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- il y a 5 semaines
Ce vendredi 28 août, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:0018h sur BFM Business, soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'informations économiques, d'analyses et de
00:06décryptage.
00:07A la une de ce vendredi 28 août, l'économie française à l'arrêt au deuxième trimestre après déjà un
00:13recul de l'activité en début d'année.
00:15L'inflation repart et les taux d'intérêt continuent leur progression.
00:19L'équation se complique donc pour le gouvernement à quelques semaines de la présentation du budget 2027.
00:24Caroline Morisseau et Denis Ferrand, le directeur général de Rexécote, sur ce plateau dans un instant.
00:30Le coup d'envoi du symposium de Jackson Hole aux Etats-Unis, c'est le rendez-vous de rentrée des
00:36banquiers centraux de la planète.
00:38Le discours du patron de la fête, Kevin Warsh, était très attendu.
00:41On sera en direct à 18h30 avec John Plassard, associé responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion et
00:48Guillaume Sommerer.
00:49La guerre en Iran, six mois après le déclenchement de l'offensive militaire.
00:53Donald Trump lance une guerre économique en imposant des sanctions à tous ceux qui commercent avec Téhéran.
00:59Les premières sont tombées cet après-midi, mais c'est un exercice compliqué car il ne faut pas fâcher Pékin
01:05avant la visite de Xi Jinping à Washington.
01:08On fait le point avec Jilali Benchaban, analyste en géopolitique et stratégie.
01:12Ce sera à 18h45.
01:19Panne de croissance en France donc, l'INSEE a publié ce matin toute une série d'indicateurs.
01:26Et ils sont mauvais, croissance nulle au deuxième trimestre, regain d'inflation, Caroline Morisseau.
01:31C'est une douche froide pour le gouvernement à la veille d'un budget qui s'annonçait déjà très compliqué.
01:36C'est ça et les chiffres de l'INSEE sont venus confirmer les inquiétudes.
01:40Au deuxième trimestre, on est finalement sur une croissance à zéro au lieu des 0,2% qui étaient prévus
01:46jusqu'ici.
01:47Le premier trimestre a lui aussi été pire que prévu.
01:49Là, l'INSEE nous dit qu'on est sur un recul du PIB de 0,2% au lieu de
01:560,1%.
01:57Et puis l'autre mauvaise nouvelle, vous l'avez dit, c'est le regain d'inflation.
02:00On est sur 2,4% sur un an après 2,1% en juillet à cause essentiellement des prix
02:07de l'énergie,
02:08notamment les produits pétroliers qui ont bondi de près de 17% sur un an.
02:14Après la guerre au Moyen-Orient, cette fois c'est lié à la sécheresse, aux canicules à répétition.
02:19L'été a été très mauvais.
02:22Ça pèse un lourd impact sur les productions agricoles.
02:25C'est ce qu'a dit le ministre de l'Économie, Roland Lescure, ce matin.
02:30Ce sont les premières conséquences concrètes de l'été très difficile qu'on a vécu,
02:35avec des épisodes caniculaires à répétition, des incendies et des tempêtes.
02:39On va évidemment intégrer ça dans nos prévisions de croissance à l'occasion de l'actualisation
02:42et de la préparation du projet de loi de finances.
02:45Mais c'est un signe très concret que les canicules, le dérèglement climatique,
02:50c'est un défi économique majeur.
02:53Tout cela va évidemment compliquer la tâche du gouvernement.
02:56Il tablait jusqu'ici sur 0,7% de croissance cette année.
03:00Il avait d'ailleurs déjà revu à plusieurs reprises sa prévision à la baisse.
03:03Au départ, il partait d'1%, puis c'était 0,9%.
03:06Et là, juillet dernier, il avait indiqué qu'il tablait sur 0,7%.
03:10Il comptait ramener le déficit à 5% du PIB cette année.
03:14Eh bien, ces prévisions semblent aujourd'hui intenables.
03:17Vous nous direz ce que vous en pensez.
03:19Alors, tout dépendra évidemment des chiffres définitifs.
03:21Tout dépendra aussi des économies que le gouvernement va mettre sur la table
03:25pour compenser l'exécution budgétaire de 2006.
03:28Il a d'ores et déjà annoncé 9 milliards d'euros d'économies
03:32pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient
03:36via des gels, des annulations de crédit,
03:38le gel des allégements de charges patronales.
03:41Ce ne sera sans doute pas suffisant.
03:43Le gouvernement doit se réunir là en début d'année
03:45pour faire un point d'étape sur l'exécution budgétaire 2026,
03:50dresser le bilan de cette année 2026
03:52avant d'entrer dans le dur du budget 2027
03:55qui s'annonce du coup encore plus compliqué
03:57que ce qu'on annonçait jusqu'ici.
03:59Équation encore plus compliquée, effectivement.
04:01Bonjour Denis Ferrin.
04:02Bonjour.
04:02Vous êtes directeur général de Rexécode.
04:05Caroline le disait, le gouvernement tablait sur une croissance de 0,7% cette année.
04:08C'était 0,9% un petit peu avant, 1% au départ.
04:12Là, clairement, 0,7% pour cette année.
04:14Vous vous en dites quoi, vous ?
04:16Il faudrait faire.
04:16Donc, on a fait moins 0,2% au premier trimestre,
04:19puis moins 0,2% également ce trimestre,
04:24enfin le deuxième trimestre.
04:25Il faudrait donc faire 0,5% au T3
04:28et 0,5% à nouveau au quatrième trimestre.
04:31Donc, avoir une accélération de 0,7 points.
04:34Le climat des affaires n'est pas si mauvais que ça.
04:36On va avoir des chiffres positifs d'ici la fin d'année.
04:39On estime actuellement qu'on peut se retrouver au troisième trimestre
04:42avec un rythme de croissance de l'ordre de 0,2-0,3 points.
04:45Mais ça nous amènera au mieux à 0,5% de croissance sur l'ensemble de l'année.
04:51Et donc, avec 0,5% de croissance sur l'ensemble de l'année,
04:53l'atteinte du 5% de déficit public rapporté au PIB que vous avez évoqué,
04:58eh bien, cette atteinte ne sera pas satisfaite.
05:01On sera plutôt environ de 5,2% à peu près,
05:05s'il n'y a pas de révision sur les chiffres.
05:07parce que nous gardons quand même présent à l'esprit
05:09la surprise que l'on avait eue au début de l'été
05:12avec une révision très importante des chiffres qui avaient été apportés.
05:16Une révision, la croissance avait été rehaussée
05:18avec notamment un meilleur aperçu du côté de l'investissement des entreprises.
05:23Et s'il y a pour l'instant quelque chose qui vient à manquer sur l'activité,
05:27c'est l'investissement des entreprises.
05:28Peut-être qu'il sera révisé à l'avenir,
05:30mais d'ores et déjà, on n'a pas beaucoup d'indications très positives là-dessus.
05:33Caroline ?
05:33Pour vous, un déficit ramené à 5,2% du coup cette année.
05:37Vous êtes dans le milieu de la fourchette
05:39parce que les économistes nous disent
05:40entre 5,1% au mieux,
05:43ce sera stable par rapport à l'an dernier,
05:455,4% pour les plus pessimistes.
05:47Et vous dites que le climat des affaires est bon,
05:49mais l'INSEE nous dit aussi que les investissements restent en berne quand même.
05:52Oui, tout à fait.
05:54C'est une situation qui est très ambiguë actuellement.
05:57Quand vous regardez les enquêtes sur le climat des affaires,
06:00vous avez eu de l'amélioration sur les trois derniers mois.
06:02En particulier dans l'industrie, dans les services.
06:05Certainement pas dans le secteur de la construction
06:06qui, lui, est en train de subir de plein fouet
06:08la nouvelle accélération des taux d'intérêt que l'on connaît.
06:11Donc, c'est vraiment le secteur qui est le plus handicapé.
06:13D'ailleurs, on a vu dans les chiffres de l'INSEE
06:15que l'investissement en construction
06:16est vraiment le poste qui souffre le plus.
06:18On est sur un recul de l'ordre de 2%.
06:22Il y a de l'amélioration du climat des affaires
06:24qui tient notamment à un contexte européen
06:27qui est en train de s'éclaircir.
06:29On a encore eu, d'ailleurs, aujourd'hui,
06:31pas seulement les chiffres de l'INSEE,
06:32mais également des chiffres de la Commission européenne,
06:34des enquêtes de la Commission européenne
06:35qui montrent un climat des affaires
06:36qui va plutôt en s'améliorant,
06:39avec là encore une exception
06:41qui est le secteur de la construction.
06:43Donc, rappelons-nous ce que l'on disait
06:44au tout début de cette année.
06:46Au tout début de cette année,
06:47on se disait qu'il y aurait une sorte de
06:48Deus ex machina
06:49qui serait le redémarrage de l'Allemagne.
06:51Ce redémarrage de l'Allemagne
06:53ne s'est pas vu jusqu'à présent.
06:54Mais on a quelques signes
06:55qui sont en train de se réunir
06:57pour laisser penser
06:59qu'accélération allemande,
07:01il peut y avoir désormais.
07:02Et c'est peut-être la planche de salut
07:04que l'on peut attendre
07:04pour la deuxième partie de l'année
07:06et peut-être le début de l'année.
07:07Oui, parce qu'en Allemagne,
07:08le gouvernement a aujourd'hui revu
07:10les prévisions de croissance
07:11à la hausse pour cette année
07:12autour de 1%.
07:15Ça veut dire que nous,
07:16notamment grâce au grand plan
07:18de dépenses dans la défense notamment,
07:21et grand plan de relance,
07:22et ça veut dire que nous,
07:24France, on va pouvoir en bénéficier,
07:25on va commencer à en bénéficier là
07:27à partir du second semestre ?
07:29C'est un des éléments qui jouent,
07:32mais ça ne compense pas intégralement
07:35la forme d'attentisme
07:36que l'on observe
07:37et qui se voit sur l'investissement
07:38des entreprises,
07:40où il y a quand même des hésitations
07:42et on a du mal à imaginer
07:43que les hésitations vont être toutes levées
07:45d'ici à, je ne sais pas, mai 2027,
07:47si vous voyez un peu
07:49ce à quoi on peut faire allusion
07:50en évoquant cet horizon.
07:51On est quand même dans un moment
07:53qui n'est pas propice
07:54à du déclenchement important
07:55de l'investissement,
07:56mais également d'emploi.
07:58On a eu les chiffres de l'emploi
07:59aujourd'hui qui ne sont pas catastrophiques.
08:02C'est un recul,
08:03c'est un petit délitement
08:04qui s'observe.
08:05On est à moins 23 000 emplois
08:06au cours du deuxième trimestre.
08:08Et l'essentiel du recul de l'emploi,
08:11si on le regarde sur un an,
08:12c'est la baisse des embauches
08:14des alternants.
08:14Donc on voit bien
08:15qu'il y a une forme d'attentisme
08:16qui s'est installée,
08:17qui se traduit sur les choix
08:19que je peux faire
08:19en termes d'investissement,
08:21en termes d'emploi
08:22quand je suis un chef d'entreprise.
08:23Et ça explique la remontée
08:25du taux de chômage
08:26trimestre après trimestre.
08:27On est à 8,3% aujourd'hui.
08:29Chômage des jeunes,
08:29quand même 21,6%.
08:31C'est peut-être ça
08:32le plus inquiétant
08:33ou c'est la conséquence
08:34de la frilosité des entreprises
08:35dans les investissements ?
08:36Oui, c'est vrai que
08:37c'est intéressant de regarder
08:38la décomposition par âge
08:40de l'emploi.
08:41Quand bien même
08:42il y a eu la suspension
08:43de la réforme des retraites,
08:45quand vous regardez
08:46sur la dernière année,
08:47l'emploi qui a progressé
08:48c'est l'emploi
08:49des plus de 55 ans.
08:50Alors que l'emploi des jeunes
08:52lui est en train
08:52de reculer
08:53et de reculer
08:54de manière assez forte
08:55principalement
08:55sous l'effet de l'alternance.
08:57Donc oui,
08:58on a des mécanismes
08:59qui sont en train
09:00de se mettre en place
09:01qui sont plutôt favorables
09:03du point de vue
09:03de l'augmentation
09:04de l'emploi des seniors
09:04mais au prix
09:05d'une inclusion
09:06qui commence à faire défaut
09:07et qui contribue
09:08à cette montée
09:09du taux de chômage
09:09qui nous est très spécifique
09:11à la France.
09:12On n'a jamais vu
09:14deux points d'écart
09:15de taux de chômage
09:16entre la France
09:17et la zone euro
09:17comme c'est le cas actuellement.
09:18Par le passé,
09:19ça n'a jamais été observé.
09:21La France avait toujours
09:21traditionnellement
09:22moins de taux de chômage
09:23que la zone euro.
09:25Or, la situation
09:25de l'emploi s'améliore
09:26en Espagne
09:27de manière assez spectaculaire.
09:30Ils vont bientôt être
09:30en dessous
09:31de 10 points de taux de chômage
09:32ce qui est un marqueur
09:33très original
09:34dans le cas de l'Espagne.
09:36Et on est dans une situation
09:37en France
09:38qui du point de vue
09:39de l'emploi
09:39en tout cas du point de vue
09:40du chômage
09:41est en train de devenir atypique.
09:42Vous avez évoqué
09:43mai 2027
09:44l'échéance évidemment
09:45de l'élection présidentielle.
09:47Il y a eu la REF,
09:48la rencontre des entrepreneurs
09:49de France
09:50hier
09:51depuis deux jours
09:52à Roland-Garros.
09:53Vous avez participé
09:55à deux tables rondes
09:56organisées
09:56en amont
09:57de ces rencontres
09:58avec les chefs d'entreprise.
10:02Et vous avez,
10:03vous vous êtes entretenu
10:04avec les directeurs
10:05de campagne
10:06en quelque sorte
10:06des candidats.
10:07Oui, avec les sherpas économiques.
10:09Voilà.
10:09Avec ceux qui sont en charge
10:10des programmes économiques.
10:11Qu'est-ce qu'il en est ressorti ?
10:14Quel est votre sentiment
10:16en cette rentrée politique,
10:18cette rentrée économique
10:19et à quelques mois
10:20de la présidentielle ?
10:21Toutes les cartes
10:22ne sont pas battues.
10:24Clairement,
10:24on voit qu'il y a encore
10:26des programmes
10:26qui demandent
10:27à être travaillés.
10:29Moi, j'ai été assez surpris
10:30par un point.
10:31Je redoutais
10:32d'avoir une forme
10:33de concours de beauté
10:34parce que ce que l'on avait
10:35mis en place,
10:36c'était une réunion
10:37des économistes
10:38qui ont participé
10:38à une initiative
10:39qui avait été lancée
10:42par le MEDEF
10:42il y a un an de cela
10:43qui s'appelait
10:43le Front économique.
10:44Le Front économique,
10:45c'était un groupe
10:46de chefs d'entreprise
10:48et d'économistes
10:48qui se sont réunis
10:49pour faire des propositions.
10:50Et donc,
10:51ce sont ces propositions
10:53présentées il y a un an
10:53de cela
10:54qui ont été mises
10:55en débat
10:55avec les sherpas économiques,
10:57donc des principaux candidats
10:58pour savoir
10:59comment ils se laient réappropriés.
11:01Et donc,
11:01je redoutais
11:02qu'il y ait une forme
11:03de concours de beauté
11:03en disant
11:04« Oui, je suis très attentif
11:06au monde de l'entreprise. »
11:07Non, ça n'a pas été le cas.
11:08On a senti quand même
11:09plutôt des positions
11:11sans surprise.
11:13C'est-à-dire qu'on a eu
11:14un discours
11:15relativement attendu
11:16du côté du Rassemblement National
11:17comme du côté de LFI
11:18et des positions
11:21très prudentes
11:22sur l'ajustement
11:23des comptes publics
11:24du côté
11:25de places publiques,
11:26par exemple.
11:26Qui est le plus convaincu ?
11:29Parmi les sherpas,
11:31en fait,
11:31comme il n'y a pas grand monde
11:32qui a donné
11:33beaucoup d'orientation
11:34de programme,
11:35je ne peux pas dire
11:36qu'il y ait eu une conviction.
11:37Enfin, moi, il n'y en a pas un
11:38qui m'a plus convaincu
11:40que les autres.
11:42Mais j'ai trouvé
11:43qu'il y avait vraiment
11:44un travail d'élaboration
11:45des programmes
11:45et il y a quand même
11:47déjà un travail
11:48assez fouillé
11:50qui est fait
11:50mais on n'abat pas
11:52les cartes
11:52d'ores et déjà.
11:53Le MEDEF a publié
11:54le résultat
11:55d'une consultation
11:55auprès des chefs
11:56d'entreprise
11:57justement au démarrage
11:58de cette REF
11:59et 82%
12:01des chefs d'entreprise
12:02ont déclaré
12:02qu'ils étaient pessimistes
12:04sur l'avenir économique
12:05de la France,
12:06quel que soit
12:07le candidat élu ?
12:08Est-ce que vous,
12:09après avoir discuté
12:09avec ces sherpas économiques,
12:11vous partagez
12:12le même pessimisme
12:13que les chefs d'entreprise ?
12:17Non.
12:18En tout cas,
12:19pas de manière
12:19aussi franche
12:21parce que j'ai quand même
12:22senti un esprit
12:23de responsabilité
12:24parce que
12:25avant de discuter
12:26des propositions,
12:27il y a un discours,
12:27il y a un échange
12:28sur le diagnostic
12:29et sur le diagnostic
12:30et sur le diagnostic,
12:30je pense que le message
12:31sur le fait
12:32qu'on est arrivé
12:33au bout d'une logique
12:34que taper sur la dépense,
12:36enfin,
12:37mettre de la dépense publique
12:38en veux-tu en voilà,
12:39c'est terminé,
12:40il n'y a plus de place
12:41pour cela,
12:41donc il y a quand même
12:42une forme de responsabilité
12:43qui s'est installée.
12:46pas forcément
12:46dans toutes les formations
12:48mais en tout cas,
12:49j'ai quand même
12:50cette impression
12:51qu'il y a quelque chose
12:52qui est en train de changer,
12:53on voit bien
12:54qu'on est au bout d'une logique.
12:55Et on voit bien
12:55que l'économie aussi
12:56reprend le dessus
12:57dans le débat
12:58et on commence
12:59cette campagne présidentielle
13:01avec quand même
13:01des thèmes économiques
13:03très forts.
13:04Denis Ferrand,
13:05l'agence Fitch
13:06doit actualiser
13:07la note souveraine
13:07de la France ce soir,
13:09est-ce que c'est quelque chose
13:10que vous regardez
13:12ou voilà,
13:13ce patient ?
13:13Ce n'est pas si important
13:15que ça.
13:16Est-ce qu'on aurait
13:17une réaction
13:18sur les taux d'intérêt ?
13:19Parce que c'est ça
13:19qu'il va falloir regarder
13:20qui serait plus importante
13:21s'il y avait une décision
13:22de la part de Fitch.
13:23Je ne pense pas.
13:24Les taux d'intérêt
13:25ont déjà envoyé
13:26des signaux quand même
13:26assez clairs
13:27dernièrement.
13:29Le spread
13:29ne s'est pas forcément
13:31exceptionnellement tendu
13:31dans le cas de la française.
13:32Donc on est bien
13:33sur une marée montante
13:35qui concerne tout le monde
13:36parce qu'on est dans un moment
13:37de profonde transformation
13:39de l'économie,
13:40de profonde transformation
13:42géopolitique également
13:43qui suppose
13:44beaucoup de levées de fonds,
13:46pas seulement de la part
13:46des États
13:47mais également
13:48de la part d'entreprises
13:49qui accélèrent
13:49leur transformation
13:50pour l'incorporation
13:51de l'intelligence artificielle.
13:53Cela suppose
13:53des investissements importants
13:54et c'est ça qui en fait
13:55fait une montée
13:56de la demande
13:57de fonds prêtables
13:58qui alimente
13:59cette augmentation
14:00de taux d'intérêt.
14:01Évidemment,
14:02ceux qui sont les plus fragiles
14:03vont en souffrir
14:04un petit peu plus
14:05et on a fait un calcul
14:08sur aujourd'hui
14:09on doit remplacer
14:10la dette qui vient
14:11à échéance
14:11par une dette
14:12qui est émise
14:13à des taux
14:13bien plus importants
14:14que ceux
14:15qui sont portés
14:16par les titres
14:16qui viennent à échéance.
14:17Le simple remplacement
14:19de titres
14:19qui coûtent plus cher
14:21désormais
14:22suffit,
14:23même si on avait
14:24un déficit à zéro,
14:25même si on ne faisait
14:25plus de dette nouvelle,
14:26on aurait quand même
14:27une augmentation
14:28de la charge d'intérêt.
14:29Donc on est en train
14:30d'avoir une forme
14:31d'inertie
14:32qui s'est installée,
14:33on va de plus en plus
14:35payer le prix
14:36de nos turpitudes
14:37de passé.
14:37Est-ce que vous considérez
14:39que la France
14:39est devenue
14:40l'homme malade
14:41de l'Europe
14:41comme nous appelle
14:42maintenant
14:42le Financial Times
14:43et le Wall Street Journal ?
14:45Oui, alors la maladie
14:46ça tourne quand même
14:47assez régulièrement
14:48parce qu'il y a un an
14:49on le mettait
14:49sur le dos de l'Allemagne.
14:51Il y a eu l'Italie aussi avant.
14:52Il y a eu l'Italie
14:53et c'est vrai que l'Allemagne
14:54a énormément de choses
14:55à régler
14:56quand on perd à la fois
14:57son principal énergéticien,
14:59quand on perd
15:00son principal marché,
15:01quand on perd
15:01son parapluie
15:02donc respectivement
15:03la Russie,
15:04la Chine,
15:04les Etats-Unis
15:05qui ont changé
15:05leur relation avec l'Allemagne
15:06forcément vous devenez
15:08très malade.
15:09La France
15:09est un malade
15:11de longue date
15:12avec une maladie
15:13qui est très connue
15:13mais qui demande
15:15de la détermination
15:16ça s'appelle
15:17la maîtrise des comptes publics
15:18et ça passe notamment
15:19par la maîtrise de la dépense.
15:20Merci beaucoup
15:21Denis Ferrand.
15:21Je rappelle que vous êtes
15:22directeur général
15:23de Rex & Code.
15:24Merci Caroline Morisseau.
15:26Le 18h éco continue.
15:27On se retrouve
15:27dans un instant.
15:28A tout de suite.
15:30BFM Business présente
15:35Le 18h éco
15:36Stéphanie Collot
15:38Le 18h éco se poursuit
15:39c'est le moment
15:41de retrouver
15:41les meilleurs
15:42les meilleurs moments
15:43justement
15:43de nos débats
15:44de la semaine.
15:46Lundi on s'est penché
15:46sur l'emploi
15:48dans la présidentielle
15:49avec Ludovic de Sautet
15:50directeur délégué
15:51de la rédaction
15:52de la tribune
15:52et Bruno Coquet
15:53économiste expert
15:54associé à l'OFCE.
15:56Le taux de chômage
15:57est passé au second plan
15:59dans le débat économique
16:01ces derniers mois
16:01mais aujourd'hui
16:02à 8,3%.
16:04Est-ce qu'il fait
16:05son grand retour ?
16:06Écoutez.
16:09Le sujet était là
16:10on l'avait dans les radars
16:11on va dire
16:12depuis quelques mois
16:14et les différentes études
16:16étaient un peu larmistes
16:17sur le fait
16:18que le taux de chômage
16:19même si derrière
16:20on en parlera peut-être
16:21tout à l'heure
16:22il y a des aspects techniques
16:23il y a des aspects comptables
16:24et tout ça
16:25là c'est un peu
16:26la facture
16:27qui commence à arriver
16:27et j'allais dire
16:28surtout avec moi
16:29une problématique
16:30que je trouve plus inquiétante
16:31au-delà des 8,3%
16:32que vous venez de citer
16:33c'est qu'il y a une population
16:34qui est très lourdement atteinte
16:35ce sont les jeunes
16:37On va en parler
16:37et ça c'est peut-être
16:39le signal d'alarme
16:40parce que ça raconte
16:41beaucoup de choses
16:41dans un contexte
16:42assez particulier
16:43et sur lequel
16:44attention
16:45parce que
16:45j'allais dire
16:46quand on commence à flirter
16:47avec plus de 22%
16:4921,6%
16:50allons-y
16:51on est à 21,6%
16:52du taux de chômage
16:53pour les 15-24 ans
16:54ça commence
16:55un jeune sur 4
16:56sur le carreau
16:57ça commence à faire beaucoup
16:58et en effet
17:00c'est un élément
17:00qui peut faire partie
17:01maintenant du paysage
17:02de la présidentielle
17:03parce que ça va impacter
17:04de multiples foyers
17:05C'est ça Bruno Coquet
17:06qui est le plus inquiétant
17:07aujourd'hui dans le taux de chômage
17:08c'est le taux de chômage
17:08des jeunes
17:0921,6%
17:10C'est le sujet politique
17:11c'est pas la bonne mesure
17:12mais c'est le sujet politique
17:13le chômage des jeunes
17:14parce que ça touche
17:15beaucoup tout le monde
17:17notamment les familles
17:18qui ont payé des études
17:20et qui mettent
17:20leurs espoirs
17:21dans leurs enfants
17:21donc du coup
17:22c'est un sujet
17:25le chômage des jeunes
17:26l'indicateur
17:27est extrêmement sensible
17:28alors on préfère voir
17:30les économistes
17:31préfèrent voir
17:31la part des jeunes
17:32au chômage
17:33dans une classe d'âge
17:33pourquoi ?
17:34parce qu'en fait
17:35ceux qui se trouvent
17:35être sur le marché du travail
17:36c'est souvent les moins qualifiés
17:38donc c'est les moins employables
17:39et donc leur taux de chômage
17:40est relativement élevé
17:42mais si on prend le chômage
17:43dans son ensemble
17:44il faut refaire un panorama
17:47quand même
17:47c'est que
17:49en France
17:49il augmente depuis début 2023
17:52il y a les petits
17:53mais globalement
17:54il augmente depuis début 2023
17:56si on regarde l'Europe
17:58il est plat
17:59depuis début 2023
18:00c'est à dire que la France
18:02est dans une situation spécifique
18:03il y a d'autres pays européens
18:05dans lesquels il augmente
18:06mais en moyenne
18:07l'Europe et la zone euro
18:08le chômage est plat
18:09et en France
18:10il augmente
18:10et pour reprendre
18:13Emmanuel Macron
18:14dans l'interview du Point
18:15en août 2023
18:17donc ça fait
18:17maintenant trois ans
18:18il a mis cet élément
18:20de langage
18:20dans le
18:21dans le débat public
18:22qui a été repris
18:23maintes fois depuis
18:24c'est où que je regarde
18:26il cite un certain nombre
18:27de sujets
18:27dont le taux de chômage
18:28il dit je vois que le chômage
18:30baisse plus vite en France
18:31qu'ailleurs
18:32et en fait
18:32ça n'a jamais été vrai
18:34depuis 2017
18:35on a toujours baissé
18:37plus lentement que les autres
18:38moins que les autres
18:39donc c'est quoi le problème ?
18:40c'est qu'on a un problème
18:41structurellement
18:43structurellement
18:43la France a un problème
18:44elle a un problème
18:45avec l'activité
18:47on a peu de gens actifs
18:48par rapport aux autres pays européens
18:49on est dans la queue du classement
18:51l'emploi
18:52on a créé beaucoup d'emplois
18:54mais moins que les autres
18:54et surtout
18:56les deux tiers de ces emplois
18:57à peu près
18:58étaient des emplois subventionnés
18:59que ce soit l'apprentissage
19:01ou les non salariés
19:03les micro-entrepreneurs
19:04pour faire court
19:05et donc du coup
19:06on a ce problème d'emploi
19:08qui a cru moins vite qu'ailleurs
19:10et puis après
19:11on a nos circonstances spécifiques
19:14de budgétaire
19:16où on a
19:16le coût du travail aussi
19:18le coût du travail ça va
19:20pour les bas salaires
19:21c'est même
19:23d'une certaine manière
19:24un problème
19:25puisqu'on a baissé
19:26le coût du travail
19:26pour les bas salaires
19:27et il se trouve
19:28qu'on crée des emplois
19:29à bas salaires
19:30ce qui crée un problème
19:31de pouvoir d'achat
19:32évidemment
19:32et donc
19:33et en plus
19:34de faibles valeurs ajoutées
19:36donc le pic par tête
19:36baisse etc
19:39Ludovic de Sautet
19:40est-ce que le taux de chômage
19:41là ça peut être quelque chose
19:42qui peut faire basculer
19:43la campagne présidentielle
19:44selon vous ?
19:44En tout cas
19:45il y a
19:45je ne suis pas devant
19:48il y a
19:48il y a le terreau
19:50pour que ça devienne
19:50un sujet
19:51Bruno le disait à l'instant
19:52parce que je reviens
19:53sur le sujet des jeunes
19:54qui est un sujet
19:55qui peut vraiment
19:56polariser
19:57et provoquer
19:58un peu de l'émoi
19:58c'est quelque chose
19:59d'assez concret
19:59dans les familles
20:00quand on voit
20:01un jeune
20:02sur lequel on a payé
20:03des études
20:03ce que disait Bruno
20:04à l'instant
20:05et qu'on voit ramer
20:07là juste pour être
20:08très précis
20:09pour les gens
20:10qui nous entendent
20:10c'est-à-dire que là
20:11la génération
20:11qui est très pénalisée
20:12en ce moment
20:13c'est la génération
20:14des jeunes
20:15qui sont nés
20:15entre 2002
20:16et 2011
20:17donc la première décennie
20:18de ce siècle
20:19c'est-à-dire
20:19c'est des gens
20:20qui sont aujourd'hui
20:20entre 15 et 24
20:21en gros
20:22donc soit
20:24là-dedans
20:24ça comprend
20:25ce qu'on appelle
20:25les mythes
20:26c'est-à-dire
20:26les jeunes
20:27qui n'ont ni emploi
20:28ni formation
20:30ni expérience
20:31et cette population
20:32est en train
20:33de grimper en France
20:33et pour reprendre
20:34ce que disait Bruno
20:35elle grimpe plus vite
20:36et plus loin
20:37que la moyenne européenne
20:38ça aussi c'est inquiétant
20:39et ça commence
20:40à montrer en effet
20:41des problèmes structurels
20:42dans les problèmes structurels
20:43je ne vais pas les hiérarchiser
20:44mais on les cite en frac
20:45c'est-à-dire
20:45on ne peut pas avoir
20:46un pays qui se désindustrialise
20:48et en même temps
20:49avoir un emploi
20:50qui caracole
20:51dans le métier technique
20:52et puis il y a
20:53d'autres paramètres
20:54même si la France
20:54pour l'instant
20:55ne l'a pas absorbé
20:56mais on commence
20:57à avoir le phénomène
20:58aux Etats-Unis
20:58il y a le paramètre IA
21:00c'est-à-dire
21:00il y a le paramètre IA
21:01c'est une vraie concurrence
21:02aujourd'hui
21:03on sait que sur certaines populations
21:04ça commence chez les développeurs
21:06on sait que l'IA
21:07impacte aujourd'hui
21:09majoritairement
21:09en termes d'emploi
21:10la première
21:11l'intégration professionnelle
21:13parce que là
21:13où on fait de l'apprentissage
21:15fais-moi le rapport
21:16fais-moi l'étude
21:17fais-moi le fichier Excel
21:17et ainsi de suite
21:18là où l'IA
21:19est extrêmement
21:20j'allais dire
21:20performante aujourd'hui
21:22et ces années d'intégration
21:24commencent à être challengées
21:25dans certains secteurs
21:25je pense aux développeurs
21:26ça commence à arriver
21:27dans le conseil
21:28et ça commence à arriver
21:29même sur des études longues
21:30et là ça va poser
21:31des défis extrêmement importants
21:32donc en clair
21:33il y a un problème structurel
21:34mais il y a aussi
21:35un problème de formation
21:36et justement
21:37sur la question
21:37de la formation
21:39il n'y aura pas
21:40de nouveaux coups
21:41de rabot
21:42sur les aides
21:43concernant l'apprentissage
21:44est-ce que là
21:45ça va dans le bon sens
21:45selon vous Bruno Coquet ?
21:48alors les aides
21:49à l'apprentissage
21:49il y en a eu beaucoup
21:50elles n'ont pas fait
21:51baisser le chômage
21:52ça c'est un point important
21:53ça n'a pas touché
21:54ça n'a pas d'impact
21:56sur le taux de chômage
21:57non pourquoi
21:57parce qu'en fait
21:59comme après
21:59la crise sanitaire
22:00on a élargi
22:01la cible
22:02en fait on a déciblé
22:03la politique
22:03on a donné des aides
22:04à tout le monde
22:04pour faire court
22:05il se trouve qu'on a donné
22:06des aides à des jeunes
22:08qui n'auraient pas été
22:08au chômage
22:09et donc
22:10et pour cela
22:11on a puisé
22:12dans les budgets
22:14des aides
22:15qui étaient destinées
22:16aux moins employables
22:17d'entre eux
22:17sans diplôme
22:18ni qualification
22:18qui ne sont pas très nombreux
22:19voilà pour ce débat
22:21entre Bruno Coquet
22:23économiste expert
22:24associé à l'OFCE
22:25et Ludovic de Sautet
22:26directeur délégué
22:28de la rédaction
22:28de La Tribune
22:29mardi je recevais
22:30Bertrand Martineau
22:31économiste expert
22:33associé à l'Institut Montaigne
22:34il faisait face
22:35à Michel Rumi
22:35économiste et consultant
22:37chez Lévy Capital Partners
22:39la question du débat
22:40faut-il taxer davantage
22:42les successions
22:43alors que la CFDT
22:44proposait cette semaine
22:45de taxer les héritages
22:48dès le premier euro
22:49une mesure de justice sociale
22:52selon sa présidente
22:53Marie-Lise Léon
22:56c'est une très mauvaise façon
22:57de poser le problème
22:59il faut revenir quand même
23:00aux bases de ce que c'est
23:01que la fiscalité
23:02une bonne fiscalité
23:03c'est celle qui permet
23:04avec des dommages économiques
23:06minima
23:07d'avoir des recettes publiques
23:08pour financer
23:09les services publics
23:11donc le propre d'une taxe
23:13le fondement d'une taxe
23:14c'est pas de lutter
23:15contre la justice fiscale
23:16si elle le fait par ailleurs
23:17tant mieux
23:18s'il y a des injustices
23:19mais elle n'est pas faite
23:20pour ça
23:21donc c'est quand même
23:22prendre le problème
23:23par le mauvais bout
23:23la question c'est
23:24combien ça rapporterait
23:26quelles sont les conséquences
23:27économiques positives
23:28ou négatives
23:29c'est dans ces termes-là
23:30qu'il faut le poser
23:31à partir de là
23:33il y a quelque chose
23:34d'un peu déplaisant
23:35dans le débat politique
23:35sur la fiscalité
23:37du capital en général
23:38et des successions en particulier
23:39ça fait partie
23:41des ensembles
23:42de fiscalité normale
23:42on taxe la consommation
23:44les revenus du travail
23:44les revenus du capital
23:45c'est normal
23:46qu'on taxe les revenus du capital
23:49taxer même le capital
23:50le patrimoine
23:51l'éther
23:52les grands auteurs
23:53libéraux classiques
23:54sont pour la taxation
23:55de la rente foncière
23:55il n'y a pas de problème
23:56philosophique avec ça
23:57ça peut être des bons impôts
23:58mais prendre le problème
23:59par
23:59il y a des riches dans ce pays
24:01on va les taxer à mort
24:02non la fiscalité
24:03la fiscalité n'est pas
24:03elle n'est pas faite pour ça
24:04elle n'est pas faite pour punir
24:05elle est là pour
24:06encore une fois
24:06donner des ressources financières
24:09avec le faible dégât économique possible
24:12sachant qu'il n'y a pas d'impôt indolore
24:13ça n'existe pas
24:14voilà
24:15donc voilà
24:15c'est pour ça que je suis un peu gêné
24:16par la façon dont on pose le problème
24:19qui est typiquement française
24:20évidemment
24:20et on reviendra sur les propositions
24:21de Raphaël Glucksmann
24:23juste en 1970
24:25l'héritage représentait
24:26un tiers du patrimoine
24:28des français
24:28aujourd'hui
24:29contre deux tiers
24:30issus du travail
24:30aujourd'hui c'est l'inverse
24:32sachant que d'ici 2040
24:33d'ici 10 ans
24:34la génération des baby boomers
24:36va léguer près de
24:379000 milliards d'euros
24:39à ses descendants
24:40selon la fondation
24:41Jean Jaurès
24:41c'est ce qu'on appelle
24:43la grande transmission
24:44est-ce qu'il y a urgence
24:45est-ce que c'est
24:46quelque part
24:46l'occasion de
24:47aller
24:48on va les taxer
24:49parce qu'il y a 9000 milliards
24:50qui vont être transférés
24:51je crois que
24:52cette revalorisation
24:53on va dire
24:54est due notamment
24:55parce qu'en fait
24:55c'est le bien immobilier
24:56principalement
24:57qui a été revalorisé
24:58donc on arrive à des
24:59des chiffres
25:01on va dire astronomiques
25:02je crois que
25:03ce qu'il faut bien voir
25:04et je complèterai un peu
25:05ce qu'a dit Bertrand
25:05c'est qu'un bon impôt
25:08dans ce cadre là
25:09ça doit
25:11éviter
25:11je dirais
25:13c'est le choix de société
25:14qu'on veut
25:15c'est est-ce que
25:15concrètement
25:16la naissance
25:16va déterminer notre avenir
25:17c'est-à-dire qu'aujourd'hui
25:19quand on voit la richesse
25:19elle est concentrée
25:20parmi les plus
25:21on va dire
25:22je crois que c'est 10%
25:23qui détient à peu près 40%
25:24des plus riches
25:25qui détiennent à peu près
25:26un peu moins de 40%
25:28de la richesse
25:29donc il y a aussi
25:31ceci est dû
25:32parce qu'il y a
25:32une transmission
25:33dès lors que
25:35si on fait perdurer
25:37ce système
25:37et bien la naissance
25:38va déterminer l'avenir
25:39et c'est un peu dommage
25:41de ne pas
25:41je dirais
25:42développer l'aspect
25:43de méritocratie
25:44donc je pense que
25:46ce qu'il convient de faire
25:48je reviens
25:48c'est le fait de
25:49alors le curseur
25:50justement
25:51voilà
25:51et là le curseur
25:52ça va être difficile
25:53ça va être difficile
25:54parce que
25:54je pense qu'il convient
25:56aussi de voir
25:57non pas au moment du décès
25:59mais tout au long de la vie
26:00c'est-à-dire qu'il faudrait
26:01une agrégation
26:02une confusion
26:03comme vous voulez
26:04entre donation
26:05et succession
26:06et de voir après
26:08tout au long de la vie
26:08or souvent
26:09aujourd'hui
26:10on s'arrête
26:10au niveau de la fin de la vie
26:11et parfois
26:13et bien
26:13beaucoup se font
26:14par optimisation fiscale
26:16arrive à s'en sortir
26:18Bertrand Martineau
26:19pour aller dans ce sens
26:19c'est assez amusant
26:20et là on n'est plus
26:21tout à fait dans l'économie
26:22c'est que
26:23les gens sont très
26:24l'opinion publique
26:25est très favorable
26:26à la taxation
26:27du patrimoine
26:28au cours de la vie
26:29donc l'ISF
26:29qui a beaucoup de succès
26:31et en revanche
26:32l'opinion publique
26:33est farouchement opposée
26:34à la succession
26:35ce qui n'est pas logique
26:36économiquement
26:36puisqu'effectivement
26:37d'un point de vue
26:37strictement économique
26:38si tant est qu'on
26:39doit taxer le patrimoine
26:40il vaut mieux le faire
26:41tout au long de la vie
26:42avec des petits pourcentages
26:43bien sûr
26:44que de donner
26:44un coup de bambou
26:45excusez-moi l'expression
26:46de 30%
26:47au moment de la succession
26:48avec tout un tas
26:48d'effets collatéraux
26:50notamment sur la taxation
26:51du capital des entreprises
26:52c'est un sujet
26:53qu'on pourra peut-être aborder
26:54qui serait catastrophique
26:55mais
26:56et donc
26:57ça prouve bien
26:58qu'on n'est pas
26:59dans la rationalité
26:59on ne peut pas être
27:00à la fois
27:01contre l'impôt
27:02sur les successions
27:03et être en faveur
27:06massivement
27:06pour la taxation
27:07des patrimoines
27:08tout au long de la vie
27:09alors en fait
27:09il y a une dimension
27:10psychologique
27:10vous savez très bien
27:11ça a été popularisé
27:13par un terme
27:14aux Etats-Unis
27:14c'est l'impôt sur la mort
27:16parce qu'on touche
27:17à des choses
27:18qui ne sont pas
27:19du ressort de l'économie
27:20et ça pollue quand même
27:21singulièrement
27:22le débat économique
27:22mais je voudrais quand même
27:24revenir juste à un chiffre
27:25vous parlez des 300 milliards
27:26donc ça c'est le nouveau truc
27:27à la mode
27:27il y a un magot
27:28qui va arriver
27:29maintenant qu'on a taxé
27:30à mort
27:30toutes les assiettes possibles
27:31en termes de revenus
27:32on n'a pas encore taxé le stock
27:35le stock c'est l'épargne des gens
27:36donc en général
27:37l'épargne
27:38on taxe historiquement
27:39pendant les périodes de guerre
27:40on fait appel à l'épargne
27:43on n'est pas encore
27:43j'espère qu'on ne sera pas
27:45en période de guerre
27:45je pense qu'avant de taper
27:47dans l'épargne des gens
27:47il faut réfléchir à deux fois
27:49sur ce que ça signifie
27:50donc on se dit
27:51voilà il y a un magot formidable
27:52300 milliards par an
27:54on va taper dedans
27:54etc
27:55enfin c'est du capital
27:57taxer le capital
27:58c'est de la destruction de capital
27:59et on en taxe déjà 5%
28:01c'est à dire qu'aujourd'hui
28:025% de 300 milliards
28:04bon ça fait 16 milliards
28:05l'impôt sur l'ex-succession
28:06aujourd'hui c'est 16 milliards
28:08c'est en proportion du patrimoine
28:11c'est un des impôts
28:12les plus élevés
28:12d'Europe en fait
28:135%
28:14et de l'OCDE
28:15alors moi je veux bien
28:16qu'on aille plus loin
28:17mais admettons qu'on double
28:19qu'on augmente de 50%
28:21les droits de succession
28:22ce qui est quand même
28:23politiquement terrible
28:2450% de 16 milliards
28:26ça fait 8 milliards
28:27bon moi je veux bien
28:28qu'on déclenche
28:29une guerre nucléaire
28:30politique
28:30pour 8 milliards
28:32ce serait monstreusement
28:33impopulaire
28:33et ça ne ferait que 8 milliards
28:34et ça augmenterait
28:35les successions
28:36ça ferait augmenter
28:37de 50%
28:38les successions
28:39donc quand on a
28:40les ordres de grandeur en tête
28:41vous voyez bien qu'on revient
28:43vite sur terre en fait
28:44voilà pour le débat
28:46entre Bertrand Martineau
28:47et Michel Rumi
28:48c'était mardi
28:49les débats
28:50c'est à retrouver
28:50tous les soirs
28:51dans le 18h éco
28:52à 18h15
28:53restez avec nous
28:54dans un instant
28:56on va faire un point
28:56sur les marchés
28:57on va analyser le discours
28:58de Kevin Walsh
28:59à tout de suite
29:01BFM Business présente
29:06le 18h éco
29:08Stéphanie Collot
29:08le 18h éco
29:10se poursuit sur BFM Business
29:11on fait un point
29:12sur la séance du jour
29:14ce qu'il faut retenir
29:15de cette journée
29:15sur les marchés financiers
29:16avec Guillaume Sommerer
29:17bonsoir
29:18Guillaume
29:18d'abord on commence
29:19avec le CAC
29:20qui termine en belle hausse
29:21ce soir
29:21oui c'est ça
29:22autour d'un pourcent
29:23de progression
29:23pour notre indice CAC 40
29:24qui rattrape une partie
29:25de ces pertes d'hier
29:26parce que la séance d'hier
29:27était quand même
29:27très très compliquée
29:28à la bourse de Paris
29:28spécifiquement d'ailleurs
29:29à la bourse de Paris
29:30on avait perdu 1,7
29:31donc ce soir
29:32on repart de l'avant
29:32avec cette hausse
29:33d'environ 1%
29:35des valeurs qui signent
29:36parmi les meilleures
29:37progressions aujourd'hui
29:38on en a quelques-unes
29:39bien sûr
29:40et Cylor Luxottica
29:41qui nous annonce
29:41des rachats d'action
29:42on a lancé un programme
29:43de rachats d'action
29:44jusqu'à 5 millions d'euros
29:45de rachats d'action
29:46ce titre Exilor Luxottica
29:47signe en clôture
29:48l'une des plus fortes performances
29:49à plus 2,4%
29:50Renault aussi
29:51qui signe
29:51une nouvelle hausse
29:52de 3,6%
29:53puis alors Legrand
29:54Morgan Stanley
29:55relève son objectif
29:56de cours sur Legrand
29:57mais ce qui est intéressant
29:57c'est que c'est pas les seuls
29:58depuis le début de la semaine
29:59on a plusieurs relèvements
30:00sur Legrand
30:01de plusieurs brokers
30:02là par exemple
30:03Morgan Stanley nous dit
30:03que Legrand
30:04c'est une valeur sous-côtée
30:06sous-valorisée
30:06par rapport à CPR
30:07et que désormais
30:08Legrand fait partie
30:09de ses valeurs favorites
30:10pour la rentrée
30:10donc Morgan Stanley
30:12relève l'objectif de cours
30:13à 160 euros
30:14Legrand encore en hausse
30:15du coup
30:15plus 2,4% ce soir
30:17en clôture
30:18à noter
30:19alors les taux français
30:19on l'utilise bien sûr
30:21de très près
30:21depuis le début de la semaine
30:22avec le débat présidentiel
30:24qui a démarré
30:24qui peine à convaincre
30:25les marchés
30:26voire qui les inquiète
30:26le 10 ans français
30:27est toujours à 4,1% ce soir
30:29mais alors surtout
30:29vous savez que cet été
30:30le 10 ans français
30:31est passé au-dessus
30:31du 10 ans italien
30:32il est déjà au-dessus
30:33du 10 ans espagnol
30:34du 10 ans portugais
30:35bref on emprunte
30:35à plus cher
30:36que l'Europe du Sud
30:37on emprunte aussi
30:38aujourd'hui à plus cher
30:39que la Bulgarie
30:41cet après-midi
30:42en début d'après-midi
30:43à 13h précise
30:44les taux français
30:45sont passés
30:46ça a duré quelques minutes seulement
30:47au-dessus des taux bulgares
30:49oui oui
30:49c'est symptomatique
30:50il y a un signal français
30:51très très clair
30:51manifestement effectivement
30:52et l'écart de taux
30:53entre la France et l'Allemagne
30:54par ailleurs
30:55reste proche de 85 points de base
30:57donc toujours cette pression
30:58en attendant Fitch
30:59qui doit ce soir
31:00réactualiser
31:01la note de la France
31:02la croissance française
31:02a été révisée à la baisse
31:03pour le deuxième trimestre
31:04c'est pas bon
31:04pour nos obligations non plus
31:06du côté de Wall Street
31:07comment ça se passe actuellement ?
31:09alors du côté des marchés américains
31:10on est toujours sur une hausse
31:11pour le Nasdaq
31:12de 0,5%
31:13toujours porté par la tech
31:14on en reparlera dans un instant
31:16et alors les propos
31:17on rentrera dans le détail
31:18de Kevin Walsh
31:19qui s'est exprimé
31:19à Jackson Hole
31:20voilà exactement
31:21c'est un impact sur le dollar
31:22d'ailleurs puisque le dollar
31:23aujourd'hui progresse
31:24très nettement
31:24l'euro vaut un dollar
31:2516,10 en ce moment
31:26mais toujours cette belle résilience
31:28des indices américains
31:29le Nasdaq est à moins
31:30de 2,5%
31:31de ses records désormais
31:32le CAC 40
31:33c'est intéressant d'ailleurs
31:34le CAC 40 est à 4%
31:35de ses records
31:36donc assez loin de ses records
31:37le Nasdaq est à 2,5%
31:38donc plus proche
31:39et le DAX
31:40ce soir j'ai oublié de vous le dire
31:41le DAX oui sur des records
31:42la bourse allemande
31:43elle bat de nouveaux records
31:44effectivement
31:44parce que pendant qu'on révise
31:45la croissance française à la baisse
31:47en Allemagne cette semaine
31:48on a au contraire révisé à la hausse
31:49la croissance du deuxième trimestre
31:50et pour revenir à Wall Street
31:51les valeurs qui se distinguent
31:52il y a encore Salesforce
31:53hier Salesforce a publié
31:54le titre avait pris 20%
31:55ça continue
31:56c'est rare qu'un groupe
31:57qui gagne 20% un jour
31:58ne consolide pas le lendemain
32:00aujourd'hui Salesforce
32:01est encore en hausse
32:01il transforme l'essai
32:02nouvelle progression donc
32:03après le plus 20 d'hier
32:04le titre gagne encore
32:063% là ce soir
32:08Salesforce qui a rassuré
32:09sur sa capacité
32:10à intégrer l'IA
32:11et puis Nvidia
32:12alors là pour le coup
32:13c'est une petite baisse
32:13d'Nvidia de 2%
32:14après sa très très belle hausse
32:15d'hier
32:15mais c'est vrai qu'Nvidia
32:17aura ébloui la semaine
32:18véritablement
32:18avec ses prévisions pharaoniques
32:20pour la suite
32:21à suivre la semaine prochaine
32:22Broadcom dans la tech
32:23on n'est pas au bout
32:24des publications
32:24ce sera jeudi soir prochain
32:26Broadcom va annoncer
32:27ses résultats
32:27ce sera bien sûr suivi
32:28comme le lait sur le feu
32:30Wall Street est en hausse
32:31Wall Street est en hausse
32:32et il y a un petit nouveau
32:33à Wall Street
32:34au Nasdaq
32:35c'est la pépite française
32:37du quantique Pascal
32:38alors le titre Pascal
32:39effectivement
32:40c'est une icône française
32:41du quantique
32:41le titre Pascal
32:42qui code depuis quelques heures
32:43pour la première fois
32:44aux Etats-Unis
32:44gagne 56% à l'instant
32:47oui plus 56
32:48alors bien sûr
32:48c'est très spéculatif
32:49c'est du quantique
32:50on parie vraiment
32:51sur le futur
32:52et c'est un groupe français
32:53qui choisit donc
32:53de s'introduire aux Etats-Unis
32:54à travers un SPAC
32:56voilà
32:56ce qui permet donc
32:57cette introduction
32:57ultra rapide
32:58à Wall Street
32:59on peut déplorer
33:00qu'un groupe français
33:00s'introduise à Wall Street
33:01c'est vrai
33:02mais alors eux
33:02s'en défendre
33:03ils expliquent
33:04que ça leur permettra
33:04d'abord de lever
33:05360 millions de dollars
33:07qu'ils réinvestiront
33:08dans leur outil productif
33:09français pour le coup
33:10donc aller chercher
33:11l'argent à Wall Street
33:12pour mieux l'investir
33:13ici en France
33:13là où ils sont basés
33:14c'est vrai
33:15c'est une entreprise
33:15de quantique
33:16basée à Palaiso
33:17près de Paris
33:18les fonds récoltés
33:19donc seront réinvestis
33:20en France
33:20notamment explique Pascal
33:21pour accélérer
33:22la recherche et développement
33:23renforcer les capacités
33:24industrielles
33:25Pascal prévoit
33:26grâce à cette intro
33:27en bourse à Wall Street
33:27de doubler sa capacité
33:29de production
33:29dans les 24 mois
33:30et d'augmenter
33:31ses effectifs français
33:32et ils ne renoncent pas
33:34à la bourse de Paris
33:34même s'ils sont
33:35basés à New York
33:36enfin cotés à New York
33:37là
33:38puisque les dirigeants
33:39de Pascal
33:39ont clairement laissé entendre
33:40qu'une introduction
33:41viendrait peut-être
33:41en 2027
33:42sur Euronext Paris
33:43on a interrogé
33:44des experts boursiers
33:45dans BFM Bourse
33:46tout à l'heure
33:46on leur disait
33:47oui c'est pas grave
33:47Pascal s'introduit
33:48c'est vrai à Wall Street
33:49mais peut-être
33:49qu'ils s'introduiront aussi
33:50à Paris bientôt
33:50nous disent
33:51non s'ils trouvent
33:52les financements
33:52à Wall Street
33:53pourquoi s'embêterait-il
33:54à venir aussi
33:54s'introduire
33:55sur le marché Euronext
33:55Guillaume vous restez
33:57sur ce plateau
33:57parce que c'est le coup
33:58d'envoi à ça
33:59il y a du symposium
34:00de Jackson Hole
34:01le grand rendez-vous
34:02de rentrée
34:02des banquiers centraux
34:04de la planète
34:04le discours du patron
34:05de la fête
34:06Kevin Walsh
34:06était très attendu
34:07on va l'analyser ensemble
34:09avec John Plassard
34:10bonsoir
34:10vous êtes associé
34:11et responsable
34:12de la stratégie
34:12d'investissement
34:14de Cité Gestion
34:15d'abord
34:16quels sont
34:17les grands messages
34:18délivrés par Kevin Walsh
34:20pendant sa prise de parole
34:23Be humble
34:24and not naive
34:26soyez humble
34:27et pas naïf
34:29c'est le message
34:29je crois que c'est
34:30le message
34:30de la soirée
34:31il a été très direct
34:34je dirais
34:35au delà
34:35de ce qu'on pensait
34:36le message
34:36est assez clair
34:37c'est l'inflation
34:38qui reste
34:39le problème principal
34:40de la réserve
34:41fédérale américaine
34:42et ils veulent absolument
34:44Kevin Walsh
34:44veut absolument
34:45que cette inflation
34:46revienne
34:47sur les 2%
34:48alors qu'est-ce que ça veut dire
34:50très concrètement
34:50ça veut dire que
34:52les attentes
34:52de hausse de taux
34:53et bien
34:54ont progressé
34:55juste avant
34:56l'intervention
34:57de Kevin Walsh
34:58on attendait environ
35:00à 33%
35:01une hausse des taux
35:03en septembre
35:03et bien là
35:04c'est à plus de 56%
35:06il y a quelques minutes
35:07de cela
35:07alors évidemment
35:08il ne promet pas
35:09une hausse des taux
35:10en septembre
35:11il laisse la porte
35:12grande ouverte
35:13mais c'était
35:14un message
35:15qu'on peut qualifier
35:16comme faucon
35:17comme au quiche
35:18puisqu'il a dit
35:20aussi
35:20qu'il ne considérait
35:22pas les conditions
35:23financières
35:23actuelles
35:24comme réellement
35:25restrictives
35:26ça veut dire
35:27que s'il devait
35:27monter les taux
35:28et bien
35:28ce ne serait
35:29pas considéré
35:30comme quelque chose
35:32d'anormal
35:33alors
35:33on est dans une situation
35:35où évidemment
35:36il y a quelques mots
35:37il a aussi parlé
35:38de la productivité
35:39avec l'intelligence
35:40artificielle
35:41etc
35:41mais on sent
35:43qu'il y a
35:44une volonté
35:45de changement
35:46de style
35:47de communication
35:48il a répété
35:49encore une fois
35:50qu'il ne fallait pas
35:51trop donner
35:52de détails
35:53sur une feuille de route
35:55il fallait regarder
35:56les statistiques économiques
35:57parce que c'est elle
35:58qui parlait
35:59et c'est elle
36:00qui nous donnait
36:01le vrai signal
36:02pour la hausse des taux
36:03pourquoi je vous dis ça
36:04c'est que la semaine prochaine
36:06on aura
36:06notamment
36:07le rapport
36:08de l'emploi
36:09qui sera très suivi
36:1110 jours avant
36:12la réunion de la Fed
36:13et c'est peut-être
36:14la publication
36:15de ce chiffre
36:16avec aussi
36:17la publication
36:18d'un chiffre
36:19sur l'inflation
36:19qui pourrait
36:21véritablement
36:22déterminer
36:22le mouvement
36:23ou non
36:24qu'aura la Fed
36:25lors de sa réunion
36:26de septembre
36:27John Plassard
36:27justement vous parliez
36:28de la prise de parole
36:29de Kevin Walsh
36:30sur l'inflation
36:31on va l'écouter tout de suite
36:43en ce qui concerne
36:44le volet stabilité
36:45des prix
36:45de notre mandat
36:46les chiffres
36:46sont plus préoccupants
36:48l'indicateur
36:49d'inflation
36:49privilégié
36:50par la Fed
36:50à savoir
36:51la variation
36:51sur 12 mois
36:52de l'indice
36:52des prix PCE
36:53s'établit
36:54à 3,7%
36:55tandis que
36:56la variation
36:57sur 6 mois
36:57est légèrement
36:58supérieure
36:58à 4%
36:59l'inflation
37:00dépasse
37:01notre objectif
37:02de 2%
37:03la Fed
37:03devrait donc
37:04à l'heure actuelle
37:05se concentrer
37:06en priorité
37:07sur les prix
37:13John Plassard
37:17ça veut dire
37:18qu'il
37:22peut éventuellement
37:23augmenter
37:24les taux
37:24est-ce que ça veut dire
37:26aussi
37:26qu'il peut tenir tête
37:28à Donald Trump
37:29oui tout à fait
37:31et il y a quelque chose
37:32qui est assez paradoxal
37:33ici
37:33on sait que c'est
37:34Donald Trump
37:34qu'il a mis
37:35à la tête
37:37de la réserve fédérale
37:38américaine
37:38mais son prédécesseur
37:39aussi
37:39avec qui il n'était
37:41plus très ami
37:41à la fin
37:42si on peut dire ça
37:43comme ça
37:43et ce qui a été aussi
37:44assez intéressant
37:45durant ce discours
37:46en parlant
37:48de l'inflation
37:49c'est qu'il a fait
37:50son aveu
37:51de responsabilité
37:53le mea culpa
37:54de la Fed
37:56de la Fed
37:57en disant
37:58que les 65 mois
38:00d'inflation durable
38:02qu'on vient de passer
38:04aux Etats-Unis
38:04et bien c'était
38:05de la faute
38:06de la Banque Centrale
38:07alors évidemment
38:08on imagine
38:08que c'est son prédécesseur
38:09il vient d'arriver
38:10mais donc
38:11on est dans une situation
38:12où on n'a pas l'impression
38:15que c'est
38:16la baisse des taux
38:17sur laquelle on pariait
38:19en début d'année
38:19qui devrait l'emporter
38:21et c'est assez intéressant
38:22parce que les marchés
38:23comme vient de le dire Guillaume
38:25et bien les marchés
38:26ont quand même monté
38:27donc il y a
38:27il y a un aveu
38:28de transparence
38:29de la part de la Fed
38:30qui pour l'instant
38:31est accepté
38:32par les opérateurs financiers
38:35et je dirais
38:35que c'est presque
38:36un message assez sain
38:37que nous donnent
38:38les marchés financiers
38:40Guillaume Sommerer
38:41ça va être difficile
38:42quand même
38:42de stabiliser les taux
38:43ça va être difficile
38:44parce que l'inflation
38:44est toujours là
38:45effectivement
38:45et Kevin Worsh
38:46le dit très très clairement
38:47il est vraiment
38:47c'est vrai que s'il dit
38:48qu'il ne veut pas
38:49de forward guidance
38:50la tonalité est vraiment
38:51hyper claire
38:51la priorité c'est l'inflation
38:53et l'inflation
38:53n'est toujours pas réglée
38:54donc il a insisté là-dessus
38:55c'est pas comme ça
38:56qu'on va vraiment
38:56calmer le marché obligataire
38:57même s'il n'y a pas eu
38:58d'emballement ce soir
38:59et ça va être d'autant plus
39:00compliqué de calmer
39:01le marché obligataire
39:02que ces dettes américaines
39:03ces obligations américaines
39:04sont de plus en plus volatiles
39:06les premiers détenteurs
39:07d'obligations américaines
39:08ça reste les japonais
39:09devant qui ?
39:10non plus devant les chinois
39:11devant les britanniques
39:12désormais les britanniques
39:13sont les deuxièmes
39:13plus gros détenteurs
39:14de dette américaine
39:15de dette américaine
39:16alors en soi
39:17c'est pas un sujet
39:17sauf que les britanniques
39:19qui détiennent
39:19cette dette américaine
39:20ce sont des investisseurs
39:21court terme
39:21ce sont des hedge funds
39:22alors que les chinois
39:24qui auparavant
39:24étaient les deuxièmes détenteurs
39:25eux c'était des banques
39:27donc des investisseurs long terme
39:28c'est-à-dire qu'on a
39:28de plus en plus
39:28d'investisseurs court terme
39:30qui détiennent
39:30cette dette américaine
39:31les hedge funds britanniques
39:32par exemple
39:33plus que les investisseurs
39:34long terme du passé
39:35par exemple les banques chinoises
39:36même si les premiers détenteurs
39:38restent les japonais
39:38et là ce sont des assureurs
39:39qui détiennent la dette
39:40au nom du Japon
39:41pour le coup
39:42eux restent des investisseurs
39:42long terme
39:43mais voilà
39:43la montée en puissance
39:44des britanniques
39:44déjà ça doit faire bizarre
39:45aux américains
39:46de voir leur dette détenue
39:47par les britanniques
39:47bon il y a une histoire
39:48entre les pays bien sûr
39:49mais surtout ce sont
39:50les hedge funds
39:50voilà des détenteurs
39:51très court terme
39:52ce qui risque de participer
39:53à rendre cette dette
39:54toujours plus volatile
39:55d'autant que le trésor
39:56lui raccourcir la durée
39:57de la dette américaine
39:58ce qui aussi
40:00rendra cette dette
40:00plus volatile à l'avenir
40:01John Plassard
40:02il faut s'inquiéter
40:04de cette volatilité
40:05de la dette américaine
40:07alors oui
40:08parce qu'on a vu
40:09et c'est depuis pas très longtemps
40:11que les rendements
40:13notamment sur les taux longs
40:14alors on l'a vu en France
40:15mais on l'a vu aussi au Japon
40:17et aux Etats-Unis
40:18sont dus à plusieurs choses
40:19d'abord à un déficit budgétaire
40:22qui est très élevé
40:23aux Etats-Unis
40:24une dette qui vient de passer
40:26les 40 000 milliards de dollars
40:28la dette fédérale
40:28et la troisième chose
40:30qu'on n'avait peut-être pas vu venir
40:32et bien c'est les emprunts obligataires
40:34des grandes entreprises américaines
40:36notamment des entreprises
40:38dans la tech
40:38alors à un moment
40:40et bien les investisseurs
40:42subissent une espèce d'indigestion
40:45dans le secteur obligataire
40:48et à cause de ça
40:50et bien le gouvernement américain
40:52est obligé de donner
40:54des coupons un petit peu plus élevés
40:55et ça, ça fait monter
40:57les rendements de la dette
40:58et ça, ça pose problème
40:59parce que notamment
41:01lorsqu'on parle des taux longs
41:03des taux à 30 ans
41:04et bien c'est les taux fixés
41:06pour les taux hypothécaires
41:08aux Etats-Unis
41:09donc plus ça monte
41:10moins vous avez
41:11de nouveaux acheteurs
41:12de maisons
41:14ou d'appartements
41:15aux Etats-Unis
41:16et ça, ça a un impact
41:17sur la croissance économique
41:19donc oui, volatilité
41:21et il faut faire attention
41:22il ne faut pas trop
41:23que ce rendement
41:25s'emballe
41:25comme on dit
41:26pour pas qu'il y ait
41:27un impact négatif
41:28sur la consommation américaine
41:29et pour compléter
41:30Stéphanie
41:30ce que dit John à l'instant
41:31c'est Kevin Wors
41:32qui a un discours
41:32relativement faucon
41:33donc on pourrait s'inquiéter
41:34en se disant
41:34il est faucon
41:35la Fed va relever ses taux
41:36peut-être en fin d'année
41:37donc les taux vont encore monter
41:38après peut-être l'est-il
41:39peut-être adopte-t-il
41:40cette tonalité très dure
41:41pour que le marché
41:42fasse le boulot
41:43justement de remonter
41:43les taux à la place
41:44de la Fed
41:45et peut-être que c'est du bluff
41:46donc on peut aussi
41:46voir les choses comme ça
41:48et l'avenir répondra
41:49à cette question
41:49Merci beaucoup à tous les deux
41:51Guillaume Sommerer
41:51et John Plassard
41:53associés responsables
41:54de la stratégie
41:54d'investissement
41:55de Cité Gestion
41:57dans un instant
41:57groupement sur la guerre
41:58en Iran
41:58six mois
41:59après le déclenchement
42:00de l'offensive militaire
42:01Donald Trump
42:02lance une guerre économique
42:04on fait le coin dans un instant
42:06DFM Business présente
42:11Le 18h éco
42:13Stéphanie Collot
42:14On poursuit le 18h éco
42:16à l'international
42:17avec les sanctions économiques
42:20que Washington veut imposer
42:21à tous ceux
42:22qui commercent avec l'Iran
42:23l'objectif est
42:24d'asphyxier économiquement
42:26le pays
42:26mais l'exercice est compliqué
42:27car il ne faut pas
42:29froisser Pékin
42:30premier partenaire commercial
42:32de Téhéran
42:32avant la visite
42:33de Xi Jinping
42:34à Washington
42:35On fait le point
42:35avec Jilali Benchaban
42:36Bonsoir
42:37Vous êtes analyste
42:38en géopolitique et stratégie
42:40directeur du cabinet
42:41CO Stratégie et Conseil
42:44Alors il y a le G20 Finance
42:46qui se réunit
42:47lundi et mardi prochains
42:49ça sera en Caroline du Nord
42:50aux Etats-Unis
42:51le secrétaire d'Etat américain
42:53le secrétaire au Trésor
42:55Scott Besant
42:55va tenter
42:56de convaincre
42:57ses homologues
42:58d'appliquer la même politique
43:01et de rallier finalement
43:03les Etats-Unis
43:04aux sanctions
43:05et à son combat
43:07contre l'Iran
43:07Est-ce que selon vous
43:09cette démarche
43:10a une chance d'aboutir ?
43:11Je pense que
43:12comme vous l'avez souligné
43:12très justement
43:13le véritable défi
43:14va être de rallier
43:15les mastodontes
43:16de l'économie
43:17et on pense notamment
43:17à la Chine
43:18qui est le principal allié
43:19et la principale fenêtre
43:21d'air
43:22pour l'économie iranienne
43:24la difficulté
43:25avec cet exercice
43:26que met en avant
43:28Donald Trump
43:29avec son idée
43:30c'est de savoir
43:31si la puissance économique
43:34ou la capacité
43:35de frappe économique américaine
43:37sera suffisante
43:38pour créer un effet
43:39or rien n'est moins sûr
43:41parce que finalement
43:41ce qui va se jouer
43:42avec ce G20
43:43c'est cette idée
43:44d'un ordre économique mondial
43:46finalement régi
43:47par les guerres
43:48de Washington
43:49ou celle
43:50de laisser
43:51certains partenaires
43:52économiques majeurs
43:53dont la Chine
43:54pouvoir décider
43:55avec qui elle commerce
43:57et selon ses modalités
43:58donc cet exercice
43:59est d'autant plus difficile
44:00que finalement
44:00c'est soit on rallie
44:03la plupart des acteurs économiques
44:05à cette position américaine
44:06donc ça veut dire aussi
44:07d'une certaine manière
44:07une forme de convergence
44:08diplomatique
44:09vers
44:11ce qu'ont été
44:12les buts de guerre
44:12de Washington
44:13ou alors au contraire
44:14on va vers quelque chose
44:15qui va être flou
44:17voire peut-être
44:18un risque
44:18d'affrontement économique
44:20avec Pékin
44:21ce dont ne veut pas
44:22Washington
44:23parce qu'on va ouvrir
44:24un front de guerre économique
44:25au moment où
44:26les Etats-Unis
44:27ont tant de peine
44:27à sortir du bourbier
44:29du Moyen-Orient
44:30et au moment où
44:31Donald Trump
44:33va recevoir Xi Jinping
44:34ce sera le 24 septembre
44:36à Washington
44:37il s'agirait
44:38de ne pas se fâcher
44:39avant la visite
44:40voire même
44:41que Xi Jinping
44:42n'annule pas
44:43la visite
44:45prévue
44:46à Washington
44:47parce que
44:49la première cible
44:50des Etats-Unis
44:51dans ses sanctions
44:51économiques secondaires
44:52c'est la Chine
44:54la Chine n'est pas nommée
44:55mais c'est clairement
44:56la cible
44:56les banques chinoises
44:58tout à fait
44:58l'ombre chinoise
44:59plane
45:00dans cette stratégie
45:02américaine
45:02mais c'est compliqué
45:03aussi pour Washington
45:04pourquoi ?
45:05parce qu'il faut se souvenir
45:06que si on entre
45:06dans cette logique
45:08d'interdiction
45:08et de verrou
45:09vous avez aussi
45:11du côté chinois
45:12des capacités
45:13en termes de mesures
45:13de rétorsion
45:14on se souvient
45:15notamment
45:16de la stratégie
45:17de déni d'accès
45:18aux terres rares
45:19donc pour Washington
45:20est-ce qu'on va réactiver
45:21une guerre économique
45:22alors que derrière
45:23Pékin dispose aussi
45:25de moyens
45:25il faut aussi
45:26avoir à l'esprit
45:27que les banques chinoises
45:28ne sont pas
45:29extrêmement exposées
45:30sur le marché américain
45:31et que d'autre part
45:32vous avez aussi
45:33la question
45:33de la réciprocité
45:34en termes d'échanges
45:35avec cette idée
45:36que Pékin
45:38pourrait aussi
45:38de son côté
45:39durcir des conditions
45:40d'accès
45:41des produits américains
45:42au marché chinois
45:43donc finalement
45:44la posture
45:45est autant difficile
45:46à accomplir
45:47en termes économiques
45:48qu'en termes diplomatiques
45:49donc ça veut dire
45:49que la Chine
45:50a des leviers
45:51via les terres rares
45:52tout à fait
45:54est-ce que
45:56Washington
45:57en appliquant
45:58ses sanctions
45:59économiques secondaires
46:00cherche
46:01à vider
46:02les poches
46:03les portefeuilles
46:04des gardiens
46:05de la révolution
46:05je pense que
46:06c'est plus compliqué
46:08que cela
46:08pourquoi
46:09parce que finalement
46:10c'est d'abord
46:11un message
46:11qui est adressé
46:12aux partenaires économiques
46:13de Téhéran
46:14donc on a tout
46:15un ensemble
46:15de pays
46:16on a cité
46:17la Chine
46:18mais il ne faut pas
46:18oublier que derrière
46:19vous avez d'autres
46:19pays limitrophes
46:21avec lesquels
46:21vous avez des relations
46:22commerciales importantes
46:22je pense notamment
46:23à l'Irak
46:24qui a un volume
46:24d'échanges
46:25de l'ordre de
46:2510 milliards
46:26de dollars par an
46:27avec l'Iran
46:28notamment en matière
46:29énergétique
46:30vous avez également
46:31des échanges
46:32avec la Turquie
46:33la Turquie
46:33a de mémoire
46:34l'équivalent
46:35de 5 milliards
46:36de dollars
46:36d'échanges
46:37sous forme
46:38d'exportation turque
46:39pour l'ordre de 3 milliards
46:40et à peu près
46:412 milliards et demi
46:42d'importation
46:42du côté iranien
46:43en Turquie
46:44et je ne parle même pas
46:45de la relation
46:45entre les Émirats Arabes Unis
46:47et l'Iran
46:48qui est je crois
46:49aux alentours
46:50de 28 milliards
46:51donc finalement
46:52mais alors justement
46:52là aujourd'hui
46:53la première sanction économique
46:54est tombée
46:54la branche émiratie
46:55de la banque publique
46:56égyptienne
46:57a perdu l'accès
46:59au système financier
47:00américain
47:01oui
47:01parce que vous avez
47:02des succursales
47:04de ces banques
47:05qui sont quand même
47:06intéressées à être présentes
47:07sur le marché américain
47:08donc là
47:09on en voit un symbole
47:09après il faut quand même
47:10se souvenir
47:11c'est un symbole
47:11c'est ça
47:11pour moi c'est un symbole
47:12et on est surtout
47:12dans une graduation
47:13parce que finalement
47:14si on observe
47:15la stratégie américaine
47:16jusqu'à présent
47:16il me semble que
47:17c'est 60 entités
47:18donc entreprises
47:20navires
47:20ou personnes morales
47:22qui ont été ciblées
47:23mais on est pour l'instant
47:24dans une graduation
47:24c'est à dire qu'on n'a pas
47:25tapé encore
47:25d'acteurs majeurs
47:27c'est à dire qu'on n'a pas
47:27tapé une grande institution
47:29bancaire
47:29on n'a pas tapé
47:30une grande entreprise
47:31donc on sent aussi
47:32de la volonté de Washington
47:33d'aller vers une forme
47:34de graduation
47:34parce que vous avez aussi
47:36les risques
47:36de désolidarisation
47:38qui peuvent aboutir
47:40avec ce système de verrou
47:41si je prends le cas
47:42par exemple
47:43des Émirats Arabes Unis
47:44que vous mettez en avant
47:46oui
47:47c'est un allié proche
47:48de Washington
47:49donc ils vont jouer le jeu
47:50certainement
47:51mais jusqu'à un certain seuil
47:52parce qu'il faut quand même
47:52se souvenir que
47:53ce qui est ciblé
47:54particulièrement
47:55c'est l'Émirat de Dubaï
47:56qui a des relations historiques
47:58et vous avez quand même
47:59aussi un bon nombre
48:00de binationaux
48:01émiratis iraniens
48:03qui vivent dans cet Émirat
48:04donc à partir de là
48:05vous avez une situation
48:06qui serait difficile
48:07et le manque à gagner
48:08dans ces relations commerciales
48:10entre les Émirats
48:11et notamment
48:11l'Émirat de Dubaï
48:12et l'Iran
48:13signifie que c'est
48:14Abu Dhabi
48:15la capitale fédérale
48:15qui devrait les compenser
48:16or quand on remet aussi
48:18en perspective
48:18la situation économique régionale
48:20avec le secteur du tourisme
48:22qui a été impacté
48:23de manière extrêmement forte
48:24et qui est aujourd'hui
48:25l'une des ressources principales
48:26en termes de commerce
48:27de services
48:28de hub touristique
48:29pour Dubaï
48:30est-ce que la situation
48:32est tenable
48:32à moyen long terme ?
48:34C'est un questionnement
48:34Donc ça veut dire
48:35qu'il y a quand même
48:35des lignes rouges ?
48:37Vous avez des lignes rouges
48:38et on se rend compte
48:39que pour Washington
48:40on a en gros
48:41deux niveaux d'écture
48:42vous avez le niveau tactique
48:43si on reprend le langage militaire
48:44avec un effet immédiat
48:46c'est celui
48:46d'essayer de réduire
48:48les volumes d'échanges
48:50de contraindre
48:52les capacités du régime
48:53à se financer
48:54et de l'autre côté
48:56si ces mouvements
48:57se font trop fort
48:58et se font dans la durée
48:59des dommages collatéraux
49:00sur les pays limitrophes
49:02ou des pays qui sont partenaires
49:03de l'Iran
49:03qui peuvent être aussi tentés
49:05de dédollariser
49:06en partie
49:07leur économie
49:08d'aller dans une logique
49:10où ils seraient moins dépendants
49:11des sanctions américaines
49:13donc vous avez vraiment
49:14un équilibre subtil
49:15entre la volonté
49:16de maintenir ce partenariat
49:17avec un acteur fort
49:19qui est Washington
49:20et de l'autre côté
49:21de ne pas se retrouver
49:22totalement en situation
49:23de vulnérabilité
49:24étant donné que pour certains
49:26vous pouvez avoir
49:26des conséquences importantes
49:27si je prends le cas
49:28par exemple de l'Irak
49:29il faut quand même
49:30avoir à l'esprit
49:31que 30% de la production
49:33électrique irakienne
49:34dépend du gaz iranien
49:36à l'heure où Washington
49:37pousse le régime irakien
49:40à prendre des distances
49:41à réduire l'influence
49:42des proxys iraniens
49:44en Irak
49:45une telle situation
49:46de contrainte
49:47pourrait avoir
49:48un effet inverse
49:49et au contraire
49:49renforcer l'influence
49:51de Téhéran
49:52parce que cette stratégie
49:53serait contre-productive
49:55L'arme de Téhéran
49:56c'est aussi le détroit
49:57d'Hormuz
49:58on l'a vu
49:58ces derniers mois
49:59mais selon Goldman Sachs
50:02les flux pétroliers
50:03à travers le détroit
50:04ont retrouvé
50:05environ les deux tiers
50:06des niveaux
50:07d'avant-guerre
50:08le Brent est actuellement
50:09autour de 90 dollars
50:10le baril
50:12ça veut dire
50:13que c'est une arme
50:14dont dispose Téhéran
50:15mais une arme
50:16pas forcément
50:17très utile
50:18à l'heure actuelle
50:19parce qu'il y a des navires
50:20qui passent
50:20il y a des navires
50:21qui passent
50:22et en même temps
50:22vous avez aussi
50:23aujourd'hui
50:24un semblant d'accord
50:25entre Oman et l'Iran
50:27qui vise à créer
50:29une condition
50:29de normalisation
50:30avec une nouvelle forme
50:32de régulation
50:33et de contrôle
50:33avec un couloir
50:34temporaire de navigation
50:35tout à fait
50:36et ils vont se partager
50:37les droits
50:37les droits
50:38les droits de navigation
50:39mais là encore
50:40je reste assez réservé
50:42si on est dans une situation
50:43aujourd'hui
50:44qui a tendance
50:45à se stabiliser
50:45et après les marchés
50:46ont aussi
50:46cette habitude
50:47d'essayer
50:48de retrouver le pied
50:50face à ces situations
50:51d'incertitude totale
50:53je pense qu'on n'est pas
50:54à l'abri de surprises
50:55c'est-à-dire que
50:56la dimension économique
50:58pour l'instant
50:59est stabilisée
50:59mais rien ne nous dit
51:00que si l'étranglement
51:02économique
51:04crée un effet
51:04trop important
51:05pour l'économie iranienne
51:06qu'on ne reparte pas
51:07sur une surprise
51:08d'ordre militaire
51:09mais qui serait cette fois
51:09déclenché par l'Iran
51:10tout à fait
51:11pour moi c'est une hypothèse
51:13qui n'est pas exclure
51:13pourquoi ?
51:14parce que la nature
51:15des acteurs a changé
51:16on est passé d'un régime
51:18théocratique
51:19officiellement
51:19à un régime
51:20où l'espace
51:21qui est alloué
51:23à l'appareil militaro-sécuritaire
51:25est beaucoup plus important
51:26si on se retrouve
51:27dans une situation
51:28de fragilité
51:29importante
51:30qui conduit
51:31les ressources
51:32à ne pas suffire
51:33à pouvoir maintenir
51:35le régime en place
51:36on n'est pas à l'abri
51:37alors que vous avez
51:38cette période d'accalmie
51:38que certainement
51:40sur le plan de vue
51:41logistique militaire
51:42certains stocks
51:42ont été reconstitués
51:43que l'Iran bouscule
51:45et l'imprévisibilité
51:46peut être une arme
51:47qui relance
51:47les effets
51:48que vous aviez soulignés
51:49du détroit d'Hormuz
51:51en matière économique
51:51c'est pour ça
51:52qu'aujourd'hui
51:53la stratégie américaine
51:54est focalisée
51:54sur l'économique
51:56mais rien ne nous dit
51:57que pour relancer
51:57l'arme économique
51:59les Iraniens
51:59ne relancent pas
52:00même à une échelle courte
52:02des opérations militaires
52:03et pour viser
52:04quel pays par exemple ?
52:05ça ne serait pas forcément
52:06des pays
52:07ça peut être des infrastructures
52:09critiques
52:09ça peut être des bases
52:10militaires américaines
52:11donc recréer une situation
52:12d'affolement des marchés
52:13parce que cette situation
52:15de statu quo
52:16elle n'est pas tenable
52:17soit on aboutit
52:18à un processus diplomatique
52:19et à une sortie de crise
52:20donc une normalisation
52:21progressive
52:22avec une relance
52:24sur la base
52:24du mémorandum
52:25soit on est dans une situation
52:26de blocage total
52:27mais avec des effets
52:28majeurs
52:29et qui constituerait
52:30une ligne rouge
52:31pour Téhéran
52:31et qui pourrait relancer
52:32la dynamique militaire
52:33ce dont ne veut pas
52:34non plus Washington
52:35parce qu'il faut souvenir
52:36qu'on est finalement aussi
52:37dans une sorte de combat
52:38où les temporalités
52:39se superposent
52:40pour Washington
52:42cette guerre économique
52:43a aussi vocation
52:44à effacer de la mémoire
52:45des électeurs
52:46qui vont voter pour les mi-terms
52:48qu'il y a un enlisement militaire
52:50de l'autre côté
52:51pour Téhéran
52:52c'est un temps de pause
52:53mais un temps de pause
52:54ne signifie pas
52:55un temps où on n'agit pas
52:56et où on ne prépare pas
52:57la phase d'après
52:58donc finalement
52:59on est peut-être
53:00dans l'expectative
53:01avant un nouveau mouvement
53:02et c'est cette imprévisibilité
53:04qui peut relancer
53:05à nouveau
53:06cette pression
53:06sur le détroit d'Hormuz
53:07Merci beaucoup
53:08pour ces éclairages
53:09Djilali Benchaban
53:10je rappelle que vous êtes
53:11analyste en géopolitique
53:12et stratégie
53:13directeur du cabinet
53:14CEOS Stratégie et Conseil
53:17dans un instant
53:17sur BFM Business
53:19c'est de quoi je me mets là
53:21avec François Sorel
53:23très bonne soirée
53:24sur BFM Business
53:27Le 18h écho
53:29sur BFM Business
53:30Sous-titrage Société Radio-Canada