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Ce lundi 28 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat
00:12à la une de ce lundi 28 septembre, semaine à haut risque pour le gouvernement
00:17Sébastien Lecornu présente le projet de budget ce jeudi
00:20et les mesures envisagées pour réaliser 54 milliards d'euros d'économie
00:25suscitent déjà une levée de boucliers, tant du côté des entreprises que des fonctionnaires
00:29qui se mobilisent demain, on fait le point dans un instant
00:33et puis dans le débat à 18h15 on se demandera aussi si la grogne sociale menace le budget 2027
00:39Dans une demi-heure on reviendra avec les journalistes de la rédaction de BFM Business
00:43sur les ambitions de Total Energy présentées aujourd'hui devant les investisseurs à New York
00:48le premier vol réussi de la méga fusée Starship d'Elon Musk
00:51et le réquisitoire du parquet national financier à l'encontre de Rachida Dati dans l'affaire Renault
00:59A 18h45 on va parler de la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis
01:03elle entre dans son huitième mois aujourd'hui
01:05mais le dialogue n'est pas rompu
01:07des discussions ont lieu avec les médiateurs
01:10elle porte sur une nouvelle version du plan 7 jours
01:13présenté par Téhéran la semaine dernière selon Reuters
01:16parallèlement l'Iran dément toute implication dans un projet d'attaque
01:20contre une base militaire en Angleterre
01:22une base militaire utilisée par l'armée américaine
01:29La pression monte sur les entreprises à 3 jours de la présentation du budget
01:34les exonérations de cotisations patronales sont à nouveau dans le viseur de l'exécutif
01:40selon les échos les allègements de charges vont à nouveau être réduits
01:46Caroline Morisseau, BFM Business est en mesure de confirmer que cette piste est bien envisagée
01:51Oui, deux mesures sont bel et bien envisagées
01:53d'abord un nouveau gel des allègements de charges l'an prochain
01:57c'est-à-dire que les exonérations patronales n'augmenteraient pas
02:01malgré l'augmentation du SMIC liant à l'inflation
02:03et puis les sommes perçues dans le cadre des dispositifs d'épargne salariale
02:08participation, intéressement
02:10pourraient désormais entrer dans le calcul de ces exonérations
02:13si bien que certains salariés ne seraient plus concernés
02:16Ces deux mesures permettraient au gouvernement d'économiser
02:19un peu plus de 3 milliards d'euros l'an prochain
02:21essentiellement grâce au gel du barème
02:23une source patronale nous confirme effectivement
02:25que ces mesures sont bien dans les tuyaux
02:27que ces mesures sont bien envisagées
02:29et Bercy se refuse à tout commentaire
02:31Et évidemment ça suscite la colère des organisations patronales
02:34Oui parce qu'on n'en est pas au premier coup de rabot
02:36sur les allègements de charges
02:38ça fait 3 ans maintenant que les exonérations de cotisations patronales
02:42sont systématiquement dans le viseur
02:44à chaque budget
02:44les exonérations ont notamment été plafonnées à 3 SMIC
02:48la prime de partage de la valeur
02:50l'exprime Macron a été intégrée dans le calcul
02:53le barème a déjà été gelé en juin dernier
02:56malgré l'augmentation du SMIC au 1er juin
02:59bref plusieurs milliards d'euros ont déjà été rabotés
03:02pour contenir la facture de ces exonérations
03:05qui coûtent chaque année plus de 70 milliards d'euros à l'Etat
03:07reste que pour les entreprises
03:09toutes ces mesures viennent alourdir le coût du travail
03:12à un moment où la croissance ralentit
03:14où la pression salariale compte tenu de l'inflation est très forte
03:18et pour eux ce n'est vraiment pas le moment d'en rajouter
03:21nous disent plusieurs responsables patronaux
03:23Et bien justement on est en ligne avec Olivier Schiller
03:26bonsoir vous êtes PDG de Septodon
03:28et vice-président du METI
03:30le mouvement des entreprises intermédiaires
03:32le gouvernement pourrait donc réduire les exonérations
03:35de cotisations patronales de plus de 3 milliards d'euros en 2027
03:39après avoir déjà gelé le barème cette année
03:43comme vient de le dire Caroline Morisseau
03:45est-ce que c'est un nouveau coup de massue pour vous ?
03:48Oui absolument
03:49d'autant plus que les entreprises sont dans une situation dégradée aujourd'hui
03:53on a un chômage qui augmente à plus de 8%
03:57le plus haut chiffre depuis 2020
03:59alors que la moyenne européenne est à 6,3
04:02et chez les jeunes c'est encore pire
04:03il y a 20% de chômage des jeunes en France
04:05alors qu'il n'y en a que 7% en Allemagne
04:08donc pratiquement trois fois plus
04:09et une ETI sur trois
04:10à différer ses projets d'investissement
04:13donc dans cette situation
04:15on aurait pu penser que l'État
04:18allait soutenir les entreprises
04:19et en fait c'est le contraire qui se produit
04:22avec des nouveaux coups de rabot
04:24sur les allègements
04:26alors que les entreprises françaises
04:28sont taxées de plus de 60 milliards d'euros
04:31de plus que leurs équivalents en Allemagne
04:35Mais Olivier Schillard
04:36concrètement quelles sont les conséquences
04:38de ce nouveau coup de rabot
04:39pour les ETI par exemple
04:42que vous représentez
04:43ça va se traduire comment par moins d'embauches ?
04:46Oui, ça va être encore une baisse de l'apprentissage
04:50ça va être une baisse de l'embauche
04:52notamment de l'embauche des jeunes
04:53ça va être un décalage
04:56ou une annulation des projets d'investissement
04:59donc c'est moins d'activité pour les entreprises
05:02moins d'impôts
05:03qu'elles seront en mesure de payer
05:04en fin de compte
05:05moins d'argent qui va rentrer dans les caisses de l'Etat
05:08c'est une situation qui est tout à fait délétère
05:13Olivier Schiller
05:14on se rappelle début septembre
05:15Sébastien Lecornu avait envoyé une lettre
05:17aux entrepreneurs, aux chefs d'entreprise
05:20pour les rassurer
05:21en disant
05:22on ne redresse pas durablement les comptes d'un pays
05:24en cassant son moteur économique
05:26est-ce que vous considérez aujourd'hui
05:28qu'avec tous ces coups de rabot qui se succèdent
05:31le gouvernement casse le moteur économique du pays ?
05:35Bien sûr, nous nous sommes trahis
05:37la lettre du Premier ministre était positive
05:40puisqu'il indiquait qu'il n'y aurait pas
05:42de prélèvement supplémentaire en 2027
05:45et c'est le contraire qui se produit
05:47entre, comme l'a rappelé votre consoeur
05:51l'augmentation, la limitation, l'intégration
05:57plus exactement de l'épargne salariale
06:00la non-indexation des allègements
06:05de cotisations sociales
06:07alors que les salaires vont continuer à augmenter
06:09tout ça sont des charges qui vont peser
06:11sur les entreprises
06:12et qui auront un effet extrêmement défavorable
06:15à la fois sur ces entreprises
06:17mais aussi sur les comptes de l'Etat
06:19Olivier Schiller, il y a plusieurs mouvements sociaux
06:23qui se préparent demain
06:24notamment dans la fonction publique
06:26dans les lycées aussi
06:27les routiers autour du 11 octobre certainement
06:32est-ce que vous craignez une montée
06:35de la grogne sociale ?
06:37Le budget est présenté ce jeudi
06:38est-ce que vous craignez un automne compliqué ?
06:42Oui évidemment, nous pour bien opérer notre activité
06:47on a besoin d'une situation de calme social
06:51mais malheureusement
06:52c'est pas en augmentant la pression
06:54de ces entreprises
06:54qu'on va arriver à cet objectif
06:56c'est vraiment une politique de très court terme
06:59qui va peser sur les entreprises
07:01qui va diminuer les bénéfices
07:04qu'elles vont faire
07:05et donc par conséquent
07:07les sommes qu'elles seront en mesure de payer
07:08à l'Etat
07:09on va diminuer aussi l'emploi des salariés
07:12donc il y aura moins d'entrées
07:13de cotisations sociales
07:14et plus d'indemnités à payer
07:16donc oui effectivement
07:18c'est un moment très difficile
07:22nous nous souhaitons vraiment
07:24prendre toute notre part au redressement du pays
07:26par exemple une entreprise
07:28Septodon compte investir 40 millions d'euros
07:31pour élargir son site industriel
07:34de salaire des faussés
07:35il y a beaucoup de chefs d'entreprise
07:37qui ont aussi envie d'investir en France
07:39mais là compte tenu de la dégradation
07:43de la conjoncture
07:44et de la politique de l'Etat
07:49oui je pense que beaucoup de ces projets
07:51vont être remis en cause
07:52Juste le gouvernement a quand même envoyé
07:55des gages aux entreprises
07:56en disant que le crédit d'import-cherche
07:58a été sanctuarisé
07:59le pacte d'Utreil était sanctuarisé
08:00les aides à l'apprentissage
08:02étaient sanctuarisées
08:04la surtaxe d'IS a été allégée
08:07est-ce que c'est pas une juste contrepartie
08:10qu'en revanche les allègements de charges
08:12ne soient pas indexés sur l'inflation ?
08:16Mais le Premier ministre avait aussi pris l'engagement
08:18de ne pas augmenter la pression sociale officielle
08:21ça faisait partie des engagements qu'il avait pris
08:23donc nous on se sent vraiment trahi
08:25par le gouvernement
08:27et nous sommes inquiets
08:29sur les capacités qu'il aura
08:31à tenir les promesses qu'il a faites
08:32parce que s'il a reculé sur cet aspect
08:36de cotisation sociale
08:37qu'est-ce qui nous garantit
08:38qu'il ne va pas aussi reculer
08:39sur les autres engagements qu'il a pris
08:42donc pour nous il y a vraiment une idée rouge
08:44qui est en train d'être franchie
08:45et dans les décisions d'investissement
08:48l'embauche, le moral des chefs d'entreprise
08:50est absolument essentiel
08:52et là au contraire
08:53on est en train de complètement
08:55casser toute la dynamique
08:57des entreprises
08:58c'est une situation qui est extrêmement délétère
09:01Merci beaucoup Olivier Schiller
09:04je rappelle que vous êtes PDG de Septodon
09:05et vice-président du Métis
09:07on en vient à la crise du logement
09:09et de la construction
09:10au cœur des discussions
09:11des candidats à l'élection présidentielle
09:13Gabriel Attal, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon
09:16ont fait part de leurs propositions
09:18devant les professionnels du secteur
09:20au salon Batimat
09:22c'était cet après-midi
09:23Bonsoir Nathan Cocampo
09:24Bonsoir
09:25Vous avez suivi justement
09:26leur grand oral sur place
09:27Oui, première à ouvrir le bal
09:29Marine Le Pen est dans son viseur
09:30les normes
09:31La candidate du Rassemblement National
09:33veut simplifier les règles
09:35et donner de la visibilité aux professionnels
09:38Dans le cadre des très grandes ordonnances
09:41qui seront prises
09:43après l'élection
09:46nous supprimons
09:47un très grand nombre de normes
09:50qui nous apparaissent
09:51inutiles, sclérosantes
09:54contraignantes
09:55et n'assurant pas en réalité
09:57un surcroît de qualité
09:59ou de sécurité
10:01c'est le cas du DPE
10:04qui restera indicatif
10:06mais qui ne sera plus une contrainte
10:08c'est le cas du SRU
10:09c'est le cas
10:12de toutes ces mesures
10:14du ZAN
10:16de toutes ces mesures
10:17qui nous apparaissent
10:18être une contrainte
10:19aujourd'hui insurmontable
10:21pour pouvoir créer des logements
10:23sachant que notre philosophie
10:25je l'ai rappelé
10:26dans un meeting il y a peu
10:27c'est d'avoir une France
10:29des propriétaires
10:30nous souhaitons
10:31que les français
10:32deviennent propriétaires
10:33y compris de leur logement social
10:35par un certain nombre
10:36de dispositifs
10:37Elle propose donc
10:38de supprimer la loi SRU
10:40qui impose dans certaines communes
10:41une proportion minimale
10:42de logements sociaux
10:43généralement
10:4320-25%
10:45de résidences principales
10:46et souhaite aussi
10:46la suppression du ZAN
10:47la zéro artificialisation
10:49nette des sols
10:50pour redonner
10:51donc des marges
10:51de manœuvre aux villes
10:52la candidate veut aussi
10:54libérer du foncier
10:55libérer des terrains publics
10:56pour dynamiser l'emploi
10:57elle mise sur l'apprentissage
10:59elle veut le recentrer
11:00à Bac plus 3
11:01car son Noël
11:02après cela
11:02plus besoin d'être aidé
11:04pour être embauché
11:05miser sur l'apprentissage
11:07c'est une des priorités
11:08entendues au salon
11:09écoutez Luc Marzin
11:10responsable commercial
11:11chez ISO 2000
11:13Ils n'ont pas la motivation
11:14mais en même temps
11:15les jeunes
11:15il n'y a pas assez de
11:16on ne les aide pas
11:17on n'aide pas les entreprises
11:18non plus à faire
11:19à former les jeunes
11:21donc c'est la problématique
11:22aujourd'hui
11:22une entreprise
11:23il ne faut qu'elle soit rentable
11:24certes
11:25mais à côté de ça
11:26former un jeune
11:27ça prend du temps
11:28mais la problématique
11:30est que les aides
11:30ne sont plus là
11:31pour les aider
11:31et ça c'est
11:33c'est vraiment
11:33un gros problème pour moi
11:34on perd
11:35la main d'oeuvre qualifiée
11:36aux fermes durs
11:37qui partent en retraite
11:37généralement
11:38les gars
11:39et après
11:40aujourd'hui
11:40on n'a personne
11:41à remettre derrière
11:41Autre candidat
11:43à l'élection présidentielle
11:44qui était présent
11:44à bâtiment
11:45aujourd'hui
11:45c'était
11:46Gabriel Attal
11:47qui s'est montré
11:48très critique
11:49envers le macronisme
11:50Oui Stéphanie
11:50le gros plantage
11:52du macronisme
11:52c'est le logement
11:54l'ancien premier ministre
11:55affirme ne pas avoir
11:55compris ce qui a été fait
11:57depuis 2017
11:57des décisions
11:59mauvaises pour le secteur
12:00qu'il souhaite donc inverser
12:01selon lui
12:02la dissolution
12:03a interrompu son travail
12:04priorité
12:05faire un choc
12:06d'offres et de demandes
12:07il souhaite reprendre
12:08la loi Casbariant
12:09qui renforce
12:09notamment
12:09les sanctions
12:10contre l'occupation
12:11frauduleuse
12:12d'un logement
12:12les altermoiements
12:13depuis la dissolution
12:14font que c'est devenu
12:15difficile
12:16illisible
12:17selon le candidat
12:18ces dernières années
12:19la fin des aides
12:20à la rénovation
12:20ont en effet porté
12:22un coup à plusieurs
12:22professionnels
12:23comme le décrit
12:24Christophe Caboret
12:25directeur technique
12:26d'une entreprise
12:26spécialisée dans la
12:27fixation professionnelle
12:29Une chose qui nous a
12:31beaucoup aidé
12:31dans le secteur
12:32c'était les aides
12:33gouvernementales
12:33notamment pour
12:35l'isolation
12:36qui a été
12:37quelque chose
12:38de très fort chez nous
12:38et qui a permis
12:39à beaucoup
12:39de nos clients
12:41de faire des chantiers
12:42de rénovation énergétique
12:44sur lesquels
12:45on les a accompagnés
12:47et ces aides-là
12:48ont malheureusement
12:49été supprimées
12:50et c'est vrai
12:51que ça nous a causé
12:51problème
12:52par rapport à ça
12:53maintenant
12:53de relancer
12:54un petit peu
12:55ces aides
12:55et de relancer
12:56justement
12:57l'attrait
12:57des particuliers
13:00à rénover
13:01les maisons
13:01ce serait quelque chose
13:02de très bien
13:03pour nous
13:03Gabriel Attal
13:04qui s'est positionné
13:05comme le candidat
13:06le plus jeune
13:07à l'écoute
13:07de la jeunesse
13:08et a pointé du doigt
13:09un symptôme
13:10du déclassement
13:10d'aujourd'hui
13:11l'impossibilité
13:12pour les jeunes
13:13de devenir propriétaires
13:14il donne l'exemple
13:15d'un couple
13:16de trentenaires
13:16en CDI
13:17à qui on refuse
13:18un crédit
13:18le candidat
13:19travaille à une proposition
13:20pour les primo-accédants
13:21et alors pour finir
13:22Jean-Luc Mélenchon
13:23a dénoncé
13:23une maltraitance sociale
13:24généralisée
13:25pour parler de la situation
13:26actuelle sur le logement
13:27près de 3 millions
13:29de personnes
13:29en attente
13:30d'un logement social
13:30350 000 personnes
13:33France Insoumise
13:34souhaite construire
13:35massivement des logements
13:36200 000 nouveaux logements
13:37sociaux par an
13:38pendant 5 ans
13:39avec des financements
13:40de la visibilité
13:41et de la main d'oeuvre
13:42il faut trouver
13:43300 000 personnes
13:44en attendant
13:45la main d'oeuvre d'aujourd'hui
13:46a du mal à travailler
13:47avec la hausse des prix
13:47des carburants
13:48la priorité
13:49pour relancer la filière
13:50pour certains professionnels
13:51c'est d'abord
13:52faire baisser
13:52les prix de l'essence
13:53c'est ce qu'explique
13:54Jean-Michel Tonietti
13:56directeur commercial France
13:57chez Synthesia Technologies
13:59une entreprise spécialisée
14:00dans les matériaux d'isolation
14:02il faudrait vraiment
14:03que la France
14:04bouge maintenant
14:05parce que quand on voit
14:05tout ce qui se passe
14:06dans les rues
14:06et nous nos clients
14:08qui sont artisans
14:08avec la problématique
14:10du gasoil
14:10ça devient vraiment
14:12très compliqué
14:12pour aller faire les chantiers
14:13ou même abandonner
14:14les chantiers
14:15aujourd'hui
14:15ça bloque tout
14:17et puis même nous
14:17au niveau industriel
14:18on sent vraiment
14:20un gros ralentissement
14:21de nos clients
14:21donc ça veut dire
14:22c'est une chaîne aujourd'hui
14:24prochain candidat
14:25à s'exprimer demain
14:26Bruno Retailleau
14:27et puis Edouard Philippe
14:28qui s'est venu
14:29au Grand Oral de Batiman
14:29est encore en discussion
14:31Merci beaucoup Nathan Coquampo
14:32restez avec nous
14:33dans un instant
14:34on va parler de cette semaine
14:34sous haute tension
14:36pour le gouvernement
14:36le budget dévoilé jeudi
14:38l'effort annoncé
14:3954 milliards d'euros
14:40via notamment
14:41le gel des pensions
14:42ou le point d'indice
14:43des fonctionnaires
14:44suscite la colère
14:45l'ensemble des syndicats
14:46de la fonction publique
14:46appelle à une mobilisation
14:48demain
14:48s'y ajoute
14:49un blocus
14:50de certains lycées
14:51et d'autres manifestations
14:52à venir
14:52dans les prochaines semaines
14:54alors la grogne sociale
14:55menace-t-elle
14:56les économies du budget ?
14:57On en débat
14:58dans un instant
14:58à tout de suite
15:08C'est l'heure du débat
15:09sur BFM Business
15:10avec ce soir
15:11Wilfried Galland
15:11bonsoir
15:12directeur général
15:13adjoint de
15:14Montpensier Arbevel
15:15Simon-Pierre Sanguerac
15:16co-directeur de l'Observatoire
15:18de l'économie
15:19de la fondation
15:19Jean Jaurès
15:20à trois jours
15:21de la présentation
15:22du budget
15:23la tension monte
15:24dans la population
15:25alors que
15:26Sébastien Lecornu
15:27entend réaliser
15:2754 milliards d'euros
15:29d'économies
15:30des mouvements
15:30de contestation
15:31émergent
15:32dans les lycées
15:32depuis quelques jours
15:33demain
15:34les fonctionnaires
15:35seront en grève
15:36alors la grogne sociale
15:37menace-t-elle
15:38les économies
15:39du prochain budget ?
15:41On écoute d'abord
15:41Gilles Ivaldi
15:42chercheur en sciences politiques
15:43au CNRS
15:44spécialiste en populisme
15:46et extrême droite
15:48On a un climat
15:49qui est très tendu
15:49aujourd'hui
15:50beaucoup d'inquiétudes
15:51de colère
15:52évidemment la question
15:53du pouvoir d'achat
15:54le prix des carburants
15:55on a la moitié
15:55des françaises
15:56et des français
15:56qui se disent impactés
15:57par l'augmentation
15:58des carburants
15:59on a l'appel
16:01à manifester
16:01le 17 octobre
16:03on a deux tiers
16:05des françaises
16:06et des français
16:06qui sont plutôt
16:08favorables
16:08à un mouvement
16:09de type gilets jaunes
16:10on a tous les ingrédients
16:12pour une mobilisation
16:13et en même temps
16:14vous avez raison
16:14il y a une prise de conscience
16:15de la dette
16:16de la nécessité
16:17d'avoir un budget
16:18de l'ampleur
16:19des déficits
16:20on a par ailleurs
16:21me semble-t-il
16:23avec Sébastien Lecornu
16:24quelques signaux
16:25qui ont été envoyés
16:25quelques concessions
16:27pour éteindre l'incendie
16:28sur les retraites
16:29mais aujourd'hui
16:29en tout cas
16:30on a un climat
16:32qui effectivement
16:33ne permet pas
16:34d'écarter l'hypothèse
16:36d'une mobilisation
16:37Voilà
16:38Gilles Ivaldi
16:38qui n'exclut pas
16:39une mobilisation
16:39plus large
16:40est-ce que cette grogne
16:41peut empêcher
16:42les 54 milliards d'euros
16:43d'économies
16:44du budget
16:44Simon-Pierre ?
16:45D'un mot
16:46on pourrait effectivement
16:47l'espérer
16:48parce que lorsqu'on regarde
16:49les projets de loi de finances
16:51des années précédentes
16:52les gouvernements successifs
16:53celui de Barnier
16:54de Bayrou
16:54puis ensuite
16:54celui de Lecornu
16:55il y avait effectivement
16:56cette volonté appuyée
16:58de trouver des économies
16:59d'abord dans la sphère sociale
17:00or s'il y a une grogne sociale
17:03c'est parce que
17:04déjà les françaises
17:05et les français ont des difficultés
17:06en matière de pouvoir d'achat
17:08donc venir renier par ailleurs
17:10leur remboursement de soins
17:11c'est quelque chose
17:12qu'on a vu les années passées
17:13ou bien augmenter
17:14le reste à charge
17:15c'est quelque chose
17:16qui peut mettre
17:17du feu aux poudres
17:18alors même que
17:19depuis
17:20notamment le budget
17:21de l'année dernière
17:22on a vu que le coût des mutuelles
17:23avait déjà
17:23fortement augmenté
17:24alors en fait
17:25lorsqu'on regarde
17:26l'évolution de l'ensemble
17:27des coûts
17:28je pense qu'une majorité
17:29de français
17:30ne peuvent pas assumer
17:31une baisse
17:32de la générosité
17:33de la sphère sociale
17:34donc peut-être
17:35qu'il serait judicieux
17:36de penser à d'autres formes
17:37d'économie
17:38Wilfried Galland
17:40est-ce que
17:41cette mobilisation actuelle
17:43enfin demain
17:44des fonctionnaires
17:45en ce moment même
17:47des lycéens
17:47qui appellent
17:49la principale organisation
17:50syndicale des lycéens
17:51appelle au blocage
17:52des lycées
17:52demain partout en France
17:55Sébastien Lecornu
17:56présente le budget jeudi
17:57ça va être compliqué
17:58dans cette
17:58oui je pense qu'il faut
17:59il faut relativiser
18:00aujourd'hui
18:01il y a effectivement
18:02je crois
18:03quatre départements
18:04entre deux et quatre départements
18:05qui sont impactés
18:06on est quand même
18:07très loin d'avoir
18:08l'ensemble des lycées de France
18:09à feu et à sang
18:11ça peut éventuellement bouger
18:12mais enfin
18:12on n'en est largement pas là
18:15moi je trouve que
18:16ces mouvements
18:17sont d'une certaine manière
18:19le reflet de l'impuissance
18:21du gouvernement Lecornu
18:22c'est à dire que
18:23on sait que
18:24pour faire ces économies
18:26déjà les 54 milliards
18:27on est beaucoup à ne pas
18:28y retrouver nos petits
18:29en disant
18:30ils sont où les 54 milliards
18:33et en fait
18:34on sait très bien
18:35que pour faire des économies
18:37il faut faire des réformes
18:38structurelles
18:39sinon effectivement
18:39on en est réduit
18:41au coup de rabot
18:42or les réformes structurelles
18:43sont totalement impossibles
18:44une année présidentielle
18:45voilà
18:47surtout compte tenu
18:48de la configuration
18:48de l'Assemblée
18:49c'est pas tellement
18:49une année présidentielle
18:50c'est juste
18:51le fait que la configuration
18:52de l'Assemblée
18:52ne le permet pas
18:53et donc effectivement
18:54Sébastien Lecornu
18:55donne des gages
18:56un peu à droite à gauche
18:57avec le risque
18:58de taper au mauvais endroit
19:00pour l'instant
19:01les catégories
19:02qui se mobilisent
19:03je mets un peu
19:04de côté
19:05les fonctionnaires
19:06ne sont pas celles
19:07qui sont les plus impactées
19:09par ce qu'il a déjà annoncé
19:11aujourd'hui
19:12ce qu'il semblerait
19:13quand même être
19:14dans la ligne de mire
19:15du gouvernement
19:15c'est les avantages
19:16ou en tout cas
19:17les particularités fiscales
19:19pour les retraités
19:21et peut-être
19:21un certain nombre
19:23de niches fiscales
19:24pour les entreprises
19:25qui pourraient être
19:26impactées
19:26on ne voit pas tellement
19:28ce que les mouvements sociaux
19:29aujourd'hui
19:30ont directement à voir
19:31mais en revanche
19:32ça signale le fait
19:33qu'effectivement
19:34on a un véritable problème
19:36de prospérité
19:38partagée en France
19:39et que tant qu'on n'a pas
19:41réglé nos soucis
19:42générales
19:43sur notre fameux modèle
19:44qui n'en est pas un
19:44mais qui ne fonctionne plus trop
19:45on n'arrivera pas
19:47à contenter tout le monde
19:49et là
19:50on doit donner des gages
19:51parce que les marchés
19:52sont de plus en plus nerveux
19:53et aujourd'hui
19:54l'OAT est à 4,77
19:56avec un spread à 112
19:57voilà exactement
19:58on est même passé à 113
19:59plus de 113
20:01à la clôture
20:02donc on voit
20:02qu'il y a beaucoup
20:03de nervosité
20:03il faut donner des gages
20:05la nervosité fait
20:06qu'on tape un peu
20:07un peu à droite à gauche
20:08c'est jamais une très très bonne
20:10une très très bonne nouvelle
20:11je ne pense pas
20:11qu'on soit à la veille
20:13de quelque chose
20:13de très grave
20:13mais ça montre
20:15que la nervosité
20:16et la tension
20:19et aussi je pense
20:20une certaine amertume
20:22est grande aussi
20:22dans le pays
20:24Simon-Pierre Sanguera
20:25qui a aussi
20:26les routiers
20:26qui appellent à une mobilisation
20:27autour du 11 octobre
20:30appellent à manifester
20:31contre la flambée
20:32des prix du carburant
20:35mobilisation prévue
20:36donc du côté des routiers
20:37demain des fonctionnaires
20:38des lycées aussi
20:39en parallèle
20:41est-ce que tous ces mouvements
20:42peuvent converger
20:43selon vous ?
20:44Je pense qu'il y a
20:45un risque
20:46on peut dire
20:46pour certains
20:47ça pourrait être
20:47une opportunité
20:48de convergence
20:49parce qu'au fond
20:51Wilfried l'a évoqué
20:52d'un mot
20:53on arrive effectivement
20:54un peu au bout de souffle
20:55d'un modèle
20:55dans lequel
20:56au fond
20:58énormément de français
20:59ne s'y retrouvent pas
21:00en fait on peut dire
21:01qu'on est face à une crise
21:02du reste à vivre
21:03il y a effectivement
21:04les fonctionnaires
21:05qui subissent un gel
21:06du point d'indice
21:06depuis de nombreuses années
21:07qui fait qu'en 25 ans
21:08ils ont perdu 25%
21:09de pouvoir d'achat
21:10dans le privé
21:11le pouvoir d'achat
21:12n'a pas retrouvé
21:13son niveau de 2019
21:14et on est en 2026
21:15donc ça fait 7 ans
21:16il y a effectivement
21:17cette flambée
21:17des prix de l'énergie
21:19les prix alimentaires
21:20ont augmenté de 40%
21:21depuis 2022
21:22de 25%
21:23pour l'énergie
21:24depuis 2022
21:25on est en train
21:26de toper les 30%
21:27du fait de la flambée
21:28récente
21:28et puis les perspectives
21:30ne sont pas très bonnes
21:31l'inflation repart à la hausse
21:32en glissement annuel
21:33on est à plus de 2,4%
21:34le chômage remonte
21:35le chômage remonte
21:36donc en fait
21:37tous les voyants
21:38sont à l'arrêt
21:41pour essayer
21:42de donner une perspective
21:43qui ne ferait pas
21:44flamber la grogne
21:45que l'on ressent
21:46en plus de ça
21:47vous évoquez
21:49on évoquait les lycéens
21:50mais on peut aussi penser
21:50aux étudiants
21:51qui ont vu
21:51leur niveau de vie
21:53également baisser
21:53de je crois 17%
21:55en 10 ans
21:56donc en fait
21:56l'ensemble
21:57des groupes sociaux
21:58qui souffrent
22:00finalement
22:00d'une perte de revenus
22:02que ce soit revenus
22:03issus du travail
22:03ou que ce soit
22:04simplement des aides sociales
22:06qu'ont baissé
22:06on se rappelle
22:06des baisses d'APL
22:07ou des gels
22:08des prestations
22:09au fond
22:10ne peuvent plus subvenir
22:12à leurs besoins
22:12je rappelle toujours ces chiffres
22:13le montant moyen
22:15des dépenses contraintes
22:16c'est 1100 euros par mois
22:17le seuil de pauvreté
22:18est à 1300 euros par mois
22:20donc en réalité
22:21et le SMIC
22:21est à environ
22:221400 et quelques euros
22:23par mois
22:24donc en fait
22:24lorsque vous êtes au SMIC
22:25ou un peu plus du SMIC
22:26à 1500-1600 euros
22:28vous avez à peine
22:29de quoi subvenir
22:30à vos besoins
22:31le loyer représente
22:32à 25%
22:34du poids
22:35des revenus
22:37des ménages
22:38ça monte à 40%
22:39pour les 10%
22:39les plus pauvres
22:40et pourtant
22:40certains chefs d'entreprise
22:41continuent à dire
22:42que le SMIC
22:42est trop élevé
22:43oui mais alors là
22:44on est face à un débat
22:45et on est en année
22:46présidentielle
22:46il y a effectivement
22:47un gros sujet
22:48de SMIC
22:48et de la société
22:49peut-être que le SMIC
22:50est trop haut
22:50mais il y a aussi
22:51il faut l'assumer
22:52et le dire
22:53un problème de partage
22:54de la valeur
22:54il y a un récent rapport
22:55de l'Organisation Internationale
22:56du Travail
22:57qui montre que
22:58depuis en gros
22:591999
23:01les gains de productivité
23:02n'ont pas été
23:03entièrement redistribués
23:04au travail
23:04et c'est vrai
23:05qu'on l'observe
23:05c'est arrivé
23:06il y a une semaine
23:08ou deux
23:08on sait qu'en France
23:09on est un pays
23:09qui distribue énormément
23:10de dividendes
23:1160 milliards d'euros
23:12ont été distribués
23:12c'est le deuxième pays
23:14après les Etats-Unis
23:15donc il y a peut-être aussi
23:16la nécessité
23:16de trouver un nouveau
23:17compromis social
23:18pour donner davantage
23:19de bulles d'oxygène
23:20à ceux qui n'ont que
23:20leur travail finalement
23:21pour vivre
23:22Alors déjà
23:23sur les dividendes
23:24le chiffre est
23:2561 milliards
23:26le chiffre est exact
23:27mais totalement biaisé
23:28puisque aux Etats-Unis
23:29on distribue les dividendes
23:30tous les trimestres
23:31et en France
23:31l'essentiel des dividendes
23:32est distribué
23:33au deuxième trimestre
23:34ce qui explique
23:34qu'on soit le deuxième
23:35mais évidemment
23:36c'est totalement faux
23:37de le projeter
23:39sur l'année
23:39donc on n'est absolument
23:40pas le deuxième
23:41on doit être quelque part
23:42autour de la 15e
23:43ou 16e place
23:44on n'est pas du tout
23:45on n'est pas du tout
23:46là-dedans
23:46mais en revanche
23:47ce qui est certain
23:48c'est qu'il y a
23:50cette année présidentielle
23:51qui a potentiellement
23:53deux impacts
23:53dans les deux sens
23:56c'est à la fois
23:56un impact
23:57de repousser
24:00les colères sociales
24:01en disant
24:01de toute manière
24:02on va pouvoir
24:02s'exprimer
24:03dans les urnes
24:03et on voit bien
24:04que dans toutes les
24:05toutes les enquêtes
24:06d'opinion
24:06il y a une demande
24:08de radicalité
24:08quand on pose
24:09la question aux français
24:10est-ce que vous voulez
24:10plutôt épaiser
24:11ou plutôt des changements
24:12radicaux
24:12ils disent
24:13quasiment aux deux tiers
24:14je veux des changements
24:15radicaux
24:15donc elle s'exprime
24:16et elle s'exprimera
24:17probablement dans les urnes
24:18et en même temps
24:19il y a effectivement
24:20cette volonté
24:20d'accélérer un peu
24:21les choses
24:22sachant que
24:22c'est très difficile
24:23de les accélérer
24:24et donc
24:24il y a
24:29ce carambolage
24:29de deux calendriers
24:30le calendrier politique
24:31et le calendrier social
24:33qui fait qu'on ne sait pas
24:34trop comment ça peut
24:35comment ça peut tourner
24:36mais en tout cas
24:37ça renforce le climat
24:38de polarisation
24:39de fracture
24:40et de radicalité
24:41qu'il y a dans le pays
24:42je trouve que globalement
24:43ce n'est pas une bonne nouvelle
24:44et que tous ceux
24:44qui mettent de l'huile
24:45sur le feu
24:45ne sont pas très responsables
24:47parce que de toute manière
24:48on a dans six mois
24:48l'opportunité effectivement
24:50de dire
24:50bah voilà
24:50essayons quelque chose
24:52ou n'essayons pas
24:53ou quand nous reprenons
24:56des recettes
24:56déjà éprouvées
24:58parce qu'on pense
24:58que c'est plus rassurant
24:59en tout cas
25:00le choix démocratique
25:01sera fait dans six mois
25:03il est important
25:03que dans une démocratie
25:05c'est dans les urnes
25:06d'abord et avant tout
25:07dans les urnes
25:08ça peut être dans les urnes sociales
25:09ou ça peut être
25:09dans les urnes politiques
25:10que s'expriment
25:11les divergences
25:12ce serait bien effectivement
25:13que beaucoup
25:14aujourd'hui
25:15dans le paysage politique
25:15et un peu médiatique
25:17s'en souviennent
25:18Simon-Pierre Senguerac
25:19le mot de la fin
25:20écoutez
25:20je suis parfaitement d'accord
25:22je pense que
25:23c'est un peu dommage
25:24qu'en année électorale
25:25il y ait
25:25que la situation sociale
25:27pète avant que les gens
25:27puissent s'exprimer dans les urnes
25:29mais ça dit aussi
25:29l'urgence de la situation
25:31dans laquelle
25:31des millions de français
25:32se trouvent
25:33hier on a eu
25:34les élections sénatoriales
25:35qui ont montré
25:35une grosse poussée
25:36du rassemblement national
25:37alors même que
25:38les élus locaux
25:38étaient en fond
25:39un dernier rempart
25:40à cette colère
25:41qu'on pouvait ressentir
25:42donc je pense que
25:43l'inquiétude est très forte
25:45l'urgence l'est également
25:46essayons de
25:47compter sur nos candidats
25:49aux élections présidentielles
25:49pour calmer les ardeurs
25:50plutôt que les alimenter
25:51espérons
25:52espérons messieurs
25:53merci beaucoup
25:53Wilfried Galland
25:54directeur général
25:56de Montpensier Arbeval
25:57et Simon-Pierre Sanguérac
25:58co-directeur de l'Observatoire
26:00de l'économie
26:01de la fondation
26:01Jean Jaurès
26:02restez avec nous
26:03dans un instant
26:03on va faire un point
26:04sur les marchés
26:05DFM Business présente
26:10le 18h éco
26:12Stéphanie Collot
26:13le 18h éco se poursuit
26:15on fait un point
26:15sur la séance du jour
26:16sur les marchés
26:17avec Guillaume Sommerer
26:17bonsoir
26:18bonsoir
26:18le CAC termine
26:19quasi à l'équilibre
26:20ce soir Guillaume
26:20c'est vrai
26:21plus 0,01%
26:22juste pour le symbole
26:23avec toujours une pression
26:24obligataire importante
26:25le 10 ans français
26:25flirte avec les 4,8%
26:27ce soir
26:27on a même touché
26:28vers 17h tout à l'heure
26:29un écart de taux
26:30avec l'Allemagne
26:30de 113
26:31on était à 112 points de bas
26:32ces derniers jours
26:33on est 113 ce soir
26:34entre la France
26:35et l'Allemagne
26:36alors que jeudi
26:37donc dans 3 jours
26:38le gouvernement détaillera
26:39sa proposition de budget
26:40un petit peu de pression
26:41sur la France
26:41donc aujourd'hui
26:42Christine Lagarde
26:43elle s'est exprimée
26:43devant le Parlement européen
26:44elle a expliqué
26:45qu'il n'y avait à ce stade
26:46pas de véritable boucle
26:47prix-salaire
26:48en tout cas
26:48que les prix de l'énergie
26:49ne faisaient pas monter
26:50les salaires
26:50donc c'est plutôt
26:51de ce point de vue rassurant
26:52même si explique-t-elle
26:53les risques sur l'inflation
26:54restent orientés à la hausse
26:56et ça participe
26:57à faire monter les taux
26:57encore une fois
26:58aujourd'hui en Europe
27:0310 actions vont-ils réussir
27:04à tenir face à des taux
27:06obligataires aussi élevés
27:07on voit que l'or par exemple
27:08commence déjà à craquer un peu
27:09l'once d'or recule
27:10de 3-4% aujourd'hui
27:12sous les 4200 dollars
27:13c'est pas encore le cas
27:14des actions
27:14elles tiennent encore
27:15les actions
27:15la question c'est pour
27:16combien de temps
27:17sachant que la pression financière
27:19se transmet aux entreprises
27:20on a eu une étude
27:21du Boston Consulting Group
27:22qui montre que
27:23la hausse des taux
27:24en Europe
27:25finit par peser
27:26sur une entreprise
27:27sur six
27:27en Europe occidentale
27:28et particulièrement
27:29en France
27:30mais aussi en Allemagne
27:31ou encore en Autriche
27:32les valeurs qui se distinguent
27:34ce soir à la Bourse de Paris
27:35on vous rappelle le cas
27:36quasi stable
27:36alors il y a Rexel
27:37qui a reculé ce soir
27:39de 3%
27:39Rexel se renforce aux Etats-Unis
27:41sa plus grosse acquisition
27:42d'ailleurs en 18 ans
27:43pour Rexel
27:44le spécialiste
27:44des équipements
27:45de matériel électrique
27:47cette acquisition aux Etats-Unis
27:48doit lui permettre
27:49de prendre les vents
27:50de l'intelligence artificielle
27:51il faut équiper
27:52plein de data centers
27:53donc il faut des équipements
27:54électriques
27:54et pour ça Rexel
27:55a besoin d'être bien exposé
27:56c'est à cela
27:57que doit lui servir
27:57cette acquisition
27:58mais le titre avait déjà
27:59tellement progressé
28:00que ce soir
28:01on vend la nouvelle
28:02il perd 3%
28:03c'est une acquisition
28:04quand même pour quasiment
28:05un milliard et demi de dollars
28:06aux Etats-Unis
28:06qu'a annoncé Rexel
28:07à suivre aussi Maison du Monde
28:08qui a reculé une nouvelle fois
28:09de 8%
28:10c'est une des autres valeurs
28:11qui ont marqué la séance
28:12et puis à la hausse
28:13quand même le secteur du luxe
28:14pour une fois
28:14notamment Hermès
28:15qui termine plus forte hausse
28:17du CAC 40 en clôture
28:18et du côté des marchés américains
28:19on évolue en ordre dispersé
28:20avec toujours une grosse tension
28:21sur l'obligataire
28:22effectivement
28:22là aussi les taux obligataires
28:24le disant américain
28:25a touché tout à l'heure
28:255,27%
28:27et les taux réels américains
28:29donc ce sont les taux d'emprunt
28:30de l'Etat américain
28:32duquel on déduit l'inflation
28:33mais les taux réels
28:34sont sur des PO de 18 ans
28:35ça fait pression tout ça
28:36sur le segment action
28:38effectivement
28:38le S&P 500 recule de 0,9% ce soir
28:40le Nasdaq aussi
28:42perd un peu plus d'un pour cent
28:43sauf Nvidia
28:44Nvidia est en hausse
28:45actuellement de 2,5%
28:47parce qu'Nvidia annonce
28:47le plus gros programme
28:49de rachat d'action
28:49de l'histoire boursière
28:51Nvidia a annoncé
28:52150 milliards de dollars
28:54supplémentaires de rachat d'action
28:55c'est comme si Nvidia
28:56choisissait comme ça
28:57entre la poire et le fromage
28:58sur un coup de tête
28:59de racheter BNP Paribas
29:00voilà
29:00juste pour compléter
29:01son programme de rachat d'action
29:02qui sera donc
29:03le plus important de l'histoire
29:05Nvidia est en hausse
29:06donc on le disait
29:07d'un peu plus de 2%
29:07les valeurs IA
29:08on continue de les suivre
29:09alors que Bill Gates
29:11pointe des risques systémiques
29:12ce n'est pas une blague
29:13dit Bill Gates
29:14sur les risques systémiques
29:15liés à l'IA
29:16ce n'est pas un canular
29:17contrairement à ce qu'avait pu affirmer
29:18il y a quelques jours
29:19Donald Trump
29:20c'est dans ce contexte
29:20que demain
29:21OpenAI
29:22qui n'est pas encore coté en bourse
29:23mais qu'on suit de près
29:24qui est quand même en bourse aussi
29:24va mener son Dev Day
29:27sa journée développeur
29:28qui sera suivie par le marché
29:30et puis SpaceX
29:30un mot de SpaceX
29:31quand même
29:31vous en reparlerez dans un instant
29:33le titre recule
29:34figurez-vous
29:34il avait ouvert en hausse
29:35avec le succès de Starship
29:37vous livrerez tous les détails
29:38avec Jean-Baptiste Thuet
29:39dans une minute
29:40mais bien sûr
29:40le titre avait ouvert en hausse
29:41et finalement
29:42des prises de bénéfices à l'instant
29:43ce titre perd 0,8%
29:46Guillaume
29:46c'était aujourd'hui
29:47la journée investisseur
29:48pour Total Energy
29:49ça se passait à New York
29:50le groupe a dévoilé
29:51ses objectifs
29:52pour la décennie à venir
29:53on écoute Patrick Pouyanné
29:58on écoute Patrick Pouyanné
30:00le patron de Total
30:02qu'on va entendre
30:03dans un instant
30:04Patrick Pouyanné
30:09toujours pas
30:10donc le patron de Total Energy
30:11qui disait ambitionner
30:13une croissance
30:13de 2 à 3% par an
30:14de sa production
30:15de pétrole et de gaz
30:16sur la période
30:172030-2035
30:19Guillaume
30:19il confirme aussi
30:20son objectif
30:21de croissance moyenne
30:21de plus de 3%
30:23par an
30:24jusqu'en 2030
30:25Total Energy
30:26entend ainsi
30:26se renforcer
30:27dans les énergies fossiles
30:28en fait
30:28Total Energy
30:29qui a terminé
30:30quasi stable
30:30d'ailleurs ce soir
30:30comme le CAC
30:31Total Energy
30:32apporte une énorme
30:33visibilité
30:33ce soir au marché
30:34c'est simple
30:35il compte investir
30:36vous le disiez
30:37jusqu'à 17 milliards
30:37de dollars par an
30:38entre 2027
30:39et 2032
30:40mais surtout
30:41Total Energy
30:41annonce une hausse
30:42à venir
30:43chaque année
30:43de sa production
30:44de pétrole
30:44et de gaz
30:45jusqu'en 2035
30:46et cette échéance
30:472035
30:48on ne l'avait pas
30:48forcément vu venir
30:49donc oui
30:50c'est de la visibilité
30:51en plus
30:51parallèlement
30:52ils comptent augmenter
30:53leur production
30:53d'électricité
30:54de 20% par an
30:55donc voilà
30:56Total Energy
30:57là-dessus
30:57a plutôt rassuré
30:58la visibilité
30:59ça veut dire
30:59qu'il y a
30:59beaucoup de réserves
31:01de pétrole
31:01disponibles
31:02en stock
31:03chez Total Energy
31:04on arrive à pousser
31:05l'horizon
31:05de la hausse
31:06de production
31:06jusqu'à 2035
31:07les analystes
31:08donc saluent
31:09plutôt les annonces
31:10du groupe
31:10aujourd'hui
31:10pour Barclays
31:11Total Energy
31:12est le groupe
31:13européen
31:13affichant
31:14la plus forte croissance
31:15de son flux
31:16de trésorerie
31:16disponible
31:17Jeffries aussi est positif
31:19pour Jeffries
31:19les objectifs de Total Energy
31:21témoignent
31:21je cite Jeffries
31:22de la cohérence
31:23de la stabilité
31:23de la pérennité
31:24de la stratégie
31:25à long terme
31:25tandis que la résilience
31:27et la rigueur
31:27à court terme
31:28permettent d'obtenir
31:29des rendements
31:29plus élevés
31:30donc plutôt
31:30un accueil favorable
31:31alors le groupe
31:32dont les profits
31:33ont explosé
31:33avec la guerre
31:34au Moyen-Arient
31:35on redistribue aussi
31:36massivement
31:37à ses actionnaires
31:37et oui
31:38une politique de retour
31:39aux actionnaires
31:39plutôt généreuse
31:40en tout cas
31:41un peu plus encore
31:41que ces derniers mois
31:42le groupe va racheter
31:43ses propres actions
31:44à hauteur de 2 milliards
31:45et demi de dollars
31:45au quatrième trimestre
31:46peut-être 2 milliards
31:47à 2 milliards et demi
31:48aussi début d'année 2027
31:49c'est plus que le 1 milliard
31:50et demi des derniers trimestres
31:52donc plus de rachats
31:52d'actions qu'avant
31:53et plus de dividendes
31:55puisque le dividende
31:55de Total Energy
31:56progressera de 5% par an
31:57jusqu'en 2030
31:58alors est-ce que tout ça
31:59suffira à réduire
32:01l'écart de valorisation
32:01entre Total Energy
32:02et les majors américaines
32:04c'est à ça que doit servir
32:04la cotation simultanée
32:06à Paris et New York
32:06le titre est coté
32:07et à Paris et à New York
32:08pour l'instant
32:09depuis le début
32:10de cette cotation simultanée
32:11l'écart de valorisation
32:12avec les majors américaines
32:13ne s'est toujours pas réduit
32:15on a un titre Total Energy
32:16qui cote à peu près
32:1710 fois les bénéfices futurs
32:19alors qu'Exxon ou Chevron
32:20cote 14 fois
32:21leurs bénéfices futurs
32:21donc il reste une des cotes
32:22que pour l'instant
32:23Total Energy
32:24ne parvient pas à rattraper
32:25et c'est là que le message
32:26du jour est quand même
32:26super intéressant
32:27c'est que Total Energy
32:28promet donc une hausse
32:29de la production de gaz
32:30et pétrole d'ici 2035
32:32ça c'est pour parler
32:32aux actionnaires américains
32:33ils veulent du gaz
32:34et du pétrole
32:35ils veulent de la rentabilité
32:36et parallèlement
32:37la hausse de la production
32:38d'électricité
32:39sera plus rapide encore
32:40puisqu'elle augmentera
32:41de 20% chaque année
32:42la production d'électricité
32:43et là on parle au fond
32:44ESG européen
32:44donc Total Energy
32:46c'est de parler à la fois
32:47même si la journée
32:47d'investisseurs allait à New York
32:48aux investisseurs américains
32:50et aux investisseurs européens
32:51on verra si la décote
32:52parvient à se combler
32:53dans les prochains trimestres
32:54on verra ça
32:55et Patrick Pouyanné
32:56qui s'est aussi exprimé
32:57sur le blocage
32:58du détroit d'Ormuz
32:59on écoute
33:00le patron Total
33:02tous nos projets
33:06sont en cours d'exécution
33:08ce qui va nous permettre
33:08d'atteindre l'objectif
33:09d'une croissance moyenne
33:13c'est évident pour moi
33:15que nous devons avoir
33:16de plus en plus d'infrastructures
33:17ce qu'on peut faire immédiatement
33:19doubler les infrastructures
33:20de Fujira à Abu Dhabi
33:22on est prêt à y participer
33:25transformer un pipeline de gaz
33:27pour transporter du pétrole
33:28de l'Est vers l'Ouest
33:29en Arabie Saoudite
33:30il y a ce pipeline
33:35entre l'Irak et la Syrie
33:37on y participe aussi
33:40bien sûr que cela a des impacts
33:41et on reviendra sur la situation
33:45au Moyen-Orient
33:46dans moins de 10 minutes
33:49pour évoquer notamment
33:50les négociations en cours
33:51entre l'Iran et les Etats-Unis
33:52direction de l'espace
33:53à présent avec Starship
33:55qui change de dimension
33:57la fusée géante de SpaceX
33:58a atteint aujourd'hui
33:59pour la première fois
34:00une véritable orbite terrestre
34:03et il y a développé
34:05Jean-Pierre Mavoie
34:05ses premiers satellites
34:06Starlink
34:07Jean-Baptiste Thuet
34:08qu'est-ce qui change
34:09vraiment aujourd'hui ?
34:10si j'ai un rapport
34:11avec l'actualité
34:11je dirais que c'est une
34:12sainte journée aussi
34:13pour SpaceX
34:14ils ont marqué un gros coup
34:16parce que pour la première fois
34:17Starship
34:18le vaisseau géant
34:19de SpaceX
34:20a fait le boulot
34:22et ce vaisseau géant
34:23a montré
34:24qu'il était capable
34:24donc pour la première fois
34:25d'aller déposer
34:26des satellites en orbite
34:28on y reviendra
34:28un petit peu après
34:29c'était le 14ème vol
34:30d'essai pour Starship
34:31jusqu'ici
34:32le vaisseau
34:33s'était aventuré
34:34un petit peu dans l'espace
34:34mais n'était jamais
34:36allé aussi loin
34:36puisque là
34:36il est allé à 275 km d'altitude
34:39et puis en orbite
34:40pour faire le tour de la Terre
34:41donc il va faire 6 fois
34:42le tour de la Terre
34:43et à l'occasion
34:44de cette petite promenade
34:45il a déposé
34:46comme ça
34:47chemin faisant
34:47les différents satellites
34:49dont on reparlera après
34:50en l'occurrence
34:5126 satellites
34:52Starlink
34:53version 3
34:54le vol est prévu
34:55alors le vol
34:56les satellites sont en orbite
34:57et il y a encore
34:5810 heures de vol
34:58avant que la fusée
35:00redescende
35:01tranquillement
35:02alors cette fois-ci
35:03elle ne sera rattrapée
35:04ce qu'on appelle
35:05le booster
35:05l'étage principal
35:06est retombée dans la mer
35:07doucement
35:08et puis le vaisseau principal
35:10lui retombera aussi
35:10mais ne seront pas rattrapés
35:12donc c'est la première fois
35:13que Starship
35:14accomplit réellement
35:15la mission
35:15d'un lanceur orbital
35:16alors pourquoi
35:17Jean-Baptiste
35:17ce vol est plus important
35:19que les précédents ?
35:20Jusqu'ici SpaceX
35:22testait essentiellement
35:23la fusée elle-même
35:24le décollage
35:25la séparation des étages
35:27les moteurs
35:27toutes les étapes
35:28finalement
35:28toutes les différentes étapes
35:29puis on essuyait les plâtres
35:30il y avait des moteurs
35:31comme aujourd'hui d'ailleurs
35:32qui s'éteignaient
35:33parce qu'il y a eu des moteurs
35:34qui se sont éteints
35:35il y a eu quelques petits problèmes
35:35de moteurs Raptor
35:37qui se sont éteints
35:37mais c'était suffisamment minime
35:39pour que la mission
35:39puisse continuer
35:40mais voilà
35:40on était dans les phases de test
35:42et en fait
35:43c'est le passage
35:44d'un immense prototype
35:45expérimental
35:46à ce qui doit devenir
35:47en fait un véritable système
35:48de transport spatial
35:49et en fait
35:50on change totalement d'échelle
35:51il faut juste se poser
35:52deux secondes sur les chiffres
35:53mais juste deux secondes
35:55Starship
35:55donc juste le vaisseau
35:57mesure déjà
35:5850 mètres de haut
36:00son propulseur en dessous
36:01mesure 70 mètres
36:02donc vous avez un ensemble
36:03qui mesure 124 mètres
36:05c'est colossal
36:05et qui pèse
36:07peu ou prou
36:085000 tonnes
36:10il faut juste se figurer
36:11ce que c'est
36:12voilà
36:12donc c'est quelque chose
36:13qui est absolument gigantesque
36:14et donc évidemment
36:15qu'on peut charger
36:17dans les années qui viennent
36:18avec de très très nombreux
36:19satellites
36:19et beaucoup beaucoup de choses
36:20alors justement
36:21les satellites
36:21parlons-en
36:23satellites Starlink V3
36:24ils sont importants
36:26pour comprendre le rôle
36:27industriel de Starship
36:28un mot rapide
36:29pour ceux qui ont été
36:30dans la jungle birman
36:31de ces dernières années
36:32la constellation Starlink
36:33vous avez 10 000 satellites
36:34qui tournent autour de la Terre
36:35et qui nous fournissent
36:36aux abonnés
36:37ou ceux qui sont abonnés
36:38en tout cas
36:38des services internet
36:39il y en a 10 000 aujourd'hui
36:40là ce qui est envoyé
36:41sont des satellites version 3
36:43donc encore plus puissants
36:44qui peuvent envoyer
36:45encore plus de bandes passantes
36:46sur la Terre
36:47à la différence près
36:48que les satellites version 2
36:50pesaient 500 kg
36:51et ces satellites version 3
36:52pèsent 2 tonnes
36:53c'est pour ça qu'on a besoin
36:55d'un vaisseau qui est aussi gros
36:56là il y en avait 26
36:57donc on a envoyé d'un coup
36:58quasiment 60 tonnes dans l'espace
37:00donc plus de capacités
37:01plus de débuts
37:01et en fait
37:03l'objectif industriel
37:05il est clair
37:05c'est de lancer
37:06très rapidement
37:07dans les années qui viennent
37:07des centaines
37:09puis des milliers
37:10de satellites
37:10de nouvelle génération
37:11pour avoir une constellation
37:12Starlink
37:12qui soit encore plus puissante
37:13donc finalement Starship
37:14c'est pas seulement
37:15une fusée plus grosse
37:16c'est aussi un outil
37:17au service
37:18du modèle économique
37:19de SpaceX
37:20SpaceX fabrique
37:21la fusée
37:22les satellites
37:22le réseau Starlink
37:24et commercialise ensuite
37:25tout ça directement
37:26auprès des clients
37:28donc le fait
37:29de pouvoir réutiliser
37:30dans quelques années
37:30la fusée
37:31parce que c'est pas encore le cas
37:31la fusée est pas suffisamment
37:34opérationnelle
37:34pour être réutilisée à chaque fois
37:35même encore pas du tout
37:36mais le but du jeu
37:37c'est d'arriver à faire descendre
37:38au maximum les coûts
37:39dans les années qui viennent
37:40en envoyant énormément
37:41de satellites
37:41et puis en faisant
37:42de la récupération
37:43après dans les années qui viennent
37:43mais après Starlink
37:45à quoi va servir
37:46cette fusée gigantesque ?
37:48Prochaines étapes
37:49elles sont multiples
37:49donc d'abord
37:50densifier la constellation
37:51Starlink
37:52on a vu
37:52ensuite vous allez bientôt
37:53avoir l'apparition
37:54des data centers en orbite
37:55la construction
37:56de data centers en orbite
37:58ça figure clairement
37:58dans le projet
37:59d'introduction en bourse
38:00de SpaceX
38:00donc ça c'est à venir
38:01dans les années qui viennent
38:01et pour faire ça
38:02il va falloir transporter
38:03dans l'espace
38:04des masses considérables
38:05après ça
38:06il va ensuite
38:08falloir penser à la Lune
38:09vous avez le programme
38:09Artemis avec la NASA
38:10qui est toujours en cours
38:12donc il va falloir
38:13prouver que Starship
38:14est capable d'aller sur la Lune
38:15il faut prouver que Starship
38:16est capable de faire
38:17du transfert de carburant
38:19dans l'espace
38:19on a encore des étapes
38:20très lourdes
38:21et puis peut-être
38:22dans quelques années
38:23mais c'est peut-être
38:24encore du fantasme
38:25Starship pourrait être aussi
38:26le vaisseau
38:26qui irait sur Mars
38:27mais vous voyez
38:28il y a encore beaucoup
38:28beaucoup de travail
38:29mais en tout cas
38:29l'étape qui a été
38:30franchie aujourd'hui
38:31est extrêmement importante
38:32et célèbre en plus
38:34pour finir un anniversaire
38:35assez étonnant
38:36c'est qu'il y a
38:3826 ans
38:40ou 28 ans
38:4018 ans
38:42merci beaucoup
38:43je vais y arriver
38:4318 ans
38:44jour pour jour
38:45le 28 septembre 2008
38:47c'est la première fois
38:48que SpaceX envoyait
38:49la Falcon 1
38:50dans l'espace
38:51donc voilà
38:52jolie journée
38:53en tout cas
38:53ils ont bien réussi
38:54leur coup
38:5418 ans après
38:55c'est une sacrée avancée
38:57merci beaucoup
38:58Jean-Baptiste
38:58tu es retour sur Terre
39:00avec le dernier jour
39:02du procès
39:02Rachida Dati
39:03Carlos Ghosn
39:04l'ancienne ministre
39:05et le patron déchu
39:06de Renault
39:07était jugé
39:07pour corruption
39:09et trafic d'influence
39:10pour des contrats
39:11passés avec Renault
39:12entre 2009 et 2013
39:13ils encouraient
39:15jusqu'à 10 années
39:16d'emprisonnement
39:17le procès n'est pas encore
39:18tout à fait terminé
39:19ce soir
39:19mais on connaît
39:20déjà les réquisitions
39:22du PNF
39:23du parquet national
39:23financier
39:24on retrouve Justine Vassogne
39:25avec Olivier Mélan
39:26depuis le tribunal de Paris
39:28Justine
39:28les réquisitions sont lourdes
39:30le parquet demande
39:314 ans d'emprisonnement
39:33pour les deux prévenus
39:34et une peine
39:35d'inéligibilité
39:36de 5 ans
39:36avec effet immédiat
39:38pour Rachida Dati
39:40oui effectivement
39:424 ans d'emprisonnement
39:43dont deux enfermes
39:44mais aménageables
39:45à l'encontre
39:46de Rachida Dati
39:47mais aussi
39:47et surtout
39:48peut-être
39:495 ans
39:50d'inéligibilité
39:51avec effet immédiat
39:52ce qui veut dire
39:52que si les juges
39:53suivent ces réquisitions
39:55et bien Rachida Dati
39:56devra démissionner
39:57de ses fonctions
39:58de maire du 7ème arrondissement
40:00de Paris
40:00pendant 5 ans
40:02elle ne pourra pas non plus
40:03être avocate
40:04ou magistrate
40:05vous avez sali la robe
40:07reproche les procureurs
40:09à Rachida Dati
40:09pour eux aucun doute possible
40:11elle est coupable
40:12de corruption
40:13de trafic
40:14d'influence
40:15il n'existe aucune preuve
40:16de son travail
40:17d'avocate pour Renault
40:18sur des dossiers
40:19au Maghreb
40:20et au Moyen-Orient
40:22il y a peu de preuves
40:23car l'effet remonte
40:24à 17 ans
40:25ont justifié
40:26les avocats
40:26de Rachida Dati
40:27ces 4 avocats
40:29ont chacun
40:29plaidé la relax
40:30et ils sont encore
40:31en train de le faire
40:32à l'heure où je vous parle
40:33Stéphanie
40:34ils ont dressé
40:34un long inventaire
40:36plus de 30 témoins
40:37peuvent affirmer
40:38du travail
40:39de Rachida Dati
40:39pour Renault
40:40ont-ils détaillé
40:41parmi eux
40:42des ambassadeurs
40:43Jean-Pierre Raffarin
40:44ou encore
40:45l'ancien patron
40:46de la DGSE
40:48à l'époque
40:49à l'inverse
40:50a continué la défense
40:51aucun témoignage
40:52ne dit que
40:53Rachida Dati
40:54a fait du trafic
40:55d'influence
40:56du lobbying
40:57au Parlement européen
40:58l'accusation
40:59c'est le vide sidéral
41:00ce dossier
41:01ne repose sur rien
41:03ont martelé
41:04les avocats
41:04de la défense
41:05Justine
41:06les multiples casquettes
41:07de Rachida Dati
41:08maire
41:09députée
41:10avocate
41:10magistrate
41:11ancienne garde
41:12des Sceaux
41:12ont clairement
41:13joué contre elle
41:14aujourd'hui
41:17Oui
41:17les faits commis
41:18par Rachida Dati
41:19illustrent une trahison
41:20ont estimé
41:21les procureurs
41:22c'est un coup d'épée
41:23au pacte républicain
41:25selon le parquet
41:26vous condamnez
41:27Rachida Dati
41:28à une mort civile
41:29ont rétorqué
41:30ses avocats
41:31très en verve
41:31comme d'ailleurs
41:32pendant tout ce procès
41:33vous rétablissez
41:35la peine de mort
41:36professionnelle
41:37les avocats
41:38de Rachida Dati
41:39parlent d'un procès
41:40amputé à 50%
41:41c'est devenu
41:42le procès
41:42de Rachida Dati
41:43et d'elle seule
41:44se sont-ils offusqués
41:46car effectivement
41:47Carlos Ghosn
41:48il faut parler de lui
41:48tout de même Stéphanie
41:49et bien il a brillé
41:50par son absence
41:51il est aujourd'hui
41:52jugé par défaut
41:53c'est le grand absent
41:54obscène de cette audience
41:56selon les dires
41:57des avocats de Renault
41:58un absent
41:59qui vit plantureusement
42:00à Beyrouth
42:01bunkerisé
42:02dans sa villa
42:03le parquet
42:04a également requis
42:054 ans de prison
42:06contre l'ancien patron
42:07de Renault
42:08Carlos Ghosn
42:09a contribué
42:10avec Rachida Dati
42:11à salir
42:12les institutions
42:13selon le parquet
42:14le pouvoir lui est clairement
42:15monté à la tête
42:17merci beaucoup
42:18Justine Vasson
42:19en direct du tribunal
42:20de Paris
42:21avec Olivier Melland
42:23dans un instant
42:24on va parler de la guerre
42:25entre l'Iran
42:26et les Etats-Unis
42:27elle entre dans son
42:288ème mois
42:29aujourd'hui
42:30mais le dialogue
42:30n'est pas rompu
42:31des discussions
42:32ont lieu avec les médiateurs
42:34elle porte sur une nouvelle version
42:36du plan de 7 jours
42:37présenté par Téhéran
42:38la semaine dernière
42:39selon Reuters
42:40parallèlement
42:41l'Iran dément
42:42toute implication
42:43dans un projet d'attaque
42:44contre une base militaire
42:46en Angleterre
42:46base utilisée
42:48par l'armée américaine
42:49on fait le point
42:50dans un instant
42:51à tout de suite
42:51BFM Business présente
42:57le 18h éco
42:59Stéphanie Collot
43:00on poursuit le 18h éco
43:02à l'international
43:02avec les négociations
43:03en cours
43:04entre l'Iran
43:04et les Etats-Unis
43:05alors que le conflit
43:06entre dans son 8ème mois
43:07les discussions
43:08se concentrent
43:09sur une version amendée
43:11du plan 7 jours
43:12présenté par Téhéran
43:13la semaine dernière
43:14selon Reuters
43:15bonsoir Adèle Bakawan
43:17bonsoir
43:17vous êtes directeur
43:18de l'institut européen
43:19d'études sur le Moyen-Orient
43:21et l'Afrique du Nord
43:22votre dernier ouvrage
43:23est
43:23la décomposition
43:24du Moyen-Orient
43:25trois ruptures
43:26qui ont fait basculer
43:27l'histoire
43:28Donald Trump
43:29a annoncé hier
43:30une reprise
43:31des négociations
43:31avec l'Iran
43:32information démentie
43:34par Téhéran
43:35dans la foulée
43:36mais voilà qu'on apprend
43:36que des discussions
43:37sont finalement
43:38en cours
43:40sur le plan
43:41à 7 jours
43:41présenté par l'Iran
43:43il y a donc
43:44bel et bien
43:44discussion
43:45et reprise
43:45des négociations
43:46aujourd'hui
43:46les deux
43:47ils ont raison
43:47à la fois
43:48Donald Trump
43:49et les Iraniens
43:49pourquoi ?
43:50parce que Donald Trump
43:51a raison
43:51parce qu'il y a
43:52la négociation
43:53mais indirectement
43:54ce sont les Qataris
43:56et non pas les Pakistanais
43:57et non pas les Turcs
43:58et non pas les Égyptiens
43:59cette fois
44:00ce sont les Qataris
44:01les Qataris
44:02qui négocient
44:03indirectement
44:04avec les deux
44:04vous avez les Américains
44:05dans un bureau
44:06vous avez les Iraniens
44:08dans un autre bureau
44:08les Qataris
44:11rencontrent d'abord
44:12les Américains
44:12et ensuite les Iraniens
44:14et après
44:14ils font aller-retour
44:15entre les deux
44:16et les Iraniens aussi
44:17ils ont raison
44:17parce qu'ils ne négocient pas
44:18directement avec les Américains
44:20ça a plus de chances
44:21d'aboutir
44:22certainement dans ce sens-là
44:23pourquoi ça n'avait pas fonctionné
44:25avec les précédents médiateurs ?
44:27parce que tout simplement
44:28Donald Trump
44:29a signé un mémorandum
44:3114 points
44:32et une fois c'est signé
44:34il retourne à la Maison Blanche
44:35il l'a signé
44:36pas très loin d'ici
44:37n'est-ce pas
44:37à Versailles
44:38quelques kilomètres
44:38il s'est rendu compte
44:40que c'est la capitulation
44:41pour les Américains
44:42sur les 14 points
44:43il y a 13 points
44:45en faveur des Iraniens
44:47des gardiens
44:47de la révolution islamique
44:48et un seul point
44:49en faveur des Américains
44:50et de la communauté internationale
44:51et objectivement donc
44:53ils n'étaient absolument pas
44:54en mesure
44:55de respecter son mémorandum
44:57et aujourd'hui
44:58le Pakistan et le Qatar
44:59inciteraient
45:00selon le Wall Street Journal
45:01inciteraient l'Iran
45:02à envisager
45:03des concessions
45:03sur son programme
45:05nucléaire
45:06on pensait que c'était
45:07une ligne rouge
45:07jusqu'à présent
45:08est-ce que l'Iran
45:09serait prêt
45:09à faire des concessions
45:10sur son programme ?
45:11Le problème c'est que
45:11les Iraniens
45:12cette semaine
45:13ont présenté
45:147 conditions
45:15aux Américains
45:16et les conditions
45:17quand on dit
45:18ce sont des conditions
45:19ce n'est pas des propositions
45:21vous vous rendez compte
45:22vous êtes face
45:23à la première puissance
45:25au monde
45:25des Etats-Unis
45:26face à Donald Trump
45:27qui se prend pour le roi
45:28de tous les rois
45:29et vous dites
45:29moi
45:30l'Iran
45:31je vous présente
45:32mes 7 conditions
45:33pour que je me retrouve
45:35face à vous
45:36autour d'une table
45:37de négociation
45:38et donc la première condition
45:40c'est la fin
45:41de toutes les guerres
45:42au Yémen
45:42au Liban
45:43en Palestine
45:45etc
45:45et en Iran
45:46la deuxième condition
45:47les 13-14 milliards de dollars
45:49je ne vais pas entrer
45:50dans ces détails
45:50entre maudits
45:51c'est la capitulation totale
45:53c'est l'humiliation
45:54par rapport à Donald Trump
45:55Donald Trump a dit
45:55non
45:56j'accepte aucune condition
45:58et après
45:58les Iraniens
45:59ils ont dit
45:59par rapport à votre question
46:00une fois que vous acceptez
46:02les 7 conditions
46:03après 7 jours
46:05il est probable
46:06qu'on se retrouve
46:07autour d'une table
46:07de négociation
46:08pour parler
46:09du programme atomique
46:10Donald Trump dit non
46:11d'abord le programme atomique
46:13et ensuite
46:13le détroit d'Hormuz
46:14et tout ce qui va avec
46:15donc là
46:16c'est effectivement
46:17une guerre
46:18dans la négociation
46:20ça veut aussi dire
46:21que l'Iran
46:22est clairement
46:22en position de force
46:23aujourd'hui
46:24détenant
46:25ou contrôlant
46:26le détroit d'Hormuz
46:26et contrôlant
46:27par le truchement
46:28des outils
46:28le détroit de Babel Mandeb
46:29dans le récit iranien
46:31oui
46:31dans le récit américain
46:33notamment de Donald Trump
46:34non
46:35dans le récit iranien
46:36pourquoi c'est oui
46:36parce que tout simplement
46:37Donald Trump
46:38est fragilisé
46:39par le mi-mandat
46:40les élections
46:41du mi-mandat
46:41plus on s'approche
46:43plus Donald Trump
46:44il se retient
46:45et il ne fera pas
46:46la république islamique
46:47d'Iran
46:47et donc il faut absolument
46:49pousser Donald Trump
46:50vers d'autres directions
46:51d'autres orientations
46:52à la fois diplomatiques
46:54et militaires
46:55c'est-à-dire quoi
46:55c'est-à-dire
46:56plus Donald Trump
46:57il se rapproche
46:58du mi-mandat
46:59plus il y a
47:01la probabilité
47:02qu'il cède
47:03il cède
47:04face aux iraniens
47:04c'est un moyen de pression
47:05et s'il ne cède pas
47:06oui absolument
47:06et s'il ne cède pas
47:08à la table de négociation
47:09dans ce cas-là
47:10il faut pousser
47:11pousser Donald Trump
47:12vers des nouvelles offensives
47:13c'est-à-dire
47:14une nouvelle guerre
47:14pourquoi ?
47:15parce que les iraniens
47:16leur calculaient
47:17de la manière suivante
47:18si Donald Trump
47:19attaque encore une fois
47:21les iraniens
47:22et bien les iraniens
47:23vont élargir
47:24le terrain
47:25au-delà du Moyen-Orient
47:26et donc
47:27la probabilité
47:29que Donald Trump
47:29perde les élections
47:30du mi-mandat
47:31est très très forte
47:32et si Donald Trump
47:33perd les élections
47:34du mi-mandat
47:34et bien il sera
47:35très très fragile
47:36et fragilisé
47:37à la table de négociation
47:38après
47:38seulement
47:39les calculs
47:40de Donald Trump
47:41sont totalement différents
47:42Donald Trump
47:43pense que
47:43l'oblocus
47:44contre la république
47:45islamique d'Iran
47:46fonctionne à la perfection
47:47aujourd'hui
47:49hier
47:50on a eu
47:5189
47:52non
47:52oui
47:5499
47:54navires
47:55passés
47:56avant la guerre
47:57c'était 112
47:58113 navires
47:59et le maximum
48:00c'était 128
48:02donc on augmente
48:03le niveau
48:04de passage
48:04d'une manière
48:05considérable
48:06et ensuite
48:07le navire iranien
48:08ne passe pas
48:10un dollar américain
48:12équivalent
48:12aujourd'hui
48:13aujourd'hui
48:13c'est
48:1412 millions
48:15400 000
48:16réels
48:17iraniens
48:17n'est-ce pas
48:18et donc
48:18la monnaie iranienne
48:19est en chute libre
48:20l'économie iranienne
48:21en chute libre
48:22l'Iran est asségiée
48:23non seulement
48:24lui-même
48:25mais aussi
48:25tous les partenaires
48:26de la république islamique
48:27d'Iran
48:28autrement dit
48:28Donald Trump
48:29pense qu'il est
48:29en position de force
48:30est-ce que vous pensez
48:32que Donald Trump
48:33comme le révèle
48:34le Wall Street Journal
48:35que Donald Trump
48:36pourrait
48:37entreprendre
48:38une reprise
48:39des frappes
48:39sur l'Iran
48:40après les élections
48:41de mi-mandat
48:41alors ça
48:42c'est mon hypothèse
48:43du favori
48:44moi je pense personnellement
48:45que Donald Trump
48:46après les élections
48:47de mi-mandat
48:47n'aura que 12 options
48:49la première option
48:51c'est s'engager
48:52sérieusement
48:52dans une action diplomatique
48:54et dans une action diplomatique
48:56on sait très bien
48:57que les Iraniens
48:58ils sont très très forts
48:59la dernière fois
49:00lorsque la communauté internationale
49:03y compris les Etats-Unis
49:04ont négocié
49:04avec les Iraniens
49:06uniquement sur un élément
49:08un élément
49:09c'est-à-dire
49:09le programme atomique
49:11ça a duré
49:11de 2013 à 2015
49:13c'est-à-dire
49:1320 mois de négociations
49:15aujourd'hui
49:16vous avez le programme atomique
49:17vous avez les 440 kilos
49:18de uranium enrichis
49:19vous avez le programme balistique
49:20vous avez le programme milicien
49:22vous avez le détroit d'Hormuz
49:23vous avez les abords
49:24autrement dit
49:25les Iraniens
49:26vont s'engager
49:27dans plusieurs années
49:28de négociations
49:28et donc Donald Trump
49:29n'a pas cette patience
49:31pour s'engager
49:32dans une telle élection
49:33la deuxième option
49:34bien évidemment
49:35c'est la reprise
49:36des frappes
49:37mais d'une manière différente
49:39d'une manière radicale
49:40très très très radicale
49:41et la troisième option
49:43ce qui n'est absolument pas acceptable
49:44c'est gérer le cas où tel qu'il est
49:46et bien dans la gestion du cas où tel qu'il est
49:49tout le monde est perdant
49:50Adèle Bakawan
49:51une toute dernière question rapidement
49:52il y a eu un projet d'attaque
49:53contre une base militaire en Angleterre
49:555 suspects de nationalité britannique
49:57ont été arrêtés
49:58puis libérés sous caution
49:59l'Iran nie catégoriquement
50:01toute implication
50:01est-ce que néanmoins
50:03il faut y voir la main de l'Iran ?
50:04écoutez l'Iran
50:05vous avez la communication
50:07et vous avez les faits
50:08la communication c'est que les Iraniens
50:09disent qu'ils ne sont pas derrière cette action
50:12mais les faits c'est quoi ?
50:13c'est que vous avez les gardiens
50:14de la révolution islamique
50:15qui ont déjà frappé
50:16plusieurs bases
50:18jordaniennes
50:19kurdes et golfe
50:20sur lesquelles il y avait des Américains
50:22exactement comme cette base
50:231
50:232
50:23vous avez à la fois
50:25le guide
50:26Moustaba Khamney
50:27mais aussi les gardiens
50:28de la révolution islamique
50:29d'Iran
50:29nous disent tous les jours
50:31qu'ils vont élargir
50:32le terrain de cette guerre
50:33au-delà du Moyen-Orient
50:34et là vous avez bien évidemment
50:36un projet d'attentat en cours
50:38l'hypothèse iranienne
50:40est très forte
50:40maintenant il faut qu'on attende
50:42la conclusion de l'enquête
50:43attendons la conclusion de l'enquête
50:45effectivement
50:45merci beaucoup Adèle Bakawan
50:46je rappelle que vous êtes directeur
50:47de l'Institut Européen d'études
50:49sur le Moyen-Orient
50:50et l'Afrique du Nord
50:51dans un instant sur BFM Business
50:53c'était Kenko
50:53présenté par François Sorel
50:55très bonne soirée
50:57le 18h écho
50:58sur BFM Business
51:00et l'Amérique de l'ennemité
51:00est l'olog à demain
51:00c'est un moment
51:00ça va là
51:01l'aventure.
51:01c
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