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  • il y a 2 semaines
A la une ce soir, retour sur la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran. Après la reprise des hostilités dimanche, Téhéran accuse Washington de crimes de guerre et Donald Trump rejette désormais l’idée d’un accord.

En Espagne, la crise qui frappe Ceuta a déjà un mois. Un mois d’inaction des socialistes au pouvoir face à une déstabilisation étrangère qui n’a pas fait infléchir Madrid.

Retour en France enfin avec la rentrée scolaire entre fin de règne macroniste et promesses de campagne des prétendants à l’Elysée.

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00:11Générique
00:13Madame, Monsieur, bonsoir.
00:16A la une ce soir, retour sur la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:19Après la reprise des hostilités dimanche, Téhéran accuse Washington de crime de guerre
00:23et Donald Trump projette désormais l'idée d'un accord.
00:26En Espagne, la crise qui frappe Ceuta a déjà un mois en moins d'inaction des socialistes au pouvoir
00:32face à une déstabilisation étrangère qui n'a toutefois pas fait infléchir Madrid.
00:37Et puis retour en France avec la rentrée scolaire entre fin de règne macroniste
00:41et promesse de campagne des prétendants à l'Elysée.
00:48Les Etats-Unis et l'Iran entre guerre de communication et guerre tout court.
00:53Les frappes américaines de dimanche ont bel et bien donné le coup d'envoi
00:56la reprise des hostilités, de quoi verrouiller encore davantage le détroit d'Hormuz.
01:01Le point tout de suite.
01:02Le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, mort et enterré pour le moment.
01:07Ce mercredi, l'Iran a fait état d'une frappe américaine mardi soir
01:12dans la province d'Hormuzgane, dans le sud du pays,
01:15alors qu'un mariage était célébré.
01:17Selon Téhéran, au moins 5 personnes seraient mortes,
01:20dont un enfant et plus de 50 ont été blessés.
01:23La cérémonie aurait été touchée par des éclats de missiles.
01:26Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères,
01:29Esmail Baghaï, a dénoncé un crime de guerre commis par Washington.
01:34Le président du Parlement iranien, mais aussi négociateur en chef,
01:37Mohamed Baghaïr-Ghalibov, a pour sa part qualifié les Etats-Unis de « Satan »,
01:42faisant un parallèle entre les victimes du mariage de Kouestak
01:45et les enfants tués lors de la frappe américaine sur l'école de Minab
01:49dans les premières heures de la guerre, lancée le 28 février dernier.
01:53Une configuration idéale pour conforter les Iraniens derrière le pouvoir
01:57que certains voulaient pourtant renverser il y a encore quelques mois.
02:00Le président américain a d'ailleurs appelé le peuple iranien à se soulever et se battre.
02:05Les tensions sont donc à leur climax
02:07et les gardiens de la révolution ont lancé des opérations de riposte massives
02:10sur les bases américaines.
02:12Des missiles balistiques ont frappé la Jordanie,
02:14des drones ont été lancés sur Bahreïn et le Koweït
02:16et des sites logistiques américains ont été ciblés en Irak.
02:19L'Iran a affirmé lancer une nouvelle stratégie
02:22pour mener une opération décisive contre les cibles américaines
02:25pendant que Washington poursuit ses bombardements
02:28pour riposter au riposte donc.
02:31Donald Trump a qualifié ses frappes de larges et puissantes
02:34et a estimé qu'il n'attendait plus de trouver un accord avec Téhéran,
02:37affirmant avoir la maîtrise du détroit d'Hormuz.
02:39De quoi illustrer l'impasse dans laquelle le conflit se trouve,
02:43avec des répercussions bien au-delà des belligérants.
02:46Ainsi, en plus de faire les frais des frappes des représailles de l'Iran,
02:49les pays du Golfe déplorent la situation de blocage
02:52qui perdure dans le détroit d'Hormuz.
02:55Le Qatar, qui joue un rôle dans les négociations de paix,
02:57a fait connaître son inquiétude.
02:59Nous avons affirmé dès le premier jour
03:01que laisser cette question en suspens
03:03et toute tentative de banaliser la fermeture du détroit
03:06de cette manière conduirait à une escalade dans la région.
03:09C'est précisément ce à quoi nous avons assisté
03:12au cours des deux derniers jours.
03:14Une telle escalade ne sert les intérêts de personne.
03:17Nous en subissons tous les effets négatifs.
03:20Par conséquent, nous appelons les partis à faire preuve de sagesse
03:23et à revenir sur la voie des négociations.
03:26Pour l'heure, après une reprise très ténue du trafic maritime
03:29pendant quelques temps,
03:30les passages se comptent à nouveau sur les doigts d'une main
03:32et la situation n'est pas près de s'arranger.
03:35Une sclérose dont l'incidence dépasse de loin l'or noir.
03:38Mardi, les prix du gaz européen ont bondi de plus de 6%.
03:47Ingérence étrangère et incurie nationale.
03:50L'Espagne vit depuis un mois une crise migratoire infernale à Ceuta
03:53et est déchirée entre l'hostilité de puissances étrangères
03:56et l'inaction de son gouvernement, le point d'Olivier Frère Jacques.
04:01Pour une part importante de l'opposition de ce pays,
04:04je n'aurai évidemment aucun droit de prendre des vacances.
04:08Ceuta envahit des viols dans la ville
04:10et un Premier ministre qui revendique son droit à avoir des vacances.
04:14Il y a un mois.
04:15Les 30 et 31 juillet, l'enclave espagnole de Ceuta
04:18a connu un afflux migratoire d'une ampleur inédite.
04:21En quelques heures, quelques 70 000 personnes,
04:23majoritairement marocaines, ont franchi la frontière à pied.
04:25Ou à la nage.
04:27Jamais un mouvement d'une telle intensité
04:29n'avait été observé sur cette ligne de démarcation,
04:32pourtant renforcée depuis des décennies
04:34par des grillages, des fossés et des dispositifs de surveillance.
04:37Si la plupart des arrivants sont repartis rapidement,
04:39entre 5 000 et 10 000 demeurent encore sur place,
04:42dont environ 1 200 considérés comme des mineurs non accompagnés.
04:47Officiellement, au moins 91 personnes ont perdu la vie dans la traversée.
04:50Des ONG évoquent un bilan bien plus lourd,
04:53avec des dizaines de disparus en plus,
04:54mais il est difficile de s'en tenir aux chiffres d'organisations
04:57qui travaillent de concert avec les réseaux criminels de passeurs.
05:02Cette brusque poussée a plongé Ceuta dans une tension durable.
05:05La population locale multiplie les manifestations
05:07pour dénoncer la gestion du gouvernement,
05:10tandis que des incidents, comme des jets de projectiles
05:13contre les forces de police,
05:14illustrent un climat d'exaspération croissante.
05:17Des policiers affirment d'ailleurs publiquement
05:19que la situation à la frontière se stabiliserait en deux jours
05:22si des instructions d'agir étaient reçues.
05:25C'est le cas du délégué syndical policier Hugo Del Prado.
05:29Comme nous sommes aujourd'hui, au maximum moins de 48 heures.
05:33Avec les effectifs suffisants et un ordre clair, oui.
05:38Madrid a annoncé des aides d'urgence
05:40de plusieurs centaines de millions d'euros
05:41pour soutenir l'économie de l'enclave,
05:43mais ces mesures ne résolvent pas le problème
05:46d'une frontière devenue poreuse
05:48sous la pression d'un flux massif et soudain.
05:50Le gouvernement espagnol, par la voix de Pedro Sanchez,
05:54écarte toute implication des autorités marocaines,
05:57voisins très liés à l'état hébreu
05:59que le gouvernement central ne ménage pas.
06:01Il met en cause une désinformation
06:02diffusée sur les réseaux sociaux
06:04liée, selon lui, à des réseaux russes, israéliens
06:08et à une, je cite, internationale d'extrême droite,
06:12ainsi qu'à la déformation d'un arrêt de justice
06:13et à des organisations criminelles.
06:15Un discours surréaliste
06:17quand on considère les relations hispano-marocaines
06:19de ces derniers mois
06:20et une prise de position suicidaire pour Madrid.
06:23A la fois contre Israël, les Etats-Unis et la Russie,
06:26Pedro Sanchez semble plus que jamais isolé
06:28sur la scène internationale,
06:29se raccrochant péniblement aux wagons bruxellois.
06:32Pourtant, l'historien Pierre Vermeeren,
06:35spécialiste du Maghreb,
06:36souligne l'invraisemblance d'un tel événement
06:38dans une zone sous haute surveillance.
06:40Les indices avancés,
06:42présence présumée de fonctionnaires parmi les arrivants,
06:44ouverture des postes frontières,
06:45rapidité du reflux,
06:47laissent planer le doute
06:47sur un simple débordement spontané.
06:50Depuis 30 ans,
06:51les assauts répétés contre Ceuta et Melilla
06:53avaient déjà montré la vulnérabilité de ces enclaves,
06:56transformées en forteresses
06:58sans parvenir à endiguer durablement les pressions.
07:00Le calendrier intrigue également.
07:02L'épisode est survenu peu après le retour
07:04de Pedro Sanchez d'Alger,
07:06alors que les relations hispano-marocaines
07:08récemment améliorées se sont brutalement crispées.
07:11Le président du parti nationaliste Vox
07:13a dénoncé frontalement l'attitude
07:15du chef du gouvernement lundi.
07:19Pour une raison qui échappe à la majorité des Espagnols
07:21à l'heure actuelle,
07:22Pedro Sanchez agit au service du Maroc.
07:25Il n'est pas normal qu'après avoir subi l'invasion
07:27de notre territoire par 100 000 personnes,
07:29le président du gouvernement,
07:30interrogé avec insistance à ce sujet
07:32lors d'une interview,
07:33n'ait formulé la moindre critique
07:35ni à l'encontre du régime marocain
07:36ni à l'égard de Mohamed VI.
07:41Au contraire, il a réaffirmé l'Alliance
07:44tout en insistant sur plusieurs critiques
07:46visant le chef de l'État espagnol.
07:48J'affirme cela car je considère
07:50que cette attitude témoigne
07:51de la trahison de Pedro Sanchez
07:53envers les Espagnols
07:54et les institutions espagnoles.
07:57À l'approche de l'Assemblée générale
07:58de l'ONU du 8 septembre,
08:00où le Maroc doit défendre son plan d'autonomie
08:02pour le Sahara occidental,
08:03certains observateurs y voient un signal politique.
08:06L'Espagne, prise entre ses intérêts énergétiques
08:09avec l'Algérie et ses relations avec Rabat,
08:11se retrouve dans une situation délicate
08:13et le gouvernement socialiste,
08:15empêtré dans des affaires de corruption
08:16mais encore aux affaires pour un an,
08:18devrait continuer de faire monter la pression
08:21en profitant de l'occasion
08:22pour obtenir toujours plus de régularisation
08:24sous le patronage de l'Union Européenne.
08:31Une dernière rentrée scolaire
08:33sous tension pour la Macronie
08:35alors que l'école cumule les difficultés.
08:37Le ministre de l'Éducation dégaine
08:38quelques mesures de dernière minute
08:40et les candidats à l'Élysée, eux,
08:42multiplient les effets d'annonce.
08:44Renaud de Bourleuf.
08:45Et compte tenu du fait que vous êtes là pour apprendre,
08:48vous êtes là pour apprendre des contenus,
08:51des matières,
08:52vous êtes là pour aussi apprendre l'esprit critique,
08:55vous êtes là pour vous construire,
08:56c'est dans ces interactions que les choses se font.
08:59Dernière rentrée des classes pour Emmanuel Macron.
09:01Hier mardi, le président s'est rendu
09:03avec le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray,
09:05au lycée Chaptal, demande en lausère
09:07pour présenter avec fierté
09:08l'interdiction du téléphone portable pour les lycéens.
09:10À côté de l'autosatisfaction présidentielle,
09:12les 11 millions d'élèves ont leur rentré
09:13dans un contexte tendu
09:14après 10 ans de réformes
09:16plongeant les professionnels
09:17dans le flou et l'incertitude.
09:18Anne Coffinier, présidente de l'association
09:20Créer son école,
09:21commente cette rentrée sous tension ?
09:22Cette rentrée scolaire est effectivement une rentrée sous tension,
09:27même si on est face à un discours assez lénifiant
09:30du ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
09:33C'est sous tension parce qu'on a évidemment
09:35les mêmes problèmes qu'avant,
09:36le manque de professeurs disponibles et qualifiés
09:39pour assurer ce qu'a été des classes,
09:41mais aussi parce qu'avec la réforme
09:44qui concerne l'interdiction des téléphones portables
09:47dans les lycées,
09:48on a un bel exemple d'impréparation.
09:49Ils ont eu à peu près 10 jours
09:51pour digérer une réforme,
09:53alors que cette réforme nécessite
09:54de modifier le règlement intérieur
09:56et donc d'avoir une décision
09:57du conseil d'administration
09:58après consultation d'autres instances.
10:00Donc c'est parfaitement irréalisable.
10:02Donc on a une réforme
10:03qu'on présente comme la réforme,
10:04une des dernières réformes fondamentales,
10:07présentées comme fondamentales,
10:08et de l'autre côté,
10:09on a une réalité qui est
10:10qu'il va bien falloir au moins 3-4 mois
10:12pour la dépouiller à peu près correctement.
10:14Donc ça va plutôt créer des ordres,
10:16de la désorganisation,
10:17la contestation et des problèmes
10:19se disciplinent au sein des disciples.
10:20Et donc je ferai également instauré
10:21pour cette rentrée
10:22un nouveau barème de correction
10:23prenant davantage en compte
10:24la maîtrise de la langue
10:25dans les copies,
10:26des classes à horaire aménagées
10:27en mathématiques et sciences,
10:28ainsi qu'un nouveau questionnaire
10:30sur les violences sexuelles
10:32destinées aux élèves
10:32de la grande section
10:33à la terminale.
10:34Le but est de savoir
10:35si l'enfant ou adolescent
10:36a été victime de violences
10:37sexistes ou sexuelles.
10:39Ils peuvent y répondre anonymement
10:41ou laisser leur nom
10:41et demander à rencontrer
10:42un adulte de confiance,
10:44grâce à savoir
10:45à qui il est possible
10:46de faire confiance.
10:47Édangé Fé fait un discours
10:48de rentrée
10:49où il explique
10:49qu'en fait,
10:50il faut se concentrer,
10:51qu'il ne faut pas se payer de mots,
10:53ne pas faire des faits d'annonce
10:55et qu'il faut se concentrer
10:56sur l'excellence,
10:58la transmission,
10:58les fondamentaux.
10:59Et dans le même temps
11:00où il dit ça,
11:01il va donner
11:03des réformes
11:04qui font des réformes
11:05justement d'élargissement
11:06du champ
11:06vers l'éducatif
11:07et même vers
11:08l'éducativo-judiciaire.
11:10Parce que
11:10si on fait faire
11:11un questionnaire
11:12à tous les enfants de France
11:14sur les violences sexuelles
11:15qu'ils ont pu subir,
11:16qu'est-ce qu'on va faire
11:17de ce questionnaire derrière ?
11:18On imagine bien
11:19que c'est fait
11:20pour donner
11:20des suites judiciaires.
11:22Or,
11:22on n'arrive déjà pas
11:23à traiter
11:24les plaintes
11:25qui sont déposées
11:26de l'initiative
11:27actuelle
11:28des parents d'élèves
11:29et des élèves
11:29dans le domaine
11:30par exemple
11:30du périscolaire
11:31et du scolaire aujourd'hui.
11:32Et là,
11:33on va susciter
11:33des déclarations massives
11:35qui vont d'ailleurs
11:35poser des problèmes
11:36importants
11:37en matière de traitement
11:38et de confidentialité
11:39parce que
11:40qui va ouvrir
11:41ces questionnaires ?
11:42Souvent,
11:42ce sont des problèmes
11:43qui peuvent avoir lieu
11:44dans l'école elle-même.
11:45Et surtout,
11:46ça va créer une attente
11:47du justice très forte
11:48de la part des enfants
11:49qui n'ont pas le même
11:50rapport au temps que nous.
11:51Le ton de la justice,
11:52le ton d'instruction
11:53de ce type de sujet délicat,
11:54il est incompréhensible
11:55pour un enfant.
11:56Qu'il est dit
11:57que dès lors
11:57qu'il a donné une information
11:59sur une violence,
12:00une injustice,
12:01un crime,
12:01un délit
12:02dont il a été victime,
12:03il imagine
12:04qu'il va en être délivré
12:05rapidement.
12:06Il y a quelques mois
12:07de l'élection présidentielle,
12:08la rentrée scolaire
12:08est aussi l'occasion
12:09d'animer la rentrée politique.
12:11Ainsi,
12:11Marine Le Pen déclare
12:12que l'école doit rester
12:13une priorité
12:14de l'action publique
12:15pendant que Bruno Retailleau
12:16appelle de ses voeux
12:17une véritable révolution
12:18culturelle de l'éducation
12:19avec notamment
12:20la fin du collège unique.
12:21L'ancien Premier ministre
12:22Edouard Philippe
12:22dit quant à lui
12:23vouloir faire de l'école
12:25une grande ambition nationale.
12:27Je ne suis pas sûr
12:28que ce soit une idée
12:28d'il y a 20 ans,
12:29je pense que c'est
12:29une nécessité d'aujourd'hui.
12:30Et ça m'intéresse plus
12:31de discuter de ce qu'on fait
12:32pour l'école
12:33qui est essentiel
12:34pour notre pays.
12:35Si on n'a pas une école
12:36qui fonctionne mieux,
12:36on ne sera pas plus grand,
12:38plus prospère,
12:39plus puissant.
12:40L'ancien chef de gouvernement
12:41Gabriel Attal
12:41passé par la rue de Grenelle
12:42a lui aussi saisi
12:43l'occasion de la rentrée
12:44pour se poser
12:45en redresseur de l'école.
12:46En tant que Premier ministre,
12:47j'ai porté cette cause
12:48de l'école
12:48puisque je considère
12:49que tout commence
12:51par l'école
12:52et beaucoup des mots
12:52de la société
12:54pourraient voir
12:55une réponse
12:55et une résolution
12:56à travers un investissement
12:57plus important dans l'école.
12:58Il s'y est engagé
12:59en quittant le ministère
13:00de l'Éducation nationale
13:01au bout de cinq mois,
13:02laissant de côté
13:03le choc des savoirs annoncé.
13:05Du côté de Raphaël Douceman,
13:06c'est la revalorisation
13:07salariale des enseignants
13:08qui est sur la table.
13:09Et donc,
13:10c'est un scandale.
13:11Il faut augmenter
13:11le salaire des enseignants.
13:12Combien ?
13:12De manière différenciée.
13:14Nous, on est pour
13:15une augmentation
13:16pour tous de 10%
13:17et ensuite,
13:18une augmentation graduelle
13:20en fonction de la carrière.
13:21Son rival socialiste
13:22Olivier Faure
13:22s'est déplacé
13:23dans un établissement
13:24de Savigny-le-Temple
13:24en Seine-des-Marne
13:25pour y promettre
13:26une baisse
13:26du nombre d'élèves par classe.
13:28Comment on gère
13:28cette baisse de la démographie ?
13:30Soit on diminue
13:31le nombre d'enseignants,
13:33ce qui est en train
13:33d'être réalisé
13:34par le gouvernement,
13:36soit, au contraire,
13:37on en profite
13:37pour mieux encadrer
13:39les enfants
13:39et arriver à un objectif
13:40que j'ai fixé
13:41à 19 élèves par classe.
13:43Vous avez ici
13:44des classes
13:44à 28 élèves.
13:45Tout à l'heure,
13:45on était dans un CP.
13:47Vous avez 24 enfants,
13:49dont 4,
13:49qui sont en situation
13:50de handicap.
13:52Les candidats putasifs,
13:53candidats déclarés,
13:55cherchent à se positionner
13:56pour montrer
13:57l'importance
13:58qu'ils accordent
13:58à l'éducation.
13:59Pour l'instant,
14:00je ne vois que
14:01des déclarations
14:02assez anecdotiques.
14:04On a l'impression
14:05qu'aucun candidat
14:06ne prend la mesure
14:07du séisme
14:09qui, aujourd'hui,
14:10secoue la réalité scolaire,
14:12qui n'est plus capable
14:13ni de garantir
14:14la sécurité des enfants,
14:15ni de transmettre
14:16les connaissances,
14:18et qui produit
14:19des jeunes
14:19à la fois largement
14:20illettrés,
14:21incapables de concentration
14:22et de travail,
14:24et fortement démoralisés.
14:25Le niveau des problèmes
14:27de santé mentale
14:28est élevé
14:30à un point
14:30qui n'a jamais
14:31été le cas
14:32auparavant.
14:34Donc,
14:34face à un séisme
14:35de telle nature,
14:36on a des mesurettes,
14:38prétextes,
14:38pour montrer que,
14:39oui,
14:40ils sont conscients
14:41que l'éducation
14:41est une chose importante.
14:43Je pense que là,
14:45ce ne sont pas
14:45ces petites annonces
14:46qui feront quelque chose.
14:47L'enjeu
14:48pour la société civile,
14:49l'enjeu
14:50pour les citoyens,
14:52c'est de forcer
14:52les candidats aux élections
14:54d'avoir un véritable débat
14:56et des mesures
14:57incisives et courageuses
14:58sur les réformes éducatives
15:00qu'il faut déployer.
15:01Les politiques vont commencer
15:02par écouter les grévistes
15:03alors que le syndicat
15:04SNES-FSU
15:05a déposé un préavis
15:06prévoyant des mobilisations locales
15:08pour le mois de septembre.
15:09Les enseignants
15:09rejoindront aussi
15:10la grève
15:10de la fonction publique
15:11prévue le 29 septembre,
15:12de quoi craindre encore une fois
15:13que les candidats
15:14ne tendent l'oreille
15:15qu'à quelques considérations
15:16de court terme.
15:20Et passons à présent
15:21à l'actualité
15:22en bref
15:22en France.
15:26Un complice de terroristes
15:28au parc Astérix.
15:29Vendredi dernier,
15:30Azim Epsirkanov
15:31a été contrôlé
15:32sur le parking
15:32du parc Astérix
15:33dans l'Oise.
15:34L'homme était,
15:35en théorie,
15:36assigné à résidence
15:37dans les Hauts-de-Seine
15:37dans l'attente
15:38d'être expulsé
15:38du territoire français.
15:39Et pour cause,
15:40l'homme a été condamné
15:41en première instance
15:42à 16 ans de réclusion
15:43pour complicité
15:44dans l'assassinat terroriste
15:45du professeur Samuel Paty.
15:46Il était notamment
15:47reconnu coupable
15:48d'avoir fourni
15:48le couteau utilisé
15:49dans la décapitation
15:50de l'enseignant
15:51malgré ses dénégations.
15:53En mars dernier,
15:54sa peine a été réduite
15:54à 7 ans
15:55lors du procès en appel
15:56avec requalification
15:56des faits
15:57en association
15:58de malfaiteurs.
15:59Il a ensuite été libéré
16:00en avril
16:00dans l'attente
16:01d'une expulsion
16:02que l'intéressé conteste.
16:03Azim Epsirkanov
16:04refuse en effet
16:05de retourner en Russie
16:06par crainte,
16:06dit-il,
16:07d'être envoyé
16:08sur le front en Ukraine.
16:09Visiblement,
16:10le front français
16:10est plus confortable.
16:12Rebondissement
16:13dans une affaire
16:13jamais élucidée
16:14en 14 ans.
16:15Lundi,
16:16le parquet de Nanterre
16:16a confirmé
16:17l'étude d'une nouvelle piste
16:18concernant le quadruple
16:19meurtre perpétré
16:20à Chevaline
16:21en Haute-Savoie
16:21le 5 septembre 2012.
16:23Ce jour-là,
16:24un tireur amé
16:24d'un pistolet semi-automatique
16:26avait ouvert le feu
16:26sur un petit parking forestier,
16:28tuant un Irakien
16:29résidant en Grande-Bretagne,
16:30son épouse
16:31et sa belle-mère,
16:32ainsi qu'un cycliste
16:33se trouvant à proximité.
16:34Les deux filles du couple,
16:35âgées de 7 et 4 ans,
16:36ont survécu.
16:37Or, le 20 août dernier,
16:38une arme de poing
16:38de type lugger
16:39aurait été retrouvée
16:40au fond du lac d'Annecy
16:41par des plongeurs britanniques.
16:42Des expertises balistiques
16:43sont en cours.
16:44Notons que,
16:4514 ans après le crime,
16:46le mobile
16:47et l'identité du tueur
16:48n'ont jamais été établies
16:49avec certitude.
16:50Plusieurs pistes
16:51ont été étudiées,
16:52un conflit familial
16:53autour d'un héritage
16:54d'immobilier
16:54dans un quartier huppé
16:55de Bagdad,
16:56une affaire d'espionnage industriel
16:57en lien avec l'entreprise britannique
16:59où l'une des victimes
16:59était ingénieure,
17:00ou encore un beau-frère
17:01souffrant de troubles psychiatriques.
17:03Patrick Bruyne
17:04ne se cassera pas la voix
17:08a fait savoir
17:09qu'il décidait
17:10d'annuler sa tournée
17:10de 35 concerts
17:11pour célébrer
17:12ses 30-50 carrières
17:13qui devaient commencer
17:14dans un mois.
17:14L'annonce intervient
17:15alors que de nombreux maires
17:16avaient déjà fait savoir
17:17publiquement
17:17qu'il s'opposait
17:18à la venue du chanteur.
17:19Patrick Bruyne
17:19est mis en examen
17:20dans quatre dossiers,
17:21témoins assistés
17:21pour quatre autres,
17:23mais il fait aussi l'objet
17:23de plus d'une trentaine
17:24de plaintes
17:24allant jusqu'aux accusations
17:25de viol.
17:26Il plaide toutefois
17:27son innocence
17:27et affirme de ne pas être
17:28l'homme que certains décrivent.
17:30Nantes,
17:31de la ville de rêve
17:32au Bronx français.
17:33Une enseignante
17:33du collège public
17:34de la Durantière
17:34dans le quartier Bellevue
17:35a été victime
17:36d'une agression sexuelle
17:37et de violences physiques
17:38le 22 juin.
17:38Un collégien l'a empoigné
17:40et a palpé sa poitrine
17:41alors qu'il travaillait seul.
17:42Elle a réussi à le repousser,
17:43l'a conduit à la direction
17:44puis a déposé plainte
17:45et a obtenu
17:46dix jours d'ITT,
17:47ce qui est beaucoup
17:47pour les faits présentés.
17:48L'élève a été exclu
17:49définitivement
17:50et entendu
17:50sous le régime de la retenue.
17:52Une expertise pédopsychiatrique
17:53est en cours
17:53pour déterminer
17:54sa responsabilité pénale.
17:55Les mineurs de moins de 13 ans
17:56bénéficiant
17:57d'une présomption
17:58d'irresponsabilité.
17:59Depuis plusieurs années,
18:00le personnel réclame
18:01le classement
18:01de l'établissement
18:02en REP+.
18:03Une conférence de presse
18:05a été organisée mardi
18:06pour alerter
18:06sur les tensions récurrentes.
18:08Sans réponse du ministère
18:09sous une semaine,
18:10une grève est annoncée
18:10le 8 septembre.
18:12Le rectorat évoque
18:12une révision
18:13de la carte de l'éducation
18:14prioritaire
18:14après les prochaines élections.
18:16Une carrière pleine de panaches.
18:18Mardi,
18:18le cinéaste Jean-Paul Rapneau
18:20est mort à Paris
18:20à l'âge de 94 ans.
18:22C'est une page d'histoire
18:23du 7e art
18:24avec de nombreux succès populaires,
18:25les scénarios
18:26de L'Homme de Rio
18:27et du Magnifique
18:28de Philippe de Broca
18:29et la réalisation
18:30de La vie de Château,
18:31Le Hussard sur le toit
18:32et surtout
18:33Cyrano de Bergerac.
18:34L'adaptation du chef-d'oeuvre
18:35d'Edmond Rostand
18:36où Gérard Depardieu
18:37endosse le plus célèbre
18:39né du théâtre français
18:40est à ce jour
18:41le film le plus récompensé
18:42des Césars
18:42avec 10 récompenses.
18:47Et nous poursuivons
18:48avec le reste
18:48de l'actualité internationale.
18:53New York vit le coupe-gorge
18:55même à Times Square.
18:56Lundi après-midi,
18:57une femme armée
18:58de deux couteaux
18:58a poignardé
18:59un homme âgé
19:00de 68 ans
19:00puis une femme
19:01de 32 ans
19:02en pleine rue
19:03de ce quartier touristique.
19:04La deuxième victime
19:05est morte.
19:06Elle travaillait
19:07chez Bank of America
19:08à New York
19:08en tant que vice-présidente
19:10chargée de la sélection
19:11des activités
19:11et de la gestion
19:12des conflits d'intérêts.
19:13La piste terroriste
19:14a été écartée
19:15par les enquêteurs.
19:16L'agresseur,
19:17une femme de 49 ans,
19:18était connue
19:18de la police
19:19pour ses troubles mentaux.
19:20Elle a été abattue
19:21après avoir refusé
19:22de se rendre.
19:24Peu de criminalité
19:25au Japon
19:26mais tout de même
19:26quelques tordus.
19:27Un employé de lycée
19:29de Miyako
19:29au nord du pays
19:30dans la préfecture
19:30d'Iwate
19:31a été arrêté
19:32le 31 août
19:33pour avoir massacré
19:34au moins 30 hamsters
19:35fin mars
19:36dans des love hotels,
19:37ces établissements
19:38destinés aux couples.
19:39Il agissait
19:40avec la complicité
19:42d'une jeune femme
19:42de 20 ans.
19:43Les messages échangés
19:44montraient clairement
19:44leur intention
19:45de tuer des rongeurs
19:46pour s'amuser.
19:47Ce n'était pas
19:48un premier acte.
19:48En juillet,
19:49le même homme
19:49avait déjà été placé
19:50en détention
19:51pour avoir tué
19:52une vingtaine
19:53d'autres hamsters
19:53avec une autre complice
19:55de 19 ans.
19:56Les deux jeunes femmes
19:56ont également été arrêtées.
19:58La police de Miyako
19:59enquête désormais
20:00pour déterminer
20:00s'il a commis
20:01d'autres massacres similaires.
20:03Ses actes gratuits
20:04de cruauté
20:04envers les animaux
20:05ont choqué
20:06l'opinion nippone.
20:08Le bilan s'alourdit
20:09dans l'Himalaya
20:10une semaine après
20:11la coulée de boue
20:11dévastatrice.
20:131003 morts
20:13ont été recensées
20:14au Népal
20:15et en Chine
20:15selon un bilan provisoire.
20:17Au Népal,
20:17987 personnes ont péri
20:19et 3916
20:20sont toujours
20:21portées disparues.
20:22En Chine,
20:23dans le Tibet,
20:2316 morts
20:24et 546 disparus
20:26ont été annoncés.
20:27Parmi les disparus
20:28figurent plusieurs centaines
20:29de touristes,
20:30pèlerins
20:30et ouvriers étrangers.
20:32Plus de 20 000 sauveteurs
20:33sont mobilisés
20:33et plus de 3100 personnes
20:35ont déjà été secourues.
20:36Une fillette de 6 ans
20:37a été retrouvée
20:38miraculeusement
20:39sous les décombres.
20:40Les autorités
20:41peinent encore
20:41à contacter
20:42une centaine
20:42d'ouvriers prisonniers
20:43dans un tunnel.
20:44Plus de 2500 bâtiments
20:46ont été détruits
20:46dans la vallée
20:47de la rivière Trichuli.
20:48Le Premier ministre
20:49n'est pas l'air
20:50à qualifier
20:50la catastrophe
20:51de désastre
20:51d'une ampleur
20:53inimaginable.
20:54La croisière
20:55va-t-elle s'amuser
20:56à Pattaya ?
20:56Ce mercredi,
20:57le porte-avions américain
20:58USS Abraham Lincoln
20:59est arrivé en Thaïlande
21:00pour une escale
21:01après plus de 250 jours
21:03en mer.
21:04Près de 5000 marins
21:05et marines américains
21:06ont débarqué
21:06après 9 mois
21:07sans escale
21:07et vont séjourner
21:08à Pattaya
21:09jusqu'à dimanche.
21:10Des restrictions
21:11ont été imposées
21:12aux marins,
21:12interdiction du cannabis,
21:14et de certains sports nautiques
21:15ainsi qu'une limitation
21:16de certaines zones.
21:17Les autorités locales
21:18espèrent des retombées économiques
21:19malgré des craintes
21:20liées au tourisme sexuel.
21:26Et voilà,
21:26nous arrivons
21:27à la fin de cette édition.
21:28Ce soir,
21:29retrouvez votre rendez-vous
21:30à partir de 21h
21:31avec Bistro Liberté
21:33pour sa rentrée.
21:34Éric Morillot
21:34reçoit l'influenceur
21:35Labbé
21:36pour évoquer
21:37l'élection présidentielle
21:382027
21:39vue depuis
21:40les réseaux sociaux.
21:41Ils sont
21:41beaucoup plus intelligents
21:42et moi je l'ai dit
21:43plusieurs fois
21:43dans des vidéos
21:44parce que même
21:45si je vomis
21:47l'extrême-gauche
21:48pour leurs idéaux,
21:49ils méritent de gagner
21:50parce qu'ils font mieux
21:51et ils se battent
21:52beaucoup plus fort
21:52avec beaucoup plus d'ardeur.
21:53Également au programme
21:54de votre soirée
21:55passée-présent,
21:56Guillaume Fiquet
21:56reçoit Nicolas Delange
21:57et il revient
21:58sur le mythe fondateur
21:59de nos ancêtres gaulois.
22:01C'est à présent
22:02la fin de cette édition.
22:03Merci à tous
22:04pour votre fidélité.
22:05Demain,
22:06vous avez rendez-vous
22:06aux côtés
22:07d'Olivier Frère Jacques
22:08pour une nouvelle édition.
22:09Bonsoir.
22:13Sous-titrage Société Radio-Canada
22:19Sous-titrage Société Radio-Canada
22:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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