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Avec Bertrand Venteau, président national de la Coordination Rurale
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##C_EST_A_LA_UNE-2026-09-03##

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Transcription
00:00Heureux de vous retrouver pour la suite du Grand Matin, il est 7h11, les écolos, la décroissance veulent nous crever,
00:06nous devons leur faire la peau.
00:08Ce sont les mots, les mots de Bertrand Vanteau qui lui valent aujourd'hui d'être jugé au tribunal correctionnel
00:15de Hoche.
00:16Alors quel sens donner à ces termes ? Est-ce une incitation à la haine ? Est-ce une expression
00:20et un message politique ?
00:21Nous sommes avec Bertrand Vanteau dans ce rendez-vous témoignage, c'est à la une.
00:26Bonjour Bertrand Vanteau.
00:28Bonjour.
00:28Vous êtes président national de la coordination rurale, c'est vous donc qui avez tenu ces propos.
00:33D'abord tout simplement, est-ce que vous les regrettez ou est-ce que vous les maintenez ?
00:38Non, non, je ne les regrette pas.
00:40On voit bien ce qui s'est passé cet été, on n'a pas eu assez d'anticipation de stockage
00:44d'eau,
00:45donc on n'a pas pu irriguer les cultures et c'est pour ça qu'on a du mal à
00:48produire.
00:48Et puis regardez ce qui s'est passé avec les feux dans la forêt de Gascogne, des Landes de Gironde.
00:54Si le travail avait été fait d'entretien des coupes-feux ou qu'on ait mis des cultures irriguées, on
00:59n'en serait pas là.
00:59Et je persiste et signe à dire que c'est bien la faute de 20 à 30 ans d'idéologies
01:04décroissantes qui ont empêché de s'adapter et à l'agriculture de pouvoir produire.
01:09J'imagine que le fait de dire c'est à cause d'une idéologie décroissante ne pose évidemment aucun problème
01:16au tribunal.
01:17C'est évidemment le fait de dire ils veulent nous crever, nous devons leur faire la peau.
01:20Vous comprenez que ce soit ce terme qui pose problème aujourd'hui ?
01:25Oui, ça peut poser problème. En fait, c'est un combat idéologique.
01:28Je veux dire, aujourd'hui, vous n'avez aucun militant écologiste ou une association qui a eu des ITT par
01:34rapport à une confrontation à un membre de la coordination rurale.
01:37Donc, c'est un débat idéologique qui devait avoir lieu.
01:41Effectivement, il s'est créé et ça a permis aussi de décomplexifier certains messages à envoyer.
01:47La classe politique en est plus ou moins inspirée et sur les lois du plomb 1, 2 et la loi
01:52d'urgence,
01:53ça a permis effectivement d'avoir un débat d'idées et de dire qu'est-ce qu'on veut en
01:56France ?
01:57Est-ce qu'on ne veut plus de production agricole ou est-ce qu'on veut lever les freins pour
02:01qu'on puisse à nouveau produire,
02:02avoir de l'autosuffisance alimentaire et des paysans qui arrivent à gagner leur vie ?
02:06C'est un vrai combat idéologique et là, vous avez deux choses qui s'affrontent.
02:10Des gens qui pensent qu'il faut réduire tous les usages par rapport au dérèglement ou au réchauffement climatique,
02:15on l'appelle comme on veut, et ceux qui disent qu'il faut s'y adapter.
02:18Donc, il y a deux blocs.
02:19Il y a un bloc qui est contre le progrès et s'adapter.
02:22Vous avez des gens qui ont envie de s'en sortir et de s'adapter et qui sont des gens
02:25de progrès, dont les agriculteurs.
02:27Vous serez soutenu aujourd'hui par 500 bonnets jaunes du Gers et du Lot-et-Garonne, mais pas par la
02:34FNSEA.
02:34Pourquoi la FNSEA vous a lâché dans cette affaire ?
02:39Écoutez, il ne faut pas se mentir.
02:42La Confédération Paysanne et les Décroissants ont infusé les idées qui ont enterré l'agriculture.
02:48Et c'était la FNSEA et les différents gouvernements qui ont validé cette politique-là depuis 20 ou 30 ans.
02:53Il ne faut pas s'étonner qu'ils ne soient pas à nos côtés.
02:55Je trouve ça dommageable, mais c'est leur choix et qu'ils l'assument.
03:00Vous savez, la FNSEA est un syndicat de filières.
03:03Ce n'est pas un syndicat qui défend les paysans.
03:05C'est un syndicat qui défend des filières, qui défend des banques, qui défend des assurances.
03:10Donc, ils ont une révolution à faire s'ils veulent réussir à défendre les paysans.
03:14Par contre, je pense qu'il faut vraiment, il faut être très honnête, qu'ils s'inspirent de ce qu
03:18'on fait pour pouvoir libérer l'agriculture française.
03:21J'espère qu'ils le feront dans l'intérêt de tous les paysans et de l'agriculture française.
03:24Bertrand Vanteau, président national de la coordination rurale, est jugé aujourd'hui à Hoche.
03:29Quelle est la situation sur place, Bertrand Vanteau ?
03:32Près de 500 manifestants et plusieurs tracteurs sont attendus dans la journée.
03:35Des militants et des élus écologistes également, ainsi que la Confédération Paysanne,
03:39qui ont également prévu une contre-manifestation.
03:42Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque d'affrontement ?
03:47Entre collègues paysans, même si avec la Confédération Paysanne sur la DNC, on était main dans la main,
03:52on n'a pas les mêmes idées de fond.
03:54Je me vois mal nous mettre sur la figure entre collègues agriculteurs,
03:58et puis même par rapport aux militants, ils sont logistes.
04:03Ils ne viennent pas nous chercher des noises, on n'ira pas leur chercher des noises.
04:07Voilà.
04:07Mais on assume ce qu'ils ont fait depuis 30 ans pour l'agriculture française.
04:10C'est clair, c'est clair.
04:11Un dernier mot à propos de ce qui relève de l'actualité essentielle pour le monde agricole.
04:16Annie Gennevard a repoussé ses annonces d'aide.
04:19La grogne est toujours aussi importante dans vos rangs, j'imagine.
04:23Est-ce qu'on va vers des manifestations prochaines si le compte n'y est pas ?
04:29Écoutez, vous avez un tiers des agriculteurs qui sont à bout financièrement et psychologiquement.
04:34Ils n'avaient peut-être pas beaucoup d'espoir sur les annonces d'Annie Gennevard.
04:38Il ne faut pas prendre non plus les agriculteurs pour des imbéciles.
04:40C'est parti maintenant qui a des problèmes budgétaires en France,
04:43surtout parce que l'argent a été gaspillé depuis très longtemps.
04:45Donc aujourd'hui, il faut être très clair.
04:47À Annie Gennevard et à Sébastien Lecornu, c'est le temps des économies,
04:51ce n'est pas le temps des nouvelles taxes et d'un impôt sécheresse.
04:55Les Français sont assez taxés.
04:56Ce n'est pas ce que nous, on souhaite, Professeur Ecole, d'avoir un nouvel impôt.
04:59Il faut que le gouvernement fasse une économie très vite,
05:03c'est-à-dire qu'il supprime les doublons de l'État.
05:04On a plus de 300 offices et agences d'État,
05:07à peu près pareil dans les collectivités en termes de doublons.
05:09Donc il faut faire des économies.
05:11Et ces économies-là, il faut les affecter à un fonds d'urgence
05:14et d'investissement sur le plus long terme pour aider l'agriculture.
05:16Le sujet est là.
05:17Et effectivement, si les annonces ne viennent pas très rapidement,
05:20ou si elles sont ou si elles déçoivent le monde agricole,
05:22on pourrait avoir un automne qui pourrait être assez chaud.
05:25Merci infiniment Bertrand Venteau d'avoir réservé la primeur de vos informations à Sud Radio.
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