- il y a 5 semaines
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Europe 1, Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous.
00:00:07Bonjour à tous, bienvenue Émilie Dès, restez avec nous parce qu'avant de commencer cette émission,
00:00:12je voulais absolument offrir un bouquet de fleurs.
00:00:14Alors vous ne le voyez pas, auditeurs d'Europe 1, mais à vous Émilie Dès, à vous Gabrielle Cluzel, à
00:00:19vous Jaladin Amon.
00:00:20Il est magnifique, c'est vrai, est-ce que vous pouvez décrire aux auditeurs d'Europe 1 les couleurs ?
00:00:28Un peu de soleil dans ce studio d'Europe 1.
00:00:30Oui, c'est du jaune, du rose, du vieux blanc.
00:00:32C'est vous la plus belle fleur du studio !
00:00:34Oh, c'est gentil, ma Gabrielle qui est tout en jaune et tout.
00:00:37Je trouve que c'est important de commencer l'année, je voulais le faire depuis lundi, je n'ai pas
00:00:41eu le temps,
00:00:41avec des fleurs, vous dire que je vous aime, vous dire que j'aime travailler avec vous,
00:00:45vous dire que j'aime vous rencontrer tous les matins à 11h sur Europe 1.
00:00:49Merci.
00:00:51Toutes les trois très touchées.
00:00:53Je crois qu'on va parler au nom de tous.
00:00:56Émilie Dess, à tout à l'heure, on se reprend sur Europe 1.
00:00:59Merci infiniment.
00:01:00Alors bonjour à tous, accompagné, Gabrielle Cluzel aujourd'hui, donc de Jaladin Amon, comme d'habitude.
00:01:06Notre ami Karim Maloum est avec nous aujourd'hui, il a mis une jolie cravate.
00:01:09Pour sa rentrée.
00:01:10Pour sa rentrée, monsieur est allé chez le coiffeur également, on voit ça.
00:01:13Il a fait les ongles, oui aussi.
00:01:17Il y a Mémone Interman aussi dans le studio, vous allez voir pourquoi.
00:01:20France Inter recrute Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs Actuelles pour une chronique de 2 minutes 30 une fois par
00:01:27semaine.
00:01:28Levé de boucliers, menace de grève et même comparaison avec un néo-nazi.
00:01:34Rappelons-nous, quelques semaines plus tôt, l'ARCOM mettait Radio France en demeure pour sous-représentation du RN,
00:01:40car le service public donne la parole au premier parti de France, la nuit, quand le public dort.
00:01:45Le pluralisme est pourtant une obligation légale.
00:01:47Radio France est hors la loi.
00:01:49Que fait l'ARCOM ?
00:01:50Qui fait respecter la loi fondamentale et constitutionnelle du pluralisme en France ?
00:01:56Radio France est hors la loi, on en parle.
00:01:58Avec vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1, vous appelez Christine Kelly pour réagir au 01 80 20 39 21.
00:02:04Le numéro est non surtaxé.
00:02:05Les Espagnols sont descendus dans les rues hier soir pour dire non à l'invasion migratoire.
00:02:10Le peuple est en colère.
00:02:1272 000 migrants avaient franchi la frontière de Ceuta en deux jours cet été.
00:02:16Un rapport de la police espagnole affirme aujourd'hui que cette vague n'était pas spontanée
00:02:20et que des agents marocains auraient même guidé certains passages.
00:02:23Ceuta, immigration ou opérations politiques, quelles conséquences pour la France ?
00:02:28Nous serons avec le directeur de l'Observatoire de l'Immigration et on vous donne aussi la parole au 01
00:02:3380 20 39 21.
00:02:35Qui, mais alors qui, qui nous a menti sur le Hamas ?
00:02:39Pendant trois ans, des morts à Gaza ont été recensés comme journalistes.
00:02:42Le problème, le Hamas et le djihad islamique ont eux-mêmes présenté plusieurs de ces hommes
00:02:47comme leurs combattants.
00:02:48Erreur de guerre, manipulation du Hamas ou faillite médiatique.
00:02:52Nous accueillerons Samuel Madar qui rétablira quelques vérités en direct dans le studio d'Europe 1 dans un instant.
00:03:00Et enfin, l'émission un peu de hauteur puisque nous serons avec le chanteur Bakian
00:03:03qui s'apprête à monter sur scène à l'Olympia pour son spectacle en hommage acquis à Charles Aznavour.
00:03:0911h-13h, vous écoutez Christine Kelly et vous, c'est votre émission.
00:03:12Vous réagissez au standard Europe 1, vous appelez Christine Kelly.
00:03:15Le numéro de téléphone, c'est le 01 80 20 39 21.
00:03:19Bienvenue sur Europe 1.
00:03:2011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:03:25Quel plaisir de vous retrouver ce matin avec des sujets qui interpellent énormément.
00:03:32Moi, je pense déjà à ce qui s'est passé à Radio France.
00:03:36Je ne comprends pas, il y a une grève, une grève pour qui, une grève pour quoi ?
00:03:40On va en parler notamment avec Amémona Interman, grand reporter, ex-membre du CSA qui aujourd'hui,
00:03:46l'ARCOM, un seul éditorialiste de droite, met le feu à Radio France qui menace de faire grève.
00:03:53Le service public contre le pluralisme, contre la loi française, contre les principes de l'ARCOM.
00:03:58Qui fait la loi ? Les syndicats ou la direction ?
00:04:02Ou bien qui respecte la loi ? Pourquoi la loi n'est pas respectée dans les médias du service public
00:04:07?
00:04:07Avant de donner la parole à Amémona Interman, grand reporter et qui est dans le studio de repas en ce
00:04:16moment.
00:04:17D'abord Gabriel Cluzel, ensuite Karim Maloum, puisqu'il y a quand même un fondement, quelque chose de clair.
00:04:23C'est-à-dire qu'il y a une règle, je pense, encore en France, c'est la loi.
00:04:28Oui, mais nous savons très bien que le pluralisme aujourd'hui dans un certain nombre de médias et de grands
00:04:35médias,
00:04:36et notamment malheureusement les médias du service public qui devraient montrer l'exemple,
00:04:40c'est celui d'une pluralité qui se résume aux 50 nuances de gauche.
00:04:46Et si vous n'êtes pas dans ces 50 nuances, vous n'êtes pas invité.
00:04:52Moi je vais vous donner un cas précis, ça m'arrive très très rarement d'être invité sur France Inter,
00:04:58ça m'arrive une fois par an, là depuis quelques temps.
00:05:01Voilà, pour parler, vous savez, comme j'ai écrit un livre sur la maternité,
00:05:05pour débattre avec des personnalités féministes, de oser le féminisme.
00:05:10Moi j'en suis ravie.
00:05:11Et bien la CGT de Radio France a interpellé la direction en disant que mon invitation est absolument scandaleuse,
00:05:19et qu'il ne fallait pas m'inviter, vous vous rendez compte, une fois par an, en invité.
00:05:23Voilà de quoi il s'agit aujourd'hui sur France Inter.
00:05:28Ce n'est pas sur Blast ou je ne sais quel média d'extrême gauche.
00:05:32France Inter c'est censé être le service public.
00:05:35Et on peut citer des exemples à l'infini, en revanche, je vois, et tant mieux pour lui,
00:05:40et que M. Demorand, si j'ai bien compris, est revenu à l'antenne de France Inter,
00:05:44pour une émission samedi-dimanche,
00:05:46personne ne se demande s'il a des liens avec Libération.
00:05:49Je vois beaucoup de gens s'élever contre l'arrivée de Charles Sapin,
00:05:52personne contre celle de Nicolas Demorand.
00:05:54Donc ce deux poids de mesure devient extrêmement lourd.
00:05:58Je crois qu'aujourd'hui, surtout, mais peut-être ceux qui le maintiennent comme une citadelle,
00:06:03ceux qui le verrouillent ne s'en rendent pas compte,
00:06:05ils suscitent un énervement, mais un énervement,
00:06:09que j'ai pu constater tout au long de cet été.
00:06:11Tout au long de cet été.
00:06:13Les gens que j'ai rencontrés m'ont dit, par exemple,
00:06:15heureusement qu'il y a CNews, heureusement qu'il y a Europe 1,
00:06:18vont avoir un petit souffle de liberté,
00:06:20parce que le reste est verrouillé.
00:06:21Ce mot de verrouillé est revenu beaucoup.
00:06:25Sauf que ces gens-là, ce sont ceux qui paient des impôts,
00:06:27donc ils financent le service public,
00:06:29et ce sont ceux qui votent.
00:06:30Il faudra un moment que certains s'en rendent compte.
00:06:36Le pluralisme a déclenché la ferreur de la société des journalistes de France Inter.
00:06:43Le pluralisme.
00:06:45Et que le journaliste, le directeur adjoint de Valeurs Actuelles Complète,
00:06:52une équipe qui est venue, des détorialistes,
00:06:55venus de l'Express, du Nouvel Observateur.
00:06:57Ils disent qu'il est de droite, mais oui, il est de droite.
00:07:00Non, ils disent qu'il est d'extrême droite.
00:07:03C'est pire encore.
00:07:04C'est ce qu'on lui reproche.
00:07:06Mais il a un point de vue.
00:07:08C'est un éditorialiste.
00:07:09Il a des opinions à exprimer.
00:07:11Au fait, qu'est-ce que ça témoigne ?
00:07:12Ça témoigne deux choses.
00:07:13La première, le sectarisme ambiant qui domine à la radio publique.
00:07:20Ajoutons à ça, l'entre-soi,
00:07:23si vous n'avez pas de sympathie avec de la gauche,
00:07:25et les visions de la gauche, souvent complaisantes avec les islamistes,
00:07:32complaisantes avec l'immigration,
00:07:33vous n'êtes jamais invité.
00:07:34Vous avez de la chance, ma chère Gabriel, vous étiez invité une fois.
00:07:36Moi, on ne m'a jamais invité.
00:07:38Je suis arrivé à la porte, j'ai fait demi-tour.
00:07:40Donc, voilà.
00:07:41On va juste dire que c'était un atteint au pluralisme.
00:07:44Et ce n'est pas légal.
00:07:46Et ce n'est pas normal.
00:07:47Avec l'argent du contribuable, nous avons des opinions à exprimer.
00:07:51Ce qui est interdit par la loi, c'est l'insulte, le racisme, l'antisémitisme, la violence.
00:07:57Mais ce journaliste, il est venu exprimer, je l'ai écouté.
00:08:00On ne lui reproche rien.
00:08:02On ne lui reproche juste d'appartenir à une rédaction, à Valeurs Actuelles,
00:08:08et qui vient d'arriver du point.
00:08:09C'est-à-dire qu'on ne lui reproche rien.
00:08:10Il n'y a aucun écrit, aucun propos raciste,
00:08:13aucun propos qui dépasse les limites de la diéanthologie journalistique.
00:08:18Il n'a rien connu que la semaine dernière.
00:08:20Et donc, parce qu'il est à droite.
00:08:21C'est scandaleux et honteux à la fois.
00:08:23Non, mais il y a beaucoup de choses à dire.
00:08:25On va marquer une pause, on revient, pour donner la parole à Mémona Interman,
00:08:28on a absolument envie de l'entendre, qui a été à l'ARCOM.
00:08:31Moi, j'ai envie de savoir, est-ce qu'on peut traiter Charles Sapin de néo-nazi ?
00:08:36Néo-nazi, c'est une insulte.
00:08:38Est-ce qu'on peut traiter Charles Sapin d'extrême droite ?
00:08:42Que fait l'ARCOM ? Que dit la loi ?
00:08:45Que disent les textes sur le pluralisme ?
00:08:47Pourquoi le pluralisme doit être respecté obligatoirement,
00:08:50uniquement par CNews ?
00:08:51Je ne comprends pas.
00:08:52On marque une pause, on revient.
00:08:53Avec vous aussi, chers auditeurs, 0182 39 21.
00:08:57Vous appelez Christine Kelly au Standard Europe 1.
00:08:59Le numéro est non surtaxé.
00:09:01Excellente journée.
00:09:02Vous écoutez Europe 1.
00:09:03Oui, frère.
00:09:04Europe 1.
00:09:05Christine Kelly et vous.
00:09:06Europe 1, vous écoutez Christine Kelly et vous.
00:09:08Désormais de 11h à 13h sur Europe 1.
00:09:11Christine, on vous retrouve avec Gabriel Cluzel, Karim Maloum
00:09:14et votre invitée, Memona Interman, grand reporter et ex-membre du CSA.
00:09:18Et nos auditeurs qui peuvent réagir au Standard Europe 1.
00:09:21Ils vous appellent au 01 80 20 39 21.
00:09:23Christine.
00:09:24Oui, Memona Interman, vous êtes dans le studio d'Europe 1.
00:09:26Merci infiniment pour votre présence puisque vous avez une expérience incroyable sur le terrain de reporter.
00:09:33Une expérience incroyable au CSA.
00:09:35Vous connaissez là tout ce qui est juridique en matière d'audiovisuel.
00:09:38Comment réagissez-vous ?
00:09:40Comment réagissez-vous ?
00:09:41Puisque vous avez été au CSA aujourd'hui, l'ARCOM, l'ARCOM qui doit assurer, je cite,
00:09:46loi du 30 septembre, l'article 86, article 13, le respect de l'expression pluraliste des courants de pensée et
00:09:52d'opinion.
00:09:52Lorsque la loi de 86, article 43, 11, dit spécialement pour le service public que Radio France doit assurer l
00:10:00'honnêteté, l'indépendance, le pluralisme de l'information.
00:10:03Que dites-vous aujourd'hui, Memona Interman ?
00:10:05Christine Kelly, vous avez absolument, et d'abord merci pour votre invitation, vous avez absolument raison de placer le sujet
00:10:10sur le plan de la loi.
00:10:12La loi de 1986 qui régit l'audiovisuel et particulièrement l'audiovisuel public.
00:10:17Sortie de cette polémique, simplement c'est difficile de s'en abstraire totalement.
00:10:21Moi je ne suis pas surprise par ce qui s'est passé là à Radio France et singulièrement à France
00:10:26Inter.
00:10:26Jusqu'à présent, France Inter se planquait derrière un rideau d'apparence en faisant valoir les grands principes, etc.
00:10:34Là, France Inter s'immisce directement, carrément, sur le champ de la campagne électorale en faisant sienne,
00:10:42ce que Mélenchon, LFI, mais aussi les écologistes proposent, c'est-à-dire faire de la désobéissance.
00:10:49Donc, en ciblant un journaliste qui est reconnu pour ses qualités, ses qualités professionnelles éminentes,
00:10:55en ciblant ce journaliste, on cible toute la France qui ne pense pas comme France Inter.
00:11:02Bon, ce n'est pas tout le personnel de la radio publique qui s'est prononcé,
00:11:07mais néanmoins, ceux qui se sont prononcés portent l'opprobre sur toute la société Radio France.
00:11:13Notamment par la motion de défiance à l'égard de Sibyl Veil et de Céline Pigalle,
00:11:18la directrice de France Inter, la patronne de Radio France,
00:11:21mais aussi en ciblant la France qui n'est pas au garde-à-vous devant ces gens qui pensent que
00:11:27la radio publique, ça leur appartient.
00:11:30Et ça appartient en français ?
00:11:31Mais bien entendu que ça appartient en français.
00:11:33Depuis la suppression de la contribution à l'audiovisuel public, dans ce qu'on appelait la redevance,
00:11:37l'audiovisuel est financé notamment par la TVA, mais aussi par une partie de nos autres impôts.
00:11:43Comment peuvent-ils se prévaloir de la juste cause d'être dans le camp du bien
00:11:49en foulant au pied des principes tellement évidents pour tous ceux qui nous écoutent ou qui ne nous écoutent pas
00:11:56?
00:11:56Et c'est un sujet qui est très grave.
00:11:58Parce que ça veut dire qu'aujourd'hui, les syndicats à Radio France...
00:12:01Moi j'étais syndiquée quand j'étais à France Télé.
00:12:03Et vous savez où ?
00:12:04J'étais syndiquée à la CGT pour avoir la paix.
00:12:07Donc je les connais bien ces gens-là.
00:12:09Je les connais très bien.
00:12:11Il y a eux et le reste de la France.
00:12:14Qui fait la loi à Radio France ?
00:12:15Ce sont les syndicats.
00:12:16Moi je me souviens très bien que lorsque nous étions...
00:12:18Vous avez évidemment bien connu le CSA, moi aussi.
00:12:22Et on sait très bien le poids des syndicats.
00:12:24J'espère, un, que l'ARCOM va faire très attention.
00:12:27Il ne s'agit pas d'une simple question d'édition, d'éditorialistes, de choix éditoriaux.
00:12:33Il s'agit du pluralisme et vous avez mis le doigt sur ce sujet sur lequel vous avez beaucoup travaillé,
00:12:38chère Christine Kelly.
00:12:39Vous connaissez parfaitement ce sujet, mais parfaitement.
00:12:41On s'est battu pour le pluralisme dans l'audiovisuel français.
00:12:45Absolument.
00:12:46Dans tout l'audiovisuel français.
00:12:47Les autres chaînes le respectent, les autres radios le respectent.
00:12:50Pourquoi Radio France, services publics ne respectent pas la loi ?
00:12:54Alors, à l'ARCOM, de se positionner sur ce sujet qui est un sujet fondamental,
00:13:00qui est un sujet qui concerne la démocratie.
00:13:03Ce sujet-là est complètement mis de côté, mais il s'agit de la démocratie, mes amis.
00:13:07Ne pensez pas qu'il s'agit d'un petit sujet de coterie entre la radio, la télé, des gens
00:13:13qui se chamaillent.
00:13:14Non.
00:13:14Il s'agit là de la représentation de nos voix, de ce que nous avons dans le cœur,
00:13:20de ce que nous cherchons à savoir, sur ce que la France doit être.
00:13:24C'est-à-dire donner la parole de façon équitable, et c'est la loi qui le précise, à chacun
00:13:30d'entre nous.
00:13:31Et il ne s'agit pas de faire de Radio France le porte-étendard de Mélenchon pendant cette campagne électorale.
00:13:35J'espère que Mme Veil, et j'étais là au moment de sa désignation en 2018,
00:13:40j'espère que Sibylle Veil, la patronne de Radio France, ne va pas reculer.
00:13:44J'espère que Céline Pigalle, la directrice de France Atene, ne va pas reculer.
00:13:48Chère Christine, donnez-moi encore deux secondes, quelque chose, pour préciser.
00:13:51Ce qui me tient à cœur, c'est qu'en l'espace de quelques jours,
00:13:55France Inter s'est singularisé d'une façon qui est vraiment ignoble.
00:13:58Il y a cette affaire, et il y a aussi cette façon de clouer au pilori,
00:14:04mais de la manière la plus abjecte, un député de la République, je suis désolé,
00:14:07et traiter Jean-Philippe Tanguy de rat,
00:14:11de le mettre comme ça au coin, en fonction de ses orientations sexuelles supposées,
00:14:16ou avérées, moi ce n'est pas du tout mon sujet, mais vraiment pas,
00:14:19par un pseudo-humoriste, que va faire l'ARCOM ?
00:14:22Imaginez une seconde que Europe 1 ou que CNews traite un élu de rat,
00:14:28que ferait l'ARCOM ?
00:14:29Mais tout le monde, en première ligne, que ferait l'ARCOM ?
00:14:32Et moi je dis effectivement, comme vous Mémona Interman,
00:14:35on connaît très bien les textes juridiques qui régissent l'audiovisuel,
00:14:38l'État a donné le pouvoir à l'ARCOM pour faire respecter la loi.
00:14:42La loi n'est pas respectée, c'est clair et net.
00:14:45La loi demande aux services publics de ne pas inciter à la haine,
00:14:51de respecter le pluralisme, de respecter justement toutes les opinions,
00:14:56de ne pas...
00:14:58Radio France Inter a été mise en demeure pour avoir mis 70% du RN la nuit.
00:15:03Comment se fait-il que sur la première radio de France,
00:15:06payée par les Français, on puisse mettre le premier parti de France la nuit ?
00:15:10Personne ne fait rien ?
00:15:11C'est CNews qui a des amendes financières,
00:15:17la seule chaîne de l'histoire de l'audiovisuel français,
00:15:20tenez-vous bien, qui a des amendes financières, c'est CNews.
00:15:23Aucune chaîne, aucune radio de l'histoire de l'audiovisuel français
00:15:26n'a eu des amendes à part CNews,
00:15:29mais ceux qui ne respectent pas le pluralisme des amendes.
00:15:31Nous avons Vincent qui nous appelle de Bordeaux.
00:15:33Vincent, bonjour.
00:15:34Comment vous réagissez ce matin en direct sur Europe 1 ?
00:15:37Bonjour mesdames.
00:15:38Alors, je réagis, je vais essayer de rester calme,
00:15:42mais c'est des sujets qui me mettent en colère,
00:15:45qui m'énervent profondément.
00:15:47Moi, Charles Sapin, très honnêtement,
00:15:49je viens de regarder son parcours en une fraction de seconde,
00:15:51je suis allé sur son LinkedIn et j'ai regardé.
00:15:535 ans, le Figaro, 4 ans, le point.
00:15:57Et là, il vient d'intégrer pour une chronique,
00:15:59une fois par semaine, 2 minutes 30,
00:16:02sur lequel, la semaine dernière, il nous parle de la dette.
00:16:062 minutes 30, et là, on a quoi ?
00:16:08On a des journalistes de France Inter.
00:16:10Moi, très honnêtement, je suis contribuable comme tous les Français,
00:16:12mais moi, on ne va pas demander mon avis pour financer France Inter.
00:16:15Moi non plus.
00:16:16Voilà, j'entends bien.
00:16:18Et donc là, ils veulent se mettre en grève.
00:16:19Mais il faut les virer.
00:16:20Enfin, je ne veux pas faire midi à 14 heures,
00:16:21il faut les virer, ces gens-là,
00:16:23qu'ils soient journalistes, éditorialistes.
00:16:24Qui respectent la loi ?
00:16:25Qui respectent la loi ?
00:16:27Exactement, je suis d'accord.
00:16:28On n'est plus dans un état de droit,
00:16:30parce que moi, j'entends la justice, tout fonctionne.
00:16:32Il n'y a rien qui fonctionne.
00:16:33Voilà.
00:16:33Donc, moi, le journaliste, il est journaliste,
00:16:36qui fait son métier,
00:16:38qui nous transmettent des informations,
00:16:40qu'on lui laisse la liberté,
00:16:42parce que c'est aussi une question de liberté,
00:16:44que vous défendez, que je défends,
00:16:45et que tout le monde devrait défendre.
00:16:47Donc, moi, je considère que ça suffit.
00:16:49Il va falloir arrêter, là, d'avoir des éléments,
00:16:51des électrons qui ont pris la place à France Inter,
00:16:53qui sont à France Inter,
00:16:54qu'on finance involontairement.
00:16:57Et après, on nous explique,
00:16:58mais on va prendre la une des médias
00:17:01pour nous expliquer que c'est eux qui font la loi.
00:17:03Pour nous expliquer que c'est eux qui font la loi.
00:17:04Merci beaucoup, Vincent, pour ce coup de gueule.
00:17:06Vous nous appelez de Bordeaux,
00:17:08qui est, somme toute, tout à fait légitime.
00:17:10Moi, lorsque je vois des libérations de l'ARCOM
00:17:13du 17 juillet 2024,
00:17:14l'ARCOM doit rechercher un éventuel déséquilibre
00:17:17manifeste et durable.
00:17:18Ça existe, là, sur Radio France.
00:17:21La mise en demeure de Radio France du 10 juin 2026,
00:17:24le principe devient extrêmement concret.
00:17:25Le Conseil des thalers, comme considère comme maître
00:17:28artificiellement une formation politique,
00:17:30essentiellement la nuit,
00:17:31quand l'audience est très faible,
00:17:32ne permet pas de respecter le pluralisme.
00:17:34C'est clair, c'est net.
00:17:36Radio France ne respecte pas la loi,
00:17:38ne respecte pas le pluralisme,
00:17:40ne respecte pas la Constitution française.
00:17:43Et pourtant, les syndicats,
00:17:44ce sont eux qui font la loi.
00:17:46On marque une pause, on revient sur Europe 1
00:17:48avec César, qui nous appelle du Pays Basque,
00:17:50avec Mémone Interman, qui était au CSA aujourd'hui,
00:17:53ARCOM, avec Gabriel Cluzel, qui est remonté,
00:17:55avec Karim Maloum, qui est passé chez le coiffeur.
00:17:58Quelle chute !
00:18:01Et comme Vincent et César,
00:18:02vous pouvez aussi réagir,
00:18:04vous avez la parole en appelant Christine Kelly
00:18:06au standard d'Europe 1.
00:18:08C'est le 01 80 20 39 21.
00:18:10A tout de suite sur Europe 1.
00:18:18Il est 11h32 sur Europe 1.
00:18:21Dans un instant, on aura Samuel Madar
00:18:22qui viendra parler du Hamas.
00:18:24Il va évoquer les prétendus journalistes à Gaza
00:18:27et le traitement médiatique de cette guerre.
00:18:30Révélation dans le studio d'Europe 1.
00:18:32Dans un instant, on abordera aussi...
00:18:36On est en train de parler, évidemment, de...
00:18:38De Ciutat aussi.
00:18:39Voilà, Ciutat, qu'on va regarder dans un instant
00:18:42avec les manifestations incroyables
00:18:44qui a eu lieu l'année dernière.
00:18:45Et puis, ce rapport incroyable !
00:18:47Un rapport incroyable qui contredit
00:18:49tout ce qu'on sait et tout ce qu'on veut nous faire croire
00:18:52sur Ciutat et ce qui s'est passé cet été.
00:18:55On va s'arrêter sur ce rapport
00:18:56qui raconte comment c'était organisé.
00:18:59Et on vous dira ce que dit ce rapport.
00:19:01D'abord, nous restons dans le studio d'Europe 1
00:19:03avec Mémone Interman pour parler de Charles Sapin,
00:19:07pour parler de cette grève à Radio France,
00:19:09pour parler de Radio France
00:19:10qui ne respecte pas la loi sur le pluralisme.
00:19:13Tous les textes juridiques sont là.
00:19:15Personne ne fait respecter la loi.
00:19:17On ne comprend pas.
00:19:18Et on aura dans un instant César
00:19:19qui nous appelle du Pays-Bas.
00:19:20Et vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1,
00:19:22réagissez comme César de solutions.
00:19:24Soit vous appelez Christine Kelly
00:19:25au standard d'Europe 1.
00:19:2601 80 20 39 21.
00:19:2901 80 20 39 21
00:19:31pour envoyer vos messages
00:19:33sur WhatsApp
00:19:34à Christine Kelly
00:19:35et réagir.
00:19:36Il est 11h33 sur Europe 1.
00:19:3811h-13h
00:19:39Christine Kelly sur Europe 1.
00:19:4411h33 sur Europe 1.
00:19:46Fabrice Laffitte,
00:19:46vous avez fait un tweet
00:19:47à propos de Radio France.
00:19:49Dites-moi de quoi il s'agit.
00:19:50Un tweet...
00:19:51Vous avez été un peu choqué, vous aussi.
00:19:52Oui, j'étais un peu choqué
00:19:53par le fait qu'un journaliste...
00:19:55Fabrice Laffitte est le réalisateur
00:19:56de Christine Kelly.
00:19:57Et pour être totalement transparent,
00:19:59je suis aussi représentant
00:20:00du personnel européen.
00:20:01Donc je peux parler en total libéré.
00:20:03Pas sorti de l'auberge.
00:20:05Je ne vous empêche pas de parler, moi.
00:20:06Vous avez vu, je laisse...
00:20:07J'avoue, j'avoue.
00:20:09Voilà, je ne mets pas les pancartes
00:20:10et je ne brûle pas les palettes.
00:20:12Et même quand la fille
00:20:13vient dans le studio,
00:20:14vous n'empêchez à personne
00:20:14de parler.
00:20:15Ah non, justement,
00:20:15c'est ça le plus réaliste.
00:20:16C'est bien que d'autres personnes,
00:20:18d'autres sensibilités
00:20:19puissent venir un micro,
00:20:21entre guillemets, adverse,
00:20:22donner son point de vue,
00:20:24échanger, débattre
00:20:25avec un journaliste.
00:20:27Et là, effectivement,
00:20:28je trouve ça scandaleux
00:20:29que des personnes mettent
00:20:31une pression
00:20:32et que la direction,
00:20:33en fait,
00:20:34on a l'impression
00:20:35qu'elle est factice
00:20:35sur ce coup-là
00:20:36ou qu'elle a très très peu
00:20:37de pouvoir, malheureusement.
00:20:38Écoutez, David Lissnard,
00:20:40ce matin,
00:20:40dans la grande interview
00:20:41Céneaux Européens
00:20:42qui déplore,
00:20:43comme vous, Fabrice Laffitte,
00:20:44comme vous,
00:20:45dans le studio d'Europe 1,
00:20:45cette situation à Radio France.
00:20:47Quand ils disent
00:20:48qu'il n'y a pas
00:20:48de dérive idéologique,
00:20:49c'est faux.
00:20:50S'il y avait un sondage électoral
00:20:51à Radio France,
00:20:52je voudrais savoir
00:20:53combien de gens votent à droite.
00:20:54Je suis sûr qu'il y en a zéro.
00:20:56Donc, Radio France,
00:20:58France Télé,
00:20:58n'appartiennent pas
00:20:59ni aux syndicats,
00:21:00ça appartient à tous les Français.
00:21:02Qu'il y ait des éditorialistes
00:21:03de gauche, tant mieux.
00:21:04Vive l'expression de gauche,
00:21:05mais qu'on ne flingue pas
00:21:07l'expression de droite.
00:21:08Le sectarisme,
00:21:09il est chez ceux
00:21:09qui, pendant des années,
00:21:11nous ont dit
00:21:11qu'ils étaient tolérants.
00:21:12Les valeurs républicaines,
00:21:14les machins, etc.
00:21:15Tout ça,
00:21:16maintenant,
00:21:16les masques tombent.
00:21:17Le meilleur antidote
00:21:18à la bêtise,
00:21:19le meilleur antidote
00:21:20au sectarisme,
00:21:21au fake news,
00:21:22c'est le pluralisme.
00:21:22Et non pas nous emmerder,
00:21:24pardonnez-moi,
00:21:24cette expression un peu triviale
00:21:25avec leurs pétitions,
00:21:27avec leurs tristounés,
00:21:28avec leurs ricanements.
00:21:29Ils ricanent.
00:21:30On paye des gens
00:21:30à ricaner des autres.
00:21:32Ils ricanent du peuple.
00:21:33Voilà.
00:21:33Ils exaspèrent tout le monde.
00:21:34Êtes-vous choqués
00:21:37par cette grève
00:21:38à Radio France
00:21:39pour un seul éditorialiste
00:21:41qui n'est pas de gauche
00:21:42et qui parle deux minutes seulement
00:21:43le dimanche
00:21:45sur France Inter
00:21:46alors que toute la journée,
00:21:47évidemment,
00:21:48c'est une autre tonalité
00:21:50avec l'argent du service public.
00:21:51Première radio de France,
00:21:52France Inter
00:21:52qui a le plus de fréquences.
00:21:55Tout ça organisé par l'État.
00:21:57Donnez plus de fréquences
00:21:58au service public
00:21:59et pourtant,
00:22:00il y a un cahier des charges
00:22:01à respecter
00:22:01et pourtant,
00:22:02il y a la loi
00:22:02sur le pluralisme à respecter.
00:22:04Êtes-vous choqués,
00:22:05César,
00:22:05du Pays Basque
00:22:06que nous donne son avis ?
00:22:07Bonjour, César.
00:22:08Bonjour, Christine Kelly.
00:22:10Bonjour, Gabrielle Cluzel
00:22:11et toute l'équipe
00:22:12parce que je ne connais pas tout le monde.
00:22:13Oui, César.
00:22:14Venez avec nous
00:22:15dans le studio d'Europe 1.
00:22:17Quel beau prénom.
00:22:17Quel beau prénom, César.
00:22:19Alors écoutez,
00:22:20on a beaucoup de gens
00:22:21parce que c'est la rentrée
00:22:22et j'aimerais qu'on ait une rentrée
00:22:23qui démarre sur de très bonnes bases.
00:22:24C'est pour ça que j'ai voulu appeler.
00:22:26Pour moi, le cas de Charles Sapin
00:22:28comme plein d'autres sujets
00:22:30de l'actualité
00:22:30qu'on entend sur Europe 1
00:22:31et dans d'autres médias d'ailleurs,
00:22:34pour moi, c'est un peu le même.
00:22:36C'est-à-dire que
00:22:38beaucoup de gens
00:22:38ne s'intéressent pas à la politique.
00:22:39Et je remarque souvent,
00:22:41maintenant que j'ai la trentaine,
00:22:42que beaucoup de gens
00:22:43au second tour votent.
00:22:45Ceux qui ne s'intéressent pas
00:22:46à la politique,
00:22:46on leur dit
00:22:47soit tu votes pour des fachos,
00:22:48soit c'est les antifascistes
00:22:50qui gagnent.
00:22:51Alors les gens,
00:22:51bon gré, mal gré,
00:22:52ont voté pour Macron,
00:22:53pour Hollande, etc.
00:22:55Et ce que je veux dire,
00:22:56c'est que
00:22:56moi, j'ai observé un phénomène
00:22:58que j'appelle personnellement
00:23:00l'antiracisme corrompu,
00:23:02qu'il faut opposer
00:23:03donc à un antiracisme républicain.
00:23:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:23:05on devrait tous se réjouir
00:23:07parce qu'en fait,
00:23:07pour moi,
00:23:08c'est le sujet de fond.
00:23:09C'est le vrai sujet de fond.
00:23:10C'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:23:10être antiraciste et de droite
00:23:11selon certains.
00:23:12Il y a ce sectarisme
00:23:13et c'est le vrai sujet de fond.
00:23:15Mais je le dis de façon,
00:23:21il y a des organisations
00:23:22comme le Bilderberg
00:23:23qui sont les plus grands
00:23:24milliardaires du monde
00:23:25et toute la gauche française
00:23:26collabore avec ces gens-là.
00:23:28Il y a aussi des islamistes
00:23:29du Qatar et d'autres.
00:23:31Toute la gauche collabore
00:23:31avec ces gens-là.
00:23:32Donc il faut savoir
00:23:33que la gauche aujourd'hui
00:23:33collabore avec les plus grands
00:23:34milliardaires de la planète.
00:23:36Et donc les Français,
00:23:37même Vincent Bolloré,
00:23:38ce n'est pas beaucoup d'argent
00:23:39à côté de ces gens-là.
00:23:40Et c'est pour ça
00:23:41que je veux parler d'injustice
00:23:43parce qu'on nous parle
00:23:43de gauche, de social et tout ça.
00:23:45Alors que l'antiracisme
00:23:46est devenu merveilleux.
00:23:47On devrait même remercier
00:23:49Marine Le Pen
00:23:49pour tout le travail qu'elle a fait.
00:23:50On a l'impression
00:23:51que ce soit des gens
00:23:52comme Charles Sapin,
00:23:53Marine Le Pen
00:23:53ou n'importe qui,
00:23:54ces gens-là n'ont pas le droit
00:23:55à l'antiracisme républicain,
00:23:57n'ont pas le droit
00:23:57à l'antiracisme gaulliste
00:23:58et soutenir le référendum
00:24:00d'initiative citoyen.
00:24:01On a l'impression
00:24:01que l'antiracisme,
00:24:02c'est que pour des gens
00:24:03d'extrême-gauche et tout ça.
00:24:04Donc c'est ce que je voulais partager.
00:24:06Et donc je trouve ça
00:24:07hyper intéressant
00:24:08parce que ça aurait pu changer
00:24:09la campagne depuis 10 ans.
00:24:10On n'aurait pas eu la dette.
00:24:12C'est au nom de l'antifascisme
00:24:14corrompu,
00:24:14qu'on a la dette de la France,
00:24:15qu'on a les impôts élevés.
00:24:17C'est au nom de l'antifascisme
00:24:18corrompu
00:24:18qu'on a une immigration dangereuse
00:24:21alors que l'immigration,
00:24:22moi je suis pour l'immigration
00:24:23et pourtant je vote RN,
00:24:24mais c'est juste
00:24:24que je veux une immigration régulée,
00:24:26qu'on arrête de laisser
00:24:27des criminels dans la rue.
00:24:29Peut-être même qu'un jour
00:24:29on pourra voter pour les juges
00:24:31comme aux Etats-Unis.
00:24:32Enfin voilà,
00:24:33tout est basé
00:24:34sur un antiracisme sectaire,
00:24:35corrompu.
00:24:36Et pour moi,
00:24:37c'est la plus belle chose
00:24:38que je voulais partager
00:24:38parce que c'est en tout cas
00:24:39le cœur de ce que j'ai pu observer
00:24:41depuis dix ans.
00:24:42Merveilleux César,
00:24:43vous nous appelez du Pays Basque,
00:24:44vous avez la palme de la nuance,
00:24:46merci infiniment
00:24:46de nous avoir appelé
00:24:48aux standards d'Europe.
00:24:49Noémie,
00:24:49vous nous appelez du Beaujolais
00:24:50et vous aussi,
00:24:51vous êtes surprise,
00:24:53choquée par ce manque
00:24:54de liberté d'expression.
00:24:55Rappelons,
00:24:56rappelons,
00:24:56rappelons que la liberté
00:24:58d'expression c'est la loi.
00:24:59Rappelons que le pluralisme
00:25:01c'est la loi.
00:25:02Rappelons que le pluralisme
00:25:03c'est la loi.
00:25:03Bonjour Noémie.
00:25:05Bonjour Madame.
00:25:06Alors déjà,
00:25:07ce qui m'a fait vous appeler
00:25:08c'est aussi la présence
00:25:09Mona Interman
00:25:10et c'est vrai que
00:25:11j'ai lu sa biographie
00:25:12il y a plusieurs années
00:25:13qui m'a beaucoup marquée.
00:25:14Elle est exceptionnelle.
00:25:15Tout le monde a le lire,
00:25:16mon parcours incroyable,
00:25:17aussi ce qu'elle dit
00:25:18sur la stilésie orientale.
00:25:20Moi qui ai beaucoup travaillé
00:25:21avec l'Allemagne,
00:25:21c'est très éclairant.
00:25:24Donc voilà,
00:25:25merci Madame
00:25:25pour ce livre
00:25:26que vous nous avez produit.
00:25:28Merci, merci Madame.
00:25:30Au sujet qui nous intéresse,
00:25:33moi ce qui me fait rire
00:25:34jaune évidemment,
00:25:35c'est qu'en fait
00:25:36aujourd'hui
00:25:37si LFI
00:25:38peut être parfois
00:25:39les seuls
00:25:40à avoir le droit
00:25:41de parler
00:25:42sur certaines chiennes radios
00:25:43et si la radio publique
00:25:44ou les médias publics
00:25:46se font le porte-drapeau
00:25:47d'un parti comme LFI,
00:25:48c'est aussi parce que
00:25:49depuis de nombreuses années,
00:25:50les partis du centre
00:25:51mais aussi les partis
00:25:52de la droite
00:25:53dite républicaine
00:25:54et moi,
00:25:54ma première carte de parti
00:25:56était à l'UMP
00:25:57donc voilà,
00:25:58je parle aussi
00:25:59d'où je viens.
00:26:00Et bien en fait,
00:26:00on met en avant
00:26:01le cordon sanitaire,
00:26:02on était les premiers
00:26:03à vouloir faire taire
00:26:04ce qu'ils appelaient
00:26:04l'extrême droite
00:26:06et en fait,
00:26:07malheureusement,
00:26:08je ne vais pas citer
00:26:09Bossuet
00:26:09comme on le cite
00:26:10trop souvent malheureusement
00:26:11mais en fait,
00:26:12on pouvait le voir venir,
00:26:14on pouvait voir venir tout ça
00:26:15et c'est assez malheureux
00:26:16de voir des politiques
00:26:17qui aujourd'hui
00:26:18pleurent sur
00:26:20la limite du pluralisme,
00:26:22pleurent sur la limite
00:26:22de la liberté d'expression
00:26:23qui finalement,
00:26:25on en posait les bases,
00:26:26on en posait les fondations.
00:26:27Et un autre sujet
00:26:29moi qui me choque beaucoup,
00:26:30c'est en entreprise,
00:26:31je suis cadre d'entreprise,
00:26:32ingénieur
00:26:33et en fait,
00:26:34de voir comme des personnes
00:26:35qui sont normalement intelligentes
00:26:37parce qu'en tout cas,
00:26:38qui ont fait beaucoup d'études
00:26:40qui sur ces sujets-là,
00:26:41en fait,
00:26:42adhèrent totalement
00:26:43à la censure.
00:26:43Quand on échange un peu
00:26:44dans les bureaux,
00:26:46dans les entreprises,
00:26:47à quel point en fait,
00:26:48à partir du moment
00:26:48où je n'ai pas leur opinion
00:26:50qui est censurée,
00:26:51et bien,
00:26:51je trouve ça totalement normal
00:26:52et ça,
00:26:53je trouve que c'est
00:26:53assez effrayant.
00:26:54Merci beaucoup
00:26:56ma chère Noémie
00:26:57qui a appelé
00:26:58Dubois-Jolais
00:26:59en direct
00:26:59sur Europe 1.
00:27:00Merci pour cette clairvoyance.
00:27:02Karim Maloum,
00:27:04Charles Sapin
00:27:05traité de néo-nazi.
00:27:06Charles Sapin
00:27:07traité de néo-nazi.
00:27:09Il a été traité
00:27:10de néo-nazi
00:27:11soi-disant
00:27:12par un humoriste.
00:27:14Je rappelle
00:27:15qu'on peut,
00:27:15selon moi,
00:27:17rire de tout
00:27:18à une condition
00:27:19qu'on ne s'attaque pas
00:27:20à des individus,
00:27:21qu'on ne s'attaque pas
00:27:22à des groupes.
00:27:23Là,
00:27:23on s'est attaqué
00:27:24à un député.
00:27:25On l'a traité
00:27:25de rat.
00:27:26Le lendemain,
00:27:27on a traité
00:27:28un journaliste,
00:27:29un éditorialiste
00:27:30de néo-nazi.
00:27:31Ce n'est plus de l'humour.
00:27:33Ce n'est pas de l'humour.
00:27:34Mais non,
00:27:35c'est de l'insulte.
00:27:36Ça, c'est de l'insulte.
00:27:37C'est interdit
00:27:38par la loi.
00:27:39C'est interdit
00:27:40par l'accord.
00:27:40Il doit être poursuivi
00:27:41devant le tribunal
00:27:42parce qu'on ne peut pas
00:27:42accepter d'être traité
00:27:43de cette manière.
00:27:45Un rat,
00:27:45parce que pour des raisons
00:27:46sexuelles,
00:27:46pour des penchants
00:27:47ou parce que vous
00:27:48n'êtes pas d'accord
00:27:49avec moi.
00:27:49Vous savez,
00:27:50moi,
00:27:50je me suis bâti
00:27:51toute ma vie
00:27:51pour la liberté
00:27:52d'expression.
00:27:53Toute ma vie.
00:27:53J'ai failli laisser
00:27:54ma peau à plusieurs fois.
00:27:55J'ai vu des gens
00:27:56mourir
00:27:57pour juste s'exprimer.
00:27:59En France,
00:27:59dans le pays
00:28:00de Voltaire,
00:28:01de Victor Hugo,
00:28:04on interdit
00:28:04à des gens
00:28:05de s'exprimer.
00:28:06Au nom de quoi ?
00:28:07Au nom d'une vision
00:28:09totalitaire.
00:28:10Ça s'appelle
00:28:11le totalitarisme
00:28:12quand on ne peut pas
00:28:12s'exprimer.
00:28:13Moi,
00:28:13je ne suis pas d'accord
00:28:14avec Gabriel.
00:28:15Je l'écoute,
00:28:16elle m'écoute.
00:28:16Ça s'appelle le débat.
00:28:17Ça s'appelle le pluralisme.
00:28:19Ça s'appelle la France,
00:28:20la belle France.
00:28:20Ça s'appelle la liberté.
00:28:22Eh bien,
00:28:22en France Inter,
00:28:23il n'y a pas
00:28:23de liberté d'expression.
00:28:25Ils mettent en péril
00:28:26la radio publique.
00:28:27On met de l'argent.
00:28:28On met des millions.
00:28:30Et détruisent la radio.
00:28:31Ils mettent en péril
00:28:31la radio publique.
00:28:32Ils mettent en péril
00:28:33la France.
00:28:34Puisque c'est la première
00:28:34radio de France.
00:28:35Puisque c'est la première
00:28:36radio financée
00:28:37par les Français.
00:28:38On marque une pause.
00:28:39On revient sur
00:28:40ce mot néo-nazi.
00:28:42Quentin Deran
00:28:43qui a été tué
00:28:43parce que,
00:28:44jugé néo-nazi.
00:28:46Lorsqu'on met
00:28:46cette étiquette,
00:28:47qu'est-ce que ça veut dire ?
00:28:48Jusqu'où peut-on aller
00:28:49à partir du moment
00:28:50où on met cette étiquette ?
00:28:51On marque une pause.
00:28:51On revient sur Europe 1.
00:28:52Avec vous,
00:28:5201-80-20-39-21.
00:28:55C'est le numéro
00:29:00d'y réagir
00:29:00et envoyer vos messages
00:29:01à Christine Kelly
00:29:02au même numéro.
00:29:0301-80-20-39-21.
00:29:06Et ça se passe
00:29:07sur WhatsApp.
00:29:08A tout de suite
00:29:0811h43 sur Europe 1.
00:29:12Europe 1.
00:29:13Christine Kelly.
00:29:14Merci de nous rejoindre
00:29:14à 11h48 sur Europe 1.
00:29:17Christine Kelly et vous.
00:29:18C'est désormais
00:29:18de 11h à 13h sur Europe 1
00:29:20avec Gabriel Cluzel.
00:29:21Karim Maloum aujourd'hui
00:29:23et votre invitée
00:29:23Mémona Interman,
00:29:24grand reporter
00:29:25et ex-membre du CSA
00:29:26et toujours nos auditeurs
00:29:28au 01-80-20-39-21.
00:29:29Christine.
00:29:30Avant d'aborder
00:29:31le dossier CIEUTA,
00:29:34immigration,
00:29:34on en parle dans un instant.
00:29:36Peut-être le mot de la fin
00:29:37avec Mémona Interman,
00:29:38grand reporter
00:29:39qui a été membre du CSA
00:29:41aujourd'hui,
00:29:41l'ARCOM,
00:29:42sur le fait que Charles Sapin,
00:29:45unique chroniqueur
00:29:46éditorialiste de droite,
00:29:49enclenche une grève,
00:29:50déclenche une grève
00:29:51à l'insu de son plein gré,
00:29:52on va dire,
00:29:53à Radio France.
00:29:54Radio France
00:29:54qui doit respecter
00:29:55la loi du 30 septembre
00:29:5686,
00:29:57article 13.
00:29:58L'ARCOM doit assurer
00:29:59le respect
00:30:00de l'expression
00:30:01pluraliste
00:30:02des courants de pensée
00:30:02et d'opinion.
00:30:03Quel est votre mot
00:30:04de la fin peut-être
00:30:05à Mémona Interman ?
00:30:06Je dirais que Radio France
00:30:07s'est démasqué,
00:30:08que les personnels
00:30:09qui empêchent
00:30:10l'accès au micro
00:30:11à un journaliste,
00:30:12mais un journaliste
00:30:13qui parle en son nom,
00:30:14puisqu'il travaille
00:30:15pour Valeurs Actuelles
00:30:16maintenant,
00:30:16après avoir travaillé
00:30:17pour Le Point,
00:30:18Le Figaro
00:30:18et d'autres titres de presse,
00:30:20qu'il représente
00:30:21une partie
00:30:22de l'expression française
00:30:23et le discréditer,
00:30:25le mettre à la porte,
00:30:27interdire ce journaliste
00:30:28de s'exprimer
00:30:28simplement parce que
00:30:29c'est Valeurs Actuelles
00:30:30qui est son employeur actuel
00:30:31est une offense
00:30:32à la loi,
00:30:33une offense à la France
00:30:34et à la démocratie.
00:30:36Il ne s'agit pas
00:30:36d'un sujet
00:30:37de petite polémique
00:30:38comme ça
00:30:39entre une radio
00:30:39et une télé,
00:30:40il s'agit là
00:30:41d'un sujet fondamental
00:30:42et de l'application
00:30:44de la loi,
00:30:45particulièrement
00:30:45sur le sujet
00:30:46du pluralisme.
00:30:47Et donc,
00:30:47Radio France
00:30:48est immiscer
00:30:48dans le domaine
00:30:49de la campagne électorale.
00:30:50Si Radio France
00:30:51veut être aujourd'hui
00:30:52Radio Mélenchon,
00:30:53il faut absolument
00:30:54que ça soit très clair.
00:30:56Et j'espère que
00:30:56Sibyl Veil,
00:30:57la patronne de Radio France,
00:30:58j'étais là
00:30:59lors de sa nomination
00:30:59en 2018,
00:31:00qu'elle reste droite.
00:31:02Sinon,
00:31:02ça sera un cadeau
00:31:03d'une certaine façon
00:31:04à ceux qui contestent
00:31:05Radio France
00:31:05ce rôle
00:31:06d'être la radio publique.
00:31:08Ce n'est plus
00:31:09une radio publique alors.
00:31:10Merci beaucoup
00:31:11Mémona Interman
00:31:12d'avoir été en direct
00:31:13sur Europe 1,
00:31:14Radio France
00:31:15qui ne respecte pas
00:31:16les textes.
00:31:17Pourquoi d'autres médias
00:31:18devraient respecter
00:31:19les textes
00:31:19qui ne respectent pas
00:31:20à la loi ?
00:31:21Merci infiniment
00:31:21d'avoir été
00:31:22dans le studio
00:31:23d'Europe 1.
00:31:24On va parler de Céuta.
00:31:26Des Espagnols
00:31:27descendent dans la rue
00:31:28pour crier
00:31:30non à l'invasion
00:31:32migratoire.
00:31:33Écoutez d'abord
00:31:34ce reportage
00:31:35du correspondant
00:31:36d'Europe 1 en Espagne.
00:31:37Ils sont venus
00:31:38en couple,
00:31:38en famille,
00:31:39entre amis,
00:31:40souvent munis
00:31:40d'un drapeau espagnol.
00:31:41Tous exprimissent
00:31:42leur ras-le-bol
00:31:43de la situation
00:31:43à Ceuta.
00:31:45On a une invasion
00:31:46et ils font comme
00:31:46si c'était
00:31:47un problème d'immigration.
00:31:48S'ils envahissent,
00:31:49s'il faut les expulser
00:31:50et te défendre.
00:31:52Là,
00:31:53ils t'en envoient
00:31:5380 000
00:31:54et demain,
00:31:54ce sera 200 000
00:31:55jusqu'à ce que tu n'en puisses plus.
00:31:57Il faut les expulser
00:31:58coûte que coûte.
00:32:00Parmi les manifestants,
00:32:01aussi,
00:32:01de nombreux immigrés
00:32:02de longue date
00:32:03comme Mani,
00:32:03cubaine d'origine
00:32:04et espagnols
00:32:05depuis 18 ans.
00:32:06Je pense qu'il faut
00:32:07défendre l'Espagne.
00:32:08Nous avons une frontière
00:32:09et il faut la respecter.
00:32:10Et si on ne la respecte pas,
00:32:11il faut une réponse.
00:32:14Parmi les slogans
00:32:15les plus entendus,
00:32:16la fierté
00:32:16d'être espagnole
00:32:17mais aussi la démission
00:32:18du Premier ministre socialiste
00:32:19Pedro Sánchez.
00:32:21On a des ministres
00:32:22et un président
00:32:22qui partent en vacances
00:32:23et sont des incapables.
00:32:25Ils ne servent à rien,
00:32:26peu importe leur parti.
00:32:27Ce sont eux
00:32:28qui ne servent à rien.
00:32:29Le Premier ministre,
00:32:30lui,
00:32:30est attendu ce jeudi
00:32:31au Parlement
00:32:32pour s'expliquer
00:32:32sur sa gestion de la crise.
00:32:34Nico Salvado à Madrid
00:32:35pour Europe 1.
00:32:3811h51 sur Europe 1.
00:32:39Le Premier ministre
00:32:40est attendu au Parlement
00:32:42pour parler
00:32:42de sa gestion de la crise.
00:32:43On ne sait pas
00:32:44ce qu'il pourrait dire,
00:32:45Gabriel Fuzel.
00:32:46Parce que c'est quand même
00:32:47assez controversé
00:32:50la façon dont Pedro Sánchez
00:32:52gère cette crise.
00:32:53On ne comprend pas
00:32:54ce fossé
00:32:54entre ces manifestants
00:32:56qui crient à l'invasion,
00:32:57qui crient à l'invasion
00:32:59mais il n'y a pas
00:32:59pour reprendre leur mot
00:33:00et Pedro Sánchez
00:33:01qui dit
00:33:02mais regardez,
00:33:02il ne se passe rien.
00:33:04Non mais c'est très très révélateur
00:33:06et c'est pour ça
00:33:07que c'est presque
00:33:08un laboratoire
00:33:08de toute l'Europe
00:33:10ce qui se passe actuellement
00:33:10en Espagne
00:33:12parce que
00:33:12c'est toujours
00:33:13les mêmes méthodes.
00:33:14Pedro Sánchez
00:33:15il a commencé
00:33:16par dire
00:33:16c'est pas nous,
00:33:17il ne s'est rien passé,
00:33:18il ne fallait pas montrer
00:33:19toutes ces images.
00:33:21Vous savez,
00:33:21ça rappelle quand même
00:33:21ce qui se passe
00:33:23régulièrement
00:33:25en France.
00:33:26J'ai souvenir
00:33:27au moment de
00:33:28l'attaque d'un terroriste
00:33:29à Annecy,
00:33:30de petits bébés
00:33:30dans les poussettes.
00:33:31on disait à ce moment-là
00:33:32non non,
00:33:32ne passez pas aux médias,
00:33:33ne passez pas les vidéos.
00:33:34D'accord,
00:33:35mais les français
00:33:35ont le droit
00:33:35de savoir ce qui s'est passé.
00:33:36Ce n'est pas un crime
00:33:37de passer les vidéos.
00:33:38Le crime,
00:33:38c'est de poignarder
00:33:39des bébés.
00:33:40Voilà,
00:33:40bon,
00:33:41ça c'est le premier point,
00:33:42la tentative d'occultation.
00:33:44Après,
00:33:44il y a la tentative
00:33:45de détourner le regard,
00:33:47c'est-à-dire qu'on va dire
00:33:58que c'est le Maroc.
00:33:59Sauf qu'aujourd'hui,
00:34:00il y a un rapport de police
00:34:02qui explique
00:34:02qu'il est assez dérangeant
00:34:03mais que visiblement,
00:34:05la police a fait preuve
00:34:06d'une permissivité
00:34:08tout à fait troublante.
00:34:09Le rapport parle
00:34:09d'une opération planifiée.
00:34:11Voilà,
00:34:11donc nous allons en reparler,
00:34:13je pense,
00:34:13mais Pedro Sanchez,
00:34:14alors là,
00:34:14il commence à s'indigner
00:34:15de propos tenus
00:34:16par le Maroc
00:34:17s'agissant de Ceuta
00:34:18et autres territoires espagnols,
00:34:21mais néanmoins,
00:34:22au début,
00:34:22il a commencé par nier
00:34:23absolument
00:34:25toute responsabilité du Maroc.
00:34:26Ça rappelle un peu
00:34:27les supporters anglais.
00:34:29Et puis,
00:34:29il dit aussi
00:34:30« Ah oui, Ceuta,
00:34:32l'année prochaine,
00:34:32sera plus grande,
00:34:33plus forte,
00:34:34plus je ne sais quoi. »
00:34:35C'est un peu Emmanuel Macron
00:34:37avec sa Californie
00:34:37en Seine-Saint-Denis.
00:34:38C'est l'utopie absolue
00:34:40qui, évidemment,
00:34:42heurte de plein fouet
00:34:44la réalité des habitants.
00:34:46Gabriel Cluzel,
00:34:47en direct sur Europe.
00:34:48Nicolas Provo-Monti,
00:34:49directeur de l'Observatoire
00:34:51de l'immigration
00:34:51et de la démographie.
00:34:53Immigration
00:34:53ou opération politique ?
00:34:54Écoutez,
00:34:55la responsabilité du Maroc
00:34:57se dessine quand même
00:34:57de plus en plus.
00:34:58Alors,
00:34:58le Maroc,
00:34:59il n'a pas ordonné
00:35:00à des gens
00:35:01qui n'avaient aucune envie
00:35:02de migrer
00:35:02de se jeter d'un seul coup
00:35:03sur Ceuta.
00:35:04Il a instrumentalisé
00:35:05la pression migratoire
00:35:07qui existe de très longue date
00:35:08sur l'Europe en général
00:35:09et sur ses deux enclaves
00:35:10de l'Union Européenne
00:35:11en particulier,
00:35:12Ceuta et Mélila.
00:35:13Et le fait que le Maroc
00:35:14a minima
00:35:15et laissé faire
00:35:16s'est trouvé vers Ceuta,
00:35:17ça montre à quel point
00:35:18aujourd'hui,
00:35:18les migrations
00:35:19et notamment
00:35:20les migrations irrégulières
00:35:21sont devenues
00:35:22un instrument
00:35:23de déstabilisation
00:35:24par excellence
00:35:24contre les Etats européens
00:35:26et aussi un instrument
00:35:27de, j'allais dire,
00:35:28de proclamation
00:35:29de souveraineté
00:35:30sur des territoires
00:35:30qu'on réclame.
00:35:31C'est évidemment
00:35:31le cas du Maroc
00:35:32avec Ceuta.
00:35:33Aujourd'hui,
00:35:34l'immigration,
00:35:35ça relève
00:35:36de la géopolitique.
00:35:37Ce n'est plus
00:35:38l'immigration classique
00:35:39qu'on a connue.
00:35:40Aujourd'hui,
00:35:40elle est utilisée
00:35:41comme une arme,
00:35:42comme une arme de guerre.
00:35:43On n'y va pas
00:35:44avec une armée.
00:35:45On envoie une population,
00:35:4770 000 personnes,
00:35:48c'est une invasion,
00:35:50ils vont aller
00:35:50occuper un espace.
00:35:52Ceuta,
00:35:52c'est 80 000 personnes.
00:35:53C'est presque
00:35:54la même chose
00:35:55qui est arrivée
00:35:56dans cette ville.
00:35:57Les services
00:35:58d'enseignement,
00:35:58je l'ai dit sur CNES
00:35:59à plusieurs reprises,
00:36:01Marocains,
00:36:03Espagnols
00:36:03et Algériens
00:36:04étaient au courant
00:36:06d'un mouvement
00:36:06de population.
00:36:08Parce que tout
00:36:08s'est déroulé
00:36:09au bout de trois jours.
00:36:10Mais le mouvement
00:36:11a commencé avant.
00:36:12Les gens mentaient
00:36:13des pays du Sahel.
00:36:14Et c'est tous
00:36:14des pays,
00:36:15des gens francophones.
00:36:17Donc c'est plus facile
00:36:18pour les services
00:36:19d'enseignement
00:36:19de comprendre la langue.
00:36:21Les Marocains parlent
00:36:21le français,
00:36:22les Algériens aussi.
00:36:23Ils ont tout compris.
00:36:25Et donc,
00:36:25c'est une arme de guerre
00:36:26qui est utilisée.
00:36:27Arme de guerre,
00:36:28Ceuta,
00:36:29immigration,
00:36:29opération politique,
00:36:31le Maroc a-t-il laissé faire ?
00:36:32Madrid savait-il
00:36:33dès le 29 juillet ?
00:36:35Pourquoi seulement 10%
00:36:36aurait-il voulu rester ?
00:36:37Peut-on encore parler
00:36:38de mouvements spontanés ?
00:36:39L'Europe est-elle vulnérable
00:36:41au chantage migratoire ?
00:36:42Pedro Sanchez
00:36:43doit-il demander
00:36:43des comptes à rabat ?
00:36:44On marque une pause.
00:36:45On revient sur Europe 1
00:36:47avec Nicolas Provo,
00:36:48anti-directeur
00:36:49de l'Observatoire
00:36:50à l'immigration
00:36:50et la démographie.
00:36:52Et tout le monde
00:36:52se demande
00:36:53qu'est-ce qui s'est passé
00:36:54concrètement ?
00:36:55Le rapport de police
00:36:56lui-même dit
00:36:57que ça a été organisé.
00:36:58Mais qui,
00:36:59qui,
00:37:00qui a laissé faire ?
00:37:02Et on revient avec vous,
00:37:03chers auditeurs d'Europe 1,
00:37:03avec Christine Kelly.
00:37:05Deux options
00:37:05pour réagir à l'antenne.
00:37:06Vous appelez
00:37:07Christine Kelly
00:37:08au 01-80-20-39-21
00:37:10et vous envoyez aussi
00:37:11vos messages
00:37:12sur WhatsApp
00:37:13comme Guillaume et Hervé.
00:37:14Le même numéro,
00:37:1501-80-20-39-21.
00:37:1911h56.
00:37:19A tout de suite sur l'heure.
00:37:22Europe 1
00:37:2511h-13h
00:37:26Christine Kelly
00:37:27et vous.
00:37:27Où sont vos fleurs,
00:37:28Émilie ?
00:37:30Je les ai mis dans l'eau
00:37:31pour pas qu'elles s'abîment.
00:37:32Bien, bien.
00:37:33Où sont vos fleurs,
00:37:34Gabrielle ?
00:37:35Mais elles sont là,
00:37:36elles m'attendent.
00:37:37J'espère qu'elles n'ont pas
00:37:37trop soif.
00:37:38Mais elles sont trop belles,
00:37:39je ne veux pas les nommer.
00:37:39Elles sont magnifiques.
00:37:40Elles sont à mon bureau,
00:37:42je les ai posées.
00:37:43C'est sûr, voilà.
00:37:44Voilà, c'était un plaisir
00:37:45pour moi de vous offrir
00:37:45des fleurs, des filles.
00:37:47Parce que franchement,
00:37:47vous êtes des merveilles
00:37:49dans le studio d'Europe 1
00:37:50et j'espère que
00:37:52le parcours des fleurs
00:37:53vous arrivera jusqu'à vous
00:37:54auditeurs d'Europe 1.
00:37:55C'est magnifique.
00:37:5612h04 sur Europe 1.
00:37:58Programme chargé
00:37:59avec Samuel Madard
00:38:00qui viendra
00:38:01fondateur de l'édito de Madard
00:38:02pour nous parler
00:38:02des quelques vérités
00:38:03et fait à rétablir
00:38:05au sujet du Hamas
00:38:05et de la propagande
00:38:06souvent reprise
00:38:07mot pour mot
00:38:08par les médias.
00:38:09Vous allez voir,
00:38:10ça va être très pointu,
00:38:11très intéressant
00:38:12à écouter.
00:38:13À 12h40,
00:38:14le chanteur
00:38:15Baquian
00:38:15chante Asnavour.
00:38:16J'adorais
00:38:17j'adore encore
00:38:18Asnavour
00:38:19l'accueillir dans un instant.
00:38:22Et puis,
00:38:22on est en train
00:38:24de discuter
00:38:25de l'Espagne,
00:38:26des manifestations
00:38:28massives hier soir
00:38:29contre la politique
00:38:30migratoire du gouvernement
00:38:31de Pedro Sanchez
00:38:33sur l'immigration.
00:38:34Un rapport de police
00:38:35met en cause
00:38:36le Maroc
00:38:36dans l'entrée massive
00:38:38de migrants.
00:38:39Madrid demande
00:38:40des explications.
00:38:40qui peut organiser cela ?
00:38:42Pourquoi ?
00:38:43Dans quel but
00:38:43contre le peuple ?
00:38:44Après l'Espagne,
00:38:45est-ce que cela peut arriver
00:38:46en France ?
00:38:46On est avec Nicolas
00:38:47Provo-Monti,
00:38:48directeur de l'Observatoire
00:38:49de l'immigration
00:38:50et de la démographie.
00:38:51Et vous,
00:38:51au 01-80-20-39-21,
00:38:53vous appelez Christine Kelly
00:38:54pour réagir au Standard Europe 1.
00:38:55Vous réagissez aussi
00:38:56en envoyant vos messages
00:38:58sur WhatsApp
00:38:5801-80-20-39-21.
00:39:01Bienvenue sur Europe 1.
00:39:05Christine Kelly et vous
00:39:06sur Europe 1.
00:39:09Nicolas,
00:39:09pour vous mentir
00:39:10avant d'avoir Mathieu
00:39:11qui nous appelle
00:39:11de Haute-Loire,
00:39:14comment est-ce que
00:39:14vous analysez cela ?
00:39:15Vous êtes un spécialiste
00:39:16de l'immigration.
00:39:17On est en été,
00:39:19on voit cet influx
00:39:19de migrants,
00:39:21on se dit
00:39:22mais tiens,
00:39:22ça ne peut pas
00:39:23ne pas être organisé.
00:39:24On a un rapport
00:39:25qui nous dit
00:39:26c'est organisé.
00:39:28Comment on peut
00:39:30en arriver là ?
00:39:30Qui peut organiser ?
00:39:32Pourquoi organiser
00:39:33cet influx de migrants ?
00:39:35Et alors que les autorités
00:39:36nous disent
00:39:37mais non,
00:39:37ce n'est pas organisé,
00:39:38alors que tout nous montre,
00:39:40les images,
00:39:40on sent bien
00:39:41qu'il y a quelque chose
00:39:42qui se passe.
00:39:42Comment analyser tout ça ?
00:39:43Il apparaît clairement
00:39:44que cette affaire de Ceuta
00:39:45est en fait
00:39:46une coproduction
00:39:47hispano-marocaine.
00:39:48C'est-à-dire qu'il y a
00:39:48une vraie responsabilité
00:39:49du gouvernement espagnol,
00:39:50clairement,
00:39:51par l'appel d'air
00:39:52qu'il a engagé
00:39:53sur les sujets d'immigration,
00:39:54à la fois du fait
00:39:55de la campagne
00:39:55de régularisation
00:39:56que le gouvernement
00:39:57de Pedro Sanchez
00:39:58a engagé depuis janvier
00:39:59qui visait
00:40:00500 000 régularisations.
00:40:01On en est à plus
00:40:02d'un million
00:40:02de demandes déposées,
00:40:03donc un signal
00:40:04envoyé au candidat
00:40:04à la migration.
00:40:05Une décision aussi
00:40:07du tribunal suprême espagnol
00:40:08qui a interdit
00:40:09les refoulements
00:40:09par la mer
00:40:10pour les migrants
00:40:11arrivant à Ceuta
00:40:12et à Melilla
00:40:13quelques jours
00:40:13avant cet afflux,
00:40:14donc il y a
00:40:14une responsabilité espagnole.
00:40:16Mais par ailleurs,
00:40:17dans un pays aussi tenu
00:40:19que le Maroc,
00:40:19qui est,
00:40:20on peut le dire
00:40:20pudiquement,
00:40:21un régime autoritaire,
00:40:22il n'est pas possible
00:40:23que 70 000 personnes
00:40:24aient surgit
00:40:25vers cette enclave
00:40:26sans que les autorités
00:40:27aient au moins laissé faire.
00:40:28Et ce qu'on voit
00:40:29dans ce cas précis,
00:40:30c'est un...
00:40:30Pourquoi ?
00:40:31Pourquoi ?
00:40:33Il n'y a pas d'autres choses
00:40:35à traiter dans le monde ?
00:40:37Non, mais il n'y a une explication
00:40:37géopolitique quand même
00:40:38avec l'Algérie.
00:40:39C'est lié au Sahara occidental.
00:40:41Exactement.
00:40:41Le gouvernement de Pedro Sanchez
00:40:42s'est rapproché
00:40:43du gouvernement algérien
00:40:44sur un certain nombre de sujets.
00:40:45Il y a un conflit
00:40:46avec le gouvernement marocain
00:40:47sur le statut
00:40:48du Sahara occidental.
00:40:49Donc c'est ce territoire
00:40:50dont la souveraineté
00:40:51est contestée
00:40:51et que le Maroc réclame.
00:40:53Et puis par ailleurs,
00:40:53il y a un contentieux
00:40:54en long cours sur Ceuta.
00:40:55Pour le Maroc,
00:40:56Ceuta, c'est le Maroc.
00:40:58Et la stratégie du Maroc
00:40:59en la matière
00:41:00ressemble beaucoup à...
00:41:01Et on joue avec des êtres humains.
00:41:02Avec des enfants,
00:41:03des gamins de 10 ans,
00:41:04des petites filles de 10 ans.
00:41:05Ça ressemble énormément
00:41:06à ce que les Comores
00:41:07font à Mayotte, par exemple.
00:41:08Les Comores revendiquent Mayotte,
00:41:10considèrent que Mayotte
00:41:11est un territoire comorien.
00:41:12Le président comorien
00:41:13l'a accordé en juillet
00:41:14à la fête de l'indépendance.
00:41:16L'indépendance ne sera pas complète
00:41:17tant que Mayotte
00:41:17sera sous administration française.
00:41:19Et donc les flux migratoires
00:41:20à minima tolérés,
00:41:22voire organisés
00:41:23par le gouvernement des Comores
00:41:24vers Mayotte.
00:41:25C'est à la fois
00:41:25un instrument de déstabilisation,
00:41:27mais c'est aussi
00:41:27un levier d'annexion par le bas,
00:41:29si vous voulez.
00:41:30Un levier de basculement démographique
00:41:32sur le long terme,
00:41:33favorable au rattachement
00:41:34de ces territoires.
00:41:35Alors,
00:41:35Gabriel Cluzel et Carillon,
00:41:37je donne la parole
00:41:37dans un instant.
00:41:38D'abord Sabine et Mathieu.
00:41:40Sabine,
00:41:40vous nous appelez de Marseille.
00:41:41Siota,
00:41:41comment vous réagissez ?
00:41:44Bonjour à tout le monde.
00:41:45Bonjour Sabine.
00:41:47Contente de vous retrouver.
00:41:48C'est bien.
00:41:50Venez ici,
00:41:51on est ravis.
00:41:52Vous m'accompagnez
00:41:53toute la journée,
00:41:54le midi,
00:41:55le soir.
00:41:56C'est super.
00:41:57C'est scandaleux,
00:41:59c'est une horreur.
00:42:01Pourquoi ?
00:42:01Qu'est-ce qui vous choque ?
00:42:02Dites-nous.
00:42:02Je vois ce que les gens
00:42:04vivent là-bas sur place.
00:42:05C'est horrible.
00:42:07Et puis,
00:42:07on ne sait pas pourquoi.
00:42:08Alors,
00:42:09si on avait au moins
00:42:09l'explication,
00:42:10un coup c'est le Maroc,
00:42:11un coup ce n'est pas le Maroc.
00:42:13Si on avait l'explication,
00:42:15on pourrait essayer
00:42:15de trouver une solution.
00:42:16Mais là,
00:42:17on ne sait pas.
00:42:18On ne sait pas
00:42:18ce qui va se passer.
00:42:19On ne sait pas
00:42:20combien de temps
00:42:21les gens vont devoir
00:42:22subir ce qu'ils subissent.
00:42:23Les gens sur place.
00:42:25C'est affolant.
00:42:27Et qu'est-ce que ça
00:42:28vous fait craindre ?
00:42:29Vous dites
00:42:30que ça peut arriver
00:42:31en France.
00:42:31Vous dites un jour
00:42:32que c'est peut-être
00:42:34la Turquie,
00:42:35Mayotte,
00:42:35la France.
00:42:36On voit aussi
00:42:37des manifestations
00:42:38contre l'invasion,
00:42:39je cite,
00:42:40migratoire
00:42:40qu'on a vu aussi
00:42:41au Royaume-Uni.
00:42:42Qu'est-ce que ça
00:42:43vous évoque tout ça ?
00:42:45Ben oui,
00:42:45parce que ce matin,
00:42:46j'ai écouté
00:42:46Vincent Herouet
00:42:47et j'ai entendu
00:42:49que si en plus
00:42:50ils sont transférés
00:42:51sur Madrid,
00:42:52ils peuvent aller
00:42:53après de partout.
00:42:55Les mineurs isolés,
00:42:56on n'a aucune certitude
00:42:57qu'ils soient vraiment mineurs.
00:43:01dans l'espace Schengen,
00:43:02oui, pardon.
00:43:03Mais enfin,
00:43:04voilà,
00:43:05nous à Marseille,
00:43:06on a déjà beaucoup
00:43:07parce qu'on dit
00:43:09qu'on les accueille,
00:43:09mais en fin de compte,
00:43:10humainement,
00:43:11ils vivent dans
00:43:12des bidonvilles.
00:43:14Donc,
00:43:16on se demande
00:43:17quand est-ce que ça va
00:43:17s'arrêter
00:43:18et où est la solution.
00:43:20Oui,
00:43:20la solution,
00:43:21quand est-ce que ça va
00:43:22s'arrêter.
00:43:22Merci beaucoup,
00:43:23Sabine,
00:43:24d'avoir témoigné de Marseille
00:43:25et de ce que vous voyez
00:43:26effectivement au quotidien.
00:43:28Quand est-ce que ça va s'arrêter
00:43:29à Marseille aussi ?
00:43:30Voilà,
00:43:31pourquoi est-ce que les choses
00:43:32ne sont pas gérées ?
00:43:33Pourquoi au lieu de gérer,
00:43:34on a l'impression
00:43:35qu'on jette de l'huile
00:43:35sur le feu ?
00:43:36Mathieu,
00:43:36vous nous appelez
00:43:37de Haute-Loire
00:43:38et vous dites
00:43:39qu'il y a trop
00:43:39d'immigration.
00:43:41Vous allez jusque-là
00:43:42quand même ?
00:43:43Oui,
00:43:43je dis qu'il y a
00:43:44trop d'immigration.
00:43:46Pourquoi ?
00:43:46Et de toute façon,
00:43:47ça va parce que
00:43:49on voit bien
00:43:49On entend le fignotant,
00:43:51Mathieu,
00:43:52vous êtes en train de conduire,
00:43:53c'est le feu de détresse,
00:43:55c'est le feu de la gauche
00:43:56à droite,
00:43:57pas à l'extrême droite,
00:43:58pas à l'extrême gauche.
00:43:59Restez au centre
00:44:00pour nous parler.
00:44:03Et pas d'accident.
00:44:05Non,
00:44:06mais ça y est,
00:44:06j'ai envie de fignoter.
00:44:09En tout cas,
00:44:10vous nous dites
00:44:10que vous en avez marre.
00:44:11Oui,
00:44:12j'en ai marre.
00:44:12Et puis de toute façon,
00:44:14j'en ai marre
00:44:15parce qu'on nous masque
00:44:16la vérité.
00:44:17Et je vois que,
00:44:18écoutez,
00:44:19on ne connaît pas
00:44:19ces outages chez nous,
00:44:20mais on voit cette invasion
00:44:22dans nos villes,
00:44:23partout,
00:44:25il y a un trop
00:44:27d'immigrés.
00:44:28Et de toute façon,
00:44:29ça s'est voulu.
00:44:31Attendez,
00:44:31attendez.
00:44:32Nicolas Prouvot-Monti
00:44:33veut réagir.
00:44:34Restez avec nous.
00:44:34Oui,
00:44:34simplement,
00:44:35monsieur met le doigt
00:44:35sur un aspect
00:44:36qui est intéressant.
00:44:38Les réalités
00:44:38de l'immigration
00:44:39clandestine en France
00:44:40sont sans doute
00:44:40moins spectaculaires
00:44:41qu'à Ceuta.
00:44:42Elles n'en sont pas
00:44:43moins problématiques.
00:44:44On n'a pas,
00:44:45comme à Ceuta...
00:44:45C'est moins spectaculaires.
00:44:46Je voulais réagir,
00:44:47la tiée,
00:44:48effectivement.
00:44:48De grands phénomènes
00:44:49d'entrée en masse
00:44:50et en force,
00:44:50tout simplement
00:44:51pour des raisons géographiques.
00:44:52On n'a pas
00:44:52de frontières terrestres
00:44:54extérieures
00:44:55de l'Union européenne
00:44:56sur le territoire métropolitain.
00:44:57On a en revanche
00:44:58une immigration clandestine
00:45:00qui passe essentiellement
00:45:00d'abord par des voies légales.
00:45:02La Cour des comptes le dit,
00:45:03la majeure partie
00:45:03des clandestins en France
00:45:05entre d'abord
00:45:05avec un visa
00:45:06ou un titre de séjour
00:45:07temporaire
00:45:07et puis reste
00:45:08à l'expiration du visa.
00:45:09Donc,
00:45:09c'est moins visible
00:45:10dans l'immédiat.
00:45:11Et puis,
00:45:11par ailleurs,
00:45:12sur l'effet d'appel d'air
00:45:13dont on a dit
00:45:13à quel point
00:45:14il avait joué
00:45:15dans le cas
00:45:15du gouvernement Sanchez
00:45:16avec ses régularisations,
00:45:18vous voyez,
00:45:18en France,
00:45:19on régularise aussi,
00:45:20mais plus au long cours.
00:45:21On ne fait pas
00:45:21de grandes vagues
00:45:21de régularisations.
00:45:22On régularise
00:45:2330 à 35 000 clandestins par an.
00:45:25C'est-à-dire qu'en 15 ans,
00:45:26on fait les 500 000 régularisations
00:45:28que visait le gouvernement Sanchez.
00:45:30Très intéressant.
00:45:30Pas de très grandes vagues soudaines
00:45:31mais des régularisations
00:45:33au long cours
00:45:33qui produisent
00:45:34le même effet d'attractivité.
00:45:36Très intéressant comme remarque.
00:45:37On marque une pause,
00:45:38on revient.
00:45:38Mathieu,
00:45:39ne mettez pas les feux de détresse
00:45:40parce que je vous remercie
00:45:40dans un instant.
00:45:42Attendez-nous,
00:45:42on marque une pause,
00:45:43on revient.
00:45:43J'ai envie de vous entendre,
00:45:44vous dites qu'il y a trop d'immigration,
00:45:46vous dites que vous en avez marre,
00:45:47vous dites que vous voulez
00:45:48que ça change.
00:45:49On va vous écouter.
00:45:49On marque une pause,
00:45:50on revient avec Karim
00:45:51et Gabriel Cluzet.
00:45:52Et vous au 01-80-20-39-21,
00:45:54c'est le numéro du Standard d'Europe 1
00:45:56pour appeler Christine Killy,
00:45:57le numéro est non surtaxé.
00:45:59Vous envoyez aussi vos réactions,
00:46:00vos messages sur WhatsApp.
00:46:0201, ça commence à venir.
00:46:0301-80-20-39-21.
00:46:06Oui, c'est une nouveauté
00:46:07cette année pour que nos auditeurs...
00:46:09Téléchargez WhatsApp.
00:46:13Envoyez des fauteurs,
00:46:14des vocaux et tout,
00:46:15des bikinis, tout ça.
00:46:16J'ai bien des bikinis.
00:46:1901-80-20-39-21,
00:46:2112h13 sur Europe 1.
00:46:25Christine Killy et vous.
00:46:26La suite à 12h17,
00:46:28pardon,
00:46:28sur Europe 1,
00:46:29nous parlons de l'Espagne,
00:46:30c'est manifestation massive
00:46:31contre la politique migratoire
00:46:33du gouvernement de Pedro Sanchez
00:46:35sur l'immigration.
00:46:3601-80-20-39-21
00:46:38pour réagir avec Christine Killy.
00:46:40Nous sommes avec
00:46:41Gabriel Cluzel,
00:46:41Karim Maloum
00:46:42et Nicolas Pouvremonti,
00:46:43directeur de l'Observatoire
00:46:44de l'Immigration et de la Démographie.
00:46:46Et les messages des auditeurs
00:46:47aussi sur WhatsApp.
00:46:48Oui, vous allez nous lire les messages.
00:46:49Vous savez quoi ?
00:46:50Je vais vous faire une petite confidence.
00:46:51Vous savez qui est le chanteur préféré
00:46:52de ma fille de 12 ans ?
00:46:54Non, Charles Aznavour.
00:46:56Charles Aznavour.
00:46:57C'est un truc de fou quand même.
00:47:00Elle a 12 ans,
00:47:00elle est dingue de Charles Aznavour.
00:47:02Ça ne m'étonne pas tellement
00:47:03parce que mes enfants
00:47:03aiment beaucoup Charles Aznavour
00:47:04et je vois beaucoup...
00:47:06Mais parce que...
00:47:06Alors, je vais vous dire franchement,
00:47:07je crois que par les réseaux sociaux,
00:47:09certains nombres reviennent.
00:47:10Moi, ma fille chante Sylvie Vartan.
00:47:14Il faut dire que c'est magnifique,
00:47:16c'est éternel Aznavour.
00:47:17C'est fou, c'est fou.
00:47:18Mais Hervé Villa revient à la mode aussi.
00:47:19Il y a plein de gens comme ça.
00:47:20Mais j'ai emmené voir ma fille
00:47:21voir le film Aznavour.
00:47:23Elle chantait au cinéma.
00:47:24Je ne l'ai pas dit.
00:47:27Ça sera le premier refoeuvre
00:47:28qui nous a quittés d'ailleurs.
00:47:31En 2018,
00:47:32pourquoi je parle de Charles Aznavour ?
00:47:33C'est parce qu'on va recevoir
00:47:34un bacillon dans un instant
00:47:35qui chante Aznavour
00:47:37à l'Olympia.
00:47:38On va le recevoir dans un instant.
00:47:40Aznavour, l'éternel,
00:47:41le mal-aimé en France.
00:47:42Mais tellement aimé à l'étranger.
00:47:44En tout cas,
00:47:44l'aimé dans le cœur de ma fille.
00:47:46Bon, alors, revenons à nos moutons.
00:47:49Nos moutons.
00:47:49Ce sont déjà les messages WhatsApp
00:47:51sur l'immigration.
00:47:52Oui, et ça arrive.
00:47:53Il y a un nouveau message WhatsApp.
00:47:54C'est tout nouveau,
00:47:55les messages WhatsApp.
00:47:56Nos auditeurs peuvent nous envoyer.
00:47:570182 39 21.
00:47:58Exactement.
00:47:59Et ça arrive instantanément.
00:48:01Que disent-ils ?
00:48:01Alors là, j'ai un message,
00:48:03ce n'est pas signé,
00:48:04qui nous dit
00:48:05« Bonjour, le Maroc n'a pas apprécié
00:48:06les discussions sur le Sahara
00:48:07avec l'Algérie.
00:48:09Et il y a Guillaume
00:48:10qui nous dit
00:48:11« Zéro immigration, non.
00:48:12Immigration choisie, oui.
00:48:14Stop à l'immigration illégale.
00:48:15L'espace Schengen est une erreur.
00:48:17Il faut réformer l'Europe en profondeur.
00:48:18Les pays de l'Union européenne
00:48:19doivent retrouver
00:48:20la souveraineté
00:48:21de leur territoire. »
00:48:23Merci beaucoup
00:48:23pour vos appels
00:48:24aux standards d'Europe 1
00:48:25et sur WhatsApp.
00:48:26Mathieu,
00:48:27ça va,
00:48:27vous êtes toujours en garé ?
00:48:29Oui, je suis très bien garé.
00:48:31À l'ombre,
00:48:31bien comme il faut.
00:48:32Bien, à l'ombre.
00:48:33Oui, alors,
00:48:34avant de donner la parole
00:48:35à Gabriel Cluzel,
00:48:37Karim Allôme
00:48:37et Nicolas Provo-Monti
00:48:39pour clore ce sujet,
00:48:41vous étiez en train
00:48:41de nous expliquer
00:48:42comment vous dites
00:48:43que les gens
00:48:45que vous avez marre,
00:48:46que ceux que vous voyez
00:48:47avec ces 50,
00:48:49jusqu'à 90 000 personnes
00:48:50qui ont manifesté
00:48:52contre l'immigration
00:48:53à Ciuta,
00:48:54lorsqu'on voit
00:48:54que le rapport
00:48:55dit que c'est organisé,
00:48:56vous êtes choqués,
00:48:57vous êtes émus,
00:48:59et vous êtes...
00:48:59Voilà,
00:49:00ça vous interpelle,
00:49:00vous nous étiez.
00:49:01Oui, ça m'interpelle
00:49:02et je pense...
00:49:04Écoutez,
00:49:05malheureusement,
00:49:05d'abord,
00:49:06je tiens à saluer
00:49:07votre équipe,
00:49:07je n'ai pas eu le temps
00:49:09de vous...
00:49:09Ah,
00:49:10on attendait ça
00:49:11depuis une demi-heure.
00:49:12Oui,
00:49:13l'équipe salue
00:49:14Mathieu.
00:49:17Dans mon vécu
00:49:18toute la journée,
00:49:19je vous écoute,
00:49:19j'écoute
00:49:20des repans,
00:49:21tout ça.
00:49:22Et puis,
00:49:22voilà,
00:49:23je pense que tout ça,
00:49:25je pense que tout est réuni
00:49:26par la faute
00:49:29de l'extrême-gauche.
00:49:30Ces gens-là
00:49:30nous traitent de fascistes.
00:49:32Moi,
00:49:32je suis un Français,
00:49:35je suis fier
00:49:36d'être Français,
00:49:37et c'est ces gens
00:49:38qui brûlent tout,
00:49:40qui abîment tout.
00:49:41On le voit,
00:49:41ils empêchent la liberté,
00:49:42ils veulent empêcher
00:49:44les gens de parler,
00:49:45ils veulent cacher
00:49:46la vérité.
00:49:47Ce sont des gens
00:49:48qui sèment
00:49:49la discorde
00:49:50chez nous,
00:49:51ces gens-là.
00:49:51Merci beaucoup.
00:49:53Merci.
00:49:53De toute façon,
00:49:54vous êtes là,
00:49:55heureusement,
00:49:56pour ouvrir
00:49:58les gens,
00:49:59leur faire voir
00:50:00la réalité de la vie.
00:50:01Moi,
00:50:02j'ai écouté
00:50:02M. Isnard ce matin,
00:50:03quelqu'un qui est
00:50:04plein de bon sens,
00:50:06qui a expliqué
00:50:06avec Laurence Ferrari,
00:50:08je crois que c'est
00:50:08M. Isnard
00:50:09qui s'appelle.
00:50:10Oui,
00:50:10David Isnard,
00:50:11il était exceptionnel
00:50:11ce matin sur...
00:50:12Il a fait un témoignage
00:50:15exceptionnel,
00:50:17plein de vérités,
00:50:18plein de bon sens.
00:50:19Et quand on voit,
00:50:20par exemple,
00:50:21des gens comme
00:50:21M. Mélenchon,
00:50:25Martine Aubry,
00:50:27Mathilde Padeau,
00:50:28Goulagour,
00:50:29qui prêchent la haine,
00:50:31qui prêchent la haine
00:50:33de son pays,
00:50:34qui crachent
00:50:35sur les traditions françaises
00:50:37et tout,
00:50:38et qui sont en train
00:50:39d'allumer le feu
00:50:40du matin jusqu'au soir.
00:50:41Mais moi,
00:50:41je suis très content
00:50:43que les gens
00:50:43vont prendre conscience
00:50:44que ces gens-là
00:50:46sont dangereux.
00:50:47On verra,
00:50:48en tout cas,
00:50:48cette haine de son pays
00:50:49est insupportable.
00:50:51Merci beaucoup.
00:50:53Merci infiniment.
00:50:53Est-ce que ça vous fait peur,
00:50:54cette haine de ce pays ?
00:50:56Ça vous fait peur ?
00:50:57Ça fait peur énormément
00:50:58pour mes enfants
00:50:59et mes petits-enfants.
00:51:00Je suis grand-père,
00:51:01arrière-grand-père,
00:51:02et je me fais du souci,
00:51:04surtout pour eux.
00:51:05Moi, bon,
00:51:06écoutez,
00:51:06je suis arrivé
00:51:07dans un âge
00:51:08très avancé.
00:51:10J'ai traversé,
00:51:11je suis né
00:51:12pendant la guerre
00:51:13de 1939-1940.
00:51:15J'ai été moi-même
00:51:16militaire
00:51:18dans les années 61-62.
00:51:20J'ai passé
00:51:21beaucoup de choses,
00:51:22mais le pays s'aimait.
00:51:24Il n'y avait pas
00:51:25cette haine.
00:51:27Moi, je pense
00:51:28que cette haine
00:51:29qui est amenée
00:51:30par un islamiste,
00:51:32on a beau dire
00:51:33ce qu'on veut,
00:51:34on ne peut pas,
00:51:35bon,
00:51:35écoutez,
00:51:36vivre ensemble.
00:51:36Moi, je suis d'accord.
00:51:38Tout le long de ma vie,
00:51:39j'ai eu des gens
00:51:40que je connaissais,
00:51:41un grébat,
00:51:43on ne s'est toujours
00:51:44bien entendu.
00:51:45Mais depuis quelques années,
00:51:46et ça,
00:51:47ça,
00:51:48au prochain,
00:51:49c'est vraiment
00:51:51l'extrême-gauche.
00:51:52Ce sont eux
00:51:53les nouveaux fascistes.
00:51:54Ce sont les fascistes
00:51:55rouges, maintenant.
00:51:56Et ce sont eux
00:51:57les fascistes.
00:51:58Merci pour votre témoignage,
00:51:59mon cher Mathieu.
00:52:00contre les uns,
00:52:02contre les autres.
00:52:03Et ils sèment
00:52:05la haine et la discorde.
00:52:06C'est des gens
00:52:07qui n'ont aucun sens moral,
00:52:10aucune fierté
00:52:11de leur pays.
00:52:12Et je vais vous dire
00:52:13que c'est des gens
00:52:13qui ont de la haine,
00:52:14c'est tout.
00:52:16Merci.
00:52:18D'envoyer des propos haineux
00:52:20à tous points de vue.
00:52:21Je serais capable
00:52:22de vous écouter
00:52:23pendant une heure,
00:52:25Mathieu,
00:52:25mais je sais que vous êtes
00:52:26au volant,
00:52:27garé sur le banc
00:52:27de la route
00:52:28à 85 ans.
00:52:29Vous êtes notre star
00:52:31en ce moment
00:52:32sur Europe 1.
00:52:33Et puis tout ce que vous dites
00:52:34est tellement fort,
00:52:35tellement puissant.
00:52:36Comment peut-on
00:52:37promouvoir la haine
00:52:38de son pays ?
00:52:38Merci infiniment
00:52:39de nous avoir appelés
00:52:40aux standards d'Europe 1,
00:52:41mon cher Mathieu,
00:52:4285 ans,
00:52:43qui nous appelle
00:52:44de la Haute-Loire
00:52:45avant de recevoir
00:52:46Samuel Madar
00:52:47sur le Hamas,
00:52:48le mot de la fin
00:52:50pour vous
00:52:50et mon ami
00:52:53Nicolas Provomonti
00:52:54à propos de Ciutat
00:52:55et peut-être pour dire,
00:52:56pour réagir
00:52:56par rapport
00:52:57à ce que dit Mathieu.
00:52:58Oui,
00:52:58et ce que disent
00:52:59vos auditeurs,
00:52:59notamment l'un d'entre eux
00:53:00qui évoquait
00:53:01le rapprochement
00:53:02entre l'Espagne
00:53:02et l'Algérie,
00:53:03qui a sans doute
00:53:03été l'un des éléments
00:53:04déclencheurs
00:53:05de la stratégie marocaine
00:53:06de ruée migratoire.
00:53:07Il faut se souvenir
00:53:08qu'il y a deux ans,
00:53:09la France a eu affaire
00:53:10à la même stratégie
00:53:11de la part de l'Algérie.
00:53:12C'est-à-dire
00:53:12qu'à la fin 2024,
00:53:13la France s'est rapprochée
00:53:14du Maroc,
00:53:15précisément aussi
00:53:16sur le sujet
00:53:17du Sahara occidental.
00:53:18Et en retour,
00:53:19l'Algérie a cessé
00:53:20le semblant
00:53:21de coopération migratoire
00:53:22qui existait avec nous.
00:53:23Et donc,
00:53:23on revient à l'immigration
00:53:24comme levier de pression politique.
00:53:26C'est vrai sur les frontières
00:53:27sud de l'Europe,
00:53:28mais pas seulement.
00:53:28On se souvient peut-être
00:53:29qu'il y a 4 ou 5 ans,
00:53:31la Biélorussie,
00:53:31qui était sous sanction
00:53:32de l'Union Européenne,
00:53:33avait fait venir
00:53:34des milliers de migrants
00:53:35du Moyen-Orient
00:53:36pour les lancer
00:53:36sur la frontière polonaise.
00:53:37Et la réponse à ça,
00:53:38c'est de résoudre
00:53:39notre propre vulnérabilité
00:53:44pour l'approuver Monti
00:53:45d'avoir été un directeur
00:53:46du studio d'Europe 1.
00:53:47Pendant 3 ans,
00:53:48des morts à Gaza
00:53:49ont été recensés
00:53:51comme journalistes.
00:53:52Problème,
00:53:52le Hamas et le djihad islamique
00:53:54ont eux-mêmes présenté
00:53:55plusieurs de ces hommes
00:53:56comme leurs combattants.
00:53:58Une organisation internationale
00:53:59a retiré
00:54:008 noms de sa liste
00:54:01erreurs de guerre,
00:54:03manipulation du Hamas
00:54:04ou faillite médiatique.
00:54:06Appelez-nous
00:54:06au standard d'Europe 1.
00:54:08Samuel Madar,
00:54:10fondateur de l'Edisto
00:54:11de Madar,
00:54:123, 4 questions
00:54:13à vous poser.
00:54:14Il nous reste peu de temps
00:54:15avant la pause.
00:54:16Première question,
00:54:17Samuel Madar,
00:54:18qu'est-ce qu'on découvre
00:54:18exactement aujourd'hui
00:54:20sur certains journalistes
00:54:21palestiniens
00:54:22tués à Gaza ?
00:54:23Ce qu'on découvre,
00:54:24Christine,
00:54:24c'est quelque chose
00:54:25qui est assez incroyable.
00:54:27Je ne sais pas si on entendait,
00:54:28mais ce qui est assez incroyable,
00:54:29c'est que d'abord,
00:54:30il faut préciser une chose,
00:54:31c'est que ce n'est pas
00:54:32une enquête
00:54:33de l'armée israélienne,
00:54:34ce n'est pas un média israélien
00:54:36qui nous raconte ça,
00:54:37c'est notamment Libération
00:54:38via Check News
00:54:39qui a fait ce travail
00:54:40et personne ne pourra affirmer
00:54:41qu'ils sont pro-israéliens,
00:54:44quelques mois,
00:54:45le Hamas et le djihad islamique
00:54:47publient des milliers d'hommages
00:54:49à leurs terroristes
00:54:51morts pendant la guerre.
00:54:53Et en recoupant ces noms
00:54:54avec les listes
00:54:54de journalistes tués à Gaza,
00:54:56on retrouve quoi ?
00:54:57On retrouve quoi ?
00:54:58Eh bien on retrouve...
00:54:59Attendez,
00:55:00on marque une pause.
00:55:01Ça m'intéresse,
00:55:02c'est passionnant.
00:55:03Vous êtes spécialisé
00:55:04de ces questions,
00:55:05spécialiste de ces questions,
00:55:06vous avez travaillé le sujet
00:55:07pour nous informer aujourd'hui.
00:55:0912h26 sur Europe 1,
00:55:11on marque une pause.
00:55:11On retrouve Samuel Madar
00:55:12sur cette question du Hamas.
00:55:14On en parle peu,
00:55:14mais aujourd'hui,
00:55:15des révélations.
00:55:16Et vous pouvez échanger
00:55:17et poser vos questions
00:55:18à nos invités.
00:55:19Un seul numéro,
00:55:19c'est le 01-80-20-39-21
00:55:21pour appeler Christine Kelly
00:55:23sur Europe 1
00:55:23et envoyer aussi vos messages.
00:55:25Son WhatsApp,
00:55:26c'est la nouveauté
00:55:26de cette rentrée,
00:55:2701-80-20-39-21.
00:55:29Vous avez la parole
00:55:30avec Christine Kelly
00:55:31sur Europe 1.
00:55:3611h-13h,
00:55:38Christine Kelly et vous.
00:55:39Dans un instant,
00:55:40on va chanter
00:55:41Aznavour avec Bakian.
00:55:43Et je suis contente
00:55:44parce que ma fille
00:55:45ne m'écoute pas,
00:55:46mais c'est son chanteur préféré
00:55:47à 12 ans.
00:55:48C'est quand même
00:55:48assez interpellant.
00:55:50D'abord,
00:55:51pendant trois ans,
00:55:53des morts à Gaza
00:55:54ont été recensés
00:55:56comme journalistes.
00:55:57Le problème,
00:55:58le Hamas
00:55:58et le djihad islamique
00:55:59ont eux-mêmes
00:56:00présenté plusieurs de ces hommes
00:56:02comme leurs combattants.
00:56:03une organisation internationale
00:56:04a retiré
00:56:05huit noms de la liste
00:56:06erreurs de guerre,
00:56:07manipulations du Hamas
00:56:08ou faillites médiatiques.
00:56:09Nous sommes avec
00:56:10Samuel Madard,
00:56:13fondateur de l'édito de Madard.
00:56:14C'est quoi l'édito de Madard,
00:56:15déjà ?
00:56:16L'édito de Madard,
00:56:16on le trouve sur les réseaux sociaux,
00:56:18sur Instagram,
00:56:19X,
00:56:19TikTok,
00:56:19toutes les plateformes.
00:56:20C'est une plateforme
00:56:21qui permet de décrypter
00:56:22l'actualité politique
00:56:23et géopolitique,
00:56:24notamment.
00:56:24Je vous ai repéré
00:56:25sur les réseaux sociaux.
00:56:26Vous êtes exceptionnel,
00:56:28Samuel Madard.
00:56:29Non mais vraiment,
00:56:29je vous ai fait intervenir
00:56:30sur CNews l'autre jour.
00:56:31On a fait un carton
00:56:33d'audience avec vous
00:56:34parce que vous êtes
00:56:35strict,
00:56:37précis,
00:56:39organisé,
00:56:39vos éditos sont fouillés
00:56:41et c'est la raison
00:56:42pour laquelle
00:56:42on voulait vous entendre
00:56:43ce matin.
00:56:44Première question,
00:56:45qu'est-ce qu'on découvre
00:56:46exactement aujourd'hui
00:56:47sur certains journalistes
00:56:49palestiniens
00:56:50tués à Gaza ?
00:56:51Eh bien,
00:56:51ce qu'on découvre,
00:56:52Christine,
00:56:52c'est assez incroyable.
00:56:53Mais d'abord,
00:56:54il faut préciser une chose,
00:56:56c'est que ce n'est pas
00:56:56une enquête de l'armée israélienne,
00:56:58ce n'est pas un média israélien
00:57:00qui nous raconte ça.
00:57:00C'est notamment Libération
00:57:02via Check News
00:57:03qui a fait ce travail
00:57:04et personne ne pourra affirmer
00:57:06qu'ils sont pro-israéliens.
00:57:08Depuis quelques mois,
00:57:10le Hamas et le djihad islamique
00:57:11publient des milliers d'hommages
00:57:13à leurs terroristes morts
00:57:14pendant la guerre.
00:57:15Et en recoupant ces noms
00:57:16avec les listes
00:57:17de journalistes tués à Gaza,
00:57:19qu'est-ce qu'on retrouve ?
00:57:20On retrouve des dizaines
00:57:21de personnes
00:57:21qui avaient été présentées
00:57:22comme journalistes
00:57:24et qui apparaissent également
00:57:25dans les hommages
00:57:26du Hamas
00:57:26ou du djihad islamique
00:57:27comme membres
00:57:28de leur branche armée.
00:57:29Mais il est encore plus intéressant.
00:57:31Le comité pour la protection
00:57:33des journalistes,
00:57:34le CPJ,
00:57:35a lui-même retiré
00:57:36huit noms de sa liste
00:57:37après avoir conclu
00:57:38que ces personnes
00:57:38avaient participé au combat.
00:57:40Et ça démontre une chose,
00:57:41c'est qu'il y avait bien
00:57:42un problème
00:57:43que l'on a refusé de regarder
00:57:44pendant très longtemps.
00:57:46Parce qu'Israël
00:57:47le disait depuis des mois.
00:57:48Israël disait
00:57:49« Attention,
00:57:50cette personne
00:57:51que vous présentez
00:57:51comme journaliste
00:57:52avait aussi
00:57:52une activité terroriste. »
00:57:54Très souvent,
00:57:55la réponse était
00:57:56« Oui,
00:57:57mais ça,
00:57:57c'est Israël
00:57:58qui le dit. »
00:57:58Ok.
00:57:59Mais aujourd'hui,
00:58:00qui finit par donner
00:58:01une partie de la réponse ?
00:58:03Eh bien,
00:58:03c'est le Hamas
00:58:03et le djihad islamique
00:58:05eux-mêmes.
00:58:05Et c'est là
00:58:06que cette histoire
00:58:07dépasse complètement
00:58:08le cas de ces journalistes
00:58:09parce qu'elle pose
00:58:10une question
00:58:11qui me travaille personnellement
00:58:12depuis le 7 octobre.
00:58:13Au fond,
00:58:14à qui a-t-on décidé
00:58:16d'accorder le bénéfice
00:58:17du doute
00:58:17dans cette guerre ?
00:58:18Je pense surtout
00:58:23qu'on n'a pas demandé
00:58:24le même niveau
00:58:25de preuves aux deux.
00:58:26Et quand on y réfléchit
00:58:27deux secondes,
00:58:28c'est quand même
00:58:28assez renversant.
00:58:29D'un côté,
00:58:30vous avez Israël.
00:58:31Un État démocratique,
00:58:32des élections,
00:58:33une opposition,
00:58:34une presse libre
00:58:35qui, d'ailleurs,
00:58:36passe son temps
00:58:36à massacrer politiquement
00:58:38son propre gouvernement.
00:58:39Des manifestations,
00:58:40des juges,
00:58:40une cour suprême,
00:58:41des contre-pouvoirs.
00:58:42Bref,
00:58:42vous pouvez aimer
00:58:43ou détester
00:58:44le gouvernement israélien,
00:58:45mais Israël
00:58:46est une démocratie.
00:58:47Et de l'autre côté,
00:58:48vous avez qui ?
00:58:49Eh bien,
00:58:50vous avez le Hamas,
00:58:51une organisation terroriste
00:58:52qui a commis
00:58:53les massacres du 7 octobre,
00:58:54qui a pris des otages,
00:58:56qui est elle-même
00:58:56engagée dans cette guerre.
00:58:58Eh bien,
00:58:58depuis le 7 octobre,
00:59:00regardez comment
00:59:01les informations
00:59:01ont trop souvent
00:59:03été traitées.
00:59:04Israël dit quelque chose.
00:59:05Israël affirme que,
00:59:07selon l'armée israélienne,
00:59:09une information
00:59:09impossible à vérifier
00:59:11de manière indépendante.
00:59:12Très bien.
00:59:13Quelque part,
00:59:14c'est bien le travail
00:59:15des journalistes
00:59:15de vérifier ses sources.
00:59:17Mais alors,
00:59:18appliquons la même méthode
00:59:19en face.
00:59:19Parce que lorsqu'un chiffre
00:59:20venant du ministère
00:59:21de la Santé de Gaza,
00:59:22c'est-à-dire le Hamas,
00:59:24ce chiffre pouvait
00:59:25très rapidement devenir
00:59:25le chiffre de référence.
00:59:27Il passait dans les dépêches,
00:59:29puis dans les journaux,
00:59:30un petit peu partout,
00:59:30finalement.
00:59:31Et quelques heures plus tard,
00:59:33tout le monde discutait
00:59:34à partir de ce chiffre.
00:59:35Et c'est ça que je trouve
00:59:36complètement fou,
00:59:37parce qu'on a fini
00:59:37par avoir une espèce
00:59:39de renversement
00:59:40de la charge de la preuve.
00:59:41Israël disait
00:59:42« Cet homme est un terroriste. »
00:59:44Réponse,
00:59:44prouvez-le.
00:59:45Très bien.
00:59:46Mais lorsqu'on nous disait
00:59:47depuis Gaza
00:59:48« Cet homme est un journaliste »,
00:59:50eh bien,
00:59:51on pouvait partir
00:59:51de cette qualification
00:59:52jusqu'à ce que quelqu'un
00:59:53démonte le contraire.
00:59:55Et ce qui est assez ironique,
00:59:57c'est que certaines des preuves
00:59:58finissent par arriver
00:59:59de ceux qu'on avait
01:00:00davantage cru au départ.
01:00:01Est-ce qu'il y a un exemple
01:00:03qui résume, selon vous,
01:00:04Samuel Madar,
01:00:05en direct sur Europe,
01:00:06cette manière de traiter
01:00:07l'information
01:00:08depuis le 7 octobre ?
01:00:10Il y en a même plusieurs,
01:00:12mais pour moi,
01:00:12il y en a un qui résume
01:00:13presque tout,
01:00:14c'est celui de l'hôpital
01:00:15Al-Arli.
01:00:16On est le 17 octobre 2023.
01:00:19Ça fait dix jours
01:00:20que le massacre du 7 octobre
01:00:21a eu lieu.
01:00:21Il y a eu une explosion
01:00:22dans l'enceinte
01:00:23d'un hôpital à Gaza.
01:00:25Alors très vite,
01:00:25les autorités de Gaza
01:00:27disent « C'est Israël ».
01:00:28Et très vite,
01:00:29le Hamas annonce
01:00:30jusqu'à 500 morts.
01:00:32L'information part immédiatement.
01:00:34Elle fait le tour de la planète.
01:00:35Les images passent partout.
01:00:37Il y a des manifestations partout.
01:00:38Et il y a même
01:00:39un sommet
01:00:40qui devait réunir Joe Biden
01:00:41avec plusieurs dirigeants
01:00:42de la région
01:00:43qui est annulé.
01:00:43Donc diplomatiquement,
01:00:44politiquement,
01:00:45émotionnellement,
01:00:46l'information a déjà produit
01:00:48tous ses effets.
01:00:49Et ensuite,
01:00:50arrivent les vérifications.
01:00:52Israël dit
01:00:52que ce n'est pas
01:00:53une frappe israélienne,
01:00:54mais une requête palestinienne
01:00:55qui a dysfonctionné.
01:00:56Au départ,
01:00:57méfiance.
01:00:58Puis,
01:00:59les renseignements américains
01:01:00examinent les éléments.
01:01:01Et vous savez quoi ?
01:01:02Les Français aussi.
01:01:02Et ils arrivent
01:01:03au fait que finalement,
01:01:04c'était Israël qui avait raison.
01:01:06La première histoire
01:01:07avait déjà gagné.
01:01:08Et c'est bien le problème.
01:01:09Le titre est sorti.
01:01:10La photo a fait le tour du monde.
01:01:11Les politiques ont réagi.
01:01:12Tout s'est passé
01:01:13jusqu'à ce qu'on arrive
01:01:14à un véritable problème.
01:01:15C'est que dans cette guerre,
01:01:16l'émotion a toujours
01:01:17plusieurs kilomètres d'avance
01:01:18sur la vérification.
01:01:20Dernière question.
01:01:21Alors,
01:01:21qu'est-ce que ces révélations
01:01:22devraient, selon vous,
01:01:23changer dans la manière
01:01:24de traiter l'information
01:01:25venant de Gaza ?
01:01:26Eh bien déjà,
01:01:27une chose extrêmement simple,
01:01:29c'est arrêter d'être naïf.
01:01:31Le Hamas n'est pas une ONG,
01:01:33ce n'est pas une agence de presse,
01:01:34ni non plus un observateur extérieur
01:01:36qui regarderait cette guerre
01:01:37depuis les tribunes.
01:01:39Le Hamas fait la guerre.
01:01:40Une guerre terroriste
01:01:41qui combat,
01:01:41qui tue,
01:01:42qui communique,
01:01:42qui produit des images,
01:01:43des chiffres,
01:01:44qui produit un récit.
01:01:45Et bien sûr,
01:01:46qu'il essaye de produire le récit
01:01:47qui lui est le plus favorable.
01:01:49Ce serait d'ailleurs
01:01:49totalement incompréhensible
01:01:51qu'il fasse autrement.
01:01:53Donc le problème,
01:01:54ce n'est même pas
01:01:54que le Hamas fasse de la propagande.
01:01:56Le Hamas fait son travail
01:01:57de propagande.
01:01:58La vraie question,
01:01:59c'est pourquoi est-ce que
01:02:01certains en Occident
01:02:02ont parfois fait son travail
01:02:03de vérification à sa place ?
01:02:05Pourquoi est-ce qu'on a été capable
01:02:07d'une méfiance presque instinctive
01:02:09à l'égard de chaque communiqué israélien,
01:02:11mais pas toujours de la même vigilance
01:02:13quand l'information venait de Gaza ?
01:02:15Et surtout,
01:02:16l'affaire des journalistes,
01:02:17nous oblige maintenant
01:02:18à poser une question
01:02:20assez désagréable.
01:02:21Si on découvre aujourd'hui
01:02:22qu'on s'est trompé
01:02:23sur le statut
01:02:24de certaines personnes,
01:02:25sur quoi d'autre ?
01:02:26Est-ce qu'on est peut-être
01:02:27allé trop vite ?
01:02:28Sur certaines victimes ?
01:02:29Sur la distinction
01:02:30entre civils et terroristes ?
01:02:31Sur certaines frappes ?
01:02:32On a de quoi se poser
01:02:33de vraies questions,
01:02:34parce que pendant des mois,
01:02:35Israël disait
01:02:36« Certains de ceux
01:02:37que vous présentez
01:02:38comme journalistes
01:02:39sont aussi des terroristes »
01:02:40et on répondait « prouvez-le ».
01:02:41Et bien,
01:02:41certaines preuves arrivent maintenant
01:02:42et elles viennent notamment
01:02:43du Hamas lui-même.
01:02:45Donc,
01:02:46l'essentiel pour moi,
01:02:47à mon sens,
01:02:47c'est quand même
01:02:48d'appliquer une règle
01:02:49qui est toute simple.
01:02:50Quand Israël parle,
01:02:51vérifiez.
01:02:52Et quand une organisation
01:02:53terroriste comme le Hamas parle,
01:02:55ce serait peut-être,
01:02:55je dis bien,
01:02:56peut-être une bonne idée
01:02:57de vérifier aussi.
01:02:59Étrange de devoir le préciser.
01:03:01Samuel Madar,
01:03:02fondateur de l'édito de Madar,
01:03:04merci infiniment
01:03:05d'avoir été en direct
01:03:06sur encore 10 secondes,
01:03:08Karim Maloum,
01:03:09avant de chanter
01:03:10avec Charles Aznav,
01:03:11vos réactions ?
01:03:12Depuis quand
01:03:13une organisation
01:03:14criminelle terroriste
01:03:15islamiste
01:03:16devient une source
01:03:18d'information.
01:03:18Il n'y avait aucun journaliste
01:03:21autorisé
01:03:22à filmer
01:03:23ou à enquêter,
01:03:24sauf avec l'accord
01:03:25du Hamas,
01:03:26c'est-à-dire
01:03:27être un militant
01:03:28islamiste.
01:03:29Il n'y a pas eu
01:03:29de journalisme
01:03:30à Gaza,
01:03:31le journalisme est mort
01:03:31à Gaza
01:03:32parce qu'on a
01:03:34multiplié les dépêches
01:03:34qui étaient fausses,
01:03:35personne n'a su
01:03:36les vérifier.
01:03:38Merci infiniment
01:03:39pour ces précisions
01:03:40dans le studio
01:03:41d'Europe 1
01:03:41vient d'entrer
01:03:42Bacchion
01:03:43qui se produira
01:03:44le 5 octobre
01:03:45à l'Olympia
01:03:46pour son spectacle
01:03:47Bacchion
01:03:47qui chante
01:03:48à Znavour.
01:03:49Comment allez-vous ?
01:03:49Bonjour, merci,
01:03:50très bien.
01:03:51Vous avez des lunettes
01:03:52de soleil,
01:03:52c'est pour le fun
01:03:53ou bien c'est pour mieux
01:03:54chanter ?
01:03:55Je taquine !
01:03:56C'est un petit peu pour...
01:03:56On est tellement contents
01:03:58de vous recevoir.
01:03:59C'est très gentil,
01:03:59je suis ravi aussi
01:04:00d'être parmi vous
01:04:01et de parler de ce beau projet
01:04:02et cet hommage
01:04:03à Charles Aznavour
01:04:04qui est le de mes maîtres
01:04:06et de mes sources d'inspiration
01:04:07pour le 5 octobre à l'Olympia.
01:04:08Alors on marque une pause
01:04:09et on vous donne la parole
01:04:10et on chante avec vous.
01:04:12Si vous aussi
01:04:13vous voulez chanter avec nous,
01:04:15vous composez le 0,
01:04:1680, 20, 39, 21,
01:04:17venez chanter avec nous
01:04:18chers auditeurs d'Europe 1
01:04:19et dites-nous aussi
01:04:20quelle est votre chanson préférée
01:04:21de Charles Aznavour.
01:04:23Oh oui !
01:04:23A tout de suite
01:04:23avec Christine Kelly
01:04:2412h42
01:04:25sur Europe 1.
01:04:26Sport en commun.
01:04:28Europe 1
01:04:29Christine Kelly et vous.
01:04:44C'est Bacchion qui chante
01:04:46Aznavour.
01:04:50Bacchion qui est dans le studio d'Europe 1
01:04:53et qui va être à l'Olympia
01:04:56le 5 octobre.
01:04:57Comment tout a commencé ?
01:04:58Pourquoi Aznavour ?
01:04:59Voilà !
01:05:00Ça a commencé
01:05:00il y a un petit bout de temps
01:05:01maintenant.
01:05:02Quel âge avez-vous déjà ?
01:05:03J'ai trop de questions.
01:05:05J'ai gagné
01:05:05le casting officiel
01:05:07quand j'avais 16 ans.
01:05:07J'étais adolescent
01:05:08donc il y a une vingtaine d'années
01:05:09que la route a vraiment commencé.
01:05:11La passion a pris
01:05:12de plus en plus de place
01:05:13dans ma vie
01:05:14et puis la rencontre
01:05:15avec Charles Aznavour
01:05:16en 2005,
01:05:17la première
01:05:18par le biais de Micha Aznavour
01:05:19l'un de ses fils
01:05:21qui est devenu mon éditeur
01:05:23et ensuite la rencontre
01:05:24avec Charles
01:05:24qui m'a permis
01:05:25de pouvoir collaborer
01:05:27et travailler avec lui
01:05:27sur trois titres inédits.
01:05:29Dans l'adolescence
01:05:30c'est le plume des cailloux
01:05:31et un autre qui est en finalisation
01:05:33en ce moment
01:05:33qui sortira l'année prochaine
01:05:34et puis ce concert
01:05:35le 5 octobre à l'Olympia
01:05:36et ce spectacle
01:05:37Bacchian Chant Aznavour
01:05:38qui sillonnera les routes
01:05:39de France
01:05:40qui a déjà commencé à Marseille
01:05:41le 4 juin dernier
01:05:42dans une salle
01:05:43qui s'appelle le Silo
01:05:43et puis le Plessis Robinson
01:05:44en région parisienne
01:05:46le 26 septembre aussi
01:05:47et à l'Olympia
01:05:48bien sûr le 5 octobre.
01:05:49Et pour revenir encore
01:05:51peut-être sur Aznavour
01:05:52pourquoi Aznavour ?
01:05:53Alors bien sûr
01:05:53cette proximité
01:05:54avec son fils
01:05:56etc.
01:05:57Mais parce que c'est
01:05:57un timbre de voix
01:05:58parce que c'est un message
01:05:59qu'il porte
01:06:00parce que c'est Aznavour
01:06:03parce que le personnage
01:06:04vous fascine
01:06:04ou bien parce que
01:06:05pourquoi lui ?
01:06:06Alors il m'a fasciné
01:06:07au fil du temps
01:06:08parce que pour être
01:06:09tout à fait honnête
01:06:09avec vous
01:06:10quand j'avais 13 ans
01:06:1012 ans
01:06:11c'est parce que j'écoutais
01:06:15J'écoutais plus
01:06:16du Rogoisine
01:06:17Non non
01:06:23J'écoutais les Boys Band
01:06:24les Spice Girls
01:06:25Les Too Messy
01:06:27J'écoutais plus ça
01:06:29que du Charles Aznavour
01:06:29quand j'avais une dizaine d'années
01:06:31mais ensuite
01:06:32j'ai eu la chance
01:06:32et l'honneur
01:06:32de le rencontrer
01:06:34parmi d'autres
01:06:34un grand nom
01:06:35de la chanson française
01:06:36Michel Jourdan
01:06:36Francis Lay
01:06:37Serge Lama
01:06:38avec qui j'ai eu l'honneur
01:06:38aussi de travailler
01:06:40et c'est vrai que
01:06:40Charles Aznavour
01:06:41j'ai appris
01:06:42à le connaître
01:06:43bizarrement
01:06:43après l'avoir connu
01:06:45vraiment
01:06:46l'avoir rencontré
01:06:47c'est étonnant
01:06:48mais voilà
01:06:49j'ai pu lire
01:06:50évidemment
01:06:51ses biographies
01:06:52ses autobiographies
01:06:54ses livres
01:06:54etc.
01:06:54et voir
01:06:55et mesurer à quel point
01:06:56son parcours
01:06:57et son répertoire
01:06:58son oeuvre
01:06:59avait dépassé
01:07:00les frontières
01:07:00de notre beau pays
01:07:01Un travailleur
01:07:02acharné
01:07:04acharné
01:07:05jusqu'à son dernier souffle
01:07:07il remettait encore
01:07:09à l'ouvrage
01:07:09il travaillait tout le temps
01:07:11c'était exceptionnel
01:07:12elle sera pas encore
01:07:12écoutée un extrait
01:07:13c'est l'âge fou
01:07:15qui brûlons-nous
01:07:16après l'enfance
01:07:17le cœur est prêt
01:07:19à proclamer
01:07:20l'état d'urgence
01:07:21et à vivre
01:07:24un rêve immense
01:07:26l'adolescence
01:07:29l'adolescence
01:07:56m'a fait écouter
01:07:56m'avait présenté
01:07:57Michel Aznavour
01:07:58qui était mon éditeur
01:07:59à l'époque
01:07:59et qui est aujourd'hui
01:08:00coproducteur de ce spectacle
01:08:01en hommage à son papa
01:08:04et puis j'ai tout de suite
01:08:05eu un coup de foudre
01:08:06vraiment pour cette chanson
01:08:07Michel Jourdan
01:08:07a signé le texte
01:08:08j'ai une pensée aussi pour lui
01:08:09parce qu'il nous a quittés
01:08:10il n'y a pas très longtemps
01:08:11un immense auteur
01:08:12de la chanson française
01:08:13et Charles m'a offert ce titre
01:08:14qu'on a ensuite enregistré
01:08:16donc j'ai eu la chance
01:08:17de recevoir
01:08:18cette chanson-là
01:08:19en cadeau
01:08:19on n'est pas nombreux
01:08:20je crois 5 ou 6 artistes
01:08:22dans l'histoire
01:08:22à avoir eu cette chance-là
01:08:24Que raconte l'adolescence ?
01:08:26Elle parle de cette période
01:08:27de nos vies
01:08:27qui nous marque tous
01:08:29voilà
01:08:29on en garde des souvenirs
01:08:31qu'ils soient positifs
01:08:33ou plus difficiles
01:08:34mais plus on s'en éloigne
01:08:35plus elle nous manque
01:08:36et je crois que
01:08:37sur ce thème-là
01:08:38c'est une chanson
01:08:39assez incroyable
01:08:41dans la chanson française
01:08:42je n'ai pas souvenir
01:08:43d'avoir écouté
01:08:45sur ce sujet-là
01:08:46en tout cas
01:08:47des chansons aussi jolies
01:08:49que l'adolescence
01:08:50que celle-ci
01:08:50Bakian
01:08:51chante Aznavour
01:08:52en direct sur Europe 1
01:08:53Gabriel Cluzel
01:08:54Karim Maloum
01:08:55quelles sont vos chansons préférées ?
01:08:56Qu'est-ce que représente
01:08:57Aznavour pour vous ?
01:08:59Alors moi Aznavour
01:09:00ma chanson préférée
01:09:01c'est
01:09:01je ne sais plus le titre
01:09:03pardon
01:09:03mais c'est
01:09:03Emmenez-moi au bout de la terre
01:09:05c'est la chanson préférée
01:09:07de ma fille
01:09:07c'est vrai que
01:09:08c'est une chanson
01:09:10vraiment fantastique
01:09:11que nous avons pris aussi
01:09:12l'habitude de chanter
01:09:13beaucoup moins bien que vous
01:09:14à la fin
01:09:16des grands déjeuners familiaux
01:09:18voilà
01:09:18c'est une chanson
01:09:19qui revient
01:09:19qui fait aujourd'hui
01:09:20partie du patrimoine
01:09:23français
01:09:23enfin du patrimoine
01:09:24traditionnel français
01:09:25du répertoire
01:09:27dans les familles
01:09:27puis c'était aussi
01:09:28la bande dans le film
01:09:29je crois que c'est
01:09:30La Fanfare
01:09:31je ne sais pas si vous vous souvenez
01:09:32et entraînante aussi
01:09:33et très touchante
01:09:35c'est magnifique
01:09:39donnez-moi au pays des merveilles
01:09:42il me semble que la misère
01:09:45serait moins pénible au soleil
01:09:50c'est un raffiocratant
01:09:52de la coque au pont
01:09:53tout
01:09:53je peux me taire
01:09:58je peux me taire
01:10:23je suis arménien
01:10:24je suis français
01:10:26cet homme porteur
01:10:28des valeurs françaises
01:10:29dans le monde entier
01:10:30ça aussi vous le sentez ?
01:10:32oui oui tout à fait
01:10:33j'ai eu la chance d'ailleurs
01:10:34après l'Olympia
01:10:34de décoller
01:10:35et de partir
01:10:35à Yélevan
01:10:36en Arménie
01:10:36pour faire un concert
01:10:38le 15 octobre
01:10:39dans la capitale
01:10:40de mon pays d'origine
01:10:40donc c'est assez symbolique
01:10:41la même année
01:10:42de faire à la fois Marseille
01:10:43la ville qui m'a vu naître
01:10:44l'Olympia
01:10:44qui est une salle
01:10:45évidemment mythique
01:10:46pour tout artiste
01:10:46et l'Arménie
01:10:48c'est fabuleux
01:10:49et c'est vrai que la dimension
01:10:50de ce que Charles
01:10:51a pu construire
01:10:51en matière d'oeuvre
01:10:52et de parcours musical
01:10:54est évidemment mondiale
01:10:55puisqu'il s'est produit
01:10:56dans 110 pays
01:10:57et a vendu
01:10:57près de 200 millions
01:10:58d'albums dans le monde
01:10:59donc c'est colossal
01:11:00Itza Minelli
01:11:01Franck Sinatra
01:11:02il a travaillé
01:11:03avec ses artistes
01:11:04Ray Charles
01:11:05qui avait repris
01:11:05La Mama aussi
01:11:06ah oui La Mama
01:11:07oui La Mama
01:11:08c'est vrai
01:11:09j'ai pas dit ma chanson
01:11:10La Bohème
01:11:10ah oui La Bohème
01:11:11ah oui oui
01:11:13elle sera l'Olympia aussi
01:11:14le 5 octobre
01:11:15qui chante Asnavour
01:11:16en direct
01:11:17dans les studios
01:11:18d'Europe 1
01:11:18il y aura
01:11:18emmenez-moi aussi
01:11:19oui emmenez-moi
01:11:20oui oui
01:11:21voilà celle-là
01:11:22je peux vous les dire
01:11:23après
01:11:23et par rapport
01:11:25au personnage même
01:11:26de Charles Asnavour
01:11:27on disait que c'est
01:11:27un travailleur acharné
01:11:29qu'est-ce que vous avez
01:11:29repris de lui aussi
01:11:31alors sa voix
01:11:32son timbre
01:11:33ses textes etc
01:11:34mais peut-être aussi
01:11:35peut-être de sa personnalité
01:11:36son approche
01:11:37oui oui
01:11:38son perfectionnisme
01:11:38sa rigueur
01:11:39j'avais 18 ans
01:11:40quand j'ai eu la chance
01:11:40de le rencontrer
01:11:41c'est vrai que l'observer
01:11:42était déjà
01:11:43un apprentissage
01:11:44c'est pas quelqu'un
01:11:45qui parlait beaucoup
01:11:46qui donnait des conseils
01:11:47en permanence
01:11:48vous devriez faire
01:11:49ci ou ça
01:11:51il était
01:11:51un exemple
01:11:52de ce qu'il
01:11:54montrait au quotidien
01:11:55dans sa façon de travailler
01:11:56je crois qu'il avait vu
01:11:57aussi ma ponctualité
01:11:59ma rigueur
01:11:59et ça a été assez facile
01:12:01finalement
01:12:02de travailler ensemble
01:12:03puisque
01:12:04moi je viens du sport
01:12:05de haut niveau
01:12:05parce que j'ai été pilote
01:12:06jusqu'en Formule 4
01:12:07champion de karting
01:12:08donc je viens du monde
01:12:09du sport automobile
01:12:09donc le souci du détail
01:12:10la rigueur
01:12:11le perfectionnisme
01:12:12ce sont des choses
01:12:12qui sont très naturelles
01:12:14et qui m'ont permis
01:12:14de gagner des courses
01:12:15des titres
01:12:16dans mon sport
01:12:17et c'est vrai que
01:12:17j'ai aussi amené ça
01:12:18dans la musique
01:12:19et donc
01:12:20ça a été très fluide
01:12:21en fait
01:12:22incroyable
01:12:23Bacchion
01:12:23qui chante à Aznavour
01:12:25le 5 octobre
01:12:25à l'Olympia
01:12:26mais votre dernier
01:12:27c'est un gueule
01:12:27on va l'entendre un peu
01:12:28qui s'appelle
01:12:29le même
01:12:29Imagine au loin
01:12:31le cri
01:12:32qu'un mensonge
01:12:34Johnson et vie d'artiste
01:12:37c'est ce que tu vois
01:12:38au bout du clic
01:12:40que tu ronges
01:12:44même si j'ai pas vraiment changé
01:12:46les cordes plus abîmées
01:12:48et quelques kilomètres
01:12:51et quelques kilomètres
01:12:52j'aime chaque moment passé
01:12:54à tout vous raconter
01:12:56même si j'ai pas la vie de rêve
01:12:58que tu saches
01:13:01je suis le même
01:13:02en vrai
01:13:03je suis le même
01:13:04merci Bacchion
01:13:05merci pour votre travail
01:13:06exceptionnel
01:13:07alors le 5 octobre
01:13:08moi je serai certainement
01:13:09à l'antenne
01:13:09mais je file
01:13:10en direct
01:13:11non non non
01:13:12je vais rendre
01:13:13deux minutes plus tôt
01:13:14je viendrai
01:13:15à l'Olympia
01:13:16à 20h
01:13:16je serai là
01:13:17pour vous écouter
01:13:18à l'Olympia
01:13:19il faut absolument
01:13:20et je pense que
01:13:21je vais emmener ma fille
01:13:22ah non monsieur
01:13:22à lundi
01:13:23je vais pas l'avoir
01:13:23le lundi
01:13:24mais je serai là
01:13:26en tout cas
01:13:26à l'Olympia
01:13:28pour vous écouter
01:13:28merci infiniment
01:13:29merci pour votre enquête
01:13:30merci à tous
01:13:30merci à tous
01:13:31directeur d'un studio
01:13:32d'Europe 1
01:13:33bonjour ma chère Clélie
01:13:34bonjour ma chère Christine
01:13:35bonjour à tous
01:13:36quel est le programme
01:13:37aujourd'hui ?
01:13:38nous aussi on va parler
01:13:39de musique
01:13:39notre musique
01:13:40une autre musique
01:13:41la musique politique
01:13:42la musique des candidats
01:13:43la présidentielle
01:13:44c'est une musique
01:13:45la primaire
01:13:46de la droite et des centres
01:13:47on en réentendra
01:13:49David Lissnard
01:13:50qui était ce matin
01:13:50l'invité de Laurence Ferrari
01:13:51sur CNews et Europe 1
01:13:53lui il plaide
01:13:54il dit que c'est nécessaire
01:13:55cette primaire
01:13:55excellente émission
01:13:57sur Europe 1
01:13:58ma chère Clélie
01:13:58restez sur Europe 1
01:13:59merci Christine
01:14:00encore merci
01:14:01merci pour cette très belle
01:14:02et bon week-end
01:14:04on vous retrouve lundi
01:14:05c'est déjà lundi
01:14:06quelle chance
01:14:08Christine revient
01:14:09lundi
01:14:10Christine qui revient
01:14:11lundi de 11h à 13h
01:14:12sur Europe 1
01:14:12et demain c'était
01:14:13Eliott Deval