- il y a 13 heures
Ce mercredi 28 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:06Le 18h écho, Erwan Morris
00:08Soyez les bienvenus dans votre émission du soir, une heure d'information économique, d'analyse et de débat.
00:13On est en direct à la une de ce mercredi 28 octobre.
00:16Le marché du travail reste déprimé.
00:183 350 000 personnes sont sans aucune activité en France, selon les données de France Travail.
00:24Un nombre qui bondit de plus de 2% sur un an.
00:27Les jeunes sont en première ligne, vous allez voir ça dans un instant.
00:29Alors, quel traitement de choc mettre en place pour inverser la vapeur ?
00:32Le débat, à 18h15, opposera Simon-Pierre Sanguerac de la Fondation Jean Jaurès.
00:37Un Franck Morel, ancien conseiller social d'Edouard Philippe et expert associé à l'Institut Montaigne.
00:43Dans l'actualité de ce mercredi, il y a aussi cette catastrophe ferroviaire en Espagne,
00:47avec un bilan provisoire de 68 personnes tuées et plusieurs autres blessées
00:50dans la collision de deux trains à 150 km au sud de Madrid.
00:54Cela en fait l'une des pires catastrophes ferroviaires du pays,
00:57avec un précédent drame en début d'année.
00:59Alors que le travail d'enquête commence tout juste,
01:02à 18h30, nous nous intéressons au réseau à grande vitesse espagnol,
01:05l'un des plus longs et aussi les plus utilisés d'Europe avec l'ouverture à la concurrence.
01:09Nous serons avec Martin Bouzia, expert en infrastructures et transport du cabinet SIA.
01:14Et puis l'actualité internationale, à 18h45,
01:17nous prendrons la direction de Moscou, où se tient le troisième sommet Russie-Afrique,
01:21un test pour la stratégie d'influence de la Russie sur le continent.
01:24Nous serons avec Pierre-Jacques Maud, ancien ambassadeur de France au Kenya,
01:29au Ghana et en République démocratique du Congo.
01:34Voilà de nouveaux signes de faiblesse sur le front de l'emploi.
01:38Les derniers chiffres du chômage de France Travail montrent que la tendance à la hausse se confirme donc.
01:43Avec des écarts importants selon les générations,
01:45Axel Aragon, les jeunes sont en première ligne.
01:47Oui, selon les chiffres de France Travail, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité
01:53augmente pour le deuxième trimestre consécutif.
01:55Au total, 3,3 millions de personnes sont concernées.
01:59C'est 30 000 de plus en trois mois, soit une hausse de 0,9% sur le troisième trimestre
02:07et 2,1% sur un an.
02:09Et si l'on inclut les demandeurs d'emploi qui exercent une activité réduite,
02:14le total atteint près de 6 millions de personnes, soit une hausse de 2,4% sur un an.
02:20Les jeunes sont particulièrement concernés.
02:23En effet, le nombre de moins de 25 ans sans activité augmente de 2,4% sur le troisième trimestre
02:30de 2026
02:31et 2% en un an.
02:33A l'inverse, chez les 50 ans et plus, les inscriptions en catégorie A reculent de 0,1% sur
02:40ce trimestre
02:40et 0,8% sur un an.
02:42Il faut tout de même apporter une nuance à ces chiffres depuis le début de l'année,
02:48depuis le début de janvier 2025, pardon.
02:50L'inscription automatique de certains bénéficiaires du RSA et de jeunes en parcours d'insertion
02:55gonfle les effectifs.
02:57Comme on peut le voir sur ces chiffres, on serait plutôt sur une hausse de 0,3% sur le
03:03troisième trimestre de 2026
03:06et 0,9% sur un an.
03:08Le ministère du Travail insiste donc sur ce point et souligne que la progression est donc modérée.
03:14Merci Axel Aragon pour ce point complet.
03:17Et ces données nous donnent donc l'occasion de nous pencher spécifiquement ce soir sur un secteur,
03:22celui de la banque.
03:23Avec vous Didier Allôme, merci d'avoir répondu à l'appel de BFM Business.
03:27Vous êtes associé au sein du cabinet de conseil Artiman.
03:29Alors on sait que les banques sont touchées par l'intelligence artificielle
03:32qui est en train de faire disparaître un certain nombre d'emplois dans le secteur.
03:36Il y a quelques jours, on parlait encore de Barclays qui veut supprimer 4 000 postes avant la fin de
03:40l'année.
03:41HSBC a annoncé un peu plus tôt vouloir supprimer 20 000 postes.
03:46Selon vous, on n'a encore rien vu dans ce changement qui concerne notamment le secteur de la banque,
03:51mais pas que, bien sûr, bien d'autres secteurs au-delà.
03:54Alors le secteur de la banque est effectivement dans une grande évolution,
03:58comme vous l'avez souligné.
04:00Alors après, je pense qu'il faut aussi distinguer différents établissements.
04:05Vous avez cité HSBC qui est dans une transformation profonde depuis des années.
04:10Les banques françaises sont dans une autre dynamique, il me semble, on le voit.
04:15Pas d'annonce de plan.
04:16Il y a des plans qui sont en cours, notamment à Société Générale,
04:20mais avec des effectifs réduits et plutôt avec des reclassements.
04:23Et c'est plutôt ce qu'on voit aujourd'hui, des adaptations d'emplois au sein des banques françaises.
04:28Didier Allôme, est-ce qu'on arrive à bien identifier les postes qui sont dans ce secteur les plus menacés
04:33?
04:34Alors les plus menacés aujourd'hui sont des postes qui sont, je dirais, en compétition avec la technologie.
04:41On parle beaucoup de l'impact de l'intelligence artificielle.
04:44Il faut se rendre compte que pour les banques, c'est à peu près 60-70% des postes qui
04:48vont être impactés par l'intelligence artificielle.
04:51Alors impacté ne veut pas dire supprimé.
04:53Bien sûr, ça veut dire changer, évoluer.
04:57Et donc forcément, les postes à valeur ajoutée, automatisables, de back-office, de traitement d'opérations,
05:04vont et sont actuellement, pas remplacées, mais modifiées.
05:10Et donc on a des migrations plutôt d'effectifs vers d'autres fonctions.
05:15Et c'est tout le challenge des banques aujourd'hui en France.
05:17Comment accompagner cette migration vers les postes plus qualifiés
05:21pour avoir des équipes, des processus, des métiers qui soient augmentés par la technologie et donc plus performants ?
05:31Et alors c'est vrai, Didier Allôme, vous l'évoquiez.
05:34Pourtant, on ne s'y attendait pas forcément.
05:35On observe en parallèle que les banques en France, notamment, que ce soit BNP,
05:39mais aussi le Crédit Agricole dernièrement, procèdent à des augmentations de salaires.
05:44Ça veut dire qu'il y a un double phénomène en même temps qu'on parle de se débarrasser
05:48de ceux qui sont remplaçables par l'intelligence artificielle.
05:51Eh bien, il y a une volonté de garder ceux que pourrait s'arracher la concurrence.
05:55Oui, alors ça, c'est la divine surprise des annonces.
05:59Alors, même si on va relativiser, puisque c'est vraiment le fait du Crédit Agricole,
06:04de la BNP, la Société Générale est restée dans des augmentations plus individuelles.
06:09BPCE se situe dans un registre un peu intermédiaire, dans des augmentations modérées.
06:14Mais ces annonces un peu chocs de dire augmentation générale,
06:18plus bien sûr des augmentations individualisées,
06:23qui sont de tradition dans le secteur financier, sont un peu inattendues.
06:27Alors, il est fort à penser qu'on a plusieurs inducteurs à ces annonces.
06:36Principalement, il y a eu des bons résultats.
06:37Et les résultats, ça se partage.
06:39Et il est bien que les banques qui ont eu des résultats quasiment historiques,
06:43notamment en 2025, puissent partager ces résultats avec les collaborateurs.
06:48Les employés collaborateurs des banques sont des Français comme les autres.
06:51Ils souffrent aujourd'hui aussi également de l'augmentation des prix, des coûts de l'énergie.
06:55Et donc, il y avait des revendications qui ont dû être entendues, répondues,
07:00peut-être même plus que ce qu'ils attendaient,
07:03puisque même les représentants des personnels sont assez étonnés des résultats.
07:08Et puis, le troisième point qui me paraît le plus important aussi,
07:12c'est le moment aussi de réengager avec ces bénéfices les collaborateurs
07:17dans cette transformation majeure du système bancaire pour les années à venir.
07:22Et donc, ces augmentations, c'est aussi une marque de confiance et de dire
07:26on va faire les choses ensemble.
07:27On privilégie aussi le capital humain à côté de la technologie.
07:30Et ça me paraît fondamental pour réussir cette transformation.
07:34Des profits liés à l'intégration de l'IA ou pas,
07:37qui justement permettent ces augmentations de salaires, Didier Allôme ?
07:42Alors, à mon sens, pas totalement.
07:44On a aussi un changement au niveau des taux aussi.
07:47Les banques ont connu une longue période de taux extrêmement bas
07:50où les marges étaient assez faibles, possiblement.
07:53Aujourd'hui, ils retrouvent une respiration au travers de cette évolution des taux,
08:00même si les nuages sont aussi à l'horizon en termes de coût du crédit
08:05et des marchés financiers.
08:07Mais on commence à voir poindre des résultats.
08:11Et d'ailleurs, vous avez remarqué, les banques annoncent aussi
08:13des objectifs de gain de productivité en centaines de millions d'euros.
08:17La BNP, à peu près 750.
08:18C'est l'objectif d'atteindre ces résultats d'augmentation de productivité.
08:24et on va avoir des résultats qui vont se percevoir de plus en plus
08:30au fur et à mesure de la mise en œuvre de la technologie
08:35associée aux évolutions des établissements bancaires.
08:38Et pour conclure, alors, sur l'année prochaine, Didier Allôme,
08:42à quoi faut-il s'attendre en termes de transformation
08:44avec l'intelligence artificielle, en termes aussi d'emploi, de recrutement ?
08:47Parce que les banques, même qui sont des banques numériques,
08:51enfin les néobanques, banques en ligne, continuent de recruter.
08:55Oui, oui, oui.
08:56Alors, on le voit, l'année dernière, quand même,
08:5835 000 recrutements pour les banques françaises.
09:00On a juste un recul de l'emploi de 0,7 %.
09:03Les banques en France n'ont pas une tradition de grand chambardement.
09:07C'est plutôt une érosion progressive.
09:11On a connu d'autres révolutions avant l'IA,
09:14la banque à distance, la digitalisation et autres,
09:17la banque sur téléphone mobile, plus les fintechs.
09:20Donc, on va avoir toujours cette légère érosion
09:24et ce transfert de compétences ou peut-être moins de guichetiers,
09:28comme on l'a vu, disparition des réseaux,
09:30et un peu plus de data analystes, un peu plus de risk managers,
09:34de gens qui vont venir contrôler et animer cette IA.
09:37Et donc, j'attends un grand mouvement au sein des établissements bancaires
09:41dans les compétences.
09:42Et c'est un vrai défi de, est-ce que je peux transformer mes collaborateurs
09:46ou est-ce que je dois embaucher de nouveaux collaborateurs ?
09:49Et c'est la réponse, ça va être maintenant.
09:51Merci d'avoir partagé votre analyse avec nous ce soir,
09:54Didier Allôme, associé au sein du cabinet de Conseil Artimont.
09:57Il est 18h08 et c'est dans ce contexte que Jean-Luc Mélenchon a dévoilé ce matin
10:02son pacte productif pour réorganiser le financement de l'économie.
10:06Margot Faudéré, vous étiez présente pour BFM Business,
10:09pour écouter le candidat de la France Insoumise,
10:10qui veut donc doubler le montant des investissements publics sur le prochain quinquennat.
10:15Exactement Erwan, aujourd'hui selon les Insoumis,
10:17les organismes publics de financement investissent en moyenne
10:20100 milliards d'euros chaque année dans l'économie.
10:23On parle d'organismes comme la BPI ou la Banque des Territoires,
10:26sauf qu'à leurs yeux, il faudrait passer à 200 milliards chaque année,
10:30ce qui ferait 1000 milliards d'euros investis sur 5 ans.
10:33Et d'après LFI, cela doit permettre à la France de revenir
10:35sur les mêmes niveaux d'investissement que certains de ses voisins européens,
10:39par exemple l'Allemagne qui a annoncé un grand plan d'investissement de 500 milliards.
10:43Mais cela doit surtout permettre de reprendre la main sur notre économie
10:47en sortant de ce que Jean-Luc Mélenchon qualifie de dictature des marchés
10:50et de la prédation de certains fonds d'investissement étrangers.
10:54Je vous propose d'écouter.
10:56Ils empruntent de l'argent, ils se remboursent de cette empreinte
10:59sur l'entreprise qu'ils viennent d'acheter, d'abord en bidant les caisses,
11:02et puis ensuite en arrêtant l'activité et en faisant fructifier
11:07l'immobilier de l'entreprise en question.
11:09Et voilà comment la spéculation se déroule jusqu'à la mort,
11:13par étranglement ou par, ce que vous voulez, vampirisation de ces entreprises.
11:18En fait, pour Jean-Luc Mélenchon, le capital ne peut pas rester empilé,
11:21je cite, dans des cavernes d'Alibaba, il faut qu'il circule dans l'économie.
11:25Alors Margot, comment est-ce que le candidat de la France insoumise compte-il s'y prendre ?
11:29Eh bien d'abord en s'appuyant beaucoup plus qu'aujourd'hui sur l'épargne privée
11:32et en particulier sur les livrets d'épargne réglementés type LDDS ou LEP.
11:37Les insoumis proposent ainsi d'augmenter les plafonds de ces livrets
11:40en passant par exemple de 23 000 à 30 000 euros sur le livret,
11:43sans préciser pour autant le coût qu'aurait cette mesure pour les finances publiques.
11:47Ils comptent aussi augmenter les taux de rémunération de ces livrets
11:50pour les ramener au moins au même niveau que l'inflation.
11:52Et puis en parallèle, ils entendent créer un tout nouveau livret,
11:55une sorte de livret B pour l'épargne à 3, 5 ou 10 ans,
11:59donc des projets de long terme avec des taux d'intérêt
12:01qui seraient mécaniquement plus élevés.
12:03Et puis à l'inverse, ils appellent à recentrer les avantages fiscaux
12:07de l'assurance-vie uniquement sur certains projets.
12:09Mais alors qui s'occupera de toute cette épargne ?
12:11Un grand pôle public bancaire que les insoumis présentent vraiment
12:14comme le moteur de leur machine économique.
12:16Il sera l'héritier en quelque sorte de la banque publique d'investissement,
12:19mais une BPI réformée.
12:21Pour résumer, on garde les locaux, les effectifs et les savoir-faire.
12:24Mais on commence par changer de directeur.
12:26La politique de Nicolas Dufourc ne plaît pas du tout à Jean-Luc Mélenchon.
12:31Alors celui-là, il n'en fait qu'à sa tête, parce que personne ne contrôle rien,
12:35personne ne peut lui donner d'ordre.
12:36Et quand par hasard il ouvre la bouche, c'est pour dire des horreurs
12:39avec lesquelles nous sommes en désaccord fondamental.
12:41Il est clair que sa présence à la tête de cette banque
12:44est incompatible avec la nôtre à la tête de l'État.
12:47Et puis il faudra aussi changer son mandat.
12:49Le pôle public bancaire n'aura pas pour objectif de chercher la rentabilité,
12:53mais uniquement de financer les grandes transitions à venir,
12:56la transition écologique, la recherche médicale ou le spatial.
12:59D'ailleurs, il aura une planification sur plusieurs années.
13:02C'est pour ça qu'il sera chargé de gérer le fameux livret B
13:05dédié à des projets de long terme.
13:08Et puis enfin, notez que ses moyens seront renforcés
13:10en lui renversant une plus grande part de l'épargne
13:13qui est collectée sur les livrets réglementés.
13:15Merci Margot Faudéré avec nous ce soir.
13:17Pendant ce temps-là, en Grande-Bretagne,
13:19le nouveau gouvernement du Premier ministre Andy Burnham
13:21présentait lui son premier budget.
13:24Présentation achetée par le marché obligataire.
13:26Le taux d'emprunt à 10 ans a légèrement reflué.
13:28Astre Olivier, les investisseurs et les entreprises
13:30semblent donc en effet rassurés,
13:32notamment le secteur bancaire qui s'attendait
13:34à passer lourdement à la caisse.
13:36Les banques britanniques vont devoir payer une surtaxe
13:38sur leurs bénéfices.
13:40Elle va passer de 3 à 6 %,
13:42mais en fait, elle est moins importante que prévu.
13:45La taxe, elle sera mise en place dès janvier
13:47sur une durée de 15 mois.
13:49Elle est indispensable, selon le chancelier de l'échiquier,
13:52pour aider à financer les factures d'énergie des Britanniques.
13:56Preuve que l'annonce a rassuré les marchés.
13:58Les cours des actions des banques ont bondi.
14:01Le ministre a aussi annoncé des mesures d'allègement fiscal
14:05pour les entrepreneurs.
14:06C'est un budget pour les travailleurs britanniques,
14:08a martelé John Hilley.
14:10Alors, Astrelli Thaly.
14:14Il est mis en oeuvre à une époque où les incertitudes
14:16et les pressions mondiales tourbillent dans le monde entier.
14:18C'est un budget fondé sur la discipline budgétaire
14:21qui associe des mesures immédiates
14:23à une orientation claire pour l'avenir.
14:24En donnant d'abord à la Grande-Bretagne
14:26un peu de répit sur le coût de la vie,
14:28en soutenant les entreprises afin de stimuler
14:30l'innovation et la croissance,
14:31et en relevant les grands défis liés à l'énergie,
14:33à la sécurité nationale et à leur transformation.
14:37Pour soutenir l'emploi et l'installation
14:39des commerçants dans les centres-villes,
14:41il y aura un seuil d'exonération
14:44de la taxe foncière qui sera relevé.
14:47Résultat, 70 000 entreprises seront donc
14:49totalement exemptées de taxes foncières.
14:52Ce projet sera financé par une augmentation
14:54des taxes sur les jeux de hasard.
14:56Et de la Grande-Bretagne, donc Astrelli,
14:58nous partons en Italie,
14:59le pays qui votait aussi son budget 2027.
15:02Aujourd'hui, 23 milliards et demi d'euros
15:03de baisse d'impôts et de hausse de dépenses,
15:06mais avec une croissance à taux
15:08d'une dette publique, l'une des plus importantes d'Europe,
15:11le gouvernement Mélanie va être obligé
15:13d'alourdir la fiscalité.
15:14C'est le seul moyen finalement qu'il a trouvé
15:16pour être dans les clous fixés par Bruxelles.
15:19Oui, pour son prochain budget,
15:21l'Italie a obtenu une dérogation de Bruxelles
15:23pour dépasser la limite de déficit public
15:25fixé à 3%.
15:27Après avoir été un bon élève
15:29en ramenant le déficit en dessous
15:31de ce seuil de 3% cette année,
15:33le gouvernement de Mélanie anticipe un déficit
15:36à 3,4% pour l'année prochaine.
15:39Face à la vie chère et à la flambée
15:41des coûts de l'énergie,
15:42Rome prévoit de débloquer de nouvelles aides
15:44et une baisse des impôts pour les ménages.
15:46En contrepartie,
15:47tous les Italiens vont participer
15:49à l'effort de rigueur.
15:50La retraite a déjà été repoussée à 67 ans,
15:53elle le sera de 3 mois supplémentaires
15:55dès 2028.
15:57Chaque ministère devra réduire ses dépenses
15:59d'au moins 5 milliards d'euros
16:00et la fiscalité sur les bénéfices des banques
16:03va être relevée de 27,5% à 30%.
16:05Des efforts qui ne compenseront pas
16:08la hausse des taux et une dette publique
16:10à 138% du PIB
16:12qui va coûter 87 milliards d'euros
16:14l'année prochaine.
16:15Merci Astré-Olivier.
16:17Il est 18h15,
16:18on marque une courte pause.
16:19On va se retrouver dans un instant
16:20pour notre débat sur l'emploi
16:22alors que le chômage,
16:24on le disait en début d'émission,
16:26apparaît en hausse
16:26selon les dernières données de France Travail.
16:28Cette question,
16:29quel traitement de choc mettre en place
16:30pour inverser la vapeur ?
16:32Nous retrouvons dans un instant
16:33Simon-Pierre Sanguera,
16:34co-directeur de l'Observatoire de l'économie
16:36à la Fondation Jean Jaurès.
16:38Face à lui,
16:38Franck Morel,
16:39ancien conseiller social d'Edouard Philippe
16:41et expert associé à l'Institut Montaigne.
16:43BFM Business présente
16:49Le 18h écho,
16:50Erwan Maurice.
16:5218h16,
16:52soyez les bienvenus
16:53si vous nous rejoignez
16:54lors du débat sur BFM Business.
16:55C'est ce soir,
16:56la thématique de l'emploi
16:58pendant une douzaine de minutes
16:59alors que le chômage apparaît en hausse
17:01selon les dernières données de France Travail,
17:03plus 0,9% au troisième trimestre,
17:06plus 0,3% si on ne tient pas compte
17:07de l'inscription automatique
17:08des allocataires du RSA
17:10et des jeunes en parcours d'insertion.
17:12Depuis 2025,
17:13sur un an,
17:13malgré tout,
17:14le nombre de chômeurs
17:15sans aucune activité
17:16bondit de plus de 2,1%.
17:19On en compte désormais 3,350,000.
17:22Bonsoir Simon-Pierre Sanguerac.
17:24Bonsoir.
17:24Merci d'être avec nous ce soir,
17:26co-directeur de l'Observatoire de l'économie
17:27à la Fondation Jean Jaurès.
17:29Face à vous,
17:29Franck Morel.
17:30Bienvenue Franck.
17:30Bonsoir.
17:31Ancien conseiller social d'Edouard Philippe
17:32et expert associé à l'Institut Montaigne.
17:35Peut-être d'abord pour commencer
17:36à aller Franck avec vous,
17:37que vous inspirent d'abord ces données
17:38qu'on a eues aujourd'hui ?
17:39Ces données sont plutôt révélatrices
17:41d'une conjoncture qui est assez morose.
17:43On va la qualifier comme ça.
17:44On voit bien que les chiffres
17:45de la croissance sont au ralenti.
17:48Le feuilleton de l'endettement
17:50et de la poursuite de l'endettement
17:51et des taux fait son œuvre,
17:53on va dire aussi,
17:54dans la psychologie des acteurs économiques
17:56qui nourrit une certaine forme d'attentisme.
17:58Moi, si je rentre un petit peu plus
17:59dans le détail des chiffres
18:00que vous avez cités,
18:02il y a un motif de satisfaction
18:04et un motif d'inquiétude.
18:05Le motif de satisfaction,
18:06c'est qu'on constate
18:07que la hausse est plutôt limitée
18:08sur les seniors.
18:10Elle est plutôt limitée
18:11sur les seniors
18:12et je veux y voir
18:13l'effet de l'allongement
18:15qui avait été mis en œuvre
18:17de l'âge légal de départ en retraite
18:18et du maintien en emploi
18:19plus long des seniors.
18:21Le taux d'emploi des seniors
18:22des plus de 60 ans,
18:23il a pris 5,5 points en deux ans.
18:24C'est pas mal quand même.
18:25Donc, il faut poursuivre ça.
18:26En revanche,
18:27j'y vois un motif d'inquiétude.
18:28En revanche,
18:28c'est pour les jeunes.
18:29Pour les jeunes,
18:30effectivement,
18:31on voit que les chiffres
18:32du chômage des jeunes
18:33se dégradent encore un peu plus,
18:34que la fréquentation
18:36des missions locales,
18:37ce qui concerne plus particulièrement
18:38les jeunes les moins qualifiés,
18:39a encore augmenté.
18:41Ce qui veut dire
18:41qu'on a un vrai sujet
18:42sur l'emploi des jeunes
18:44en général
18:44et l'emploi des jeunes
18:45peu qualifiés en particulier.
18:47Et là aussi,
18:48je pense que le levier
18:49qui me paraît
18:49le plus pertinent à actionner,
18:51c'est l'apprentissage.
18:53On a arrêté,
18:54il y a quelques années,
18:55les prépas apprentissage,
18:56par exemple,
18:56qui était un sas d'accès
18:57à l'apprentissage
18:58pour les jeunes
18:58les moins qualifiés.
18:59On pourrait réfléchir
19:00au fait de renouer
19:02avec ce mécanisme
19:02qui était intéressant.
19:03Et puis,
19:04le fléchage
19:05vers les métiers en tension
19:06parce qu'on a à la fois
19:08cette situation
19:08et à la fois,
19:10on a le directeur
19:11de France Travail
19:12qui nous dit,
19:12il y a quelques jours,
19:13dans un interview,
19:14que le nombre d'offres
19:15d'emplois non satisfaites
19:17est encore extrêmement élevé.
19:18Donc,
19:18on a un vrai sujet
19:19matching,
19:20si vous permettez,
19:21ce néologisme
19:22entre offres et demandes.
19:23Simon-Pierre Sangarac,
19:24sur le constat.
19:25Alors,
19:26sur le constat,
19:26je suis évidemment d'accord
19:28avec ce que vient dire
19:28Franck Morel
19:29qui est la lecture
19:29des chiffres.
19:30Je compléterai néanmoins,
19:31si vous me le permettez,
19:33avec l'idée que
19:34ces chiffres-là,
19:35c'est aussi,
19:36il faut le dire,
19:36le bilan de politiques
19:38inefficaces
19:38qu'on organise
19:39depuis une quinzaine d'années.
19:41Depuis 15 ans,
19:42il y a environ eu
19:42une quinzaine de réformes
19:43du travail,
19:44dont 5 sur l'assurance chômage
19:46entre 2017 et 2022.
19:48Et on voit aujourd'hui,
19:49alors certes,
19:49qu'il y a un effet conjoncturel
19:51de baisse de la croissance,
19:51mais que les millions d'emplois
19:53qu'on nous avait promis
19:54finalement ne sont pas arrivés.
19:55Alors,
19:56on a augmenté
19:56le taux d'activité
19:57qui est à un niveau record
19:59depuis le début
20:01des statistiques.
20:02Néanmoins,
20:03c'est un chiffre
20:04qu'on observe
20:04dans toute l'Europe,
20:05donc qui n'est pas forcément
20:06imputable aux politiques.
20:07Néanmoins,
20:07ce qu'on observe,
20:08c'est effectivement
20:09qu'en ce qui concerne les jeunes,
20:10il y a une très grande difficulté
20:11à rentrer sur le marché du travail.
20:13Et pour cause,
20:14vous parliez des missions locales,
20:15mais c'est un budget
20:16qui est en forte tension
20:19et on vient de le voir
20:20avec la contestation lycéenne,
20:22il manque de moyens
20:23dans l'éducation,
20:24donc il y a un problème
20:24de qualification.
20:25Les écoles de la seconde chance
20:26aussi ont été
20:27un petit peu sacrifiées,
20:28donc il y a néanmoins
20:29ces chiffres-là
20:30manifestent le résultat
20:31de politiques
20:32qui n'incitent pas forcément
20:34à la création d'emplois
20:36de long terme.
20:37Franck Morelli ?
20:38Alors,
20:38je divergerai évidemment
20:39sur l'effet des politiques,
20:40mais ça ne vous surprendra pas.
20:42Non,
20:42et je rebondirai
20:43sur la question des jeunes
20:43et la question du mouvement lycéen
20:45et des questions
20:46qui sont soulevées
20:47à travers ça.
20:48Je pense que
20:48si on veut
20:49désespérer les jeunes,
20:50il faut leur permettre
20:51d'entrer dans des formations
20:53dont on sait pertinemment
20:54qu'elles ne leur ouvriront pas
20:55les portes de l'emploi.
20:56Donc la véritable réponse
20:58responsable
20:59à la question du chômage
21:00des jeunes
21:00et de l'avenir des jeunes,
21:01c'est de veiller
21:02à ce que l'offre de formation
21:04soit en adéquation,
21:06en lien avec les besoins
21:07du marché du travail
21:08et veiller à ce que
21:09les mécanismes
21:10que l'on mette en place
21:11prennent en considération
21:12ces besoins du marché du travail.
21:14Ce n'est pas toujours le cas
21:15et c'est quelque chose
21:16sur lequel on doit
21:16éminemment travailler.
21:17Ça veut dire quoi ?
21:18Piloter, si vous me permettez.
21:20Bien sûr.
21:20C'est ça le...
21:21Mais les besoins
21:21du marché du travail
21:22sont en grand bouleversement,
21:24notamment par l'idée
21:24de l'intelligence artificielle
21:25et de la transition écologique.
21:26Donc c'est difficile pour eux.
21:27Ce que je dirais peut-être
21:28d'un mot pour compléter
21:29et synthétiser
21:30ce que je voulais dire,
21:30c'est que toutes ces réformes
21:31ont fait profiter
21:33plutôt la quantité de travail
21:34à la qualité de travail
21:35et on se retrouve
21:36avec ni l'un ni l'autre.
21:38Toutes les réformes
21:38qui ont eu lieu
21:39ont considéré
21:40de réduire l'accès
21:42à l'assurance chômage.
21:43Par exemple,
21:43a conditionné
21:44l'accès au RSA
21:45au fait d'avoir
21:45une activité
21:46de 15 heures par semaine
21:47à côté.
21:48Et en réalité,
21:49par cette hausse du chômage
21:50qu'on observe,
21:50on voit que ça n'a pas
21:52particulièrement porté ses prix.
21:52Vous l'avez dit,
21:53l'essentiel de la hausse du chômage,
21:54c'est le fait
21:55que les inscriptions
21:56à Pôle emploi,
21:57ce sont pour moitié
21:58des personnes
21:59qui étaient auparavant au RSA.
22:00Si je le dis d'une phrase,
22:01en reprenant une fable
22:03de La Fontaine,
22:03c'est les politiques en place
22:05qui considèrent
22:06que les bénéficiaires du RSA
22:07ont été des cigales.
22:08Alors on dit,
22:08vous avez chanté
22:09tout l'été,
22:10eh bien dansez maintenant.
22:11Je pense qu'en matière
22:12d'insertion
22:13sur le marché du travail,
22:13il y a davantage
22:14de politiques d'insertion
22:16qui sont à mettre en place.
22:17Mais lorsqu'on voit
22:18les moyens contraints
22:19de France Travail
22:19et des départements
22:20qui ont ces responsabilités-là,
22:22c'est très difficile
22:22d'insérer des personnes
22:23qui sont éloignées
22:24du marché du travail.
22:24Juste un mot,
22:26structurel versus conjoncturel.
22:27Je pense que c'est là-dessus
22:28qu'on va diverger
22:29parce que les constats
22:31que vous faites
22:31sont à mon avis
22:32plutôt des constats
22:33conjoncturels
22:34que des constats structurels.
22:35Le chômage structurel,
22:36il a quand même baissé
22:37de manière assez forte
22:38sur longue période
22:39depuis 2017.
22:41Et je pense à l'inverse,
22:42oui, on peut faire remonter
22:44même un peu avant 2017,
22:45vous avez raison,
22:46mais notamment depuis 2017.
22:47Et je pense à l'inverse
22:48que c'est dû précisément
22:49aux politiques d'assouplissement
22:51du marché du travail
22:52qui ont permis
22:52de donner un peu de mou,
22:53un peu de souplesse
22:54aux acteurs économiques.
22:55On est face en ce moment
22:57à une dégradation
22:58qui est plutôt conjoncturelle
22:59et qui est plutôt due
23:01au climat global
23:02que j'évoquais tout à l'heure,
23:04morose en matière
23:05de charges de la dette,
23:06en matière de perspectives
23:07économiques pour les acteurs.
23:08Alors, on est à six mois
23:09de la présidentielle,
23:10que changer en priorité ?
23:11Je vous propose d'écouter
23:12quelques secondes
23:13les propositions
23:14de Gabriel Attal,
23:15le candidat renaissance
23:16à la présidentielle
23:17puisqu'il présentait ce matin
23:18justement sa stratégie économique.
23:20Écoutons-le.
23:21Je fixe un objectif en matière d'emploi,
23:23créer 3 millions d'emplois
23:25et donc sortir des Français
23:26du chômage
23:27de la pauvreté,
23:28rapprocher le salaire médian
23:29de 3 300 euros net par mois
23:31au lieu de 2 200 euros net par mois
23:34quand c'est le cas aujourd'hui,
23:35en combinant à la fois
23:36les effets de la politique
23:38en matière d'innovation
23:39et de productivité
23:40que j'évoquais
23:40et le droit au brut
23:42avec la réduction
23:43des cotisations salariales,
23:44et donc retrouver une économie
23:45qui produit plutôt qu'une économie
23:47qui se contente
23:47de consommer
23:48et de réguler.
23:50Tout ça
23:51pour faire de la France
23:52la première puissance d'Europe
23:53dans les 10 ans qui viennent.
23:54Réaction,
23:55Simon-Pierre Sanguerac
23:56et puis Franck Morel.
23:57Alors d'abord une réaction
23:58sur les termes employés,
23:59une société qui consomme
24:00plutôt qu'une société qui produit.
24:02Je ne peux pas laisser passer
24:03ce genre de choses.
24:04Lorsqu'on voit que
24:04le pouvoir d'achat des Français
24:06est en baisse
24:06et n'a pas retrouvé
24:07son niveau d'avant Covid,
24:08lorsqu'on voit que les fonctionnaires
24:09ont perdu 25% de pouvoir d'achat
24:10en 25 ans,
24:11ce n'est pas forcément
24:12un terme à employer.
24:14En revanche,
24:14là où il a raison,
24:15c'est effectivement que
24:16de toute évidence,
24:17on a besoin de travailler plus
24:18pour que le...
24:20Pardon,
24:21on a besoin de produire plus,
24:22excusez-moi.
24:23On a besoin que les Français
24:24travaillent plus
24:24à l'échelle de leur vie.
24:24Je vais revenir là-dessus.
24:26Bien sûr,
24:26on a besoin que les Français
24:28travaillent plus à l'échelle
24:28de leur vie,
24:29pas forcément à l'échelle
24:30d'une année
24:30ni à l'échelle d'une semaine
24:31si vous suivez mon regard.
24:32En revanche,
24:33on a besoin que collectivement
24:34le PIB augmente
24:35pour qu'il soit associé
24:37à des rémunérations
24:38plus importantes.
24:38Là-dessus d'un mot,
24:39la production doit se positionner
24:41sur des filières
24:42à forte valeur ajoutée.
24:43Or,
24:44l'essentiel des emplois
24:44qui sont créés,
24:45ce ne sont pas des emplois
24:46industriels,
24:46ce sont des emplois
24:47peu qualifiés
24:48de services aux entreprises
24:49ou dans le secteur
24:50sanitaire et social.
24:51Franck Maril.
24:51On a besoin de produire plus,
24:52je vous rejoins,
24:54dans un contexte
24:55où notre productivité
24:56comparée à nos principaux
24:58compétiteurs mondiaux
24:59décroche en évolution.
25:01Et donc,
25:02on a besoin de produire plus
25:03et je pense que
25:03ça passe effectivement
25:05par le fait
25:05de travailler plus collectivement
25:06mais ça passe aussi
25:07par le fait
25:08de desserrer les taux
25:09et les possibilités
25:10de travailler plus individuellement.
25:11Et c'est la raison
25:12pour laquelle
25:13Edouard Philippe par exemple
25:13a mis sur la table
25:14des propositions
25:15pour moderniser
25:16le travailler plus
25:17pour gagner plus,
25:18le rendre encore plus attractif
25:19et permettre effectivement
25:20aux entreprises
25:21qui souhaitent augmenter
25:22leur quantité de travail
25:23en temps de travail
25:24d'offrir cette possibilité
25:26de manière plus large
25:27par la négociation
25:28à leurs salariés
25:29donc avec des vrais effets
25:30en termes de pouvoir d'achat
25:32et puis on a besoin
25:33évidemment
25:34de renouer
25:35avec une certaine forme
25:35de compétitivité
25:37ce qui pose la question
25:38du niveau
25:38du coût du travail
25:39et du niveau des cotisations.
25:41Ça nous amène
25:41à la question
25:42du SMIC
25:43dont on reparle aussi
25:44avec vous ce soir
25:45sur le temps
25:46qui nous reste
25:46puisque le gouvernement
25:47envisage un coup de pouce
25:48supplémentaire
25:48dès le mois de décembre
25:50donc un peu plus tôt
25:50que prévu
25:51hurlement du patronat
25:52est-ce qu'on va achever
25:53des entreprises
25:54qui ont déjà du mal
25:55à faire de la croissance
25:56et qui n'ont pas de visibilité
25:58Simon-Pierre Sanguerac
25:59je crois que vous aviez
26:00co-signé en 2024
26:01une note qui défend
26:02la hausse progressive
26:03du SMIC
26:04à 1600 euros net
26:06on a l'impression
26:07que les entreprises
26:07sont quand même étranglées
26:08d'après ce qu'elles nous disent
26:10alors là-dessus
26:11plusieurs points
26:12d'abord
26:14il reste deux minutes
26:15ok alors je vais aller très vite
26:16la hausse du SMIC
26:17est absolument indispensable
26:18parce que les salaires
26:19sont trop faibles
26:20mais il a augmenté
26:20de 29% en 10 ans
26:21oui mais les prix
26:22ont augmenté de combien
26:22ils ont augmenté
26:23beaucoup plus
26:23donc en fait
26:24le pouvoir d'achat a baissé
26:25or le PIB lui a augmenté
26:26donc en réalité
26:27il y a un problème
26:27de partage de la valeur
26:28en France
26:29on le sait depuis des années
26:29alors oui
26:30le partage entre profit
26:31et salaire est stable
26:33néanmoins il y a une captation
26:34de la valeur
26:35par simplement
26:35le rendement du capital
26:36qui entretient
26:38le fait que les salaires
26:39sont écrasés
26:40donc il faut absolument
26:41augmenter le SMIC
26:41il ne faut pas faire que ça
26:42il faut augmenter les salaires
26:43au-delà du SMIC
26:45pour éviter l'écrasement salarial
26:46là-dessus
26:47la négociation salariale
26:48au niveau des branches
26:49je vous rejoins
26:49est indispensable
26:50on doit faire confiance
26:51aux partenaires sociaux
26:52pour le faire
26:53et il y a des filières
26:54qui auront des salaires
26:55bien plus élevés
26:55que le SMIC
26:56Franck Morel
26:57qui est en cause quand même
26:58c'est les mécanismes
26:59d'organisation
27:00d'évolution du SMIC
27:00aujourd'hui
27:01qui produisent des écrasements
27:02des grilles de salaire
27:04on a toute une série
27:05de salariés
27:05qui restent scotchés au SMIC
27:07qui n'ont pas
27:07de perspective d'évolution
27:08le SMIC c'est aujourd'hui
27:0960% du salaire médian
27:11c'était 50% à sa création
27:13le SMIC
27:14vous l'avez dit
27:14réel
27:15depuis 25 ans
27:16a augmenté 37%
27:17alors que le salaire moyen
27:18réel n'a augmenté
27:19que de 21%
27:19donc on a un vrai sujet
27:21et je pense que la solution
27:22c'est de donner du mou
27:23aux branches
27:24permettre aux branches
27:25par exemple
27:25de répartir la hausse du SMIC
27:27sur tous les bas salaires
27:28plutôt que seulement
27:29sur le SMIC
27:30c'est quelque chose
27:30qui permettrait
27:31d'organiser véritablement
27:32des évolutions de salaire
27:33en un mot pour conclure
27:34parce que nous n'avons pas eu le temps
27:35de développer ce dossier là
27:37mais sur le sujet
27:38des travailleurs étrangers
27:39puisqu'on a des études
27:40contradictoires
27:41sur l'employabilité
27:42aussi de ces travailleurs étrangers
27:43je parle de ceux
27:44qui sont non européens
27:45en réponse à une étude
27:47de l'Observatoire
27:47de l'immigration
27:48et de la démographie
27:49c'est Terra Nova
27:49qui nous dit
27:50qu'ils contribuent
27:51à hauteur d'un tiers
27:53de la hausse totale
27:54de l'emploi
27:54entre 2021 et 2023
27:56soit bien plus
27:57que leur poids
27:57dans la population
27:58quelle est votre lecture
27:59très rapidement
28:00sur cette catégorie
28:02là de travailleurs
28:03alors en un mot
28:05effectivement
28:06les étrangers
28:07non européens
28:08contribuent à l'emploi
28:09parce que les filières
28:10en tension
28:10ce sont des filières
28:11qui emploient énormément
28:12de travailleurs étrangers
28:13c'est des emplois
28:14avec beaucoup de pénibilité
28:15dans l'agriculture
28:15dans l'hôtellerie
28:16la restauration
28:17dans le bâtiment également
28:18et c'est plutôt
28:19une bonne chose
28:19si on compare
28:20avec l'Espagne
28:21quasiment la moitié
28:22des emplois
28:23ont été tirés
28:24par les étrangers
28:25et on voit
28:26que c'est un pays
28:26qui a quasiment
28:273% de croissance
28:28Franck Morel
28:29on a besoin
28:29d'une immigration
28:30de travail
28:31pilotée
28:32et choisie
28:32c'est à dire
28:33qu'on a besoin
28:34de faire
28:34ce que font
28:34un certain nombre
28:35de pays
28:35comme le Canada
28:36par exemple
28:36de choisir
28:37véritablement
28:38avec un certain
28:39nombre d'objectifs
28:39en termes de nombre
28:40en réduisant
28:41le volume au global
28:42effectivement
28:42de choisir
28:43les emplois
28:44sur lesquels
28:44on aura besoin
28:45d'avoir recours
28:45à une immigration
28:46de travail
28:46merci beaucoup
28:47Franck Morel
28:48avocat ancien
28:49conseiller social
28:50d'Edouard Philippe
28:50expert associé
28:51à l'Institut Montagne
28:52et face à vous
28:52Simon-Pierre Sanguérac
28:53ce soir co-directeur
28:54de l'Observatoire
28:56de l'économie
28:56à la fondation
28:57Jean Jaurès
28:57courte pause
28:58dans un instant
28:59le point sur les marchés
29:00et puis la suite
29:01de votre édition
29:02on reviendra
29:02sur la séance du jour
29:03et puis sur cette
29:04catastrophe ferroviaire
29:05en Espagne
29:06un bilan provisoire
29:07de 68 personnes
29:08tuées
29:09dans la collision
29:09de deux trains
29:10à 150 kilomètres
29:11au sud de Madrid
29:12l'une des pires
29:13catastrophes ferroviaires
29:14du pays
29:14après un précédent drame
29:15en début d'année
29:16avec des questions
29:17qui se posent
29:18sur la sécurité
29:18et les infrastructures
29:19nous les poserons
29:20à Martin Bousia
29:21expert transport
29:21au cabinet SIA
29:23et puis à 18h45
29:24votre rendez-vous
29:25international
29:25nous serons avec
29:27Pierre Jacquemot
29:27diplomate
29:28ancien ambassadeur
29:29de France
29:29pour parler
29:30de l'opération
29:31séduction de Moscou
29:32auprès des pays africains
29:33dans le cadre
29:33d'un sommet
29:34qui se tient
29:35en ce moment
29:35à Moscou
29:36pendant deux jours
29:38DFM Business présente
29:43le 18h écho
29:44Erwan Maurice
29:4718h31
29:47votre rendez-vous
29:48d'actualité du soir
29:49se poursuit
29:49avec les marchés
29:50tout ce qu'il faut
29:51retenir
29:51de cette journée
29:52avec vous
29:53Antoine Larigauderie
29:54bonsoir
29:54bonsoir
29:54comment s'est passée
29:56la séance
29:57comment se sont passées
29:57les séances en Europe
29:58du côté du CAC 40
30:00le score en dit long
30:010 pointé
30:030,00%
30:057 886 points
30:07donc concrètement
30:08on n'a rien fait
30:08on a passé la journée
30:10à tourner autour
30:10de notre point d'équilibre
30:11sans faire grand chose
30:12à noter une légère
30:13faiblesse de l'Euronext
30:14Tech Leaders
30:14mais moins 0,26%
30:16puis un bilan
30:17vraiment disparate
30:17du côté des autres
30:18places européennes
30:19un Eurostock 50
30:20qui fait quasiment
30:21la même chose
30:21légère hausse
30:22de 0,05%
30:23plus 0,44%
30:24pour le DAX
30:25à Francfort
30:25il y a Madrid
30:27qui était en baisse marquée
30:28moins 1,4%
30:30enfin des conditions
30:30un petit peu particulières
30:31il faut dire
30:32du côté du CAC 40
30:34à noter
30:35alors la hausse
30:36le bond incroyable
30:37de Stellantis
30:38qui gagne 15,4%
30:40à 4,28€
30:40avec une marge opérationnelle
30:42qui s'améliore
30:43de manière spectaculaire
30:44oui bon
30:45je plaisante
30:46elle passe de 0,2%
30:47à 0,7%
30:48voilà
30:48on part vraiment
30:50de très très loin
30:51mais
30:52les analystes
30:52ont l'air de penser
30:53que ça valait le coup
30:54quand même
30:54de revenir en masse
30:55sur le titre
30:55qui était vendu à découvert
30:57sur des niveaux
30:58très très inquiétants
30:59toujours
30:59mais voilà
31:00il y a un peu de mieux
31:01du côté de Stellantis
31:02et on le salue
31:04Danone
31:04les résultats étaient bons
31:05le titre gagne 2,6%
31:07à 63,24€
31:08mine de rien
31:08le titre reprend
31:095,5%
31:10sur un mois
31:11et puis à noter
31:12les déceptions du jour
31:13alors Dassault Système
31:14malgré des chiffres
31:15extrêmement convaincants
31:16des prévisions relevées
31:17et un cri du coeur
31:19de tout ce segment
31:20des logiciels
31:21qui dit
31:21mais non
31:21on va pas se faire
31:22disrupter par l'IA
31:23arrêter
31:24bon
31:25le biais comportemental
31:26du marché
31:26est visiblement
31:27trop fort
31:28donc Dassault Système
31:29a été vendu
31:29à noter Alten
31:30qui est dans le même cas aussi
31:31qui a perdu 3,9%
31:32à 85€
31:33mais Atos
31:35se distingue
31:36avec de fortes hausses
31:37depuis le début de la semaine
31:39et là on gagne encore
31:40quasiment 9%
31:41à 27,78€
31:43en 18h33
31:43et du côté de Wall Street
31:45Antoine
31:45c'est du vert en séance
31:46oui c'est un petit peu partagé
31:48parce que le S&P 500
31:49gagne 0,14%
31:51le Dow Jones
31:51plus 0,25%
31:52mais le Nasdaq
31:52recule légèrement
31:53au moins 0,06%
31:54mais alors plusieurs choses
31:55à attendre
31:57après la cloche
31:58après la clôture
31:59il y a déjà la Fed
32:00bien entendu
32:01avec le rendu de décision
32:03de la réserve fédérale américaine
32:04alors ce sera
32:05dans une demi-heure
32:06puisqu'on a à nouveau
32:07une heure d'écart
32:08avec Wall Street
32:08jusqu'à la fin de la semaine
32:10mais on a Kevin Warsh
32:11qui devrait quand même
32:12donner peut-être
32:13quelques petites indications
32:14intéressantes
32:14et puis surtout
32:15Microsoft et Google
32:16qui vont publier
32:17leur trimestriel
32:18après la clôture
32:19donc ça
32:20on l'attend
32:20avec beaucoup d'impatience
32:21et notamment
32:22vis-à-vis de tous les secteurs
32:24qui sont liés
32:24de près ou de loin
32:25à l'IA
32:25je pense notamment
32:26à Legrand
32:27et à Schneider Electric
32:28chez nous du côté de Paris
32:29ST Microelectronics
32:30donc il devrait y avoir
32:31beaucoup de mouvements
32:32demain matin
32:33à l'ouverture
32:34surtout qu'on attend encore
32:35pléthore de publications
32:36d'entreprises
32:37et notamment Total
32:37qui sera sans doute
32:38la plus regardée
32:39du côté des secteurs
32:40Antoine Largoterie
32:41on regarde peut-être
32:42les banques ce soir
32:43oui c'est vrai
32:44qu'on attendait
32:45avec impatience
32:46les résultats de BNP Paribas
32:47ce matin
32:48et ils sont franchement
32:49très convaincants
32:50avec un résultat net
32:52en hausse de 13,5%
32:53sur un an
32:54à 3,5 milliards d'euros
32:55on attendait 3,2 milliards
32:56du côté des analystes
32:57donc c'est supérieur aux attentes
32:59avec une belle progression
33:00des revenus
33:00de 9,5%
33:02alors on se dit
33:03que BNP Paribas
33:05en est quand même bien sorti
33:06parce que c'est vrai
33:06que du côté des banques américaines
33:09on a eu du mal
33:09du côté de l'activité
33:10banque de marché
33:11à gérer toute la volatilité
33:13autour des taux d'intérêt
33:14sur le marché obligataire
33:15ça a été un petit peu compliqué
33:17mais BNP Paribas
33:18s'en est bien sorti
33:19l'activité de détail
33:20est plutôt
33:21en bonne santé aussi
33:23mais il y a beaucoup
33:24d'attentisme
33:24autour de BNP Paribas
33:25d'ailleurs si on regarde
33:26le cours de bourse
33:26sur un an
33:28on a signé
33:29vraiment un plus haut
33:30très intéressant
33:31au mois d'août
33:32et depuis
33:33on n'arrête pas de descendre
33:34vous voyez
33:34le titre a quand même
33:35du mal à remonter
33:36on attend quand même
33:37pas mal d'annonces
33:38du côté de la banque
33:40ce sera en février
33:41qu'elle dévoile
33:42un plan stratégique
33:43qui sera regardé de près
33:44mais depuis quelques semaines
33:46c'est vrai que le secteur bancaire
33:47a du mal à se remettre
33:48d'une certaine forme
33:49de correction
33:51principalement due
33:51au risque politique français
33:52il faut bien le dire
33:53Merci Antoine Larigauderie
33:55avec nous ce soir
33:55pour ce point complet
33:56on note aussi
33:57que ça y est
33:58le gaz européen
33:59est de retour
33:59autour des 100 euros
34:01le mégawatt-heure
34:02ce qui est une première
34:02depuis 2022
34:0518h35
34:05et on poursuit
34:06avec les entreprises
34:07on parle dans les airs
34:09avec les résultats
34:10d'Airbus
34:11qui confirme
34:13ses objectifs
34:13pour 2026
34:14malgré un troisième trimestre
34:15en demi-teinte
34:16Jean-Baptiste Suet
34:17le chiffre d'affaires
34:17recule de 2%
34:19à 17 milliards et demi d'euros
34:20le résultat opérationnel
34:22ajusté de 9%
34:23lui à 1,7 milliard
34:24mais l'avionneur européen
34:26maintient donc son objectif
34:27de 870 livraisons
34:29cette année
34:29et c'est un véritable sprint
34:31qui attend Airbus
34:32pour terminer l'année
34:33puisqu'on a 547 avions
34:35qui ont été livrés
34:35depuis le mois de janvier
34:36et l'avionneur
34:37doit encore en remettre
34:39323 aux compagnies aériennes
34:40d'ici fin décembre
34:41ça fait donc près de 108
34:42appareils par mois
34:43contre seulement
34:44une moyenne de 65
34:46ces derniers mois
34:46par mois au troisième trimestre
34:47donc c'est un sacré défi
34:48alors qu'on a quand même
34:49des difficultés industrielles
34:50qui continuent de peser
34:51sur la production
34:52notamment les livraisons
34:53de gros porteurs
34:54à 330
34:55qui continuent de peser
34:57il y a eu un incident
34:57de fabrication cet été
34:58un outil
34:59qui avait été oublié
35:00dans la structure
35:00d'un appareil
35:01qui a obligé Airbus
35:02à inspecter d'autres appareils
35:04donc ça ralentit
35:04un petit peu le processus
35:05sans compter aussi
35:06des tensions persistantes
35:07dans la supply chain
35:09chez les fournisseurs
35:09et donc tous ces éléments
35:11parmi d'autres
35:12contribuent aussi
35:12à peser sur la trésorerie
35:14d'Airbus
35:14qui est passée
35:15de 12,2 milliards d'euros
35:17fin 2025
35:18à 7 milliards
35:19fin décembre
35:20donc ça diminue quand même
35:21Airbus accumule
35:22des stocks importants
35:23d'avions
35:24en attente de livraison
35:25et tant que ces appareils
35:26ne sont pas livrés
35:27évidemment on le dit souvent ici
35:28et bien l'argent
35:29ne rentre pas dans les caisses
35:30les compagnies aériennes
35:31ne payent pas
35:32la totalité des appareils
35:34ajoutez à cela aussi
35:34la reprise d'activité
35:35de l'américain
35:36Spirit Aérosystem
35:37qui vient un peu plus
35:38à l'eau dire les comptes
35:39et puis même les hélicoptères
35:40qui affichent une rentabilité
35:41en recul de 17%
35:42en revanche
35:43les bonnes nouvelles
35:44et bien elles viennent
35:44de la défense
35:45et du spatial
35:46qui tirent clairement
35:47leur épingle du jeu
35:49puisque le résultat opérationnel
35:50de cette division
35:51est en hausse
35:51depuis
35:51en hausse de 60%
35:54depuis le mois de janvier
35:54Merci Jean-Baptiste
35:56tu es dans le bal des résultats
35:57toujours
35:57on l'évoquait
35:58avec Antoine Larigaudrice
36:00Stellantis
36:00publié également ce matin
36:02le constructeur
36:03semble remonter
36:03doucement la pente
36:04même si le chemin
36:05semble encore long
36:06avec un chiffre d'affaires
36:08en petite hausse
36:09sur un an plus 1%
36:10ainsi qu'une marge opérationnelle
36:12en légère progression
36:13alors une fois n'est pas coutume
36:14les marchés
36:15on le disait
36:16ont très bien accueilli
36:16ces résultats
36:17le titre clôture
36:19en nette hausse de 15%
36:20ce soir
36:21Justine Vassaigne
36:23Notre stratégie est payante
36:25tous nos indicateurs financiers
36:26progressent
36:27a insisté Antonio Filosa
36:28devant des analystes
36:29cet après-midi
36:30le groupe affiche
36:31certes une perte nette
36:32de 450 millions d'euros
36:33ce trimestre
36:34mais c'est 90% de moins
36:36qu'il y a un an
36:37son chiffre d'affaires
36:38augmente très légèrement
36:39ainsi que sa marge opérationnelle
36:410,7% contre 0,2
36:43un an plus tôt
36:44une marge tirée
36:46par l'Amérique du Nord
36:46traditionnelle machine à cash
36:48du groupe
36:49malgré une baisse des ventes
36:50Stellantis retrouve
36:51dans cette région
36:52une marge positive
36:530,4%
36:55contre moins 3%
36:56en 2025
36:57en Europe
36:58c'est tout l'inverse
36:59les livraisons ont augmenté
37:01mais la rentabilité plonge
37:02moins 2,2%
37:04ce trimestre
37:05Stellantis
37:05fait notamment
37:06les frais du décollage
37:07des ventes
37:08de voitures électriques
37:09plus 65%
37:10sur un an
37:11qui reste moins profitable
37:12que les voitures thermiques
37:14l'Europe reste le maillon
37:15faible de Stellantis
37:16estiment ainsi
37:17les analystes
37:18d'Odo BHF
37:19cela n'empêche pas
37:19le groupe
37:20de maintenir
37:21ses prévisions
37:21pour cette année
37:22et de promettre
37:23un retour
37:24à une fraisorie positive
37:25l'an prochain
37:2618h39
37:27et l'actualité
37:27de ce mercredi
37:28est aussi marquée
37:29par le très lourd bilan
37:30de cette catastrophe
37:31ferroviaire en Espagne
37:32au moins 68 personnes tuées
37:33plusieurs autres blessées
37:35dans la collision
37:36de deux trains
37:37à 150 km
37:38au sud de Madrid
37:40bilan encore provisoire
37:41donc
37:42qui en fait
37:42déjà l'une des pires
37:43catastrophes ferroviaires
37:44du pays après un précédent drame
37:46en début d'année
37:47et alors que le travail d'enquête
37:49commence tout juste
37:49nous intéressons
37:50ce soir au réseau
37:51à grande vitesse espagnol
37:52l'un des plus longs
37:54mais aussi l'un des plus utilisés
37:55d'Europe
37:56avec l'ouverture
37:56à la concurrence
37:57bonsoir Martin Bousia
37:59merci d'avoir répondu
38:00à l'appel de BFM Business
38:01vous êtes expert
38:02en infrastructures
38:03et transport
38:03pour le cabinet SIA
38:04déjà est-ce que des mesures
38:06de sécurité
38:06ont été prises
38:07depuis le précédent accident
38:09du mois de janvier
38:09qui avait fait je le rappelle
38:1046 morts
38:12oui c'est ça
38:13donc des mesures
38:14ont effectivement été prises
38:15d'ailleurs c'est une discussion
38:16entre les syndicats
38:17et il y a une grève
38:19qui avait été prévue
38:20quelques jours
38:21avant le drame
38:22et qui donc
38:23sera maintenue
38:24par ailleurs
38:25le lendemain
38:26de l'accident
38:27mais en tout cas
38:28ce qu'on peut dire
38:29c'est que le problème
38:30qui a eu lieu en janvier
38:32n'a rien à voir
38:32avec le problème
38:33qui a eu lieu aujourd'hui
38:33donc en janvier
38:35il y a eu une fissure
38:36dans une soudure
38:37entre deux rails
38:38qui a entraîné du tout
38:39un déraillement
38:39puis une collision
38:41alors qu'aujourd'hui
38:42ce qui s'est passé
38:43c'est un problème
38:43de signalisation d'abord
38:44donc il y a arrêté
38:46les trains sur la voie
38:47mesure de sécurité
38:49puis un train
38:50a du tout
38:51a eu la consigne
38:52et qui est très étonnant
38:54qui est une erreur humaine
38:55dans un centre
38:56de supervision
38:57d'exploitation
38:58a donné l'ordre
38:59à un conducteur
39:00d'avancer
39:01et du coup
39:01un train a avancé
39:03et a eu une collision
39:05avec un train
39:05qui a été arrêté
39:06donc on voit
39:07qu'il y avait deux raisons
39:07bien différentes
39:08entre l'accident
39:09de janvier
39:10et l'accident d'aujourd'hui
39:12mais même si
39:13l'erreur est humaine
39:14Martin Bousia
39:15et ça l'expertise
39:15le dira
39:16est-ce qu'il n'y a pas
39:17un audit
39:18de sécurité
39:19complet
39:20à réaliser
39:20quand on voit
39:22que ce type d'accident
39:23quand bien même
39:24l'erreur humaine
39:26est établi
39:27il n'y a pas derrière
39:28de l'intelligence
39:30informatique
39:31pour empêcher
39:32ce type d'événement
39:34Ah oui
39:35évidemment il y a toujours
39:36une audit
39:36il y a même une enquête
39:38qui est réalisée
39:38après des gros accidents
39:40et puis il y a effectivement
39:41un retour d'expérience
39:42qui sont faits
39:43avec les petits dysfonctionnements
39:44donc on est dans un système
39:45industriel
39:46qui marche selon la logique
39:47de l'excellence opérationnelle
39:48c'est-à-dire que
39:49les retours d'expérience
39:50sont extrêmement fréquents
39:51et il y a une capitalisation
39:52des connaissances
39:53pour développer
39:53un savoir-faire industriel
39:54donc oui
39:55il y aura un audit
39:56mais là
39:58on est bien
39:58dans une succession d'erreurs
39:59et in fine
40:00une erreur humaine
40:01donc c'est trop tôt
40:03pour dire qu'il y a un problème
40:04systémique
40:04au niveau du réseau
40:05là on pense
40:06qu'il y a d'abord
40:07un problème de signalisation
40:08il faudra enquêter
40:09puis un problème humain
40:10donc ça peut être aussi
40:11des procédures
40:12qui sont à revoir
40:12mais il est trop tôt
40:14pour dire qu'il y a un problème
40:15au niveau du réseau espagnol
40:16En tout cas voilà
40:17deux accidents ferroviaires
40:18de train à grande vitesse
40:19en moins d'un an
40:19pas acceptable
40:20dit Pedro Sanchez
40:21le Premier ministre espagnol
40:23on entend aussi parler
40:25de l'ouverture
40:26récente
40:27ces dernières années
40:27avec l'ouverture
40:29à la concurrence
40:31qui aurait aussi pu réduire
40:33les créneaux de maintenance
40:34est-ce que ça
40:35c'est un point
40:35à surveiller ?
40:38Oui c'est à surveiller
40:40mais ce n'est pas forcément
40:40lié à la concurrence
40:41c'est lié à l'augmentation
40:42du trafic
40:43cette augmentation du trafic
40:44elle est liée à l'augmentation
40:45de la demande
40:45cette demande
40:46elle aurait pu être répondue
40:48par l'entreprise nationale
40:49Renfe
40:50comme aujourd'hui
40:51elle est répondue
40:51par l'entreprise
40:53filiale de Trinitalia
40:54et Rio
40:54donc oui
40:55il y a bien un enjeu
40:56quand il y a une augmentation
40:57des circulations
40:58d'avoir
40:59un arbitrage
41:00entre
41:02la régénération
41:03de la voie
41:03les travaux
41:04et les circulations
41:05et évidemment
41:06rien n'est fait
41:07pour
41:09dégrader la sécurité
41:10la sécurité
41:10c'est un impératif
41:12qui s'impose
41:12et c'est à partir de là
41:13qu'on fait les arbitrages
41:15pour la circulation
41:16et pour le renouvellement
41:17c'est pas trop
41:18un sujet de concurrence
41:18pour moi
41:19c'est un sujet
41:19d'augmentation
41:20de circulation
41:21augmentation des travaux
41:22avec un réseau
41:23qui doit être maintenu
41:24plus qu'un réseau
41:25à une question de concurrence
41:26Merci Martin Bouzia
41:28d'avoir réagi
41:28à cette actualité
41:29ce soir avec nous
41:30en direct
41:30expert en infrastructures
41:31et transports
41:32pour le cabinet SIA
41:33je rappelle donc
41:34ce bilan provisoire
41:35qui fait état
41:36d'au moins 68 morts
41:38ce soir
41:3918h43
41:40et retour en France
41:41où le gouvernement
41:42poursuit son offensif
41:43contre les géants
41:44du e-commerce chinois
41:45un an après
41:46le scandale
41:46des poupées
41:47pédopornographiques
41:48vendues sur Chine
41:49les ministres
41:50Serge Papin
41:51et David Amiel
41:52ont dressé ce matin
41:52un premier bilan
41:53à Bercy
41:53Valentin Adbi
41:55vous étiez sur place
41:56est-ce que les mesures
41:57commencent à porter
41:58leurs fruits ?
41:59Eh bien Erwan
42:00c'est en tout cas
42:00ce qu'affirme le gouvernement
42:01Bercy constate
42:03un recul
42:03de la fréquentation
42:04des principales
42:05plateformes chinoises
42:06moins 42%
42:07pour Chine
42:08moins 36%
42:09pour Temu
42:09et moins 10%
42:10pour AliExpress
42:11au mois de juillet
42:12et ce matin
42:13David Amiel
42:14le ministre du budget
42:15constatait même
42:16les premiers signes
42:17de recul
42:17du côté des achats
42:20entre juin
42:21et août
42:21les montants
42:22de TVA
42:23déclarés au guichet
42:24unique européen
42:25pour les achats
42:26de petits colis
42:27destinés à la France
42:27ont diminué
42:29de 48%
42:29c'est moi qui répond
42:30ce chiffre doit évidemment
42:32encore être consolidé
42:33c'est un chiffre provisoire
42:35puisqu'il peut y avoir
42:37des éventuels retards
42:38de déclaration
42:38mais on le voit
42:40d'ores et déjà
42:41les services relèvent
42:43un signe de baisse
42:45des achats
42:46et ce n'est pas
42:48le seul indicateur
42:49puisque selon Bercy
42:50les ventes en valeur
42:51sur ces plateformes
42:52ont également reculé
42:53de 25% en septembre
42:55le gouvernement
42:56met aussi en avant
42:57le milliard d'euros
42:58de sanctions infligées
42:59en un an
43:00par la France
43:01et l'Union Européenne
43:01aux principales plateformes
43:03sans compter
43:04les contrôles douaniers
43:05le ministre du commerce
43:06Serge Papin
43:06souligne leur travail
43:08cette année
43:08puisque depuis mars
43:09leur pouvoir
43:10a été élargi
43:11ils peuvent désormais
43:13contrôler dans les entrepôts
43:14français
43:14même si le dédouanement
43:15a été fait
43:16dans un autre pays européen
43:17et c'est grâce à ça
43:19par exemple
43:19que lors d'un contrôle
43:20dans un entrepôt
43:21donné sous bois
43:22ils ont découvert
43:23plus de 12 000 colis
43:24qui contenaient
43:25du matériel électrique
43:26non conforme
43:27selon Serge Papin
43:2960% des contrôles réalisés
43:31ont révélé
43:32des infractions
43:33principalement
43:34pour contrefaçon
43:35ou des problèmes de normes
43:36car certaines plateformes
43:37Valentin
43:37avaient trouvé le moyen
43:38de contourner
43:39en réalité
43:40ces contrôles
43:41qui avaient été mis en place
43:42en faisant passer
43:42leur colis
43:43par d'autres pays européens
43:44on s'en souvient
43:45exactement
43:45pour échapper
43:46à la taxe française
43:47certaines plateformes
43:48faisaient dédouaner
43:49leurs marchandises
43:50ailleurs en Europe
43:51par exemple
43:51en Belgique
43:52il était donc impératif
43:54que ça la suive
43:55au niveau européen
43:56depuis juillet
43:57ces choses faites
43:573 euros
43:58par catégorie d'articles
43:59pour les petits colis
44:00importés
44:01de moins de 150 euros
44:02et dès le 1er novembre
44:04donc dimanche prochain
44:052 euros
44:05de frais de gestion
44:06supplémentaires
44:07vont s'y ajouter
44:08pour financer
44:08les contrôles douaniers
44:09et la France
44:10ne compte pas
44:11s'arrêter là
44:11Serge Papin
44:12Serge Papin
44:12se rendra
44:13le 4 novembre
44:13à Bruxelles
44:14pour rencontrer
44:15la commissaire européenne
44:16Ena Virkunen
44:17et défendre
44:18un renforcement
44:18des obligations
44:19des plateformes
44:20Merci Valentin Adbim
44:22courte pause
44:22on se retrouve
44:23dans un instant
44:23pour l'actualité internationale
44:25qui va nous emmener
44:26ce soir à Moscou
44:27où se tient
44:28le troisième sommet
44:29entre la Russie
44:30et le continent africain
44:31à une véritable opération
44:32séduction
44:33en réalité
44:33de Vladimir Poutine
44:34auprès des pays africains
44:36pour en parler
44:36nous sommes avec
44:37Pierre Jacquemot
44:37diplomate
44:38ancien ambassadeur de France
44:41DFM Business présente
44:46le 18h écho
44:48Erwan Morris
44:4918h48
44:51votre rendez-vous
44:51d'actualité du soir
44:52se poursuit
44:53avec notre dossier
44:54international
44:55ce soir
44:55direction Moscou
44:56qui organise
44:57le troisième sommet
44:59Russie-Afrique
45:00une véritable opération
45:01séduction
45:02en réalité
45:03pilotée par Vladimir Poutine
45:04auprès des pays africains
45:05bonsoir Pierre Jacquemot
45:06bonsoir
45:07monsieur l'ambassadeur
45:08diplomate
45:08ancien ambassadeur de France
45:10dans plusieurs pays africains
45:11alors on est avec vous
45:13ce soir
45:14pour évoquer
45:15cette actualité
45:1548 pays
45:16qui ont répondu présent
45:17à l'appel du président russe
45:20Vladimir Poutine
45:20qui tient à montrer
45:21en réalité
45:22son intérêt
45:23pour le continent africain
45:24et son influence
45:25mais quelle est-elle
45:26aujourd'hui ?
45:28elle est
45:29du point de vue commercial
45:31et économique
45:31elle n'est pas très importante
45:33on a un chiffre
45:34le commerce russe
45:36avec l'Afrique
45:37c'est 27 milliards de dollars
45:39alors que c'est
45:40400 milliards de dollars
45:41pour l'Europe
45:41ou 350 milliards
45:43pour la Chine
45:44donc on est
45:45dans des proportions
45:46qui sont
45:48faibles
45:49avec d'ailleurs
45:50des résultats
45:50qui sont inférieurs
45:51à ce que
45:52Vladimir Poutine
45:53avait espéré
45:54lors du premier sommet
45:55il avait escompté
45:56il avait demandé
45:57à ce qu'on passe
45:58à 40 milliards
45:59et on est encore
46:00à 27 milliards
46:00aujourd'hui
46:02cette présence
46:04est modeste
46:05ceci étant
46:06elle se concentre
46:07dans un certain
46:07nombre de secteurs
46:08importants
46:10le secteur militaire
46:11c'est le premier pilier
46:12de cette coopération
46:14et la Russie
46:15a des accords
46:17de coopération militaire
46:18avec 35 pays africains
46:20et qui sont significatifs ?
46:22alors c'est significatif
46:23en termes de
46:24vente d'armes
46:25il y a une tradition
46:26qui tient
46:28au fait
46:30que beaucoup
46:30d'officiers
46:32africains
46:32dans un certain
46:33nombre de pays
46:33ont été formés
46:37en Russie
46:38dans l'ex
46:39Union soviétique
46:41et ça crée
46:42des liens
46:43qui sont encore
46:43restés importants
46:45surtout que
46:46on voit
46:47la présence russe
46:48s'est renforcée
46:49dans des pays
46:49il y a une corrélation
46:51qui doit intéresser
46:52les économistes
46:53entre les coûts d'état
46:54et le retour
46:56des russes
46:58c'est le cas
46:59dans les trois pays
47:00du Sahel
47:00le Mali
47:01le Niger
47:01et le Burkina Faso
47:04mais c'est également
47:04le cas récemment
47:05de Madagascar
47:06vous avez un coup
47:07d'état militaire
47:08immédiatement
47:09les russes
47:09viennent s'installer
47:11viennent faire
47:12des propositions
47:12et en substitution
47:15en quelque sorte
47:16à l'ex-puissance
47:17coloniale
47:18en l'occurrence
47:18la France
47:19et Vladimir Poutine
47:20qui joue aussi
47:21beaucoup de ce côté-là
47:23en disant que
47:23la Russie
47:24n'a jamais colonisé
47:26et finalement
47:27essaie de se faire apprécier
47:28de la population africaine
47:30en jouant sur cette corde-ci
47:32alors ça m'inspire
47:33deux réflexions
47:35la première
47:35c'est que c'est pas nouveau
47:36dès les années 60
47:38aux indépendances africaines
47:40l'Union soviétique
47:41s'est précipitée
47:43en Afrique
47:44et si vous avez
47:46l'occasion
47:47de vous promener
47:47dans quelques capitales africaines
47:49vous allez tomber
47:50sur des palais du peuple
47:51en pur style soviétique
47:53construit
47:54à cette époque-là
47:55et là
47:56nous sommes
47:57à une époque
47:58qu'on qualifie
47:59certains
48:00de deuxième décolonisation
48:02c'est une expression
48:03d'un philosophe sénégalais
48:05et les soviétiques
48:08reprennent
48:08les russes
48:09pardon
48:10l'abschisse
48:11c'est révélateur
48:12reprennent
48:12ce discours
48:14anti-occidental
48:15et s'appuient
48:16en quelque sorte
48:17sur ce sentiment
48:18décolonial
48:19qu'on rencontre
48:20en Afrique
48:21Peut-être que la Chine
48:22joue sur la même corde
48:23aussi sur le continent
48:24africain
48:25avec plus ou moins
48:26de succès
48:26aujourd'hui
48:28Oui
48:28elle le fait
48:28avec beaucoup plus
48:29de discrétion
48:31elle n'a pas
48:32des propos belliqueux
48:34à l'encontre
48:35des puissances
48:37occidentales
48:37elle ne joue pas
48:39sur des réseaux
48:41d'influence
48:42elle ne fait pas
48:43de la calomnie
48:45qu'on trouve
48:46dans un certain
48:46nombre de réseaux sociaux
48:47c'est pas du tout
48:48la même méthode
48:49et la méthode chinoise
48:50est quand même
48:51beaucoup plus efficace
48:51si on constate
48:53le volume d'affaires
48:54que les Chinois
48:55font avec l'Afrique
48:56aujourd'hui
48:57Je fais une parenthèse
48:58puisque vous évoquiez
48:58le sujet militaire
48:59mais il y a aussi
49:01le thème
49:02de l'enrôlement
49:02d'Africains
49:04dans l'armée russe
49:05qui sera peut-être
49:07abordé lors de ce sommet
49:09sur ces deux jours
49:09l'IFRI estime
49:10que 3000 à 4000
49:11estime de 3000
49:13à 4000
49:13le nombre d'Africains
49:14qui combattent
49:15sous le drapeau russe
49:16aujourd'hui
49:16des Camerounais
49:17des Kenyans
49:17Ivoiriens
49:18Gambiens
49:18Guinéens
49:19Centafricains
49:19et des pays africains
49:21qui tentent aussi
49:21d'endiguer ce phénomène
49:23qui existe
49:23Oui
49:24c'est un phénomène
49:25qui existe dans 5 pays
49:26où l'Afrique a corpus
49:27qui a remplacé Wagner
49:30qui fut célèbre
49:32une ministre
49:33aujourd'hui
49:34c'est une ministre publique
49:35qui est à peu près
49:362000 hommes
49:37qui enrôlent
49:39des soldats africains
49:41dans les quartiers populaires
49:43des enrôlements
49:44qui se font
49:44sur le mensonge
49:46et ce qui se traduit
49:48quelquefois
49:48par des situations
49:49graves
49:50en particulier
49:51sur le front ukrainien
49:53Alors en marge
49:54de ces échanges diplomatiques
49:55le programme d'affaires
49:56devrait réunir
49:57sur ces deux jours
49:584000 entrepreneurs
49:59russes et africains
50:00dans différents domaines
50:01au cours d'une quarantaine
50:03d'événements
50:04quels sont aujourd'hui
50:05on parlait de
50:06on parlait de
50:07l'activité militaire
50:08mais les échanges
50:09commerciaux essentiels
50:10entre la Russie
50:11et le continent africain
50:12ce sont les exportations
50:14de céréales
50:14les hydrocarbures
50:15le nucléaire aussi
50:17il y a des échanges
50:18sur tout ça
50:18Alors
50:19il y a des échanges
50:21qu'on connaît
50:21depuis longtemps
50:21qui concerne surtout
50:22la partie septentrionale
50:24de l'Afrique
50:25en particulier l'Egypte
50:26ce sont des ventes
50:28de céréales
50:29mais également
50:30des ventes d'engrais
50:31la Russie est présente
50:32sur le marché de l'engrais
50:33au même titre
50:34que l'Ukraine
50:35ou d'autres pays européens
50:38il y a également
50:39une activité
50:40dans le domaine
50:42minier
50:44et ça
50:45on a un modèle
50:45typiquement colonial
50:46qui est
50:49l'espèce de taxation
50:50qui se fait
50:51sur le secteur
50:52minier
50:53en république
50:53centrafricaine
50:54ou au Mali
50:55en particulier
50:56dans le domaine
50:56de l'or
50:57du diamant
50:57il y a une activité
50:59dans le domaine
50:59de l'uranium
51:02les russes
51:03convoitent
51:04après le départ
51:05des français
51:06les ressources
51:07minières
51:08du Niger
51:08mais également
51:10sont présents
51:11dans le nucléaire
51:11avec une centrale
51:12nucléaire
51:13ultra moderne
51:14Eldaba
51:15en Égypte
51:16il y a des domaines
51:19des secteurs
51:19où il y a
51:20une présence
51:22incontestable
51:22en plus du secteur
51:23militaire
51:23qu'on a évoqué
51:24tout à l'heure
51:25donc on voit
51:25que ça se consolide
51:26un petit peu
51:26pour autant
51:27est-ce que vous avez
51:28l'impression
51:28que les relations
51:30vont vraiment
51:30se renforcer
51:32s'activer
51:33beaucoup plus
51:34intensément
51:34dans les mois
51:36les années à venir
51:37au regard
51:38de la situation
51:39internationale
51:40non je n'y crois pas
51:43pour
51:43d'abord
51:45les russes
51:46n'ont pas
51:46les moyens
51:48financiers
51:48surtout aujourd'hui
51:49où le pays
51:50est en situation
51:51critique
51:51du point de vue
51:52économique
51:52n'ont pas les moyens
51:53financiers
51:54que peuvent mettre
51:55les américains
51:56ou les chinois
51:58dans le secteur
51:58minier par exemple
51:59c'est absolument évident
52:01lorsqu'on regarde
52:01le secteur du cuivre
52:03ou du cobalt
52:03que je connais bien
52:04dans le sud du Congo
52:05ou de la Zambie
52:07les russes
52:08n'ont pas
52:09la taille
52:09suffisante
52:10pour pouvoir
52:10s'y présenter
52:11mais il y a une autre
52:12raison plus fondamentale
52:13qui est peut-être
52:15discutable
52:15mais j'y tiens
52:16pas mal
52:17c'est que
52:17les russes
52:18empruntent un modèle
52:19aussi
52:20un modèle
52:21colonial
52:23prédation
52:24sur leurs
52:24sources minières
52:26forces militaires
52:28d'occupation
52:29présentes
52:30dans les secteurs
52:31primaires
52:32de l'agriculture
52:34et on a
52:36un modèle
52:37qui est condamné
52:37par l'histoire
52:38du fait
52:39de la montée
52:40des désirs
52:42de souveraineté
52:42de la part
52:43des africains
52:43des désirs
52:44d'indépendance
52:44et ce modèle
52:46que les russes
52:47décrient
52:48dénoncent
52:49ils l'empruntent
52:50et aujourd'hui
52:51il me paraît
52:52conduire à une faillite
52:53quasi certaine
52:54je suis
52:56je suis assez prêt
52:57assez précis
53:00peut-être
53:00un indicatif
53:01je ne sais pas
53:02mais je ne vois pas
53:03comment ce modèle
53:04pourrait concurrencer
53:06les modèles
53:07alternatifs
53:08qui sont
53:09Chine
53:09Europe
53:11et pas seulement
53:13l'Union Européenne
53:14il peut y avoir
53:15des acteurs
53:15comme la Turquie
53:16qui sont déjà
53:17et qui interviennent
53:18avec beaucoup plus
53:19d'intelligence
53:19sans compter
53:20les Américains
53:20qui ont décidé
53:22d'accroître
53:25leur emprise
53:26et leur
53:29préoccupation
53:29sur
53:29notamment
53:30le secteur minier
53:31Alors un sujet
53:32peut-être pour conclure
53:33plus surprenant
53:33mais il va y avoir
53:34vraisemblablement
53:35des discussions
53:35également
53:36sur l'intelligence
53:37artificielle
53:37avec une déclaration
53:39sur la coopération
53:40dans ce domaine-là
53:41qui doit être
53:41normalement adopté
53:43demain
53:43on a l'impression
53:44que Moscou
53:45veut prendre de l'avance
53:46aussi sur
53:47les secteurs d'avenir
53:48est-ce que ça va
53:49vraiment se faire
53:50avec la Russie
53:52les collaborations
53:53de l'IA
53:53entre l'Afrique
53:54et d'autres acteurs
53:56ou est-ce que la Chine
53:57est-ce que les Européens
53:58les Américains
53:59peut-être vont
54:00être plus efficaces
54:01Écoutez je pense
54:02qu'il n'y a pas
54:02un seul sommet
54:03qui peut se tenir
54:04sans qu'on mette
54:05à l'ordre du jour
54:05l'intelligence artificielle
54:06ça a été le cas
54:07en Nairobi
54:08lors du sommet
54:09Afrique-France
54:10ça paraît difficile
54:12et contre-intuitif
54:13c'est inévitable
54:14il fallait le mettre
54:15à l'ordre du jour
54:16je ne sais pas
54:17si les Russes
54:19ont une valeur ajoutée
54:19dans ce domaine
54:20il est sûr
54:21qu'il y a des pays africains
54:22qui montent en puissance
54:23sur ces questions
54:24je pense au Maroc
54:25je pense au Kenya
54:26je pense à l'Afrique du Sud
54:27et peut-être que les Russes
54:28auraient peut-être
54:29davantage à apprendre
54:30de l'Afrique
54:31que l'inverse
54:32merci beaucoup
54:33monsieur l'ambassadeur
54:33Pierre Jacquemot
54:35merci d'avoir été
54:36avec nous ce soir
54:37diplomate ancien ambassadeur
54:38de France
54:39il est 18h58
54:40tout pile dans un instant
54:41sur BFM Business
54:42vous retrouvez
54:43Tech & Co
54:44présenté par François Sorel
54:45très bonne soirée
54:48le 18h éco
54:50sur BFM Business
54:51Sous-titrage Société Radio-Canada