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  • il y a 41 minutes
Ce lundi 21 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique et d'analyse et de débat
00:12A la une de ce lundi 21 septembre, c'est la crise de carburant
00:16Les prix atteignent des records et l'approvisionnement de certaines stations se complique
00:21Le gouvernement tente de muscler sa réponse sans faire déraper les finances publiques
00:26Un dilemme auquel sont confrontés de plus en plus de pays
00:28On fait le point dans un instant
00:30Le marché obligataire européen est très dynamique
00:33Les entreprises se pressent pour emprunter et les investisseurs répondent présents
00:38Mais pour les entreprises tricolores, c'est un peu plus compliqué
00:40Alors le risque politique pèse-t-il sur les entreprises françaises ?
00:44On en débat dans un quart d'heure
00:46On parlera aussi du nouveau plan stratégique de Société Générale
00:49Qui semble avoir convaincu les marchés
00:51Et du lancement d'un nouveau réseau social souverain européen
00:54Il s'agit d'Epsilon, son co-fondateur sera sur ce plateau dans une demi-heure
00:59A 18h45, on va revenir sur cette nouvelle victoire de l'AFD en Allemagne
01:04Le parti d'extrême droite remporte un deuxième lander lors d'élections régionales hier
01:09Un nouvel échec pour le chancelier dont l'avenir à la tête de l'Allemagne est de plus en plus
01:14compromis
01:19Aider les automobilistes les plus précaires sans faire déraper les finances publiques
01:24Et s'assurer d'un approvisionnement continu dans les stations-service
01:27C'était l'objectif des deux réunions de crise qui se sont tenues aujourd'hui à Matignon
01:32Bonsoir Nathan Tocampo
01:34Quelles sont les pistes concernant les nouvelles aides pour soutenir les salariés en première ligne ?
01:39Alors on se dirige certainement vers un prolongement de l'aide aux gros rouleurs
01:42Qui devait initialement se terminer au 30 septembre
01:44Jean-Pierre Farandou le ministre du travail l'a dit ce matin
01:46Il souhaite finaliser des mesures allant jusqu'à la fin de l'année
01:50Pour rappel cette aide permet aux actifs sous condition de ressources de recevoir un chèque de 100 euros
01:56Les critères aujourd'hui il faut parcourir au moins 15 km par trajet entre son domicile et son travail
02:02Ou parcourir plus de 8000 km par an dans le cadre à nouveau de son activité professionnelle
02:08Une hausse du montant est sur la table
02:10Le ministre de l'économie a d'ailleurs proposé que les français ayant déjà touché cette aide
02:15N'auraient pas à refaire les démarches
02:17Le nouveau versement sera alors automatique en cas de prolongation
02:20Une mesure qui a déjà coûté tout de même plus d'un milliard et demi d'euros à l'Etat
02:24Un million et demi de personnes l'ont déjà demandé sur 3 millions de bénéficiaires potentiels
02:29Gabriel Attal, candidat à Renaissance, appelle d'ailleurs l'Etat à écrire aux usagers concernés
02:34Qui n'ont pas encore profité de cette aide
02:35Les aides aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux entreprises du BTP
02:38Ont déjà été prolongés jusqu'au 31 décembre
02:41Le soutien aux pêcheurs est par exemple de 35 centimes par litre de carburant
02:45Alors ce qui est certain Nathan, c'est qu'il ne devrait pas y avoir de généralisation d'aide pour
02:50toute la population
02:51Non Stéphanie, en 2022, lors de la crise de l'énergie liée à la guerre en Ukraine
02:55L'Etat avait dépensé plus de 7 milliards et demi d'euros pour soutenir les français côté carburant
03:00Impossible de réitérer la chose aujourd'hui
03:03Avec 54 milliards d'efforts demandés pour le budget 2027
03:06Alors sans marge de manœuvre financière, les nouvelles aides resteront donc ciblées
03:11Comme l'a rappelé la porte-parole du gouvernement ce matin
03:13Je cite uniquement pour les français obligés de prendre leur voiture pour aller travailler
03:18Difficile donc d'imaginer un plafonnement des prix à la pompe
03:21Comme le demande la France insoumise
03:22L'Etat ne peut pas se permettre de compenser la perte des stations-services
03:26Mais surtout, avec un plafonnement des prix, les livraisons se redirigeraient vers les marchés plus prometteurs, plus rentables
03:33Il y aurait donc un risque de pénurie
03:35C'est en tout cas l'alerte de l'UFIP, un lobby du secteur
03:37L'autre option pour l'Etat, ce serait de baisser les taxes
03:40De supprimer par exemple les certificats d'économie d'énergie qui pèsent pour 15 à 20 centimes environ
03:46Mais le gouvernement s'est jusque-là opposé à une telle mesure
03:48Car cette taxe sert en fait à aider les français à faire la transition énergétique
03:52Pour justement être moins dépendants du gaz et du pétrole
03:56Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a donc avancé une solution qui coûte moins cher à l'Etat
04:01Il encourage les salariés à faire le plus possible de télétravail quand ils le peuvent
04:04Et en attendant d'en savoir plus sur les aides du gouvernement pour le carburant
04:08On attend l'approvisionnement en gaz et temps passe d'être assuré
04:12Oui on a dépassé les 80% de remplissage
04:15La France est en avance sur ses objectifs
04:17Contrairement à l'Allemagne par exemple qui est en retard
04:19La première réunion de ce matin a justement concerné l'approvisionnement en pétrole et en gaz
04:24Autour des représentants de plusieurs filières
04:26Les armateurs de France, France Gaz, les industriels très consommateurs d'énergie
04:30Mais aussi la CPME, le MEDEF
04:32Pas de risque de pénurie dans le pays
04:35Le ministre de l'économie l'a redit sur France Inter
04:37En tout cas sur les deux prochains mois tout va bien
04:40Alors que 16% des stations des difficultés aujourd'hui
04:44Principalement les stations totales qui opèrent un plafonnement des prix
04:47Reste que les prix vont rester sur je cite un plateau haut stable
04:52Selon un acteur qui a participé à cette réunion
04:54Autrement dit la crise va durer
04:56Si on ne sait pas encore l'évolution dans les prochains mois sur les prix de l'essence
04:59Côté gaz, on se dirige vers une hausse de 120 euros en moyenne de plus cette année par rapport à
05:052025
05:06Selon la commission de régulation de l'énergie
05:08Merci Nathan
05:09Coquampo, la flambée des prix des carburants au centre de toutes les préoccupations partout dans le monde
05:14Les gouvernements planchent sur des dispositifs de soutien aux consommateurs
05:18Tout en essayant de maintenir leur équilibre budgétaire
05:22Alexandre Apagé
05:22Et oui Stéphanie, le nombre de pays qui ont mis en place des mesures d'aide sur les carburants
05:27A plus que doublé ces quatre derniers mois
05:30Ça c'est d'après les chiffres de l'agence internationale de l'énergie
05:3457 gouvernements ont désormais réduit les taxes sur l'énergie contre 40 fin avril
05:40Le nombre total de pays proposant une aide directe aux consommateurs est passé de 56 à 95
05:46Le chancelier allemand Friedrich Schmerz doit faire très prochainement ses propositions
05:50Sur la table, un mécanisme de plafonnement des prix inspiré de celui de la Belgique
05:56Au Royaume-Uni, le Premier ministre subit des pressions pour venir en aide aux ménages les moins aisés
06:03L'Espagne, souvent citée en exemple, pratique, elle, une baisse de 20 centimes sur le prix du litre de diesel
06:10Ces coups de pouce des gouvernements, ils ont un effet pervers quand même
06:14Plus les gouvernements interviennent, plus ils aggravent la pression sur leurs finances publiques
06:18Évidemment, dans un même temps, pour contenir l'inflation
06:21Les banques centrales haussent leur taux d'intérêt
06:24Et le coût d'emprunt, le taux auquel les états génèrent de la dette, grimpe, lui aussi
06:29Et cela alourdit encore la facture
06:32Et ainsi de suite, fin août, Bruxelles a tiré la sonnette d'alarme
06:36Et exhorté les gouvernements, Stéphanie, à la prudence sur leur politique budgétaire
06:41Et les mois à venir ne vont pas simplifier les choses
06:43Oui, l'hiver vient, comme on dit
06:45Et avec lui, la consommation de combustible
06:47Mais en Europe notamment, les stocks de gaz sont au plus bas
06:51Il va donc falloir s'approvisionner à des tarifs élevés
06:54La facture énergétique des ménages va flamber
06:56Les états vont se retrouver face à un dilemme cornelien
07:00Soit choisir d'aider les populations à faire face à la crise énergétique
07:04Et ouvrir encore les vannes
07:05Soit prendre le risque d'attiser leur colère
07:08Et les fermer, ces vannes, en raison de contraintes budgétaires
07:11En Asie du Sud-Est, l'Indonésie par exemple a choisi la première option
07:16La Thaïlande la deuxième
07:18L'approche d'échéances électorales
07:20Les midterms aux Etats-Unis, pour ne citer que risque de peser lourdement dans les arbitrages
07:26Les prix records du diesel utilisés par les camions et les machines agricoles
07:30Frappent particulièrement les états américains ruraux et conservateurs
07:34En l'absence de projet pour voter la suspension de la taxe sur l'essence par exemple
07:39Les républicains pourraient bien en payer les frais cette fois
07:43Merci Alexandra Paget
07:44On est en ligne avec Olivier Appert
07:45Bonsoir, vous êtes conseiller au Centre énergie et climat de l'Institut français des relations internationales
07:52Le prix du baril de Brent est repassé aujourd'hui sous les 100 dollars
07:57Alors que les conflits perdurent au Moyen-Orient
08:01Comment expliquez-vous cette détente aujourd'hui ?
08:05Le marché est très volatile et répond à la hausse ou à la baisse
08:09A toute information positive ou négative au niveau géopolitique
08:18Donc il se trouve qu'il y a eu des informations montrant que les Etats-Unis souhaiteraient éventuellement
08:30Engager à nouveau des négociations avec l'Iran
08:34D'où cette baisse de prix
08:35Il faut noter que la hausse de la semaine dernière était quand même particulièrement importante
08:41Et venait de la position des Houthis
08:49Donc des rebelles yéménites
08:52Qui avaient bloqué le détroit de Babel-Mandeb
08:55Oui mais à ce jour le détroit de Babel-Mandeb est toujours a priori aux mains des Houthis
09:01Celui d'Ormouz est toujours semi-bloqué
09:05Est-ce que ça veut dire que l'évolution des prix du baril
09:08Il n'y aura pas d'évolution tant que les conflits ne seront pas résolus ?
09:14Il est évident que les conflits
09:17Tant qu'ils ne sont pas résolus
09:19Conduiront à des prix quand même élevés
09:23Alors il faut relativiser les choses
09:25C'est-à-dire qu'il y a quand même du pétrole
09:27Et des produits pétroliers qui transitent par les détroits d'Ormouz
09:30Beaucoup moins qu'avant
09:31Et aussi au Babel-Mandeb
09:36Les Houthis ne visent que les bateaux de l'Arabie Saoudite
09:42Ceci étant, c'est une contrainte très forte sur le transit
09:47Le transit par ces deux détroits
09:50Alors les Houthis, la milice pro-iranienne au Yémen
09:54Les Houthis ont frappé Riyad
09:56Et le port de Yambou
09:58Un port pétrolier en Arabie Saoudite
10:01Pour autant, il n'y a pas eu de réaction sur les prix du pétrole
10:05Comment vous l'expliquez ?
10:08J'explique ça par le fait que d'abord
10:10Les conséquences de ces attaques ont été minimes
10:16Les Saoudiens ont indiqué qu'ils allaient remettre en service très rapidement les installations
10:21Par ailleurs, il y a aussi les annonces qui ont été faites
10:28Positives par les Américains
10:32D'une reprise de discussion avec les Iraniens
10:37Donc c'est là où l'espoir perdure
10:40Et c'est aussi pour ça que les prix se maintiennent
10:43Et redescendent actuellement sous les 100 dollars pour le baril de Brent
10:47Olivier Appert, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
10:51La Chine a réduit sa demande en pétrole
10:53Puisant dans ses réserves
10:55Mais que va-t-il se passer le jour où Pékin va à nouveau passer commande de pétrole au Moyen
11:03-Orient par exemple ?
11:08Après la crise
11:10Les Chinois ont ponctionné leur stock
11:16Qui était semble-t-il extrêmement important
11:19Il semble qu'on soit à la fin de cette période
11:24Et que la demande que la Chine adresse au marché international
11:29Est à nouveau en hausse
11:31Ce qui est un mauvais signal
11:34Parce que ça veut dire que la demande chinoise
11:38Va peser sur le marché
11:41Donc sur les prix
11:42Donc il faut s'attendre à une augmentation durable des prix
11:47Dans les prochains mois selon vous ?
11:51Tant que le conflit
11:53A Hormuz et à Babel-Mandel
11:57N'est pas réglé
11:59La situation reste quand même très tendue
12:03L'approvisionnement en gaz
12:05Est quasi assuré en France pour cet hiver
12:09Mais il va néanmoins falloir s'attendre à une augmentation des prix
12:15Là encore c'est une conséquence des conflits au Moyen-Orient ?
12:18Tout à fait c'est une conséquence du conflit au Moyen-Orient
12:21Dans la mesure où environ 15 à 20% du gaz naturel liquéfié
12:29Transitaient par le détroit d'Hormuz
12:32Et à ce jour les exportations du Qatar sont quasiment nulles
12:38Est-ce que...
12:39Emmanuel Macron est parti à Saint-Pierre-et-Miquelon
12:42Hier il a été reçu par son homologue canadien
12:45L'objectif était de sécuriser l'approvisionnement de la France en énergie
12:50En GNL notamment
12:51Le Canada est un grand producteur de GNL
12:55Il n'empêche
12:57Combien même il y aurait un accord signé
12:59Avec le Canada en approvisionnement en GNL
13:03On n'en verrait pas la couleur avant plusieurs mois
13:07Il y a des infrastructures à mettre en place
13:09Ça ne se fait pas du jour au lendemain
13:10Alors le Canada est indéniablement un grand pays producteur de pétrole
13:16Il produit à peu près les deux tiers de ce que produisait l'Arabie Saoudite
13:21Avant la crise
13:22Et la production du Canada est en hausse ces derniers mois
13:27Ce qui est un bon signe
13:28Le problème c'est que les ressources de pétrole mais aussi de gaz au Canada
13:34Se situent essentiellement à l'ouest du pays
13:37En Alberta
13:39Et que la logistique pétrolière et gazière va vers les États-Unis
13:45L'essentiel du pétrole canadien est exporté vers les États-Unis
13:50Et aussi vers l'Asie
13:53Donc il y a certes une production de gaz et une production de pétrole en croissance
13:59Mais ça mettra quand même un certain temps pour arriver
14:04Le bon signe c'est que ces derniers mois
14:08Les Canadiens ont négocié des contrats d'exportation de GNL avec les Allemands
14:16Mais ce sont des quantités relativement faibles
14:19Et ça n'arrivera pas avant 2028-2029
14:23Ah oui donc c'est pas tout de suite
14:25Merci beaucoup Olivier Appert
14:27J'appelle que vous êtes conseiller au Centre énergie et climat de l'Institut français des relations internationales
14:33Restez avec nous dans un instant le débat
14:41Le 18h éco se poursuit sur BFM Business
14:47Le marché obligataire européen est très dynamique
14:50Les entreprises se pressent pour emprunter
14:52Les investisseurs répondent présents
14:54Sauf pour ce qui est des entreprises françaises
14:57C'est un peu plus compliqué
14:59Alors le risque politique pèse-t-il sur les entreprises tricolores ?
15:03On en parle avec Wilfried Galland
15:05Bonsoir
15:05Bonsoir
15:06Vous êtes directeur général adjoint de Montpensier Arbevel
15:09Et Sébastien Barthélémy
15:10Bonsoir
15:11Bonsoir
15:11Vous êtes responsable de la charge de crédit chez Kepler Chevreux
15:15Sébastien je commence avec vous
15:16Est-ce que vous constatez aujourd'hui
15:18Que les entreprises françaises ont plus de mal à se financer sur le marché obligataire ?
15:23Alors les entreprises n'ont pas plus de mal à se refinancer
15:25Elles se refinancent plus cher
15:27Ça c'est évident
15:28Avec les taux que l'on connaît
15:30Le coût de refinancement des entreprises a fortement augmenté
15:32Si on prend l'indice investment grade européen
15:36Eh bien on est sur plus de 100 points de base par rapport au début de l'année
15:39Si on prend le high yield européen on est à plus de 130 points de base
15:42Donc là les entreprises se refinancent plus cher
15:45Pour les entreprises de bonne qualité
15:47Elles n'ont pas de problème pour se refinancer actuellement
15:48Mais c'est effectivement plus cher
15:50Et il y a effectivement un peu plus de difficultés
15:52Ou c'est un peu plus cher
15:53Il y a une prime France indéniable
15:55Notamment on en parlait sur les proxys français
15:57Qu'est-ce que je veux dire par proxy français
15:59Des émetteurs comme EDF
16:01CNP
16:02Et autres émetteurs
16:04Qui sont vraiment avec une problématique domestique
16:07C'est ce que vous constatez aussi Wilfried Galland ?
16:10Oui je pense que le maître mot de plus en plus des investisseurs obligataires
16:14C'est la sélectivité
16:16Et on voit qu'en fonction de la notation de crédit
16:19Les comportements ne sont pas les mêmes
16:21Effectivement
16:23Pour les meilleures notations de crédit
16:25Il n'y a pas d'écart particulier qui se creuse
16:29Par rapport à la dette française
16:30Alors malheureusement on suit la dette française
16:32Donc ça veut dire que le refinancement se passe bien
16:35Mais de plus en plus cher
16:37Lorsqu'on est un petit peu en dessous en termes de notation
16:40On sent qu'il y a toujours de la pétence
16:43Mais il y a de plus en plus de prudence
16:48Sur un certain nombre d'émetteurs
16:49Et une prime qui commence doucement à augmenter
16:53Une prime d'émission qui commence à augmenter
16:54La prime primaire
16:56Il y a toujours autant de demandes
16:59Mais il y a peut-être un peu moins de demandeurs
17:01Donc c'est compensé par d'autres
17:04On sent que la situation est peut-être un petit peu plus fragile
17:06En tout cas sur un certain nombre d'émetteurs
17:09Qu'elle était il y a quelques mois
17:12Oui parce que ça on le voit depuis combien de temps ?
17:16Depuis fin août, début septembre ?
17:18Voilà depuis la rentrée
17:19Parce qu'en fait le marché obligataire
17:20C'est un peu comme les enfants en fait
17:22Les marchés obligataires ferment à l'été quasiment
17:24Il y a quasiment une activité extrêmement faible
17:27Très peu d'émissions
17:28En gros à partir du 14 juillet jusqu'à fin août
17:31Il y a assez peu d'activités
17:34Fin août on sent que ça reprend
17:36Et effectivement la reprise
17:38C'est difficile
17:40En tout cas il y a toujours
17:42Et là je rejoins totalement ce qui vient d'être dit
17:43Il y a toujours beaucoup de demandes
17:47Un peu plus chères
17:48Et surtout je trouve beaucoup de sélectivité quand même
17:50On sent qu'il y a des émetteurs
17:53Sur lesquels aussi
17:55Qui se précipitent un peu
17:57Pour lever de l'argent
17:59Avant qu'éventuellement ce soit plus difficile
18:01Au fur et à mesure qu'on va rentrer dans le dur
18:03De notre campagne présidentielle
18:05Justement Sébastien Barthélémy
18:06Ce que c'est là c'est le risque politique
18:08Qui pèse clairement
18:08Alors le risque politique qui pèse clairement
18:11Puisque les marchés sont sensibles aux annonces
18:14Et on sait qu'on va avoir des annonces
18:17De plus en plus peut-être délirantes
18:19Ou en tout cas anti-marché
18:21Et ça évidemment ça va peser
18:23Mais pour rejoindre aussi ce que disait Wilfried
18:24C'était très intéressant
18:26Le marché est beaucoup plus sélectif
18:28Et on revient un petit peu à ce qu'on a vécu
18:29En 2023-2024
18:31Qu'est-ce qui s'était passé ?
18:32Il y a eu une forte hausse des tons
18:33Pour l'instant les spreads de crédit se maintiennent bien
18:35Mais là effectivement
18:36Tous les émetteurs à yield sont un peu plus regardés de près
18:38Et notamment certains secteurs
18:40Comme l'immobilier, le real estate
18:42Lui aussi commence à s'interroger
18:44Puisqu'il est dépendant du coût de refinancement
18:46Et les entreprises aussi
18:48Qui sont très dépendantes des capex
18:50Très dépendantes du financement
18:51Sont également fortement exposées
18:53Type utilities et télécom
18:55Wilfried, ça veut dire aussi que
18:57Des entreprises qui ont du mal
18:59Dans un contexte plus fragile
19:01Qui ont du mal à se financer
19:03Sur les marchés obligataires
19:04Ça vient amputer directement leurs investissements
19:06En fait moi ce qui m'embête
19:09D'un point de vue plus macro que micro cette fois
19:11C'est que si les entreprises
19:15Qui sont cotées
19:16Qui sont quand même les plus importantes
19:18Les entreprises qui viennent se financer
19:21Sur le marché obligataire
19:22Ce sont quand même des grosses entreprises
19:23Parfois avec des bilans un peu chargés
19:25Et donc avec une notation plus difficile que d'autres
19:27Mais ce sont quand même des grosses entreprises
19:29Moi ce qui m'inquiète c'est qu'en fait
19:30Il y a un effet de cascade
19:31C'est-à-dire que plus ça va
19:32Plus effectivement quand on va aller
19:34Dans ceux qui ont du mal à se refinancer
19:37Toute la partie non cotée
19:38Toute la partie effectivement
19:39Des jeunes entreprises
19:41Ou des entreprises de taille plus petite
19:44Qui ne lèvent pas directement sur les marchés
19:46Mais qui doivent effectivement se financer
19:48En fait tout vient en cascade
19:49En fait cette tension se démultiplie
19:51Au fur et à mesure qu'on descend
19:53En fait la chaîne alimentaire
19:55Ça va ruisseler en quelque sorte
19:57Exactement
19:58Et donc ce qu'il faut bien voir
20:00Il faut que nos politiques comprennent
20:02Que leur déclaration
20:05Leur créativité parfois
20:06A un impact sur le tissu économique
20:10Les grandes entreprises s'en sortent
20:12Éventuellement avec effectivement
20:13Une petite prime à l'émission
20:14Un peu plus d'argent donné aux souscripteurs
20:18Mais globalement ils arrivent à s'en sortir
20:21Mais plus on va aller loin
20:22Dans la chaîne de valeur
20:24Plus on va aller en granularité
20:25Plus ça va être compliqué
20:27Et plus le tissu économique va souffrir
20:29On le voit avec le nombre de faillites
20:30Qui sont en train de monter en France
20:32Donc si on a un peu plus de difficultés
20:34Un peu plus de sélectivité
20:35Sur le marché obligataire
20:36Pour les gérants ça se passe bien
20:38Je ne suis pas inquiet pour eux
20:39On trouve de très beaux papiers
20:41En revanche la pointe du macro pour la France
20:43Ça veut dire qu'il y a une fragilisation
20:45Du tissu économique
20:46Fragilisation du tissu économique
20:48Sébastien Barthélémy
20:49Oui alors c'est effectivement ça
20:50Le taux de défaut
20:51On l'a fait d'envoyer le mot
20:52Taux de défaut
20:53Effectivement c'est regarder de près
20:54Alors je le disais
20:55Pour l'instant les spreads de crédit
20:56Donc la rémunération du risque
20:57Qui est dû au syncatrique des entreprises
20:59Se tient bien
21:00S'il venait à se dégrader
21:01Ça viendrait en plus de la hausse des taux
21:03Et donc il y a une accélération
21:04Du coût de refinancement
21:05Pour les entreprises
21:06Et effectivement les problématiques
21:07De taux de défaut sont importantes
21:08Et ce que font les gérants obligataires
21:10Ou en tout cas les métiers du crédit
21:11C'est qu'ils regardent les taux de défaut
21:12D'une manière générale
21:14Européens
21:15De la part des agents de notation
21:16Pour l'instant ces taux de défaut
21:17Se tiennent bien
21:18Mais effectivement un indicateur avancé
21:20Avec anticipation de la hausse
21:22Des taux de défauts
21:22Ça peut accélérer
21:23L'écartement des spreads
21:25Et donc justement accélérer
21:26Le phénomène présenté par Wilfried
21:28Et est-ce que ça veut dire aussi
21:29Que comme ces prochains mois
21:31S'annoncent quand même particulièrement agités
21:33Avec l'élection présidentielle
21:35Est-ce que ça veut dire
21:36Qu'aujourd'hui les entreprises
21:37Ont accéléré
21:39Leur financement sur le marché obligataire
21:42C'est ce qu'on voit un peu
21:43Histoire de ne pas payer encore davantage
21:45Dans quelques mois
21:46Clairement
21:47C'est ce qu'on voit
21:48Effectivement sur le marché
21:50Ça veut dire aussi
21:51Si on se place de l'autre côté
21:53Du côté des investisseurs
21:54Qui a des bonnes affaires
21:55Également à faire
21:56En termes de taux de rendement
21:58Il y a des investissements
21:59Qui sont extrêmement rentables
22:01À faire sur ce marché-là
22:02À condition effectivement
22:03D'être sélectif
22:04Mais effectivement
22:05On voit qu'il y a
22:06Je ne dirais pas une course
22:08Au refinancement
22:09Mais en tout cas
22:10Des plans qui peuvent être
22:11Légèrement anticipés
22:12Pour éviter de se retrouver
22:14Au cœur de la tourmente
22:16On sait très bien
22:16Qu'on va avoir
22:17Entre la fin de l'année
22:19C'est-à-dire
22:21La date limite
22:22De vote du budget
22:24Puisque juste avant
22:25On va avoir
22:26Toutes les présentations
22:27Des amendements au budget
22:28Or on sait que les amendements
22:29Vont être parfois
22:30Totalement délirants
22:31Et là aussi
22:32Ça crée un climat
22:33Un petit peu anxiogène
22:34Donc les entreprises
22:35Veulent passer en gros
22:36Avant le
22:37En dehors de la période
22:39On va dire
22:40Entre le 15 novembre
22:41Et le 15 janvier
22:43Qui s'annonce
22:43Un petit peu plus compliqué
22:44Pour probablement
22:46Pour être serein
22:47Quand on veut effectivement
22:49Lever pas mal d'argent
22:49Sur les marchés obligataires
22:50Qu'est-ce que ça veut dire aussi
22:51Sébastien Martellemi
22:52Que les investisseurs
22:53Vont y regarder à deux fois
22:54Avant d'investir
22:56Dans les entreprises françaises
22:58À l'approche des élections
22:59Alors
23:00Effectivement
23:00Ça dépendra
23:01Quelle entreprise française
23:02On parle
23:02Oui c'est difficile de généraliser
23:04C'est vrai
23:04Difficile de généraliser
23:05Très clairement
23:06Et Wilfried a parfaitement raison
23:08La prime maintenant
23:09Que l'on a
23:09Ou en tout cas
23:10Le rendement qui est offert
23:11Commence à attirer
23:11De plus en plus d'investisseurs
23:12Puisque c'est des rendements
23:13Qui sont offerts
23:15On ne les avait pas trouvés
23:16Depuis quelques trimestres déjà
23:17Mais effectivement
23:18Pour les entreprises françaises
23:20Petites et moyennes
23:22Et grandes
23:23Effectivement
23:23Les investisseurs
23:24Vont y regarder à deux fois
23:25Selon leur qualité de crédit
23:27Selon leur dépendance
23:28Également
23:28Besoin de refinancement
23:30Selon
23:30Leur pricing power
23:32Selon leur exposition
23:33En matière première
23:34L'inflation etc
23:35Donc effectivement
23:36Les entreprises
23:37Vont payer plus cher
23:38Française
23:39Effectivement
23:39Il y aura un phénomène
23:40Politique
23:41Qui va être intensifié
23:43Au moins jusqu'à l'élection
23:44Et après probablement
23:44La dissolution
23:45De l'Assemblée nationale
23:46Ce qui fait que
23:47Effectivement
23:47Certains gérants
23:48Pour l'instant
23:49Se retiennent
23:50D'investir
23:51Sur les entreprises françaises
23:52Et le diversifient
23:53Justement
23:53Sur les entreprises européennes
23:54Wilfried
23:55Oui
23:55Ce qu'on constate également
23:57C'est que
23:58Vous savez
23:58La finance fonctionne
23:59Beaucoup avec des paniers
24:00Aujourd'hui
24:00Donc il y a
24:01Beaucoup de paniers
24:03Qui sont proposés
24:03Aux investisseurs
24:04Et effectivement
24:05On voit
24:05En particulier
24:06Dans la partie action
24:06On voit des paniers
24:07Qui sont des paniers
24:09Hors France
24:09Ou des paniers
24:10Qui visent justement
24:12A miser
24:13D'une certaine manière
24:14Sur la sous-performance
24:16Du marché français
24:17Par rapport à ces homologues
24:18Alors ça peut être
24:19Assez dangereux
24:19Pour ceux qui s'amusent à ça
24:21Mais on voit
24:22Qu'effectivement
24:22On a une attention
24:24Très forte
24:25De la part du monde financier
24:26Aux fragilités françaises
24:28Et donc
24:29Il faut faire très attention
24:30A ça
24:30Pour l'instant
24:31Ça se passe bien
24:33Mais
24:34On est clairement
24:35Dans le monde anglo-saxon
24:37Un peu sous le feu
24:38Des projecteurs
24:40Ça veut pas dire
24:41Qu'il y aura
24:42Un problème
24:42D'une manière immédiate
24:44Mais ça veut dire
24:44Qu'on est surveillé
24:46Et donc
24:47La surveillance
24:47Ça veut dire
24:48Que la responsabilité
24:49De ceux qui sont aux manettes
24:50Et j'insiste quand même
24:51Là-dessus
24:52Est extrêmement forte
24:53Pour justement
24:54Être crédible
24:55Et sincère
24:56Dans toutes ces déclarations
24:57Ça va être quand même
24:57Très important
24:58Mais c'est déjà arrivé
24:59Là qu'on soit
24:59Autant sous les radars
25:00Oui bien sûr
25:01Quand on regarde
25:01Par exemple
25:02L'élection 2017
25:04C'était exactement
25:05On jouait déjà
25:06Contre la France
25:07C'est pas nouveau
25:08Voilà
25:08C'était exactement
25:09La même chose
25:09En fait
25:10Rien de neuf
25:11Sous le soleil financier
25:12Mais attention
25:13Parce que
25:13Nos paramètres financiers
25:15Depuis 2017
25:15Se sont quand même
25:16Très nettement dégradés
25:17Et donc
25:18Il faut effectivement
25:18Faire très attention
25:19Pour ne pas rentrer
25:21Dans une spirale délétère
25:22On l'a vu avec la Grèce
25:23On l'a vu avec l'Italie
25:24Au début
25:25On dit que ça se passe bien
25:26Et puis d'un seul coup
25:27Ça va très très vite
25:28Donc il faut prendre
25:29Les bonnes mesures
25:30Y compris d'ailleurs
25:31En termes de communication
25:32Sébastien Barthélémy
25:33Oui il y a des échanges
25:34Qui sont très claires
25:35On parle de la notation
25:36De la France
25:36Donc elle a été confirmée
25:38Par Fitch
25:38Début septembre
25:39Il y a Scope Rating
25:40Qui est une petite agence
25:42Indépendante européenne
25:42Qui vient de dégrader
25:43La France d'un cran
25:44On sait qu'en octobre
25:46Je crois que c'est le 23 octobre
25:47Moody's doit réagir
25:47Après on a effectivement
25:49S&P
25:50Donc là
25:51La France est clairement
25:52Sous les spotlights
25:53Et pas d'une bonne manière
25:55Il va y avoir un news flow
25:57Qui va être très clairement négatif
25:58Selon moi
25:59Puisque
26:00Ça a été très bien dit
26:01La situation de la France
26:02Est très nettement dégradée
26:03Par rapport à ce qu'elle était avant
26:04Elle est sous les projecteurs
26:06Les agents de notation
26:07Peuvent rajouter une pression supplémentaire
26:09Et à cela
26:09S'ajoute effectivement
26:10Un discours politique
26:11Très négatif
26:12Moi je rappelle
26:13Ce qui s'était passé en Angleterre
26:14Avec la première ministre
26:15L'Istrass
26:15L'Istrass oui
26:29Et le dernier point à surveiller
26:30Quand même
26:30C'est le pétrole
26:31Puisque le pétrole
26:32C'est l'élément
26:34Qui fait monter les taux
26:35Si le pétrole venait à baisser
26:36Pour une raison géopolitique
26:37Ou autre
26:38Ça allégerait aussi beaucoup
26:39L'attention sur la dette française
26:40On parlerait d'autres choses
26:42Et ça nous ferait aussi
26:43Pas mal de bien
26:43Espérons
26:44Merci beaucoup messieurs
26:45Wilfried Galland
26:46Directeur général adjoint
26:47De Montpensier Arbevel
26:48Et Sébastien Barthélémy
26:50Responsable de la charge crédit
26:51Chez Kepler
26:52Chevreux
26:53Restez avec nous
26:53Dans un instant
26:55On va faire un point
26:55Sur la séance du jour
27:02Le 18h éco
27:04Stéphanie Collot
27:05Le 18h éco
27:06Se poursuit
27:06On fait un point
27:07Sur les marchés
27:08Avec Antoine Larigauderie
27:09Bonsoir
27:09Bonsoir Stéphanie
27:10Le CAC termine en hausse
27:11Ce soir
27:11On commence la semaine dans le vert
27:12Plus 0,92%
27:14Une bonne séance
27:15Pour le CAC 40
27:16Et les volumes d'échanges
27:17Et les volumes d'échanges
27:17Relativement copieux
27:18Du côté des 3 milliards d'euros
27:20D'actions négociées
27:22Et vous le voyez
27:23On a bien tenu le cap
27:24Malgré un petit coup de faiblesse
27:25En fin de séance
27:26Du côté des autres places européennes
27:28On avait des hausses
27:28Un petit peu plus vigoureuses
27:30Du côté
27:31Notamment de l'Eurostock 50
27:33Qui a gagné pas loin d'1%
27:34Et puis
27:35Sur les autres places européennes
27:38On avait
27:38Tiens Milan
27:39Qui a gagné 1,6%
27:40Plus 1,3%
27:42Donc pour l'Eurostock 50
27:43Le DAX à Francfort
27:44Plus 1,07
27:45Un petit sentiment
27:46De détente
27:48Si on regarde les plus fortes hausses
27:50Du SBF 120
27:50On a eu pas mal de valeurs
27:52Techno
27:52Ça rejoint un petit peu
27:54La tendance américaine
27:56Techno
27:57Et énergie
27:57Avec Schneider Electric
27:59Qui a gagné 3,2%
28:01ST Microelectronics
28:02Plus 2,94%
28:04Des valeurs industrielles aussi
28:06Plus 2,38% pour Safran
28:07Et puis parmi les baisses
28:08Ça signifie le secteur auto
28:09Toujours en difficulté
28:10Moins 1,2%
28:11Pour Renault
28:11Engie
28:12Moins 1,4%
28:14Et moins 1,9%
28:15Pour Kering
28:16Qui ferme la marche
28:16Et du côté des marchés américains
28:18On évolue aussi dans le vert
28:19Oui ça se passe bien
28:20Avec une nette préférence
28:21Pour les valeurs technos
28:22Le Nasdaq est en hausse supérieure
28:24Par rapport au Dow Jones
28:26Vous le voyez
28:26Quasiment 2% de progression
28:28Pour l'indice riche
28:29En valeurs technologiques
28:30Plus 1,9%
28:31Le Dow Jones
28:31Plus 0,6%
28:33C'est une séance plutôt calme
28:35Du côté des marchés américains
28:36A noter du côté des cryptos
28:38Le Bitcoin a repris
28:39Nettement de la hauteur
28:40Au-delà des 86 000 dollars
28:43C'est vrai que ça fait
28:43Plusieurs jours
28:44Qu'il y a des replacements
28:45Très très nets
28:47Autour du Bitcoin
28:48Qui gagne 5,7%
28:49Sur la séance
28:50Vous voyez on est repassé
28:51Légèrement
28:51Sous les 86 000
28:53Mais on reste à porter
28:53A noter que ces derniers jours
28:55BlackRock a signalé
28:56Qu'il avait fait pas mal d'achats
28:57Sur le marché
28:58Donc ça redonne un petit coup de boost
29:00Au Bitcoin
29:01Après les ajustements de change
29:02Auxquels on a assisté
29:03Par rapport au dollar
29:04Après la décision de la Fed
29:05De remonter ces deux
29:06Alors sur le marché obligataire
29:08Antoine
29:09La France et l'Allemagne
29:10Sont toujours dans le visa
29:11Oui disons que
29:12La détente a été générale
29:13Sur les taux obligataires
29:15Aujourd'hui
29:16Mais vous le voyez
29:164,45 pour la dette française
29:19Disant 3,44
29:20Pour la dette allemande
29:22On reste toujours
29:22Très légèrement
29:23Au-delà des 100 points de base
29:25D'écart de taux
29:26De spread
29:26Mais les signaux de tension
29:28Ils sont plutôt venus
29:30Ces dernières heures
29:31Du côté de la dette allemande
29:32C'est vrai que ça se joue
29:34A un ou deux points de base
29:35Mais il y a quand même
29:36Une petite douche froide
29:37Avec cette deuxième défaite
29:40Très très importante
29:41De la CDU
29:42Du côté des élections
29:43Régionales allemandes
29:45Au profit de l'AFD
29:46L'extrême droite allemande
29:47Au profit de l'AFD
29:48Bien sûr
29:48Et qui fait dire à Friedrich Merz
29:50Qu'il s'agit d'une déroute totale
29:52Et donc là
29:53Effectivement
29:54La prime de risque
29:54Est légèrement repassée
29:56En défaveur de l'Allemagne
29:57Mais sans doute pas
29:58Pour longtemps
29:58Vu l'état
29:59De notre situation budgétaire
30:00Et de l'instabilité chronique
30:02En France
30:03En termes politiques
30:04Et en termes budgétaires
30:04Et on va y revenir
30:05Dans 10 minutes
30:06Avec un expert
30:08Justement de l'Allemagne
30:10Merci beaucoup
30:10Antoine Larigaudry
30:11Le titre Société Générale
30:12A lui gagné jusqu'à 4%
30:14Aujourd'hui
30:14La banque a présenté
30:15Un nouveau plan stratégique
30:17Ce matin
30:17Devant les investisseurs
30:19A Londres
30:19Elle compte poursuivre
30:21Sa politique de réduction des coûts
30:22Et rapprocher
30:23La banque de détail traditionnel
30:25De sa filiale de banque en ligne
30:26Bourse aux banques
30:27D'ailleurs
30:28Benoît Grisoni
30:28L'actuel dirigeant
30:30De Bourse aux banques
30:31Devient également
30:32Directeur général
30:33Délégué en charge
30:34Du retail
30:34Sa feuille de route
30:35Est claire
30:36Atteindre 14 millions
30:38De clients
30:38A fin 2029
30:40Contre 9
30:41Aujourd'hui
30:42Écoutez
30:42Slavomir Krupa
30:43Le directeur général
30:44De Société Générale
30:49Il faut trouver
30:50Un bien meilleur équilibre
30:51Entre la croissance
30:52Et les bénéfices
30:53Désormais nous avons
30:54Bourse aux banques
30:55Qui est très rentable
30:56Et qui va contribuer
30:56Au résultat du groupe
30:57Mais à un niveau inférieur
30:59A ce qu'elle pourrait faire
31:00Parce que nous voulons
31:01Continuer à croître
31:02A un rythme très élevé
31:03Nous visons
31:0414 millions de clients
31:05En 2029
31:06Et comme je l'ai déjà dit
31:07A plusieurs reprises
31:08A terme
31:09Largement plus de 20 millions
31:10Pour devenir
31:11La première banque en France
31:12En termes de pénétration
31:16Alors sur les trois prochaines années
31:18Société Générale
31:19Qu'on distribue
31:1913 milliards d'euros
31:20A ses actionnaires
31:21Un montant non négligeable
31:22Qui représente
31:23Plus de 23%
31:24De sa capitalisation boursière
31:26Un plan stratégique
31:27Qui semble avoir
31:29Convaincu
31:29Du moins
31:30Rassuré
31:31Les marchés
31:32Écoutez
31:32Émeric Blond
31:33Gérant pour Taylor AM
31:35Le plan qui est annoncé
31:37Est dans la continuité
31:38De ce qu'on a pu observer
31:39Jusqu'à présent
31:40Depuis changement de management
31:41Et voilà
31:43C'est dans sa parfaite continuité
31:44De croissance
31:45De l'activité
31:47Encore plus forte croissance
31:49Des marges
31:50Restructuration forte
31:52Amélioration des ratios prudentiels
31:53Et donc
31:54Et politique de retour à l'actionnaire
31:56Donc oui effectivement
31:57C'est un plan
31:57Qui est parfaitement en phase
31:59Avec ce que le marché attendait
32:00Et on est plutôt
32:03Soulagé
32:03Que ce soit dans cette continuité
32:05Émeric Blond
32:06Gérant pour Taylor AM
32:08On s'intéresse à présent
32:09A la naissance
32:10D'un nouveau réseau social
32:12Epsilon
32:12Il promet d'être différent
32:14De ceux qu'on connaît tous
32:16Instagram
32:16Facebook
32:17TikTok
32:17Snap
32:18Ou encore X
32:18Bonsoir Stéphane Dubreuil
32:20Bonsoir
32:21Vous êtes économiste
32:22Et aussi donc
32:23Co-fondateur d'Epsilon
32:24Réseau social souverain européen
32:26Qui va être lancé
32:28Très bientôt
32:29Quand ?
32:29Fin de semaine
32:30Semaine prochaine
32:31Semaine prochaine
32:32Très bien
32:33Expliquez-nous en quoi consiste
32:35Ce nouveau réseau social
32:36En quoi il va être différent des autres ?
32:38Alors nous on veut lancer un réseau social
32:41C'est très ambitieux d'ailleurs
32:42Aujourd'hui oui ça l'est
32:44Voilà
32:44On nous dit ça sera impossible
32:45C'est trop tard
32:46Etc
32:47Nous on pense que le moment
32:48Il est venu
32:49Il est venu de manière importante
32:51Pour trois raisons
32:52C'est que
32:52Un, la réglementation
32:53Commence à mettre la pression
32:54Sur les plateformes existantes
32:56A cause de toutes les dérives
32:57Deux, l'opinion publique
32:58Maintenant est mûre
32:59Et mature
33:00Et comprend qu'il faut arrêter
33:01D'être trop sur ces réseaux sociaux
33:02Et trois, on a compris aussi
33:04Que les réseaux sociaux
33:05C'était un sujet
33:06De sécurité nationale
33:07Et on a des problèmes d'ingérence
33:09On en reparlera peut-être après
33:10Et donc aujourd'hui nous on veut lancer
33:12Un réseau social
33:13Souverain vous dites
33:14Souverain exactement
33:14C'est quoi souverain ?
33:15Souverain ça veut dire qu'en fait
33:16L'ensemble des technologies
33:18De l'hébergement
33:20Et des gens
33:21Sont en Europe
33:22Ne sont pas sous
33:23Droits américains
33:25Mais droits européens
33:26Donc ça ça diffère de méta
33:27Où les données sont en Europe
33:29Grâce au RGPD
33:31Exactement
33:31Mais elles peuvent être transférées
33:33C'est ça la différence avec vous ?
33:34Alors nous elles sont chez nous
33:36Elles restent en Europe
33:38Elles sont en Europe
33:39Elles sont sous droit européen
33:40Et pas droit américain
33:41C'est ce qui est fondamental
33:42Donc on applique
33:43Toutes les règles européennes
33:44On l'a vu récemment
33:45X a refusé de venir à Paris
33:48Pour des auditions
33:49Donc nous on est sous le droit européen
33:51C'est déjà une différence
33:51Qui est majeure
33:52La deuxième chose
33:53C'est qu'on veut mettre en place
33:55Une modération
33:56On voit qu'aujourd'hui
33:56Il y a quand même de la violence
33:57Sur les réseaux sociaux
33:59Aujourd'hui on a quand même
34:00Monétisé la violence
34:01C'est ça qui fait que
34:02Dans vos fils en fait
34:03Vous avez tout ce qui est le plus violent
34:04Et tout ce qui a été le plus cliqué
34:06En fait cette addiction
34:06Nous en fait il n'y a pas cette logique là
34:08On a un fil thématique en fait
34:11Un peu comme vous aviez X au début
34:12Et par contre on ne va pas du tout
34:15Utiliser les données des clients
34:17Pour faire des algorithmes
34:18Qui vont vous permettre de voir
34:20En boucle
34:20En fait ce qu'on appelle
34:21Le scroll infini
34:22Des choses violentes
34:24Ou vulgaires
34:24Ou des contenus
34:26Donc modération
34:28Avant publication
34:29Exactement
34:29Mais ça ça veut dire quoi ?
34:31Ça veut dire que vous allez mettre
34:32Quelqu'un, un humain
34:33Derrière chaque publication
34:34Ça va être compliqué ?
34:34C'est une très bonne question
34:35En fait on utilise une société
34:37Je pense que tout le monde connaît
34:37Qui s'appelle Mistralia
34:38On est en partenaire avec eux
34:39Français ?
34:40En fait exactement
34:41Français
34:41Donc c'est pour ça que je vous disais
34:42Souverain
34:42Voilà ce que ça veut dire
34:43Et en fait on a une modération
34:46Qui va en fonction des contenus
34:47Violents, sexuels, vulgaires etc
34:50On met des notes en fait
34:52Et l'IA laisse passer ou pas
34:53A priori avant publication
34:55Et ensuite il y a une deuxième étape
34:58Qui est humaine
34:58Puisque l'IA n'est pas parfaite
35:01Où s'il y a besoin
35:02On va derrière vérifier
35:03Donc si vous voulez
35:04On a un niveau de modération
35:06Qui existe sur aucune plateforme
35:08Aujourd'hui dans le monde
35:08Puisque tout est passé
35:11Et publié directement
35:13On va dire sur les plateformes
35:14Extra-européennes
35:15Vous promettez une vie privée
35:16Respectée
35:17Pas de trackers publicitaires
35:18Pas de profilage
35:20Aucune revente des données
35:22Vous dites
35:22Votre attention n'est pas à vendre
35:25Mais est-ce que ça va attirer
35:26Les annonceurs ça ?
35:27Parce qu'à un moment
35:28Il faut aussi avoir
35:29Des rentrées d'argent
35:30C'est une très bonne question
35:30Nous on fait le pari
35:32D'une publicité
35:33Qui est plutôt éthique
35:34Et responsable
35:34Ça ne sera pas
35:35Les mêmes niveaux de revenus
35:36Par client
35:37Je vais vous donner un exemple
35:38Sur Meta, X et autres
35:41Le revenu par mois
35:42C'est entre 12 et 15 dollars
35:44Par mois publicitaire
35:46Nous on pense
35:46Qu'on sera entre 2 et 5 dollars
35:48C'est largement suffisant
35:50C'est rentable ça ?
35:51Bien sûr
35:51C'est largement rentable
35:52Puisqu'on n'est pas
35:53Dans une course au clic
35:54On n'a pas besoin
35:54D'avoir des millions et millions
35:56L'autre chose qu'il faut savoir
35:57C'est que d'avoir des flux vidéo
35:59C'est extrêmement cher
36:00Et c'est ce qu'utilisent
36:01Principalement ces plateformes
36:02Aujourd'hui
36:03Et c'est parce que
36:05Utilisez-vous
36:05Les flux vidéo ?
36:06Alors on aura des flux vidéo
36:07Mais pas en continu
36:08Pas ce scroll
36:09Qui vous hypnotise
36:09C'est-à-dire que vous avez
36:10Des vidéos qui démarrent
36:11Automatiquement
36:12En fait c'est ça aujourd'hui
36:13Un des grands problèmes
36:14Et l'addiction
36:15Et les problèmes de santé mentale
36:16Ça a été prouvé
36:17C'est principalement ça
36:18Alors à l'approche
36:19Des élections
36:20De l'élection présidentielle
36:21En France
36:22Il y a un fort risque
36:23De fake news
36:24D'ingérence
36:25De puissances étrangères
36:26Pour favoriser
36:28Les extrêmes
36:29Vous lancez votre réseau social
36:30La semaine prochaine
36:31Comment vous comptez lutter
36:33Contre ces ingérences étrangères ?
36:35Alors les ingérences
36:36Il y a deux types
36:36C'est que
36:37Ce qu'il faut bien comprendre
36:38C'est que les réseaux
36:39Que vous avez actuellement
36:40Comme IX et autres
36:41Sont dans les mains
36:42D'une seule personne
36:43Donc aujourd'hui
36:43Il suffit qu'ils modifient
36:44L'algorithme
36:45Pour favoriser des contenus
36:46Nous ça ne sera pas possible
36:48Parce que déjà
36:48Un, nos algorithmes
36:49Sont auditables et transparents
36:51Et deuxièmement
36:51Comme je vous ai dit
36:52On n'influence pas
36:53En fait les publications
36:54Donc ça c'est le premier point
36:55Et après sur les ingérences
36:56On utilise des IA
36:58En fait pour détecter
36:59En fait les bots
36:59Et les activités anormales
37:01Évidemment
37:02C'est extrêmement compliqué
37:03Mais nous on le fait tout de suite
37:05Ce que les autres réseaux
37:06En fait ne font pas
37:07Puisque l'idée
37:08C'est d'avoir des contenus
37:09Et du clic
37:09Donc les bots
37:10Sont très importants pour eux
37:11Je rappelle aujourd'hui
37:13IX
37:13On a découvert que
37:1435% en fait de l'activité
37:16C'était des robots
37:17Qui les faisaient seuls
37:18C'est-à-dire c'est des robots
37:19Qui parlent à des robots
37:20C'est des robots
37:21Qui font des commentaires
37:21C'est des robots
37:22Qui cliquent sur des publicités
37:23Donc dans les faits
37:24En fait il y a déjà
37:2435% du trafic
37:26En fait qui est un faux trafic
37:27Est-ce que Epsilon va être payant ?
37:31Alors non Epsilon ne sera pas payant
37:33Au démarrage
37:33Il n'y aura pas de publicité
37:35Même au démarrage
37:35Je tiens à le dire
37:36Parce qu'en fait
37:36Tous ces sujets-là
37:37Sont reportés à la fin d'année
37:38Donc il n'y aura pas de publicité
37:40Au démarrage
37:40Et il n'y aura pas
37:41D'abonnement
37:43Les abonnements apparaîtront
37:44Dans un deuxième temps
37:45À la fin d'année
37:46Quand on va ouvrir
37:47À toute l'Europe
37:48Et qu'on mettra
37:48Les fonctionnalités premium
37:50Qui seront pour les personnalités
37:52Ou pour les entreprises
37:53Ou pour les collectivités locales
37:55On aura des abonnements
37:56Spécifiques pour eux
37:57Avec des fonctionnalités
37:58Et quelles seront
37:59Ces fonctionnalités ?
38:00Vous aurez des fonctionnalités
38:01De live débat par exemple
38:03La possibilité de débattre
38:04Avec des modérations actives
38:06Vous aurez la possibilité
38:07D'avoir ce qu'on appelle
38:08Des rapatriements
38:09De communautés
38:10Aujourd'hui un des problèmes
38:11C'est que vous n'allez pas
38:12C'est ça
38:12C'est que là aujourd'hui
38:13Quand on a par exemple
38:14Je ne sais pas
38:15500 000 abonnés sur Instagram
38:16C'est un des problèmes
38:17Exactement
38:18Donc nous on travaille
38:19Sur une fonctionnalité
38:21Pour rapatrier vos communautés
38:22Donc c'est toutes
38:23Ces fonctionnalités
38:24Qu'on veut avoir
38:24Qui permettent en fait
38:25De socialement
38:27Emmener ses amis avec soi
38:28Parce que c'est un des problèmes
38:29On en est conscient
38:30Mais aujourd'hui vous savez
38:31Il y a
38:32Toutes les gens
38:32A peu près 6
38:34Comment ça s'appelle
38:356 réseaux sociaux
38:36Dans les mains
38:37Nous on espère être
38:38Le 7ème
38:39Et on joue cette carte là
38:40On ne remplacera jamais
38:41X et Méta
38:42Mais c'est ce que j'allais vous demander
38:43Vous ne jouez pas dans la même cour
38:44Non on ne joue pas dans la même cour
38:45Et ce n'est pas l'objectif
38:46Ce n'est pas l'objectif
38:47On joue le long terme
38:48On pense qu'aujourd'hui
38:49La seule initiative de taille
38:51On va dire d'envergure
38:53Internationale
38:54C'est la d'autre
38:55Elle est française
38:55Donc on se dit
38:56Il y a peut-être un collectif
38:57Qui va venir
38:58Donc on joue un peu le temps long
38:59Aujourd'hui c'est sur nos fonds propres
39:01Donc quand même
39:01On prend un risque énorme
39:02Donc on dit
39:03Rejoignez-nous
39:04On va faire la preuve du lancement
39:05On a réussi
39:06Ça marche
39:07Donc maintenant
39:07Venez les fournisseurs de contenus
39:09Puisqu'on pousse des contenus
39:10Éducatifs, culturels et scientifiques
39:12Et puis on aimerait avoir
39:13Des partenaires
39:14Publics, privés
39:15On a croisé
39:16Un candidat
39:17A l'élection présidentielle
39:18Dans le TGV
39:18En allant à Bruxelles
39:20Qui nous a dit
39:20Mais comment se fait-il
39:21Que l'Europe ne soit pas à vos côtés
39:23On lui a dit
39:24Aidez-nous
39:24Donc on lance
39:25Un appel à tout le monde
39:27Pour nous aider
39:28Dans cette quête
39:29Cette aventure
39:29Et bien le message est passé
39:31Sur BFM Business
39:31Merci beaucoup Stéphane Dubreuil
39:33Je rappelle que vous êtes
39:34Donc le cofondateur
39:35D'Epsilon
39:36Dans un instant
39:36On va revenir sur
39:37Cette nouvelle victoire
39:38De l'AFD en Allemagne
39:40Le parti d'extrême droite
39:41Remporte un deuxième lander
39:44Lors d'élections régionales
39:45Hier
39:45Un nouvel échec
39:46Pour le chancelier
39:47Dont l'avenir
39:48A la tête de l'Allemagne
39:49Est de plus en plus compromis
39:50On en parle
39:51Dans un instant
39:52A tout de suite
39:53BFM Business présente
39:58Le 18h écho
40:00Stéphanie Colot
40:01On poursuit le 18h écho
40:03A l'international
40:03Avec cette nouvelle victoire
40:04De l'AFD
40:05En Allemagne
40:06Le parti d'extrême droite
40:07Remporte un deuxième lander
40:09Dans le nord-est du pays
40:10Deux semaines
40:11Après la défaite
40:13De la CDU
40:13En Saxe
40:14Anna Halt
40:15La pression
40:16S'accentue
40:18Donc nettement
40:18Sur Frédéric Schmers
40:19Dont l'avenir
40:20Est de plus en plus
40:22Menacé au sein de la chancellerie
40:23Bonsoir Etienne Dupslaff
40:25Bonsoir
40:25Vous êtes maître de conférence
40:26En civilisation allemande
40:27A l'université de Paris
40:57C'est rarement que nous avons remplacé
40:59La CDU en tant que partie du peuple
41:03Pour la première fois de son histoire
41:04Elle n'est plus du tout représentée au Parlement
41:06C'est là aussi le résultat
41:08D'une politique très peu judicieuse
41:09Visant à maintenir un cordon sanitaire
41:12Autour de nous
41:14La CDU doit désormais décider
41:16De la voie qu'elle souhaite suivre
41:20Etienne Dupslaff
41:21Est-ce que l'AFD
41:23Est effectivement en passe
41:25De remplacer la CDU en Allemagne ?
41:27Alors l'avenir nous le dira
41:28Mais elle n'a pas complètement tort
41:30Quand elle dit que l'AFD est devenue un Volkspartei
41:32Alors peut-être pour contextualiser
41:33Un Volkspartei
41:34Un parti populaire
41:35Effectivement
41:35C'est un parti qui est éligible
41:37C'est un grand parti
41:38Qui compte beaucoup de membres
41:39D'une part
41:39Et d'autre part
41:40Un parti qui est éligible
41:41Par toutes les franges de la population
41:42Et force est de constater
41:44Qu'effectivement
41:45C'est un parti
41:46Qui a le vent en poupe
41:48Qui d'élection en élection
41:49Parfois multiplie par deux ses scores
41:52Donc oui
41:52Et on voit la dégringolade
41:54Des partis populaires classiques
41:57Que sont d'une part
41:58La CDU effectivement
41:59Mais aussi le SPD
42:00Même s'il sauve les meubles
42:02Dans le Mecklenburg-Foppelmann
42:03A Berlin par exemple
42:05C'est pas réjouissant
42:06Oui c'est pas meilleur
42:08On en parlera de Berlin
42:10Mais d'abord
42:11Comment expliquer
42:12Le score de l'AFD
42:14Dans cette région
42:15Du nord-est de l'Allemagne
42:16Alors
42:19En Mecklenburg-Pomerani
42:21Comme il y a 15 jours
42:23En Saxena
42:24Il y a effectivement
42:25En Allemagne de l'Est
42:26En ex-Allemagne de l'Est
42:27Une forte popularité
42:29De l'AFD
42:30Mais là aussi
42:31On voit bien
42:32Qu'au plan national
42:33L'AFD progresse partout
42:34Et donc
42:35C'est notamment
42:36La peur du déclassement
42:37C'est la peur
42:39De la désindustrialisation
42:41C'est parfois aussi
42:43Une forme de nostalgie
42:44De la RDA
42:45Là c'est plutôt
42:46Pour l'Allemagne de l'Est
42:46Évidemment que je parle
42:47Mais il y a effectivement
42:48Une recette
42:49Qui marche
42:50Et inversement
42:51Vous avez le problème
42:52Des chrétiens démocrates
42:53De la droite classique
42:55Si je puis dire
42:55Qui est tiraillée
42:57Entre redevenir
42:59Plus à droite
43:00Si je puis dire
43:00Donc plus conservatrice
43:01D'une part
43:02Plus contre l'immigration
43:04Et d'autre part
43:05Ceux qui au contraire
43:06Veulent la maintenir
43:07Absolument dans le giron
43:08Démocratique central
43:10Alors
43:10Un autre revers
43:12Mais à Berlin
43:13C'est avec la forte progression
43:15De la gauche radicale
43:16Dit Linke
43:18Qui obtient 25%
43:20Des voix
43:21À Berlin
43:22Donc devant la CDU
43:2320%
43:24Et l'AFD
43:2415%
43:25Ça veut dire que même
43:26À Berlin
43:27Mers ne convainc plus
43:29Alors ça
43:29Effectivement
43:30Alors il faut dire aussi
43:31Que la campagne à Berlin
43:32Est un peu particulière
43:33Parce que le maire sortant
43:34Qui était de CDU
43:35N'a pas pu se représenter
43:36Parce qu'il était trop contesté
43:37Il y avait des affaires internes
43:39Voilà tout à fait
43:40Le SPD pareil
43:41Le candidat
43:42Qui était
43:43Qui poursuit
43:44Pour des questions
43:45De corruption
43:45Bon
43:46C'est un cas particulier
43:47Ce qui est intéressant à Berlin
43:48C'est qu'effectivement
43:49C'est une bercée
43:50De la gauche
43:51Alors sans vouloir mettre
43:52Les deux extrêmes
43:52Entre guillemets
43:53Dans le même sac
43:54Parce que ça n'a rien à voir
43:54Vraiment
43:55Mais on voit bien
43:56Qu'effectivement
43:57Le centre peine
43:58À convaincre
43:59Et qu'à Berlin
44:00C'est plutôt
44:01Le centre-ville
44:03Bobo
44:04Intellectuel
44:04Et les jeunes électeurs
44:05Parce qu'à Berlin
44:05Parce qu'à Berlin
44:06Pour la première fois
44:06C'était des électeurs
44:09De 16-17 ans
44:10Pouvaient voter
44:11Qui ont donné leur voix
44:12À ce parti
44:13Qui a fait campagne
44:14Notamment
44:16Contre la gentrification
44:17Et donc
44:17Sur un thème social
44:18Qui a été porteur
44:19À Berlin
44:20Et d'une manière générale
44:21On voit vraiment
44:22Une différence
44:22Même dans le
44:23Mecklenburg-Foppermann
44:24Entre les villes
44:26Et les périphéries
44:27Les périphéries
44:28Qui ont tendance
44:28A se droitiser
44:29Fortement
44:30Et les villes
44:32Qui ont tendance
44:32Dans le nord-est
44:34À rester social-démocrate
44:35Et à Berlin
44:36À se gauchiser
44:37En plus
44:38À se boboiser
44:38Comme on dit
44:39Le taux d'impopularité
44:42De Frédéric Mers
44:43Il atteint 90%
44:45Comment expliquer
44:47Un tel effondrement
44:48Aussi rapide
44:49En 16 mois
44:50De mandat
44:50Alors
44:51Ça se précipite
44:53Il a encore perdu
44:5410 points
44:55De satisfaction
44:56En 15 jours
44:57Alors
44:58Il est impopulaire
44:59Parce qu'il a ce côté
45:00Un petit peu
45:01Comme le président Macron
45:02D'avoir du mal
45:04À s'adresser
45:05Aux électeurs
45:06Lambda
45:07Si je puis dire
45:08Il y a ça
45:08Il y a le fait
45:10Qu'il tergiverse
45:11Il y a le fait
45:12Que le gouvernement
45:14Fédéral
45:15Donc d'alliance
45:16Entre la droite classique
45:17Et la gauche classique
45:18Finalement
45:18Ne fait plaisir à personne
45:20Parce que vous vouliez
45:20Une politique plus à droite
45:22Bah c'est le SPD
45:23Qui freine
45:23Vous vouliez une politique
45:24Plus sociale
45:25C'est la CDU
45:25Qui freine
45:26Et donc du coup
45:27Et on le voit d'ailleurs
45:28Depuis 15 jours
45:30Les deux parties
45:31Qui se tirent dans les pattes
45:32Pour tirer à U et à Dia
45:33Dans un sens et dans l'autre
45:34Et c'est pas
45:34C'est pas prêt
45:35De se terminer
45:36Et donc du coup
45:37Effectivement
45:37On a un peu l'impression
45:38Que Merz
45:39Ne sait pas trop
45:40Où il veut aller
45:41Où il peut aller aussi
45:42Et il est contesté
45:44De toutes parts
45:44Et il a vraiment aussi
45:45Une bat de presse
45:46Si je puis dire
45:47Contre lui
45:47C'est-à-dire
45:47Comme le SPD
45:49En fait ces dernières années
45:50Quoi qu'il fasse
45:51En fait
45:51Il se fait attaquer
45:52De toutes parts
45:52Oui c'est ça
45:53C'est un peu la coalition
45:54De l'impossible
45:55Il y a eu certes coalition
45:56Mais quoi qu'il arrive
45:57Une fois aux manettes
45:58Ça ne fonctionne pas
46:00Frédéric Schmerz
46:01Il s'est exprimé
46:03A l'issue
46:03De ses résultats hier
46:05Il a dit
46:05Que c'était un désastre
46:06Mais il exclut
46:08De démissionner
46:10Combien de temps
46:10Il peut tenir encore ?
46:12Alors déjà
46:12Rien que de devoir
46:13Se présenter
46:15A 18h02
46:16Donc deux minutes
46:17Après la proclamation
46:17Des résultats
46:18Enfin des sondages
46:19De sortie d'urne
46:20Prouve qu'il avait besoin
46:22D'affirmer
46:22Qu'il ne démissionnerait pas
46:23Parce qu'il prouve bien
46:24Que la question est posée
46:25Bon
46:26Je pense
46:26Qu'il essaiera
46:27De mener à terme
46:28Son mandat
46:29De chancelier
46:30Encore
46:31Il est encore
46:31Pour plus de deux ans
46:34Une des possibilités
46:35Qui
46:35Oui
46:36Qui s'offre à lui
46:36Ça serait
46:37C'est ce qu'avait fait
46:38Le chancelier Schroeder
46:39Dans son temps
46:39C'est ce qu'a fait Merkel
46:40Aussi dans son mandat
46:42C'est de lâcher
46:43La présidence
46:43De leurs partis respectifs
46:45Pour lâcher un peu de l'Est
46:46Pour permettre aussi
46:47Éventuellement
46:48Un successeur
46:48De se mettre en avant
46:50Et tout en gardant
46:51Les rênes du pouvoir
46:52Au plan fédéral
46:53Ce qui le sauve
46:54Un petit peu
46:55C'est qu'il n'y a pas
46:56Vraiment d'alternative
46:57A sa personne
46:58Au sein du parti
46:59C'est ce que j'allais
47:00Vous demander
47:01Certains parlaient
47:02D'Andrik Wurst
47:03Le ministre
47:04Président CDU
47:05De la Rénanie
47:06Du Nord-Westphalie
47:07Ça, ça pourrait être
47:08Une option sur la table ?
47:09Ça pourrait être une option
47:10Le problème
47:10C'est qu'en avril prochain
47:12Il y a des élections régionales
47:13En Rénanie du Nord-Westphalie
47:14Que la CDU veut absolument garder
47:16Gagner, pardon
47:17Et garder ce land
47:18Parce que ça changerait
47:19En cas de défaite
47:20Ça changerait l'équilibre
47:21Dans la chambre haute
47:22Du Parlement
47:23Et donc c'est un land stratégique
47:25Qui compte plus de 20 millions
47:26D'électeurs
47:26Donc c'est vraiment
47:27Un gros land
47:28Et donc c'est ce qui freine
47:29Je pense un petit peu
47:30Et ce qui sauve la peau
47:31Pour l'instant de Martz
47:33C'est qu'effectivement
47:34Il n'y a pas vraiment
47:35Il n'y a pas d'alternative
47:37Quel est l'impact
47:38De cette élection
47:40Et de cet affaiblissement
47:41De Frédéric Schmers
47:42Sur la place de l'Allemagne
47:44En Europe
47:45A Bruxelles
47:46Sur le poids
47:47Que peut peser
47:48L'Allemagne à Bruxelles
47:50Alors on voit effectivement
47:51Que les partenaires européens
47:53S'interrogent
47:53Parce que l'Allemagne
47:54Pour le meilleur
47:55Et pour le pire
47:56Était quand même souvent
47:57Gage de stabilité
47:58Notamment stabilité politique
47:59Et stabilité économique
48:01Et là on a les deux
48:02Situations qui sont en train
48:03De un peu dérailler
48:05Si je puis me permettre
48:06C'est-à-dire qu'on a quand même
48:06Une certaine instabilité ministérielle
48:08Même il y a eu un remaniement
48:10Cet été
48:10Raté aussi d'ailleurs
48:12Ça aussi c'est inhabituel en Allemagne
48:14Et donc effectivement
48:15Il y a une forme de nervosité
48:16Alors même que l'Allemagne veut
48:18Enfin en tout cas
48:19Le gouvernement veut
48:20Mener des réformes structurelles
48:21Alors qu'il y a la question
48:22Du réarmement
48:24Et donc ça commence
48:25A poser problème
48:26Réarmement aussi
48:27Où il faudra aussi
48:28Trouver des majorités
48:29Dans les deux chambres du Parlement
48:31Éventuellement
48:31Et donc c'est effectivement
48:33La question de la stabilité
48:34En Europe est posée
48:35Est-ce qu'il faut s'attendre
48:36Un retrait
48:38Ou en tout cas
48:39Une discrétion
48:41De la part de Berlin
48:42Par rapport à
48:43Ses partenaires européens
48:45Alors ça
48:45On verra comment
48:47Merz
48:48Essaiera de sortir
48:49De ce bourbier
48:50Peut-être qu'il va essayer
48:51Aussi de faire
48:51Une sorte de fuite en avant
48:52Peut-être qu'il va essayer
48:53De se reconcentrer un peu
48:56Sur la politique étrangère
48:56Dans laquelle en général
48:58Il est plus facile en Allemagne
49:00De gagner des points
49:00Que dans la politique intérieure
49:01Ça c'est difficile à dire
49:03Ou alors si effectivement
49:05Il sera un peu handicapé
49:06À l'intérieur
49:06Et ne pourra pas
49:08Vraiment être moteur
49:10Berlin a lancé l'année dernière
49:12Un énorme plan d'investissement
49:13De 500 milliards d'euros
49:15D'ici 2030
49:16À ce stade
49:16Très peu encore
49:17Ont été dépensés
49:19Est-ce que là encore
49:20C'est à cause de cette coalition
49:22Qui a du mal
49:23À se mettre d'accord
49:24Sur les usages
49:26Et les crédits
49:27À accorder
49:28À tel secteur
49:29À telle entreprise
49:29Oui tout à fait
49:30Il y a les questions
49:31De est-ce qu'il faut plus
49:32Accès sur le social
49:34Sur l'équipement
49:35Ça c'est un vrai enjeu
49:37Puisque en fait
49:38Sous la chancerie Merkel
49:41C'est aussi pour ça
49:42Que l'Allemagne
49:42Allait très bien économiquement
49:44Sur le papier
49:44Du moins à l'époque
49:45C'est qu'on a très peu investi
49:47Et donc les infrastructures allemandes
49:48Sont dans un mauvais état
49:50Donc il y a là-dessus
49:51En général
49:52Les deux parties sont à peu près
49:53D'accord pour investir là-dessus
49:54Mais après il y a effectivement
49:55Les questions d'armement
49:55Il y a les questions
49:56Est-ce qu'on fait des coupes
49:58Dans le social
49:59Pour libérer
50:02Ou gagner des marges de manœuvre
50:04Sur d'autres terrains
50:06C'est pas évident
50:07Et là vraiment
50:07Les deux parties
50:08Se tirent dans les pattes
50:09Actuellement
50:09Parce qu'ils savent aussi
50:10Que le chancelier est faible
50:11Et donc du coup
50:12Qu'il y a peut-être aussi
50:13Il y a une marge
50:14Il y a une marge éventuellement
50:15Voilà
50:16Est-ce que selon vous
50:17On peut faire un parallèle
50:18Entre ce qu'il se passe
50:19En Allemagne
50:19Avec la montée de l'AFD
50:21De l'extrême droite
50:22Et de D-Link
50:24Avec la France
50:25Et la montée
50:26Du Rassemblement national
50:28D'un côté
50:28Et de LFI de l'autre
50:30Alors effectivement
50:30Les parties ne sont pas
50:31Les mêmes
50:32Et pour le faire très rapidement
50:33Les idées sont différentes
50:34Les idées sont différentes
50:34Et surtout la communication
50:35Est différente
50:36Mais ce qu'on constate
50:37Je crois quand même
50:38Dans les deux pays
50:39C'est qu'effectivement
50:39Il y a une forme
50:41Alors peut-être pas
50:42De dégagisme en Allemagne
50:43Mais il y a quand même
50:43Une forme effectivement
50:45De ras-le-bol
50:46Quant aux compromis
50:48Un peu mous
50:48Si je peux m'exprimer ainsi
50:49C'est-à-dire qu'en fait
50:50Ces coalitions
50:51Qui allient
50:52Centre droit
50:52Et Centre gauche
50:53Ce sont des coalitions
50:54Contre nature
50:54Qui n'ont jamais
50:55Satisfait personne
50:57Or
50:58Avec l'éparpillement
51:00Des voix
51:00Elles deviennent
51:01De plus en plus
51:02Nécessaires
51:02Ces coalitions
51:03Parce qu'il faut
51:03D'alternatives
51:04Justement
51:05Et du coup
51:07Quand des partis
51:08Qui sont d'accord sur rien
51:09Doivent s'entendre
51:09Ils font des compromis
51:10Très bien
51:10Mais sauf que ça ne
51:11Satisfait personne
51:12Et donc effectivement
51:12On note d'une part
51:14Un renforcement
51:14De ceux qui veulent
51:15Vraiment une politique
51:16Plus droitière
51:17Tout simplement
51:18Comme on le voit en France
51:19Et ça ne touche pas
51:19Que l'ERN
51:21Et ceux qui veulent
51:22Une politique
51:22Plus à gauche
51:23Effectivement
51:24Et pour ça
51:25Berlin par exemple
51:25Est vraiment intéressant
51:26Parce que
51:28La Linke
51:29Normalement était un parti
51:29Ouvrier
51:30D'Allemagne de l'Est
51:31Pour la faire court
51:32Là on voit
51:33Qu'à Berlin
51:35C'est le centre-ville
51:36De Berlin-Ouest
51:37Qui a voté aussi
51:38Pour l'E-Link
51:39Et inversement
51:40On voit aussi
51:41L'AFD qu'on présente
51:42Toujours comme le parti de l'Est
51:43Qui certes fait
51:44De très bons scores
51:44À Berlin-Est
51:45Mais aussi
51:46À Berlin-Ouest
51:48Et donc
51:48En fait
51:49C'est plus si simple que ça
51:50Et effectivement
51:51Il y a l'air d'avoir
51:52Une sorte de désir
51:53De radicalité
51:54Ou en tout cas
51:54De refus
51:55Du compromis
51:56Mou
51:57Merci beaucoup
51:58Etienne Dupslav
51:59Je rappelle que vous êtes
52:00Maître de conférence
52:01En civilisation allemande
52:02À l'université
52:03Paris-Nanterre
52:04Dans un instant
52:05Sur BFM Business
52:07C'est Tech & Co
52:08Présenté par François Sorel
52:09Très bonne soirée
52:11Le 18h éco
52:13Sur BFM Business
52:14Sous-titrage Société Radio-Canada
52:16Sous-titrage Société Radio-Canada
52:16Sous-titrage Société Radio-Canada
52:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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