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  • il y a 4 semaines
Tous les matins à 8h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.

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Transcription
00:00Pour éviter les violences et les violences sexuelles contre les plus fragiles, il faudrait des caméras partout,
00:04des caméras dans les écoles, dans les crèches, dans les EHPAD, voilà ce que proposait hier à mon micro Ségolène
00:09Royal.
00:09Et vous êtes d'accord Inès de Ragnel, bonjour, vous êtes conseillère d'opposition à la ville de Paris et
00:14c'est un de vos combats.
00:16Exactement, et je voudrais rappeler quand même un petit peu le contexte parce que certains ont pu l'oublier ces
00:19dernières semaines.
00:21Depuis un an, on fait face à un scandale d'une ampleur phénoménale à Paris, mais phénoménale, c'est-à
00:25-dire qu'en fait on n'a jamais vécu ça.
00:27Voilà, on a quasi une école sur quatre à Paris, primaire, maternelle et primaire, touchée par des faits de violence
00:34sexuelle et d'agression sexuelle, de viol,
00:37sur des enfants en général entre 3 et 5 ans. Il ne faut pas oublier un petit peu les faits
00:43et les chiffres,
00:44avec déjà deux procès pour lesquels les animateurs en cause, soupçonnés, ont été relaxés, faute de preuve.
00:51Et un des procès est en cours et a commencé cette semaine.
00:54Oui, Vigée Lebrun dans le 15e justement.
00:56Vigée Lebrun, c'est l'école. C'est-à-dire qu'en fait, on sait désormais, il y a une
00:59sorte de cartographie presque parisienne de tous ces scandales sexuels.
01:03Vous demandez donc ces caméras, vous dites qu'il va falloir à un moment ou à un autre faire entrer
01:07des caméras dans les écoles.
01:08La mairie de Paris n'a jamais retenu votre proposition. Je rappelle que Ségolène Royal est socialiste et qu'effectivement
01:15la mairie de Paris est socialiste.
01:16Oui, alors je peux comprendre, les caméras c'est un vieux débat un peu idéologique en France, ça l'a
01:21toujours été, la France est assez en retard dessus.
01:23Et je peux comprendre qu'au premier abord, l'idée puisse heurter. Franchement, je le comprends.
01:29Après, il ne faut pas oublier que derrière, on a des familles qui sont dans un état d'anxiété, mais
01:33énorme, énorme, pour lesquelles l'école, ils n'ont plus confiance.
01:37C'est une institution dans laquelle ils n'ont plus confiance.
01:39Depuis deux jours, ils déposent leur enfant à l'école la boule au ventre. Il y en a beaucoup.
01:43Moi, j'ai des appels tous les jours. Je peux vous dire que depuis un an, j'ai des familles
01:46qui m'appellent tous les jours pour me signaler des faits dans leurs écoles.
01:50Donc c'est dans ce contexte-là, avec de nombreux échanges avec les parents de victimes, mais aussi avec les
01:54collectifs, avec les associations qui se sont créées autour de ces signalements et des écoles touchées,
02:00qu'on a réfléchi et puis a émergé cette idée.
02:02Donc ce n'est pas une idée sortie du chapeau de la droite parisienne, c'est vraiment une idée qui
02:06a été co-construite avec les familles.
02:07Une des réponses de la gauche, c'est à la fois la question économique, mais c'est aussi l'argument
02:11éthique.
02:12C'est-à-dire l'idée qu'on ne peut pas mettre des caméras, que la CNIL, d'ailleurs, ne
02:16le laisserait sans doute pas.
02:18Oui, alors le problème, c'est que, rhétoriquement parlant, ce que ça veut dire, c'est qu'on préfère la
02:22vie privée des enfants,
02:24puisque c'est quand même un argument qui est avancé par la CNIL et celle des personnels qui travaillent dans
02:27ces écoles, à leur sécurité.
02:29C'est quand même ça que ça signifie.
02:31Alors mais attendez, la CNIL le permet, l'encadre depuis septembre 2025.
02:35Ils ont produit une note qui est sur leur site internet, moi je me suis basée là-dessus.
02:39Nous, on reste totalement légaliste dans notre groupe de la droite parisienne depuis l'élection d'Emmanuel Grégoire.
02:46On a une nouvelle coprésidence, Rachida Dati, Grégory Canal.
02:49C'est une proposition qui est soutenue par cette coprésidence,
02:53et sur laquelle nous avons travaillé, mais très très sérieusement, avec des juristes, avec des avocats également.
02:58La CNIL le permet, elle l'encadre.
03:00Donc c'est un prétexte que prend la majorité socialiste ?
03:03Bien sûr, mais je vais vous dire, ils nous ont à peine répondu.
03:07En fait, on a eu, face à cette proposition et face à toutes les autres,
03:10parce qu'on avait un corpus de 15 mesures, c'est l'une des mesures,
03:13et ça c'est quelque chose qu'il faut rappeler.
03:15Bien sûr que ce n'est pas l'alpha et l'oméga, les caméras,
03:16on n'a jamais dit qu'on allait résoudre tous les problèmes avec des caméras.
03:19Mais vous espérez quoi ? Que même au-delà du fait de filmer,
03:23la présence de ces caméras empêche en quelque sorte le passage à l'acte ?
03:29Deux choses.
03:29En amont, c'est dissuasif, c'est préventif,
03:32c'est ce que disait Ségolène Royal à votre micro hier.
03:34Bien sûr qu'un animateur aura moins envie de passer à l'acte,
03:39aura peur, osera moins,
03:40et dans cette histoire, il faut quand même que la peur change de camp.
03:43Parce que la peur aujourd'hui, elle est de l'autre côté.
03:45Elle est du côté des familles.
03:46Parce qu'ils sont seuls avec des enfants tout petits
03:49et qu'effectivement, ils ont le sentiment de pouvoir faire ce qu'ils veulent.
03:53Désormais, j'ai envie de dire, vous aurez un argument
03:55face à la majorité socialiste,
03:57puisque c'est une demande d'une socialiste
04:00et de l'ancienne candidate à la présidentielle socialiste
04:02et actuelle candidate.
04:03Bien sûr, et ça montre qu'en fait, c'est une proposition de bon sens.
04:06C'est tout simple.
04:07Vous avez même le maire de Saint-Ouen,
04:08je ne sais pas si vous l'aviez vu, il y a quelques semaines avant l'été,
04:10qui a proposé de faire la même chose.
04:12Karim Boimran ?
04:12Oui, exactement.
04:14Karim Boimran a proposé dans la ville de Saint-Ouen
04:16d'installer des caméras dans les écoles,
04:18justement parce qu'il y a eu des signalements également à Saint-Ouen
04:20ces derniers mois.
04:21C'est une mesure pragmatique.
04:23Et alors, pour rentrer un petit peu quand même dans les détails,
04:26parce que c'est Gwenn Royal dit,
04:26dans toutes les écoles, partout, etc.
04:29Nous, ce qu'on propose, ce qui est encadré par la CNIL,
04:31c'est de mettre des caméras,
04:33deux, trois caméras maximum,
04:35dans les lieux de circulation,
04:37dans les couloirs des écoles,
04:38et très précisément, pour moi,
04:40les couloirs qui mènent aux toilettes et aux salles de sieste.
04:43Les deux endroits où 95%...
04:46Exactement.
04:47Ce sont les lieux où 95% des faits ont été commis.
04:50Ça coûterait combien ?
04:51Alors, selon nos estimations,
04:53si on mettait des caméras,
04:53on a installé deux, trois caméras,
04:55dans l'ensemble des écoles,
04:56c'est 9 millions d'euros à l'installation,
04:58l'achat, l'installation,
04:59et puis après, il y a un coût de fonctionnement annuel
05:01qui est moins élevé.
05:02En revanche, ce que je tenais à dire,
05:03pardon, une seconde,
05:05c'est qu'on fait une expérimentation dans un premier temps.
05:08Je ne demande pas 9 millions d'euros sur la table
05:09à Emmanuel Grégoire.
05:10Vous voulez le faire dans quelques écoles,
05:12voir si ça marche, si ça améliore la situation ?
05:14Et dans les écoles qui ont été touchées ?
05:15Parce que ça restaurerait la confiance dans ces écoles-là.
05:17Où il y a un véritable traumatisme.
05:19Merci Inès de Ragnel d'être venue défendre
05:23votre proposition ce matin.
05:24Vous êtes conseillère d'opposition, je le disais,
05:26à la ville de Paris.
05:27Et vous avez entendu Ségolène Royal hier
05:28pour ses caméras.
05:30Ségolène Royal,
05:30Où il y a un enfantёrobé

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