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  • il y a 10 minutes
Ce mardi 20 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'informations économiques, d'analyses et de débats.
00:13A la une de ce mardi 20 octobre, le gouvernement mobilisé pour aider les entreprises touchées par les violences de
00:19ce week-end.
00:20L'exécutif annonce une série d'aides pour les commerces pillés et dégradés.
00:25Parmi elles, un prêt à taux zéro ou encore l'étalement des charges fiscales et sociales.
00:30Les détails dans un instant.
00:32Vous entendrez aussi la virulente charge du patron d'Étame après les pillages et la menace de jacquerie fiscale qui
00:38pèse du côté des chefs d'entreprise.
00:41Vous entendrez à ce sujet Jean-Eude Duménil.
00:44Pendant ce temps, l'OAT continue sa dangereuse progression.
00:48Le taux à 10 ans de la France est monté jusqu'à 4,98%.
00:52Aujourd'hui, avant de redescendre un peu ce soir, l'analyse de Guillaume Sommerer à 18h30.
00:57On décryptera aussi les résultats de Carrefour pour le troisième trimestre avec Pauline Tazvin.
01:03Et puis à 18h45, on va parler des violences et des pillages qui ont eu lieu en France le week
01:09-end dernier.
01:09Ces événements ont-ils été amplifiés, instrumentalisés depuis l'étranger,
01:15alors que d'autres capitales européennes ont elles aussi été le théâtre de violences et d'affrontements ?
01:19On fait le point avec Patrick Martin-Génier dans trois quarts d'heure.
01:27On commence donc avec ce conseil exceptionnel des entreprises qui s'est tenue aujourd'hui.
01:32Les ministres de l'économie, du travail et des comptes publics ont pris des mesures d'urgence
01:38qui entreront en vigueur dès la fin de la semaine.
01:41Et on en sait plus, Astré-Olivier, sur le détail des mesures qui avaient été annoncées hier.
01:46Oui, il faut agir immédiatement pour la trésorerie des commerces.
01:50À moins de deux mois de Noël, ils étaient nombreux à avoir constitué leurs stocks pour les fêtes de fin
01:55d'année
01:56et doivent au plus vite regarnir les rayons.
01:59Pour leur donner les moyens de le faire, un prêt à taux zéro sera mis en place dès vendredi par
02:03BPI France.
02:04On écoute les détails de Roland Lescure, le ministre de l'économie.
02:0950 000 euros de plafond pour un prêt de trésorerie qui sera disponible de manière immédiate
02:15et pour tous les commerces sinistrés.
02:18Seule une déclaration de sinistre auprès de votre compagnie d'assurance suffira
02:22pour que vous ayez droit à ce prêt de trésorerie.
02:25Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a aussi promis un étalement des charges du fisc et de l'URSSAF.
02:32Les commerçants sinistrés pourront étaler le paiement de leurs impôts et cotisations sociales
02:36sans frais ni majorations dans les 12 mois prochains.
02:40Et pour préserver l'emploi, l'État va prendre en charge la totalité du chômage partiel
02:45pour les entreprises de moins de 250 salariés.
02:47Les employés toucheront 60% de leur salaire brut.
02:51Pour les salaires au SMIC, ce sera la totalité de leur rémunération.
02:55Le temps que le commerce puisse réouvrir, cette mesure qui débute aujourd'hui
03:01va concerner entre 10 et 15 000 personnes.
03:04Et puis, on a une autre mesure, le fonds de soutien qui avait été annoncé hier.
03:08Nous n'avons pas encore le montant exact, mais en fait, il sera uniquement destiné
03:12aux entreprises de moins de 50 salariés et permettra d'obtenir une aide forfaitaire
03:17calculée en fonction du chiffre d'affaires de l'entreprise
03:20et dans la limite d'un plafond qui n'est pas encore connu.
03:23Les chambres des métiers et de l'artisanat ont aussi activé de leur côté un fonds de solidarité
03:30qui va accorder une aide d'urgence jusqu'à 1 500 euros pour leurs adhérents.
03:34Merci Astré-Olivier.
03:37Les plateformes de revente en ligne, elles, se sont engagées à coopérer plus étroitement
03:42avec les autorités et à renforcer leur veille.
03:45Après les pillages du 17 octobre, des annonces ont fleurie sur leur site
03:50pour écouler le butin des casseurs.
03:53Elles devront fournir un premier bilan chiffré de leur action d'ici 48 heures.
03:58Et oui Stéphanie, vent pulvolé pendant la manif du 17 octobre.
04:03Ce genre d'annonces se sont multipliées, vous les avez peut-être vues,
04:06dès le lendemain du 17 octobre sur les sites d'Ebay, Le Bon Coin et Vinted
04:10pour ne citer que, reçus par le ministre du Commerce.
04:14Les plateformes en question se sont engagées à coopérer.
04:18L'idée est d'abord retirer les annonces de revente de biens dérobés lors de ces émeutes,
04:22mais aussi les tracer, les signaler aux autorités pour permettre d'en identifier les auteurs.
04:28Les plateformes ne peuvent pas être directement tenues pour responsables d'une annonce illicite,
04:34sauf si elles n'agissent pas pour avoir une modération efficace.
04:39Elles se sont donc engagées à intensifier cette modération.
04:42Mais alors comment peuvent-elles repérer les fruits des butins,
04:46puisque toutes les annonces ne mentionnent pas évidemment la mention volée pendant la manif du 17 octobre ?
04:54Effectivement, juste après le saccage des 3000 commerces,
04:57les pilleurs ont posté donc des dizaines d'annonces clairement identifiables,
05:01du type maquillage 17 octobre.
05:04Les plateformes les ont facilement repérées et supprimées.
05:07Vinted assure observer une tolérance zéro concernant toute vente susceptible de concerner des biens volés.
05:14Pour poursuivre le traçage, elles s'attarderont notamment sur des prises anormalement bas,
05:19des antivols visibles sur les produits, des articles neufs vendus par l'eau.
05:24Elles se sont également engagées à prévenir les consommateurs des risques et sanctions encourues en cas de recel,
05:30parce que c'est un délit qui est puni de 5 ans de prison et de 375 000 euros d
05:36'amende.
05:36Merci Alexandra Pagé.
05:38Après les pillages survenus ce week-end en France,
05:42les commerçants s'inquiètent pour la sécurité de leurs magasins.
05:46Face aux dégradations dans les centres-villes et les zones commerciales,
05:49certains réclament davantage de moyens pour les forces de l'ordre.
05:52C'est le cas de Laurent Milchior, le co-gérant d'ETAM.
05:55Il était ce matin l'invité de Good Morning Business.
05:59On a besoin que l'État puisse assurer la sécurité des centres-villes et de la périphérie,
06:05et donc la sécurité nationale.
06:07Et donc moi j'en appelle honnêtement,
06:08je pense que pour avoir vu samedi avoir été sur le terrain
06:11et avoir vu les forces de l'ordre travailler comme elles le pouvaient
06:15face à des casseurs qui eux n'avaient rien à revendiquer du tout.
06:17Donc ils ont pollué évidemment les mouvements sociaux.
06:21Ils étaient en sous-nombre en fait, ils sont en sous-nombre.
06:23Et je pense que la police, plus les gendarmes, plus les CRS,
06:26si on veut assurer un certain nombre d'autres fonctions nationales,
06:29sont en sous-nombre.
06:29Donc à un moment donné, si ça doit continuer,
06:31moi j'en appelle au Président et au Premier Ministre
06:34à faire appel à l'armée pour le maintien de l'ordre.
06:38C'est le seul moyen, c'est d'être en sous-nombre
06:40Alors ils vous diront que l'armée n'est pas là pour assurer le maintien de l'ordre ?
06:43Non mais en fait elle peut l'être dans un certain nombre de cas.
06:46C'est possible.
06:48Et je pense que le sujet c'est qu'on reste sur des règles
06:52qui sont nos règles théoriques,
06:54comme le discours du Président,
06:55c'est un discours de Président hors sol en fait,
06:57c'est une incantation avec aucun changement potentiel sur le terrain.
07:01Pas d'annonce ?
07:02C'est pas le ministre de l'Intérieur qui est là depuis quelques mois
07:04qui est responsable de la situation.
07:06Laurent Nunez, il fait le boulot correctement.
07:09Les couvre-feux c'est déjà une bonne réponse ?
07:11Mais il faut arriver à les maintenir en fait.
07:13Alors un couvre-feu au Forum des Halles, à Lille et à République,
07:19et à la limite on peut les maintenir.
07:20Il faut l'état d'urgence à ce moment-là ?
07:22L'état d'urgence ça donne effectivement un certain nombre de pouvoirs additionnels,
07:28mais disons qu'il ne faut pas forcément priver les jeunes.
07:32J'ai écouté le maire de Paris hier qui disait
07:34qu'il est contre la privation de circulation et de liberté des jeunes à Paris.
07:40Maintenant qu'est-ce qu'il faut pour assurer la sécurité des populations ?
07:45On a des équipes dans ce magasin de République qui sont restées bloquées
07:49de 10h du matin à 22h dans un appartement
07:52où elles ont pris leur casier pour bloquer la porte de l'appartement
07:54parce que les types rentraient dans l'immeuble,
07:56ils tapaient contre la porte pour rentrer.
07:58C'est trois femmes qui sont restées enfermées 12h dans cet appartement.
08:01Elles ont eu la peur de leur vie.
08:02Et pour l'instant ça s'est passé correctement
08:04parce qu'il n'y a pas eu de blessés graves,
08:06il n'y a pas eu de dommages jusqu'au jour où ça va déraper.
08:09C'est vrai que c'est anormal aujourd'hui que la police se laisse caillasser,
08:13se laisse taper dessus parce qu'on leur demande de ne pas réagir.
08:15C'est absolument anormal.
08:16Et c'est vrai que faire le discernement entre des jeunes
08:19qui manifestent avec énergie mais de manière pacifique
08:22et des casseurs dont le seul but c'est de détruire les commerces
08:27et de mettre le feu à notre société,
08:30il faut arriver à faire le discernement
08:31et il faut être plus ferme avec cela.
08:34Et je pense qu'honnêtement quand vous voyez les CRS et les gendarmes
08:37qui sont épuisés à la fin d'une seule journée
08:39si ça doit durer dans le temps,
08:42il y a un épuisement qui va s'installer.
08:45Et dans ce contexte social extrêmement tendu,
08:47sommes-nous à la veille d'une jacquerie fiscale ?
08:49C'est en tout cas la menace qui plane selon Jean-Eude Dumény.
08:53L'ancien patron de la CPME était l'invité de Laure Closier
08:56ce matin dans Les Experts sur BFM Business.
08:58Écoutez.
08:59Ça peut prendre deux formes, soit la jacquerie fiscale,
09:03c'est-à-dire effectivement les gens qui refusent de payer,
09:05qui s'organisent pour ne pas payer,
09:07et puis il y a l'évitement à l'impôt.
09:09Et je crains malheureusement que dans certains cas,
09:12on y soit déjà, c'est-à-dire qu'on a des gens
09:14qui ont réduit la voilure, qui travaillent moins,
09:17parce qu'ils considèrent qu'au-delà d'un certain seuil,
09:19ce qu'on leur prélève vaut pas la peine qu'on travaille davantage.
09:22On a des gens qui cherchent moins à développer leur entreprise
09:25et moins à embaucher en disant
09:27« plus j'embauche, plus je développe, plus je vais avoir des problèmes ».
09:29Donc finalement, je me concentre sur mon chiffre d'affaires
09:32et sur ma marge surtout, et je reste comme je suis.
09:36Pendant ce temps, les députés examinent, eux,
09:38le budget de la sécurité sociale.
09:39Le texte est arrivé cet après-midi dans l'hémicycle.
09:42Et ce matin, Margot Faudéré, la Cour des Comptes,
09:45alerte justement sur les comptes de la Sécu.
09:48Après un nouveau dérapage cette année,
09:50l'institution met en garde contre une rupture
09:52du financement de la protection sociale.
09:55Il faut impérativement tenir l'objectif
09:57de réduction du déficit proposé par le gouvernement,
10:00dit la Cour,
10:01et clarifier les mesures pour y arriver, Margot.
10:04Oui Stéphanie, parce que selon la Cour,
10:06le redressement qui est proposé en 2027 est intéressant.
10:09C'est le mot qui a été employé par la Cour
10:11en présentant ce rapport.
10:12Elle parle même de redressement vigoureux,
10:14mais dans le même temps, ce redressement est risqué.
10:17Alors reprenons les chiffres.
10:18L'année prochaine, l'exécutif entend diviser quasiment par deux
10:21le déficit de la Sécu en le ramenant à 12,7 milliards d'euros.
10:25Le problème, c'est qu'avant même d'être mis en application,
10:28le plan du gouvernement repose déjà sur des hypothèses fragiles.
10:32Et le moindre écart peut plomber les rentrées fiscales.
10:35C'est Bernard Lejeune,
10:36le président de la sixième chambre à la Cour des Comptes,
10:39qui rappelle ce risque écouté.
10:42Au Conseil des finances publiques,
10:43il prévoit une augmentation de 1% de la croissance
10:46et de 2,4% de la masse salariale en 2027.
10:50Or, ces taux sont optimistes
10:53et peut-être du coup difficiles à atteindre.
10:56Et s'ils ne sont pas atteints,
10:57ce sera moins de cotisations sociales et moins de TVA.
11:00Et ça, c'est pour les recettes, Margot, du côté des dépenses.
11:04Eh bien, du côté des dépenses aussi, pour la Cour,
11:06beaucoup de mesures floues sur les indemnités journalières
11:08ou les arrêts maladie, par exemple.
11:10L'exécutif renvoie les discussions au Parlement.
11:13Même chose pour le recentrage qui est prévu
11:15sur l'allocation de rentrée scolaire.
11:17Et le problème, c'est qu'avec ce genre de méthode,
11:19c'est très difficile de savoir sur quoi les mesures atterriront à la fin
11:23et donc quel montant d'économie on peut espérer retirer.
11:26Donc, pour la compte, il est vraiment impératif
11:28de clarifier toutes ces mesures,
11:30quitte à choisir d'autres leviers pendant les débats parlementaires.
11:34D'ailleurs, la Cour ne se prononce pas sur les mesures qui seront choisies.
11:36Elle évalue simplement la trajectoire.
11:38En tout cas, selon Bernard Lejeune, il est urgent d'agir
11:42car c'est la soutenabilité même du système qui est en jeu.
11:46Le trésorier de la Sécurité sociale, qui s'appelle la COS,
11:49aujourd'hui se finance sur des marchés à court terme.
11:52Or, ces marchés à court terme sont des marchés limités.
11:56Nous sommes autour de 85 milliards d'euros à trouver des financements sur les marchés
12:01et la tendance à 2030, c'est d'aller à 130 milliards d'euros.
12:05Donc, nous sommes aujourd'hui avec un financement fragile, risqué,
12:08sur lequel il n'est pas impossible de voir à un moment donné une défaillance arriver.
12:13Vous l'avez compris, pour la Cour, il est donc crucial d'enclencher une baisse du déficit
12:18dès l'année prochaine et de continuer dans les années qui suivront
12:21à assainir les comptes de la Sécurité sociale pour ne pas l'emmener dans une impasse budgétaire.
12:26Merci, Margot Faudéré.
12:28On en vient à la tournée d'Emmanuel Macron dans le Golfe,
12:30accompagné par les patrons de Total Energy et de Engie.
12:33Le chef de l'État est en mission commando pour faire baisser les prix du carburant.
12:37Il tente de sécuriser les importations de diesel, Erwann Morris.
12:43Après le déblocage de stocks stratégiques,
12:4510 millions de barils de gasoil pour faire baisser les prix à la pompe de 12 à 18 centimes par
12:50litre,
12:51Emmanuel Macron s'en remet directement au pays producteur.
12:54Le président de la République vient d'acter avec les Émirats arabes unis
12:57la sécurisation de 100 000 tonnes par mois de diesel.
13:00En visite à Bahreïn, dans l'après-midi, le chef de l'État a pu sécuriser le même volume
13:05avec cet autre pétro-ménarchie.
13:07L'acheminement sera assuré par Total Energy.
13:10Additionné au volume, déjà garanti par l'Arabie saoudite,
13:13la France dispose de 295 000 tonnes d'engagement par mois,
13:17soit 10% de la consommation nationale.
13:19Dans le même temps, l'Élysée mène des discussions dans la région
13:22pour faire baisser les prix des assurances maritimes
13:24qui pèsent lourdement sur les compagnies.
13:26La présidente s'assure que cet ensemble de mesures aura un effet sur les prix,
13:30sans pouvoir le quantifier à ce stade.
13:32Emmanuel Macron poursuivra sa tournée jusqu'à demain matin au Qatar.
13:37De son côté, notez que le patron de l'Agence internationale de l'énergie
13:40se dit pessimiste sur une normalisation du marché pétrolier en 2027.
13:45Fatih Birol ne voit pas de perspective crédible
13:49et n'exclut pas le recours à d'autres stocks stratégiques
13:52en cas de trop fortes tensions.
13:55Restez avec nous sur BFM Business dans un instant le débat
13:58et puis on sera en direct de Marseille
14:00pour la première édition des Territoires Awards
14:04présentée par Sandra Gandouin et Jérôme Tichy.
14:07A tout de suite.
14:16On est de retour dans le 18h éco.
14:18On va parler des réunions du FMI et de la Banque Mondiale
14:21qui se sont tenues en Thaïlande.
14:22Elles ont été l'occasion pour le président de la Banque Mondiale
14:25d'insister sur l'emploi et le climat.
14:28Il note un déficit potentiel de 800 millions de postes à l'échelle mondiale
14:33mais dans le même temps, c'est une annonce de 96 milliards
14:36qui ont été consacrées au climat qui a été faite.
14:39Alors le climat est-il l'ennemi de l'emploi ?
14:41Emmanuel Lechypre en a débattu ce matin avec Jean-Marc Daniel.
14:45S'il faut une priorité, priorité à quoi ?
14:49Écoutez d'abord la réponse de Jean-Marc Daniel.
14:53Alors je pense qu'il faut quand même réfléchir au débat
14:55tel que l'a été posé par le président de la Banque Mondiale
14:57puisqu'il était à mi-mandat.
14:59Ce qui était intéressant dans cette réunion,
15:01c'est qu'il a fait son discours vendredi dernier
15:04en faisant le bilan des trois années où il a été à la tête de la Banque Mondiale
15:09et en annonçant les deux années qui viennent pour lui.
15:13Et il a rappelé que quand il avait pris ses fonctions,
15:16il avait dit je vais créer un monde sans pauvreté,
15:19c'est le but de la Banque Mondiale, sur une planète vivable.
15:22Et donc il est revenu sur cet arbitrage entre les emplois
15:26et la lutte contre le réchauffement climatique.
15:29Il lui reste deux ans pour agir.
15:30Il lui reste deux ans pour agir, sachant qu'il a rappelé également
15:33que quand il avait pris ses fonctions,
15:36les projections de la Banque Mondiale, c'était qu'il allait y avoir,
15:39notamment du fait de l'exode rural,
15:41environ 1,2 milliard de jeunes qui,
15:43entre le sous-continent indien et l'Afrique,
15:45allaient se porter sur le marché du travail.
15:47Avec comme conséquence que ça va faire une pression énorme sur les salaires
15:50et donc ça va entretenir un monde de déflation.
15:53Tout le monde qui parle d'inflation, il explique bien
15:55que le véritable problème, ça va être la déflation
15:57liée à la baisse du coût du travail.
15:59Sauf que quand il a pris ses fonctions,
16:01le Banque Mondiale a anticipé 800 millions de créations d'emplois
16:04sur la face à 1,2 milliard.
16:06Et là, maintenant, il dit qu'on est à peu près sûr
16:08de 400 millions de créations d'emplois
16:10parce qu'il y a des gains de productivité,
16:11la robotisation et tout ça.
16:13Et donc il va manquer 800 millions de postes.
16:15Et donc la seule solution, c'est de booster la croissance.
16:18Alors la croissance en Inde est à un moyen de 7%,
16:21ce qui fait que le PIB en Inde double tous les 10 ans.
16:23Mais il a rappelé qu'en Europe, par exemple,
16:26le PIB double tous les 58 ans.
16:28Et donc la question qui se pose, c'est
16:30est-ce qu'on doit choisir de booster la croissance
16:32encore plus en Inde, en Afrique ?
16:34Est-ce qu'on doit booster la croissance en Europe
16:37pour qu'effectivement il y ait une espèce de dynamique globale
16:40de création d'emplois au niveau mondial ?
16:42Ou est-ce qu'on doit garder les objectifs climatiques
16:45en se disant que d'une certaine façon,
16:47il faudra freiner, ralentir l'exode rural ?
16:50Parce que ce qu'il propose, ce qu'il dit,
16:52c'est qu'une des façons de résoudre le problème,
16:55c'est aussi de maintenir les paysans à la campagne.
16:58C'est-à-dire de maintenir artificiellement
16:59des emplois à la campagne.
17:00Alors moi, je pense que la bonne solution,
17:02c'est effectivement, non pas de maintenir
17:05les paysans à la campagne,
17:06mais c'est de faire de la croissance,
17:08mais de la croissance en réduisant
17:10effectivement l'empreinte carbone globale
17:12au niveau mondial, et donc en demandant,
17:14parce que là aussi, c'est ce que demande Venn en particulier,
17:17en disant, au nom de la lutte
17:19contre le réchauffement climatique,
17:20vous allez nous empêcher,
17:21c'est une forme de protectionnisme.
17:23C'est-à-dire, vous allez dire,
17:24vous qui avez salopé pour parler vulgairement
17:27à la planète pendant deux siècles,
17:29maintenant vous nous dites, il faut arrêter,
17:30et donc c'est vous, les Indiens, les Africains,
17:32qui allez arrêter,
17:33et vous n'allez pas travailler.
17:34Donc il dit, il faut effectivement garder
17:37l'objectif de la croissance,
17:39c'est la priorité,
17:40mais ça demande qu'il y ait un effort
17:42des pays occidentaux sur le réchauffement climatique.
17:45Mais donc c'est de la croissance verte ?
17:46De la croissance verte,
17:47et surtout effectivement de la sobriété.
17:49Il appelle à la sobriété en Europe,
17:51et donc moi j'appelle à la sobriété en Europe,
17:53aux Etats-Unis et en Chine.
17:55Je rappelle, pour conclure,
17:56parce que c'est toujours l'élément que je mets en avant,
17:58je pense que le prix de l'essence
18:00devait être à 4 euros le litre.
18:02Oui, ça vous le répétez souvent.
18:04Mais le libéral que vous êtes,
18:05est-ce que c'est cohérent ?
18:06Donc je souviens l'idée que,
18:08pour répondre aux besoins en termes de croissance
18:10et de baisse de la pauvreté en Inde et en Afrique,
18:13il faut que nous fassions des efforts de la sobriété,
18:15que nous payons notre essence 4 euros.
18:17Pas de sobriété, Emmanuel Lechypre.
18:19Sur l'objectif, effectivement,
18:21de développer la croissance
18:23dans les pays émergents,
18:26les pays dits encore pauvres aujourd'hui,
18:28effectivement, il n'y a pas de débat.
18:30Après, moi, ce que je conçois mal,
18:32c'est comment, finalement,
18:33on peut avoir beaucoup de croissance dans ces pays-là
18:36en ayant peu de croissance chez nous.
18:39Et on retombe toujours sur un petit peu cette même idée
18:42que, quelque part,
18:44c'est un peu en affaiblissant les riches
18:47que vous allez enrichir les pauvres.
18:49Mais jamais, ça n'a jamais fonctionné.
18:51Donc, effectivement,
18:53moi, je pense que la priorité absolue
18:54au niveau mondial,
18:56c'est de sortir ces pays-là
18:59de la pauvreté.
19:01Pourquoi ?
19:02Parce qu'effectivement,
19:03et c'est même plus important
19:05que la transition écologique.
19:07Parce que, un emploi,
19:08c'est un revenu.
19:10Donc, effectivement,
19:11c'est de l'éducation en plus,
19:15c'est du niveau de vie en plus,
19:16et c'est de l'espoir, quand même,
19:18d'avoir une vie meilleure.
19:20Un emploi dans les pays émergents,
19:22et pas dans les pays émergents,
19:23dans ces pays pauvres,
19:24c'est quand même de la stabilité politique,
19:26et c'est aussi des ressources fiscales.
19:28Donc, pour moi,
19:31ce développement économique
19:32est la condition même
19:33de la transition écologique,
19:35puisque ça exige
19:37des investissements considérables, etc.
19:38Et puis, je rappelle
19:39un argument majeur,
19:40c'est que si on veut développer,
19:42effectivement,
19:43si ces pays-là se développent,
19:45c'est quand même une réponse
19:46très importante pour nous
19:47à tout ce qui est le défi
19:48sur les migrations, etc.
19:50Et le meilleur moyen,
19:51effectivement,
19:51de ne pas être soumis chez nous
19:52au défi de la pression migratoire,
19:54c'est qu'il y ait
19:55des perspectives économiques
19:57chez ceux.
19:57Voilà pour ce débat
19:58entre Jean-Marc Daniel
20:00et Emmanuel Lechypre.
20:01C'était ce matin
20:01dans Good Morning Business
20:03présenté par Brigitte Boucher.
20:05Direction Marseille
20:06à présent
20:07pour la première édition
20:08des Territoires Awards.
20:10En direct ce soir,
20:11une cérémonie
20:12pour mettre en avant
20:13des entrepreneurs
20:13et des réussites
20:16entrepreneuriales
20:16de la région Sud.
20:17Un événement présenté
20:18par Sandra Gandouin
20:19et Jérôme Tichit.
20:21Jérôme,
20:21on vous retrouve en duplex
20:23depuis le palais du Faro
20:25sur les hauteurs de Marseille
20:26en compagnie également
20:27de Sophie Hébrard
20:29de BFM Marseille.
20:37Jérôme,
20:38est-ce que vous nous entendez
20:39en direct
20:39depuis le Faro
20:41sur les hauteurs
20:42de Marseille
20:43pour cette présentation
20:45de cet événement
20:46première édition
20:47des Territoires Awards
20:49en direct ce soir
20:51à partir de 19h30
20:53sur BFM Business
20:54et un Bifor
20:55présenté par Sophie Hébrard
20:58également présentatrice
21:00de BFM Marseille.
21:02Je pense que la liaison
21:04est quelque peu interrompue.
21:06On va essayer
21:07de vous retrouver
21:07juste après
21:09cette coupure pub.
21:11A tout de suite.
21:12BFM Business présente
21:17Le 18h écho
21:19Stéphanie Collot
21:20Direction Marseille
21:22pour la première édition
21:23des Territoires Awards
21:24en direct ce soir.
21:26Une cérémonie
21:26pour mettre en avant
21:27des entrepreneurs
21:28et des réussites
21:29entrepreneuriales
21:30de la région Sud.
21:32Un événement présenté
21:33par Sandra Gandouin
21:34et Jérôme Tichit.
21:35Jérôme,
21:36on vous retrouve
21:36en duplex
21:37du palais du Faro
21:38sur les hauteurs de Marseille
21:39et en compagnie également
21:40de Sophie Hébrard
21:41de BFM Marseille.
21:45Oui, bonsoir Stéphanie Collot.
21:46Bonsoir à toutes et à tous
21:47et bienvenue
21:47au palais du Faro
21:49sur lequel il tombe
21:50des trompes d'eau
21:50depuis quelques dizaines
21:51de minutes
21:52mais nous sommes au sec
21:53nous sommes à l'abri.
21:54En effet, je suis en compagnie
21:55de Sophie Hébrard.
21:56Bonsoir Sophie
21:57de BFM Marseille
21:58puisque notre événement
21:59est diffusé à la fois
22:00sur BFM Business,
22:01BFM Marseille,
22:02BFM d'ici dans les Hautes Alpes
22:04et tout cela bien sûr
22:05en partenariat
22:05avec nos collègues
22:07de la Tribune
22:07et de la Provence.
22:08Donc ce soir
22:09malgré le contexte
22:11malgré le contexte météo
22:12mais aussi malgré
22:13le contexte social
22:14les grèves
22:15les saccages
22:16les violences
22:16qui n'ont pas épargné Marseille
22:18on en reparlera
22:18dans un petit instant Sophie
22:20en votre compagnie
22:21et bien on a décidé
22:22de maintenir
22:23bien évidemment
22:24cette mise à l'honneur
22:25des entreprises
22:26et des réussites
22:26entrepreneuriales
22:27de la région sud.
22:29Il y aura six prix
22:29qui vont être remis.
22:31Nous aurons le prix
22:31de la croissance
22:32nous aurons le prix
22:33de l'engagement territorial
22:34du rayonnement international
22:36mais aussi de l'innovation.
22:37Il y aura aussi
22:38l'entrepreneur de l'année
22:39bien évidemment
22:40et puis comme dans
22:41toutes les cérémonies
22:41le coup de cœur du jury.
22:43Et comme dans
22:44toutes les cérémonies
22:45il y aura aussi
22:45des temps forts Jérôme.
22:49Absolument
22:50et parmi les temps forts
22:51donc ce soir
22:52ici au Palais du Pharoid
22:53pour cette première édition
22:54des Territoires Awards
22:55et bien
22:55il y aura un hommage
22:57rendu aux pompiers
22:58donc les pompiers
22:59très sollicités
23:00depuis des mois
23:01que ce soit
23:01bien sûr pour la lutte
23:02contre les incendies
23:03on sait que l'été
23:04a été particulièrement
23:05ravageur en France
23:06sur le front des incendies
23:08les pompiers aussi
23:09sollicités
23:10aujourd'hui même
23:11dans tout le sud
23:12de l'Occitanie
23:13jusqu'ici
23:13à la région sud
23:14où il y a eu
23:15de très nombreuses
23:16inondations
23:17et puis une séquence
23:18cinéma
23:18parce qu'on n'oublie pas
23:19qu'il y a tout juste
23:20130 ans
23:20c'était en 1896
23:22c'est à quelques kilomètres
23:23de Marseille
23:24à la Ciota
23:24que les frères Lumières
23:26ont lancé
23:27leurs premières images
23:28de cinéma au monde
23:29avec l'entrée
23:30en gare de la Ciota
23:31et on verra que tout au long
23:33de ces 130 ans
23:34la Provence a été une source
23:36d'inspiration
23:36pour les réalisateurs
23:38on revivra cette séquence
23:40et ça va jusqu'aux séries télé
23:41nous recevrons le patron
23:42de Provence Studio
23:43où se tournent de nombreux studios
23:45de nombreuses séries télé
23:46mais aussi une comédienne
23:48emblématique
23:49de Plus Belle la Vie
23:50sans oublier
23:51une séquence consacrée au sport
23:53puisqu'il y aura
23:53dans 4 ans maintenant
23:55Alpes 2030
23:56et il se trouve
23:56qu'un département
23:57de la région sud
23:58les Hautes-Alpes
23:59va être concerné
24:00née et largement concernée
24:02par cet événement sportif
24:03Alors vous le disiez
24:04impossible de faire abstraction
24:05du contexte de violence
24:07et de saccage
24:08subi dans de nombreux
24:09centres-villes ce week-end
24:11Marseille n'y a pas échappé
24:12une édition spéciale
24:14quelle réponse au saccage
24:15va être diffusée
24:16sur BFM Business
24:18BFM Marseille
24:19et BFM DC
24:20dès 19h
24:20édition spéciale
24:22que vous allez présenter
24:23Sophie Ebrard
24:27Oui tout à fait
24:28c'est une édition spéciale
24:29qui est à suivre
24:29à partir de 19h
24:30sur ces trois antennes
24:32l'idée est de recevoir
24:34sur ce plateau
24:34des personnalités
24:35qui vont être présentes
24:36ce soir
24:36pour cette cérémonie
24:38et qui incarnent
24:39le monde économique
24:40local
24:41on aura notamment
24:41le président de la CCI
24:43des représentants
24:44d'associations
24:45de commerçants
24:46du centre-ville
24:47qui vont pouvoir
24:47faire l'état des lieux
24:49des dégâts
24:49des violences
24:50qui ont été commises
24:51ce week-end
24:51et puis aussi
24:52nous parler des mesures
24:53qui ont été prises
24:54ce chômage partiel
24:55l'aide de la région sud
24:57qui débloque
24:575 millions d'euros
24:58pour aider les commerçants
25:00ça fait à peu près
25:0110 000 euros par commerce
25:02on pourra
25:02leur poser cette question
25:04est-ce que c'est assez
25:05pour eux
25:05ils nous parleront aussi
25:06de leurs craintes
25:07parce qu'évidemment
25:08il y a un acte 2
25:09qui est prévu ce week-end
25:10et les commerçants
25:10du centre-ville de Marseille
25:11sont extrêmement inquiets
25:13donc ça sera le BFOR
25:15de 19h à 19h45
25:17à peu près
25:17sur les antennes
25:19avant le début
25:19de la cérémonie
25:20et puis on se retrouve
25:21après la cérémonie
25:22pour un autre temps fort
25:23et celui-ci
25:24il sera consacré
25:25aux lauréats
25:26l'idée c'est de recevoir
25:28les lauréats
25:29ceux qui ont été récompensés
25:30ce soir
25:30sur ce plateau
25:32et je serai en compagnie
25:33d'Olivier Biscay
25:34qui est le directeur
25:35du journal La Provence
25:36et de Corse Matin
25:37également
25:38voilà donc
25:39rendez-vous
25:39dans un peu
25:40plus d'une heure
25:41maintenant à 19h45
25:42pour la cérémonie
25:43et à 19h donc
25:44avec Sophie
25:45pour cette édition spéciale
25:46sur BFM Business
25:47en ouverture
25:48de la première édition
25:49des territoires
25:50au-war
25:50rendez-vous
25:51et prix
25:52merci beaucoup
25:52à tous les deux
25:53Jérôme Tichit
25:55Sophie Ebrard
25:56et Sandra Gondoy
25:57également
25:57qui présentent
25:58cette cérémonie
25:59le 18h
25:59éco se poursuit
26:00sur BFM Business
26:02on fait un point
26:02sur la séance du jour
26:03sur les marchés
26:04avec Guillaume Semerer
26:05bonsoir
26:06bonsoir
26:06le CAC termine en baisse
26:08ce soir
26:08et puis alors attention
26:09il y a une grosse grosse
26:10tension sur l'OAT
26:11aujourd'hui
26:11effectivement
26:12au milieu d'après-midi
26:13vers 15h-16h
26:15le 10h français
26:16était à 4,95
26:17mais surtout
26:18l'écart de taux
26:19avec l'Allemagne
26:20155 points à peu près
26:21d'écart de taux
26:21le spread France-Allemagne
26:22155 points
26:23donc en milieu d'après-midi
26:25il y a une vraie tension
26:26sur le 10 ans français
26:27en milieu de journée
26:27d'après-midi
26:28et aussi sur le 10 ans italien
26:29qui a aussi beaucoup progressé
26:30il faut vraiment voir
26:31un couple
26:32on parle toujours
26:33du couple franco-allemand
26:34la somme
26:34franco-italien
26:35clairement ce couple
26:36parce que les taux italiens
26:37aussi progressent fortement
26:38l'Italie qui elle aussi
26:38ce week-end
26:39a connu pas mal de violences
26:41dans moins de villes
26:42qu'en France
26:42mais des violences
26:43quand même impressionnantes
26:44par exemple à Milan
26:44donc un CAC 40
26:46qui termine encore en baisse
26:47c'est vrai
26:47après la chute d'hier
26:48d'un pour cent
26:49on perd ce soir 0,38%
26:50on limite quand même
26:51peu à peu les dégâts
26:52on voit des acteurs
26:53par exemple du tourisme
26:54qui remontent la pente
26:55quand même
26:55après les frayeurs du week-end
26:56l'accord qui y est reculé
26:58ce soir termine en hausse
26:58malgré tout de 2,8%
27:00donc un rebond sur accord
27:01les foncières commerciales
27:02aussi parce qu'il y a eu
27:03des pillages quand même
27:04dans un certain nombre
27:05de centres commerciaux
27:06les foncières commerciales
27:06qui hier ont souffert
27:07rebondissent ce soir
27:08c'est le cas de Merciadis
27:10qui gagne quasiment 1%
27:11en revanche le secteur bancaire
27:12reste plombé
27:13clairement
27:13par ces taux obligataires
27:15que vous décrivez
27:15et cette tension
27:16qu'on a vu
27:17en milieu d'après-midi
27:18les valeurs
27:19alors Michelin a publié
27:20après bourse
27:21un chiffre d'affaires
27:22un peu meilleur qu'attendu
27:22ce sera un titre
27:23à ne pas rater demain
27:24à l'ouverture des marchés
27:25ainsi qu'Essilor
27:26qui publie au-dessus des attentes
27:28des perspectives moyen terme
27:29confirmées du côté d'Essilor
27:30et la croissance
27:31de son chiffre d'affaires
27:32qui dépasse les 7,2%
27:33l'asile
27:34les lunettes connectées
27:35on verra comment le titre réagit
27:36mais tout cela est supérieur
27:40aujourd'hui il fallait regarder Schneider
27:41avec cette augmentation de capitale
27:42de 6 milliards d'euros
27:44annoncée par Schneider
27:45ça a été sanctionné
27:46le titre a perdu 3%
27:47mais c'est l'ensemble de la tech
27:48qui a une nouvelle fois
27:49reculé aujourd'hui
27:49parce que le grand
27:50concurrent Schneider
27:51aussi recule de 2,6%
27:53et l'ensemble des grands acteurs
27:54de la tech
27:55on en parlera dans un instant
27:56ont été mis à nouveau
27:57sous pression
27:58autre titre
27:59qu'il fallait ne pas rater
28:00alors pour le coup OVH
28:01pour le coup c'est positif
28:02avec une marge débit d'ajusté
28:04supérieure à 42,5%
28:05vu pour 2027
28:07ça c'est mieux
28:07que ce qu'espéraient les marchés
28:08résultat
28:08le titre OVH gagne 18%
28:10mais nos experts
28:11Kepler-Chevreux
28:11qui étaient avec nous
28:12cet après-midi
28:13sur l'antenne de BFM Business
28:14nous disaient
28:14oh cette hausse 18%
28:16elle est quand même
28:16peut-être un peu exagérée
28:17le titre avait déjà
28:18beaucoup progressé
28:19ces derniers trimestres
28:20donc attention
28:20là-dessus
28:21un effet d'emballement
28:22et puis une autre valeur
28:23qu'il ne fallait pas rater
28:23Casino
28:24qui va changer de nom
28:25qui va s'appeler Plesio
28:26Plesio
28:26voilà son nouveau petit nom
28:28le titre a gagné ce soir
28:291,6%
28:30puis Virbac
28:30les animaux
28:31c'est important
28:31Virbac a gagné 2%
28:33après une belle publication
28:33et dans un instant
28:38du côté des marchés américains
28:40on évolue dans le vert
28:40oui finalement
28:41parce que Wall Street
28:42avait ouvert dans le rouge
28:43et puis on a eu une rumeur
28:44sur le marché
28:44rumeur d'un accord
28:45entre américains et iraniens
28:47alors c'est la millionième rumeur
28:48depuis le printemps dernier
28:49mais elle a fait un petit effet
28:50quand même
28:50et permis aux indices
28:51de repartir dans le vert
28:52le S&P 500 gagne en ce moment
28:540,3%
28:55le Nasdaq plus 0,1%
28:56c'est pas énorme
28:57mais quand même
28:57on s'est retourné
28:58du bon côté de la force
28:59on va le dire comme ça
29:00même si pour la tech
29:01ça reste difficile
29:02on voit le Nasdaq
29:03moins progressé
29:04que le S&P à l'instant
29:05hier le Nasdaq
29:06avait plus reculé
29:07que le S&P
29:07pourquoi ?
29:08parce qu'on a toujours
29:08cette pression
29:09ces doutes autour
29:09de l'intelligence artificielle
29:10actuellement
29:11on a eu une introduction
29:11en bourse ce matin
29:12à Séoul
29:12qui s'est mal passée
29:13la pire introduction
29:14de l'histoire du marché
29:15sud-coréen
29:16le titre est lisse
29:17c'est un acteur de l'IA
29:18qui a perdu 33%
29:20pour sa première séance
29:21de cotation
29:21c'est dur
29:22voilà alors comme tapis rouge
29:23pour les prochaines APIs
29:24on aurait pu espérer mieux
29:25pour le coup
29:25c'est un peu rougissant
29:26là Anthropie
29:27qu'on attend toujours
29:27son introduction en bourse
29:29normalement autour
29:29de la mi-novembre
29:30Anthropie
29:31qui continue d'avancer
29:32et qui serait en pourparler
29:33pour acheter 45
29:35dans des volumes
29:37absolument hallucinants
29:3845 milliards de dollars
29:39de puissance de calcul d'IA
29:40à N-Scale
29:4145 milliards de dollars
29:42d'achat de puissance
29:43de calcul d'IA
29:43par Anthropie
29:44qu'on a vu
29:44à quelques semaines
29:45de son introduction en bourse
29:47ce soir c'est SpaceX
29:48qui va publier
29:49intéressant
29:49et Netflix aussi
29:51et puis aussi General Motors
29:52qui a annoncé ses résultats
29:53au-dessus des attentes
29:5420 milliards de dollars
29:55de rachat d'actions
29:56ça ne suffit pas
29:56General Motors à l'instant
29:58dans l'univers automobile
29:59perd 4%
30:00puis dans la défense
30:01quand même
30:01toujours beaucoup de commandes
30:02pour les acteurs
30:03de la défense
30:04aux Etats-Unis
30:04Nancy Rockman
30:05en profite particulièrement
30:07au-dessus des attentes
30:08de sa publication
30:08et le titre
30:09Nancy Rockman
30:09gagne en ce moment
30:105% sur ce marché américain
30:12qui est donc bien orienté
30:13alors que le CAC
30:14a perdu 0,3%
30:15Les Etats-Unis
30:16où vont se dérouler
30:17d'ici deux semaines
30:19maintenant
30:19jour pour jour
30:20les mi-term
30:20les élections de mi-mandat
30:22Donald Trump
30:23pour l'instant
30:24ne bénéficie pas
30:25d'une très bonne
30:26cote de popularité
30:28c'est peu de le dire
30:28si les démocrates
30:29remportent les deux chambres
30:31Guillaume
30:31qu'est-ce que cela peut changer ?
30:33Alors déjà
30:33c'est une hypothèse sérieuse
30:34les politéologues
30:34jugent désormais
30:35probable une victoire démocrate
30:37peut-être même au Sénat
30:38en plus de la chambre
30:39des représentants
30:39si tel était le cas
30:40les deux chambres démocrates
30:41ça pourrait
30:43entraîner
30:44une petite hausse
30:45supplémentaire
30:45des dépenses
30:46et donc une aggravation
30:47du déficit américain
30:48parce que les démocrates
30:49souhaitent le rétablissement
30:51de certains crédits d'impôt
30:52l'annulation
30:52de certaines coupes
30:53dans la santé
30:54Medicaid par exemple
30:55donc ce secteur
30:56de la santé en bourse
30:56en bénéficierait probablement
30:58si les démocrates
30:58remportaient les deux chambres
30:59mais le secteur
31:00de la défense aussi
31:01parce qu'en cas de victoire
31:02démocrate très serrée
31:04au Sénat
31:04pour valider
31:05la hausse des dépenses
31:06de santé
31:07les républicains en face
31:08feront pression
31:08pour exiger en contrepartie
31:10une hausse des dépenses
31:10militaires supplémentaires
31:11et les démocrates
31:12sans doute cèderaient là-dessus
31:13d'autant qu'il y a un enjeu
31:13géopolitique important
31:14pour les américains
31:15donc les économistes
31:16s'attendent
31:17si les démocrates
31:17remportent les deux chambres
31:18ce qui semble désormais possible
31:20à un point de pipe
31:21supplémentaire
31:22d'impulsion budgétaire
31:23et donc une aggravation
31:24légère supplémentaire
31:26des déficits
31:26l'impact boursier
31:27il pourrait être négatif
31:28sur la tech
31:29parce que les démocrates
31:30font campagne en ce moment
31:31pour le pouvoir d'achat
31:32et on sait que la tech
31:33les data centers
31:34c'est très gourmand
31:34en électricité
31:35ça fait flamber
31:35les prix de l'électricité
31:36et donc en cas de victoire démocrate
31:38les analystes s'attendent
31:39à plus d'enquêtes
31:41sur les structures
31:42de financement
31:42des acteurs
31:43de l'intelligence artificielle
31:44plus d'exigences
31:45de transparentes
31:45plus de contraintes
31:47sur les autorisations
31:48de construction
31:49de data centers également
31:50et donc ce cycle
31:50d'investissement de l'IA
31:51pourrait être légèrement
31:53perturbé
31:54d'autant que les taux d'emprunt
31:55si les déficits
31:55s'aggravent à nouveau un peu
31:56les taux d'emprunt
31:57pourraient encore un peu monter
31:58alors ceci dit
31:59si les démocrates
32:00remportaient les deux chambres
32:01Donald Trump
32:02n'en resterait pas là
32:03il conserverait
32:04un pouvoir de veto
32:05sur un certain nombre de sujets
32:05et puis surtout
32:06en matière de politique étrangère
32:08peut-être qu'il aura plus de mal
32:09à financer la guerre en Iran
32:10parce que ça
32:10ça passe par le Congrès
32:11mais il pourrait dans ce cas-là
32:12se rabattre sur les droits de douane
32:13et pourquoi pas choisir
32:14d'embêter un peu plus
32:15sur son domaine réservé
32:16l'international
32:16l'Europe
32:17qui sait
32:17les démocrates
32:17pourraient utiliser leur majorité
32:19pour multiplier
32:20les enquêtes parlementaires
32:21sur lui
32:21sa famille
32:22ou la légalité
32:23de la guerre en Iran
32:23Réponse dans deux semaines
32:25donc au moment des élections
32:26demi-mandat
32:26merci beaucoup
32:27Guillaume Sommerer
32:29Retour en France
32:29avec Carrefour
32:30qui a publié ce soir
32:31ses ventes
32:31pour le troisième trimestre
32:33des ventes en hausse
32:33de 2,3%
32:34au niveau mondial
32:36c'est mieux
32:36que ce qu'attendait
32:37le consensus
32:38des analystes
32:39mais à cause des événements
32:40de ces derniers jours
32:41et des pillages
32:42Pauline Tadevin
32:43le groupe
32:44abaisse
32:44ses objectifs annuels
32:45Oui Alexandre Bonpin
32:46n'était pas prévu au call
32:47avec les analystes
32:48il y a quelques minutes
32:49mais il a expliqué
32:50s'y être invité
32:51étant donné
32:52l'ampleur
32:53de la situation
32:54après les émeutes
32:55et les dégâts
32:56de ce week-end
32:57Carrefour a été
32:58durement affecté
33:00a dit le PDG
33:01de Carrefour
33:02c'est une situation
33:04inédite
33:05il a redit son soutien
33:06et sa solidarité
33:07à ses collaborateurs
33:09la dégradation sociale
33:10et sécuritaire
33:11pèse
33:12d'après la direction
33:13de Carrefour
33:13Alexandre Bonpin
33:14évoque une forte incertitude
33:16sur les conditions
33:16d'ouverture des magasins
33:18et sur la dynamique
33:19de consommation
33:20qui était déjà
33:21fragilisée
33:22par la hausse
33:23des coûts
33:24de l'énergie
33:24ces dernières semaines
33:25sans compter
33:26que de nouvelles mobilisations
33:27sont annoncées
33:28pour les week-ends
33:29qui viennent
33:30il prévoit en conséquence
33:31une progression
33:32plus modérée
33:33de sa marge opérationnelle
33:34au lieu d'une marge
33:35en progression
33:36de 25 points de base
33:37il prévoit
33:38plus 0 à 15 points de base
33:39il revoit aussi un peu
33:40son résultat net
33:41ajusté par action
33:43qui devient stable
33:44ou en légère croissance
33:45et il prévoit
33:46un cash flow libre net
33:47en léger repli
33:48alors qu'il le voyait
33:49en légère croissance
33:50avant ces événements
33:51de ce week-end
33:52la direction financière
33:53redit
33:54que les pillages
33:55et la casse
33:56de ce week-end
33:56coûteraient au groupe
33:57quelques dizaines
33:58de millions d'euros
33:59en produits volés
34:00en dégâts
34:01et pertes
34:02de chiffre d'affaires
34:03liés à la fermeture
34:04des magasins
34:05pour le plan stratégique
34:06Stéphanie
34:07la feuille de route
34:08ne change pas
34:09un plan stratégique
34:10justement
34:10qui continue
34:11de porter ses fruits
34:12selon la direction
34:13de Carrefour
34:13de fait
34:14le distributeur
34:15publie des ventes
34:16en hausse
34:16de 2,3%
34:18au troisième trimestre
34:19le chiffre d'affaires
34:20s'établit
34:20à 22,7 milliards d'euros
34:23environ
34:23c'est même un peu mieux
34:24que ce qu'attendaient
34:25les analystes
34:26en France
34:27justement
34:28les ventes progressent
34:29d'1,2%
34:30les efforts
34:31sur les prix paient
34:32d'après la direction
34:32de Carrefour
34:33qui s'appuie
34:34sur la poursuite
34:35de son expansion
34:36sur les formats
34:37de proximité
34:37avec 89 magasins
34:39en France
34:40et en Espagne
34:40on a vu d'ailleurs
34:41récemment
34:42la confirmation
34:42de son acquisition
34:44auprès de Colreuth
34:45des points de vente
34:46Codi France
34:47on a vu aussi
34:48les partenariats
34:49avec Aéroport
34:50de Paris
34:51aussi
34:51il s'appuie également
34:52sur l'essor
34:53de l'intelligence artificielle
34:55dans les magasins
34:56et sur la croissance
34:58de son activité
34:59e-commerce
34:59plus 18%
35:01nous dit la direction
35:02ce soir
35:03Carrefour progresse
35:04sur ses trois marchés clés
35:05ceux sur lesquels
35:06il se recentre
35:07depuis plusieurs mois
35:08maintenant
35:09la France donc
35:10mais bien sûr
35:10aussi l'Espagne
35:12et le Brésil
35:13il poursuit en parallèle
35:14son plan d'économie
35:15de coût
35:16en ligne
35:16avec l'objectif
35:18d'un milliard d'euros
35:18pour cette année
35:19qu'il s'était déjà donné
35:20Merci Pauline Tadevin
35:22toujours dans le secteur
35:22du retail
35:23ça y est
35:24pardon
35:24la commission européenne
35:26autorise l'OPA
35:26du milliardaire
35:28Daniel Kretinsky
35:29sur Fnac Darty
35:30Bruxelles
35:30considère que cette opération
35:31ne souleverait
35:33pas de problème
35:34de concurrence
35:35l'offre avait été
35:35lancée en janvier
35:37on est en ligne
35:37avec Thomas Graffanino
35:39bonsoir
35:40vous êtes associé
35:41chez Sia Partners
35:42spécialiste du retail
35:43et de la grande consommation
35:45l'enquête
35:46cherchait à déterminer
35:47si Daniel Kretinsky
35:48pouvait avec ce rachat
35:50favoriser les livres
35:51de ces maisons d'édition
35:53dans les rayons de la Fnac
35:54il possède
35:55Editis
35:56numéro 2
35:57du secteur
35:57ça veut dire que ce soir
35:58le risque est écarté
35:59et qu'il n'y a plus
36:00d'obstacles réglementaires
36:01à cette opération
36:04bonsoir
36:04alors effectivement
36:05c'est exactement ça
36:06pas forcément d'obstacle
36:08sur
36:08d'un point de vue réglementaire
36:10sur une
36:10une intégration
36:12qui serait verticale
36:12entre Editis
36:13et Fnac Darty
36:14pour
36:16Daniel Kretinsky
36:17maintenant
36:18c'est surtout
36:19un feu vert
36:19qui permettra
36:21au groupe
36:22EP
36:22de pouvoir absorber
36:24une partie des actions
36:25de Fnac Darty
36:26pour monter
36:26une part majoritaire
36:27et ce qui était
36:28l'ambition
36:28on va dire
36:30qu'on pouvait deviner
36:31depuis quelques années
36:32de Daniel Kretinsky
36:34et cette montée
36:35au capital
36:35de Daniel Kretinsky
36:36lui permet aussi
36:37de faire barrage
36:38au chinois
36:39JD.com
36:40alors c'est
36:42aussi
36:43un timing
36:43qui est
36:44effectivement
36:45plutôt favorable
36:47pour Daniel Kretinsky
36:48puisque
36:48une partie
36:49des actions
36:50de Fnac Darty
36:51est
36:53sous propriété
36:54de S'économie
36:55une partie
36:56qui est
36:56de l'ordre
36:57de 28%
36:59S'économie
37:00est
37:02notamment
37:02propriétaire
37:03de
37:04Saturne
37:05Mediamark
37:05et
37:06le propriétaire
37:07de S'économie
37:08et
37:09également
37:10JD.com
37:11qui est le chinois
37:11et donc
37:12il y a
37:13effectivement
37:13de la même façon
37:14une décision
37:15qui est attendue
37:16de l'Europe
37:16sur la montée
37:17au capital
37:19de cet acteur chinois
37:20et qui pourrait
37:21être un concurrent
37:22sur Fnac Darty
37:23qui est déjà
37:23un concurrent
37:24sur Fnac Darty
37:24en France
37:25avec Joybuy
37:26et donc
37:27aujourd'hui
37:27c'est un timing
37:28qui est on va dire
37:28plutôt favorable
37:30à Fnac Darty
37:32comparativement
37:32aux chinois
37:33et qui permettrait
37:34derrière
37:34de garder
37:36une préférence
37:37on va dire
37:37européenne
37:38sur l'actionnariat
37:39Fnac Darty
37:39Alors Daniel Kretensky
37:41il est déjà
37:42à la tête
37:42des géants
37:42de la distribution
37:43métro
37:44casino
37:45c'est discount
37:45il acquiert
37:46aujourd'hui
37:47la majorité
37:47de
37:48enfin en tout cas
37:48il n'y a plus d'obstacles
37:49pour qu'il acquiert
37:50la majorité
37:50de Fnac Darty
37:52quel est son projet
37:53dans la distribution
37:55est-ce que c'est
37:55de créer
37:55un leader
37:57français
37:58et européen
37:59de l'e-commerce
38:00Alors aujourd'hui
38:01on n'a pas encore
38:02de communiqués
38:04qui ont été faits
38:05sur l'ambition
38:07de Kretensky
38:08dans le secteur
38:09du retail
38:09en Europe
38:10en l'occurrence
38:11par contre
38:12il y a quand même
38:12un certain nombre
38:13d'actifs
38:14dans le groupe
38:14que ce soit
38:15effectivement
38:16avec métro
38:17avec d'autres
38:20d'autres groupes
38:21de retail
38:22qui fait que
38:23factuellement
38:24on devrait voir
38:25un certain nombre
38:25de synergies
38:26qui devraient pouvoir
38:27s'opérer
38:27et qui devraient
38:28permettre aussi
38:29d'atteindre
38:30on va dire
38:31l'objectif affiché
38:32par le groupe
38:32Fnac Darty
38:33dans son plan
38:34Beyond Everyday
38:36de remonter
38:37finalement
38:37sur la marge
38:38avec une marge
38:39qui soit plus élevée
38:40de pratiquement 50%
38:41de ce qu'ils ont fait
38:42sur l'année dernière
38:45ça va passer
38:46par effectivement
38:46un certain nombre
38:47d'économies
38:47un certain nombre
38:48de synergies
38:49qu'il va falloir
38:49mettre en place
38:50mais qui pour l'instant
38:51n'ont pas du tout
38:51été annoncées
38:52l'enjeu était surtout
38:53de monter au capital
38:55en tant qu'actionnaire
38:56majoritaire
38:58Pauline Tadevin
38:58alors de fait
38:59Daniel Kretinsky
39:01avec cette opération
39:02va pouvoir passer
39:03au-delà des 50%
39:04du capital
39:05de Fnac Darty
39:06c'est ce qu'il espérait
39:08alors
39:08notamment
39:09pour rassurer
39:10ces derniers mots
39:11aussi
39:11pour faire en sorte
39:12que cette opération
39:13se fasse
39:14vis-à-vis des autorités
39:15de la concurrence
39:16à Bruxelles
39:17il a eu
39:18l'occasion
39:18de dire
39:20que les activités
39:21d'Editis
39:22et de Fnac
39:22resteraient bien
39:23séparées
39:24que ce serait
39:25deux entreprises
39:25distinctes
39:26ce qui était fait aussi
39:27pour rassurer
39:28les éditeurs concurrents
39:30qui craignaient
39:30que Daniel Kretinsky
39:32favorise les livres
39:33de sa maison d'édition
39:35à l'heure des pans
39:36dans les rayons
39:37de la Fnac
39:38il avait effectivement
39:39dégoupillé
39:40en tout cas
39:40désamorcé
39:41ces craintes-là
39:42ces derniers mois
39:43Daniel Kretinsky
39:44qui est très très discret
39:45vous en parliez
39:46votre interlocuteur
39:48disait qu'effectivement
39:48il n'avait pas communiqué
39:49encore
39:50mais il a effectivement
39:52des billes
39:53dans plein de boîtes
39:54et des projets
39:55dans plein de boîtes
39:56en France
39:56mais c'est quelqu'un
39:57d'extrêmement discret
39:59alors du côté
40:00du groupe Casino
40:01puisqu'il en était
40:02question il y a
40:03quelques minutes
40:04on nous a toujours dit
40:05que c'était un actionnaire
40:07de long terme
40:08et qu'en tout cas
40:08on comptait sur
40:09Daniel Kretinsky
40:10sur le long terme
40:11effectivement
40:12là il prend un peu plus
40:14de poids
40:14dans Fnac Darty
40:16Daniel Kretinsky
40:17qui devient un acteur
40:18très important
40:19mais ça fait déjà
40:20plusieurs années
40:21en France
40:22et qui entretient
40:23des relations
40:24notamment avec Bercy
40:25depuis plusieurs années
40:27qui comptent aujourd'hui
40:29dans le paysage français
40:29merci beaucoup Pauline Tadevin
40:31merci aussi à Thomas Graffanino
40:33je rappelle que vous êtes associé
40:34chez Sia Partners
40:35et spécialiste du retail
40:37et de la grande consommation
40:38toujours dans l'actualité
40:39des entreprises
40:40CNP Assurance
40:41rachète des activités
40:42d'assurance
40:43de l'entreprise américaine
40:44Prudential Financial
40:45il s'agit des branches
40:46au Brésil
40:47et au Mexique
40:48montant de l'opération
40:494 milliards de dollars
40:50et puis Amazon
40:50annonce un investissement
40:52de 16 milliards d'euros
40:53en Allemagne
40:54pour l'année prochaine
40:55notamment
40:56dans les centres de données
40:58et les infrastructures
40:59d'IA
40:59l'annonce a été faite
41:00lors d'un sommet
41:01gouvernemental
41:02destiné à attirer
41:03les investissements étrangers
41:05sommet qui a récolté
41:06au total
41:08230 milliards d'euros
41:09de promesses
41:10d'investissement
41:11selon le chancelier allemand
41:13restez avec nous
41:15dans un instant
41:15on va reparler
41:16des violences
41:17et des pillages
41:17qui ont eu lieu
41:18le week-end dernier
41:19en France
41:19ces événements
41:20ont-ils été amplifiés
41:21et instrumentalisés
41:22par des pays étrangers
41:25alors que d'autres
41:26capitales européennes
41:27ont-elles aussi été
41:28le théâtre de violences
41:29et d'affrontements
41:30on fait le point
41:31avec Patrick Martin-Génier
41:32dans un instant
41:33à tout de suite
41:34BFM Business présente
41:39Le 18h écho
41:40Stéphanie Collot
41:42Le 18h écho
41:43se poursuit sur BFM Business
41:44avec cette question
41:45les violences et pillages
41:46qui ont eu lieu en France
41:47le week-end dernier
41:49ont-ils été amplifiés
41:51depuis l'étranger ?
41:53Bonsoir Patrick Martin-Génier
41:54Bonsoir
41:55Vous êtes spécialiste
41:56des questions européennes
41:57enseignant à Sciences Po
41:58Est-ce que selon vous
41:59il faut voir
42:00des ingérences étrangères
42:03dans les événements
42:03qui ont eu lieu
42:04ce week-end
42:05à Paris
42:06et dans plusieurs villes
42:06de France ?
42:07Oui je crois
42:07qu'il faut le dire
42:08franchement
42:08sans être complotiste
42:10ou paranoïaque
42:11oui il y a eu
42:12effectivement
42:13des ingérences étrangères
42:14et ce n'est pas nouveau
42:14d'ailleurs
42:15mais dès lors
42:16qu'il y a des événements
42:17dramatiques
42:17comme ceux
42:18qui se sont déroulés
42:19en France
42:20avec les événements
42:21à Paris
42:22à Lyon
42:23où était incendié
42:24l'office de tourisme
42:25à Limoges
42:26avec la destruction
42:26et l'incendie
42:27de l'hôtel de ville
42:28tout ça
42:29ce sont des événements
42:30qui sont bien évidemment
42:31relayés par l'étranger
42:32et notamment
42:33par les beaux
42:35et les médias russes
42:36qui montrent
42:37C'est ce que j'allais vous demander
42:38quelles sont les nations
42:40qui auraient intérêt
42:41à semer le chaos
42:42en France ?
42:43Eh bien
42:43les nations
42:44qui veulent montrer
42:45que la France
42:46est un pays faible
42:47où il y a des fractures
42:48sociales très importantes
42:49un pays qui n'est plus crédible
42:51et un pays dont
42:52on ne peut plus croire
42:53la parole à l'étranger
42:55et à l'international
42:55notamment
42:56dans le soutien
42:56de la guerre en Ukraine
42:57donc évidemment
42:58que c'est pour montrer
43:00que ce pays est faible
43:02qui n'est pas capable
43:02de tenir l'ordre
43:03et donc
43:05ce sont des beaux
43:05qui vont amplifier
43:06en effet
43:07ces événements
43:08et qui vont les
43:09les retraduire
43:09dans des articles
43:10avec l'intelligence artificielle
43:12qui vont diffuser
43:14des images
43:14qui sont des fake news
43:15certaines d'entre elles
43:16le sont
43:17et donc bien évidemment
43:18c'est pour montrer
43:18que la France est incapable
43:20de maintenir l'ordre
43:21dans un pays
43:22dit démocratique
43:23ça veut dire
43:23qu'elles ne sont pas
43:24à l'initiative
43:25évidemment
43:25de ces événements
43:26enfin je dis évidemment
43:27elles ne sont pas
43:28à l'initiative
43:29mais elles surfent dessus
43:30elles l'amplifient
43:32et elles instrumentalisent
43:34en fait
43:34tout ce qui s'est passé
43:35bien sûr
43:36donc on peut dire
43:37que c'est effectivement
43:37ces instruments
43:39qui passent
43:40par des agences
43:40de communication
43:42par des systèmes
43:43internet
43:43vont amplifier
43:44ces événements
43:46mais vous savez
43:47ce sont aussi
43:48des événements
43:48qui sont préparés
43:49ça fait plusieurs années
43:50qu'on dit
43:51que la France
43:51est un pays faible
43:52la Russie
43:53a tout intérêt
43:54à dire que
43:55nous ne sommes pas
43:56en démocratie
43:57que notre démocratie
43:58est faible
43:58que nous allons
43:59vers une dictature
44:00parce qu'Emmanuel Macron
44:01donne des leçons
44:02selon certains
44:03à l'étranger
44:04et à l'international
44:05donc bien évidemment
44:06qu'on ne va pas dire
44:07que directement
44:08ces pays sont à l'origine
44:10des troubles
44:10il y a quand même
44:11un sous-bassement
44:12économique et social
44:13qui est grave
44:13qui est important
44:14les difficultés sociales
44:15les difficultés du logement
44:16mais dès qu'il y a
44:18effectivement des incidents
44:19notamment destruction
44:20de bâtiments publics
44:21des pillages
44:22de commerce
44:23et bien
44:24ces événements
44:25sont irrémédiablement
44:26amplifiés
44:27par des ingérences
44:29étrangères
44:29Comment se prémunir
44:31contre ces actes
44:33est-ce qu'on peut
44:34parce que ça se passe
44:35sur les réseaux sociaux
44:36est-ce que la France
44:38peut bloquer
44:39les réseaux sociaux
44:40en cas de manifestation
44:42ou d'événements
44:42de ce genre ?
44:43Il faudrait vraiment
44:44qu'il y ait une situation
44:44d'urgence
44:45telle que l'état d'urgence
44:46ou que la dépendance
44:48de notre pays
44:49soit en cause
44:49mais vous savez
44:50c'est aussi la liberté
44:52des médias
44:53des médias sociaux
44:54TikTok n'a jamais été interdit
44:57mais il y a eu
44:57des tentatives
44:58mais ces tentatives
44:59ont échoué
45:00bien évidemment
45:01que si l'ordre public
45:03était gravement menacé
45:05oui le gouvernement français
45:07pourrait prendre
45:07des mesures exceptionnelles
45:09pour interdire
45:10par exemple
45:10les réseaux sociaux
45:11lors de manifestations
45:12de façon locale
45:14et non
45:15je veux dire
45:16sans pour autant
45:17que ça puisse durer
45:18mais de façon
45:19extrêmement ponctuelle
45:20oui la France
45:21pourrait prendre
45:21des mesures exceptionnelles
45:23sans se mettre
45:23par ailleurs
45:24en infraction
45:25avec les règles
45:26de l'Union Européenne
45:26qui comme vous savez
45:28protègent la liberté
45:29de parler
45:29c'est faible
45:32enfin je veux dire
45:33c'est très compliqué
45:34de trouver
45:35la limite
45:36entre l'interdiction
45:37et laisser suffisamment
45:38de liberté
45:39aux citoyens
45:40c'est quand même
45:41compliqué
45:42qu'avez-vous pensé
45:43de la réponse
45:44de l'exécutif
45:45face à cette vague
45:47de violences
45:48et de pillages
45:48il y a eu l'intervention
45:49la locution
45:50d'Emmanuel Macron
45:51dimanche soir
45:52à 20h
45:53et ensuite
45:54les consultations
45:56menées par
45:57Sébastien Lecornu
45:58à Matignon
46:00est-ce que
46:01la réponse
46:01de l'exécutif
46:02est à la hauteur
46:03selon vous ?
46:04vous savez
46:04beaucoup de personnes
46:05ont été déçues
46:06par l'intervention
46:07d'Emmanuel Macron
46:08il ne m'appartient pas
46:09de porter un jugement
46:10mais c'est vrai
46:11que certains
46:12attendaient peut-être
46:13une intervention
46:13plus énergique
46:15de la part
46:16du président
46:16de la République
46:17certains
46:18attendaient éventuellement
46:19la mise en place
46:19de l'état d'urgence
46:20qui n'aurait pas été nouveau
46:22je crois que la réponse
46:23la plus énergique
46:24était celle de M. Lecornu
46:25le Premier ministre
46:26lorsqu'il a réuni
46:27en effet
46:28ses forces politiques
46:29lorsqu'il va les réunir encore
46:31et aussi lorsqu'il a
46:32donné des ordres
46:33aux préfets
46:34et bien
46:34d'instaurer l'ordre
46:36en tout cas
46:36de mettre des périmètres
46:38de sécurité
46:38des couvre-feux
46:39de telle façon
46:40d'éviter effectivement
46:42ces débordements
46:42parce que
46:43dans les centres-villes
46:44ce sont véritablement
46:45des débordements
46:46des destructions
46:47inacceptables
46:48on peut même parler
46:49selon moi
46:49d'actes de terrorisme
46:50lorsque vous attaquez
46:52des immeubles publics
46:54une mairie
46:55ce ne sont pas
46:56uniquement une rébellion
46:57ce n'est pas uniquement
46:58les agriculteurs
46:59qui vont détruire
47:00ou qui vont mettre le feu
47:01c'est véritablement
47:02un acte de terreur
47:03que de détruire
47:04par exemple
47:04un hôtel de ville
47:05et on l'a bien vu
47:06suite à l'arrestation
47:07d'un suspect
47:08pour l'incendie
47:09de l'hôtel de ville
47:10de Limoges
47:10donc oui
47:11la réponse de M. Lecornu
47:12a été importante
47:13elle a été forte
47:14et il reste maintenant
47:16au préfet
47:16à mettre en oeuvre
47:17ces directives
47:18à savoir
47:19de mettre en oeuvre
47:19des périmètres
47:21de sécurité
47:22des couvre-feu
47:22à condition
47:23de les faire respecter
47:25parce qu'on a vu hier
47:26que le préfet du Rhône
47:27avait été complètement débordé
47:29avec plusieurs manifestations
47:31dont
47:31les identitaires
47:33à Lyon
47:34quoi qu'il en soit
47:35ce qu'il se passe
47:36ce qu'il s'est passé
47:37en France
47:38le week-end dernier
47:39ce qui peut se passer
47:40encore ce week-end
47:41on ne l'espère pas
47:42évidemment
47:42mais des manifestations
47:44sont à nouveau prévues
47:45ce samedi
47:46et samedi prochain
47:46le 5 novembre
47:47également
47:48tout cela
47:49ça donne l'image
47:51une image désastreuse
47:52de la France
47:53et de la gestion de crise
47:54en France
47:56image désastreuse
47:57à l'international
47:59sachant que
47:5955%
48:01de la dette française
48:02est détenue
48:03par des investisseurs
48:04étrangers
48:04les dégâts
48:06peuvent être
48:06colossaux
48:07oui ça peut avoir
48:09un effet
48:09déstabilisateur
48:10sur la dette française
48:11sur les entreprises
48:12vous savez
48:14quand
48:14Donald Trump
48:15parce qu'il n'y a pas
48:16que la Russie
48:16dit que la France
48:18tout cela
48:18c'est à faute
48:19d'une immigration
48:19non contrôlée
48:20et bien ça peut dissuader
48:22les chefs d'entreprise
48:24de venir investir
48:25en France
48:25même si la France
48:26reste un beau pays
48:27où en réalité
48:28les entreprises
48:29même américaines
48:30aiment bien investir
48:30cela peut avoir
48:31un rôle tout à fait
48:33considérable
48:34sur le renoncement
48:35d'entreprises
48:36à venir investir
48:36en France
48:37c'est ça la difficulté
48:38et certaines banques
48:40pourraient ne plus vouloir
48:41prêter également
48:42alors que nous connaissons
48:43ainsi une situation
48:44d'endettement
48:44extrêmement difficile
48:45sachant que ce phénomène
48:46il s'est passé
48:47en France
48:47mais aussi
48:47en Allemagne
48:48en Italie
48:50en Albanie
48:51en Belgique
48:51en Espagne
48:52et en Grèce
48:53là aussi
48:53il faut y voir
48:54selon vous
48:54une ingérence étrangère
48:56il y a quelqu'un
48:57qui a des puissances étrangères
48:59ont intérêt
49:00à avoir une Europe
49:01déstabilisée
49:01au niveau international
49:02bien sûr
49:03c'est l'intérêt
49:04j'allais dire
49:05Donald Trump
49:06n'aime pas l'Europe
49:07mais ce n'est pas lui
49:07qui va la déstabiliser
49:08mais la Russie
49:09a tout à fait intérêt
49:10à déstabiliser l'Europe
49:11pour bien montrer
49:12que ce n'est plus
49:12un ensemble crédible
49:13pour bien montrer
49:14que lorsqu'on se prévaut
49:16de la démocratie
49:16nous sommes des pays
49:17de liberté
49:18mais en réalité
49:19ils veulent montrer
49:20que c'est un pays
49:21ou des pays de l'Europe
49:22où il y a grandes difficultés
49:23et force est de constater
49:24qu'il y a un terreau social
49:25favorable à tout cela
49:27si tout allait bien
49:28dans notre pays
49:29bien évidemment
49:29que l'influence étrangère
49:30n'aurait pas cette influence
49:32mais regardez
49:32ce qui s'est passé
49:33à Ceuta cet été
49:34bien évidemment
49:35qu'il y a eu
49:36des ingérences étrangères
49:37des incitations
49:38à partir
49:39à Ceuta
49:40et on voit bien
49:41que certaines puissances étrangères
49:43ont incité à cela
49:44tout cela vise
49:45effectivement
49:46à démobiliser l'Europe
49:47à la décrédibiliser
49:48de façon
49:49à ce que nous n'ayons plus
49:50une sorte de réputation
49:52internationale
49:53à sa hauteur
49:53Merci beaucoup Patrick Martin-Génier
49:55Je rappelle que vous êtes
49:55spécialiste des questions européennes
49:57enseignant à Sciences Po
49:58Dans un instant
49:59le bifort de la première édition
50:01des Territoires Awards
50:02en direct de Marseille
50:03une cérémonie
50:04qui met en avant
50:05les entrepreneurs
50:05de la région Sud
50:06un événement présenté
50:07par Sophie Ebrard
50:09puis par Sandra Gondoin
50:11et Jérôme Tichy
50:11Très bonne soirée
50:14Le 18h écho
50:16sur BFM Business
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