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Mercredi 2 septembre 2026, retrouvez Marc Palazon (CEO, Groupe Smile) et Thomas Picquette, (Directeur général, Hopium) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:07Bonjour à toutes et à tous, très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle émission de SmartEco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:16Retrouvez-nous tous les jours à l'antenne mais aussi sur le site bismart.fr et sur toutes vos plateformes
00:22d'écoute.
00:22Le mercredi, SmartEco donne tout particulièrement la parole aux dirigeants.
00:27Aujourd'hui nous allons parler de souveraineté, souveraineté numérique d'abord et souveraineté énergétique ensuite.
00:33Alors comment l'open source peut-il devenir un levier de souveraineté numérique ?
00:38Pour en parler je reçois Marc Palazon qui est CEO du groupe Smile.
00:42Puis nous nous intéressons à une autre filière stratégique, l'hydrogène.
00:46Où en est réellement la filière aujourd'hui ?
00:48Comment construire une feuille de route industrielle dans ce secteur qui cherche encore son modèle ?
00:53Pour en parler, Thomas Piquette qui est directeur général d'Opiem nous rejoindra.
00:57C'est parti, c'est SmartEco.
01:03Souveraineté numérique, des termes qu'on utilise souvent dans les discours politiques.
01:07Dans son monde personnel bien sûr, on est conscient de l'omniprésence de WhatsApp, Google, Amazon.
01:13Donc on est étranger à personne à ces éléments américains.
01:16Qu'en est-il de la présence, la conscience des entreprises ?
01:20Sont-elles conscientes que ce sont des acteurs de cette souveraineté ?
01:24En ce début d'émission, je suis ravie de recevoir Marc Palazon.
01:27Bonjour.
01:27Bonjour.
01:28Vous êtes président du groupe Smile, donc entreprise de service du numérique européen.
01:32Smile accompagne les entreprises dans la construction et la gestion de leur système informatique
01:36avec une spécialisation historique dans des technologies open source.
01:40Donc on va justement parler de l'open source pour comprendre comment ces lignes de code accessibles et modifiables
01:46peuvent devenir un levier de souveraineté numérique.
01:49Tout d'abord, ces grands termes, souveraineté numérique, est-ce que ça c'est quelque chose dont les entreprises
01:54sont conscientes qu'elles peuvent agir pour la souveraineté ?
01:58En fait, quelles sont les actrices principales de la souveraineté numérique d'un pays ?
02:01Alors c'est un terme qui existe depuis très longtemps, dont on entend beaucoup parler depuis quelque temps encore plus.
02:06Parce qu'il y a eu plusieurs phases qui ont fait que les entreprises publiques, les administrations et les entreprises
02:12privées
02:12se sont rendues compte que la souveraineté numérique, nous ce qu'on appelle l'autonomie digitale, était extrêmement importante.
02:19Pour parler un peu à tout le monde, on a tous entendu pendant le Covid où on était bloqués chez
02:23soi,
02:23il fallait utiliser des systèmes de visioconférence et donc on utilisait souvent des systèmes américains
02:27et on s'est dit qu'on n'était pas très indépendants de ce point de vue-là et donc
02:30ça avait déjà un petit peu fait le buzz.
02:33On avait également les administrations publiques qui très tôt, elles, ont voulu avoir une certaine souveraineté numérique
02:39et depuis les tensions géopolitiques qu'on connaît depuis 2022 notamment, et puis aussi l'administration américaine qui a changé,
02:46on est entré dans le concret à la fois pour les administrations publiques mais également pour les entreprises privées
02:50qui ont compris que finalement, elles étaient très dépendantes du digital et que la plupart des technologies qu'elles utilisaient
02:55étaient américaines.
02:56De quoi les entreprises sont-elles dépendantes ? On parle de logiciels, on parle de cloud, de puces, qu'est
03:02-ce qui nous rend dépendants exactement ?
03:04Alors justement, il y a plein de couches en fait. Souvent, on fait appel à la souveraineté numérique en disant
03:08l'hébergement.
03:09Donc en fait, je stocke mes données et donc elles sont données, elles sont stockées pas en Europe, pas en
03:14France, elles sont stockées ailleurs.
03:16Mais en fait, la souveraineté numérique ou l'autonomie digitale va bien au-delà, il y a la partie logicielle.
03:19Vous utilisez un logiciel, quelles sont les licences, à qui appartient le code et est-ce que je maîtrise l
03:25'aspect tarifaire et l'aspect de l'utilisation de cet outil ?
03:29Vous pouvez citer WhatsApp qui est une chose plutôt pour les particuliers, on va dire.
03:34Vous l'utilisez tous les jours mais en fait, vous n'êtes pas en capacité de savoir ce logiciel.
03:37Est-ce que demain, il va être payant ? Est-ce que les données qui sont utilisées par WhatsApp peuvent
03:42être réutilisées d'une manière qui n'est pas conforme à la législation européenne, etc.
03:46Donc en fait, la souveraineté numérique et l'autonomie digitale, ça touche plein de couches, l'infrastructure, l'hébergement mais
03:52également la partie logicielle.
03:53Quels sont les risques économiques ? Vous parlez de ces logiciels qui peuvent devenir payants. Quel est l'aspect économique
04:00de cette souveraineté numérique ?
04:02Je peux essayer de démontrer le sujet assez simplement.
04:05Je pense que maintenant, toute administration et ou entreprise a été digitalisée sur les 20 dernières années.
04:09Et donc, le digital a devenu quelque chose de critique par rapport à son fonctionnement.
04:14On a des exemples, donc on peut avoir l'utilisation de données de son entreprise ou de son administration qui
04:22ne seraient pas conformes à ce qu'on souhaiterait.
04:23Donc ça, c'est la souveraineté sur les données.
04:25Il peut y avoir des choses aussi de compliance par rapport à la réglementation.
04:30RGPD, c'est en Europe, ça n'existe pas aux Etats-Unis par exemple.
04:33Vous avez également l'accès simplement au service.
04:36Vous savez qu'il y a beaucoup de logiciels qui sont en mode SaaS, donc hébergés.
04:39Vous avez accès à la plateforme, mais elle n'est pas sur vos infrastructures à vous.
04:43Et du jour au lendemain, elle peut être coupée.
04:45Et c'est déjà arrivé.
04:46Et puis, le troisième sujet, c'est l'aspect tarifaire.
04:49Aujourd'hui, dans votre business model, vous payez 1.
04:52Si vous êtes dépendant, peut-être que ça va être 10 demain.
04:56Et on a des exemples concrets.
04:58Et là, ça peut être un chemin critique.
04:59Et ça peut mettre à mal votre administration ou votre entreprise,
05:02puisque vous ne pourrez pas soutenir ce tarif.
05:05Et donc, c'est toute une chaîne en fait.
05:07C'est mes données, la réglementation, l'accès simplement au service,
05:12et par ailleurs, l'aspect tarifaire qui peut être un problème.
05:15La souveraineté numérique, c'est quand même un terme qu'on entend de plus en plus
05:19dans les discours politiques, notamment européens.
05:21Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a eu un déclic européen
05:25pour l'accompagnement des entreprises ?
05:27Nous, on est convaincus depuis toujours.
05:28Donc en fait, on s'est spécialisé depuis une vingtaine d'années dans l'open source.
05:32On est le leader en Europe.
05:32Donc l'open source, pour en dire deux mots, c'est simplement
05:35que vous avez des logiciels, vous avez accès au code source.
05:37Donc ça veut dire que vous savez ce qu'il y a dedans,
05:40vous pouvez l'utiliser à façon.
05:41Et donc ça vous donne une certaine liberté.
05:42Et ça donne une liberté surtout aux clients qui utilisent ces technologies-là.
05:45Donc nous, on était convaincus de la souveraineté depuis toujours.
05:48Même si la souveraineté, comme je l'ai dit tout à l'heure,
05:49ce n'est pas que l'open source, ce n'est pas que le logiciel,
05:51c'est toute une chaîne.
05:53Et bien entendu, je vous dis, par rapport à ce qui s'est passé récemment
05:56avec les conflits géopolitiques,
05:58on s'est rendu compte qu'on était extrêmement dépendants.
06:00Et donc là, il y a eu un déclic fort.
06:02Je pense que les entreprises ont tous...
06:03C'est plutôt récent alors ?
06:04De manière massive, voilà.
06:06Depuis deux, trois ans, au niveau public,
06:08c'était déjà quelque chose d'acquis.
06:09Mais au niveau du privé, c'est quelque chose qui est redevenu
06:11vraiment un élément critique.
06:12Parce qu'ils se sont rendus compte qu'il y a peut-être une chance
06:14sur dix mille que ça arrive.
06:15Mais si ça arrive, ça peut mettre à mal l'existence même de la société.
06:19Donc c'est devenu un chemin, un chemin,
06:21enfin un sujet très très important.
06:23Voilà.
06:24Mais vous trouvez que les politiques européennes accompagnent...
06:27Ah oui, tout à fait.
06:28Alors Smile est acteur de pas mal de think tanks
06:33et de groupes de réflexion.
06:35On travaille notamment avec la Commission européenne
06:37qui essaie de légiférer par rapport à ça.
06:39Moi, je milite beaucoup, vous savez, dans les appels d'offres,
06:42que ce soit public ou privé.
06:44On a mis de plus en plus une chose importante sur le RSE.
06:49Donc en fait, vous devez pouvoir montrer des choses sur le RSE
06:53en tant que société et en tant que solution que vous allez pouvoir apporter.
06:55C'est quelque chose qui s'est développé d'abord dans le public
06:57et ensuite qui a touché toutes les entreprises,
06:59notamment les grandes entreprises.
07:00Moi, je suis convaincu qu'il faut mettre des éléments sur la souveraineté numérique.
07:04C'est-à-dire qu'en fait, c'est un sujet important.
07:06Et donc pour répondre à votre question,
07:07l'administration a vraiment mis le curseur là-dessus,
07:11à la fois pour ses propres besoins,
07:12mais également pour essayer de réglementer,
07:14pousser à ce que tous les acteurs européens
07:16puissent avoir ce sentiment
07:20que la souveraineté numérique est un élément important.
07:23Donc là, vous avez parlé de l'open source,
07:25vous avez dit qu'il y avait d'autres éléments,
07:26mais concrètement, comment est-ce que ça peut être un levier
07:29pour cette souveraineté ou cette autonomie ?
07:32Alors justement, dans la chaîne de ce que je vous ai expliqué,
07:35comme je vous l'expliquais, il y a les données,
07:37mais il y a également le logiciel.
07:38Le logiciel, la souveraineté, déjà la première étape,
07:41c'est que si c'est une entreprise avec un siège européen,
07:45avec une législation européenne,
07:46au niveau européen, ça nous rend déjà plus souverains.
07:49Donc on n'a pas forcément besoin que de l'open source
07:50pour pouvoir être souverains.
07:51Et par ailleurs, l'open source, par nature,
07:53vous avez accès à l'entièreté du code
07:56qui fait fonctionner le logiciel que vous utilisez.
07:58Donc ça vous donne une indépendance très forte,
08:02puisque à tout moment, vous savez ce qu'il y a à l'intérieur,
08:04on ne peut pas vous couper l'accès,
08:06puisque vous avez accès au code,
08:07donc vous pouvez le réutiliser à façon.
08:09Et donc, dans la chaîne de la souveraineté numérique
08:11ou de l'autonomie digitale,
08:12l'open source a une part très importante.
08:15Et concrètement, comment ça se produit ?
08:16Alors, c'est vous qui créez ?
08:17Je suis une entreprise, j'ai besoin de tel logiciel,
08:19j'aimerais qu'il soit en ouvert.
08:21Alors, ce n'est pas nous qui créons.
08:22En fait, le principe de l'open source,
08:25il n'y a plusieurs émanations de l'open source,
08:27mais le principe, c'est que c'est une communauté.
08:28Il y a toujours une communauté derrière, mondiale.
08:30Donc plusieurs acteurs, en plus,
08:32qui se vérifient les uns les autres.
08:33Qui se vérifient les uns les autres,
08:34qui font évoluer le logiciel,
08:36qui les audite en permanence.
08:37Mais surtout, les produits open source,
08:40ce n'est pas juste de mettre mon code source disponible.
08:42C'est qu'il faut qu'il y ait une communauté
08:43qui vous permet d'avoir une certaine pérennité
08:45par rapport à votre outil.
08:46Donc la pérennité des outils open source
08:48est aussi importante.
08:49Et donc, notre travail à nous,
08:50c'est de connaître toutes ces solutions-là
08:51et de les proposer à nos clients
08:53lorsque ça fait du sens,
08:54pour leur apporter une autonomie digitale.
08:56Mais j'insiste sur le fait qu'il y a l'open source,
08:58mais aussi toute la chaîne que j'ai citée avant
09:00qui est importante dans l'autonomie digitale
09:02et la souveraineté numérique.
09:03Et comment être sûr que ce logiciel,
09:06ces données open source, soient sécurisées ?
09:09Il n'y a pas un problème de sécurité derrière ?
09:10Ah non, ça c'est contre-intuitif,
09:12mais justement, plus c'est ouvert, plus c'est sécurisé.
09:14Je vous donne un exemple,
09:15c'est que si le logiciel,
09:17d'ailleurs c'est le cas notamment avec clients en ce moment,
09:19le logiciel est disponible à tout le monde.
09:21Donc ça veut dire qu'il y a tous les développeurs du monde
09:23qui peuvent regarder à l'intérieur
09:24pour voir s'il y a des failles de sécurité.
09:26Et dès qu'il y en a une,
09:26c'est remonté, la communauté le corrige.
09:29Et donc, contrairement à un logiciel propriétaire,
09:32où finalement c'est que la société éditrice du logiciel
09:34qui va vérifier s'il y a des trous de sécurité
09:36et qu'en y en a une, elle va le corriger,
09:37là, comme le code est ouvert, tout le monde peut l'auditer.
09:40Et donc tout le monde va vérifier
09:42s'il y a des failles de sécurité et pour les corriger.
09:45Et quand je parlais de l'IA, c'est important,
09:46c'est un gros changement dans notre écosystème,
09:49l'IA en fait est là aussi pour justement aller scruter.
09:51Comme le source est disponible,
09:53elle peut avoir accès à tout ce code source
09:54et elle-même retrouver éventuellement des failles
09:56et remonter les choses pour pouvoir les corriger.
09:59Donc non, c'est un peu à contre-intuitif
10:01parce qu'on y a accès,
10:02mais plus le code est ouvert, plus il est sécurisé.
10:04Et en termes financiers, est-ce que c'est quelque chose de payant ?
10:07Est-ce que ouvert veut dire gratuit ?
10:09Ah non, ça serait trop long, on n'a pas le temps,
10:12mais globalement, il ne faut pas faire le lien
10:14entre l'open source et la gratuité.
10:15L'open source, il y a toujours des gens
10:17qui ont créé du code source derrière,
10:19il y a des gens qui doivent intégrer les solutions,
10:21qui doivent les exploiter.
10:23Donc il peut y avoir moins de coûts de licence
10:26et des choses comme ça,
10:27mais pour moi, ce n'est pas le critère majeur.
10:28Le critère plus important,
10:29c'est justement cette flexibilité,
10:31cette ouverture et cette transparence
10:32qui créent une autonomie maximum pour nos clients.
10:35Donc là, il nous reste 4 minutes,
10:37on va revenir sur l'histoire de l'entreprise.
10:38Vous êtes à la tête du groupe Smile depuis 18 ans,
10:41vous avez vécu quand même énormément de crises,
10:44de changements.
10:46Qu'est-ce qui vous a permis d'aller au-delà
10:48de la crise d'Internet dans les années 2000, etc. ?
10:52Qu'est-ce qui vous a permis d'être agile ?
10:54Alors, il y a moi,
10:57il y a aussi tout l'écosystème de la société.
11:01Moi, je suis rentré il y a 25 ans dans la société,
11:03je la dirige depuis 18 ans,
11:04et quand je suis rentré dans Smile,
11:05on était 50,
11:06et aujourd'hui, on a un peu plus de 1600 personnes.
11:08Donc c'est sûr que la vie de la société a beaucoup évolué.
11:11On a eu, comme vous l'avez dit,
11:12pas mal d'étapes de crise,
11:13mais également de mue en termes de taille.
11:15Ce qui est important pour moi,
11:17c'est de garder une ADN claire,
11:19une vision par rapport à ce qu'on souhaite faire.
11:20Nous, notre credo,
11:22c'est vraiment d'apporter de l'excellence technologique
11:25pour permettre à nos clients de surperformer
11:28et d'avoir un avantage compétitif,
11:29et notamment la souveraineté numérique
11:31est un élément fondamental.
11:32Donc ça, c'est le premier point.
11:33Il faut s'entourer de talents.
11:34C'est important d'avoir des gens qui sont passionnés,
11:38ce qui est un peu le cas de gens chez Smile,
11:40et de se renouveler en permanence.
11:42Là, on n'a pas le temps d'en discuter,
11:43mais l'IA, par exemple,
11:44donc nous, depuis très tôt,
11:46on a fait le choix d'intégrer l'IA,
11:48d'adopter l'IA dans tous nos process,
11:50en interne comme entreprise,
11:51mais par rapport à ce qu'on intègre pour nos sociétés.
11:55Et donc, le renouvellement permanent,
11:56la culture d'innovation,
11:59du questionnement, de s'interroger,
12:01je pense que c'est fondamental.
12:02Je le fais à titre personnel,
12:04mais on le fait aussi en termes de société,
12:05en permanence, se remettre en question
12:07et essayer d'innover,
12:08pour nous, mais aussi pour nos clients.
12:10J'imagine que maintenant que le terme
12:11souveraineté numérique est vraiment présent
12:13dans les débats,
12:14ça doit être très porteur pour vous,
12:15jusqu'en entreprise.
12:16Oui, tout à fait.
12:17Et maintenant, ce que nous, on fait beaucoup,
12:19c'est de pousser pour qu'il y ait
12:21des vrais, vrais sujets
12:23qui soient mis en place
12:24et que les gens n'oublient pas.
12:26On a eu vraiment
12:28une prise de conscience
12:29qui a été forte
12:30et nous, on en est vraiment convaincus
12:31que c'est extrêmement important
12:32pour l'Europe.
12:33Et donc, notre credo,
12:34c'est d'aider nos clients
12:36à prendre la bonne décision
12:36et d'avancer.
12:37Oui, c'est vrai que parfois,
12:38il y a des crises,
12:39on est tous feu, tout flamme
12:41et puis deux ans après,
12:41je citais l'exemple tout à l'heure
12:42du Covid.
12:43Le Covid, tout le monde pensait
12:45que les choses allaient changer,
12:46notamment pour la souveraineté numérique,
12:47mais pas que.
12:48Puis dès qu'on a réouvert,
12:49les gens sont vite revenus
12:50un petit peu à leurs habitudes.
12:51Vous pérennisez tout ça ?
12:52Non, on essaie de pérenniser ça.
12:54On en est convaincus.
12:55Il nous reste une minute trente.
12:56Est-ce que vous avez des incertitudes,
12:58justement,
12:58dans les prochaines années
13:00sur le cadre,
13:02soit législatif,
13:03soit l'évolution technologique
13:04qui peut vous pousser ?
13:05Je pense que ça dépasse.
13:06En fait, c'est l'Europe.
13:07Ce n'est pas que la France,
13:08c'est l'Europe.
13:08Elle a vraiment un rôle à jouer,
13:10mais il faut qu'elle s'en donne
13:11les moyens.
13:12Et pour ça,
13:12il faut avoir une ligne directrice commune.
13:17Donc, sur la partie numérique,
13:18ce qui est important,
13:19c'est que tout le monde joue le jeu.
13:21C'est-à-dire les administrations,
13:23les instances européennes,
13:25le monde du privé,
13:26pour se donner les moyens.
13:27Parce qu'en fait,
13:28pour pouvoir faire évoluer
13:29l'autonomie digitale en Europe,
13:30il faut des projets.
13:31Et à la fin, je dirais,
13:32il faut des commandes.
13:32Ce n'est pas que pour ce mail.
13:33En général,
13:34il faut promouvoir
13:35les solutions européennes,
13:36promouvoir les solutions open source.
13:37et finalement,
13:38faire le choix
13:39d'utiliser ces acteurs
13:40plutôt que la faciliter
13:41à utiliser une solution
13:43peut-être anglo-saxonne
13:44qui est avec usage du média,
13:46mais qui va faire reculer
13:48l'autonomie digitale.
13:49Et c'est ce qui s'est passé
13:49les dix dernières années.
13:50C'est qu'on a utilisé
13:51des technologies accessibles,
13:53finalement pas chères,
13:54plutôt que d'investir
13:55sur les technologies européennes.
13:56Donc en fait,
13:57ma crainte,
13:58enfin mon attention,
13:59c'est le fait
13:59qu'on se donne les moyens
14:00et qu'on agisse
14:01et qu'on fasse des projets concrets.
14:03Oui, parce que finalement,
14:03l'Europe a tout pour pouvoir...
14:05Elle a tout.
14:06Elle a tout,
14:06mais il faut qu'elle fasse
14:07un choix résolu.
14:09Merci beaucoup Marc Palazon.
14:11Je rappelle que vous êtes
14:11président du groupe Smile.
14:14Et tout de suite,
14:14on passe à la deuxième interview
14:16de cette émission.
14:16On parle encore de souveraineté,
14:18mais cette fois-ci,
14:18souveraineté énergétique.
14:24De constructeurs automobiles
14:26à hydrogène
14:27à fournisseurs
14:28de systèmes de piles
14:29à combustible,
14:30Opium a opéré
14:31un important virage stratégique
14:33qu'à l'image d'une filière hydrogène
14:35qui cherche encore son modèle.
14:36Alors comment naviguer
14:37dans cette filière
14:38encore en construction
14:39et surtout,
14:40comment passer
14:40de l'innovation
14:41à l'industrialisation ?
14:43Je suis ravie de recevoir
14:44Thomas Piquette.
14:44Bonjour.
14:45Bonjour.
14:45Vous êtes directeur général
14:46d'Opium
14:47depuis février 2026.
14:49Merci beaucoup
14:49d'être avec nous.
14:50Avec grand plaisir.
14:51Alors justement,
14:51vous venez du monde financier,
14:53plutôt capital investissement,
14:54restructuration.
14:55Pourquoi est-ce que vous avez choisi
14:57de reprendre Opium,
14:58de vous jeter dans ce monde
15:00de l'énergie ?
15:01On était sur une situation
15:03chez Opium
15:04qui méritait,
15:05on va dire,
15:05un travail de fond,
15:07je pense,
15:07sur le repositionnement
15:08des activités,
15:09sur leur diversification également,
15:12avec un savoir-faire,
15:14en effet,
15:15au niveau des financements
15:16que je pensais pouvoir apporter
15:17et des enjeux,
15:18comme vous l'avez dit,
15:19sur la filière hydrogène
15:19qui sont très importants
15:20et qui ne peuvent que motiver
15:22en fait,
15:23tous les profils
15:24qui s'intéressent
15:25à ces sociétés ?
15:26Alors,
15:26vous n'étiez pas encore
15:27à la tête de la société
15:28à ce moment-là,
15:28mais comment s'est fait
15:30ce changement de stratégie ?
15:32Parce que c'est quand même
15:33un virage énorme
15:35de constructeurs autonomobiles
15:36à solutions de piles.
15:41Pourquoi c'est devenu indispensable ?
15:42Comment ça s'est fait ?
15:43Ça s'est fait
15:45de manière assez naturelle
15:47par le passage
15:48d'endressement judiciaire
15:49de la société,
15:49le besoin de recentrage
15:50de ces activités
15:51sur ce qui est devenu
15:52son cœur de métier,
15:53donc la pile à hydrogène,
15:54donc vraiment le cœur
15:56de ce qui constituait
15:57l'automobile ?
15:58Qui était déjà faite
15:59par l'entreprise ?
16:02Exactement,
16:04qui était faite également
16:13par l'automobile.
16:25qui nous ont permis
16:26de construire cette pile
16:27d'ingénierie,
16:28de savoir-faire en modélisation,
16:29de savoir-faire en mécanique
16:31des fluides,
16:32toutes ces connaissances
16:33portées par les équipes
16:35qu'on essaie aujourd'hui
16:35de mettre à disposition
16:36du marché,
16:37notamment du marché
16:37de l'hydrogène.
16:38Alors on va refaire
16:39un petit peu de pédagogie
16:40peut-être pour ceux
16:41qui nous écoutent.
16:43L'hydrogène,
16:44est-ce que vous pouvez
16:44nous rappeler
16:45qu'est-ce que c'est exactement,
16:47comment c'est né,
16:48comment bien comprendre
16:49ce secteur ?
16:50Alors ce secteur,
16:51il est né historiquement
16:54pour notamment
16:56la pile à combustion,
16:58donc la production
16:58d'électricité
17:00via l'utilisation
17:01de molécules simples
17:03qui est l'hydrogène
17:04et qui aujourd'hui
17:06apporte quand même
17:07un certain nombre
17:07de solutions
17:08à pas mal d'acteurs
17:10du marché.
17:10C'est-à-dire que la production
17:11d'hydrogène aujourd'hui
17:12en France,
17:13pour grossir les chiffres,
17:13c'est à peu près
17:14300 000 tonnes par an
17:15et deux tiers
17:16qui est produit
17:17par des industries
17:18qui les utilisaient,
17:18même type raffinage,
17:19chirurgie, métallurgie.
17:20Donc on est sur des usages
17:21complètement différents
17:22que ceux qui sont notamment
17:23portés par opium
17:24sur la mobilité
17:24mais qui est aujourd'hui
17:26une mélocule indispensable.
17:27Donc grâce à cette
17:29utilisation industrielle,
17:31beaucoup d'acteurs
17:32ont décidé aussi
17:33d'utiliser cette molécule
17:36pour commencer à produire
17:37de l'énergie,
17:38de l'électricité
17:38de façon aujourd'hui
17:40on l'espère
17:40de plus en plus verte
17:41et de répondre
17:43à un certain nombre
17:43d'attentes du marché
17:46en termes d'écologie
17:47et de production
17:48et de souveraineté énergétique.
17:49Qu'est-ce que ça permet
17:50de faire
17:50que l'électricité directe
17:52ne permet pas de faire ?
17:53Alors, ça permet déjà
17:54d'embarquer des quantités
17:56potentielles électricité
17:58assez importantes
17:58sous format liquide
18:00ou solide
18:01selon des réservoirs définis.
18:06Ça permet également
18:09typiquement en France
18:10où on a un parc nucléaire
18:12et un parc d'énergie
18:13très développé
18:14de stocker de l'énergie
18:17et de la surconsommation
18:18d'électricité
18:19via de l'électrolyse
18:21et de la production
18:21d'hydrogène
18:22puis de la redistribuer
18:23sur le réseau.
18:24Et ça permet aussi
18:25de répondre
18:25là où aujourd'hui
18:26typiquement
18:27certaines
18:30certaines
18:32problématiques
18:32notamment
18:33traitées par les batteries
18:34plus standards
18:35automobiles
18:35ne répondent pas
18:36à type
18:37fret lourd
18:38et utilisation
18:39assez intensive
18:40qui demande
18:40des puissances
18:41assez importantes
18:42sur lesquelles
18:42les piles à hydrogène
18:43peuvent répondre.
18:43Donc un avantage économique
18:44peut s'implémenter
18:46dans le monde industriel
18:47facilement ?
18:47Alors, l'avantage économique
18:49c'est un peu l'enjeu
18:49aujourd'hui
18:50de l'hydrogène.
18:51Il est double.
18:51c'est une production
18:52d'hydrogène vert
18:54maintenant
18:55sachant qu'aujourd'hui
18:56trois quarts
18:57de la production
18:58d'hydrogène
18:59est issue
18:59d'énergie fossile
19:01pas encore
19:02complètement zéro émission
19:04et par le développement
19:06en effet
19:07de ce mode de production
19:08une augmentation
19:09des volumes
19:09une augmentation
19:10de l'utilisation
19:11des installations
19:11et une baisse
19:12du prix unitaire
19:12qui permet aussi
19:13de se rapprocher
19:14du prix des énergies fossiles.
19:16Comment est-ce que
19:17vous avez vu
19:17le marché évoluer ?
19:18Parce que c'est vrai
19:19qu'il y a quelques années
19:20on voyait un peu
19:21l'hydrogène
19:22comme la grande solution
19:24j'ai pas l'impression
19:24que ça a décollé
19:25aussi rapidement
19:27qu'on l'ait souhaité
19:27qu'est-ce qui s'est passé
19:29ces dernières années
19:30dans le développement
19:32de cette filière ?
19:33C'est comme vous l'avez dit
19:34au début
19:35une filière
19:35qui a été très innovante
19:36donc qui dit innovation
19:38on a aussi recherché
19:40je pense les marchés
19:41d'utilisation
19:42d'utilisation cible
19:44pour l'hydrogène
19:47une entreprise comme Opium
19:48C'est un problème de cible
19:49c'est-à-dire ?
19:50C'est pas tant un problème
19:51c'est que c'est
19:52beaucoup d'entreprises
19:53qui ont en effet
19:54tenté de pousser
19:55des solutions technologiques
19:56sur des marchés
19:57qui n'étaient pas forcément matures
19:59où le business model
20:00la rentabilité économique
20:01n'existait pas
20:01encore forcément
20:02aujourd'hui
20:05le marché fait qu'on a toujours
20:07ce besoin d'utilisation
20:08industrielle de l'hydrogène
20:09ce qui est vraiment
20:10une opportunité à mon sens
20:11parce que la France
20:12a aujourd'hui
20:13les capacités de production
20:14qu'elle peut développer
20:14on a un plan
20:15d'hydrogène France 2030
20:17qui pousse
20:18sur les sujets
20:19d'électrolyse
20:19pour continuer
20:20à verdir
20:21la production d'hydrogène
20:22qui sera utilisée
20:23par les industries
20:24en baissant leur coût
20:24sur ces industries
20:25qui utiliseront toujours
20:26de l'hydrogène
20:27raffinage
20:28production d'engrais
20:29ammoniac
20:31métallurgie
20:32pouvoir trouver
20:33des cas d'usage
20:34complémentaires
20:35comme aujourd'hui
20:37comme l'a fait Opium
20:38sur la mobilité lourde
20:39maritime
20:39comme le fait
20:40comme on essaie
20:42de le faire aussi
20:42sur le stationnaire
20:43des projets
20:45aussi critiques
20:46sur la défense
20:46l'utilisation
20:47de l'hydrogène demain
20:49peut trouver des voies
20:50qui n'existent pas encore
20:51Est-ce que la France
20:54permet de recevoir
20:56tous ces investissements
20:57est-ce qu'il y a
20:57un manque d'infrastructures
20:59etc
21:00est-ce que la France
21:00peut être le berceau
21:03du développement
21:04de cette filière
21:04On est dans les deux pays
21:06les plus promoteurs
21:08de l'hydrogène
21:08avec l'Allemagne
21:09en termes de financement
21:11donc on n'a pas à rougir
21:12on a un plan
21:13qui est ambitieux
21:14notamment
21:14qui a
21:15ça c'est je pense
21:16quelque chose de très indéjeant
21:17remonter la filière
21:18en termes d'investissement
21:19vers la production
21:20les infrastructures
21:21de distribution
21:22et de stockage
21:22qui permettent demain
21:24d'avoir accès
21:24à cette molécule
21:25de façon beaucoup plus
21:26importante
21:27et encore une fois
21:29c'est en plus
21:30un avantage
21:31qu'à la France aujourd'hui
21:32je le redis
21:33on a un parc nucléaire important
21:34on a la production
21:35d'électricité verte
21:36qui est importante
21:37qui permet
21:38vraiment
21:38de produire de l'hydrogène
21:40à grande échelle
21:41il y a des investissements
21:42importants à faire
21:42il y a des solutions techniques
21:43qui doivent continuer
21:44à s'améliorer
21:45mais on a cette capacité
21:47demain
21:47d'être un producteur fort
21:49En termes d'infrastructures
21:50il y a des capacités
21:51en termes de coûts
21:52qu'est-ce que ça représente
21:54l'hydrogène
21:55par rapport
21:55à l'électricité directe ?
21:56Alors
21:58l'hydrogène
21:58ne se compare pas
21:59forcément
22:00à l'électricité directe
22:02puisqu'elle permet
22:03soit de la stocker
22:03soit de la capter
22:05on va dire plutôt
22:05par rapport aux...
22:06Est-ce que c'est compétitif ?
22:07Aujourd'hui
22:10on va surtout comparer
22:11par rapport aux énergies fossiles
22:12selon le type
22:13de production d'hydrogène
22:14l'hydrogène
22:16qu'on appelle gris
22:17donc issu de
22:18pardon
22:19de matières fossiles
22:21n'est pas encore
22:22complètement compétitif
22:23par rapport
22:24aux énergies fossiles
22:25directes
22:25pour la production d'énergie
22:26en hydrogène vert
22:27encore moins
22:27mais
22:29continuer à pousser
22:31ces investissements
22:31continuer à pousser
22:32cette production
22:33d'énergie verte
22:34ça va embarquer
22:35quand même
22:35deux choses
22:37qui sont très importantes
22:38je pense à l'avenir
22:38la baisse du coût
22:39on en a déjà parlé
22:41naturellement
22:41par la montée en gamme
22:42la montée en valeur
22:43des infrastructures
22:44le deuxième
22:45c'est que sur les énergies fossiles
22:46on n'est pas maître
22:48on n'est pas souverain
22:49on n'a pas une maîtrise complète
22:50demain
22:51de quel sera le prix
22:52du gaz naturel
22:52quel sera le prix demain
22:55des hydrocarbures
22:56donc voilà
22:57on a en plus
22:58c'est dans les actualités récentes
23:00en France
23:00la chance
23:01d'avoir aussi
23:02un état qui promeut
23:03les forages
23:03que ce soit dans l'est de la France
23:05ou en Aquitaine
23:06en Occitanie
23:07recherche de réserves d'hydrogène
23:08sous le sol
23:09qui permettront aussi
23:11je pense
23:11de baisser à terme
23:12le coût de l'énergie
23:14et d'avoir
23:14on va dire
23:15aux kilowatts
23:17pardon
23:18aux productions de kilowattheures
23:19des prix qui
23:20à l'avenir
23:21et c'est je pense
23:22l'objectif
23:22horizon 2040
23:23d'avoir des prix
23:24qui sont quasiment équivalents
23:25et ça veut dire
23:25qu'avec l'hydrogène
23:27on peut être totalement souverain
23:27énergétiquement
23:28on peut être en circuit
23:31interne
23:31alors on sera toujours
23:33quand même
23:34en besoin
23:34de production d'électricité
23:35classique
23:36par les ENR
23:36évidemment
23:37en termes d'énergie fossile
23:38il y aura une montée
23:39en gamme
23:40et c'est le cas
23:42notamment
23:42sur l'aéronautique
23:43sur le maritime
23:44avec aussi
23:45les
23:45pardon
23:46les hydrocarbures
23:48de synthèse
23:49moins émetteurs
23:50qui sont issus
23:50de l'hydrogène
23:51qui permettront
23:52de réduire les émissions
23:53et demain
23:53en effet
23:54la place de l'hydrogène
23:55dans la consommation
23:56que ce soit en mobilité
23:57ou en industrie
23:58elle a vocation
23:59à augmenter
24:00elle a vocation
24:00à se démocratiser
24:01je reprends
24:02votre casquette
24:02de chef d'entreprise
24:03quel choix
24:04vous avez dû faire
24:05du coup
24:05cette filière
24:06qui est encore
24:06vraiment en construction
24:08est-ce que c'est difficile
24:09déjà de faire une feuille de route
24:10pour Opium
24:11quand on ne sait pas encore
24:13très bien
24:13où vont les investissements
24:15comment ça se développe
24:16etc
24:16on a
24:18nous la chance
24:19d'être une société
24:21avec des fortes compétences
24:22humaines
24:23on a des employés
24:24qui ont travaillé
24:25depuis maintenant
24:265 ans
24:26sur la filière
24:27sur la technologie
24:28et qui ont une capacité
24:30d'adaptation
24:31assez importante
24:32notamment pour aller répondre
24:33à des problématiques
24:34d'autres acteurs du secteur
24:35donc on va dire
24:36que la feuille de route
24:36pour la synthétiser
24:37elle a quand même été
24:38relativement simple
24:39c'est une vraie volonté
24:41d'ouverture
24:42sur le secteur
24:43avec des personnes
24:44qu'on pouvait appeler
24:45historiquement
24:46nos compétiteurs
24:47pour tenter
24:48d'aider
24:49d'apporter les solutions
24:50que nous on avait su trouver
24:51pendant 5 ans
24:52chez Opium
24:52on a travaillé quand même
24:53sur la production
24:54d'une voiture
24:55comme vous l'avez dit
24:55on a livré
24:56un système
24:57à vocation maritime
24:58qui va être installé
25:00sous peu
25:01ça c'est les nouveautés
25:01d'Opium ?
25:02ça c'est
25:03les activités
25:04sur la pile à combustible
25:06d'Opium
25:06et que demain
25:07on veut continuer
25:07à démocratiser
25:08en proposant
25:09nos services
25:10sur la chaîne
25:13de valeur
25:13de l'intégration
25:14de systèmes hydrogènes
25:16et ça nous permettra
25:18je pense
25:18là où historiquement
25:19on est venu
25:20du secteur automobile
25:21de nous diversifier
25:22sur un nombre
25:23de secteurs
25:24beaucoup plus large
25:24de travailler avec
25:25un nombre d'acteurs
25:26beaucoup plus large
25:26et nous aussi d'ailleurs
25:27d'apprendre beaucoup
25:28des problématiques
25:28qui peuvent avoir
25:29d'autres acteurs
25:30qu'on n'avait peut-être
25:30pas rencontrés
25:31sur les cas d'usage
25:33qu'on avait
25:33sur notre système
25:35parce que du coup
25:36ça passe par quoi
25:37exactement
25:37c'est la stratégie
25:39nouvelle de POM
25:40pour les deux prochaines années
25:41alors il y a
25:43cette volonté d'ouverture
25:45de travailler
25:45avec l'ensemble
25:46de l'écosystème
25:46on a une
25:47qui fait partie
25:48d'une stratégie
25:49on va dire
25:49de diversification
25:50de nos activités
25:50on a aussi
25:51récemment validé
25:52un financement
25:53pour des acquisitions
25:54qui doit nous permettre
25:55d'accélérer
25:56sur cette diversification
25:57soit par l'apport
25:59de capacités
26:00techniques
26:01technologiques
26:01complémentaires
26:02soit par
26:03l'acquisition
26:04de compétences
26:04commerciales
26:05complémentaires
26:06soit aussi
26:07par la capacité
26:08à aller toucher
26:09des secteurs
26:09qu'on n'aurait pas pu
26:10toucher naturellement
26:11avec les capacités
26:13qu'on a aujourd'hui
26:14donc
26:14c'est deux éléments
26:17qui vont vraiment
26:18former le cœur
26:19de la stratégie d'Opium
26:20dans les prochaines années
26:20et sur lesquelles
26:21on avance
26:21le plus activement
26:22possible
26:22Nouveau secteur
26:23qui serait par exemple
26:24touché par
26:25cette nouvelle
26:26pile à combustible
26:27de 200 kWh
26:28que vous avez
26:28ça c'est votre
26:30nouveauté technologique
26:31on va dire
26:31ça vous permet
26:32quand même
26:32un bon lancement
26:33Oui tout à fait
26:34c'est la vitrine
26:35de la société
26:36c'est ce sur quoi
26:37c'est ce qui a propulsé
26:38la voiture
26:38c'est ce qui va propulser
26:39le bateau
26:41aujourd'hui
26:41on se doit
26:42de le mettre à jour
26:43et de capitaliser
26:43sur tout ce qu'on a appris
26:45sur les dernières années
26:46et de le mettre
26:47en exergue
26:48dans ce système
26:48qui sera évidemment
26:49disponible
26:50et qui par ailleurs
26:52nous permettra
26:53on l'espère
26:53de travailler
26:54avec un maximum
26:55de cas d'usage
26:56Merci beaucoup
26:57Thomas Piquet
26:58je rappelle que
26:58vous êtes directeur
26:59général d'Opium
27:00depuis février
27:012026
27:02Tout à fait
27:02Et merci à vous
27:03tous et tous
27:03de nous avoir suivis
27:04c'était
27:05SmartEco
27:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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