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  • il y a 1 semaine
Mardi 1 septembre 2026, retrouvez Pierre Gattaz (PDG, Radiall) et Léonidas Kalogeropoulos (Président fondateur, Médiation et Arguments) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.

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Transcription
00:08Bonjour à tous et à tous, je suis ravie de vous retrouver en cette rentrée avec une nouvelle émission SmartEco,
00:14l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:17Vous pouvez la retrouver tous les jours à l'antenne mais aussi sur bsmart.fr et sur toutes vos plateformes
00:22d'écoute.
00:23Au cœur de cette émission, les dirigeants, leurs priorités, leurs contraintes, ce qui les préoccupe.
00:27Et pour cette première, je suis ravie de recevoir Pierre Gattaz, qui est PDG de Radial, ancien président du MEDEF.
00:34Il nous dira pourquoi et surtout comment son groupe continue d'investir en France.
00:39Puis nous poursuivrons avec le débat roco en compagnie de Léonidas Kalogiro Poulos, PDG et fondateur de Médiation et Arguments.
00:47Budget, fiscalité, place de l'entreprise dans le débat public et réforme prioritaire pour la France.
00:53C'est parti, c'est SmartEco.
00:59Un site en Isère et un autre investissement en Nouvelle Aquitaine.
01:03L'équipementier industriel Radial, spécialisé dans les solutions d'interconnexion, continue d'investir en France.
01:10Et je suis ravie de vous retrouver dans cette première partie d'émission avec Pierre Gattaz.
01:15Bonjour.
01:15Bonjour.
01:16Vous êtes PDG de Radial et ancien président du MEDEF.
01:19Et en cette première partie, je m'adresse tout d'abord à l'industriel que vous êtes.
01:23Vous êtes à la tête de Radial depuis 30 ans.
01:27Tout d'abord, quand vous regardez cette rentrée aujourd'hui, quelle est votre première préoccupation en tant que chef d
01:33'entreprise ?
01:33Voilà, prendre le pouls un peu de cette rentrée économique.
01:36C'est qu'ils arrêtent de nous embêter, c'est qu'ils considèrent...
01:40Les politiques ?
01:41Les politiques.
01:42Depuis la dissolution, c'est une horreur en France.
01:44On a des petites phrases de maltraitants, méprisantes pour l'économie, pour l'entreprise.
01:50Et j'ai l'impression de revenir à des moments, si vous voulez, de 1981 ou du 19e siècle.
01:56Ces gens qui passent leur temps à vouloir nous taxer, c'est très angoissant pour nous, c'est démotivant.
02:03Ils réduisent la confiance des locomotives, de l'économie que nous sommes les entrepreneurs.
02:08Et c'est vrai, des toutes petites boîtes, des commerçants, des artisans comme des grands groupes.
02:11Donc là, il est temps que ça s'arrête.
02:13Ça va encore durer huit mois, on n'espère pas.
02:15Et on espère qu'ils vont revenir à la raison, c'est-à-dire de comprendre que pour qu'un
02:19pays fonctionne,
02:20et c'est vrai partout dans le monde, il faut que l'économie fonctionne.
02:23Et l'économie fonctionne avec des entreprises.
02:26Et si vous maîtrisez, si vous maltraitez les entreprises et leurs patrons et leurs équipes,
02:30ça ne marche jamais, ça ne marche pas.
02:33Le MEDEF a justement lancé avec OpinionWay une consultation,
02:36qu'ils ont quand même demandé à 65 000 dirigeants d'entreprises de répondre à ce sondage.
02:4182% se disent pessimistes.
02:45Est-ce que vous, c'est ce que vous ressentez ? Vous êtes pessimiste ?
02:47Moi, je suis combatif.
02:49C'est-à-dire qu'en fait, j'ai déjà connu quatre crises à Radial, majeures.
02:54À chaque fois, il faut se battre.
02:55Là, on est encore dans une période politique très pénible, extrêmement pénible,
03:00avec des gens, visiblement, dans certains partis, qui ne comprennent rien.
03:04Comme je dis, ils n'ont jamais gagné leur vie.
03:07Nous, on gagne notre vie, on gagne notre vie en ingénieur.
03:09Ils ne connaissent pas l'aspect concret de l'entreprise.
03:10Ils ne connaissent pas l'entreprise, ils n'ont jamais bossé dans le privé.
03:13Et c'est ça qui est insupportable pour moi, c'est qu'ils nous donnent des leçons toute la journée,
03:16de moralité, etc.
03:18Et puis, ils nous imposent des contraintes.
03:19Vous voyez, il faut augmenter le SMIC de 14%.
03:22Mais on adorerait augmenter le SMIC de 14%.
03:25Mais les gars, il y a des marges derrière et il y a une compétitivité derrière.
03:29Donc, ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut faire.
03:31Donc, si vous voulez, ils ont des poncifs de l'ex-URSS, on a l'impression, ou de Venezuela, je
03:35ne sais pas.
03:35Mais qui fait que c'est extrêmement pénible.
03:38Donc, je suis, depuis la dissolution, extrêmement, pas pessimiste, mais très malheureux de mon pays qui tombe.
03:45De voir les Français qui ont un pouvoir d'achat qui se réduit.
03:48De voir le PIB par habitant qui s'effrite.
03:51La croissance qui est en dessous de 1%.
03:53Alors qu'il y a plein de pays qui fonctionnent bien.
03:55Et que nous, pour des questions de politique qui induisent de la méfiance,
04:02ils ont une énorme responsabilité aujourd'hui, ces gens-là.
04:04Ils ont une énorme responsabilité sur la situation de la France.
04:06Donc, plutôt que de subir et de pleurer, j'ai essayé de combattre.
04:10Donc, on combat comment ?
04:11J'ai écrit un livre qui s'appelle « Gagner plus, c'est maintenant » avec trois autres patrons.
04:14De Rosen, Fontanet et IH.
04:16J'ai créé un cercle de réflexion qui s'appelle l'Institut des solutions.
04:20On va essayer de faire des filiales un peu partout en France.
04:22Et je suis en train de monter une coordination, une alliance avec d'autres clubs de patrons.
04:28Donc, il y a Éric Momy de Trossetro.
04:30Il y a Mathieu Bosch de 300 pour la France.
04:32Il y a Lionel Roch.
04:33Il y a Jean-Philippe Cartier.
04:36On est six à sept ou huit patrons qui sont un peu, comme moi, très malheureux de ce qui se
04:43passe.
04:43Des discours politiques épouvantables, insupportables.
04:47Et sur lesquels on dit « On va se mettre ensemble » pour contrer et pour riposter.
04:51Donc, voilà ce qui va se passer.
04:53Donc, il y a trois actions.
04:54Livre, solution, alliance.
04:56Et on va en revenir pendant le débat économique qui va suivre.
05:00Mais juste le 1er juin 2026, vous avez inauguré Thessalia, au colté des entreprises Foxconn et Thalès,
05:06pour produire des composants liés aux semi-conducteurs dans le cadre de Choose France.
05:11C'est un nouveau site industriel.
05:13Je me demandais, dans ce cadre de Choose France, qu'est-ce qui vous fait choisir la France, justement, par
05:17rapport à tout ce que vous dites ?
05:18Moi, je reste un indécrottable pessimiste, optimiste, pardon, optimiste sur la France.
05:25Parce qu'il faut se battre.
05:26Et je pense que des gens, les patrons doivent prendre la parole, doivent se battre aussi.
05:30C'est pour ça que si tout le monde décide de partir, de vendre leur boîte à des fonds de
05:34pension américains, on ne va jamais s'en sortir.
05:36Donc, moi, je continue de me battre.
05:37Et à Radial, j'ai 13 usines dans le monde.
05:39J'ai gardé mes quatre usines historiques.
05:41J'en ai trois dans l'Isère, une à Château-Renault.
05:43J'en ai rajouté deux à Dold dans le Jura.
05:46Et là, on a deux projets d'usines en France.
05:50Tessalia, c'est pour faire des semi-conducteurs, des packagings de semi-conducteurs en électronique avec Thales et Foxconn, le
05:57Taïwanais.
05:58Et on a une usine, un projet à Moirond, de faire du traitement de surface à Moirond.
06:02Alors, qu'est-ce qu'on fait à Radial ?
06:03Je vous ai apporté un petit composant électronique qui est un produit merveilleux, qui est conçu et fabriqué à Middabou.
06:09Tout ça, c'est conçu en France ?
06:11Je dirais, ce qu'on a réussi à faire à Radial, c'est de faire que l'excellence est française.
06:15L'excellence de ce groupe international qui fait 90% de son chiffre à l'extérieur de France, je fais
06:2050% de mon chiffre aux Etats-Unis.
06:22Et environ 25 en Asie, ou 30, 25 en Asie.
06:27La plupart des produits magiques que nous fabriquons sont faits par les Français.
06:31Et j'en suis ravi pour eux et pour Radial.
06:34Qu'est-ce qu'on vous aide dans tout ça ? Qu'est-ce qui pèse dans la balance ?
06:37Quand vous dites que vous allez ouvrir ce site en Isère, qu'est-ce qui pèse dans la balance pour
06:41continuer d'investir sur le territoire ?
06:43L'affection sociétatiste. Moi, je suis profondément français. J'adore mes équipes.
06:48Mais économiquement, est-ce qu'il y a des choses qui vous aident ?
06:51Économiquement, parfois, on a des aides pour nous aider, mais il n'y a pas...
06:55Il y a un écosystème, si vous voulez. Moi, je pense que la France a connu des périodes merveilleuses comme
07:02les 30 glorieuses.
07:04Et puis, là, il y a eu les 40 piteuses depuis 80.
07:08Vous appelez ça comme ça ?
07:09Oui, j'appelle ça comme ça. Parce que, si vous voulez, ça a été la retraite de 105 ans à
07:1460 ans de François Mitterrand.
07:15Ça a été les 35 heures. Tout ça nous a coûté 500 milliards pour la retraite à 60 ans, qu
07:20'on paye dans la dette des 3 000 milliards.
07:22Les 35 heures, j'ai chiffré autour de 200 à 300 milliards dans cette dette.
07:26Donc, si vous voulez, on a évité la pénibilité, qui était aussi un truc, mais sur le papier, très bien.
07:31Bien sûr qu'on ne veut pas avoir des métiers pénibles, etc. Mais on allait encore rajouter 500 pages au
07:36Code du Travail.
07:37Donc, si vous voulez, j'étais président du MEDEF et j'ai contré ça.
07:39Mais tout ça pour vous dire, si vous voulez, que je crois profondément à la France.
07:42Je pense qu'on peut rebondir formidablement.
07:45On a des atouts incroyables. On a des ingénieurs incroyables. On a des ouvriers professionnels incroyables.
07:50On a tout pour réussir. Une administration qui, malgré tout, même si très grosse, fonctionne.
07:55Des infrastructures, un climat, une géographie, un patrimoine.
07:59Dingue ! Je dirais, sur le papier, on devrait être numéro 1 au monde dans toutes les filières.
08:03Mais numéro 1 au monde.
08:04Et c'est pour ça que c'est que c'est que c'est que c'est que c'est
08:11un énorme gâchis.
08:13Et ces gens qui sont en train de nous faire des postures pour taxer tout ce qui bouge, les héritages,
08:19les tirelis, les pourboires, pourquoi pas les poissons rouges, les tortues aussi.
08:23Allons-y les gars !
08:24Ils ne se rendent pas compte du délire.
08:26Il y a plein de pays qui ont mis à 0% leur taxation sur héritage.
08:32Et ça, c'est un petit détail.
08:33Parce que toutes les semaines, on va nous égrener.
08:35Alors qu'il faut faire quoi ?
08:36Il faut motiver des gens comme moi, et comme tous les patrons et leurs forces visent, pour trouver de la
08:40croissance, dans un environnement de fou, très compétitif.
08:43Et il faut baisser les dépenses dans toutes nos entreprises.
08:46Quand vous êtes en crise, comme la France l'a aujourd'hui, vous motivez ceux qui peuvent récupérer du chiffre
08:50d'affaires, et donc de la croissance.
08:52Et vous baissez la structure, inévitablement.
08:55Baisser la structure, c'est mon bouquin, Gagnez plus, c'est maintenant.
08:58C'est baisser les dépenses logiques, il y a plein d'idées.
09:00Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, ou deux sur trois, ou trois sur quatre qui parlent à retraite.
09:04Ça ne coûte rien.
09:05Mettre de l'IA à fond là-dedans, c'est baisser le nombre de strates qu'on a dans les
09:11territoires.
09:11Il y en a cinq ou six actuellement, les Allemands et les Suisses en ont trois.
09:15Donc il y en a deux de trop.
09:16C'est de regarder l'administration de l'administration.
09:18Alors on me dit, Pierre, tu ne peux pas enlever les policiers, les juges, etc.
09:21Mais non, pas du tout, je veux les muscler.
09:23Je veux qu'il y en ait plus et qu'il soit beaucoup mieux payé.
09:25Par contre, vous avez toute une administration, un système qui s'est mis en place,
09:29qui nous coûte un million de fonctionnaires en trop.
09:31Par rapport aux Allemands, etc.
09:32Que vous décrivez aussi dans les ouvertures de ces sites, c'est toute cette lourdeur aussi.
09:35Mais bien sûr, là, si vous voulez, pour le site de Moirond, j'ai neuf agences à consulter.
09:40La DREAL, l'agence de l'eau, etc.
09:42Lourdeur normative.
09:43Mais qui sont, et si vous voulez, il y a 1200 agences qui ont été créées depuis 40 ans.
09:48On a perdu 2 millions d'emplois industriels en 40 ans et on a créé 2 millions d'emplois dans
09:53l'administration en 40 ans.
09:55Vous avez fait un transfert de gens productifs, innovants, qui font du commerce, commerce extérieur, etc.
09:59Pour basculer sur des agences qui contrôlent, qui surveillent, etc.
10:03Et là, on se dit, tiens, votre fille est malade.
10:05Bah oui, donc il ne faut rien inverser.
10:08Donc j'ai un projet avec l'Institut des solutions, qui est un projet de vision 2040 pour la France,
10:12où je fais passer l'industrie de 10% à 15% du PIB.
10:16Dans quoi ? Dans 5 filières stratégiques et souveraines.
10:19La défense.
10:20Un, on est très très fort en France.
10:21Deux, tout ce qui est sécurité, smart city.
10:24Il y a plein de développement technologique à faire.
10:26Trois, tout ce qui est planète, climat, traitement de l'eau, recyclage.
10:30Énorme sujet écologique.
10:32C'est par l'innovation, l'entreprise, qu'on fera de l'écologie, de croissance.
10:36Quatre, tout ce qui est santé agroalimentaire, alimentaire.
10:39Énorme sujet, où les Français sont très forts.
10:41Et cinq, le transversal sur l'IA, qui va tout bléverser.
10:45Les données, le cloud, les data.
10:47Et les technologies de type semi-conducteur.
10:49Donc, vous savez, j'essaye de mettre en musique, moi, en action, mes convictions profondes.
10:55Quand je dis, il faut se réindustrier en France, je le fais.
10:58Et qu'il faut aller dans les services technologiques et stratégiques, je le fais.
11:01Il y en a qui nous racontent ça en n'ayant jamais mis les pieds dans une entreprise de sa
11:05vie,
11:05en étant payé par nos impôts comme à pratique de partie.
11:08Vous comprenez le truc, c'est là où nous, on est furax.
11:11Mais très optimiste.
11:12Mais très optimiste.
11:12Vous allez continuer de nous détailler toutes ces mesures qu'on peut mettre en place.
11:16Pierre Gallas, vous restez avec nous.
11:17On passe à la deuxième partie de l'émission.
11:19C'est le débat économique, rejoint par Léonidas Calogéro-Poulos,
11:23qui est PDG et fondateur de Médiation et Arguments.
11:29Et le surhabit continue cette émission avec le débat éco.
11:33Léonidas Calogéro-Poulos, bonjour.
11:35Bonjour.
11:35Vous nous avez rejoint, vous êtes PDG et fondateur de Médiation et Arguments,
11:39fondateur d'Entrepreneurs pour la République
11:41et auteur de Les Entrepreneurs au cœur de la République, aux éditions Déviation.
11:45Nous sommes toujours en compagnie de Pierre Gattaz,
11:48président directeur général de Radial, ancien président du MEDEF.
11:52Merci beaucoup d'être toujours avec nous.
11:55Alors, je vais poser la question à Pierre Gattaz.
11:57Je pose la même pour vous.
11:58Votre sentiment en cette rentrée économique, cette rentrée présidentielle ?
12:03Vous savez, le MEDEF a fait quelque chose d'extraordinaire la semaine dernière.
12:06Aux universités d'été du MEDEF ?
12:07Absolument.
12:08Aux universités d'été du MEDEF, avec un débat en clôture
12:11avec les sept candidats qui sont les plus avancés dans les sondages,
12:15ils ont réussi à mettre la question des entreprises, des entrepreneurs,
12:19au cœur de cette campagne.
12:20Et au-delà de la campagne, je trouve que c'est un véritable exploit,
12:24ils ont réussi à mettre la question des entrepreneurs au cœur de la cité,
12:28au cœur de notre démocratie, au cœur de la République, aux yeux de tous les Français.
12:31C'est fondamental parce que ce qui a été démontré,
12:35c'est qu'il n'y aura pas de protection sociale si nos entreprises ne vont pas bien,
12:39qu'il n'y aura pas de solution à la décarbonation de notre économie
12:43si les entrepreneurs ne sont pas là pour apporter des solutions,
12:45qu'il n'y aura pas de solution à la souveraineté,
12:49toutes les souverainetés énergétiques, technologiques, numériques,
12:53si les entreprises ne sont pas là pour occuper leur juste place.
12:56Donc véritablement, nous avons démontré collectivement,
13:01tous les entrepreneurs réunis,
13:02parce que le MEDEF a vraiment réussi à fédérer
13:05tous les mouvements d'entrepreneurs autour de ces universités d'été,
13:10que la nation, ce sont les entrepreneurs.
13:13Il n'y a pas d'État fort s'il n'y a pas une nation forte.
13:16Et si on veut une nation forte, il faut que les entreprises soient solides.
13:20Et quelque part, nous semble-t-il,
13:22tous les candidats ont été amenés à poser un peu cette question.
13:25On a l'impression, depuis quasiment 48 heures,
13:28qu'ils ont vite oublié la piqûre qu'ils ont reçue jeudi soir au cours de ce débat.
13:33Mais c'est, en tous les cas, un signal très important
13:36et une très grande volonté de tous les entrepreneurs,
13:40Pierre Gattaz l'a dit il y a un instant,
13:41de jouer un rôle plein et entier
13:44dans les huit mois de campagne qui nous séparent de cette élection.
13:47Justement, il y a eu des revendications qui ont quand même été mises sur la table
13:50pendant ces universités d'été.
13:52Là, Sébastien Lecornu a réuni son gouvernement lundi 31 août
13:56pour travailler sur le budget 2027.
13:59Donc pour l'instant, Roland Lescure indique ne pas toucher au crédit impôt recherche.
14:02Au pacte du Treil, Sébastien Lecornu oeuvre pour une baisse des dépenses sociales,
14:07retraite, santé, etc.
14:09Est-ce que pour l'instant, les sons de cloche que vous entendez
14:11sur ces débats budgétaires, ça va pour l'instant dans le bon sens, selon vous ?
14:15En fait, il y a deux horizons.
14:17Il y a l'horizon du budget, quelques mois,
14:19où là, ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée.
14:22Et donc, on espère ne pas avoir de bricolage
14:24et surtout pas de hausse d'impôt.
14:27Et puis, Pierre, après, vous avez l'élection,
14:29où là, on cherche à comprendre les programmes.
14:31Et surtout, nous, à faire en sorte qu'ils comprennent,
14:35comme le disait très justement Léonidas,
14:36que l'entreprise, c'est fondamental,
14:39c'est la base de l'économie,
14:40c'est des communautés humaines.
14:41Nous apportons le bien-être à tout le monde.
14:43Nous faisons de l'écologie,
14:45nous apportons de la recherche, de l'innovation.
14:47Et sans une économie qui marche,
14:49exactement, sans une économie qui marche,
14:50vous oubliez l'art, la culture, le sport,
14:53le régalien, la justice.
14:54C'est nous, c'est l'entreprise, c'est l'économie
14:56qui fait qu'on peut se payer tout ça.
14:58Et c'est vrai dans tous les pays du monde.
15:00Donc là, il y a vraiment deux choses qui sont très importantes.
15:02Vous avez deux modèles qui s'opposent, encore une fois,
15:04et c'est malheureux qu'on se retrouve dans cette situation.
15:07Un modèle un peu, je dirais, socialo-communiste,
15:09où là, l'État doit tout faire,
15:11on va vous taxer et vous occuper de tout,
15:13on va tout vous imposer,
15:14on va vous dire à quel niveau de ce que vous voulez.
15:16Je trouve que ça se polarise beaucoup depuis la dissolution.
15:19Dans le débat économique, en fait.
15:19Oui, oui, bien sûr.
15:20Et c'est pour ça qu'on fait toutes ces actions,
15:22et c'est pour ça qu'on était très contents
15:23que la REF se passe très bien.
15:25Bravo au MEDEF, bravo à Patrick Martin, son président,
15:27parce qu'il faut être ensemble,
15:29il faut être rassemblés.
15:31Il faut être déterminés.
15:32Et puis, il y a des gens qui ont compris, comme nous,
15:35que quand vous voyagez dans le monde,
15:37tous les pays qui réussissent,
15:39y compris les Chinois communistes,
15:40ils ont mis l'entreprise au milieu du village.
15:43Innovez, exportez, créez vos boîtes,
15:44enrichissez-vous, etc.
15:46Un pays communiste a compris le libéralisme et le capitalisme.
15:49Alors, il est Chinois, ce n'est pas notre modèle.
15:51Mais, si vous voulez, c'est pour dire
15:52qu'il n'y a pas d'autre modèle en France.
15:53Je ne connais pas un modèle dans le monde,
15:56socialo-communiste,
15:57qui ne s'appuie pas sur les entreprises ou sur l'économie.
16:00Ils ont tous échoué.
16:01Donc, ça, c'est un message extrêmement important
16:03qu'il faut passer,
16:04et qu'il faut passer dans le cadre du budget, bien sûr,
16:06l'horizon court.
16:07Alors là, ils sont en train de faire leur cuisine, etc.
16:09On va essayer de les aider pour trouver des idées.
16:11Mais, si vous voulez, ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée.
16:13Donc, ça va être d'horribles, je crains que ça soit d'horribles compromis,
16:16comme le premier budget de 2026.
16:18C'est vrai que, d'ailleurs, pour ce qui est du budget que vous évoquiez,
16:21il va y avoir le moment de la présentation de la copie par le gouvernement,
16:23et puis ensuite, il va y avoir le moment parlementaire.
16:26Et le moment parlementaire nous inquiète, effectivement, beaucoup.
16:28Et comme l'État est en situation de grande fragilité,
16:32avec des déficits qui sont très préoccupants,
16:34qui nous inquiètent,
16:35vous pensez qu'on rejette cette responsabilité,
16:38que si ça ne nous concernait pas.
16:39Mais la tentation est très grande, j'allais dire,
16:42de ponctionner sur la nation et les entreprises pour soutenir l'État.
16:46Mais c'est un calcul à très courte vue.
16:49Si on affaiblit la nation, si on affaiblit les entreprises,
16:52l'État s'écroule.
16:53Ça ne peut pas être la victoire de l'un contre l'autre.
16:56Il faut véritablement qu'on pourrait imaginer, d'ailleurs,
17:00qu'il y ait une sorte de consensus sur ce sujet.
17:03D'ailleurs, on voit émerger à gauche des voix qui sont un peu dissonantes
17:07par rapport à des visions un peu traditionnelles.
17:09J'ai vu récemment un candidat à la primaire socialiste,
17:14qui s'appelle Philippe Brun,
17:15qui a publié un programme qui s'appelle Produire.
17:19Et il a un discours qui est très, très explicite.
17:22Il dit, avant de répartir,
17:24il va d'abord falloir que l'on réussisse à produire.
17:26Vous savez, Jean Rès n'a pas été en reste
17:28pour faire l'apologie des entrepreneurs.
17:34Et d'ailleurs, les entrepreneurs, c'est la nation,
17:36c'est la nation qui agit.
17:38Lorsqu'on a fait notre évolution,
17:40Valmy, on l'a gagné au cri de vive la nation,
17:43pas au cri de vive l'État.
17:44Et il faut vraiment qu'on revienne à ces fondamentaux.
17:46Ce n'est pas une rupture par rapport à notre histoire.
17:48C'est au contraire, retrouver notre histoire
17:51qui est faite de formidables entrepreneurs.
17:53Durant la REF, vous savez qu'on a parlé de Citroën
17:55et de la perspective de panthéoniser M. Citroën,
18:01ça nous remet en lien avec quelque chose
18:04qui est très fondamentalement ancré
18:06dans nos racines républicaines et françaises.
18:09Et cette année, avec l'idée qu'il y aurait
18:11peut-être un budget un peu minimal
18:13et puis après une élection,
18:15est-ce que ça, ça rajoute encore de l'instabilité
18:17qui est quand même la chose que craignent le plus les dirigeants ?
18:21Comment vous voyez cette année ?
18:22Les deux horizons sont très inquiétants pour nous
18:25parce que pendant ce temps-là,
18:27la dette augmente de 5 000 euros par seconde.
18:30Le temps de votre petite interview d'une demi-heure,
18:33vous faites le calcul,
18:34vous êtes à plusieurs millions d'euros de dette en plus.
18:36Le temps d'une journée, c'est des dizaines de millions.
18:39Donc c'est ça qui est le plus inquiétant.
18:40Moi, je ne dormirais pas à la place du gouvernement
18:43et d'Emmanuel Macron.
18:445 000 euros par seconde.
18:45Donc il y a une urgence absolue.
18:47On ne peut pas laisser dériver.
18:49C'est hémorragique presque.
18:50Vous voyez, vous avez le sang qui coule
18:52et on ne fait rien.
18:53Donc là, je crois que...
18:54Et c'est là où la responsabilité des partis est extrêmement importante.
18:58Quand vous avez...
18:59J'ai connu des...
19:00Je ne voudrais pas faire de toute politique,
19:01mais j'ai connu des socialistes de François Hollande
19:03et de Emmanuel Valls
19:04qui sont devenus des sociodémocrates
19:05et qui ont fait le pacte de responsabilité,
19:08qui ont baissé le taux d'IS d'impôt sur la société
19:10de 33 à 25 %,
19:11qui ont fait le CICE
19:13pour abaisser les charges sur les basses salaires, etc.
19:15Puis la suite, par Emmanuel Macron,
19:17de supprimer l'ISF.
19:18Ce sont des gens de gauche, on va dire,
19:21qui sont comme les Allemands, les Suédois,
19:23les Danois, etc.
19:24C'est-à-dire qu'ils considèrent que l'économie est fondamentale,
19:26ce qu'on disait avec Léonidas.
19:27C'est fondamental.
19:28Et puis là, depuis la dissolution,
19:30ces sociodémocrates ont disparu.
19:32Je ne sais pas où est-ce qu'ils sont.
19:33Et le PS, ce sont les frondeurs de François Hollande
19:35qui sont allés avec NFP.
19:37Et là, c'est très inquiétant
19:38parce que vous avez vu le débat budgétaire précédent.
19:41Ils sont très peu à l'Assemblée.
19:43Ils ne représentent presque rien.
19:44Et ils se retrouvent avec le chénon manquant
19:46pour faire que la retraite,
19:47cette fameuse réforme des retraites
19:49qu'il faudra de toute façon faire,
19:50de toute façon, il fera qu'on travaille jusqu'à 67 ans.
19:52Qu'on le veuille ou pas.
19:53C'est écrit.
19:55C'est de l'arithmétique.
19:56Et quand vous avez pour des questions
19:57de politique politicienne, de bas étage,
20:00parce qu'on protège nos députés,
20:01on protège notre parti,
20:02on protège notre poste dans le parti,
20:04tout ça, pour nous, c'est épouvantable
20:06parce qu'on ne travaille pas pour la France,
20:07on travaille pas pour les Français.
20:09Et je crois que les Français ont compris
20:10quand ils mettent les politiques à 15%,
20:13je dirais, d'honorabilité, on va dire,
20:15ou d'estime, alors que nous, les patrons,
20:16on est entre 55 et 70%.
20:18C'est énorme.
20:19Il y a une différence entre les deux.
20:20Je ne dis pas qu'on est des enfants de cœur.
20:21Ça veut dire qu'on a une responsabilité.
20:22Ça veut dire qu'on a une responsabilité.
20:24Et on a une responsabilité principalement
20:26en donnant ce qui est le commencement
20:30du conclusion, c'est le point de départ.
20:32Et les chiffres, d'ailleurs, le MEDEF,
20:34et vraiment, il faut louer le travail
20:36que Patrick Barta fait à la tête du MEDEF
20:38et avec cette université d'été.
20:41Ils ont distribué un petit livre,
20:43ça s'appelle « Un livre ouvert »,
20:45si ma mémoire est bonne.
20:46En tous les cas, il y a tous les chiffres fondamentaux,
20:48les chiffres de la dette,
20:50les chiffres des retraites,
20:52le coût des prestations sociales.
20:53Ce sont les éléments sur lesquels
20:55nous devons pouvoir débattre.
20:56Et ça devrait être le commencement
20:59d'un constat commun entre la gauche et la droite
21:02pour aller à une conclusion.
21:03En tout état de cause,
21:04cette première étape de saut d'obstacles
21:06que nous avons dans les mois qui viennent,
21:08qui est effectivement le budget,
21:09il y a déjà un message, nous semble-t-il,
21:12qui n'a malheureusement pas été très bien accueilli
21:14par beaucoup de parlementaires,
21:15celui du Premier ministre,
21:16disant que de toute manière,
21:17ils font un budget.
21:18Et ils nous font un budget.
21:19Il nous faut impérativement un budget
21:21parce que c'est en cela
21:23que nous sommes tous liés les uns aux autres.
21:25Si les taux d'intérêt dérapent
21:27à cause de la situation budgétaire
21:29qui n'est pas contrôlée,
21:30ça impactera la totalité des acteurs économiques
21:32donc nos sorts sont liés.
21:34Et des ménages.
21:35Et des ménages, nos sorts sont liés.
21:37Et la thématique de ces universités d'été,
21:39c'était le courage.
21:40Vous avez justement publié une tribune
21:42qui montre que l'idée,
21:45c'est ne plus rester dans ces eaux troubles
21:47et de cette culture du en même temps.
21:49Quel courage il faudrait prendre
21:50pour le gouvernement, selon vous,
21:52pour pouvoir avancer ?
21:53Le en même temps, c'est un pari
21:55que nous avons voulu prendre un peu
21:58pour notre compte, chacun d'entre nous.
21:59Nous y avons cru. Pourquoi ?
22:01Parce que là, en même temps, c'était un peu l'idée
22:02que l'on va tous entendre, qu'on soit de droite, de gauche,
22:05on va tous être ensemble et on va tous aller
22:06dans la même direction.
22:07On ne peut pas réussir
22:08à faire la réindustrialisation
22:10avec des gens qui sont décroissancistes.
22:12Si vous êtes dans la même équipe
22:14avec des gens qui considèrent
22:15qu'à chaque fois qu'on ouvre une usine,
22:16on fait reculer la cause du climat
22:18et que parallèlement, vous voulez réindustrialiser,
22:20ce n'est pas possible.
22:21Donc il faut choisir.
22:22Il faut que ce choix soit soumis aux Français.
22:24On ne peut pas vouloir une politique de l'offre
22:26en traînant un boulet de 450 milliards
22:28de protection sociale.
22:30Donc il va falloir revoir notre modèle social
22:32si on veut que la politique de l'offre réussisse.
22:34Et il faut soit l'un, soit l'autre.
22:36Mais on ne peut pas l'un des temps.
22:37On ne va pas pouvoir non plus
22:39restaurer notre souveraineté
22:40si on pense que nos accords européens
22:43sont sacrosants.
22:44Il faut que l'on dialogue.
22:45On ait un dialogue exigeant avec l'Europe.
22:47On a besoin d'Europe.
22:48Mais il y a des moments où il faut
22:50que l'on soit capable d'imposer
22:51nos choix industriels et notre souveraineté.
22:55Donc tous ces, en même temps,
22:57sont probablement les clés de compréhension
23:02de pourquoi nous en sommes,
23:03avec des intentions qui étaient plutôt louables,
23:06dans une impasse.
23:07Parce qu'on a voulu tout concilier
23:08et quelque part tout mélanger.
23:10L'élection que nous avons devant nous
23:12doit être un moment de clarification.
23:14On doit se fixer un cap
23:16et montrer que la démocratie,
23:18ça permet de choisir,
23:20de décider et d'agir.
23:22Eh bien ça, effectivement,
23:23nous en avons besoin.
23:24Et donc là, justement,
23:25il nous reste cinq minutes
23:26pour parler de choses vraiment concrètes.
23:28Quelle serait, selon d'autres,
23:29je vous pose la question à vous deux,
23:30quelle serait,
23:31si il devait y avoir une réforme
23:33à prendre, à tenir,
23:34un cap à tenir,
23:35ce serait lequel ?
23:36Alors, moi, je crois que,
23:37comme dans nos entreprises en crise,
23:38on fait deux choses.
23:39Il y a de la croissance,
23:40aller chercher de la croissance,
23:41mais surtout baisser les dépenses,
23:43la structure.
23:44Parce que si la croissance ne vient pas,
23:45elle peut être très aléatoire,
23:46liée à l'extérieur,
23:48eh bien vous avez une structure
23:49qu'il faut baisser
23:49pour pouvoir retrouver
23:50de la marge de manœuvre.
23:51La France est dans cet état-là.
23:53Il faut donc réduire les dépenses.
23:55Je pense que la chose la plus rapide
23:57pour avoir un quick win,
23:59comme on dit,
24:00c'est de faire comprendre aux gens
24:01qu'il faut travailler un peu plus
24:02en étant rémunérés plus.
24:04On a proposé,
24:05dans notre institut des solutions,
24:06et on va continuer de le faire,
24:08de revenir à 39 heures,
24:09payer 40.
24:10Aujourd'hui, si vous voulez,
24:11il y a ces fameux RTT.
24:13Les gens peuvent travailler 37 heures par semaine,
24:15ils ont un RTT, je crois, par mois,
24:17ou 39 heures,
24:18et ils ont deux RTTs par mois.
24:20À la fin du compte,
24:21ça fait beaucoup de RTTs,
24:22ça fait une vingtaine
24:22à la fin de l'année,
24:24qui est du temps rémunéré,
24:26mais pas travaillé.
24:28Donc, ce que nous proposons,
24:29nous, par exemple,
24:30c'est de dire,
24:30écoutez, vous pouvez travailler
24:31de 39 heures,
24:32il sera payé 40,
24:32c'est-à-dire que chaque heure sub.
24:33Et l'RTT,
24:35vous pouvez en prendre,
24:36mais de façon exceptionnelle.
24:37C'est plus...
24:38On transforme l'exception en général.
24:41Et là, ça fait une augmentation
24:42de salaire de 14% net,
24:4414% net.
24:46Ça ramène, grosso modo,
24:47100 milliards aux salariés,
24:49sur la population des salariés qu'on a,
24:51les 21 millions,
24:52et ça ramène 80, 70 à 80 millions,
24:55milliards, pardon,
24:56de charges et d'impôts,
24:57et de charges sociales et patronales à l'État.
24:59C'est une mesure,
25:00c'est la mesure la plus énorme
25:03de toutes les mesures que j'ai pu écrire
25:05dans ce livre,
25:05Gagner Plus,
25:06sur les 30,
25:07la plus efficace,
25:08la plus rapide,
25:09c'est de motiver nos concitoyens
25:11de travailler un peu plus,
25:13mais en étant...
25:14Il faut que le travail paye.
25:15Ça, c'est fondamental.
25:17C'est d'accord, Léonie D'Escar ?
25:17Non, mais...
25:18C'est absolument fondamental.
25:20ça veut dire quoi ?
25:21Ça veut dire qu'il faut mettre
25:22du carburant dans la machine.
25:23Le carburant de notre croissance,
25:25le carburant de nos entrepreneurs,
25:27c'est le travail.
25:28C'est que tout le monde
25:29se fait engager.
25:30Et si chacun met le maximum
25:32de ce qu'il peut
25:33et qu'à la fin du mois,
25:35il est quasiment aussi pauvre
25:37que s'il n'avait pas de travail,
25:38eh bien, vous avez démotivé un pays.
25:40Il faut remotiver notre pays.
25:42Et là, c'est triplement gagnant.
25:43C'est gagnant pour le salarié,
25:44c'est gagnant pour l'entreprise.
25:45Et c'est gagnant pour l'État.
25:46Et c'est gagnant pour l'État.
25:47Quand on me dit,
25:48vous avez sifflé Mélenchon
25:49qui proposait un 14%
25:51d'augmentation du suivi,
25:52ça a fait sur les réseaux
25:53un buzz effrayant.
25:55Et en fait,
25:57il faut dire,
25:58il faut qu'on dise et qu'on affirme
25:59que nous, les patrons,
26:00on veut augmenter nos salariés.
26:02Mais on a un problème de marge
26:04où demain matin,
26:05vous augmentez brutalement
26:07tout votre SMIC de 14%.
26:09D'abord, toute l'échelle
26:09des salaires est augmentée
26:10parce que ceux qui sont
26:11près du SMIC, ça ne marche pas.
26:12Et deuxièmement,
26:13vous avez déjà des marges
26:14riquiquées actuellement
26:14à cause de la croissance
26:15très faible, etc.
26:16Ce qui fait que là,
26:17beaucoup de entreprises
26:18sont en position de survie.
26:20Augmenter de 14% demain matin,
26:21ça va être en position
26:22de mort.
26:23de mort totale.
26:25Et vous vous demandez
26:26quelle est la priorité.
26:28La priorité absolue,
26:29c'est de faire en sorte
26:30que les charges soient réduites
26:31sur le salaire.
26:32Il n'y a que le travail
26:33qui paye la totalité
26:34de notre modèle social.
26:36Et donc,
26:37nous payons déjà
26:38des salaires très élevés,
26:39sauf que les quantités
26:41de charges qui pèsent dessus
26:42font qu'à la fin,
26:43le salaire net est très bas.
26:44Et donc, ça,
26:45c'est effectivement une priorité.
26:46Deuxième réforme,
26:47qui est de ramener
26:48le net vers le brut.
26:50Donc, en fait,
26:50on a fait des calculs,
26:51là encore.
26:52Là, on paye 100%.
26:53Quand vous payez 100,
26:54vous payez 200
26:56au coût du travail.
26:56Donc, il y a 100 euros
26:57de charges sociales patronales.
26:59Il faut les réduire
26:59de 25%, en gros.
27:01Parce qu'en 25%,
27:01on serait à peu près
27:02à la moyenne européenne.
27:03Eh bien, ça fait
27:04des chiffres considérables.
27:05Et pour ça,
27:05il faut regarder la retraite.
27:06Qu'est-ce que payent
27:07ces charges salariales
27:08et patronales ?
27:09La retraite,
27:09l'assurance chômage,
27:10la sécurité sociale
27:11et quelques autres points.
27:12Mais je voudrais...
27:13Et ces trois blocs
27:13sont très importants,
27:14dont la retraite,
27:15qui devient,
27:16avec le Travailler Plus,
27:17sur un an,
27:18le point le plus important
27:20pour ramener aussi
27:21de l'argent,
27:22de la productivité,
27:22en gagnant,
27:23en gagnant,
27:23encore une fois.
27:24Pardon, Pierre.
27:24Je voudrais quand même
27:25préciser une chose,
27:26parce que tout ça,
27:27ce n'est pas uniquement
27:28des réformes comptables.
27:29Il faut simplement
27:30quand même rappeler
27:31que c'est la plus extraordinaire
27:33aventure qui attend
27:34notre pays.
27:35C'est d'aller chercher
27:36de la croissance,
27:37aller chercher
27:38de l'innovation.
27:39Est-ce que pour l'instant,
27:39il y a un programme économique
27:41qui peut répondre à ça,
27:42pour l'instant,
27:42qui a été mis en avant ?
27:44Alors, j'ai quelques idées,
27:45parce que je vois à peu près
27:47tous les candidats,
27:47enfin, pas tous,
27:48parce qu'il y en a
27:48que je n'ai pas encore vus.
27:50J'étais avec David Lissnard,
27:51par exemple,
27:52le week-end,
27:54et David Lissnard,
27:55je dirais,
27:56et je ne veux pas faire
27:57de préférence politique
27:58ce soir,
27:58et je ne soutiens personne,
27:59parce que je ne veux pas
28:00soutenir personne.
28:01Et si vous me posez la question,
28:02il a un programme politique
28:03qui est lié à son passé
28:05d'entrepreneur et de commerçant,
28:07et de famille de commerçant.
28:08Il est maire à succès,
28:09il s'est fait lire
28:09à plus de 80% à Cannes
28:11au premier tour
28:12deux fois de suite,
28:13et son discours
28:14est très proche du nôtre.
28:16En tout cas, son.
28:16Très proche du nôtre,
28:17parce qu'en effet,
28:18il est sur les économies,
28:20et il veut...
28:21Vous savez,
28:22soit vous êtes sur les taxes
28:23et la dette,
28:25et ça,
28:25c'est totalement irresponsable,
28:26et ces gens-là,
28:27je ne les écoute plus,
28:28et ils sont insupportables,
28:29soit vous êtes sur les économies,
28:31alors vous tentez
28:31de réformer les systèmes,
28:32d'optimiser le modèle social,
28:33et il est dans cette démarche-là.
28:35Alors, je dis,
28:35il n'est pas le seul.
28:36Quand vous regardez
28:37les candidats que j'ai entendus,
28:39ça va de Philippe
28:40à Sarah Knafo,
28:40il y a plein de bonnes idées
28:41là-dedans, etc.
28:42Après, si vous voulez,
28:43tous ceux, par contre,
28:44qui sont un peu plus à gauche,
28:47voire un peu plus à droite,
28:48sur le programme économique,
28:50c'est du grand n'importe quoi.
28:52Et donc, je pense que nous,
28:53on a un rôle, si vous voulez,
28:54sans soutenir personne,
28:55c'est d'acculturer les candidats,
28:57acculturer les Français,
28:58de rappeler les bases,
29:00les bases qui fonctionnent
29:01dans l'ensemble des pays au monde
29:03qui réussissent.
29:04Ce n'est pas de l'ultralibéralisme.
29:06Et nous avons eu une responsabilité,
29:07c'est de rappeler les réalités
29:08tous les jours,
29:09parce que les réalités
29:10tous les jours,
29:10c'est ce qui fait la vie
29:11des entrepreneurs.
29:12Merci beaucoup,
29:13Léonie Daskalogiro-Poulos.
29:14Je rappelle que vous êtes
29:14PDG et fondateur
29:15de Médiation et Arguments
29:16et fondateur d'Entrepreneurs
29:18pour la République.
29:18Pierre Gattaz,
29:19vous êtes PDG de Radial
29:20et ancien président NUMEDEF.
29:21Merci à tous les deux
29:22d'avoir été présents
29:23pour la première de Smartéco
29:24et merci à vous toutes et tous
29:25de nous avoir suivis.
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