eu lieu
21:19après avoir confirmé sa condition de militaire étranger,
21:22se déplaçant en zone rurale,
21:24dans un lieu où se déroulent habituellement
21:26des opérations militaires contre leurs unités.
21:28À Paris, le ministère des Armées a déclaré
21:29suivre l'affaire de très près
21:31avec le ministère des Affaires étrangères.
21:33Cinq jours après la crue dévassaterie
21:35survenue à la frontière entre le Népal et la Chine,
21:37le bilan officiel s'élève à 919 morts
21:39et 4793 disparus,
21:41dont de nombreux étrangers.
21:43Les secouristes poursuivent leur recherche
21:44dans des conditions extrêmement difficiles,
21:46menacées par une nouvelle montée des eaux
21:48et l'apparition d'un lac de barrage au Tibet.
21:50L'espoir de retrouver des survivants
21:52s'amenuisent dans la mer de boue et de débris
21:53qui ravageaient des villages entiers.
21:55Les autorités népalaises ont commencé
21:56à inhumer provisoirement des corps non identifiés,
21:59après prélèvement d'ADN,
22:00pour des raisons sanitaires.
22:02Environ une centaine d'ouvriers restent bloqués
22:04dans un tunnel du chantier hydroélectrique
22:05de Trichulite III.
22:06Les sauveteurs tentent d'élargir une brèche
22:08pour les atteindre.
22:09Les experts attribuent la catastrophe
22:11à l'effondrement soudain d'un énorme glacier.
22:13Le nombre total de morts pourrait dépasser les 6 000.
22:20Et voilà, nous approchons de la fin de cette édition.
22:23Dès à présent, retrouvés Politique et Éco,
22:25Pierre Bergerot reçoit l'économiste Jacques Sapir
22:27pour évoquer l'état de l'économie russe
22:29face à la guerre en Ukraine,
22:31son basculement vers l'Asie
22:32et les conséquences pour l'Europe.
22:35Et puis pour notre Zoom du jour,
22:36Bernard Rio présente son dernier ouvrage
22:38sur le folklore celte,
22:39« Les dames enchantresses, fées, sirènes, saintes et déesses ».
22:44C'est à présent la fin de cette édition.
22:46Merci à tous pour votre fidélité.
22:48Rendez-vous demain, même lieu, même heure.
22:49En attendant, portez-vous bien.
22:51Bonsoir.
22:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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23:01Sous-titrage Société Radio-Canada