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  • il y a 1 semaine
Ce jeudi 3 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:09Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:15de ce jeudi 3 septembre.
00:17La contestation autour de l'implantation de data center monte aux Etats-Unis.
00:22En France, Roland Lescu redoute que cette vague s'installe
00:25car les projets se multiplient portés par l'explosion des besoins en IA et la volonté des pouvoirs publics d
00:31'attirer de nouveaux investissements.
00:33On en parle dans un instant avec nos experts, un élu et un des leaders français du secteur.
00:38Quel est l'impact des prélèvements obligatoires sur les entreprises ?
00:41Le Sénat s'est penché sur la question.
00:44Selon le rapport de la mission d'information publiée aujourd'hui, le niveau de prélèvement menace l'investissement des entreprises.
00:51Alors faut-il les alléger ? On en débat dans un quart d'heure.
00:53Et puis, les affrontements se poursuivent entre Washington et Téhéran.
00:57Une reprise des hostilités initiée dimanche par l'armée américaine.
01:01Après un mois d'alcalmie, Téhéran riposte en visant les alliés américains dans la région.
01:06On fait le point à 18h45 avec Adel Bakawan, le directeur de l'Institut européen, pour les études sur le
01:13Moyen-Orient.
01:18La multiplication des data centers suscite une opposition croissante aux Etats-Unis.
01:24Mais cette vague de contestations pourrait aussi gagner la France.
01:28Selon Roland Lescure, le ministre de l'Économie appelle les acteurs du secteur à convaincre.
01:32Des avantages comme ce fut le cas pour les centrales nucléaires, le TGV ou encore les parcs éoliens.
01:38On en parle avec Frédéric Simotel. Bonsoir.
01:41Vous êtes éditorialiste tech sur BFM Business.
01:45Nathan Cocampo, bonsoir journaliste BFM Business.
01:48On est aussi en ligne avec Thomas Hombert.
01:50Vous êtes directeur général France d'Ethics Everywhere, leader français des data centers souverains.
01:56Et Christophe Dietrich, maire d'hiver droite de Lagneville dans l'Oise.
02:01On commence avec vous Nathan d'abord parce que Roland Lescure appelle donc les acteurs du secteur à faire de
02:07la pédagogie
02:08pour convaincre les habitants que les retombées économiques de ces data centers sont positives.
02:13Oui Stéphanie, plus de 210 milliards d'euros d'investissement sur notre territoire sont sur la table d'ici à
02:182035.
02:20Aux quelques 350 data centers existants, environ une centaine de nouveaux projets sont dans les tuyaux.
02:25Un joli gâteau pour le ministre de l'Économie qui espère faire comprendre aux habitants proches des sites choisis.
02:30Ce que ces investissements apporteront en termes d'emploi et de partage de la valeur.
02:35Alors selon le cabinet Rexécode, la filière pèsera environ 75 000 emplois d'ici à 2030, 90 000 d'ici
02:41à 2035.
02:42Et bien que la majorité des puces et équipements viennent d'Asie ou des Etats-Unis,
02:46Rexécode évalue à 13 milliards d'euros par an la valeur ajoutée directe qui reviendrait aux entreprises françaises, aux collectivités,
02:53etc.
02:53On comprend donc pourquoi le ministre de l'économie veut éviter à tout prix une vague de contestations comme celle
02:59actuelle aux Etats-Unis.
03:00Mais alors justement Nathan, quelle est l'ampleur de la contestation là-bas ?
03:03Alors rien qu'au premier trimestre, 75 projets de data centers ont été bloqués ou retardés,
03:08ce qui correspond à 130 milliards d'euros de dollars d'investissement suspendus.
03:13Des propositions de moratoire ont aussi été déposées dans 14 Etats.
03:16Et le nombre de groupes d'oppositions actifs a plus que doublé en un an pour dépasser les 800.
03:22Enfin une dernière statistique Stéphanie assez parlante, 7 Américains sur 10,
03:267 sur 10 se disent opposés à la construction de data centers dans leur commune.
03:30Alors Roland Lesquieu redoute une vague de contestations massive comme celle-ci en France,
03:35mais quelle est la situation aujourd'hui en France justement ?
03:37Alors on compte une trentaine d'oppositions locales selon le recensement du collectif,
03:41le nuage était sous nos pieds.
03:42On peut donner l'exemple de Google qui souhaite construire un immense data center près de Châteauroux,
03:47son premier sur le territoire, 195 hectares sont concernés,
03:51mais la contestation prend de plus en plus d'ampleur,
03:53et un collectif fait tout pour empêcher sa construction prévue à partir de 2028.
03:57Ou alors Microsoft dans le Haut-Rhin, 36 hectares sont concernés pour un investissement de plus de 2 milliards d
04:02'euros.
04:03Le collectif Yapa Moyen, Yapa Moyen, qui rassemble des associations, des acteurs agricoles, des élus,
04:08fait là aussi de plus en plus pression.
04:10Alors des projets contestés qui mènent parfois à une décision de justice ?
04:13Dans la Drôme, près de Valence TGV, l'entreprise française Sesterse veut implanter un centre de calcul de 10 000
04:18m2.
04:19Au moins 450 millions d'euros sont sur la table.
04:21Un investissement aujourd'hui suspendu par la justice pour l'absence d'études d'impact environnemental,
04:26mais aussi sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme, le PLU.
04:30L'entreprise a saisi le Conseil d'État.
04:32Autre exemple de projet bloqué, celui du britannique Ségro, qui souhaite s'installer au Bourget.
04:37Après une pétition très suivie, 18 000 signatures, le nouveau maire a retiré le permis.
04:42Un retrait validé par la justice, mais le britannique n'a pas abandonné pour autant.
04:46Alors Nathan, quels sont les points de crispation concrètement autour de ces data centers ?
04:51Alors d'abord le retour sur investissement.
04:53Des milliards d'euros annoncés n'est pas jugé à la hauteur.
04:56Sur l'emploi, on évoque une cinquantaine de postes créés pour un data center de petite taille.
05:01Mais c'est peu, les data centers sont des sites très automatisés.
05:04Alors oui, la phase de construction va mobiliser beaucoup d'ouvriers du bâtiment, etc.
05:08Mais sur 2-3 ans, pas plus.
05:10Les bâtiments sont très gourmands en eau, qui manquent par exemple aux agriculteurs.
05:14En électricité, oui, décarbonés grâce au nucléaire.
05:16Mais les opposants préfèrent mettre la priorité à la transition énergétique,
05:21l'électrification des voitures.
05:22Sans oublier l'artificialisation des sols,
05:25dans un contexte où l'accès aux fonciers est de plus en plus rare et cher.
05:28Voilà pourquoi Roland Lescure appelle les acteurs du secteur à gagner leur licence sociale,
05:32c'est-à-dire l'acceptation des riverains,
05:35comme ça avait été le cas lors de l'installation des centrales nucléaires dans les années 70.
05:38Alors on le voit, ces projets d'implantation de data centers posent des problèmes au niveau local.
05:44Christophe Dietrich, je rappelle, vous êtes maire d'Hiverdroite de Lagneville, dans l'Oise,
05:48vice-président de la communauté de communes,
05:51vice-président au développement économique.
05:52Vous défendez le projet de construction de la data center à Rantigny.
05:56Malgré l'opposition des riverains, c'est un projet à 4,5 milliards d'euros.
06:02Concrètement, qu'est-ce qui pose problème ?
06:06Ce qui pose problème, c'est qu'aujourd'hui, on est plus gros sur les groupes.
06:10Alors on a un petit problème de liaison.
06:12Excusez-moi, on va essayer de régler le problème de liaison avec vous, Christophe Dietrich.
06:19D'abord, Frédéric Simotel, ces problèmes soulevés par Nathan que rencontrent les élus locaux
06:28ou les constructeurs de data centers, c'est devenu monnaie courante aujourd'hui dans l'Hexagone ?
06:33Alors, il y a toujours des associations.
06:35En fait, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a quand même pas mal...
06:38En banque de communication, en fait.
06:40Il faut savoir qu'un data center, à partir du moment où on décide, où on signe le fait qu
06:45'on va avoir un data center
06:46et le moment où il est construit, c'est entre 5 et 7 ans.
06:48Pendant ces 5 à 7 ans, qu'est-ce qu'on fait ?
06:50On fait toutes les études concernant la faune, la fleur et tout ça.
06:53Sachez qu'en France, alors qu'en Europe, on demande de faire une étude sur la faune et la fleur
06:57sur un trimestre.
06:58En France, on demande sur une année entière.
07:00Vous voyez, donc déjà, on va plus loin que les autres.
07:02Quand on parle de consommation d'eau, il faut savoir qu'en France, les data centers consomment très peu d
07:07'eau
07:07et ça reste en circuit fermé.
07:09Donc voilà, c'est encore de la communication.
07:10Ça ne consomme que 30% de l'électricité.
07:13Alors certes, il faut faire venir de...
07:14Il y a la distribution, mais la distribution, du coup, elle peut servir à tout le monde.
07:19C'est-à-dire, si on ramène des câbles qui viennent des grands réseaux RTE,
07:21qu'on ramène vers ces endroits lorsqu'ils sont un petit peu isolés,
07:24ça permettrait aussi aux quartiers alentours de bénéficier de cette électricité.
07:28Il y a de la chaleur qui est dégagée, ça pourrait permettre de faire de la chaleur.
07:32Alors, il faut bien entendu avoir tous ces gardes-fous environnementaux, éthiques, etc.
07:36Mais aujourd'hui, c'est vraiment un problème de communication, un problème politique aussi,
07:40parce qu'on le voit avec ce qui s'est passé au G20,
07:43on a des gens qui trouvent que l'IA, c'est les hyperpuissances, les technopuissances.
07:49Voilà, il faut aussi lutter contre ça.
07:53Thomas Ombert, vous êtes en ligne avec vous, vous représentez Ethics Everywhere.
07:56Vous construisez des data centers un peu plus modestes que celui que défend Christophe Dietrich,
08:05mais il n'empêche, est-ce que vous êtes confronté régulièrement à des oppositions ?
08:11Oui, alors, très rapidement, Ethics, aujourd'hui, on a un opérateur de data center,
08:18un opérateur français de data center, on a 17 data centers répartis sur le territoire français.
08:22Ces data centers sont effectivement de taille un petit peu plus modeste,
08:24puisque la totalité de notre parc aujourd'hui en France représente une vingtaine de mégawatts.
08:28Vous voyez, donc, on est encore en dessous de certains gros gros data centers
08:31qui peuvent faire jusqu'à 100 ou 200 mégawatts.
08:33La particularité de nos data centers étant d'être déployés au plus proche,
08:37on parle de data centers de proximité, au plus proche des utilisateurs finaux.
08:40Cependant, on doit aussi, nous aussi, montrer pas de blanche,
08:44en phase amont, avec tout ce qui est des études et des normes à respecter,
08:50on parle du CPE, des permis de construire, etc., des études environnementales également, évidemment.
08:56Et également, on doit aller convaincre, mais plutôt les politiques, plutôt que les populations,
09:00parce qu'encore une fois, nos data centers, à nous, font quelques milliers de mètres carrés,
09:04quelques mégawatts tout au plus, donc c'est l'équivalent d'un gros entrepôt
09:07dans lequel vous allez avoir de l'alimentaire, frigorifique, etc.,
09:12donc ça ne va pas chercher bien loin.
09:14Et en plus de ça, on va y héberger des écosystèmes locaux,
09:18c'est-à-dire toutes les entreprises des écosystèmes numériques et économiques locaux,
09:23et donc on va vraiment favoriser le développement de ces écosystèmes
09:25et donc de l'emploi autour du data center.
09:29Vous mentionniez trois points importants, peut-être.
09:32Le premier point, c'est la consommation d'électricité.
09:36On fait extrêmement attention à ce sujet-là.
09:38Comme on va héberger plusieurs dizaines de clients au sein de ce data center,
09:42il faut savoir que ces clients-là, s'ils ne sont pas hébergés dans un data center,
09:44ils sont hébergés chez eux.
09:45Bien souvent, les infrastructures hébergées chez les clients finaux
09:48sont bien moins performantes que celles hébergées dans un data center.
09:53Thomas Humbert, on a récupéré Christophe Dietrich en ligne par téléphone.
09:58Christophe Dietrich, Thomas Humbert disait à l'instant,
10:00on a plus intérêt, il faut davantage convaincre les politiques locaux
10:06plutôt que la population.
10:08C'est ce que vous constatez aussi dans votre commune ?
10:11Non, non, nous c'est parti de quelques personnes
10:14qui avaient des intérêts particuliers à faire valoir
10:15et qui ensuite ont commencé à faire un peu bouger les choses.
10:21Et aujourd'hui, on se retrouve chez une opposition clairement politique
10:25de groupes d'extrême-gauche du bassin crélois
10:28qui ont pris la main sur la contestation.
10:30C'est-à-dire que ce n'est pas seulement une opposition des riverains.
10:33Il y a des riverains qui, au début, au mois de mai,
10:36il y avait 40 personnes à la réunion publique du mois de mai
10:38qui avaient véritablement des questions à poser
10:40et des réponses à entendre.
10:41La réunion du 19 août, il y avait 350 personnes
10:44qui étaient venues non pas pour débattre, mais pour en découdre.
10:47J'ai vécu cette réunion comme une expérience de violence en réunion.
10:51Il n'y a pas d'autre...
10:52Enfin, en ce domaine, on a genre plein d'hypocrisie.
10:55Ces gens sont toute la journée sur les réseaux sociaux
10:58avec des données qui transitent par des data centers.
11:01Mais il ne faudrait surtout pas avoir de data centers.
11:03Et à chaque fois, il faut faire preuve de pragmatisme.
11:05À chaque fois, on avance les intérêts économiques et financiers.
11:08Moi, je pense qu'il faut faire avancer aussi d'autres intérêts.
11:10Mais aujourd'hui, grâce à l'IA, en un an,
11:13on prenne 10 ans de recherche sur la médecine.
11:14On ne peut pas, d'un côté, vouloir pour soi-même,
11:16lorsqu'on a un cancer, avoir des images
11:19prêtées par l'IA pour être sûr de voir s'il n'y a pas un cancer.
11:22Et quand tout va bien, de dire
11:23« Tout compte fait, j'ai besoin de rien ».
11:24C'est ça. Il y a une question de pragmatisme et de logique.
11:27Christophe Vietrich, quand le ministre de l'Économie
11:29appelle les acteurs du secteur
11:31à faire de la pédagogie auprès des contestataires,
11:36comment vous entendez cet appel ?
11:38Alors, en fait, effectivement, nous,
11:40et je l'ai dit au président de la communauté de communes,
11:42on a complètement raté la pédagogie
11:43qu'on aurait dû faire au début.
11:45Ce qui fait qu'aujourd'hui,
11:46on se retrouve dans une situation de crise
11:48qui aurait pu être évité si, effectivement,
11:50au début, il y avait eu la pédagogie suffisante.
11:53Parce qu'aujourd'hui, on s'aperçoit que,
11:54malgré tout ce qu'on peut apporter,
11:56il faut savoir que sur le data center de Rantini,
11:59ces 1500 pages d'enquête environnementale,
12:01aucun data center de France
12:02n'a eu une étude environnementale aussi poussée,
12:04avec des conditions qu'on a nous-mêmes imposées.
12:07Et malgré ça, aujourd'hui,
12:08on s'aperçoit que les gens ne lisent
12:11et ne prennent fait des causes
12:12que pour ce qui est raconté sur les réseaux sociaux
12:14par des gens qui sont des opposants politisés
12:16et qui disent n'importe quoi dans la plupart du temps.
12:19C'est ça le problème.
12:20On a raté nos coches, effectivement, de l'information.
12:23M. Dietrich, Roland Lescure appelle aussi
12:25à faire de la pédagogie sur l'attractivité des territoires,
12:28montrer que ça rapporte des emplois,
12:30ça rapporte de l'argent au territoire.
12:31À vous entendre, on comprend l'idée
12:34de construire des data centers dans cette logique
12:36de suivre le mouvement de l'IA,
12:38mais est-ce que ça va vraiment apporter
12:39quelque chose à votre territoire ?
12:41Alors, le data center en lui-même,
12:45c'est peut-être pas forcément celui
12:46qui apporte le plus le bâtiment.
12:48Par contre, ça fait vivre tout un écosystème
12:51autour pour l'entretien,
12:52pour tout ce que ça comporte,
12:54et ça attire aussi beaucoup d'entreprises
12:56qui veulent être hébergées au plus près
12:59des données qu'elles ont.
13:00Et aujourd'hui, effectivement,
13:02on parle d'une centaine d'emplois.
13:04Moi, je ne vais pas sur ce terrain-là.
13:05J'essaie d'être extrêmement pragmatique
13:07et de montrer à la population
13:08qu'elle a des intérêts directs
13:10à avoir la possibilité de pouvoir utiliser l'IA
13:14et héberger des données à proximité.
13:16Nos données, autant qu'elles soient hébergées en France
13:18à nos conditions,
13:19plutôt que de les voir hébergées aux États-Unis
13:21aux conditions américaines.
13:22Et c'est ce que je dis aux gens.
13:23Je dis, peut-être que ce n'est pas parfait,
13:25mais dès lors que vous avez un téléphone portable sur vous,
13:27madame, monsieur, vous perdez la main
13:30sur toutes vos données,
13:31autant qu'elles soient hébergées chez nous.
13:33Thomas Humbert, vous êtes toujours en ligne avec nous.
13:37Il y a la loi du 26 mai de cette année
13:40qui permet à certains data centers
13:42d'être qualifiés de projet d'intérêt national majeur.
13:46Ça, c'est pour faciliter leur implantation.
13:48Est-ce que ça a permis d'accélérer, justement,
13:50la construction de projets de data centers ?
13:53Alors, très probablement.
13:56De mon côté, pour ce qui est d'éthique,
13:58on ne le voit pas nécessairement,
13:59parce qu'on ne rencontre pas vraiment
14:02cette difficulté de déploiement
14:04étant donné la taille de nos data centers.
14:05Mais oui, il faut savoir que dans les démarches administratives,
14:09que ce soit les permis de construire,
14:11les obtentions ICPE,
14:12donc installation de placés pour l'environnement, etc.,
14:14on va pouvoir accélérer ces procédures
14:16qui peuvent prendre entre deux mois
14:19pour les data centers comme les nôtres
14:20jusqu'à avoir deux ans pour les data centers
14:22comme celui dont on est en train de parler.
14:26Thomas Humbert, vous, vous construisez
14:28des data centers plus modestes.
14:32Pourquoi vous ne construisez pas, justement,
14:34des installations un peu plus massives ?
14:36C'est justement par peur d'une contestation plus importante ?
14:39Pas du tout.
14:40Pas du tout.
14:41En fait, si vous voulez, l'ambition d'éthique,
14:43c'est vraiment d'apporter le service
14:46au plus proche de l'utilisateur.
14:47C'est pour ça qu'on parle de data centers de proximité.
14:49On part d'un constat dans les années 2010
14:52qui était que les grands data centers
14:53étaient principalement hébergés
14:55dans les capitales européennes et mondiales.
14:57Et donc, forçant des entreprises régionales
15:00et de super fleurons,
15:01comme des entreprises d'aéronautique autour de Toulouse, etc.,
15:04à aller s'héberger finalement dans les grandes capitales
15:06et de perdre cette proximité avec leurs data centers.
15:07Donc, le leitmotiv de notre expansion,
15:10de notre stratégie,
15:11est vraiment d'apporter le service
15:13là où le client en a besoin.
15:14Et lorsque vous allez en région,
15:16sur les data centers de colocation comme les nôtres,
15:18où on est plutôt orienté, j'allais dire, retail,
15:23on va avoir des infrastructures qui sont plus petites.
15:26Néanmoins, vous voyez,
15:27on a 20 mégawatts de déployés sur le territoire français.
15:29On héberge 500 clients, un peu plus de 500 clients.
15:31On a du public, on a de la banque,
15:33on a de l'assurance,
15:34on a de la grande distribution.
15:35Donc, on a vraiment tout un panel de clients assez important.
15:40Et d'autant plus, comme je le disais,
15:42on va aller héberger au sein de ces régions
15:44les écosystèmes numériques et économiques locaux
15:47et leur permettre de s'interconnecter
15:49à l'échelle nationale au niveau de cette plateforme
15:51et également à l'inconnationale.
15:54Thomas Humbert, j'ai une question.
15:55Est-ce que par rapport à l'implantation,
15:59la localisation de votre data center,
16:01est-ce que ça pourrait attirer,
16:02alors évidemment, en colocation des gens
16:04qui viennent héberger des serveurs,
16:06des applications chez vous ?
16:07Mais est-ce que ça peut attirer aussi des entreprises
16:09qui peuvent venir s'installer pas loin du data center aussi ?
16:12Parce que justement,
16:13elles aimeraient avoir ce contact,
16:14surtout qu'on va avoir de plus en plus des data centers
16:16qui vont faire aussi du calcul
16:18pour l'intelligence artificielle.
16:20Est-ce que ça aussi,
16:21on peut voir autour d'un data center,
16:22une sorte de pépinière d'entreprises
16:24qui vont venir s'installer
16:26pas trop loin de ce data center
16:27et bénéficier de l'électricité,
16:30bénéficier de la fibre
16:31qui va arriver à ce data center,
16:33bénéficier peut-être de toute la partie chaleur
16:35qui va sortir ce data center,
16:37qui va venir chauffer ces entreprises ?
16:38Est-ce que ça aussi,
16:40ça fait partie de vos arguments ?
16:43Alors, il faut voir qu'au sein de ces data centers,
16:46effectivement,
16:46on va héberger toute une myriade d'entreprises
16:49et tout un écosystème.
16:51Ces entreprises-là,
16:52grâce aux technologies de fibre optique
16:54que l'on met en place,
16:55qui sont en place actuellement,
16:56peuvent s'héberger à quelques kilomètres,
16:58quelques dizaines de kilomètres,
16:59voire encore un peu plus loin,
17:00suivant les applications
17:01qui les relient à nos data centers.
17:03Donc, est-ce qu'on va vraiment attirer
17:04un bassin d'entreprises
17:06à venir s'installer autour des data centers ?
17:08C'est une bonne question.
17:09Maintenant, il y en aura probablement certaines
17:11qui font partie de cet écosystème numérique
17:13et qui, elles, vont avoir besoin
17:15d'avoir un accès beaucoup plus proche
17:18à ce data center,
17:19d'avoir un accès plus fréquent,
17:21j'allais dire, à ces data centers,
17:22voire même d'héberger certaines startups
17:25qui vont pouvoir bénéficier
17:26de tout cet écosystème autour de ce bâtiment.
17:28Merci beaucoup Thomas.
17:30Humbert, j'appelle que vous êtes
17:30directeur général France et Belgique
17:33d'Ethics Everywhere.
17:34Je remercie également Christophe Dietrich,
17:36maire d'hiver droite de Lagneville.
17:38Merci aussi à vous, Nathan Cocampo.
17:40Frédéric, vous restez avec nous
17:42sur un autre sujet
17:44parce que c'est officiel.
17:45La plateforme française
17:46d'IA Udging Face
17:48est rachetée par NVIDIA
17:50pour près de 13 milliards de dollars.
17:52Oui, ça faisait quelques jours
17:53que l'information traînait.
17:55La rumeur, on en a parlé d'ailleurs
17:56dans Tech & Co avec François Sorel.
17:57Et ça y est, c'est fait.
17:59Donc, cette plateforme
18:00franco-américaine, on va dire,
18:01parce que Udging Face
18:02s'est installée depuis de nombreuses années
18:03aux États-Unis
18:04parce que justement,
18:05ils avaient eu du mal
18:05à trouver des financements
18:08en Europe.
18:09Alors, Udging Face,
18:09qu'est-ce que c'est ?
18:10Udging Face, en fait,
18:11c'est une espèce de grand hub
18:12où tous les gens,
18:14toutes les entreprises
18:14de Open AI,
18:16Anthropik,
18:17des Chinois
18:18ou des petites entreprises
18:20qui ont des modèles,
18:21ils hébergent plus de 20 000 modèles
18:24d'IA,
18:25viennent héberger
18:25leur modèle
18:26sur cette plateforme
18:27et les clients
18:28viennent se connecter
18:29pour dire,
18:29tiens, je vais prendre
18:30tel modèle
18:30pour telle application.
18:32Et donc,
18:32pour Udging Face,
18:34évidemment,
18:35il y avait un moment,
18:35il n'y avait pas trop d'intérêt
18:37à entrer en bourse.
18:38Il fallait quand même,
18:39il y avait un moment,
18:40il fallait passer
18:40à une autre histoire.
18:42Donc,
18:42ils le font avec Nvidia.
18:43Pour Nvidia,
18:44bon,
18:4513 milliards,
18:45c'est par rapport
18:46aux résultats aujourd'hui.
18:47Une entreprise
18:47qui est valorisée,
18:485 000 milliards.
18:49on réussit
18:50à négocier tout ça.
18:52Mais par contre,
18:52pour Nvidia,
18:53c'est un virage important
18:54parce qu'Nvidia
18:55conçoit des GPU,
18:57des composants
18:58et est en train
18:59de monter
18:59dans la chaîne de valeur.
19:00Donc,
19:00ils veulent aussi
19:01attirer leurs clients,
19:03les clients qu'ils ont
19:04sur les GPU,
19:05sur ces composants
19:05ultra performants,
19:07ultra rapides
19:07et tout ça.
19:08Eh bien,
19:08ces clients,
19:09ils vont aussi aller
19:09se servir
19:10dans Udging Face.
19:11Donc,
19:11voilà,
19:12ils essaient d'avoir
19:12tout cet écosystème.
19:13Donc,
19:14c'est pour ça
19:14que c'est intéressant
19:15pour Nvidia.
19:18Là,
19:18le jeu pour Nvidia,
19:19ça va être
19:19de garder
19:21son indépendance,
19:22que Udging Face
19:22garde quelque part
19:23son indépendance
19:24parce qu'il y a
19:25plein de gens,
19:26on voit souvent
19:27lorsqu'il y a des rachats,
19:28on a vu sur un rachat
19:29d'une plateforme
19:30pas concurrente,
19:31mais de Cursor par Musk,
19:32on a tout de suite
19:32OpenAI qui a dit
19:33« Ah ben nous,
19:34on enlève tous nos modèles
19:35de Cursor »
19:35alors que Cursor
19:36était accessible
19:37à tous les développeurs.
19:38Donc,
19:38c'est là où il va falloir
19:38faire attention
19:39que tout le monde
19:40se dise,
19:41enfin que des gens
19:42se disent
19:42« Bon,
19:42Udging Face appartient
19:43à Nvidia,
19:43moi je suis un concurrent,
19:45je ne vais pas vraiment y aller. »
19:47Mais aujourd'hui,
19:47comme on est tous
19:48plus ou moins,
19:48enfin tout le monde
19:48est plus ou moins
19:49client de Nvidia,
19:50c'est un joli coup
19:50à la fois pour Unging Face
19:52pour passer l'étape
19:53supérieure,
19:54en plus voilà,
19:54petit cocorico
19:55parce que ça a été
19:56créé par des Français.
19:57Oui mais justement,
19:57c'est encore un acteur français
19:58ou franco-américain
20:00qui bascule
20:01outre-Atlantique.
20:02Il était franco-américain,
20:03là il faut,
20:03c'était pas une vraiment,
20:05enfin voilà,
20:06il n'y a pas tous les centres
20:07de R&D en France,
20:08etc.
20:08C'était quand même
20:09bien implanté aux Etats-Unis
20:10et puis pour Nvidia,
20:11voilà,
20:11c'est vraiment un nouveau modèle.
20:13En plus,
20:13dans un univers,
20:13on parle beaucoup
20:14d'open source,
20:15vous savez,
20:15qui sont des modèles
20:15beaucoup plus ouverts
20:16que les chat-GPT
20:18ou que les cloud
20:19et là,
20:19les entreprises
20:20vont beaucoup vers l'open source
20:21parce que c'est moins cher
20:22et là,
20:23qui fait,
20:23ils les ont tous.
20:24Merci beaucoup Frédéric Simotan.
20:26On vous retrouve à 19h
20:28dans Tech & Co.
20:29Restez avec nous
20:30dans un instant
20:31le débat avec cette question.
20:32Faut-il alléger
20:33les prélèvements obligatoires
20:34sur les entreprises ?
20:35Le Sénat a publié
20:36un rapport
20:37sur le sujet.
20:39on en parle
20:39dans un instant.
20:41BFM Business présente
20:46Le 18h écho,
20:48Stéphanie Collot.
20:49C'est l'heure du débat
20:50sur BFM Business.
20:51Quel est l'impact
20:51des prélèvements obligatoires
20:53sur les entreprises ?
20:54Le Sénat s'est penché
20:55sur la question
20:56et selon le rapport
20:57de la mission
20:58d'information publiée aujourd'hui,
20:59le niveau de prélèvement
21:01menace l'investissement
21:02des entreprises
21:03et entrave
21:04la compétitivité.
21:05Alors,
21:05faut-il les alléger ?
21:07On en débat
21:08avec Lim Wong-Nok.
21:09Bonsoir.
21:10Bonsoir.
21:10Vous êtes secrétaire nationale
21:11à l'économie du PS,
21:13maître de conférence
21:13à Paris 1.
21:14Et face à vous,
21:15Ludovic de Sautet,
21:16directeur délégué
21:17de la rédaction
21:18de La Tribune.
21:19D'abord,
21:20on va écouter
21:20le constat
21:21et le constat
21:21adressé par le rapporteur
21:22de la mission
21:23d'information,
21:24Emmanuel Capu,
21:25sénateur du Maine-et-Loire,
21:27au micro de Marco Fauderé.
21:30Le principal constat,
21:32c'est quelque chose
21:33que nous savions déjà,
21:35c'est que nous sommes
21:35champions d'Europe
21:36des impôts de production,
21:38des prélèvements obligatoires
21:39et même,
21:40depuis deux ans,
21:41champions du monde
21:41de l'impôt sur les sociétés.
21:43Il n'y a pas d'équivalent
21:44dans le monde
21:45sur notre taux d'impôt
21:46sur les sociétés
21:46qui pèse sur les entreprises.
21:48Et puis,
21:49le deuxième constat,
21:50ce que nous ont dit
21:51les entreprises,
21:52c'est qu'au même titre
21:53que le poids des impôts,
21:54ce qu'ils voulaient,
21:55c'était de la stabilité,
21:56mettre fin
21:57aux changements permanents
21:59de fiscalité
22:00et de prélèvements obligatoires,
22:02notamment de charges sociales,
22:04de cotisations sociales.
22:05Et ce qu'ils voulaient,
22:06c'est que l'État
22:06respecte sa parole
22:08et qu'il maintienne
22:10une trajectoire stable
22:11fiscalement et socialement.
22:13Limo Angnok,
22:14est-ce que vous partagez
22:15le diagnostic exposé ici ?
22:17Ce diagnostic
22:18n'intervient pas
22:19dans n'importe quelle situation.
22:22Il y a une petite crise
22:23des finances publiques.
22:24La Cour des comptes
22:25a indiqué...
22:25Il y a un budget à boucler
22:26et une élection présidentielle
22:27dans 8 mois.
22:27La Cour des comptes a indiqué
22:29que la montée du déficit structurel
22:32était due aux 60 milliards
22:33de baisses d'impôts annuelles
22:34réalisées depuis les mesures prises
22:36en 2017.
22:39Et ce rapport a une fonction,
22:41c'est de sécuriser
22:42les baisses d'impôts
22:43qui ont été réalisées
22:43dans le cadre des politiques
22:44de l'offre
22:45et de rappeler
22:48aux gouvernements
22:49qui viennent
22:49que l'agenda
22:50des lobbyistes patronaux
22:52et de leurs représentants
22:53au Parlement
22:54et le relais
22:55plus exactement au Parlement,
22:57c'est d'obtenir
22:58la poursuite
22:58de cette politique
22:59qui doit se matérialiser
23:00par l'achèvement
23:01de la baisse
23:02des impôts de production
23:02et la poursuite
23:03des exonérations
23:04de cotisations patronales.
23:05Alors, le vrai sujet,
23:06c'est est-ce que c'est efficace,
23:07est-ce que ça marche ou pas ?
23:09Et manifestement,
23:10si on regarde
23:10l'état de la balance commerciale
23:12et l'état de l'industrie
23:14en France,
23:14on se rend compte
23:15que ça n'a pas ruisselé.
23:18Ludovic de Sautet,
23:19est-ce que vous partagez
23:20le constat d'Emmanuel Capu ?
23:23Pas totalement,
23:24mais pas totalement
23:24parce que je trouve
23:25qu'il y a un double appel
23:26quand même
23:27dans ce qui est porté
23:27dans ce rapport
23:29qui a été annoncé
23:30par Emmanuel Capu,
23:31c'est-à-dire qu'il y a
23:32l'aspect fiscal
23:33dont Liam vient de parler,
23:34mais il y a cette notion
23:35d'environnement presque,
23:37j'avais envie de dire,
23:38d'instabilité chronique
23:40dans lequel on est
23:40le manque de visibilité,
23:42qui est quand même
23:43un nouveau pied
23:44qui est en train d'apparaître
23:45dans le discours
23:45des entreprises et patronales.
23:47On l'avait vécu
23:48à la rentrée
23:49avec le MEDEF
23:51et la REF
23:52fin août.
23:54il y a une notion
23:55un peu trop pleine,
23:56c'est-à-dire
23:57donnez-nous un cap,
23:59donnez-nous une orientation,
24:01donnez-nous de la visibilité.
24:03Oui,
24:03c'est pas tant le niveau
24:04des prélèvements obligatoires
24:05qui pose problème,
24:05c'est la stabilité.
24:06Il faut savoir entendre quand même,
24:08c'est-à-dire qu'il y a
24:09le combat fiscal
24:10et j'ai vu qu'il y a
24:10un combat vieux
24:11comme le monde.
24:12En fait,
24:12on connaît la position
24:14des entreprises
24:14et on connaît la position
24:16de l'arc républicain
24:18par rapport à ce discours-là,
24:20mais là,
24:21il y a quelque chose
24:22entre le normatif,
24:23la visibilité fiscale,
24:25l'instabilité,
24:26en fait,
24:26ce qu'on est en train
24:26de vivre collectivement
24:27depuis la dissolution,
24:28c'est-à-dire qu'on pilote
24:29au mieux,
24:30année par année.
24:31Et ce rythme de croisière
24:33n'est justement
24:34plus un rythme de croisière.
24:35Les entreprises,
24:36dans un monde
24:37qui est en train
24:37de devenir un rebond multiple,
24:40les entreprises
24:41attendent de l'État
24:42de fixer au moins
24:43des caps sur lesquels
24:43ils peuvent s'accrocher.
24:44Lim Wangnok,
24:45c'est plus une question
24:47de stabilité
24:48et de visibilité
24:49pour les entreprises
24:49au niveau des prélèvements
24:51obligatoires
24:51que le niveau
24:52de ces prélèvements ?
24:53La stabilité existe.
24:54L'arc républicain
24:55dont vous parlez
24:56et dont fait partie
24:57le Parti socialiste
24:58a largement mené
25:00des politiques pro-business
25:01au cours de ces 25
25:02dernières années.
25:03Je suis bien placé
25:04pour en témoigner.
25:06Par exemple,
25:07le CICE
25:08a été une mesure phare
25:09sous le quinquennat
25:10Hollande
25:11et force est de constater
25:13que les politiques
25:14de l'offre
25:14telles qu'elles ont été
25:15menées
25:17massivement
25:18n'ont pas porté
25:19leurs fruits.
25:20Je rappelle que
25:21la balance commerciale
25:22affiche désormais
25:23un déficit
25:25hors énergie
25:26d'une trentaine
25:27de milliards
25:28et que la part
25:29de l'industrie
25:30dans la valeur ajoutée
25:31ce n'est plus
25:32que 10%.
25:33Et on ne peut pas
25:35exonérer
25:37les entreprises
25:38de leurs responsabilités
25:39car les grands groupes
25:40ont quand même
25:41malgré
25:42le mot
25:43les cadeaux
25:44qui ont été octroyés
25:45toute majorité
25:46confondue
25:46elles ont délocalisé
25:48leur chaîne
25:48de sous-traitance
25:49dans les pays
25:51à bas coût
25:51et c'est ça
25:52la principale cause
25:54de la désindustrialisation
25:55à la faveur
25:56des accords
25:56de libre-échange.
25:57Vous avez eu un débat
25:57là-dessus hier
25:58et à la faveur
25:59des accords
25:59de libre-échange
26:00les entreprises
26:00se sont engouffrées
26:01dans cette stratégie.
26:02Mais la curiosité
26:03c'est que ce rapport
26:04finalement rebondit en partie
26:06parce que
26:07c'est une phrase
26:07qui m'a marqué
26:08les entreprises
26:09ne demandent plus
26:10l'aumône.
26:11C'est-à-dire que
26:11je pense qu'on est
26:12dans une période
26:13de désaccord profond
26:14de ce que les entreprises
26:15peuvent attendre
26:16du rôle de l'État
26:17dans le sens
26:17poser un cap
26:18une orientation
26:19et ce que les entreprises
26:20peuvent attendre
26:21des règles de marché.
26:23Et c'est là
26:24où on est dans un dialogue
26:25de saut aujourd'hui.
26:27L'industrie est un bon exemple.
26:29C'est vrai qu'aujourd'hui
26:29la volonté de réindustrialiser
26:31a marqué le pas
26:32depuis deux ans
26:33où on voit plus
26:33de fermeture
26:34que d'ouverture.
26:36Mais peut-être
26:36parce que collectivement
26:37autant les entreprises
26:38que l'État
26:39on ne mène pas
26:40le bon combat
26:41qui est le combat
26:41de jouer la case d'après
26:42c'est-à-dire
26:43celle de l'innovation
26:44de la rupture
26:44celle de jouer finalement
26:46ne pas entretenir
26:47une industrie
26:49qu'on a vu
26:49repartir en Europe
26:50mais de jouer le coup d'après
26:51celle de la robotique
26:52de l'intelligence artificielle
26:53et tout ça.
26:53Et là-dessus
26:54il y a une révolution commune
26:55sur laquelle le dialogue
26:56n'existe plus
26:57malheureusement
26:57à mon sens
26:58entre l'entreprise
26:59et le monde politique.
27:00L'État
27:00Je partage votre diagnostic.
27:02Ah bah voilà
27:02vous êtes d'accord.
27:04Il faut merci.
27:04Il faut de la planification
27:06au sens gaullien du terme
27:07où on met tout le monde
27:08autour de la table.
27:11Alors c'est ce que réclament
27:12notamment les entreprises
27:14dans ce rapport
27:16sénatorial.
27:18Elles disent
27:19qu'elles ont besoin
27:20d'une règle d'or
27:22en quelque sorte
27:22avec un cap
27:26qui soit donné
27:27pour les cinq années
27:28de pouvoir
27:30du prochain président
27:30et que rien ne doit
27:32bouger
27:33sauf exception
27:34sauf crise majeure.
27:36Est-ce que ça
27:36c'est le genre de
27:38démarche
27:38qui pourrait fonctionner
27:39selon vous ?
27:40Lim.
27:42Le problème
27:43c'est que nous avons
27:44une crise des finances
27:44publiques à affronter
27:46et que celle-ci
27:47est en grande partie
27:47causée par des mesures
27:49fiscales qui n'ont pas
27:50produit leur effet
27:51y compris sur la croissance
27:52et moins de croissance
27:53et moins de recettes fiscales
27:54et des déficits
27:55qui se posent.
27:55Vous pensez à quelle
27:56mesure fiscale
27:56qui n'aurait pas fonctionné ?
27:58Ah bah si vous prenez
27:59la baisse de l'impôt
28:00sur les sociétés
28:01vous parliez de l'impôt
28:01sur les sociétés
28:02on l'a quand même
28:02baissé de 8 points quoi.
28:05Mais il y a eu la surtaxe
28:06d'IS instaurée
28:07depuis un an et demi.
28:08Les impôts de production
28:09ont baissé.
28:10Les rapports sur la fiscalité
28:11du capital
28:12les rapports du
28:13conseil d'analyse stratégique
28:14montrent que
28:15la flat tax
28:16et tout le paquet
28:17qui a été fait
28:19avec la baisse
28:20de l'impôt
28:20sur les sociétés
28:22et les autres mesures
28:23n'ont pas produit
28:24les effets
28:25annoncés
28:25sur l'investissement.
28:28Donc là
28:28il y a un vrai sujet.
28:29Alors pour nous
28:30au Parti Socialiste
28:31il ne s'agit pas
28:31de rétablir
28:33les impôts
28:33tels qu'ils étaient
28:34en 2017
28:35pour récupérer
28:35les 60 000
28:36milliards.
28:36Non, le but
28:37n'est pas
28:38de provoquer
28:39cette affaire
28:40Merci de le dire
28:41parce que c'est important.
28:42Mais de récupérer
28:43un maximum
28:44de recettes fiscales
28:45pour réduire
28:46le déficit
28:46structurel
28:46de façon intelligente
28:47en modulant
28:49autrement
28:49le système
28:50de prélèvement
28:50obligatoire.
28:51Donc on va
28:51évidemment
28:52faire attention
28:53aux petites
28:54et moyennes entreprises
28:56dont on sait
28:57par exemple
28:57qu'elles utilisent
28:58le crédit
28:59impôt recherche
29:00beaucoup plus
29:01abondamment
29:02et intelligemment
29:02que les grandes
29:03entreprises.
29:04Donc par exemple
29:04le CIR
29:05qui est une grosse
29:06niche
29:06on peut
29:07la raboter
29:09intelligemment.
29:10L'impôt sur les sociétés
29:11plutôt que de créer
29:11des surtaxes
29:13sans arrêt
29:14on peut
29:15il est déjà un petit peu
29:16progressif
29:16le rendre
29:18intelligemment
29:18progressif
29:19pour taxer
29:20entre guillemets
29:21sur profit
29:22et pour éviter
29:23de taper
29:24sur les entreprises
29:25innovantes
29:26et notamment
29:26les petites
29:28entreprises
29:29et puis
29:30il y a des marges
29:31de manœuvre
29:31du point de vue
29:32de la fiscalité
29:32des patrimoines
29:34et de la fiscalité
29:36des ménages
29:36pour rendre
29:37et l'impôt
29:38sur le revenu
29:39plus progressif
29:40en le fusionnant
29:41avec la flat tax
29:41et il est possible
29:44également
29:46de mettre
29:46à contribution
29:47les hauts patrimoines
29:48qui comme l'ont montré
29:48Gabriel Zuckmann
29:50échappent aujourd'hui
29:51à l'effort
29:51de redressement
29:52de la nation.
29:53Rapidement
29:54mais c'est
29:55j'entends
29:55enfin j'entends
29:56ces remarques
29:57je ne suis pas fondamentalement
29:58d'accord sur l'ensemble
29:58de ces remarques
29:59mais pour autant
30:00je pense que je vais retenir
30:01quelque chose
30:01c'est à dire qu'il ne s'agit pas
30:02de reconstruire le monde
30:03de 2017
30:04parce qu'on ne vit plus
30:05dans ce monde-là
30:06et ce qu'il faut entendre
30:07il n'y a pas juste
30:08un échec
30:09j'allais dire
30:10d'une politique de l'offre
30:11c'est que le monde a changé
30:13on a eu un choc énergétique
30:15on a un choc démographique
30:17qui est en train d'arriver
30:19on a un monde
30:20dans lequel
30:21les flux d'approvisionnement
30:23sont
30:24très régulièrement
30:25d'année en année
30:26rentrent dans des logiques
30:26de rupture
30:27c'est ce monde-là
30:28qu'on a à gérer
30:29ce que les entreprises
30:30et ce que j'appelle
30:31de mes voeux
30:32c'est aussi une autre réflexion
30:33à la hauteur
30:33de ces enjeux-là
30:34et honnêtement
30:35elle ne se joue pas
30:36qu'au point de fiscalité
30:37et il faut jouer
30:39la décennie qui vient
30:40Je parlais de fiscalité
30:42parce que vous parliez
30:43de stabilité fiscale
30:46mais évidemment
30:47il faut activer
30:48toutes les manettes possibles
30:50et parmi celles-ci
30:51il y a
30:52les aides aux entreprises
30:53nous ne sommes pas opposés
30:54aux aides aux entreprises
30:55il faut juste
30:56les orienter
30:57à bon escient
30:57dans le cadre
30:59d'une bonne planification
31:00Merci beaucoup
31:01à tous les deux
31:02Limouangnok
31:03secrétaire nationale
31:03à l'économie du PS
31:04maître de conférence
31:05à Paris 1
31:06et Ludovic de Sautet
31:07directeur délégué
31:08de la rédaction
31:09La Tribune
31:09restez avec nous
31:10dans un instant
31:11sur VFM Business
31:11les marchés
31:13VFM Business présente
31:18Le 18h éco
31:20Stéphanie Collot
31:21Le 18h éco se poursuit
31:23on fait un point
31:23sur les marchés
31:24avec Antoine Larigauderie
31:25bonsoir
31:25bonsoir Stéphanie
31:26et le CAC termine
31:27tout juste en hausse
31:28tout juste
31:29de justesse
31:29plus 0,07%
31:31pour un CAC 44
31:32terminé à 8 286 points
31:34mais vous voyez
31:35il y a une contre-performance
31:36marquée par rapport
31:36aux autres indices européens
31:38l'Eurostock 50
31:38plus 0,32%
31:40on a Madrid
31:40plus 1,12%
31:42ce qui a pesé à Paris
31:43c'est l'ensemble
31:43du secteur du luxe
31:44qui était atteint
31:45par de mauvaises recommandations
31:46d'analystes
31:47et du coup Hermès
31:48a perdu 3,3%
31:49en 1481,50€
31:51Kering moins 2
31:52244,60€
31:54ou encore LVMH
31:55moins 1,8%
31:57431,05€
31:58ça s'est mieux passé
31:59pour certains compartiments
32:00de la cote
32:00notamment les logiciels
32:02le numérique
32:02Dassault Systèmes
32:03a pris 1,6%
32:04à 22,48€
32:05et c'est Capgemini
32:06qui a pris 4,7%
32:08plus fort hausse du CAC
32:08à 110€
32:09à noter
32:10la belle performance
32:11de Publicis
32:11qui a pris 4,4%
32:13à 103,75€
32:14après avoir remporté
32:15le budget pub
32:15de PepsiCo
32:16Belle perf
32:17effectivement
32:18du côté de Wall Street
32:19on évolue dans le vert actuellement
32:20ça se passe nettement mieux
32:21en plus
32:21puisque le Nasdaq
32:22gagne 1,27%
32:23plus 1,14%
32:25pour le Dow Jones
32:25le S&P 500
32:26quasiment 1% de haut
32:27c'est plusieurs vedettes
32:28à signaler
32:29Microsoft
32:29qui gagne 3%
32:31avec une seule nouvelle
32:32alors qu'il peut paraître
32:32très technique
32:33mais Microsoft
32:34désormais
32:34dans ses comptes trimestriels
32:35va mettre de côté
32:37et en particulier
32:38tous les revenus
32:38liés à Azure
32:39on n'en avait pas idée
32:40jusqu'à présent
32:41on pouvait déduire
32:42là ça va être plus précis
32:43et du coup
32:44ce geste est quand même
32:45salué par l'ensemble
32:45des marchés
32:46on a eu une petite déception
32:47dans les semi-conducteurs
32:48avec Broadcom
32:49qui perd 4%
32:50mais enfin le titre
32:51avait explosé
32:52ces deux dernières années
32:53et puis à noter
32:54Snowflake
32:55résultat impeccable
32:56prévision relevée
32:57le titre prend
32:5721,8%
33:01là aussi
33:01c'est une belle perf
33:02Antoine
33:03il y avait une adjudication
33:04de la France
33:04ce matin
33:05comment ça s'est passé ?
33:07pas trop mal
33:07on va dire
33:08on a levé
33:09jusqu'à 13 milliards
33:10et demi d'euros
33:10sur les marchés
33:11avec des différentes tranches
33:12de dettes courtes
33:14et moyen terme
33:15mais ce qui s'est passé
33:17c'est comme on le redoutait
33:18les taux servis
33:20ont été supérieurs
33:21à la normale
33:23le taux d'adjudication
33:24n'a pas été mauvais
33:25on avait trois fois
33:26la demande
33:26pour l'offre
33:28donc ça c'est plutôt pas mal
33:29mais bon
33:30les titres ont quand même
33:31été assortis de coupons
33:32avec des rendements supérieurs
33:34il y a une prime
33:35de risque pays
33:35en ce moment
33:36au-dessus de la France
33:36de par notre situation
33:38budgétaire
33:38de par toutes les propositions
33:40funambulesques
33:41qu'on a
33:42pour cette campagne
33:44présidentielle
33:44qui commence
33:45pour réformer
33:46les finances françaises
33:46et donc du coup
33:47on représente
33:48un risque pays
33:48cela dit
33:49il faut bien admettre
33:50que l'ensemble
33:51de ce qui était servi
33:52est parti
33:53et plus
33:54puisqu'on a toujours
33:55d'aussi bons traders
33:55du côté de France Trésor
33:57Merci beaucoup
33:58Antoine Larigauderie
33:59c'est une loi française
34:00sur l'ultra fast fashion
34:02qui ne passe pas en Chine
34:04il s'agit
34:04de l'instauration
34:05cette semaine
34:06d'un malus
34:07pour les entreprises
34:08ne respectant pas
34:09certains critères
34:10de durabilité
34:12Pauline Tadevin
34:13la porte-parole
34:14du ministère
34:15du commerce
34:17n'y est pas
34:17l'une main morte
34:18c'était ce matin
34:19lors d'une conférence
34:20de presse
34:20Oui
34:21après une première
34:22mise en garde
34:23en juillet
34:24au moment du vote
34:24de cette loi
34:25anti-ultra fast fashion
34:27Pékin hausse le ton
34:29par le biais
34:29de la porte-parole
34:30du ministre du commerce
34:31Wang Ling
34:32on l'écoute
34:37La Chine exhorte
34:38la France
34:39à cesser immédiatement
34:40la mise en oeuvre
34:40de la loi
34:41anti-ultra fast fashion
34:42si la France
34:43persiste dans cette voie
34:44la Chine
34:45prendra les mesures
34:46nécessaires
34:46pour protéger
34:47les droits
34:47et les intérêts
34:48légitimes
34:49des entreprises
34:49chinoises
34:50la France
34:51assumera
34:51l'entière responsabilité
34:53de toutes les conséquences
34:54qui en découleraient
34:56Pour Pékin
34:57cette loi française
34:58a déjà entraîné
34:59des pertes opérationnelles
35:00importantes
35:01pour les entreprises
35:02chinoises concernées
35:03et cela porte atteinte
35:04dit la Chine
35:05aux intérêts
35:06des consommateurs
35:07français
35:07sous couvert
35:08d'établir
35:08des normes
35:09de durabilité
35:10dit aussi la Chine
35:11cette loi française
35:12semble violer
35:13le principe
35:14de non-discrimination
35:15de l'OMC
35:16il n'y a rien
35:17de discriminatoire
35:18dans ce dispositif
35:19nous rétorque-tons
35:20du côté de Bercy
35:22ce dispositif
35:23n'est pas centré
35:24sur des zones géographiques
35:25ou des pays
35:26en particulier
35:26après
35:27toujours d'après
35:28cette source à Bercy
35:29rien n'empêche
35:30les entreprises concernées
35:31de changer de modèle
35:32pour adopter
35:33les meilleures pratiques
35:34en termes
35:36d'environnement
35:37et de durabilité
35:38j'y arrive
35:39d'après nos informations
35:40on en est qu'au stade
35:41des menaces
35:42il n'y a rien de plus
35:43aujourd'hui
35:43au cabinet du ministre
35:45du commerce extérieur
35:45aussi
35:46on reste calme
35:47et on exclut
35:48toute escalade
35:49Pauline
35:50est-ce qu'il y a eu
35:50une réaction
35:51de la commission européenne ?
35:52pas de réaction officielle
35:53à ce stade
35:54la commission européenne
35:56a elle aussi
35:56pour habitude
35:57de privilégier
35:58le dialogue
35:59à toute escalade
36:00mais le sujet
36:00sera probablement
36:01au menu
36:02des discussions
36:03entre ministres
36:03du commerce européen
36:04d'ici le conseil européen
36:06qui est prévu
36:06le 15 octobre prochain
36:08le mois prochain
36:09aussi le commissaire européen
36:10au commerce
36:11a prévu
36:12de se rendre en Chine
36:13du côté de Paris
36:14en tout cas
36:15on n'a aucun doute
36:17nous dit-on
36:17que Bruxelles
36:18sera si besoin
36:19en soutien
36:20de la France
36:21après des remarques
36:23de la commission européenne
36:23les auteurs
36:24de la loi
36:25anti-fast fashion
36:26avait d'ailleurs
36:26modifié le texte
36:27pour tenir compte
36:28de ses remarques
36:28et ce texte
36:29est dans les clous
36:30en termes réglementaires
36:32il n'y a donc pas de raison
36:32aujourd'hui
36:33que la commission
36:34ne soutienne pas la France
36:35dans sa volonté
36:36de légiférer
36:36d'autant plus que
36:37la commission elle-même
36:38a décidé d'agir
36:40à son niveau
36:40avec la taxe
36:41sur les petits colis
36:42une question se pose
36:43quand même Pauline
36:44si le dialogue
36:45ne fonctionne pas
36:46si la Chine
36:46décide d'aller
36:47au-delà des menaces
36:48et de lancer
36:49une procédure
36:50au niveau de l'OMC
36:51par exemple
36:52avant une éventuelle
36:53guerre commerciale
36:54il y a encore
36:55tout un tas d'étapes
36:56des canaux juridiques
36:58sont prévus
36:58au niveau
36:59de l'OMC
37:00il y a d'ailleurs
37:01eu plusieurs différents
37:02ces dernières années
37:03sur des sujets
37:03de propriété intellectuelle
37:05ou sur la filière
37:05laitière
37:06plus récemment aussi
37:07des contentieux
37:08qui se sont réglés
37:09comme ceux-là
37:10au niveau juridique
37:11à l'OMC
37:14pas de panique
37:14mais en France
37:15comme en Europe
37:16on veille
37:17d'après nos informations
37:18en France
37:19comme en Europe
37:19on est quand même
37:20plus attentif
37:21aux menaces de Pékin
37:22qui sont assez rares
37:23il faut le dire
37:24plus rares en tout cas
37:26que les manifestations
37:26régulières de colère
37:28les tweets par exemple
37:29du président américain
37:30merci beaucoup Pauline
37:31Tadevin
37:32on en vient à cette
37:34révolution en marche
37:35dans le secteur auto
37:36cette nuit
37:37Elon Musk
37:37va lancer commercialement
37:39le Cybercab
37:40un nouveau robot taxi
37:42sans pédale
37:43ni volant
37:44il va commencer à circuler
37:46à Austin
37:46au Texas
37:47Julien Bonnet
37:48bonsoir
37:49vous êtes journaliste auto
37:50pour BFM Business
37:52et là on parle
37:52d'une nouvelle étape
37:53dans le développement
37:54de Tesla
37:54oui c'est même
37:55un pivot stratégique
37:56majeur
37:57pour l'entreprise
37:58d'Elon Musk
37:58alors l'événement
37:59il va se dérouler
37:59en fin d'après-midi
38:00à la Gigafactory
38:01d'Austin au Texas
38:02et donc vers 2h du matin
38:03heure française
38:04et donc concrètement
38:05ce Cybercab
38:06c'est un véhicule
38:07de place
38:07100% électrique
38:08à recharge
38:09par induction
38:10sans câble
38:11donc
38:11et donc conçu
38:12exclusivement
38:13pour faire cette mission
38:14de robot taxi
38:15et donc l'absence de prise
38:16c'est pas un détail
38:17sans câble à brancher
38:18une flotte peut rouler
38:19et se recharger en dépôt
38:21sans aucune intervention humaine
38:22et donc en résumé
38:23Elon Musk
38:23il ne veut plus vendre
38:24des voitures traditionnelles
38:25il veut vendre
38:26des kilomètres autonomes
38:27le Cybercab
38:28c'est d'ailleurs
38:28l'anti-voiture traditionnelle
38:30pas de volant
38:30pas de pédale
38:32vous l'avez dit
38:32juste une cabine de transport
38:33avec un grand écran
38:34pour suivre son parcours
38:36l'objectif économique
38:37pour Tesla
38:37c'est d'abaisser
38:38les coûts de fabrication
38:39avec cette fabrication
38:40en masse
38:40donc à la Gigafactory
38:41d'Austin
38:42sous les 30 000 dollars
38:43l'unité
38:44et donc de concurrencer
38:45directement Waymo
38:47la filiale de Google
38:48sur le marché
38:48du transport autonome
38:50à la demande
38:51et c'est tout
38:52le pari d'Elon Musk
38:53rendre ce véhicule
38:54en fait abordable
38:56pour le particulier
38:57qui pourrait en fait
38:58en faire une sorte
38:59d'Airbnb sur roue
39:00il rapporte de l'argent
39:01en faisant le taxi
39:02quand vous ne l'utilisez pas
39:04vous-même
39:04mais attention
39:05donc aux Etats-Unis
39:06ça implique justement
39:07de lancer cette production
39:08en masse du véhicule
39:10pour atteindre cet objectif
39:11de coût
39:11en Europe
39:12c'est pas vraiment encore
39:12d'actualité
39:13parce que tout simplement
39:14c'est pas possible
39:14d'homologuer un véhicule
39:16qui n'a pas de commande mécanique
39:17pour reprendre la main
39:18en cas de besoin
39:19alors justement
39:19en France
39:20le ministre des Transports
39:21Philippe Tabarro
39:22a donné son feu vert
39:23à des tests
39:23d'une autre technologie
39:25qui permet une conduite
39:27pas 100% autonome
39:28oui c'est exactement ça
39:29en fait c'est le même cerveau
39:31logiciel
39:32donc le fameux FSD
39:33de Tesla
39:34donc pour Full Self Driving
39:36mais en Europe
39:37on a encore
39:37ce besoin de supervision
39:39donc concrètement
39:40le conducteur
39:41qui doit encore
39:42on va dire
39:42surveiller la route
39:43en permanence
39:44et donc c'est
39:45complètement différent
39:45sur l'usage
39:46et aussi
39:46et surtout
39:47la responsabilité légale
39:48ça n'a rien à voir
39:49en fait d'un côté
39:50le cybercab américain
39:52il vise la conduite
39:53100% autonome
39:54donc le niveau 4 ou 5
39:55sans personne à bord
39:56il peut se déplacer
39:56sans personne à bord
39:57de l'autre qui s'est joué
39:58mardi soir
39:59entre le ministre
40:00des Transports
40:01Philippe Tabarro
40:01et Elon Musk
40:02c'est l'autorisation
40:03de tester seulement
40:04sur le territoire français
40:04deux véhicules
40:05équipés de ce FSD
40:07supervisé
40:08et donc le ministre
40:09l'a dit clairement
40:09dans sa réaction
40:10il parle d'un échange
40:11constructif
40:12pour évaluer
40:12les adaptations techniques
40:14apportées par Tesla
40:15ce n'est pas
40:15un chèque en blanc
40:16accordé à Elon Musk
40:17c'est une sorte
40:17d'examen final
40:18pour valider ou non
40:19cette technologie
40:20sur les territoires français
40:21l'enjeu en fait
40:22c'est de vérifier
40:22si Tesla a corrigé
40:23les points noirs
40:24qui avaient été manifestés
40:27en question des ronds-points
40:28ou le respect
40:29des limitations de vitesse
40:30d'ailleurs il y a
40:31une certaine confusion
40:31autour de ces technologies
40:33de ces technologies nouvelles
40:34pour être clair
40:35la France ne va pas tester
40:36des véhicules 100%
40:37autonomes sans chauffeur
40:38on teste plutôt
40:39un copilote
40:40très performant
40:41et déjà proposé
40:41dans 5 pays en Europe
40:42dont les Pays-Bas
40:43et la Belgique
40:44mais où l'automobiliste
40:45doit encore une fois
40:46garder les yeux
40:47en permanence sur la route
40:48d'ailleurs
40:48on est surveillé
40:49par une caméra
40:50j'avais pu tester
40:51cette fonction
40:52aux Pays-Bas
40:53et en fait
40:53si vous regardez
40:54votre téléphone par exemple
40:54le système va se désactiver
40:56donc on reste
40:56sur de l'assistance
40:57à la conduite
40:58et pas de la conduite
41:00100% autonome
41:01et en fait
41:02ce virage
41:03il s'explique aussi
41:04par le calendrier politique
41:05si le ministre des Transports
41:06ouvre la voie au test
41:07cette semaine
41:08c'est parce qu'il va y avoir
41:08un vote très important
41:09à Bruxelles
41:10le 6 octobre
41:11sans la France
41:12le FSD de Tesla
41:13il resterait
41:14aux frontières
41:15en quelque sorte
41:16de notre vieux continent
41:17pour obtenir
41:18l'homologation
41:18de ce FSD
41:21à l'échelle
41:22de l'Union Européenne
41:22sans passer par des validations
41:24par dérogations
41:25en fonction de chaque pays
41:26il faut réunir
41:2665% de la population communautaire
41:28or avec 68 millions d'habitants
41:31la France
41:31elle détient en quelque sorte
41:32les clés de ce scrutin
41:33merci beaucoup
41:34Julien Bonnet
41:35on suivra ça
41:36avec vous évidemment
41:37le 6 octobre
41:38c'est ça
41:38au Parlement Européen
41:40merci beaucoup
41:41Julien Bonnet
41:42dans un instant
41:43on va faire le point
41:43sur la guerre au Moyen-Orient
41:45après la reprise
41:45des hostilités
41:46entre Washington et Téhéran
41:48les gardiens de la révolution
41:49jurent de venger
41:50les récentes attaques américaines
41:54sommes-nous face
41:54à une nouvelle escalade
41:55on fait le point
41:56dans un instant
41:56à tout de suite
42:02le 18h écho
42:04Stéphanie Collot
42:05le 18h écho
42:07se poursuit
42:07à l'international
42:08avec les affrontements
42:09qui se poursuivent
42:10entre Washington et Téhéran
42:12une reprise
42:12des hostilités
42:13initiées dimanche
42:14par l'armée américaine
42:16après un mois
42:16d'Al-Kalmi
42:17Téhéran riposte
42:18en visant
42:19les alliés américains
42:20dans la région
42:21on fait le point
42:22avec Adèle Bakawan
42:23bonsoir
42:23vous êtes directeur
42:25de l'Institut Européen
42:26pour les études
42:27sur le Moyen-Orient
42:28alors ce matin
42:30l'Iran dit avoir visé
42:31des bases américaines
42:32au Koweït
42:33et aux Émirats Arabes Unis
42:35après les frappes
42:36des Etats-Unis
42:37sur son territoire
42:38l'Iran qui jure
42:40de briser
42:41l'ennemi américain
42:42est-ce qu'on est là
42:43dans une nouvelle escalade ?
42:46écoutez
42:48désormais
42:49nous sommes dans
42:50la troisième phase
42:51de cette conflictualité
42:52j'appelle la conflictualité
42:53et nous pas guerre
42:54nous sommes pas dans
42:55le contexte de guerre
42:56mais plutôt dans
42:57le contexte
42:58de la conflictualité
42:59des deux côtés
43:00les Iraniens
43:01comme les Américains
43:02tentent à gérer
43:04la conflictualité
43:05en termes de communication
43:07en termes militaires
43:08en termes diplomatiques
43:09mais aussi
43:10et surtout en termes
43:12dans la troisième phase
43:13économique
43:13la troisième phase
43:14la première phase
43:15c'était militaire
43:16pendant 40 jours
43:17il y avait des frappes
43:19réciproques
43:19et ensuite
43:20la deuxième phase
43:21la négociation
43:22désormais
43:23Donald Trump
43:24pense que
43:25ni le militaire
43:26ni le diplomatique
43:28nous sert strictement
43:30à rien
43:30avec la république
43:31islamique d'Iran
43:32l'arme la plus puissante
43:34contre la république
43:35islamique
43:35et les gardiens
43:36de la révolution
43:37c'est l'économie
43:38c'est pourquoi
43:38il souhaite
43:39imposer
43:40un blocus total
43:41nous pas uniquement
43:42dans le détroit d'Hormuz
43:44mais à l'échelle iranienne
43:45l'ensemble de l'Iran
43:47vous pouvez dire
43:47mais cette économie iranienne
43:49est sous blocus
43:50depuis 47 ans
43:51c'est vrai
43:52mais ce qui est nouveau
43:53dans cette histoire
43:54c'est que désormais
43:55les Etats-Unis d'Amérique
43:58frappent
43:58la totalité
44:00des entreprises
44:00des pays voisins
44:02les 15
44:02mais aussi
44:03les pays
44:04de la communauté internationale
44:06qui traitent
44:07avec l'économie iranienne
44:08autrement dit
44:09c'est un embargo
44:10total
44:11non seulement contre l'Iran
44:12mais aussi contre
44:14tous les partenaires
44:15qui travaillent avec l'Iran
44:15mais alors justement
44:16parmi les partenaires
44:17qui travaillent avec l'Iran
44:19il y a la Chine
44:21c'est le premier partenaire
44:22commercial
44:24ces sanctions secondaires
44:26économiques secondaires
44:27comme on les appelle
44:28est-ce que selon vous
44:30elles peuvent réellement
44:30être appliquées
44:31est-ce que la Chine
44:34peut se laisser faire
44:35en quelque sorte ?
44:37C'est l'enjeu
44:38le plus important
44:39pour Donald Trump
44:41désormais
44:41il a pris connaissance
44:43que la première phase
44:44le militaire
44:46n'a pas fonctionné
44:47parce que le régime
44:48est encore là
44:48la deuxième phase
44:50l'accord
44:52le protocole d'accord
44:53le mémorandum
44:54si vous voulez
44:55signé à Versailles
44:56n'a pas fonctionné
44:57rien ne fonctionne
44:59avec l'Iran
44:59désormais
45:00il ne nous reste
45:01que cette arme économique
45:02est-ce qu'il est capable
45:04est-ce qu'il se donne
45:05tous les moyens
45:06est-ce qu'il se donne
45:07tous les moyens
45:08pour mettre en oeuvre
45:09cette nouvelle phase
45:11c'est-à-dire
45:12le blocus
45:12comme vous dites
45:13les sanctions secondaires
45:14contre la Chine
45:15contre la Russie
45:16mais aussi
45:17contre les pays
45:18qui sont à la fois
45:19amis avec les Etats-Unis
45:20et amis avec
45:22la République islamique
45:23d'Iran
45:23par exemple l'Irak
45:24l'Irak
45:25contre l'Irak
45:25et l'Iran
45:26il y a à peu près
45:2715 milliards de dollars
45:31des échanges
45:32entre les deux pays
45:33et donc l'Iran
45:34qui vend jusqu'à aujourd'hui
45:36l'électricité
45:37au gouvernement irakien
45:39sans parler des autres pays
45:40comme Afghanistan
45:41comme le Pakistan
45:42le Pakistan
45:43on sait très bien
45:43qu'il joue le rôle
45:44d'intermédiaire
45:45oui c'est un enjeu
45:46très très important
45:46pour Donald Trump
45:47il ne s'est pas donné
45:49tous les moyens
45:50dans la première phase
45:51militaire
45:51ni dans la deuxième phase
45:54diplomatique
45:54maintenant on va voir
45:56s'il est capable
45:57de les mettre en oeuvre
45:58ou pas
45:58Donald Trump
45:59qui va recevoir
46:00fin septembre
46:02Xi Jinping
46:02à Washington
46:03est-ce que vous imaginez
46:05la Chine
46:05est-ce que vous imaginez
46:06Pékin
46:07lâcher Téhéran
46:09écoutez
46:10la Chine
46:11a deux niveaux
46:12de communication
46:13avec l'Iran
46:15ou concernant
46:16le dossier iranien
46:17le premier niveau
46:18bien évidemment
46:19c'est tout ce qui est officiel
46:21officiellement
46:22la Chine
46:22ne peut pas
46:23dire
46:24que j'accepte
46:25les nouvelles actions
46:27de Donald Trump
46:28ou américaines
46:29contre la République
46:29islamique d'Iran
46:33diplomatiquement
46:34on ne passe pas
46:34cela
46:35en termes de code
46:36et de protocole
46:37ce discours
46:38n'est pas tonable
46:39pour une puissance
46:41de la communauté
46:42internationale
46:42comme la Chine
46:43mais par contre
46:44le douzième niveau
46:45c'est ce qui se passe
46:46dans les coulisses
46:47est-ce que les entreprises
46:48chinoises
46:49ont l'intérêt
46:50de soumettre
46:51sous sanctions américaines
46:53pour travailler
46:54avec la République
46:55islamique d'Iran
46:55cela est peu probable
46:57c'est pourquoi
46:57je pense
46:58cette puissance
47:00chinoise
47:01pragmatique
47:02rationnelle
47:03va choisir
47:04bien évidemment
47:05d'une manière discrète
47:06et douce
47:07comme on connaît
47:08la politique chinoise
47:09l'action chinoise
47:11les États-Unis
47:12et non pas
47:12la République islamique d'Iran
47:13si vous me permettez
47:14un dernier indicateur
47:16oui la Chine
47:18a signé des accords
47:20stratégiques
47:20très importants
47:22avec la République islamique
47:23d'Iran
47:23mais pendant 40 jours
47:25au moment où les États-Unis
47:26frappaient lourdement
47:27la République islamique d'Iran
47:28les Chinois ne sont pas intervenus
47:30les Chinois se considèrent
47:31comme un partenaire
47:32de la République islamique d'Iran
47:34mais un partenariat
47:35qui a ses propres limites
47:37Alors on a aussi
47:38le ministre israélien
47:39de la Défense
47:39qui dit
47:40voir des signes
47:41selon lesquels Téhéran
47:42pourrait être poussé
47:43à des mesures désespérées
47:46évoquant
47:47la pression économique
47:48justement
47:48et la crainte
47:49d'un soulèvement
47:51est-ce que selon vous
47:53il y a déjà
47:53des prémices
47:54des signes
47:55d'affaiblissement
47:55du régime iranien
47:56aujourd'hui
47:57après 6 mois de guerre ?
47:59Écoutez
48:00sans parler
48:01des Israéliens
48:02ou des ministres
48:03de la Défense israélienne
48:04on sait très bien
48:05qu'au mois de janvier
48:06il y a eu
48:07un grand mouvement
48:08de contestation
48:09n'est-ce pas
48:09et ce mouvement
48:10de contestation
48:11et la continuité
48:13d'un mouvement
48:14de contestation
48:15qui est là
48:16depuis 2009
48:172009
48:182019
48:192021
48:192022
48:20n'est-ce pas
48:21avec Femmes
48:22Vie, Liberté
48:23et ensuite
48:252026
48:26au mois de janvier
48:27au mois de janvier
48:27c'est pas très très loin
48:28c'était juste
48:30un mois et demi
48:31deux mois
48:31avant que Donald Trump
48:33attaque
48:34la République islamique d'Iran
48:35ce mouvement
48:36était massif
48:36ce mouvement
48:37était grand
48:38ce mouvement
48:39menacé existentiellement
48:41la République islamique d'Iran
48:42un grand diplomate
48:44moyen oriental
48:45nous disait
48:45pendant ce mouvement
48:46il disait
48:47la République
48:48ne s'est jamais sentie
48:50aussi menacée
48:51par un mouvement
48:52de l'extérieur
48:53ou de l'intérieur
48:54et donc cette menace
48:56de l'intérieur
48:56est toujours là
48:57et oui
48:58en même temps
48:59l'économie iranienne
49:00est à terre
49:01madame
49:01ce n'est pas
49:03Adel Bakavan
49:03qui vous dit ça
49:04ce n'est pas
49:05Donald Trump
49:05c'est le chef
49:06du développement
49:07qui nous dit
49:37le contexte économique
49:38est dans un état
49:40dramatique
49:41et ensuite
49:42bien évidemment
49:42est-ce que
49:43dans ce contexte
49:44de guerre
49:45ou de conflictualité
49:46le peuple iranien
49:48pourrait descendre
49:49dans la rue
49:49cela
49:50à mon sens
49:51est peu probable
49:53Adel Bakavan
49:54le président
49:55égyptien
49:55Général Sissi
49:56recevait son homologue
49:57chinois
49:58et il a appelé
49:59à des solutions
50:00diplomatiques
50:01pour résoudre le conflit
50:03est-ce que
50:03vous croyez
50:04en une issue
50:05diplomatique
50:06non
50:07il n'y a pas
50:08des solutions
50:09diplomatiques
50:10possibles
50:11à ce stade là
50:12il n'y a pas
50:13des solutions
50:14militaires
50:15possibles
50:16à ce stade là
50:17il n'y a pas
50:18des solutions
50:19économiques
50:20ou blocus
50:20possibles
50:21à ce stade là
50:22autrement dit
50:23si on arrête
50:24avec les moyens
50:25qu'on déploie
50:26aujourd'hui
50:27militaires
50:28diplomatiques
50:29économiques
50:29non
50:30la probabilité
50:31ou l'hypothèse
50:32la plus probable
50:33c'est que le contexte
50:35reste tel qu'il est
50:36et que les américains
50:37et que les iraniens
50:39les golfiens
50:40mais aussi les pays
50:41de la communauté internationale
50:42seront dans l'obligation
50:44de gérer
50:44le chaos
50:45tel que
50:46on gère
50:47aujourd'hui
50:48le chaos
50:48à Gaza
50:49en Cisjordanie
50:50au Liban
50:50au Yémen
50:51et au Irak
50:52Merci beaucoup
50:53pour cette
50:54éclairage
50:55très instructif
50:56Adèle Bakawan
50:57je rappelle que vous êtes
50:58directeur de l'Institut Européen
51:00pour les études
51:01sur le Moyen-Orient
51:03dans un instant
51:04sur BFM Business
51:05c'est Tech & Co
51:06présenté par
51:07François Sorel
51:08très bonne soirée
51:09sur BFM Business
51:11Le 18h éco
51:13sur BFM Business
51:16l'Université
51:16pour les JO slide
51:17par
51:17L'Université
51:17– Sous-titrage FR 2021
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