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  • il y a 23 minutes
Ce mardi 22 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat
00:14A la une de ce mardi 22 septembre, la réponse du gouvernement face à la hausse des prix du carburant
00:19Avec des aides renforcées, toujours ciblées pour les grands rouleurs et les secteurs touchés
00:24Mais pas de baisse généralisée des taxes, décryptage des annonces du gouvernement dans un instant
00:29Et dans un quart d'heure, on se demandera si cette crise des carburants ne va pas casser le peu
00:34de croissance que l'on connaît en France
00:37L'Assemblée Générale de l'ONU et les déclarations de Donald Trump, il promet le retour des Etats-Unis
00:42L'Amérique est plus forte que jamais, dit-il
00:44Le président américain qui n'a pas mâché ses mots à l'encontre de l'Iran et qui menace encore
00:49de détruire le régime iranien
00:51Téhéran réplique, on fait le point à 18h45
00:54Et puis dans une demi-heure, on parlera des débuts prometteurs de Muse
00:58L'agent IA de Meta a déjà 3 millions de téléchargements en deux semaines d'existence aux Etats-Unis
01:04Il faut dire qu'il va encore plus loin que ses concurrents
01:07Puisqu'il peut passer commande automatiquement pour le compte de l'utilisateur, vous verrez
01:15Le gouvernement sonne donc la mobilisation générale face au prix du carburant
01:21Il y a quelques minutes, à Bercy, plusieurs ministres ont annoncé de nouvelles aides en conservant une méthodologie de soutien
01:28ciblée
01:29Première annonce Margot Faudéré, l'exécutif annonce une évolution des aides pour les gros rouleurs
01:36Absolument, et il y a deux grands changements à retenir
01:39Le premier, c'est que le montant de l'aide va augmenter
01:42Et ensuite que l'aide va bénéficier à plus de Français
01:45Concrètement, l'aide va représenter désormais l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant
01:50C'est deux fois plus que jusqu'ici
01:52Cela représente donc une indemnité de 100 euros sur trois mois
01:56Et ensuite, désormais, 5,5 millions de Français au total seront éligibles
02:01C'est 2,5 millions de plus que pour la version précédente de cette aide
02:04En fait, l'exécutif a décidé d'élargir le plafond de ressources
02:07Jusqu'à 2 035 euros net par mois pour une personne seule
02:11Et jusqu'à 6 104 euros net pour un couple avec enfant
02:15Le gouvernement précise aussi que le versement de l'aide va être simplifié
02:19Il sera automatique pour toutes les personnes qui en bénéficient déjà
02:23Et pour les nouveaux bénéficiaires, la plateforme sera accessible en ligne
02:26Avec un rappel des critères pour être éligible
02:29Autre mesure importante dévoilée il y a quelques minutes par le gouvernement
02:32C'est le relèvement du plafond de défiscalisation de la prime carburant
02:37Vous savez, c'est la prime qui est versée par les employeurs
02:39Pour aider leurs salariés à se rendre au travail
02:41Et bien, son plafond passe désormais à 1 000 euros par an
02:44Contre 600 euros jusqu'ici
02:46Enfin, concernant le chèque énergie qui bénéficie à quasiment 6 millions de ménages
02:51Son versement sera avancé d'avril à janvier 2027
02:54Et alors, concernant les aides sectorielles
02:57Pour les pêcheurs, les entreprises du BTP et les agriculteurs
03:00On savait déjà qu'elles étaient prolongées jusqu'au 31 décembre
03:04Mais là aussi, le gouvernement a donné plus de détails il y a quelques minutes
03:09Oui, notamment concernant les pêcheurs
03:11L'aide couvrira désormais jusqu'à 70% de la hausse des coûts du carburant
03:16Par rapport à la situation d'avant crise
03:19Des prêts à taux zéro vont également être lancés à partir de la mi-octobre
03:23Et puis surtout, le gouvernement vient d'annoncer un élargissement de ces mesures
03:27Aux professionnels qui s'occupent des personnes âgées ou des personnes dépendantes à domicile
03:32Par exemple, les aides à domicile pourront demander l'aide gros rouleurs
03:36Dès 30 km réalisés
03:37Et ça, on va le voir dans un instant avec Loïc Gobé
03:40Président national de la Fédération des entreprises de service à la personne
03:44Margot, comment on finance toutes ces annonces ?
03:46Eh bien, c'est toute la question
03:47David Amiel, le ministre des Comptes Publics l'a redit il y a quelques minutes
03:50Il n'y a pas de canote sur les carburants
03:52Entre le début du conflit et le 20 septembre
03:55Les recettes fiscales sur le carburant ont reculé de plus de 400 millions d'euros
03:59Par rapport à la même période l'année dernière
04:00Et ça, ça s'explique surtout par la chute de la consommation de carburant en France
04:05Elle a reculé de 30% sur les 10 derniers jours par rapport à début septembre
04:09C'est une chute absolument inédite
04:11Il n'y a donc pas de pactole pour financer les aides
04:14Les aides qui ont représenté à ce stade 1,4 milliard d'euros pour les finances publiques
04:20Jusqu'ici, elles ont été financées surtout par des gels de crédit
04:23Des gels d'allègement de charges
04:25Mais aussi par la réindexation des plafonds des franchises médicales
04:28La semaine dernière encore, Bercy nous assurait que 10 milliards d'euros de crédit
04:58Est disponibles et donc de faire baisser leurs prix rapidement
05:02La porte-parole de la Commission européenne confirme avoir reçu la lettre
05:07Mais vote en touche
05:11Nous sommes en train d'étudier cette lettre
05:13Notamment sur la flambée des prix de l'énergie
05:15Depuis le début de la crise des carburants
05:17Nous suivons de près les questions de distribution de transport
05:20Et les prix bien sûr
05:22Pour ce qui est des prix des carburants
05:24Ça dépend de beaucoup de variables
05:25Et ça a une incidence sur le prix du gaz
05:28Nous avons en Europe des prix qui sont deux à trois fois plus élevés
05:32Qu'en Chine ou aux Etats-Unis par exemple
05:33Alors c'est précisément pour ça qu'il y a des réunions de groupes de coordination
05:37Pour que les Etats membres puissent présenter les dernières informations sur la situation
05:45On est en ligne avec Jean-Thomas Schmitt
05:48Bonsoir, vous êtes président de l'Union des entreprises de transport et de logistique de France
05:54D'abord, dans quelle mesure vous êtes concerné par les aides annoncées il y a quelques minutes à Bercy ?
06:00Bonsoir, bien écoutez, justement on n'est plus concerné par les aides annoncées il y a quelques minutes à Bercy
06:06Mais ça on le savait depuis septembre qu'on était sortis du régime d'aides
06:09Qui avait été annoncé au mois de mars
06:11Il y a eu une série d'aides qui nous avaient été accordées au début de la crise
06:15Voilà, ils nous ont mis fin à ce dispositif début septembre
06:20Mais alors comment vous réagissez aujourd'hui aux annonces du gouvernement concernant les secteurs ciblés
06:27Nouvellement les aides à domicile
06:29Mais vous, transporteur de marchandises, vous n'êtes pas concerné par les aides ?
06:35Alors non, et c'est justement un gros problème
06:37C'est-à-dire qu'il y a un vrai deux poids deux mesures
06:40On avait accordé ces aides aux transporteurs
06:42Parce qu'ils avaient bien compris que l'impact était colossal pour les comptes de résultats des transporteurs
06:47Je rappelle que pour un transporteur, le coût de revient du gasoil routier
06:52C'est 30% des coûts de revient totaux
06:54Quand ça augmente de 50% en six mois
06:57C'est 15% de ces coûts de revient qui augmentent, qui explosent d'un coup
07:01Et qui restent à répercuter aux clients
07:04Ce qui est extrêmement difficile dans un premier temps en matière de trésorerie
07:08Puisqu'il faut avancer cette trésorerie durant les premiers mois jusqu'à l'encaissement des factures clients
07:14Donc ça c'était un pont extrêmement important
07:17Et effectivement, on est très surpris de la manière dont ça a été fait
07:20Très brutalement, on a été sortis de ces aides
07:23Alors qu'encore une fois, c'est extrêmement structurant pour notre industrie d'avoir ce support
07:28Ça veut dire que depuis le début du mois de septembre
07:30Vous n'avez plus aucune aide de l'État concernant le carburant et pour faire face à la hausse du
07:35carburant ?
07:36Non, plus aucune aide
07:37Et alors, du point de vue de l'union TLF que je dirige
07:41Il n'a jamais été question, puisqu'on sait aujourd'hui que l'État n'a plus d'argent
07:45Que de toute façon, les aides que vous recevez aujourd'hui, c'est les impôts de demain
07:49Nous, depuis le début, on plaide pour un accompagnement sur les sujets de trésorerie
07:53Parce qu'effectivement, il y a ce décalage de trésorerie qui est extrêmement brutal au début de la crise
07:57On bénéficie depuis le début des années 2000 d'une surcharge gasoil d'ordre légal à appliquer sur nos factures
08:04Qui est unique en Europe et qu'il faut plus que jamais sanctuariser, protéger pour pouvoir couvrir l'évolution de
08:11nos coûts
08:11Mais on a de toute façon un déficit structurel de compétitivité par rapport à la moyenne européenne
08:17Qui est préexisté à cette crise et qui se matérialise aujourd'hui encore plus fortement dans le cadre d'une
08:23crise
08:23Donc quand on a les marges les plus faibles d'Europe en France dans ce secteur du transport et de
08:28la logistique
08:29Quand l'année dernière, on accumule 2500 défaillances d'entreprises
08:33Et qu'on rentre dans cette crise de manière aussi frontale
08:36Avec des impôts qui sont 10% plus élevés que la moyenne européenne sur les impôts sectoriels
08:42Et notamment la TICPE sur le carburant
08:45Et bien forcément, quand une crise arrive comme ça, elle fait extrêmement mal au secteur
08:48Qui va payer les conséquences dans les semaines à venir
08:52Monsieur Schmitt, on l'a entendu il y a quelques minutes
08:55Le ministre des Comptes Publics, David Amiel, a dit que toutes les aides devaient être financées
08:59Et surtout ne devaient pas dégrader l'état de nos finances publiques
09:02Est-ce que vous avez le sentiment en un sens que votre filière n'est plus aidée
09:07Pour pouvoir aider d'autres filières tout en contenant la facture ?
09:11Sans doute
09:12Ils prennent en considération le fait qu'on a, encore une fois dans le registre légal
09:18Cette surcharge gasoile qui s'applique sur nos pieds de facture à nos clients, etc.
09:23Donc ça, ils considèrent que c'est un registre légal qui normalement nous permet
09:28Ou en tout cas leur permet d'éviter l'accompagnement par des aides, etc.
09:32Sans doute
09:32Mais plus que jamais, il faut encore une fois sanctuariser ce dispositif
09:36S'assurer de la bonne application de ce dispositif en termes de contrôle
09:40Et encore une fois, moi je ne suis pas habilité, je ne suis d'ailleurs pas suffisamment compétent
09:46Pour dire à l'État et au gouvernement comment ils doivent gérer les deniers publics
09:51Même si vous avez une vague idée de ce que je pense en matière de réformes à faire
09:55Mais par rapport à notre secteur, le constat qu'on fait, c'est un écart de compétitivité majeur
09:59Grevé par des impôts, par des charges fiscales extrêmement lourdes
10:04Notamment les charges sectoriales
10:05On demande de revoir
10:06Jean-Thomas Schmitt, qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui comme mesure d'urgence au gouvernement ?
10:14Les mesures d'urgence qu'on demande au gouvernement, c'est d'abord, puisqu'on est à quelques semaines du
10:19PLF
10:20De geler toutes les mauvaises idées qui sont en train de germer sur la fiscalité
10:25D'abord la fiscalité du carburant bénéficie, entre guillemets, d'un remboursement partiel sur la TICPE du carburant routier
10:35Je rappelle quand même que la TICPE en Espagne, c'est 33 cents du litre
10:39En France, remboursement inclus, on est à 45
10:41Donc c'est des écarts déjà gigantesques par rapport à des voisins
10:44Je ne parle pas de la Bulgarie, de la Roumanie, etc.
10:46La fiscalité des biocarburants avec lesquels on a entamé notre transition environnementale
10:52Qui sont plus faibles que les carburants, j'allais dire, thermiques classiques, etc.
10:56Il faut les maintenir en l'état parce que c'est là-dedans qu'on a investi ces dernières années
11:01Et on voit bien la tendance à vouloir les augmenter
11:03Et la fiscalité logistique en général, avec l'extension de la TASCOM aux entrepôts
11:07Tout ça, il faut arrêter ces mauvaises idées
11:09Et puis, derrière, au moment des présidentielles, un choc de fiscalité
11:14Pour rétablir la compétitivité à minima sur la moyenne européenne
11:17Et ça, vous n'êtes pas le seul à le réclamer
11:19Merci beaucoup Jean-Thomas Schmitt
11:21Je rappelle que vous êtes président de l'Union des entreprises de transport et de logistique de France
11:26Autre réaction du côté des aides à domicile
11:29Bonsoir Loïc Gobet, vous êtes président national de la Fédération des entreprises des services à la personne
11:35Les aides à domicile sont désormais incluses au dispositif d'aide au carburant
11:41Est-ce que c'est un soulagement pour vous, on l'imagine ?
11:44C'est un soulagement, oui
11:45En tout cas, c'est un signal positif de reconnaissance que les aides à domicile
11:50Au même titre que les infirmiers sont des maillons essentiels de l'accompagnement des publics fragiles sur tout le territoire
11:56Ça, c'est quelque chose qu'on peut noter
11:58Le fait qu'elles aient un guichet dédié pour obtenir cette aide gros rouleur
12:03C'est vraiment quelque chose de très important
12:04Parce qu'on a vu pas mal de nos salariés renoncer à aller récupérer cette première aide de 100 euros
12:12Sur le dernier semestre, en raison justement de la difficulté d'aller remplir le document
12:18Donc c'est plutôt quelque chose de positif pour nous, oui
12:20Est-ce que les aides annoncées ce soir sont suffisantes ou est-ce qu'il y a encore des trous
12:25dans la raquette ?
12:28Évidemment, c'est pas suffisant
12:30On est satisfait que nos salariés puissent obtenir une aide pour financer le carburant
12:36Il faut savoir que le véhicule, c'est pas simplement un travail pour se rendre au travail
12:42Nous, c'est vraiment quelque chose d'indispensable pour se rendre au domicile des particuliers
12:47Il faut savoir aussi que les entreprises financent en grande partie les déplacements professionnels de tous les salariés
12:52Et c'est peut-être le trou dans la raquette, c'est le soutien des entreprises qui va manquer un
12:59petit peu dans ce train d'aide
13:00Mais alors justement, le gouvernement a annoncé le relèvement du plafond de défiscalisation de la prime carburant
13:06Qui est une prime que peuvent verser les employeurs à leurs salariés pour les aider à se rendre au travail
13:10?
13:12Oui, sauf qu'aujourd'hui, les entreprises dans l'aide à domicile n'ont vraiment aucune marge de manœuvre pour
13:17verser ce type d'aide supplémentaire
13:20On est face à des tarifications qui sont encadrées par l'État
13:24Il faut savoir qu'on n'a pas la possibilité de répercuter des hausses de tarifs comme ça en cours
13:31d'année
13:31C'est l'État qui nous dit comment on peut gérer notre tarification
13:34Donc en fait, le fait de pouvoir verser une aide, aujourd'hui nous, on est dans l'incapacité de le
13:40faire
13:40De faire des prêts de trésorerie pour verser ces aides, c'est quelque chose d'inconcevable
13:45Puisque c'est simplement décaler une charge qu'on ne récupérera jamais dans notre tarification
13:52Donc aujourd'hui, les entreprises sont vraiment pieds et points liés sur cette question-là
13:58Loïc Gaubert, qu'est-ce que vous réclamez aujourd'hui comme aide supplémentaire ou comme mesure qui serait nécessaire pour
14:04les aides à domicile pour votre secteur ?
14:06Alors il faut savoir que les aides au déplacement dans les plans d'aide quand on accompagne des personnes fragiles
14:12Elles sont déjà incluses dans notre tarification
14:16Et la ministre a annoncé il y a quelques semaines la revalorisation de l'indemnité kilométrique
14:22Mais uniquement pour le secteur associatif, donc uniquement pour la moitié du secteur de l'aide à domicile
14:27Donc on aimerait que l'autre moitié du secteur que je représente aujourd'hui soit incluse dans ces revalorisations
14:33Merci beaucoup Loïc Gaubert
14:36Je rappelle que vous êtes président national de la Fédération des entreprises des services à la personne
14:41Restez avec nous dans un instant
14:43On continue à parler de la réponse du gouvernement face à la crise du carburant
14:47Les aides sont élargies et ne concernent que les personnes qui travaillent pour maintenir l'équilibre budgétaire de l'Etat
14:53Mais cette hausse des prix du carburant risque-t-elle de casser le peu de croissance que l'on connaît
15:00en France ?
15:01On en débat dans un instant, à tout de suite
15:0418h16 sur BFM Business
15:06Soyez les bienvenus, si vous nous rejoignez, c'est l'heure du débat sur BFM Business
15:09La réponse du gouvernement face à la crise du carburant
15:12Les aides sont élargies et ne concernent que les personnes qui travaillent pour maintenir l'équilibre budgétaire de l'Etat
15:19Mais cette hausse des prix du carburant risque-t-elle de casser la croissance ?
15:22On en débat avec Anthony Morley-Lavidali
15:25Bonsoir, vous êtes économiste chez Rexécode et Guillaume Duval, bonsoir
15:29Vous êtes coprésident du club Maison Commune et ancien rédacteur en chef d'Alternatives Économiques
15:36Est-ce que d'abord, messieurs, les aides annoncées ce soir répondent à la fois à l'enjeu du pouvoir
15:41d'achat
15:42et à la contrainte budgétaire que connaît l'Etat ?
15:46Anthony Morley-Lavidali
15:47Elle répond surtout à l'urgence politique
15:50parce qu'on sent bien qu'il y avait besoin d'une forme de geste, ne serait-ce que pour
15:53apaiser les tensions
15:54Maintenant, 450 millions d'euros, c'est quoi ? C'est l'épaisseur du trait
15:58Ça, c'est le coût de l'entièreté des mesures annoncées ce soir
16:00Mais est-ce que le gouvernement peut faire plus ?
16:02Pas du tout, les caisses sont vides, on n'a plus un sou
16:04On a bien vu, même en cours d'année 2026, qu'on n'était pas capable de tenir notre cible
16:09de déficit budgétaire à 5% du PIB
16:11On va être à 5,4
16:12On ne peut pas se permettre de financer malheureusement davantage d'aides
16:15ou alors il faudrait les compenser
16:16Mais on n'a pas de marge de manœuvre
16:18Donc c'est un petit peu la réalité qui est la nôtre aujourd'hui
16:20C'est qu'on a longtemps dit que le moment où on devrait faire face à une nouvelle crise
16:25Si on ne remet pas nos finances publiques en ordre, on ne pourrait pas y répondre, on y est
16:29Guillaume Duval, Matignon qui ne cible que ceux qui travaillent
16:33et qui donc exclut les retraités et les inactifs
16:36Est-ce que c'est une mesure juste au regard de la situation budgétaire ?
16:41Au regard de la situation budgétaire, c'est malheureusement effectivement une mesure juste
16:45Donc 450 millions d'euros, ça fait 0,015% du PIB
16:50Donc c'est vraiment l'épaisseur du trait comme le disait mon collègue
16:57Mais malheureusement, il ne peut pas faire plus
17:02Et ce qu'il peut faire, c'est ce qu'Emmanuel Macron est en train d'essayer de faire à
17:08New York
17:09C'est-à-dire que la solution à la crise telle qu'elle est aujourd'hui sur le plan des
17:14carburants
17:15Ce serait d'essayer d'obliger Trump à arrêter cette guerre insensée qu'il a lancée depuis 7 mois maintenant
17:23Ce serait le moyen de détendre un peu, en tout cas, la situation sur le marché des carburants
17:29À l'échelle mondiale
17:30Mais c'est le plus utile qu'on puisse faire dans la situation où se trouve la France sur le
17:35plan budgétaire
17:36Sur le plan strictement interne
17:37C'est difficile d'imaginer quelque chose de beaucoup plus ambitieux que ce que le gouvernement a fait jusque-là
17:43Mais pour autant, Emmanuel Macron, il a envoyé une lettre à Ursula von der Leyen
17:47Pour lui demander d'assouplir les règles européennes sur les carburants
17:51On a entendu tout à l'heure, un peu plus tôt dans l'émission
17:54La porte-parole de la commission qui a accusé réception de cette lettre et qui botte en touche, finalement
17:59Oui, en même temps, c'est pas simple
18:01La seule manière de faire descendre les prix, c'est d'augmenter l'offre
18:04Mais on voit bien que les raffineries sont soumises à pression
18:07Puisqu'on a les sujets au Moyen-Orient
18:08En Russie, on a quand même un certain nombre de raffineries en feu désormais
18:12Donc à la fin, l'offre est en élastique à court terme
18:15Donc on peut augmenter probablement un petit peu les capacités de production
18:17Mais c'est très limité
18:19Et rappelons aussi qu'un choc énergétique, c'est une ponction sur les pays importateurs d'énergie
18:23Dont la France
18:24Donc on s'appauvrit collectivement
18:26Il ne faudrait pas penser en plus que l'État se refait la cerise
18:28Ou qu'il y a des grands gagnants
18:29Pas du tout
18:30C'est malheureusement une ponction sur notre pouvoir d'achat collectif
18:32C'est très désagréable
18:33C'est un choc exogène, mais on ne peut pas y faire grand-chose
18:35On ne peut pas y faire grand-chose
18:36Et est-ce que, Guillaume Duval, il faut aller plus loin dans les aides, aujourd'hui ?
18:39Alors donc, ce qu'Emmanuel Macron a demandé, c'était trois choses
18:42C'était, d'une part, d'assouplir les règles en matière de qualité des carburants
18:48Donc là, il estimait, dans ce que j'ai lu
18:52En tout cas, je ne suis pas un spécialiste
18:53Que ça permettrait éventuellement d'augmenter de 5 à 20%
18:56La production de ces carburants dans les raffineries
19:02Donc là, ça peut être embêtant à moyen terme
19:05Mais si c'est une solution à court terme
19:09Pour produire un petit peu plus
19:11Ça détendrait malgré tout la situation
19:13La deuxième chose qu'il a demandé, c'était d'accroître les taux d'incorporation de biocarburants
19:19Dans les différents carburants
19:22Mais là, je ne sais pas quelles sont les contraintes techniques
19:24Je ne sais pas s'il y a des moteurs qui risquent quelque chose
19:28S'il y a plus de biocarburants dans l'essence qu'aujourd'hui
19:31Et la troisième chose qu'il demandait, c'était de retarder des règles
19:36Qui sont mises en place normalement à la fin de l'année
19:39Sur le méthane et les émissions de méthane
19:41Et les contrôles que les producteurs doivent faire
19:44S'il y a moyen de desserrer un peu les contraintes à très court terme
19:49Ça peut faire du sens
19:50Mais on connaît l'Europe
19:51On sait très bien que c'est une énorme machine
19:55Qui met du temps à prendre des décisions
19:58Ça dépend sur quoi et ça dépend des moments
20:00Donc il est possible que sur quelque chose comme ça
20:03On puisse faire des choses
20:04Est-ce que le gouvernement doit faire plus
20:06Sur le terrain purement français ?
20:09Malheureusement, je partage ce qui a été dit
20:12C'est-à-dire que dans le contexte budgétaire où nous sommes
20:15C'est très difficile d'imaginer de faire beaucoup plus
20:20On voit déjà qu'il y a Total
20:23Qui a limité les prix dans ces stations
20:27Mais du coup, les stations totales sont vides aujourd'hui
20:31C'est difficile de demander aux autres acteurs
20:34De faire exactement la même chose
20:36Et en parallèle, la consommation de carburant
20:40Elle chute du 10 septembre au 20 septembre
20:43Elle a chuté de 30% par rapport aux 10 premiers jours du mois
20:47Ça veut dire aussi des recettes fiscales en moins
20:50407 millions d'euros en moins
20:53À cause de ce recul de carburant
20:55De consommation du carburant
20:57Ça veut dire de l'activité économique en moins
20:59Est-ce que finalement, la crise du carburant
21:02Telle qu'on la connaît aujourd'hui
21:03Va venir casser le peu de croissance que l'on a en France ?
21:06Anthony Morley-Lavidali
21:07En tout cas, ça va abîmer la dynamique
21:09Ça c'est sûr
21:10Je crois que depuis 2022
21:11On a appris que les chocs énergétiques
21:13Était très défavorables sur l'activité
21:15Et ce qui est vrai, c'est qu'on a si peu de croissance
21:17Que le moindre choc négatif aujourd'hui
21:19Peut nous emmener dans
21:20Pire que la stagnation
21:22Timide récession
21:23Peut-être pas une récession profonde
21:24Mais en tout cas, nous emmener en terrain négatif
21:26Et là, c'est sûr que ça va être très désagréable
21:28Et ça reboucle en plus sur notre sujet des finances publiques
21:30Parce que si on a moins d'activité
21:32Ça va encore détériorer davantage les finances publiques
21:34C'est ça, c'est un effet brûle de neige
21:36Exactement, donc ça peut devenir assez grave
21:38Et un enlisement assez profond
21:40Des sujets budgétaires en France
21:41Guillaume Duval
21:43Au-delà de l'effet direct
21:44Il y a un effet aussi indirect
21:46Qui est massif
21:47C'est-à-dire qu'on était déjà dans une situation d'incertitude
21:51Qui était très forte
21:52Notamment politique en France
21:53Avec les incertitudes sur ce qui va se passer l'an prochain
21:58On a une incertitude géopolitique majeure
22:01Avec cette guerre en Iran
22:03Ça va forcément bloquer totalement l'investissement
22:07Au-delà, la hausse des prix des carburants
22:12Limite beaucoup la consommation
22:13Risque aussi de limiter un peu l'activité
22:16Encore que ça restera sans doute limité
22:19Mais c'est surtout au niveau de l'investissement
22:21Que tout va s'arrêter probablement
22:23Dans un contexte aussi incertain
22:25Que celui où on est aujourd'hui en France
22:27Mais ça veut dire que là
22:28En l'état actuel des choses
22:30Vous venez de décrire la situation dans laquelle nous sommes
22:32Crise des carburants
22:35Guerre en Iran
22:36Pas de visibilité pour les chefs d'entreprise
22:38Coup de frein sur les investissements à venir
22:40Donc un budget 2027 qui va commencer à être présenté et débattu dans quelques semaines
22:50Il faut s'attendre à quoi comme croissance pour 2026-2027 ?
22:54Ce qui est sûr c'est que la prévision du gouvernement
22:56Qui a 1% de croissance l'an prochain
22:58Elle va être très difficile à tenir
22:59Et a fortiori parce que le contexte
23:01Devient de plus en plus défavorable par rapport aux anticipations qu'ils avaient
23:05Encore une fois
23:05Si on faisait face aux chocs exogènes ou mondiaux
23:09Alors qu'on avait une bonne résistance de la croissance ou de l'activité domestique
23:12Ça serait encaissable
23:13Le problème c'est que la France on cumule des problèmes domestiques
23:15Et en plus c'est un contexte international dégradé
23:18C'est vrai que c'est un mauvais cocktail
23:19Il faut être très clair
23:20Il y a peu de chances que les prochains trimestres soient très dynamiques
23:23Que ce soit en termes d'activité
23:25Et puis moi je suis surtout très inquiet sur les finances publiques
23:27Parce qu'à la fin on s'est quand même engagé à les rétablir
23:30Il va falloir le faire
23:30Parce qu'il y a quand même des inquiétudes de marché qui montent
23:32Et si on ne le fait pas
23:34Avec un OAT à 4,50 toujours
23:35Il y a des bonnes raisons de ne pas le faire
23:36Parce que ça va être compliqué
23:37Mais là on pourrait être basculé dans des scénarios encore plus défavorables
23:40Pour l'instant ça tient
23:42Mais jusqu'à quand ?
23:43C'est-à-dire les scénarios encore plus défavorables ?
23:45Il y a un moment donné où on pourra avoir des primes de risque
23:47Quand même sur la dette publique française
23:49Qui augmente très sensiblement
23:51On voit qu'on a passé le seuil symbolique des 100 points de base
23:53Avec le Bund allemand
23:56Et nous la petite musique qu'on entend à la fois des entreprises, des investisseurs
23:59C'est que beaucoup d'acteurs commencent à se poser des questions sur la France
24:03Il se peut qu'elle ne soit incapable de rétablir ses finances publiques
24:06Et donc à un moment donné ça va se payer
24:08Et ça va se payer très cher
24:09Et ça c'est un vrai risque
24:10Guillaume Duval
24:11Les marges de manœuvre qu'il y a
24:13Elles sont surtout européennes éventuellement
24:17On n'a pas fait d'emprunt européen majeur
24:19Depuis la crise du Covid
24:21Même face à la guerre en Ukraine
24:23Et à ses conséquences dramatiques
24:26On ne s'est pas remis à emprunter en commun
24:28C'est vrai que si l'Union Européenne se remettait à emprunter des sommes significatives
24:35Ça pourrait alléger la pression sur la France
24:39Ça pourrait créer un actif commun
24:44Qui permettent de concurrencer le dollar et les bons du trésor américain
24:50Donc ça, ça pourrait être un élément de solution
24:53Même si ça prend un certain temps à être mis en œuvre
24:56Et pas sûr que nos amis allemands
24:58Comme celle-là auraient un effet positif sur l'activité économique dans toute l'Europe
25:01Nous, on a peu de marge de manœuvre
25:04L'Europe en a encore
25:05La Banque Centrale Européenne en aurait
25:08Et l'Union Européenne, si elle s'endettait à nouveau, en aurait aussi
25:12Mais alors par contre, nos voisins allemands, ils ne seraient pas du tout d'accord
25:16Sur la question d'un emprunt
25:18Malheureusement, dans un contexte où l'AFD gagne du terrain
25:21Très hostile à ça
25:22Il faut se rappeler que le dernier emprunt européen qu'on a fait
25:25C'était quand même, en gros, les États dirigent
25:28Donc Allemagne-France qui faisait des transferts vers les pays du Sud
25:30Aujourd'hui, c'est plutôt la France qui a besoin de transferts
25:32Je ne suis pas complètement sûr qu'il y ait des pays
25:34Qui ont envie de nous faire des transferts budgétaires aujourd'hui en l'État
25:36Ça, c'est un vrai problème
25:38Ce qu'il y a surtout, c'est que la France est en tout cas dans une position politique très
25:42difficile pour le demander
25:44Elle n'a plus aucune crédibilité avec Emmanuel Macron
25:47Et la politique budgétaire qu'il a menée depuis dix ans
25:50Pour suggérer ce genre de choses
25:52D'exiger ce genre de choses des instances européennes
25:55On paye là le manque de réforme de ces dernières années, Anthony ?
25:59Il faut être assez clair
25:59Ça fait trois, quatre ans qu'on aurait dû commencer à consolider sérieusement nos finances publiques
26:03À la sortie de la crise de la guerre en Ukraine
26:06On aurait dû vraiment réduire le déficit public
26:08On ne l'a pas fait et ça coûte extraordinairement cher aujourd'hui
26:10Merci beaucoup messieurs pour ce tableau
26:12On doit l'avouer assez noir
26:14De l'économie française
26:16Anthony Morley, la vie d'allié économiste chez Rex & Code
26:19Et Guillaume Duval, coprésident du club Maison Commune
26:22Et ex-rédacteur en chef d'Alternatives Économiques
26:25Restez avec nous dans un instant, on va faire un point sur les marchés
26:34Le 18h éco, Stéphanie Collot
26:37Le 18h éco se poursuit, on va faire un point sur les marchés avec Guillaume Sommerer
26:40Bonsoir
26:40Bonsoir
26:41Le CAC termine encore une fois en hausse ce soir
26:43Oui, nouvelle hausse, plus 0,2% pour la Bourse de Paris
26:46Portée par une nouvelle détente des cours du pétrole
26:48Les cours du pétrole reculent légèrement ce soir
26:50Mais quand même reculent pour la cinquième séance d'affilée
26:53Alors on a des Saoudiens qui travaillent à réparer ce grand pipeline qui traverse leur territoire
26:58Pour peut-être le rouvrir d'ici la fin de la semaine
27:00Croise savoir Bloomberg, 1200 km de pipeline
27:03Donc ils sont en pleine réparation et qui rouvriraient peut-être d'ici la fin de la semaine
27:06Alors ça, ça aide les cours du pétrole à se détendre
27:08En revanche sur l'Iran, le ton reste ferme
27:10Donald Trump s'est exprimé à l'Assemblée Générale de l'ONU
27:12Il répète que l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire
27:14Du coup l'Iran répond en disant qu'il est prêt à l'escalade
27:17Si les Américains tirent à nouveau sur ces infrastructures
27:19Alors si bien que donc le pétrole qui était passé dans l'après-midi sous les 99 dollars
27:23Est en train de s'approcher à nouveau à l'instant
27:25Descends donc remonte très très légèrement
27:26Du côté des taux obligataires
27:28Toujours la pression sur la France
27:29L'écart de taux entre la France et l'Allemagne
27:31De 105 points là entre les 10 ans français et allemands
27:33Donc on est toujours sur un peu haut de 2012
27:35Pour ce qui concerne le spread France-Allemagne
27:37Du côté des valeurs
27:39Alors on a de belles annonces aujourd'hui
27:41De belles publications vraiment saluées
27:42Par exemple Fusion Group a gagné 13% ce soir en clôture
27:46Fusion dont le chiffre d'affaires s'est envolé de 34% au premier semestre
27:49Et surtout dont les commandes attendues
27:50Et bien sont supérieures à ce qu'est estimé le marché
27:53C'est bon signe parce que le contrat avec Walmart arrive bientôt à sa fin
27:55Donc là ça rassure un petit peu
27:56Des perspectives de commandes
27:58Qui portent ce type Fusion Group
28:00Donc en hausse de 13%
28:01Il perd toujours 35% quand même depuis le début de l'année
28:03Il revient de loin
28:03On a aussi ABC Arbitrage ce soir en hausse de 12%
28:07Après sa publication
28:08Il profite de la volatilité des marchés ABC Arbitrage
28:11Et puis Bureau Veritas
28:12La patronne de Bureau Veritas
28:13Sera l'invité demain matin de Good Morning Business
28:16Brigitte Boucher
28:17Ce sera à 7h45
28:17Pourquoi ? Parce que Bureau Veritas
28:19Figurez-vous c'est distingué ce soir
28:20Alors elle viendra répondre aux questions de Brigitte Boucher
28:22Pourquoi ? Parce que Bureau Veritas
28:23C'est très ambitieux dans l'IA notamment
28:24Il compte accélérer sa croissance externe aussi à travers l'IA
28:28Il vise même 1 milliard d'euros dans l'IA
28:30Dans les prochaines années
28:31Bureau Veritas ce soir le titre
28:32Termine deuxième plus forte hausse du CAC
28:34Plus 2,3%
28:36À surveiller peut-être le titre
28:37Et si lors demain
28:39Puisque dans l'affaire des femmes filmées
28:42Sans consentement avec des lunettes connectées
28:43Eh bien on apprend ce soir à l'instant
28:45Que plusieurs enquêtes sont ouvertes
28:48Par le parquet de Paris
28:50On prend la direction des Etats-Unis
28:52Guillaume avec les marchés américains
28:53Qui sont en ordre dispersé actuellement
28:55Oui on a un Nasdaq qui quand même est sur un nouveau record
28:57A plus 0,4% ce Nasdaq
28:59Dow Jones un peu plus difficile
29:01Nasdaq porté toujours par elle
29:03L'IA décidément
29:04AMD d'ailleurs a franchi hier
29:06Les 1000 milliards de dollars de capitalisation
29:07Le titre avait bien progressé
29:09Ça continue
29:09AMD gagne 0,3% de plus ce soir
29:12Et Meta dont vous parlerez dans un instant
29:14Meta gagne à nouveau 0,8%
29:16Hier le titre avait gagné 11%
29:18Grâce à son nouveau agent IA
29:20Dont vous importerez les Etats
29:22Et dans une poignée de secondes
29:23Avec Erwan Maurice
29:24Qui est d'ores et déjà sur ce plateau
29:26Guillaume
29:26Il y a eu un accord très important
29:29Conclu aujourd'hui
29:30Entre les Etats-Unis
29:31Le Danemark
29:31Et le Groenland
29:32Et ça aussi le marché le suit de très très près
29:34A deux jours de la visite de Xi Jinping aux Etats-Unis
29:37Les Etats-Unis donc mettent un pied supplémentaire au Groenland
29:40L'accord signé avec le Danemark
29:42En prend la direction
29:43Cet accord il prévoit quoi ?
29:44Que le Groenland restera un territoire autonome
29:46Au sein du royaume du Danemark
29:47Mais quand même il garantit aux Etats-Unis
29:49Un rôle renforcé et permanent
29:51Dans la sécurité du territoire
29:52C'est-à-dire que même si un jour le Danemark devenait indépendant
29:54L'accord signé ce soir resterait valide
29:56Les USA pourront, stipule cet accord
29:59Pourront étendre désormais leur présence militaire
30:02Au Groenland
30:03Washington pourra aussi empêcher toute puissance jugée rivale
30:07D'y installer des bases
30:08Les USA donc vont pouvoir exploiter davantage les sous-sols groenlandais
30:11D'ailleurs les valeurs minières en profitent
30:13Greenland Mines
30:15Donc les mines du Groenland cotées à New York
30:16Gagnent encore 40% ce soir
30:18Le titre avait pris hier 250%
30:21Et puis il y a aussi un enjeu pour les routes maritimes
30:23Puisque voilà avoir un pied supplémentaire au Groenland
30:25C'est s'ouvrir, sécuriser davantage les routes maritimes par l'Arctique
30:29Ce que fait la Chine
30:30Parce que la Chine s'ouvre les voies maritimes du Nord
30:32Via un accord, une alliance avec la Russie
30:34Les bateaux chinois peuvent longer toute la côte russe
30:36Le long de l'Arctique
30:37Les américains ont besoin eux de sécuriser
30:39Via le Groenland la route arctique
30:41Et c'est aussi ce qu'ils font
30:42A travers cet accord annoncé ce soir avec le Danemark
30:45Merci beaucoup Guillaume Sommerer
30:47Vous l'avez dit
30:48Meta gagne en ce moment 0,8%
30:50Hier c'était plus 11% pour ce titre
30:53Une performance que le groupe doit à son nouvel agent
30:57Il y a Muse
30:58Qui fait un véritable carton Erwan Morris
31:00En quelques jours seulement
31:02Muse s'est hissé en tête des téléchargements de l'Apple Store
31:05Devant ChatGPT, Claude et Grock
31:08Déjà 3 millions de téléchargements depuis son lancement le 8 septembre
31:12Alors que cette intelligence artificielle n'est jusqu'à maintenant disponible qu'aux Etats-Unis
31:18Il faut dire que Muse se distingue des autres agents
31:20Car il est capable d'agir directement à la place de l'utilisateur
31:24C'est un vrai assistant personnel numérique
31:28C'est-à-dire qu'il fait le travail pour vous de A à Z
31:30Par exemple il peut organiser un voyage
31:32Effectuer des achats en ligne à votre place
31:35Sans que vous n'ayez rien à faire
31:37Il suffit de formuler une demande et il va se charger de tout le reste
31:40Ce qui est unique comparé aux assistants traditionnels
31:45Sans compter que pour le rendre le plus accessible possible
31:48Meta l'a intégré directement à WhatsApp
31:51Il pourrait aussi le rendre prochainement disponible sur Messenger et Instagram
31:54Muse a aussi une version payante
31:56Qui permet de traiter des demandes plus complexes
31:59Alors toutes ces avancées ramènent
32:00On l'a vu sur les marchés un peu d'espoir et d'optimisme
32:03Chez les investisseurs qui commençaient à douter de la rentabilité à court terme de l'IA
32:07Et donc Muse marque une vraie rupture avec les autres agents qui existent déjà
32:12Oui vous pouvez demander à ChatGPT, Claude ou Grock de réaliser un travail préparatoire
32:17Si vous le missionnez par exemple de trouver un vélo électrique en ligne avec des critères de prix, de poids,
32:22de dimension, d'autonomie
32:24Et bien ces agents vont pouvoir le faire mais sans pouvoir passer à l'étape de l'achat
32:28Et c'est là la différence de Muse qui a accès à vos identifiants, vos codes personnels, vos moyens de
32:34paiement
32:34Et qui peut donc effectuer la commande et la livraison
32:37Mais il y a quand même un géant qui est sceptique
32:39Oui c'est Amazon qui a bloqué l'accès de Muse à son site pour des raisons commerciales d'abord
32:44Car comme c'est l'agent qui passe la commande sur le site à votre place
32:48Et bien la publicité ciblée qu'a mis en place Amazon n'a plus aucun intérêt
32:53Et puis il y a un volet sécurité également
32:55Amazon considère que l'agent accède sans autorisation ni identification explicite au compte de ses utilisateurs
33:03Meta va donc devoir travailler sur ce point
33:05Et puis sur la question de la confidentialité des données
33:08Aussi avec des craintes de cyberattaques qui sont de plus en plus fortes
33:11D'autant que Meta n'est aujourd'hui pas la plateforme la mieux perçue
33:14Une étude réalisée par la banque Oppenheimer
33:17Nous dit que 30% des américains sont prêts à confier leur mot de passe à Google
33:21Ils ne sont plus que 8% quand il s'agit de Meta
33:24Ah oui quand même et face à tout ça, à toute cette vague de scepticisme
33:28Meta tente de rassurer
33:29En expliquant que Muse n'a aucune visibilité sur vos mots de passe
33:33Ni sur vos moyens de paiement
33:35Que son partenaire de paiement Stripe génère des numéros de cartes à usage unique
33:39Pour que les données bancaires ne soient pas exposées en cas d'attaque
33:42Et que tout cela est chapeauté par un second agent de Meta
33:47Qui est distinct et isolé
33:48Meta l'a baptisé Sentinelle
33:50Il contrôle les actions que Muse peut effectuer
33:53Alors on verra comment tout cela va évoluer
33:55Et puis on sera attentif aussi
33:57Puisque Meta pourrait bientôt annoncer l'intégration de son agent IA Muse
34:02A ses lunettes connectées
34:03Peut-être demain à l'occasion de sa conférence annuelle, le Meta Connect
34:07Merci beaucoup Erwan Maurice
34:09Toujours à propos d'IA
34:10Seulement un Français sur cinq a reçu une formation à l'IA dans le cadre professionnel
34:15Majoritairement dans les grandes entreprises
34:18Laissant de côté les demandeurs d'emploi et les petites entreprises
34:21Pour remédier à cela
34:23Le ministre du Travail a présenté son plan Impulsion IA
34:27Pour adapter rapidement le monde du travail aux transformations liées à l'intelligence artificielle
34:34Le reportage de Nathan Cocampo
34:37Jean-Pierre Farandou a réussi à sauver 80 millions d'euros dans le prochain budget
34:41Pour rendre l'IA accessible à tous
34:43Avec une priorité, la formation
34:45On va très rapidement en quelques mois rentrer l'IA dans les certifications
34:49Mais aussi on va regarder toutes les autres formations
34:51Pour voir les unes après les autres
34:53Comment l'IA peut rentrer dans les connaissances, dans les compétences
34:55A maîtriser dans l'ensemble des autres certifications
34:58Alors que le CPF va être aboté dans le budget 2027
35:01Les certifications IA, elles, seront prioritaires
35:03Mais seulement si elles apportent de vraies plus-values pour les entreprises
35:06Comme le précise Nicolas Bonnet, directeur général de CCI France
35:09Un jury professionnel à la fin validera la certification
35:13Il y aura une démonstration de cas pour bien montrer et démontrer
35:17Que j'ai compris l'IA et je sais l'utiliser dans un environnement professionnel donné
35:21Sans oublier les apprentis et les demandeurs d'emploi
35:23Qui se verront proposer des parcours IA personnalisés
35:26Thibaut Guilloui, directeur général de France Travail
35:28Mise aussi beaucoup sur cette technologie pour optimiser les recrutements
35:31On a maintenant des outils aussi qui vont permettre de présélectionner les candidats
35:35En organisant des conversations pour s'assurer avec les chercheurs d'emploi
35:39Que les conditions salariales, que la proximité, que la disponibilité
35:43Que les compétences requises correspondent bien
35:45Du côté de grands groupes comme Schneider Electric, présents à la table ronde
35:48Le virage IA a déjà été pris
35:50La priorité pour son DRH, c'est bien les demandeurs d'emploi
35:53Pour ne pas les laisser sur le bord de la route
35:54Car il l'affirme, le meilleur moyen de se former à l'IA
35:57Reste au sein de l'entreprise
35:59Le reportage de Nathan Coquampo
36:01On en vient à la préférence européenne
36:03Qui est en haut de l'agenda de Bruxelles cette semaine
36:06Le sujet sera au cœur du conseil compétitivité
36:10Qui se tient jeudi à Bruxelles
36:12A Bercy, le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin
36:15A réuni cet après-midi un parterre d'industriels européens
36:19Pour sonner la mobilisation
36:21Justine Vassogne, la France veut que le texte soit adopté le plus rapidement possible
36:25Oui effectivement Stéphanie à Bercy
36:27On n'a qu'un mot en tête
36:28Il faut accélérer et faire adopter au plus vite la préférence européenne
36:32Pour cela les 27 doivent se mettre d'accord sur un texte commun
36:36Au cœur des négociations on s'en doute
36:38La France et l'Allemagne
36:39Et les deux pays commencent à parler la même langue
36:42Selon Sébastien Martin, le ministre de l'Industrie français
36:45On l'écoute
36:47Il y a des discussions qui avancent
36:49Notamment sur le sujet de l'automobile
36:51Sur le sujet de l'automobile
36:52On a entendu le vice-chancelier allemand expliquer vendredi soir
36:56Qu'il voulait maintenant des vraies règles de contenu local
36:58C'est-à-dire en fait de mettre du contenu européen
37:00Et de privilégier la production européenne
37:05Christophe Péria, le patron de l'équipementier Valeo
37:08Était présent à Bercy aussi cet après-midi
37:10C'est l'un des plus ardents défenseurs de la préférence européenne
37:13Il constate lui aussi qu'en Europe les choses bougent
37:17On a réussi à fédérer beaucoup de monde en France
37:20En Italie, en Pologne, en Espagne aussi
37:25La voix allemande n'est pas une voix aujourd'hui
37:28Mais il y a beaucoup d'entreprises qui se prononcent pour un contenu local européen
37:34Donc on voit l'industrie allemande, les acteurs allemands
37:38On les voit bouger et nous rejoindre sur cette idée
37:42Encore une fois qui est une idée de bon sens et une idée simple
37:44Le deal qui se profile entre la France et l'Allemagne
37:47Paris serait prêt à assouplir l'interdiction des voitures thermiques en Europe en 2035
37:52Ardemment défendue par l'Allemagne
37:54Si Berlin accepte de son côté de défendre
37:57Un made in Europe strict réservé aux 27
37:59Et non ouvert à 90 pays
38:01Comme le prône la Commission européenne
38:04On écoute Sébastien Martin à ce sujet
38:07Il n'y aura pas de souplesse
38:08S'il n'y a pas un vrai made in Europe
38:10C'est assez clair
38:11On peut avoir des souplesses
38:13Qui accompagnent notre industrie
38:15Mais qui doivent accompagner notre industrie européenne
38:18Si c'est pour avoir des souplesses
38:19Qui permettraient à d'autres productions
38:22Que non européennes de bénéficier de cette souplesse
38:24Ça n'a aucun sens
38:25Donc oui à des souplesses sur 2035
38:28Mais à condition que ces souplesses
38:29Elles bénéficient à l'industrie européenne
38:31Et l'industrie européenne c'est l'Europe des 27
38:33Les souplesses envisagées ça pourrait être de permettre
38:36De vendre des voitures hybrides rechargeables
38:38Au-delà de 2035
38:39Bercy indique aussi qu'il pourrait élargir un tout petit peu
38:42Sa vision stricte de la préférence européenne
38:45Qu'il pourrait y avoir des coopérations spécifiques
38:47Avec certains pays au-delà des 27
38:49Donc comme le Royaume-Uni par exemple
38:51Merci beaucoup Justine Vassaigne
38:53Dans un instant on va revenir sur le sommet annuel de l'ONU
38:57Et ses déclarations de Donald Trump
38:59Il promet le retour des Etats-Unis
39:01L'Amérique est plus forte que jamais
39:04Dit-il le président américain
39:06Qui n'a pas mâché ses mots à l'encontre de l'Iran
39:09Et qui menace encore de détruire le régime iranien
39:12On fait le point dans un instant
39:14A tout de suite
39:20On poursuit le 18h écho à l'international
39:25Avec l'assemblée générale de l'ONU
39:27Elle s'est ouverte en milieu d'après-midi
39:29Avec le discours de Donald Trump
39:30Le président américain a abordé
39:32La guerre contre l'Iran
39:34Le conflit entre la Russie et l'Ukraine
39:36Mais aussi la grandeur de l'Amérique
39:38On fait le point avec Jilali Benchaban
39:40Bonsoir
39:41Vous êtes analyste en géopolitique
39:43Directeur du cabinet CEOS Stratégie et Conseil
39:46L'Amérique est de retour
39:48L'Amérique est plus forte que jamais
39:50Ce sont les mots de Donald Trump
39:52Cet après-midi
39:53Durant son discours à l'ONU
39:55Est-ce que le fait de le dire
39:58C'est d'ores et déjà un aveu d'impuissance
40:00Ou de perte de puissance
40:02Je pense qu'on est aujourd'hui
40:04Dans une situation d'impasse stratégique
40:06A la fois sur le front ukrainien
40:08Puisque Donald Trump élu
40:10Avait précisé qu'il serait en capacité
40:12D'arrêter le conflit en quelques jours
40:13Il a souhaité bouleverser
40:15L'architecture du Moyen-Orient
40:16En imaginant que l'expédition
40:18Tels sont les termes qu'il avait utilisés
40:20Contre l'Iran
40:21Allait rapidement amener
40:22A un nouvel équilibre régional
40:24Et finalement c'est une Amérique qui s'enlige
40:26Une Amérique dans l'impasse
40:27On sent plus une autopromotion
40:29A destination de son électorat
40:31Qu'une forme de conviction réelle
40:32A l'égard des autres nations du monde
40:34Qui regardent une Amérique
40:35Qui finalement est de plus en plus aventureuse
40:38Et qui lie de plus en plus
40:40Son destin
40:41A celui d'Alea
40:43Sans pour autant faire preuve
40:45De sens collectif
40:46Rappelons que l'agenda personnel
40:47De Donald Trump
40:48Ce sont les mi-termes
40:49Dans un peu plus d'un mois
40:52Donald Trump
40:53Qui n'a pas mâché ses mots
40:55Cet après-midi
40:55A l'encontre du régime iranien
40:57On l'écoute
40:59J'ai une grande décision à prendre
41:08Est-ce qu'un accord sera signé avec l'Iran
41:10Leur permettant de rebâtir
41:12Un plus grand pays
41:13Qu'il n'a jamais été
41:14Peut-être le plus grand pays
41:15Du Moyen-Orient
41:16Voir du monde
41:20Ou alors choisirais-je
41:21De détruire la république islamique
41:23Rapidement
41:24Ne leur laissant aucune chance
41:25De tuer des gens
41:26Et détruire des pays
41:27Encore une fois
41:28Ou je les emmène en enfer
41:29Avec aucune chance de survie
41:31Et aucun espoir de grandeur
41:32Ou de génération future
41:33Mais je crois que nous allons
41:35Conclure un accord
41:36Juste après les élections
41:41Une prise de parole
41:43Ou en tout cas
41:44Le fait qu'ils disent
41:44Est-ce que l'accord sera conclu
41:46Après les mid-terms
41:47C'est bien qu'il parle
41:49A son électorat intérieur
41:53Oui parce que finalement
41:54Cette crise iranienne
41:56N'est pas une crise régionale
41:58C'est une crise qui s'adresse
41:59Au monde entier
41:59Et qui frappe aussi
42:00De plein fouet
42:01L'économie américaine
42:02Le prix à la pompe
42:03En est le témoin
42:04Et finalement
42:04Elle s'invite dans l'élection
42:06Des mid-terms
42:06Et là ce qu'il est
42:07Dans cette rhétorique
42:08Qui consiste à dire
42:09Soit je détruis totalement
42:10Soit on laisse l'Iran
42:12Devenir l'un des plus grands
42:13Pays du Moyen-Orient
42:13Voir l'un des plus grands
42:14Pays du monde
42:15Finalement
42:16Donald Trump
42:16Laisse cette porte
42:18Ouverte à la diplomatie
42:19Parce que lui-même a conscience
42:20Qu'il y a un certain nombre
42:21De limites
42:22Or les différentes opérations
42:23Militaires ont montré
42:24Que l'option ultime
42:26D'engager la force
42:27Nécessiterait pour lui
42:28A la fois des moyens supplémentaires
42:30Or on voit qu'aux Etats-Unis
42:31Ça crispe de plus en plus
42:32Par rapport au budget
42:33Par rapport aux moyens humains
42:34Et surtout au risque de perte
42:36Si on allait vers
42:36Une déflagration plus importante
42:38Donc en réalité
42:39Trump dessine un après
42:40Où il laisse toujours
42:41Après avoir menacé
42:42Une porte à une négociation
42:44On sent avant tout
42:45Qu'il a envie de sortir
42:46Du bourbier iranien
42:47Les gardiens de la révolution
42:49Refusent tout contact
42:50Avec les Etats-Unis
42:51C'est ce qu'ils ont déclaré
42:52Cet après-midi
42:53Mais ce qui est intéressant
42:55C'est que
42:57Lors de cette
42:58Assemblée générale de l'ONU
42:59Il y a les rencontres bilatérales
43:02Et Marco Rubio
43:04A dit que
43:05Il était
43:06Que les Etats-Unis
43:07Était disposé
43:08A parler
43:09Avec la délégation
43:10Iranienne
43:11Comment interpréter
43:12Ces doubles messages
43:14A chaque fois
43:14Il y a dialogue
43:15Ou il n'y a pas dialogue
43:16On est toujours
43:17Et il ne faut pas l'oublier
43:18Dans le cadre de la diplomatie
43:18De faux-semblances
43:19C'est-à-dire que
43:20Chacun doit être dans une posture
43:21De fermeté
43:22Pour essayer d'asseoir
43:23Sa position
43:24Pour éviter
43:24De laisser filtrer
43:26Le principe de concession
43:28Mais dans l'absolu
43:28On reste toujours ouvert
43:30A la négociation
43:31Et l'Assemblée générale
43:32Des Nations Unies
43:33Est toujours un moment
43:34Où il va y avoir
43:35Des apartés
43:35Des rencontres
43:36Et ces lieux
43:38Sont propices
43:38Justement à des discussions
43:40Qui ne se font pas
43:41A la lumière
43:41Et qui ont pour but
43:42De faciliter le dialogue
43:43Et dans le cadre
43:44De ce qui se passe
43:45Au Moyen-Orient
43:46Je pense qu'il y aura
43:47Des contacts
43:48Même s'ils ne sont pas dits
43:49Après est-ce que ça passera
43:51Par des intermédiaires
43:51Ou directement
43:52C'est aux acteurs
43:53De le déterminer
43:54En fonction de leur temporalité
43:55Et surtout
43:56Des contraintes
43:57De leur agenda
43:58Diplomatique
43:59Économique
43:59Et sécuritaire
44:02Il y a
44:03Donald Trump
44:04Qui s'est exprimé
44:05Cet après-midi
44:05A la tribune de l'ONU
44:06Il est déstabilisé
44:07En interne
44:08Par le prix
44:09Du galon
44:10Qui est en moyenne
44:12A 6 dollars
44:14Aux Etats-Unis
44:15C'est une moyenne
44:15Ça veut dire
44:16Qu'il y a des états
44:16Notamment la Californie
44:17Où on arrive
44:18A 8 dollars
44:19Parfois le galon
44:21En cause
44:22Évidemment
44:23Le blocage d'Hormuz
44:24Le blocage aussi
44:26Du détroit
44:26De Bab el-Mandeb
44:28Aux mains
44:29Des outils
44:30Mohamed Ben Salman
44:31Le roi
44:32D'Arabie Saoudite
44:34A appelé
44:34Donald Trump
44:35A deux reprises
44:36Ces derniers jours
44:37Pour lui commander
44:38Une aide
44:39Pour faire face
44:39Aux outils
44:40Une aide
44:41Que Donald Trump
44:42Lui a refusée
44:43Est-ce qu'aujourd'hui
44:44On peut dire
44:45Que les Etats-Unis
44:45Sont toujours
44:46Du côté de l'Arabie Saoudite
44:48Ce signal
44:49Il est assez intéressant
44:50À interpréter
44:51Pourquoi ?
44:51Parce que finalement
44:52Je l'avais déjà analysé
44:53Il y a de ça plusieurs mois
44:54Ça nous posait la question
44:56Du rôle des Etats-Unis
44:57Dans la région du Moyen-Orient
44:58Et surtout du pacte
44:59Qui lie ces Etats
45:00Aux Etats-Unis
45:01Puisque à la base
45:02Il ne faut pas l'oublier
45:03On est dans un pacte
45:03De sécurité
45:04Avec une sorte de partenariat
45:06Autour de la protection
45:07Contre des accords économiques
45:08Contre des accès
45:09Facilités à l'énergie
45:10Or aujourd'hui
45:11On voit les limites
45:12De ce pacte
45:13Pourquoi ?
45:13Parce que les Etats-Unis
45:14Déjà enlisés
45:15Dans le conflit en Iran
45:16N'ont pas envie
45:17On a envie d'ouvrir
45:17Un deuxième front
45:18Avec les Houthis
45:19D'ailleurs ce qui est intéressant
45:20C'est que vous avez
45:20Un canal de communication direct
45:21Entre Washington
45:22Et les rebelles Houthis
45:24Et ce qui a été précisé
45:25Au Prince-Héritier
45:26C'est que les Houthis
45:27Avent garantie
45:28Qu'ils ne s'attaqueraient pas
45:29Aux intérêts américains
45:30Et que les navires américains
45:31Pourraient circuler
45:32Donc d'une certaine manière
45:33Les Etats-Unis
45:34Font montrent
45:35D'une forme de préférence
45:36Après je dirais
45:38Qu'ils sont assez cohérents
45:39De ce point de vue
45:39Puisque ça nous renvoie
45:40A la doctrine
45:41D'Honro
45:41Tel que l'avait qualifié
45:43Donald Trump
45:43C'est-à-dire
45:44Recentrer autour
45:45De la priorisation
45:46Des intérêts américains
45:47Ça ne veut pas dire
45:47Que les Etats-Unis se retirent
45:48Mais ça veut dire
45:49Que désormais
45:50Ils pèsent
45:50Leur intervention
45:51Aujourd'hui on est
45:52Dans le cadre d'une coopération
45:53Qui est surtout vocalisée
45:54Autour du renseignement
45:56Mais on se rend compte
45:57Qu'il y a une certaine limite
45:58Et d'une certaine manière
45:59Ça remet aussi
45:59A ce qui s'était déjà passé
46:00En 2019
46:01Il faut se souvenir
46:01Quand les infrastructures
46:02Pétrolières saoudiennes
46:04Avaient été frappées
46:05Les Etats-Unis
46:05N'étaient pas intervenus militairement
46:07Et ça explique aussi
46:08Peut-être les sorties
46:09En mars dernier
46:10De Donald Trump
46:10A l'encontre de Mohamed Ben Salman
46:12Et des insultes
46:13Qu'il avait proférées
46:14A son encontre
46:15Il y a une dégradation
46:16Des relations actuellement
46:17Entre les Etats-Unis
46:17Et l'Arabie Saoudite
46:18Je pense qu'il y a une forme
46:19De défiance
46:20Et puis cette défiance
46:22Elle est plus largement
46:23Je pense à l'encontre même
46:24De la posture des Etats-Unis
46:26Vis-à-vis de leurs alliés
46:27On le voit avec l'Arabie Saoudite
46:28On l'a vu avec l'OTAN
46:29On l'a vu avec l'Europe
46:30Tout au long de cette crise
46:35C'est-à-dire que les alliances historiques
46:36S'estompent
46:37Face à une forme de logique américaine
46:40Qui consiste à déclencher
46:41Des conflits
46:42Sans essayer d'en avertir
46:45Leurs alliés
46:46Prendre la température
46:48Essayer justement
46:49D'oeuvrer à des solutions collectives
46:51Et lorsque les Etats-Unis
46:52Décident de régler
46:53Une situation
46:54Finalement ils sont dans
46:55Une logique transactionnelle
46:57Et on se rend compte
46:57Que les partenariats
46:58Ils peuvent exister
46:59Mais ils n'ont plus
47:00Cette dimension primordiale
47:01Historique
47:02Qu'elles avaient au départ
47:03Lorsqu'elles ont été initiées
47:04Alors Emmanuel Macron
47:07Le chef de l'Etat français
47:08A fait des propositions
47:09A Donald Trump
47:11La sécurisation des sites
47:12De pétrole saoudien
47:14Par la France
47:14Et en même temps
47:15Le chef de l'Etat
47:17Rappelle à son homologue américain
47:19La nécessité d'aider l'Ukraine
47:21En termes de missiles
47:24Intercepteurs
47:24Ça veut dire que là
47:25On est vraiment sur les deux conflits
47:28Et que
47:29C'est en quelque sorte
47:31Du donnant-donnant
47:31Cette affaire
47:32Oui mais là encore
47:33C'est la question
47:34De la bonne volonté
47:35De l'acteur américain
47:35C'est-à-dire que la proposition
47:36Du président Macron
47:37Elle est intéressante
47:38Puisqu'elle essaye de faire
47:39D'un sujet régional
47:42C'est-à-dire une confrontation
47:42Entre les Etats-Unis
47:43Et l'Iran
47:45Une sorte de sujet
47:46De sécurité collective
47:47En rappelant que
47:48La circulation des flux maritimes
47:49Est un sujet international
47:50Alors que les Etats-Unis
47:51Fondent de moins en moins
47:53Oeuvre
47:53Justement de sens commun
47:55Et à partir de là
47:56Vous voyez que
47:57Le président Macron
47:58Essaye de faire
47:59Infléchir la posture
47:59Mais là encore
48:00Aller vers une résolution
48:02Un déploiement
48:03De force
48:04Ça signifie passer
48:05Par le conseil de sécurité
48:06Ça signifie
48:06Ne pas subir le veto
48:08Des russes
48:08Des chinois
48:09Et la question
48:10Du déploiement
48:11D'une force
48:12C'est aussi la question
48:13De savoir comment
48:13Cette force se déploierait
48:14Sous quel mandat
48:15Et est-ce qu'elle ne va pas
48:16Être considérée
48:16Comme une forme de coalition
48:17Contre l'Iran
48:18Sur la question ukrainienne
48:20Et des intercepteurs
48:21Là aussi
48:22Ça fait un moment
48:23Que le président ukrainien
48:24Demande des intercepteurs
48:25Mais je rappellerais
48:26Qu'une partie de ces intercepteurs
48:27Ont été épuisés
48:28Par la guerre au Moyen-Orient
48:30Que les Etats-Unis
48:30Eux-mêmes ont relancé
48:31La production
48:32Donc à partir de là
48:33Essayer de tordre le bras
48:34A Washington
48:35C'est loin d'être évident
48:36Puisque derrière
48:36En parallèle
48:37Qui dit tordre le bras
48:38De Donald Trump
48:39Signifie aussi
48:40Essayer pour Donald Trump
48:42D'aboutir
48:43A une forme de compromis
48:44Avec Moscou
48:45Sur une sorte de pacte
48:47Et la question
48:47De la sécurité ukrainienne
48:49Passera aussi
48:50Par cette question
48:51D'une sorte de deal
48:52Entre les Etats-Unis
48:54La Russie
48:55Et l'Ukraine
48:56Et tant qu'on n'aboutira pas
48:57Je ne vois pas les Etats-Unis
48:58Massivement revoir leur posture
48:59De ce point de vue
49:00Etats-Unis
49:01Russie
49:02Ukraine
49:02Un pacte entre ces trois pays
49:04Pour mettre fin
49:05Aux guerres
49:05Sur le terrain
49:07Européen
49:08Et au Moyen-Orient
49:09Vous y croyez ?
49:10J'y crois moyennement
49:11Parce que finalement
49:12On a des agendas
49:13Qui sont dissociés
49:14Si on va sur la problématique
49:15Ukrainienne
49:16Les Russes ne renonceront pas
49:17A leur prétention territoriale
49:19Si on se penche
49:20Du côté d'Hormuz
49:22L'après-Hormuz
49:23De toute manière
49:23Et les gardiens des révolutions
49:24Ont été fermes
49:25De ce point de vue
49:25Je dirais même
49:26Au-delà du régime iranien
49:27C'est qu'ils ne renonceront pas
49:29A ce contrôle
49:29Parce qu'ils ont un levier économique
49:31Un levier qui pèse
49:32Sur l'économie mondiale
49:33Et avec ce levier
49:34En revenir à une circulation classique
49:36Ça signifie pour eux
49:38Renoncer
49:38A une forme d'arme
49:40Qui leur permet aujourd'hui
49:41De pouvoir même
49:42Négocier avec Washington
49:43Merci beaucoup
49:44Djilali Benchaban
49:46Je rappelle que vous êtes
49:46Analyste en géopolitique
49:48Et directeur du cabinet
49:49CEOS
49:50Stratégie et conseil
49:51Dans un instant
49:52Sur BFM Business
49:53C'était Kenco
49:53Présenté par François Sorel
49:54Très bonne soirée
49:57Le 18h éco
49:58Sur BFM Business
50:00Sous-titrage Société Radio-Canada
50:01Sous-titrage Société Radio-Canada
50:01Sous-titrage Société Radio-Canada
50:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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