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  • il y a 7 semaines
Ce lundi 31 août, François Sorel a reçu Marion Moreau, journaliste et fondatrice d'Hors Normes Média, Bogdan Bodner, journaliste La Tribune, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur OpenAI voulant retirer ses modèles de Cursor après son rachat par SpaceX, la recommandation par l'Australie de flouter automatiquement les visages des personnes filmées avec les lunettes connectées Ray-Ban Meta et l'exclusion de la musique IA des charts dans ce pays, ainsi que la Corée du Sud offrant l'IA à tous ses citoyens, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le retour du débrief de l'actu tech en ce lundi 31 août 2026 avec ce soir sur le plateau
00:11de Tech & Co, Marion Moreau,
00:13journaliste et fondatrice d'Or Normes Média, Bogdad Bodnar qui est journaliste à la tribune,
00:18qui appartient au groupe SEMA Média comme d'ailleurs BFM Business, il faut le signaler,
00:25et Frédéric Simotel, journaliste à BFM Business.
00:28Avant de nous attaquer à l'Australie, à Meta, revenons sur cette histoire, on va dire, de crêpage de chignon
00:35entre deux géants de l'intelligence artificielle, d'un côté OpenAI et d'autre côté SpaceX,
00:41et au centre, évidemment, Cursor, ce logiciel qui permet de programmer avec l'aide de l'intelligence artificielle
00:48qui permet, pas quasiment n'importe qui, mais en tous les cas, à des personnes qui n'ont pas forcément
00:54des connaissances très poussées dans le monde du coding, d'arriver à coder des choses.
00:58C'est ça qui est fort chez Cursor. Cursor qui a explosé, tant et si bien que OpenAI avait essayé
01:03de mettre la main dessus,
01:05sauf que, c'est Elon Musk qui a eu le dernier mot, qui a racheté Cursor, il y a quelques
01:09mois de cela, 60 milliards de dollars.
01:12Effectivement, ça a créé des tensions entre Sam Antman et Elon Musk, et la conséquence, c'est que OpenAI a
01:18annoncé
01:19qu'il allait retirer ses modèles de Cursor à partir de novembre prochain.
01:25Alors, on se rend peut-être, nous, pas compte de l'impact que ça peut avoir, et est-ce que
01:30ça va avoir un impact ?
01:31Je ne sais pas si vous avez des choses à nous dire là-dessus.
01:34Et puis, ça prouve aussi, surtout, les enjeux qu'il y a aujourd'hui entre ces grandes boîtes d'IA.
01:40C'est-à-dire qu'on ne se fait pas de cadeaux. Marion ?
01:42Alors, rappelons peut-être en deux secondes ce que c'est Cursor.
01:46Cursor, c'est un outil qui est adressé aux codeurs, aux développeurs, et ça existe encore.
01:52Bien qu'Elon Musk ait décrété, je crois, il y a peu de temps que ça n'existerait plus.
01:57Mais, en fait, ça facilite le codage.
02:00C'est hyper technique, et c'est un moyen pour des codeurs de pouvoir utiliser, coder sur des LLM,
02:06des modèles de langage qui sont aujourd'hui disponibles sur le marché.
02:10Ça, c'est l'outil en tant que tel.
02:12Mais cet outil-là, il a démarré très vite, très fort, puisqu'il est né, je crois, en 2022.
02:17Donc, il n'y a pas si longtemps que ça, au moment de tchat GPT.
02:19Et aujourd'hui, ça intéresse évidemment les grands acteurs que sont, tu le disais, Sam Altman avec OpenAI,
02:27mais aussi SpaceX AI, puisque maintenant, Elon Musk a fusionné ces deux activités spatiales et IA.
02:33Parce que, pour plusieurs raisons, visiblement.
02:36La première, c'est que, d'abord, c'est une grande communauté de développeurs.
02:40C'est une communauté de développeurs assez dominante aux États-Unis et en Inde.
02:45J'ai regardé un peu les chiffres.
02:46C'est le troisième marché de Cursor.
02:49Il se trouve en Inde et c'est plusieurs millions de développeurs indiens.
02:52Donc, c'est quand même une évangélisation, on va dire, du codage sous LLM identifié
02:58qui est intéressante pour les grands acteurs IA.
03:01Et puis, c'est aussi, tout simplement, le fait d'accélérer, là aussi, l'adoption directe des LLM
03:10et donc de porter plus OpenAI que Anthropik.
03:14Là, en l'occurrence, c'est Anthropik qui est directement face à OpenAI.
03:20Je mettrais un bémol sur ce que tu disais en entrée de jeu, sur le fait que OpenAI et SpaceX
03:26se tirent un peu dans les pattes là-dessus.
03:28Parce que l'investissement de Cursor a été fait en partie par le fonds d'investissement d'OpenAI.
03:35Donc, OpenAI a récupéré ses petits, en fait, dans l'histoire du fait du rachat de SpaceX.
03:40Alors, bien sûr, c'est dilué.
03:41J'ai cru lire qu'ils voulaient le conserver, en fait.
03:44Oui, mais en fait, ils étaient déjà en train de développer.
03:46De toute façon, ils ne développent pas qu'une solution.
03:48Ils ne reposent évidemment pas que sur un système externe de codage.
03:52Là, je crois que ça s'appelle Atlas, il me semble.
03:54C'est le futur Cursor made in OpenAI.
03:59Donc, en gros, tout le monde a essayé de jouer un peu sa partie.
04:03Et il se trouve que Cursor intéressait Elon Musk, qui a bien évidemment le gros argument pour venir acheter le
04:09petit bébé.
04:11La conséquence, Bogdan, de ce divorce, c'est que donc OpenAI va retirer ses modèles de Cursor en novembre prochain.
04:19Ça ne va pas dire que Cursor va arrêter de fonctionner, mais il n'aura plus accès, en fait, à
04:23OpenAI.
04:25Et c'est quand même un handicap ou pas ?
04:28Alors, le souci, c'est qu'il y a...
04:29Je ne sais pas si vous vous rappelez, il y a quatre ans, quand on voyait tous ces mariages à
04:34Touva,
04:34où tout le monde était partenaire de tout le monde,
04:37où vous prenez Copilot, GitHub, donc toutes les plateformes de développement,
04:41et vous avez tout de suite accès à absolument toutes les IA.
04:44Là, on voit, quatre ans plus tard, que maintenant, ils se tirent dans les pattes l'un et l'autre.
04:49On commence à être rivaux, adversaires, et donc quand on commence à retirer,
04:54maintenant chacun va se battre avec l'autre.
04:58SpaceX a un enjeu majeur, c'est un des nouveaux champions valorisés en bourse.
05:04Il y a une valorisation monstrueuse, qui a perdu environ 200 milliards en moins d'un mois,
05:09parce qu'ils ont dû annoncer aux investisseurs qu'il faut réinvestir dans l'IA.
05:14Donc, les investisseurs sont dit, potentiellement, il n'y a pas assez de marge, assez de ressources,
05:19pour pouvoir continuer sur le développement de l'IA.
05:22Quand OpenAI annonce le retrait de ces modèles de cursors,
05:27s'est frappé directement sur l'image de SpaceX,
05:31qui depuis peu,
05:34alors on aura SpaceX un boulevard devant eux,
05:37notamment avec le soutien du gouvernement américain,
05:42notamment pour tout ce qui est lancement des satellites.
05:44Mais en revanche, ils avaient entre les mains énormément d'outils IA,
05:48et le fait est, se dire qu'ils n'ont pas les capacités potentiellement d'investir sur l'avenir
05:53avec ces outils-là qui sont déterminants,
05:56c'est peut-être la pire image que pouvait avoir Elon Musk.
06:00Et puis, il y a plusieurs choses.
06:01La première, c'est que je pense qu'Elon Musk,
06:02il veut aussi réduire la dépendance de cursors au modèle extérieur.
06:06Il veut la ramener vers Grock, c'est 4.6 qui va arriver.
06:10Je pense aussi, ce qui illustre tout ça aussi,
06:12on voit que la bataille dans cet univers, c'est le développeur.
06:15Et qu'il y a encore quelques années, on se dit,
06:17quel est l'endroit où j'ai le meilleur LLM ?
06:19Or là, maintenant, la bataille, c'est qui contrôle l'endroit où les développeurs sont ?
06:24Alors, on voit vraiment ce...
06:25Effectivement, il y avait GitHub à l'époque, Cursor est apparu,
06:29puis maintenant, ça y est, tout le monde a son...
06:31Donc, OpenAI est en train de muscler son codex.
06:35On aura même accès, alors c'est complexe,
06:38mais via l'interfax codex sur Cursor,
06:40enfin voilà, ils essaient quand même de rattraper les gens
06:42qui veulent rester sur Cursor via une API qu'ils pourront utiliser.
06:48On a Claude, Claude quand même, qui est en train de faire un carton avec son...
06:52Oui, parce que Cursor continuera d'avoir Anthropik.
06:55Oui, voilà, évidemment, donc on a Claude qui continue,
06:58on a Google qui a...
06:59Enfin, tout le monde a son environnement de développement,
07:01et aujourd'hui, voilà, il faut essayer d'attirer.
07:05Je trouve que c'est payé cher quand même les 60 milliards.
07:08C'est, alors certes...
07:09Pas tellement pour Elon Musk ?
07:10Oui, pas tellement pour Elon Musk, enfin quand même, c'est...
07:13Ça reste la survalorisation potentielle.
07:14Et surtout, quand Bogdan disait, oui, les investisseurs se posaient question,
07:17surtout les investisseurs, ils voient arriver l'IPO de Anthropik,
07:20l'IPO de PNI qui arrive, voilà, tout ça, ça va jouer aussi
07:24sur la valeur de XAI, Pace XAI, maintenant autour de tout ça.
07:30Justement, moi, je pense qu'il faut...
07:31Elon Musk est en train d'habiller la mariée Anthropik.
07:33Il faut qu'il lui donne une valeur,
07:34parce que n'oubliez pas qu'aujourd'hui, Anthropik a des liens,
07:37notamment par l'allocation de ses serveurs, de XAI,
07:41et donc il est en train de valoriser, au sens propre, noble du terme,
07:45pas financièrement du terme, peut-être qu'il y a une idée derrière la tête,
07:47mais il faut habiller cette mariée Anthropik pour pouvoir à la fois
07:51confirmer aux investisseurs, n'oubliez pas que SpaceX doit raconter
07:55une histoire qui tient la route.
07:56Donc, au fur et à mesure d'acquisition, de rachats, de rachats stratégiques,
08:01ça donne quand même qu'il ressort un avantage certain à Anthropik
08:05qui bénéficie à la fois d'une communauté de développeurs qui n'est pas ridicule,
08:09notamment par de la rentabilité à trouver vers des marchés comme l'Inde
08:13et pas qu'aux Etats-Unis.
08:15C'est effectivement séduisant parce que c'est une communauté de développeurs,
08:18donc c'est accélérer l'adoption et c'est booster cloud, en fait.
08:22Moi, je pense que c'est, au contraire, assez tactique,
08:24mais encore une fois, c'est un pari que fait l'ONMUS qui est, à mon avis, assez malin.
08:28Le risque, moi, je trouve, c'est qu'il migre rapidement.
08:31Parce que là, on le voit, surtout les développeurs sont une espèce très pragmatique, on va dire,
08:36et depuis cette sortie à foison de tous les nouveaux modèles,
08:41on a l'impression qu'ils changent tous les six mois de modèles pour utiliser le plus performant.
08:46Microsoft avait réussi quand même cette performance que les gens ne quittent pas GitHub.
08:50Oui, qui est toujours là.
08:51Oui, qui est toujours là, qui continue.
08:53Qui ne se fait pas d'ennemi non plus.
08:54Et là, je pense que Anthropik, avec Cloud Code, ils sont quand même en train de grimper.
09:01Et puis derrière, il ne faut pas oublier Google, avec tout l'écosystème Android.
09:05Alors, Anthropik dépend de GitHub aussi.
09:06Parce que c'est un nom qu'on entend peu, mais évidemment, tout est intrinsèque.
09:10Google a investi dans SpaceX.
09:12Je ne sais plus combien ils ont.
09:14Ils possèdent plus 12 ou 15 % de SpaceX aujourd'hui, avec ce qu'ils ont investi.
09:20Donc, voilà.
09:22Oui, ils s'en viennent tous.
09:24Là, je pense qu'aussi, même si c'est quelque chose entre SpaceX et OpenAI,
09:29il y a aussi cette petite guerre d'égo.
09:31C'est certain, entre Samalpan et Elon Musk.
09:35Samalpan, Elon Musk, il voit une brèche où il peut aller taper sur OpenAI.
09:39Et Samalpan, en particulier, il y va.
09:41Avec ce ressort, il voit qu'il a un peu d'armes autour de ça.
09:44Et d'où le fait qu'il soutienne Anthropik par ses investissements.
09:48Et puis, ça permettra à Codex, qui est la solution, on va dire,
09:53concurrente d'OpenAI, peut-être de prendre son envol.
09:55Parce que là, forcément, il y aura véritablement une concurrence entre les deux.
09:59Non, puis peut-être qu'on est en train de voir ce qui se passe dans les smartphones.
10:02Quelqu'un qui veut construire, peut maîtriser toute la verticalité,
10:05l'écosystème, la distribution, la production en amont.
10:10Il est 19h39, c'était Caneco, la quotidienne.
10:12On débriefe l'actu ensemble jusqu'à 20h.
10:14Et je vous propose d'aller en Australie, maintenant.
10:17L'Australie qui, eh bien, recommande.
10:21Alors, c'est l'autorité australienne de régulation de la sécurité en ligne
10:24qui a fait cette recommandation concernant les lunettes connectées
10:28qui doivent flouter automatiquement les visages des personnes filmées.
10:32Alors, c'est toutes les lunettes connectées.
10:34On parle de méta parce que c'est vraiment...
10:36C'est une caméra, pas sur l'écran.
10:37Oui, voilà.
10:39Pour conduire, ça ne va pas être pratique.
10:41Évidemment, c'est les caméras.
10:43Parce qu'on le sait, et c'est vrai que peut-être avez-vous déjà vécu
10:47ce type de comportement quand on a une paire de lunettes
10:52connectées méta avec des caméras qui sont de chaque côté.
10:56Parfois, on peut se faire interpeller dans la rue.
11:00Est-ce que vous êtes en train de me filmer ?
11:03Un peu ce qu'on avait connu avec les Google Glass il y a une dizaine d'années.
11:07Les Google Glass, c'était vraiment le début.
11:09C'était des lunettes qui ressemblaient véritablement à un truc de science-fiction.
11:12Là, les Ray-Ban Meta, c'est vraiment des lunettes avant tout.
11:15Mais malgré tout, elles ont ces deux petits capteurs-là.
11:20Ce que tu dis, et juste, je le disais tout à l'heure en micro,
11:22mais moi j'en porte notamment, je fais du vélo, ça permet d'écouter.
11:25Et puis de passer des coups de fil.
11:27De passer des coups de fil, d'écouter, de faire des podcasts,
11:29de discuter aussi avec son IA quand on prépare des sujets.
11:32Et encore tout à l'heure, moi je me suis fait interpeller par quelqu'un
11:35parce que comme je parlais à mes lunettes,
11:37la personne à côté qui était en vélo qui attendait,
11:39pensait que je lui parlais, il me dit pardon, je dis non, je parlais à mes lunettes et tout ça.
11:41Et la personne m'a regardé et m'a dit, vous n'êtes pas en train de me filmer au
11:44moins.
11:45Et ça, je commence à en avoir tous les jours, mais ça arrive de plus en plus.
11:50Et alors, bon, Meta a mis en place des garde-fous.
11:53C'est-à-dire que lorsque vous filmez avec les lunettes Meta,
11:55vous avez une petite loupiote qui s'allume, une petite LED,
11:58qui est censée avertir les personnes qui sont en face
12:02que vous êtes ou photographiés ou filmés.
12:04Sauf que le sport international actuellement,
12:08c'est pour les hackers de pallier en fait à cet avertissement
12:12et à malgré tout mettre en route la caméra
12:14sans que la petite lumière, la petite loupiote se mette en route.
12:17Meta dit qu'il fait la chasse à ces hackers
12:19et qu'il arrive à trouver via des mises à jour
12:22toutes les, on va dire, les tours de passe-passe des hackers.
12:25Mais malgré tout, on le sait,
12:28et tu le sais très bien, Bogdan, en général,
12:30c'est les hackers qui gagnent dans ce type de configuration.
12:33On n'a même pas besoin de hackers.
12:36Je suis désolé, je ne donne pas un mode d'emploi non plus,
12:38mais il y a un réel marché de la vidéo
12:42à travers les lunettes sur les réseaux sociaux.
12:44Si vous scrollez de manière addictive sur Instagram,
12:47donc le groupe Meta ou sur TikTok,
12:49vous avez des influenceurs qui sont de plus en plus populaires
12:52parce qu'ils ont trouvé un nouveau type de contenu,
12:54soit par des phares, soit on en parlait par de la séduction.
12:58Ils filment des scènes de vie à travers ses lunettes
13:00et c'est tout le marché essentiel de Meta.
13:02Il a besoin de nouveaux types de contenu
13:05pour pouvoir son adware, donc ses lunettes.
13:07Et sans le consentement des gens qui filment.
13:09Et sans le consentement.
13:09Et les hackers, il n'y en a pas.
13:11Je pense qu'environ deux mois après la sortie des lunettes Meta,
13:15il y a un excellent média,
13:16qui s'appelle Media 404 aux Etats-Unis,
13:18qui avait piraté le logiciel des lunettes
13:21et qui faisait déjà de la reconnaissance faciale
13:23à travers le premier modèle de lunettes Ray-Ban.
13:25Aujourd'hui, sur le web, donc sur le web en surface,
13:29vous pouvez trouver très rapidement des modes d'emploi
13:31pour pouvoir désactiver, alors soit à coup de perceuse,
13:34on disait à coup de scotch, ça ne fonctionne plus du tout,
13:37mais ça évolue tous les deux mois.
13:39Et donc, il y a toujours les barrières posées par Meta
13:44sont souvent très fragiles.
13:46Oui, c'est clair.
13:47Parce que, je vous rappelle donc le principe,
13:50c'est qu'avec ces lunettes, vous pouvez prendre des photos,
13:52vous pouvez faire des vidéos.
13:53Alors, je crois qu'il y a une limite de durée malgré tout,
13:56mais c'est vrai que tu parlais de vidéos humoristiques,
13:59vous prenez Laurent Baffi, par exemple,
14:01que moi je suis sur Insta,
14:03lui, il en a fait son fonds de commerce.
14:05Il fait en fait, voilà,
14:07caméras cachées,
14:07toutes ces caméras cachées,
14:08et c'est un outil formidable pour lui.
14:10Parce que là, il n'y a pas un caméraman qui est derrière,
14:14qui dévoile le poteau rose finalement.
14:16Et là, toutes les personnes à qui il fait des blagues
14:20ne sont pas au courant, en fait.
14:23Je pense qu'après, quand il s'est publié,
14:25il doit leur dire,
14:25est-ce que vous m'autorisez à uploader des vidéos ?
14:31Ou vous êtes ?
14:32Mais le gag en lui-même,
14:34les personnes ne le savent pas.
14:35C'est ça qui est intéressant.
14:37Fred ?
14:38Écoute, oui.
14:39Tu dis, tu racontais ton anecdote perso,
14:43mais je pense que l'Australie,
14:44parce que c'est ça l'actu,
14:46donc c'est que l'Australie veut flouter,
14:48en fait, lorsque vous filmez avec les caméras,
14:52donc si on floute, ça n'a plus aucun sens, en fait.
14:54C'est comme si on déconnectait la fonctionnalité.
14:57C'est quand même des signaux faibles, tout ça,
14:58parce que là, on est en train de dire,
15:00et on en parlera avec notamment la keynote Apple,
15:03le 9 septembre,
15:04quel sera le futur de l'iPhone ?
15:06On dit, ça va être les lunettes, j'en suis sûr.
15:08Oui, mais pas si sûr que ça.
15:09Non, c'est pas sûr.
15:10Si on commence à avoir un peu ce mouvement de lunettes,
15:13alors même si on met des garde-fous,
15:14oui, il y a une lumière,
15:15elle continuera à s'allumer, tout ça,
15:17on ne sera jamais sûr,
15:18on ne sera jamais sûr de ce qu'on fait des vidéos,
15:20de tout ce qui est entrepris derrière.
15:22Et je pense que là, quand même,
15:23c'est à regarder de près.
15:25Alors, les métas, les autorités de régulation disent,
15:28voilà, on contrôle,
15:29mais c'est toujours la même chose,
15:32on peut, on l'a dit,
15:34enfin, je reviens sur l'émission Tech & Co-Business,
15:36parce qu'on en reparlera demain soir,
15:37on peut dire ce que l'on veut,
15:38dire, voilà, on impose,
15:40s'il n'y a pas du contrôle régulier,
15:42s'il n'y a pas...
15:42Non, non, mais ça ne sert à rien.
15:44Ça me rappelle une histoire,
15:46je ne veux pas sortir de l'actu,
15:47il faut respecter ton sommaire,
15:51François, pardon,
15:52mais F tous les deux.
15:54Non, c'est en ce moment Flock,
15:55je ne sais pas si vous suivez cette start-up,
15:59on va dire Tech Police,
16:01qui, en fait,
16:03identifie les plaques d'immatriculation aux Etats-Unis,
16:06et qui est utilisée par Ice, notamment,
16:08ce qui fait une grosse polémique,
16:09et il y a beaucoup d'Américains qui, en ce moment,
16:10sont très, très en colère
16:12contre tout ce qui peut être considéré comme liberticide.
16:16Et là, alors,
16:16ce n'est pas tout à fait la même chose,
16:17parce que c'est un usage personnel, etc.,
16:21mais il y a un climat, en ce moment,
16:23aux Etats-Unis, notamment,
16:24qui est très peu porteur pour des devices comme Meta.
16:27Il ne faudrait pas non plus que, en ce moment,
16:30Mark Zuckerberg ait à nouveau 16 milliards d'amendes
16:32à payer pour avoir généré à l'école
16:35des drames liés à ces lunettes intrusives.
16:39– Non, et puis il va falloir que la réglementation
16:41soit très claire aussi dans ce domaine-là.
16:42– Bien sûr.
16:43– On le voit, là,
16:44avec les décisions prises auprès des réseaux sociaux,
16:46là où nous, on intergiversait,
16:48est-ce que les ados ont le droit d'aller sur…
16:49À les Etats-Unis, ça a été clair,
16:50et puis Zuckerberg,
16:51pour ne pas se prendre une amende monumentale
16:53ou des interdictions, tout ça,
16:54il dit, ok, je vais payer une amende,
16:57mais en même temps,
16:58ce sera deux heures par jour,
16:59ce sera…
16:59– Je ne sais pas ce que vous en pensez,
17:01vous qui nous écoutez ou qui nous regardez,
17:02mais c'est quand même assez étrange
17:05que Meta n'ait pas été, on va dire,
17:09pointé du doigt sur ce sujet auparavant.
17:12C'est l'Australie qui dégaine en premier,
17:14qui commence à antikiner Meta là-dessus,
17:16mais je pense que ça va faire boule de neige.
17:18D'autres pays vont s'y mettre,
17:20parce que c'est un vrai problème, malgré tout.
17:22Et jusqu'au jour où on aura un drame,
17:24il y aura forcément un truc qui va mal se terminer,
17:26dont on filmera l'acte
17:29avec forcément des lunettes Meta,
17:31c'est obligé.
17:32Donc il va falloir quand même légiférer,
17:34et trouver le juste milieu.
17:36– Oui, mais tu le sais,
17:38c'est toute l'histoire de l'innovation
17:39de ces 30 dernières années,
17:41c'est-à-dire qu'on dégaine,
17:42les boîtes dégainent des devices,
17:44des produits, des services,
17:45et puis ça régule après.
17:47Donc effectivement, moi je suis persuadée
17:48que l'Australie sera suivie d'autres pays
17:51qui a des usages.
17:51– Après finalement, la meilleure régulation,
17:54c'est celle que vit Fred,
17:55c'est-à-dire que ce sont les personnes
17:57que tu rencontres dans la rue.
17:58– La loi est déjà là, il faut le rappeler.
18:00– La loi, mais même le point de vue des gens,
18:03va dire, moi je n'ai pas envie,
18:05avec tes lunettes, que tu me filmes,
18:06parce que tu n'es pas en train de me filmer.
18:07Et Fred, ça a dû arriver,
18:09moi aussi ça m'est arrivé.
18:10Et c'est vrai que c'est embêtant.
18:11Alors moi, je ne pouvais même pas filmer,
18:13je n'ai même plus de batterie dans mes Ray-Ban Meta,
18:15parce que c'est quand même le petit problème
18:17de ces Ray-Ban Meta.
18:18– Ça, ce n'est pas des Ray-Ban.
18:19– Non, non, non, c'est des lunettes
18:21tout à fait normales, il n'y a aucun problème.
18:23– Je crois que ça serait peut-être pas mal
18:25d'avoir en plateau des caméras supplémentaires.
18:28– L'Australie, il faut savoir
18:28qu'ils ont le domaine de lunettes connectées,
18:30ils ont radicalement baissé les prix.
18:32Donc il y a beaucoup de gens qui en ont porté.
18:35Et en Australie, peut-être plus qu'aux Etats-Unis,
18:39sans doute plus qu'aux Etats-Unis,
18:40le côté vie privée.
18:41– Oui, oui, très important.
18:42– Et puis on commence à,
18:44dès qu'on sort la moindre discussion
18:45entre trois copains,
18:46les deux ont des lunettes,
18:48on dit attendez,
18:49même si je le dis à deux amis,
18:50est-ce que vous n'allez pas vous en servir
18:51derrière pour dire, regardez,
18:52ils racontent des bêtises aujourd'hui.
18:53– C'est aussi l'Australie
18:54qui est à la pointe en ce moment,
18:55puisque c'est les premiers
18:56à avoir dégainé l'interdiction
18:57des réseaux sociaux.
18:58– Oui, on voit que dans l'univers
19:00– Mais même la presse,
19:01c'est la défense de la presse,
19:03on s'en fait.
19:03à avoir tapé du poing sur la table.
19:05– Et il y avait même
19:05l'asset Google de quitter l'Australie.
19:07Il y avait eu un truc comme ça
19:09il y a quelques années.
19:10On reste en Australie.
19:12Écoutez cette petite musique,
19:13il s'agit d'un titre de John Fawas
19:15qui s'appelle
19:15« Like a Prayer ».
19:16Écoutez.
19:24– Tiens, on se voit un peu sur,
19:25je ne sais pas moi,
19:26fan radio.
19:27Ça change un peu sur BFM Business,
19:28autant vous dire qu'on n'a pas
19:29l'habitude d'écouter
19:30ce type de musique.
19:31Pourquoi on vous diffuse ça ?
19:32C'est assez amusant
19:34parce que cette chanson,
19:35en fait, a été générée par l'IA.
19:39Elle utilise notamment une voix,
19:41une batterie qui est générée
19:42par l'intelligence artificielle.
19:43et ça a été l'un des titres
19:44les plus populaires en Australie
19:46ces dernières semaines.
19:48Et avec les nouvelles règles australiennes
19:49qui ont été mises en place
19:50il n'y a pas longtemps,
19:51un tel morceau
19:52pourrait être exclu des charts.
19:54C'est-à-dire qu'il pourrait être
19:56distribué, je pense,
19:57mais il ne pourrait plus être affiché
19:58comme étant un titre
19:59qui cartonne dans des parades,
20:01finalement.
20:02Pourquoi ?
20:02Parce que c'est une chanson,
20:04alors vous l'avez reconnue
20:05pour les plus anciens d'entre nous,
20:07c'est une chanson de Madonna
20:08qui était sortie en 1989,
20:09« Like a Prayer ».
20:11Et ce n'est pas trop la reprise
20:12qui est mise là en avant,
20:15c'est le fait que
20:15ça a été généré par l'IA.
20:17Et donc l'Australie dit
20:19quand c'est une chanson
20:20qui est générée par l'IA,
20:21elle n'a plus le droit
20:21de figurer dans les charts.
20:24C'est étonnant quand même.
20:26Mais les charts,
20:27je ne suis pas une spécialiste
20:28en musique,
20:28j'avoue volontiers,
20:29en industrie musicale,
20:31mais c'est probablement
20:31quelque chose
20:32qui est assez codifié,
20:33sans doute.
20:34Je ne sais pas
20:35si ce n'est pas
20:36le fait justement
20:37que les majors
20:37puissent se servir
20:39de ces labels charts
20:40pour mettre en avant
20:41plus ou moins des heures
20:42d'écoute en radio,
20:43j'imagine que oui,
20:43tout ça quand même
20:44doit être organisé
20:45en industrie.
20:48Les 15 premiers,
20:49c'est ceux qui sont
20:50les plus écoutés en radio.
20:51Voilà, c'est ça.
20:52Ça entretient le truc.
20:52Tu parles à un spécialiste,
20:54François Sorel,
20:55qui connaît ça par cœur.
20:57Alors François,
20:57tu as la réponse.
20:58Oui, oui,
20:58mais bon,
20:59après les charts...
21:00Les charts, c'est quoi ?
21:01Est-ce que ça corresponde ?
21:03Moi, je trouve que les charts,
21:04en plus,
21:04ça a pris un coup de vieux
21:05parce que les charts,
21:05c'était la grande époque
21:06où il y avait des hits,
21:08des classements
21:09mais aujourd'hui,
21:10avec le streaming,
21:12non, mais aujourd'hui,
21:13avec le streaming,
21:14tu écoutes des playlists.
21:16Parce qu'avant,
21:17c'était indexé
21:17sur les ventes de disques.
21:18Voilà,
21:18et maintenant,
21:19on sait que les disques...
21:20Il y a des charts
21:21sur les plateformes
21:22de streaming, évidemment.
21:23Tout à fait,
21:24tout à fait.
21:24Mais alors,
21:25est-ce que sur les plateformes
21:26de streaming,
21:26c'est considéré
21:27comme des charts traditionnelles ?
21:29C'est la question
21:29qu'on peut se poser.
21:30Il y a une charte à lire,
21:31que ce soit chez Spotify
21:32ou chez Deezer,
21:33mais le souci,
21:34c'est...
21:35L'Australie aura du mal
21:37aussi avec ça,
21:37c'est à quel moment
21:40la technologie
21:40a aidé l'artiste ?
21:42En France,
21:43il y a une loi
21:43qui est encore débattue.
21:45Là, c'est déclaratif.
21:46Là, c'est déclaratif.
21:47Est-ce que c'est tout intégré ?
21:49Est-ce que c'est juste assisté ?
21:50Est-ce que c'est juste
21:51pour quelques outils
21:52de production ?
21:53Mais où on fixe le curseur ?
21:56On a des logiciels de montage,
21:58notamment chez Apple,
21:59où vous avez des musiques
22:00qui sont déjà toutes prêtes
22:01et rajoutez quelques notes
22:03et vous avez un type.
22:04Si tu fais une musique,
22:05on l'a déjà vu,
22:06on en a déjà parlé ici,
22:06mais si tu fais une musique
22:08même tout à fait montée
22:09par l'IA
22:09et qu'elle fait 200 millions de vues
22:10parce que les gens aiment bien,
22:13est-ce qu'il faut l'enlever ?
22:15C'est un peu particulier.
22:17Il y avait la musique Country,
22:18c'était le groupe Country
22:20qui avait sorti ça.
22:21Ils étaient premiers
22:22dans les charts encore.
22:23L'IA,
22:23elle n'a pas créé.
22:24On peut refaire le débat,
22:25mais elle a forcément
22:27récupéré le son.
22:28Oui, de quelque part.
22:29Quelque part.
22:30Peut-être dans le sens public.
22:32Il faut interdire tout ça,
22:33mais si tu as 200 millions
22:34de personnes qui écoutent,
22:34qui trouvent ça super,
22:36ça va être complexe.
22:37Mais est-ce que la popularité
22:39permet tout de suite
22:40la liberté ?
22:41Oui, mais derrière la question
22:42de l'audience
22:42que vous débattez,
22:43il y a quand même
22:43la question de la répartition.
22:44C'est une industrie monétisée.
22:47Donc la question,
22:48c'était avant,
22:49comment on récompense
22:51l'auteur,
22:52l'artiste,
22:53comment on récompense
22:53celui qui distribue,
22:55etc.
22:55Aujourd'hui avec l'IA,
22:56c'est pour ça que Spotify
22:58a mis en place
22:58un label
22:59qui va être mis en ligne
23:01et avec Persona,
23:02je crois que ça s'appelle.
23:03Quand sa chanson sera générée
23:04par l'IA,
23:05ça sera indiqué
23:05lorsqu'on l'écoutera.
23:06Voilà,
23:07parce que c'est difficilement
23:09monétisable,
23:09en tout cas aujourd'hui,
23:10demain,
23:10je suis sûre que l'IA
23:12va trouver un modèle
23:14de rentabilité.
23:14Non mais c'est vrai
23:14qu'on prend l'exemple
23:15de cette chanson Madonna.
23:17Bon, alors Madonna
23:17n'a pas de problème
23:18de fin de mois,
23:19je pense,
23:19mais c'est vrai que
23:20est-ce que finalement
23:21elle n'est pas lésée
23:26de par la génération
23:27de cette chanson
23:28par l'IA finalement ?
23:30On parle de Madonna
23:31mais on ne se rend pas compte
23:32mais on a tous déjà
23:34écouté une musique IA.
23:35Tout simplement,
23:36quand on va au restaurant,
23:37il y a des startups
23:38qui se montent aujourd'hui
23:38qui produisent
23:39des musiques d'ambiance.
23:41Les musiques d'ambiance,
23:42il fallait les payer aussi
23:43et ça représente un coût.
23:45Il fallait les payer
23:45à la SACEM.
23:47Et maintenant,
23:47quand on va
23:48dans un hall d'hôtel,
23:50dans un ascenseur,
23:51dans un restaurant,
23:52en réalité,
23:52il y a une musique IA
23:53qui tourne derrière.
23:54Sauf que ces musiques d'ambiance,
23:55elles pouvaient être réalisées
23:57par des petits artistes,
23:58par des gens
23:59qui en vivaient
24:00et aujourd'hui...
24:01Parce qu'ils touchaient
24:01des droits SACEM,
24:02parce qu'ils touchaient
24:03des droits d'auteur.
24:04Là maintenant,
24:04comme c'est l'IA
24:04qui la génère,
24:06il n'y a plus tout ça,
24:06en fait.
24:08Et puis,
24:08le risque,
24:09c'est d'arriver
24:09à une IA incestueuse
24:10puisqu'à un moment,
24:11l'IA s'inspire
24:12d'une tendance musicale,
24:13s'inspire d'un artiste.
24:14Si on ne les a plus demain
24:15parce qu'ils n'y peuvent
24:16plus en vivre,
24:17qu'est-ce qu'on écoutera ?
24:18Et tu commences à voir des...
24:27J'ai lu ça,
24:28des escroqueries,
24:29de musique IA
24:30et de les signaler,
24:31de dire ça là,
24:32il faut qu'elle soit
24:33pour être remarquée,
24:35design,
24:36il y a.
24:36Donc,
24:37il y a mis en place
24:37tout un petit logiciel
24:38pour essayer de voir
24:39les rythmes,
24:40les machins.
24:40C'est pointu.
24:42Voilà.
24:42Et est-ce qu'encore,
24:43cette histoire va faire
24:44boule de neige
24:44inspirée d'autres pays ?
24:45On va suivre ça de près.
24:47Il nous reste peu de temps
24:48pour évoquer notre dernier sujet,
24:49mais on va quand même le faire
24:50parce que je trouve
24:51qu'il est quand même
24:51très intéressant.
24:53C'est la Corée du Sud
24:54qui a décidé
24:55d'offrir une IA gratuite
24:56et illimitée
24:57à tous ses citoyens.
25:00Effectivement,
25:00alors,
25:00il y a quand même
25:01des gardes fous,
25:02c'est-à-dire qu'à partir
25:02du moment où vous acceptez
25:03de vous servir
25:04de cette IA,
25:06vous n'avez plus le droit
25:07de vous servir d'autres IA,
25:08d'après ce que j'ai compris.
25:09Donc,
25:09il faut véritablement
25:10la jouer,
25:12comment dirais-je,
25:13patriote.
25:13Voilà.
25:15Et l'idée
25:16est assez intéressante
25:17parce que ça,
25:17c'est une idée souveraine
25:18et je voulais avoir
25:19votre avis rapide
25:20sur ce sujet
25:21parce qu'évidemment,
25:22c'est totalement gratuit,
25:23ça doit avoir un coût
25:24quand même pour l'État
25:25de faire tourner tout ça.
25:28Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:29Est-ce que c'est plutôt
25:29une bonne idée, Marion ?
25:30Ou est-ce que tu trouves
25:31ça dangereux ?
25:33La Corée du Sud,
25:34d'abord,
25:34est un pays très identifié
25:36dans l'industrie IA mondiale
25:37puisque on a des grands acteurs
25:39comme Samsung,
25:41comme énormément
25:42d'industries manufacturières
25:45et logicielles.
25:47Donc,
25:48déjà,
25:48c'est le premier point.
25:48Le deuxième,
25:49c'est qu'elle voit l'IA
25:50comme un service public.
25:52Donc,
25:52elle va vendre,
25:53effectivement,
25:53l'IA générative
25:55comme le nouveau service public
25:57ou les contribuables
25:58coréens,
25:59sud-coréens
25:59vont pouvoir interagir
26:00avec des machines.
26:01Ce qui est déjà un peu le cas
26:02parce que la Corée du Sud,
26:03pour ceux qui sont allés là-bas,
26:05c'est déjà quand même pas mal,
26:06elle est différente de l'Europe
26:08en ce sens
26:09qu'elle est déjà
26:09un temple d'innovation
26:10et d'usage très différent
26:11de chez nous,
26:13vu de chez nous.
26:14Et c'est vrai que l'État
26:17a vraiment une politique
26:19très souveraine aussi
26:21sur l'IA,
26:22veut rentrer,
26:23évidemment,
26:23et veut renforcer sa place
26:25sur l'échiquier mondial.
26:28Et,
26:29alors,
26:29tu posais la question,
26:30est-ce que c'est bien
26:31de nationaliser,
26:32finalement,
26:33l'usagia des citoyens ?
26:36C'est peut-être
26:37le seul moyen
26:38de pouvoir
26:39convertir,
26:40entre guillemets,
26:42à des solutions
26:43100% souveraines.
26:44Sinon,
26:45évidemment,
26:46que la concurrence
26:48va jouer son rôle
26:49et qu'il y aura,
26:50évidemment,
26:51des usages autres.
26:52Après,
26:53c'est un peu forcing,
26:54c'est vrai,
26:54mais c'est aussi un pays
26:56qui est assez moderne
26:57et progressiste
26:57en termes de vie privée
26:59et d'IA.
27:00Ils ont mis en place
27:01un basic act
27:02sur la vie privée.
27:04Ça a été parmi
27:04un des premiers au monde
27:05à avoir réfléchi
27:06sur ce plan-là.
27:07Donc,
27:07ils ne jouent pas
27:08qu'à une bande,
27:08ils jouent à plusieurs bandes
27:09sur le sujet.
27:10Bogdan ?
27:11Alors moi,
27:11je vais jouer un peu
27:12le hippie de service.
27:13Je pense qu'il ne faut pas
27:16laisser lier à tout le monde
27:18l'outil en tant que tel.
27:20On en voit les bénéfices,
27:21mais je vois énormément
27:22de défauts.
27:23On a,
27:24notamment,
27:25quand on l'a,
27:26dès le plus jeune âge,
27:27il y a eu des tentatives.
27:29Alors,
27:29la Corée du Sud,
27:30désolé du cliché,
27:31mais c'est un pays
27:32très strict
27:32où la population
27:33sait aussi se contrôler
27:34d'une certaine manière.
27:35On a vu qu'en Scandinavie,
27:37notamment en Norvège
27:38et en Suède,
27:39il y a eu les premières
27:40tentatives d'IA public,
27:42notamment à l'école.
27:44Au bout de deux à trois ans,
27:46ça a été complètement stoppé
27:48parce que,
27:50sur,
27:50on va dire,
27:51les années de primaire,
27:53il y a eu une chute
27:54qui est aujourd'hui actée.
27:56Il y a les chiffres
27:57pour le prouver,
27:58du niveau de mathématiques,
28:00du niveau d'orthographe,
28:01tout simplement,
28:02parce que les gamins...
28:02Oui,
28:02par paresse,
28:03aller vers l'IA,
28:04et donc ils ont commencé
28:05à légiférer
28:06en disant que l'IA,
28:06c'est uniquement
28:07à partir de 15 ans.
28:08On peut toujours se dire
28:10qu'il faut être à la pointe,
28:11il faut être raccord
28:14avec la technologie.
28:16Je pense qu'il faut aussi
28:18savoir raison garder,
28:20notamment ne pas laisser
28:22ce discours
28:23pour dire que,
28:24dès le plus jeune âge,
28:24on peut avoir l'IA
28:25entre les mains.
28:25Moi, juste une chose,
28:26avant de te donner la parole,
28:27il ne faut pas aussi
28:28que cette CIA souveraine,
28:30étatique,
28:30en quelque sorte,
28:32ait des biais
28:34liés à l'actualité,
28:35liés à l'histoire,
28:36etc.
28:37Pense à payer tes impôts.
28:38Non, mais tu vois,
28:41on peut laisser passer
28:42des courants de pensée
28:43qui ne sont pas forcément...
28:46On a développé une IA,
28:47mais seulement pour les agents
28:47de l'État,
28:48ça s'appelle l'assistant,
28:49c'est avec Mistral
28:50et la DINU,
28:51ils s'étaient posé
28:52la question à une époque
28:53de se dire,
28:53mais tiens,
28:54si on l'ouvrait
28:54à tous les citoyens
28:55pour poser des questions,
28:56ils se sont dit très vite,
28:59elle va nous aider,
29:00cet assistant,
29:01à assister les agents
29:02de l'État
29:02pour qu'ils répondent
29:03mieux aux citoyens,
29:04mais on ne va pas
29:04la donner à tout le monde
29:06pour différentes raisons,
29:08parce qu'effectivement,
29:08si tout le monde
29:09aussi s'y met...
29:10Mais c'est directement
29:11relié, une fois encore,
29:12aux enjeux économiques
29:13de la Corée du Sud
29:14qui sont gigantesques,
29:15ils n'ont pas intérêt
29:16à être...
29:17Ils sont partie prenante
29:18intégralement de cette industrie
29:19et donc l'ambition du président,
29:22elle est très claire,
29:23c'est que tout le monde s'y met.
29:24C'est un pays entouré d'ennemis.
29:25Aussi, bien sûr.
29:27La Corée du Nord.
29:28La Corée du Nord.
29:29La Corée du Nord qui parle.
29:30La Corée du Nord avant tout.
29:31La Corée du Nord, Chine
29:32et puis même japonais,
29:33ils ne le savent pas trop.
29:34Et bien voilà,
29:35merci beaucoup à tous les trois,
29:36un vrai plaisir
29:37que de passer cette heure
29:38en votre compagnie.
29:39Merci beaucoup Marion.
29:40Merci.
29:40A très vite.
29:41A bientôt.
29:41Tu es la bienvenue.
29:42Bogdan, Bognard,
29:43à très vite aussi.
29:44Merci François.
29:45Voilà, tu as pris du plaisir,
29:45c'était cool.
29:46Ah oui, j'ai hâte de revenir.
29:48Tu reviens quand tu veux.
29:49Et si ça ne t'embête pas,
29:50termine à 20 heures.
29:51Non, il y a plein de cafés autour.
29:54Il n'y a plein de cafés autour.
29:55Il est bien ce Bogdan,
29:56il va falloir le prendre en main un peu.
29:58Merci Fred.
29:59A demain ?
30:00Oui, je vais réviser mon Tim Cook.
30:02Tu vas réviser ton Tim Cook.
30:04Et oui, puisque je vous le dis,
30:05je vous le répète,
30:06demain, on se retrouvera
30:07pour 90 minutes sur...
30:09Et bien voilà,
30:10le règne de Tim Cook.
30:12Tim Cook qui tire sa révérence,
30:13qui va céder sa place de CEO
30:16à John Ternus.
30:17Il sera toujours, évidemment,
30:20chez Apple,
30:20avec un poste peut-être
30:22un petit peu plus,
30:23comment dirais-je,
30:25auteur, voilà,
30:26politique, on va dire.
30:27On parlera de tout ça demain.

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