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Ce mercredi 14 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:01DFM Business présente
00:06Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat.
00:13A la une de ce mercredi 14 octobre, les sombres provisions de l'OFCE pour l'économie française.
00:18L'année prochaine avec une croissance deux fois plus faible que prévu, un déficit à des sommets et un taux
00:24de chômage en hausse.
00:25Les détails à suivre, Christine Lagarde, elle, prévient, seule la France doit trouver les solutions pour enrayer l'envolée des
00:32taux.
00:32Vous l'entendrez et puis on analysera aussi le contre-budget de LFI avec Margot Faudéré.
00:38Les 27 réunis à Bruxelles pour examiner l'avenir de leur relation commerciale avec la Chine.
00:44Bruxelles juge insoutenable son déficit commercial avec Pékin.
00:48Il dépasse un milliard d'euros par jour.
00:49Est-ce que l'UE doit en faire plus face à la Chine ?
00:53On en débat dans un quart d'heure. Dans une demi-heure, on sera en ligne avec Cédric Meston, le
00:56nouveau repreneur de Duralex.
00:58Il va injecter 16 millions d'euros pour relancer la verrie et promet un nouveau projet industriel.
01:03On parlera aussi de cette affaire d'espionnage dans les bureaux d'OpenAI qui secouent la Silicon Valley.
01:10Et puis le Canada ouvre aujourd'hui un bureau à Paris pour encourager et faciliter les échanges avec l'UE
01:16face à la guerre commerciale américaine
01:17et à l'arme prévisibilité de Donald Trump.
01:20Alors qu'est-ce que le Canada peut apporter à la France et à l'UE ?
01:23Et inversement, le vice-président de ce tout nouveau bureau canadien des exportations sera sur ce plateau à 18h45.
01:34Mais d'abord, les retraites complémentaires seront bien augmentées.
01:39Patronat et syndicat étaient réunis tout l'après-midi.
01:43Caroline Morisseau, ils sont parvenus à un accord.
01:46Alors même si les négociations ont été très compliquées, les partenaires sociaux sont effectivement parvenus à un accord
01:52et donc les retraites complémentaires augmenteront de 1,4%.
01:56La décision qui concernera 14 millions de retraités s'appliquera dès le 1er novembre prochain.
02:02Compte tenu de toutes les règles, inflation, marge de négociation, revenus moyens par tête,
02:07toute la négociation tournait autour d'une augmentation des retraites complémentaires comprises entre 1,2 et 1,9%.
02:14Donc on est plutôt dans le bas de la fourchette.
02:17Mais je vous le disais, les négociations ont été compliquées.
02:19Le patronat, le MEDEF notamment, souhaitait se positionner sur une approche très prudente
02:27pour préserver, dit-il, durablement le régime dans un contexte de finances publiques très dégradé.
02:32Les syndicats, eux, échaudés par l'échec de l'an dernier, étaient déterminés à obtenir le maximum,
02:38donc plutôt autour de 1,9%.
02:41Certains, alors la CFDT, FO et la CFTC, ont fini par accepter ces 1,4% d'augmentation
02:48pour les retraites complémentaires.
02:50La CGT, la CFCGC, nous dit une source patronale, ne signera pas l'accord.
02:56Toujours est-il que l'accord a été trouvé et que ce sera bien 1,4% d'augmentation sur
03:02les retraites complémentaires.
03:04Merci beaucoup Caroline Morisseau.
03:06Toujours dans la sphère sociale, la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles a été adoptée à l'Assemblée
03:13nationale.
03:13Le texte va désormais être examiné au Sénat et son application va avoir des répercussions dans les entreprises.
03:20On est en ligne avec Anthony Contat.
03:22Bonsoir.
03:23Vous êtes membre du bureau national de l'ANDRH.
03:28Concrètement, qu'est-ce que cette loi va changer pour les entreprises ?
03:32Oui, bonsoir.
03:33Alors concrètement, on va passer de la bonne volonté à la méthode,
03:37puisque maintenant l'enquête interne va devenir obligatoire et va être encadrée dans les entreprises.
03:43Donc ça, c'est vraiment une nouveauté, parce qu'en plus, il n'y a pas de seuil d'effectif.
03:46C'est-à-dire que même une TPE va être concernée.
03:49Ça, c'est vraiment l'un des gros changements.
03:52Ensuite, la mise en place d'un référent employeur à partir de 50 salariés,
03:56alors qu'aujourd'hui, c'était 250.
03:59Bien entendu, toujours la prévention avec le risque qui sera inscrit au DURP, bien entendu.
04:05Et puis, il y a aussi une pénalité qui est prévue jusqu'à 1% de la masse salariale en
04:09cas de manquement.
04:10Et puis enfin, un congé spécifique de 10 jours sans perte de rémunération pour la victime.
04:15Alors justement, ce congé spécifique de 10 jours, il va donc être payé par l'employeur, c'est ça ?
04:22Alors, on ne sait pas encore, parce qu'on n'a pas en fait les modalités de financement.
04:26Ça, je pense que ça sera décidé, la mise en œuvre sera précisée lors du passage devant le Sénat,
04:31parce que ça, on n'a pas encore en fait les informations.
04:34Mais ça, ça va être un sujet de savoir en fait ce qui est mis à la charge de l
04:37'employeur ou non.
04:40Effectivement. Concrètement, vous nous dites, certaines grandes entreprises finalement ont déjà mis en place des process
04:47au sein de leurs organigrammes pour faire face aux violences sexistes et sexuelles.
04:53Mais qu'en est-il pour les TPE et les PME ? C'est beaucoup plus complexe à mettre en
04:57place.
04:58Oui, en fait, la question qui va se poser, c'est pour ça que la question de la mise en
05:01œuvre est très importante.
05:02Le fait que la loi ait été votée à l'unanimité, c'est un super signal.
05:07Maintenant, il faut veiller en fait à la mise en œuvre, et particulièrement pour les TPE et les PME,
05:11puisque finalement, la victoire, c'est quand ça sera réellement appliqué dans les entreprises.
05:16La question là qui va se poser, c'est comment on outille, comment on accompagne et on forme les PME
05:20qui n'ont pas toujours un RH dans leurs organisations,
05:24pour répondre en fait à ces obligations d'enquête.
05:26Donc ça, nous, on va être particulièrement vigilants à ça.
05:29Et ça, c'est valable pour les violences sexistes et sexuelles au sein de l'entreprise,
05:34mais aussi en dehors de la sphère du travail ?
05:38Alors, nous, pour l'enquête interne, qui est celle qui sera concernée dans l'entreprise,
05:43on restera dans le cadre de l'entreprise.
05:44Ça, c'est très important.
05:46Et d'ailleurs, il faudra bien concilier et faire attention aux deux procédures en parallèle.
05:51C'est-à-dire que nous, on s'occupera de l'enquête interne en entreprise,
05:53mais à côté, évidemment, la personne pourra, elle, avoir sa propre procédure judiciaire
05:58contre son potentiel agresseur.
06:01Ça veut dire qu'aujourd'hui, l'entreprise a un vrai rôle de soutien à jouer
06:08auprès du salarié victime, dans sa sphère professionnelle,
06:12tout comme dans sa sphère personnelle ?
06:14Exactement.
06:15C'est-à-dire que nous, ce qu'on défend depuis longtemps au sein de la NDRH
06:19et sur notre fonction et dans les organisations,
06:21c'est qu'en fait, la violence, elle ne s'arrête pas aux portes de l'entreprise, en réalité.
06:25Ce qui se passe en fait dans la sphère privée a des répercussions sur des absences,
06:29sur de la concentration, sur tout ce que vous voulez en fait en entreprise.
06:32Et l'entreprise, ça doit être en fait un endroit sécure
06:35au sein duquel la potentielle victime peut en fait se sentir sécurisée et accompagnée.
06:42Donc effectivement, cette frontière-là, aujourd'hui, elle n'est pas si définie.
06:49Merci beaucoup, Anthony Comta.
06:51Je rappelle que vous êtes membre du Bureau national de la NDRH.
06:55On en vient à ce nouveau coup de froid sur les perspectives économiques françaises.
07:00Alors que le gouvernement défend son projet de budget pour 2027,
07:04l'OFCE vient de publier ses prévisions nettement plus pessimistes.
07:08Valentina Deby, les économistes anticipent une croissance deux fois plus faible que celle de Bercy.
07:15Et oui Stéphanie, seulement 0,5% de croissance en 2027 pour l'OFCE,
07:20contre 1% prévu par le gouvernement.
07:23Bercy mise notamment sur une reprise de la consommation et de l'investissement.
07:27Mais l'OFCE anticipe une économie bien moins dynamique.
07:30Selon ses provisions, la consommation des ménages ne progresserait que de 0,4% l'an prochain.
07:37Et l'investissement des entreprises continuerait de reculer de 0,5%.
07:41La seule petite éclaircie, ce serait le commerce extérieur,
07:44avec des exportations françaises qui augmenteraient de 3,7% en 2027.
07:49Mais cette progression, elle ne suffirait pas à compenser les freins qui pèsent sur l'économie française,
07:54à commencer par la hausse des prix de l'énergie,
07:56qui coûterait 0,3 point de croissance à la France selon l'OFCE.
08:01Mais c'est surtout l'effort budgétaire qui est prévu par le gouvernement,
08:04qui retirerait à lui seul 0,4 point de croissance.
08:09L'incertitude politique et les effets de la politique monétaire
08:12amputeraient chacun la croissance de 0,1 point supplémentaire.
08:17Au total, ces différents freins ramèneraient la croissance potentielle de 1,4% à seulement 0,5% selon l
08:24'OFCE.
08:24Et le pessimisme de l'OFCE, Valentine, ne concerne pas seulement la croissance.
08:29Et non, les prévisions sont également sombres du côté des finances publiques,
08:33puisque malgré les 43 milliards d'euros de mesures nouvelles défendues par le gouvernement,
08:38l'OFCE prévoit un déficit à 5,4% du PIB contre 5,5% cette année.
08:45C'est bien loin des 5% espérés par Bercy,
08:48en cause notamment la hausse des intérêts de la dette et la faiblesse de la croissance,
08:52qui pénalise les recettes fiscales.
08:54Ces deux facteurs viendraient chacun creuser le déficit de 0,3 point du PIB.
08:59Résultat, le déficit ne reculerait que de 0,1 point.
09:03Et la situation pourrait encore s'aggraver,
09:05puisque si les tensions continuent de s'intensifier au Moyen-Orient,
09:08et que le prix du pétrole dépasse durablement les 100 dollars le baril,
09:12la croissance française pourrait être nulle en 2027, selon l'OFCE.
09:16Merci beaucoup, Valentine Adby.
09:18Et c'est dans ce contexte que, Christine Lagarde avertit,
09:22la France doit trouver toute seule des solutions pour enrayer la hausse des taux d'emprunt.
09:28La présidente de la BCE s'exprimait lors d'un événement organisé par CNN à Bangkok.
09:34Elle pousse Paris à rassurer les investisseurs en affichant son sérieux budgétaire.
09:40Écoutez.
09:44La fièvre sur le marché obligataire ne se limite ni à l'Europe ni à la France,
09:48mais touche l'ensemble de la planète.
09:54Cela dit, certaines circonstances particulières font que certains pays sont plus durement touchés.
09:58La France en est un exemple frappant.
10:00Et donc, en ce qui concerne la France,
10:02la solution se trouve d'abord et fondamentalement au niveau de sa politique budgétaire.
10:10Voilà pour l'avertissement de Christine Lagarde,
10:13présidente de la Banque Centrale Européenne.
10:16Jean-Luc Mélenchon sort du bois sur le budget.
10:19Le chef de file de la France insoumise a dévoilé ce matin son plan
10:22pour rétablir les comptes publics.
10:25Une copie qui serait en fait un projet de loi de finances rectificatif
10:29à appliquer l'année prochaine si le candidat gagnait les élections.
10:33Margot Faudéré, Jean-Luc Mélenchon propose une politique à rebours complet
10:39de la politique de l'offre mise en place par Emmanuel Macron.
10:41Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, Stéphanie.
10:43Jean-Luc Mélenchon a passé une bonne partie de sa présentation ce matin
10:47à fustiger la politique de l'offre
10:50et à marteler que les aides aux entreprises sont responsables de notre situation économique.
10:55Pour lui, il est donc temps de renverser cette stratégie.
10:58Écoutez.
10:59J'ai dit, si vous voulez bien vous en souvenir,
11:03que devant le MEDEF, que le total des aides
11:06que notamment le macronisme a apporté aux entreprises,
11:13c'est-à-dire en fait aux actionnaires,
11:15équivaut au déficit et que le déficit, c'est notre dette.
11:19Il n'y a pas d'autre origine que l'appauvrissement méthodique
11:24et organisé de l'État par le macronisme à la suite des précédents.
11:29Et donc, à l'inverse d'une politique de l'offre,
11:31le candidat propose plutôt une politique de la relance,
11:34à savoir une hausse massive des dépenses publiques pour booster la croissance.
11:38Alors dans le détail, on parle de 82 milliards d'euros de dépenses nouvelles l'année prochaine,
11:43dont un premier bloc de dépenses qui vise à soutenir le pouvoir d'achat des Français.
11:4717 milliards d'euros par exemple sur la hausse du point d'indice des fonctionnaires,
11:529 milliards et demi d'euros pour créer un revenu garanti pour tous les jeunes en formation.
11:56Le plan budgétaire des Insoumis prévoit aussi plusieurs dépenses sectorielles,
12:00notamment pour l'hôpital ou bien pour l'éducation nationale.
12:0310 milliards d'euros de mesures d'urgence également pour faire face aux effets du dérèglement climatique,
12:08sans oublier les 9 milliards d'euros que coûtera le retour de l'âge légal de départ à la retraite
12:14à 62 ans.
12:15Et encore, ce tableau est largement incomplet selon Édouard Philippe,
12:20qui est lui aussi candidat à l'élection présidentielle,
12:21puisqu'il rappelle que les Insoumis ne comptent pas s'arrêter à 62 ans.
12:25L'objectif, c'est en fait de revenir tout au long du quinquennat à 60 ans.
12:30Et cette mesure, selon le chef de file d'Horizon, Édouard Philippe,
12:34eh bien cette mesure coûterait à elle seule 50 milliards d'euros par an.
12:37Et comment Jean-Luc Mélenchon entend financer toutes ces mesures ?
12:41Eh bien sans grande surprise, en taxant le capital, et Jean-Luc Mélenchon assume totalement.
12:46Il est nécessaire de mettre à contribution le capital financier,
12:51parce que c'est lui qui a profité à plein, tout le temps, sous toutes les formes,
12:56toutes les formes, les baisses de salaires, les baisses de revenus,
13:01les faveurs fiscales de toutes sortes, jusqu'à cette date et encore maintenant.
13:06Alors concrètement, les Insoumis proposent 106 milliards de recettes supplémentaires.
13:11En 2027, un ISF renforcé, par exemple, qui est censé rapporter 10 milliards d'euros,
13:15une taxe sur les héritages pour 20 milliards d'euros,
13:18des coups de rabot sur les principales niches fiscales,
13:21comme le crédit d'impôt recherche ou le pacte d'Utreil à hauteur de 22 milliards d'euros,
13:25mais aussi une taxe Zuckman sur le patrimoine pour 15 milliards d'euros.
13:29Mais tout cela, c'est une fiscalité contre-productive.
13:32Selon le vice-président EPR de la Commission des finances de l'Assemblée nationale,
13:37il assure que taxer la production ne crée pas de richesse.
13:40Et puis surtout, selon d'autres experts, ces recettes paraissent largement surévaluées.
13:45Pour vous donner un exemple, dans une note publiée cet après-midi,
13:48l'économiste Sylvain Bersinger rappelle par exemple que certaines évaluations
13:51chiffrent plutôt le gain de la taxe Zuckman à 5 milliards d'euros
13:55et non pas 15 milliards comme le chiffre Les Insoumis.
13:58Il explique aussi que pour atteindre les 2,5 milliards de recettes
14:02qui sont visées par LFI avec la taxe rachat d'actions,
14:05il faudrait que les actions soient rachetées à peu près à 10% de leur valeur.
14:10Or, selon l'économiste, cela conduirait à un effondrement des rachats d'actions
14:13et donc mécaniquement un effondrement des gains fiscaux et escomptés.
14:17Merci beaucoup Margot Faudéré.
14:19Restez avec nous dans un instant.
14:20Le débat entre Emmanuel Lechypre et Alexandre Malafaille,
14:24les dirigeants de l'UE se réunissent aujourd'hui et demain à Bruxelles
14:27pour examiner l'avenir de leur relation commerciale avec la Chine.
14:30Objectif, réduire le déficit abyssal de 360 milliards d'euros.
14:36Alors, est-ce que l'Union européenne doit en faire plus face à la Chine ?
14:40On en débat dans un instant.
14:42A tout de suite.
14:51C'est l'heure du débat sur BFM Business avec ce soir Alexandre Malafaille.
14:56Bonsoir.
14:57Bonsoir.
14:57Vous êtes président fondateur de l'Institut Sinopia.
15:00Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business.
15:02Bonsoir.
15:03Une question, messieurs, ce soir.
15:04Est-ce que l'Union européenne doit en faire plus face à la Chine ?
15:08Les dirigeants de l'Union se réunissent jusqu'à demain à Bruxelles
15:11pour examiner l'avenir de leur relation commerciale avec la Chine.
15:16Bruxelles juge insoutenable son déficit commercial avec Pékin
15:21qui excède 1 milliard d'euros par jour.
15:23Il a atteint 360 milliards d'euros l'année dernière.
15:27Alexandre Malafaille, est-ce qu'on doit faire plus pour se protéger ?
15:29Ce serait bien qu'on fasse plus dans beaucoup de domaines avec l'Union européenne.
15:32Le problème de l'Union européenne, c'est que c'est une espèce de corps gazeux
15:36qui n'est que l'addition d'intérêts nationaux
15:38qui pour l'essentiel sont divergents et de vade l'heure
15:41qu'on fait sûrement de partager, mais du coup qu'on ne partage pas.
15:43On a un vrai problème de construction.
15:46Pendant très longtemps, on a laissé cet espace ouvert
15:48un peu au bon vouloir de tous les grands compétiteurs mondiaux,
15:53mais on était un peu illusionnés par cette espèce de grande séquence
15:57où on pensait qu'on pouvait faire fabriquer très loin
15:58en étant plus intelligents, plus rentables, profitables, etc.
16:01Et on a perdu de vue l'essentiel, on a perdu effectivement nos compétences.
16:04Donc aujourd'hui, oui, bien sûr qu'il faut essayer de retrouver un cadre
16:07dans lequel on se rend plus fort ensemble
16:09en mettant davantage en situation de rapport de force.
16:13Il ne faut pas avoir peur du rapport de force avec la signe,
16:15j'en suis persuadé, ça c'est absolument essentiel.
16:17Mais il va falloir trouver effectivement des mesures
16:19et des approches concrètes sur lesquelles on va se retrouver.
16:23La bonne nouvelle...
16:23Pour l'instant, on a commencé sur les véhicules hybrides,
16:26ça a l'air de fonctionner.
16:27Oui, de fonctionner, enfin cela dit le Mondial de l'Auto,
16:28vous avez vu comme moi que quasiment la moitié des exposants sont chinois.
16:32Donc quelque part, ils sont là, ils sont en progression forte,
16:35ils vont continuer à progresser.
16:36De toute façon, on a raté le virage.
16:39Mais on l'a raté comme on l'a raté dans plein de domaines
16:41en matière technologique.
16:42C'est-à-dire qu'on a voulu y aller, on n'a pas voulu y aller,
16:44on y est allé en ordre dispersé.
16:45Sur l'électrique, on a annoncé des dates d'échéance,
16:49mais on ne s'est pas donné les moyens.
16:50Sur les panneaux solaires, on a finalement renoncé.
16:53Et aujourd'hui, ils sont là.
16:53Et on a besoin d'eux.
16:54Et on a 20 ans de retard.
16:55C'est pas moi qui le dis, c'est Luc Châtel.
16:56Sur les voitures électriques, on est très en décalage.
16:59Donc on va essayer de rattraper le retard.
17:00Je ne sais pas comment.
17:01Mais en tout cas, ce qui est certain,
17:02c'est qu'il va falloir qu'on mette en place un nombre de règles et de mesures
17:04qui soient des mesures fortes sur lesquelles
17:06on est capable d'imposer une vraie réciprocité,
17:09ce qu'on aurait dû faire depuis très longtemps.
17:11Et à un moment donné, vous voulez qu'on s'installe chez vous,
17:14vous voulez qu'on vous transforme de la technologie,
17:20il ne faut pas avoir peur de le faire parce que je suis persuadé que les Chinois,
17:23d'abord, un, ils ont besoin d'exporter.
17:24Leur marché intérieur ne leur permet plus de se satisfaire.
17:26Et nos 450 millions de consommateurs en Europe, ils intéressent.
17:30Exactement, ils ont besoin.
17:31Et deuxièmement, oui, ils ont besoin de nos 450 millions de consommateurs
17:35et ils ont un vrai intérêt à passer des deals.
17:37Par contre, il ne faut pas compter sur eux comme des alliés.
17:39On pourrait y revenir parce que sur un plan géopolitique,
17:40ce sont plutôt des adversaires.
17:42Emmanuel Lechypre, est-ce qu'on a raison d'adopter une posture protectionniste vis-à-vis de la Chine ?
17:45Alors, protectionniste, je ne sais pas.
17:46Mais en tout cas, on a raison, oui, de s'armer pour riposter, finalement,
17:51face à cette concurrence qui pose des problèmes
17:56qui vont bien au-delà, finalement, de la simple concurrence
17:58et des simples règles traditionnelles du libre-échange et du commerce mondial.
18:03Alors, c'est vrai, je suis d'accord sur beaucoup de sujets.
18:05L'Europe, elle fait souvent trop peu, trop tard, trop saupoudrée, trop fragmentée.
18:11Mais il y a quand même, moi, je trouve des bonnes nouvelles.
18:13Je pense que la meilleure idée, c'est celle qui a été évoquée il y a quelques jours
18:19par Emmanuel Macron et Frédéric Schmerz, sur l'idée de mettre en place un outil
18:25qui permettrait d'aller jusqu'à exclure immédiatement du marché intérieur
18:29les biens et services d'un pays qui mène une guerre commerciale contre l'UE
18:32et notamment les produits chinois.
18:34En fait, l'avantage de cette mesure, c'est que ce serait une mesure
18:37qui permettrait une riposte rapide puisqu'on sait que, finalement,
18:41un des défauts de l'Europe, c'est toujours de répondre trop tard,
18:45ce qui est un coût économique par rapport à des concurrents
18:47qui prennent des décisions de façon beaucoup plus agile.
18:51Pourquoi il faut effectivement continuer dans cette voie ?
18:55Un, d'abord parce qu'effectivement, il faut arrêter de croire
18:58que la Chine respecte les règles du libre-échange mondial,
19:02c'est-à-dire que la compétitivité chinoise, c'est pas seulement les produits chinois,
19:05c'est aussi beaucoup, beaucoup de subventions.
19:08Rappelons que le véritable danger, ça n'est pas seulement
19:10qu'on se spécialise dans certains produits, les Chinois dans d'autres,
19:13c'est qu'on a des pans entiers de nos industries
19:16qui sont des industries cruciales pour notre souveraineté,
19:20qui sont menacées de disparition aujourd'hui.
19:24Prenez les terres rares, prenez les batteries.
19:26Il y a des sujets sur lesquels on n'a pas été très bons.
19:28Moi, si je regarde, par exemple, l'histoire des composants...
19:30L'automobile, déjà ?
19:31L'automobile, alors on s'est gargarisé, par exemple,
19:34de la relocalisation de la production de Doliprane,
19:37sauf que la réalité, c'est que le principe actif
19:40qui fait, finalement, l'efficacité du Doliprane,
19:43on continue de l'importer de Chine.
19:45Donc, quel est l'intérêt ?
19:46En fait, il faut bien comprendre qu'il y a dans cette logique,
19:49aujourd'hui, du retour de la souveraineté,
19:52cette idée que le défi, ça n'est plus seulement de se dire
19:57« est-ce que j'achète 15-30% moins cher en Chine ? »
20:00c'est « est-ce que demain, la Chine acceptera de me livrer ? »
20:02C'est-à-dire que le produit chinois le moins cher aujourd'hui
20:05peut devenir le produit le plus coûteux
20:08si nous n'avons plus d'autres fournisseurs.
20:11Et puis, trois, le meilleur moyen de mener une guerre commerciale,
20:14c'est quand même d'avoir les moyens de la mener
20:16et donc d'avoir, effectivement, pris des mesures
20:18qui sont des mesures de rétorsion.
20:22Et donc, l'Europe, effectivement, doit comprendre
20:24que le marché intérieur est une arme de négociation majeure face aux Chinois.
20:28On peut vraiment faire le poids face à la Chine
20:31sur les dossiers commerciaux, Alexandre Malafaille ?
20:33On peut déjà profiter de cette petite fenêtre de tir favorable
20:36qui fait qu'entre la France et l'Allemagne,
20:37il semblerait qu'il y ait une convergence de vues et d'intérêts.
20:39Ça, c'est plutôt une bonne base pour avancer
20:41si on arrive à trouver vraiment un deal,
20:43parce que, finalement, les Allemands se rendent compte
20:44qu'ils se sont trompés.
20:45Oui, c'est un retournement de situation totale.
20:47Exactement.
20:47Puis, ils se rendent compte qu'ils n'ont plus rien à vendre aux Chinois.
20:50Maintenant, ils se passent d'eux très bien.
20:53Donc, de fait, ils sont...
20:54Les super clients sont devenus en quelques années
20:56les super concurrents.
20:59Ce moment-là permet peut-être, effectivement,
21:01de fixer quelques règles sur lesquelles on pourra s'appuyer
21:03pour essayer de rééquilibrer.
21:04Mais après, ça ne suffira pas.
21:06Je pense que, de toute façon,
21:07l'Europe a très longtemps misé sur le caractère normatif
21:09de ces politiques, parce que, comme je le disais,
21:11c'est un magas un peu gazeux.
21:13Donc, finalement, la norme,
21:13c'est pas ce qu'ils arrivent à faire dans certains cas
21:15et sans mesurer trop les conséquences de ce que ça va produire.
21:17Ça ne suffit pas.
21:18Donc, il va falloir, à un moment donné,
21:19que l'Europe se pose la question
21:20de quel moment elle reprend son destin en main
21:22et comment, sur la question de la compétitivité,
21:24on retrouve vraiment des capacités
21:29Compétitifs ?
21:30Oui, que le monde...
21:31C'est possible, ça ?
21:32En tout cas, c'est souhaitable.
21:33Parce que, si c'est simplement que des règles
21:35et que des normes pour essayer de challenger
21:37des pays comme la Chine, on aura du mal.
21:39Parce que, de toute façon,
21:40quand vous êtes dépendant de tout ce qui vient chez vous,
21:43Emmanuel Chypre le disait,
21:44si on coupe les vivres, on l'a vu récemment,
21:46quand, tout d'un coup, les Américains,
21:47sur certains sujets, notamment l'IA, disent
21:49« Tiens, avec Anthropique, on coupe un service »,
21:51on est dans une position très difficile.
21:53Si demain, ils arrêtent un certain nombre de livraison,
21:55le chantage commercial sur les terres rares,
21:57enfin, il n'y a pas que ça.
21:58On voit bien toutes les difficultés de dépendance
22:00dans lesquelles on s'est plongé,
22:01mais on l'a voulu.
22:02C'est quelque chose qu'on a structurellement choisi,
22:05planifié, organisé, sans mesurer les conséquences.
22:07Donc, la reconstruction est très compliquée.
22:08Donc, il faut trouver des terrains de négociation,
22:10des terrains de rapports de force.
22:12Ça se joue sur l'échelle commerciale,
22:14mais ça se joue sur d'autres territoires.
22:15C'est-à-dire que là, effectivement,
22:16la géopolitique rentre en ligne de compte.
22:18La mauvaise nouvelle pour nous,
22:19c'est que, globalement,
22:20les alliés de la Chine sont nos ennemis.
22:21Ce que je voulais vous dire,
22:22c'est-à-dire que la Chine,
22:24c'est un allié commercial,
22:25mais ce n'est pas forcément un allié...
22:27Ce n'est pas un allié commercial.
22:28C'est un partenaire sur certains sujets,
22:30c'est un concurrent,
22:31mais sinon, c'est plutôt un allié de la Russie,
22:33c'est un allié de l'Iran,
22:35qui ne sont pas franchement nos amis.
22:36Nous, on a Taïwan comme marge de manœuvre,
22:39marge de discussion.
22:39Sur l'Afrique, ils nous ont d'aménagement partout.
22:42Ils ont les BRICS dans lesquelles,
22:43aujourd'hui, ils exercent quand même un rôle important.
22:46Donc, non, on ne s'est pas organisé pour faire face.
22:48Et puis, Alexandre, il y a aussi un point important,
22:49c'est que qui fait les frais aujourd'hui
22:52de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ?
22:55C'est quand même l'Europe.
22:57C'est-à-dire que qui a vu, finalement,
23:00déferler les produits chinois
23:02quand les marchés américains sont devenus plus difficiles ?
23:05C'est quand même l'Europe.
23:06Moi, je vous donne quelques chiffres
23:07qui sont les chiffres des douanes.
23:10En 2025, les exportations chinoises vers les États-Unis,
23:12elles ont reculé de 20%,
23:15alors que les exportations totales de la Chine
23:17ont progressé de 5%.
23:19Moins 20 vers les États-Unis,
23:21plus 5 au total.
23:22À votre avis, ces exportations en hausse,
23:24elles sont allées où ?
23:25Elles sont allées chez nous.
23:26Donc, il y a aussi une urgence à se défendre.
23:29Et je crois qu'il faut revoir un petit peu
23:31nos référentiels
23:32sur qu'est-ce que c'est qu'être compétitif.
23:34C'est-à-dire qu'il faut assumer
23:36que dans le coût de notre indépendance demain,
23:41de notre souveraineté demain,
23:43eh bien, il faut peut-être accepter
23:45qu'il y ait ce qui apparaît
23:47comme des surcoûts aujourd'hui,
23:48mais qui seront demain des avantages décisifs.
23:51Donc oui, il y a des sujets
23:52sur lesquels il faut absolument rester souverain,
23:55même si ça coûte plus cher,
23:57et si ça coûte même un peu plus cher
23:59aux consommateurs européens,
24:00qu'on a sans doute trop voulu protéger.
24:04Mais là, socialement,
24:05si vous dites socialement
24:06que ça va coûter un tout petit peu plus cher
24:07aux consommateurs européens,
24:09avec l'ambiance sociale en ce moment,
24:12ne serait-ce qu'en France,
24:13ça va être très très compliqué
24:14à faire accepter.
24:15Alexandre Malafaille.
24:16En fait, ça se construit.
24:17Et puis rien ne se fera de manière immédiate.
24:19Il n'y aura pas d'impact direct
24:20sur le pouvoir d'achat à l'instant T.
24:22Je pense qu'en fait,
24:23il faut essayer peut-être
24:24de trouver un chemin
24:25sur la façon dont on peut préparer
24:27l'économie de demain en Europe,
24:30en espérant qu'on puisse encore
24:31industrialiser ce vieux continent,
24:33c'est-à-dire avoir suffisamment de ressources,
24:34notamment humaines,
24:36pour remettre en route
24:37un certain nombre d'activités.
24:37Parce que, par exemple,
24:38je pense que ce qui va venir demain,
24:40et sur lequel on n'y est pas non plus
24:41en termes de marché,
24:43on n'est pas sur l'IA,
24:44ou très peu, à la marge,
24:46c'est la robotique.
24:47La robotique au sens de robots autonomes
24:49capables de faire des métiers,
24:52de remplir des missions,
24:53aussi bien de nettoyage
24:55que de gestion de nos poubelles dans les rues.
24:57On va voir les progrès,
24:58l'arrivée des robots
24:59dans nos évis très rapidement.
25:01Est-ce que sur ces sujets-là,
25:02on ne pourrait pas imaginer
25:03avoir des partenariats
25:04avec les entreprises chinois
25:06qui sont très en pointe
25:06pour que ça se construise chez nous ?
25:08Absolument.
25:08Mais avec, pardon,
25:10là, il faut imposer
25:10ce que nous, on a lâché
25:11pendant très longtemps,
25:12le transfert de technologie.
25:13Il n'y a qu'à un moment donné,
25:13ce n'est pas simplement
25:14que de l'assemblage,
25:15mais ça va plus loin.
25:16Il y a vraiment le côté miroir,
25:17le côté, voilà,
25:18ce qu'on a accepté de faire
25:19dans leur sens,
25:19il faut qu'ils se fassent
25:20dans notre sens
25:20pour petit à petit
25:21reconstruire quelque chose.
25:22C'est compliqué,
25:23c'est du rapport de force,
25:24mais sinon, les robots,
25:25les petits robots dont je parle,
25:26ceux qui font comme ça,
25:28demain, ils viendront au Chine
25:29et ils arriveront
25:29comme les climatiseurs,
25:30comme tout.
25:31Oui, quoi qu'il arrive,
25:31ça arrivera.
25:32Ah oui, c'est sûr.
25:33Emmanuel ?
25:33C'est sûr que c'est
25:34beaucoup plus intelligent
25:36de faire fabriquer
25:38les produits chinois
25:39qu'on va acheter
25:40dans nos usines en Europe
25:42et de faire venir
25:42les usines chinoises
25:43plutôt que d'acheter
25:44des produits
25:45qui sont faits en Chine.
25:46Donc oui, ça,
25:47ça fait partie aussi
25:48des négociations.
25:48C'est ce qu'on a fait
25:49dans l'automobile.
25:50C'est ce qu'on a fait
25:51dans l'automobile,
25:52c'est ce qu'on a fait
25:53effectivement
25:53et qui a produit des résultats
25:55parce qu'il faut rappeler
25:56qu'aujourd'hui,
25:56quand même la plus française
25:58de toutes les voitures
25:59produites en France,
26:00c'est quand même la Toyota.
26:02Mais vous voyez,
26:03vous parliez des consommateurs,
26:04il y a vraiment
26:05des changements de mentalité
26:06à faire.
26:07Pour vous donner
26:07une petite anecdote,
26:09on est tous d'accord
26:10pour dire que la voiture
26:11la plus française
26:12vendue en France aujourd'hui,
26:14c'est une Toyota.
26:15Eh bien,
26:16un haut fonctionnaire,
26:17un préfet par exemple,
26:18n'a pas le droit
26:19de demander à rouler
26:20en Toyota Made in France
26:22parce que ça n'est pas considéré
26:23comme un constructeur.
26:26français,
26:26ça veut dire que
26:27notre préfet roule
26:29par exemple
26:30dans une voiture française
26:31fabriquée dans une usine
26:32en Espagne,
26:33en Slovénie
26:34ou ailleurs.
26:36Donc ça aussi,
26:37c'est pareil,
26:37les marchés publics,
26:38il y a aussi des choses
26:39à revoir.
26:40Ça c'est peut-être
26:40un autre problème encore.
26:42Ah bah non,
26:43parce que rappelez-vous,
26:43rappelez-vous,
26:44non, non, non,
26:45rappelez-vous que
26:47le volet
26:48qui précédait
26:49cette proposition
26:50qu'on a indiquée
26:51de riposte rapide
26:52contre les pays
26:53qui contreviennent
26:54au libre-échange,
26:55le volet précédent,
26:56c'était précisément
26:57tout ce qui avait été
27:00réclamé
27:00sur les marchés publics
27:02avec une exigence
27:03plus élevée
27:05pour pouvoir accéder
27:07aux marchés publics
27:07de produits
27:08Made in Europe.
27:09Merci beaucoup à tous les deux.
27:11Emmanuel Lechypre,
27:12éditorialiste de BFM Business,
27:13Alexandre Malafaille,
27:14président fondateur
27:15de l'Institut Sinopia.
27:17Restez avec nous,
27:17dans un instant,
27:18on va faire un point
27:18sur les marchés
27:20et puis on sera en ligne
27:21avec le nouveau repreneur
27:22de Duralex
27:23qui va nous détailler
27:24son projet industriel.
27:26On parlera aussi
27:27d'Air France
27:27qui perd face à
27:28Lufthansa
27:29pour racheter
27:31en partie
27:32qui tape Air Portugal
27:34et puis on parlera aussi
27:35de cette affaire d'espionnage
27:36dans les bureaux
27:37d'OpenAI
27:38qui secoue
27:39la Silicon Valley.
27:40A tout de suite.
27:41BFM Business présente
27:46Le 18h éco,
27:48Stéphanie Collot.
27:50Le 18h éco
27:50se poursuit sur BFM Business.
27:52On fait tout de suite
27:53un point sur les marchés
27:53avec Guillaume Sommerer.
27:54Bonsoir.
27:55Bonsoir.
27:55Et le CAC termine dans le vert ce soir ?
27:57Oui,
27:57en plus le CAC 40
27:58fait mieux que tout le monde.
27:59Ça, ça arrive rarement.
28:00Parfois le coq chante
28:00même quand il a les pieds
28:01et il se trouve que le CAC gagne 0,58% ce soir
28:05alors que les autres marchés européens
28:07progressent deux fois moins.
28:08Donc c'est une vraie performance du CAC
28:09et puis à Wall Street
28:10on est en baisse.
28:11Donc effectivement,
28:12ce soir le CAC rattrape
28:12une partie de ses pertes
28:13des dernières semaines
28:14et les taux français
28:15se détendent un tout petit peu
28:16à 4,85 le 10 ans français.
28:18Alors il y a quand même
28:18une bonne nouvelle là
28:19dans cette période
28:20pour les marchés
28:20c'est qu'on arrive à la mi-octobre
28:22qui traditionnellement
28:23la mi-octobre
28:23ouvre la phase de marché de l'année
28:25la plus favorable.
28:26En effet,
28:27c'est le début du marché
28:28de fin d'année qui démarre.
28:31ça se dessine et ce futur rallye
28:32de fin d'année
28:33souvent par les rachats d'actions
28:35qui se multiplient à nouveau
28:36aux Etats-Unis
28:36et ça va être le cas
28:37la fenêtre va se rouvrir
28:38dans la deuxième quinzaine d'octobre
28:39pour les rachats d'actions
28:40qui devraient peut-être
28:41en tout cas c'est la saisonnalité
28:43contribuer à redonner
28:44de l'allant et de l'élan
28:45aux indices.
28:45Les valeurs qui se distinguent ce soir
28:47on a Airbus
28:48alors qu'il explique en grande partie
28:50la surperformance du CAC
28:51quand même ça ne vient pas de nulle part
28:52Airbus ce soir gagne
28:53un peu plus d'1,9%
28:55parce qu'Airbus se dit
28:56en bonne voie
28:56pour atteindre son objectif
28:57de livraison de 870 appareils
28:59d'ici la fin de l'année.
29:00On a les valeurs de défense aussi
29:01qui progressent bien
29:03la crainte que les Etats-Unis
29:04réduisent encore un peu plus
29:05leur aide à l'Ukraine
29:07ça a apporté le secteur
29:07de la défense européen
29:08et notamment E-Telsat
29:10le titre E-Telsat
29:11gagne 23% ce soir
29:12si jamais les Américains
29:14coupent Starlink à l'Ukraine
29:15qui pourrait éventuellement
29:16remplacer un jour Starlink
29:18pourquoi pas la galaxie OneWeb
29:19de Telsat
29:20qui est beaucoup plus petite
29:21qui n'a pas forcément
29:21toutes les capacités
29:22mais le marché se dit
29:23que Telsat a peut-être là
29:24des marchés supplémentaires
29:25à aller conquérir
29:27Telsat gagne 23%
29:28et puis il y a des déclarations
29:29du patron de Telsat
29:30qui expliquent que OneWeb
29:31justement est en avance
29:33sur Starlink
29:33pour peut-être espérer
29:34obtenir des licences internet
29:35en Inde
29:36ce qui serait un immense marché
29:37et si ça se confirme bien
29:38il peut-être un immense succès
29:39à venir
29:40bon c'est un titre quand même
29:41volatil de Telsat
29:41et on prend cette hausse
29:42avec 2-3 pincettes
29:43les autres secteurs
29:44qu'il fallait ne pas rater
29:45aujourd'hui
29:46secteur bancaire
29:47toujours extrêmement prudent
29:48mitigé
29:48puis en Europe
29:49bien sûr ASML
29:50qui a annoncé ses résultats
29:52ASML annonce
29:53des prises de commandes
29:54alors pour 2027
29:55pour 2028
29:56des prises de commandes
29:57pour 2029
29:58et désormais
29:58c'est nouveau pour 2030 aussi
30:00toujours beaucoup
30:01beaucoup de demandes
30:02pour l'IA
30:02au point qu'ASML estime
30:04que dans les deux prochaines années
30:05ils ne pourront toujours pas
30:06adresser toute cette demande
30:07malgré la hausse attendue
30:08de leur capacité de production
30:10évidemment ces porteurs
30:11ça devrait encore favoriser
30:13les marges
30:13et ASML ce soir
30:14gagne à Amsterdam
30:15un peu plus de 2%
30:16c'est toujours une bonne nouvelle
30:17quand ASML monte
30:18c'est la première capitalisation
30:19européenne
30:20on le rappelle
30:21et justement aux Pays-Bas
30:22on a les acteurs
30:23du fret maritime en hausse
30:24pourquoi ?
30:25parce que la Chine
30:26c'est l'un des chiffres
30:27importants du jour
30:28la Chine exporte de plus en plus
30:29plus 36%
30:30ses exportations à la Chine
30:31au mois de septembre
30:32et tout ça
30:32ça passe souvent par des navires
30:33et le segment du fret maritime
30:35le shipping
30:36comme on dit
30:37est l'un des secteurs
30:37les plus
30:40bien orientés
30:40on dit les mieux orientés
30:41les mieux orientés
30:43c'est mieux
30:43et Guillaume
30:44on a aussi rapidement
30:45Wall Street
30:45qui évolue actuellement
30:47dans le rouge
30:47on a eu l'inflation américaine
30:48à la mi-journée
30:49supérieure aux attentes
30:50l'inflation américaine
30:50elle a atteint sur un an
30:51en septembre 3,7%
30:53et même hors alimentation
30:55et énergie
30:55donc c'est une petite inquiétude
30:56les anticipations
30:58de hausse de taux
30:59de la Fed
30:59augmentent pour la fin octobre
31:01on attendait qu'à 22%
31:02une hausse de taux
31:03de la Fed
31:04fin octobre
31:05finalement plutôt que 22%
31:06ce sera 45%
31:07de probabilité
31:08les valeurs à suivre
31:09le secteur bancaire
31:10Bank of America
31:10perd 7%
31:11après sa publication
31:12en effet le bénéfice
31:13est plombé
31:14par une amende exceptionnelle
31:15Bank of America
31:16une des plus fortes
31:17baisses de Wall Street
31:17aujourd'hui
31:18et Bank of America
31:19qui publie une étude
31:23sur les investisseurs mondiaux
31:25qui donnent plus d'informations
31:26sur leurs investissements
31:27à venir
31:27oui très intéressante
31:29enquête mensuelle
31:30de Bank of America
31:30celle du mois d'octobre
31:3156% des gérants de fonds européens
31:33prévoient de réduire
31:34leur exposition au CAC 40
31:35ça c'est une mauvaise nouvelle
31:36l'invité est toujours connecté
31:38Stéphanie
31:38je vous le signale
31:40voilà c'est formidable
31:41et donc 56%
31:42des gérants de fonds européens
31:43prévoient de réduire
31:44leur exposition
31:44aux actions françaises
31:45sur les 12 prochains mois
31:46c'est le pire score
31:47qu'on ait vu dans l'histoire
31:48la France et le pays
31:50où les prévisions de croissance
31:51sont le plus souvent
31:51révisées à la baisse
31:53au bout du
31:55effectivement
31:55de cette enquête mensuelle
31:57de Bank of America
31:58on a aussi
31:58le rapport à la tech
31:59est-ce qu'on est sur une bulle
32:00dans l'intelligence artificielle
32:01les investisseurs
32:02surpondèrent les actions
32:03technologiques
32:04à un niveau inédit
32:05depuis août 2020
32:05c'est ce que nous apprend
32:06cette enquête
32:06et plus globalement
32:08la question que se pose
32:09le marché
32:09quel sera le taux maximal
32:10que les investisseurs
32:11en actions supporteront
32:13pour les obligations
32:14américaines
32:14c'est 5,9%
32:16dans cette enquête
32:16les investisseurs mondiaux
32:17disent au-delà de 5,9%
32:19sur le 10 ans américain
32:20on commencera
32:21à vraiment vendre
32:21des actions
32:22parce que le marché
32:23actions sera concurrencé
32:24par le rendement
32:24des obligations
32:24donc peut-être
32:25qu'au-delà de 5,9%
32:26sur le 10 ans américain
32:27on verra un marché
32:28actions cette fois
32:28reculer de façon
32:30plus importante
32:31enquête Bank of America
32:32dont on a beaucoup parlé
32:33aussi tout au long
32:33de l'après-midi
32:34et dont on parlera
32:35bien sûr
32:35dans BFM Bourse
32:36évidemment
32:36à retrouver en podcast
32:38sur notre site
32:39bfmbusiness.com
32:41retour en France
32:42avec ce nouveau départ
32:43pour Duralex
32:43placé en redressement judiciaire
32:45le 1er juin
32:45pour la cinquième fois
32:46en une vingtaine d'années
32:48le tribunal de commerce
32:49d'Orléans a tranché
32:50et désigne un nouveau repreneur
32:51on est en ligne
32:52avec Cédric Meston
32:54bonsoir
32:55vous êtes le cofondateur
32:56d'Apivore
32:57repreneur de Top Airwear France
32:58et désormais donc
33:00de Duralex
33:01vous allez garder
33:02155 postes
33:04sur 220
33:05investir 16 millions d'euros
33:07pour relancer l'activité
33:08vous êtes notamment
33:09soutenu par Xavier Niel
33:10c'est quoi
33:11votre projet industriel ?
33:15Bonsoir
33:15bonsoir
33:16effectivement
33:16je suis fondateur
33:17de Tomé
33:18on a repris
33:19plusieurs sociétés
33:19sur les dernières années
33:20qu'on a relancé
33:21notamment
33:22les activités commerciales
33:23de Top Air en Europe
33:24et plus récemment
33:25Léonard
33:26le pneu remanufacturé
33:27à Bétune
33:28et oui
33:29écoutez
33:30on a appris
33:31à 14h
33:32que le tribunal
33:34nous accordait
33:34sa confiance
33:35pour relancer
33:36Top Air
33:37alors du coup
33:38j'anticipe
33:39la question
33:39que vous avez posée
33:40parce qu'il y a eu
33:414
33:42je crois qu'on est
33:42les 5ème repreneurs
33:43sur les 20 dernières années
33:44Duralex
33:45oui
33:46voilà
33:47on est les 5ème repreneurs
33:48sur les 20 dernières années
33:49qu'est-ce qui fait
33:50qu'on va y arriver
33:51c'est que
33:52écoutez nous
33:53c'est un grand challenge
33:55et qu'on va prendre
33:57au maximum
33:58de notre côté
33:59on est convaincu
34:00qu'on peut
34:00donner un avenir
34:01à la société
34:01en faisant
34:02une vraie transformation
34:03industrielle
34:04une vraie transformation
34:05industrielle
34:05sur le site
34:06on va mettre en place
34:07un four électrique
34:09qui va arriver
34:10dans les prochaines années
34:12et à côté de ça
34:13l'enjeu ça va être
34:13de redynamiser la marque
34:15la marque Duralex
34:16comme la marque Top Air
34:16elle existe depuis
34:181945
34:18aujourd'hui
34:19les produits Top Air
34:20ce n'est pas les mêmes
34:21que ceux qu'il y avait
34:21il y a 10 ans
34:22là où Duralex
34:23les produits aujourd'hui
34:24convaincent
34:24c'est les mêmes
34:24que ceux qui ont 40
34:25ou 50 ans
34:26notre enjeu
34:27ça va être
34:27de faire des nouvelles
34:29gammes
34:29des nouveaux produits
34:30pour vivre avec son air
34:33et qu'elle réponde
34:34aux attentes
34:34des nouveaux consommateurs
34:35il y a aussi un enjeu
34:36de diversification
34:37des produits
34:38vous venez de le dire
34:39et il y a aussi
34:40l'enjeu des synergies
34:41possibles
34:42entre Duralex
34:43et Top Air
34:45écoutez
34:46c'est des sujets
34:47qu'on regarde
34:48et sur lesquels
34:48on va travailler
34:49dans les prochaines semaines
34:51j'ai lu que vous alliez
34:52aussi miser sur
34:53l'intelligence artificielle
34:55dans le processus
34:56de fabrication
34:57des verres
34:59expliquez-nous
35:00ok
35:03je pense que ça vient
35:04pas de moi ça
35:06nous on a
35:06non non
35:07nous pour le coup
35:08on a un vrai enjeu
35:08de
35:09de
35:09de
35:09de
35:11de
35:11de
35:11de faire marcher
35:13le site
35:14et
35:15vous m'entendez ?
35:16oui pardon
35:17ça a coupé
35:18mais je vous en prie
35:18continuez
35:19oui
35:20alors bien sûr
35:21on va mettre
35:21de l'intelligence artificielle
35:23dans tous les services
35:23de la société
35:24dans le processus
35:25industriel
35:26sincèrement non
35:26je ne vois pas
35:27je ne pense pas
35:28en tout cas
35:28je ne vois pas
35:28comment on ferait
35:29ça reste
35:30une industrie
35:31verrière
35:32pour autant
35:32l'enjeu
35:33c'est de
35:33c'est de l'optimiser
35:34pour qu'on vende
35:36de manière
35:37on produise
35:37des choses
35:38qui soient rentables
35:39et qu'on vende
35:40des produits
35:41sur lesquels
35:41on fait de la marge
35:42ce qui n'a pas
35:43forcément été le cas
35:43sur les 20 dernières années
35:44et ça c'est
35:45une excellence industrielle
35:47qu'on connaît
35:48qu'on maîtrise
35:49et sur lesquelles
35:49on va être pleinement
35:50mobilisé dans les prochains mois
35:52et bien c'est tout
35:53ce qu'on vous souhaite
35:53en tout cas
35:53merci beaucoup
35:54Cédric Meston
35:55je rappelle que vous êtes
35:55le cofondateur
35:56d'Apivor
35:57repreneur de Tupperware France
35:58et donc désormais
35:59de Duralex
36:01on en vient à se servir
36:02revers pour Air France
36:04KLM
36:04le gouvernement portugais
36:05choisit officiellement
36:06Lufthansa
36:07pour entrer au capital
36:08de TAP
36:09Air Portugal
36:10le groupe allemand
36:11a présenté une offre financière
36:12supérieure de 16%
36:13à celle de son concurrent
36:15franco-néerlandais
36:17Jean-Baptiste Thuet
36:17cette opération
36:19à plus d'1,2 milliards d'euros
36:21permet à Lufthansa
36:22de renforcer
36:24considérablement
36:24sa présence
36:25dans le transport aérien
36:26européen
36:27C'est une défaite stratégique
36:29pour Air France KLM
36:30qui courtisait
36:31depuis plusieurs années
36:32la compagnie portugais
36:33son directeur général
36:34Ben Smith
36:34s'était personnellement
36:36impliqué dans ce dossier
36:37multipliant les déplacements
36:38les déclarations
36:39pour convaincre Lisbonne
36:40mais c'est donc finalement
36:41le grand rival allemand
36:41Lufthansa
36:42qui remporte cette bataille
36:43et le gouvernement portugais
36:45a donné les raisons du choix
36:46d'abord le prix
36:46vous l'avez dit
36:471,2 milliards d'euros
36:48pour cette première phase
36:49de privatisation
36:50l'offre allemande
36:51est supérieure de 16%
36:52à celle d'Air France KLM
36:53le premier ministre portugais
36:55a également estimé
36:56que l'offre de Lufthansa
36:57présentait
36:58je cite
36:59moins d'incertitude
37:00que l'offre d'Air France KLM
37:01alors il n'a pas voulu
37:03dire lesquelles
37:04il n'a pas développé
37:04outre mesure
37:05le prix n'était pas
37:06le seul critère
37:07le Portugal voulait préserver
37:08l'identité de sa compagnie nationale
37:09son siège
37:10ses emplois
37:11et garantir son développement
37:12et là c'est vrai
37:12a reconnu le premier ministre portugais
37:14que les deux offres
37:15entre Air France et Lufthansa
37:16étaient à peu près équivalentes
37:17TAP dispose d'une flotte
37:18qui est relativement moderne
37:19avec des Airbus A320
37:20et surtout
37:20un réseau
37:22extrêmement attractif
37:23notamment vers le Brésil
37:24où elle occupe une position stratégique
37:26et c'est précisément
37:27ce qui intéressait
37:28à France KLM
37:28le groupe voulait faire
37:29de Lisbonne
37:30son troisième grand hub
37:32après Paris Charles de Gaulle
37:33et Amsterdam Sripol
37:34une nouvelle plateforme stratégique
37:36pour développer son réseau
37:37vers l'Amérique du Sud
37:38et l'Afrique
37:38bon bah c'est raté
37:39avec TAP
37:40Lufthansa va considérablement
37:41renforcer sa présence
37:42sur ses liaisons
37:43et après avoir pris le contrôle
37:45de Swiss
37:45Austrian Airlines
37:47Bruxelles Airlines
37:48et plus récemment
37:48ETA Airways
37:49et bien Lufthansa
37:50poursuit donc
37:51sa stratégie
37:52de consolidation
37:52dans le transport aérien européen
37:54mais le Portugal
37:55conserve tout de même
37:56le contrôle
37:57de sa compagnie nationale
37:58c'était une des conditions
38:00essentielles
38:00Lufthansa a été choisi
38:02pour acquérir
38:0244,9% du capital
38:04tandis que 5%
38:05seront réservés aux salariés
38:06l'état portugais
38:07conservera donc
38:08une participation majoritaire
38:09de 50,1%
38:10et cette opération
38:11n'est pas encore terminée
38:12parce qu'il faudra
38:12notamment bien sûr
38:13obtenir le feu vert
38:14des différentes autorités
38:15de la concurrence
38:16de l'autorité
38:16de la concurrence européenne
38:17la privatisation
38:18devrait donc
38:19être bouclée
38:20en 2028
38:21et à ce moment-là
38:22Lisbonne
38:23pourrait échanger
38:24sa participation restante
38:26contre des actions
38:26Lufthansa
38:27et devenir ainsi
38:28le deuxième actionnaire
38:29du géant allemand
38:30Merci beaucoup
38:31Jean-Baptiste
38:31tu es en en vient
38:32à cette histoire
38:32rocambolesque
38:33une affaire d'espionnage
38:35dans les bureaux
38:35d'OpenAI
38:36Erwan Morris
38:37un salarié saoudien
38:38est mis en cause
38:39il est accusé
38:39d'avoir dissimulé
38:41un micro
38:41dans un lieu
38:42stratégique de la société
38:43Un ingénieur
38:44de 35 ans
38:45effectivement
38:47Abdoulrahman Al-Fozan
38:48le seul ingénieur
38:49saoudien d'OpenAI
38:51recruté il y a
38:52un peu plus d'un an
38:52dans l'équipe produit
38:53de l'entreprise
38:55alors vous allez voir
38:56ce qui suit
38:57à tout d'une série
38:58d'espionnage
38:59en réalité
38:59il faut remonter
39:00il y a quelques jours
39:00le 28 septembre
39:02il dissimule
39:03un micro
39:04dans du papier toilette
39:05avant de l'installer
39:07derrière l'écran
39:07d'une salle de réunion
39:08dans les bureaux
39:09de l'entreprise
39:10donc au siège
39:10à San Francisco
39:11et pas n'importe quelle salle
39:12puisque cette pièce
39:14est généralement utilisée
39:15par la direction
39:15pour recevoir
39:17des représentants
39:18du gouvernement
39:18ou pour avoir
39:19des échanges confidentiels
39:20sur la recherche
39:21et les produits
39:22un lieu qui est donc
39:23stratégique
39:23pour la société
39:25selon les éléments
39:26de l'enquête
39:27qui s'appuient
39:27sur la vidéosurveillance
39:29et bien cet ingénieur
39:30tournait depuis
39:31plusieurs semaines
39:32autour de cette salle
39:34comme pour faire du repérage
39:35sans pouvoir y rentrer
39:36puisqu'elle avait donc
39:37un accès restreint
39:38mais il parvient donc
39:39à installer finalement
39:41ce dispositif d'écoute
39:43le micro est découvert
39:44deux jours plus tard
39:45le 30 septembre
39:47lors d'une inspection
39:48de sécurité
39:48et alors c'est à ce moment-là
39:50que la direction
39:50passe en mode alerte
39:52elle fait retirer l'appareil
39:53fermer la pièce
39:55renforcer la vérification
39:56de sécurité
39:56et prévient le FBI
39:58et pour prendre l'ingénieur
39:59la main dans le sac
40:00les agents fédéraux
40:01ont installé
40:01une caméra
40:03c'est ça
40:04derrière cet écran
40:05où Al Fosan
40:06avait placé lui
40:07son micro
40:08et bingo
40:09lundi dernier
40:10l'ingénieur est filmé
40:10en train de regarder
40:11derrière cet écran
40:13il est filmé par la caméra
40:14placée par le FBI
40:15un autre système
40:17d'enregistrement
40:17est aussi retrouvé
40:18lui dans son sac
40:19quatre jours plus tard
40:20il est donc licencié
40:22et arrêté par les enquêteurs
40:23non pas pour espionnage
40:25à ce stade
40:25mais pour interception
40:26de communication
40:27un délit passif
40:29de cinq ans d'emprisonnement
40:30et 250 000 dollars
40:31d'amende
40:31il est en ce moment
40:32détenu
40:33dans l'attente d'une audience
40:34qui doit avoir lieu
40:35la semaine prochaine
40:36sachant que
40:37les enquêteurs
40:38disposent
40:39d'autres éléments
40:40à charge
40:41contre cet ingénieur
40:42ils se sont rendus compte
40:43qu'Al Fosan
40:43avait utilisé
40:44une intelligence artificielle
40:46pour obtenir des informations
40:47sur le bâtiment
40:48sur les salles de réunion
40:49sur les agendas
40:50du personnel
40:51un autre agent IA
40:52a aussi été utilisé
40:55il est lié
40:56à un compte
40:56au nom de sa compagne
40:57et il a servi
40:59à avoir des informations
40:59sur la fabrication
41:00d'enregistreurs audio
41:02mais aussi sur le chiffrement
41:03de cartes mémoires
41:04c'est donc que le début
41:06de ces investigations
41:07d'autant qu'Al Fosan
41:08a auparavant
41:09travaillé chez d'autres géants
41:10de la tech
41:10chez Meta
41:11Microsoft
41:12SAP
41:12il va donc falloir
41:13éplucher son parcours
41:14afin de voir
41:15s'il n'y a pas eu d'autres cas
41:16oui parce que ça fait beaucoup
41:17et cet événement
41:18il est pris très très au sérieux
41:19ah oui très au sérieux
41:20par le procureur de Californie
41:21qui insiste sur le fait
41:22que c'est une question
41:23de sécurité nationale
41:24d'autant que Washington
41:25a fait de la suprématie
41:26américaine
41:28en intelligence artificielle
41:29une priorité
41:30depuis l'été dernier
41:31un peu plus tôt cette année
41:32on a eu un autre cas
41:34un ancien ingénieur
41:35de Google
41:35qui a été reconnu coupable
41:37d'avoir volé
41:37des secrets de l'entreprise
41:39liés à l'IA
41:39en 2024
41:40alors qu'il travaillait
41:41en parallèle
41:42pour deux sociétés chinoises
41:43les entreprises américaines
41:45et l'administration
41:46travaillent donc
41:46en ce moment
41:47d'arrache-pied
41:48à renforcer la sécurité
41:49pour limiter au maximum
41:50ces risques
41:51d'espionnage industriel
41:52liés à l'IA
41:53merci beaucoup
41:54Erwan Maurice
41:55on en vient
41:56on part en Russie
41:57à présent
41:58avec un centre de données
41:59de Sperbank
42:00la plus grande banque
42:01publique russe
42:02qui a été visée
42:03cette nuit
42:04par une attaque
42:04de drones ukrainiens
42:05la banque assure
42:06que tous ses systèmes
42:07et services
42:07fonctionnent normalement
42:08mais cette nouvelle frappe
42:09s'inscrit dans une série
42:11d'attaques
42:11contre les infrastructures
42:13numériques russes
42:14depuis le 8 octobre
42:15plusieurs centres de données
42:17de Yandex
42:18l'équivalent du Google russe
42:20ont également été pris
42:21pour cible
42:22avec de lourdes conséquences
42:23pour l'économie
42:24Valentina Deby
42:25Et oui Stéphanie
42:26parce que Yandex
42:27ce n'est plus seulement
42:28le Google russe
42:29c'est aussi devenu
42:29le Uber
42:30l'Amazon
42:31le Google Pay
42:32et même l'Open AI russe
42:34puisque depuis 10 ans
42:35le Kremlin cherche à construire
42:36un Internet souverain
42:37avec une stratégie
42:38qui a concentré
42:40une grande partie
42:41des services numériques
42:41autour de ce fameux Yandex
42:43Résultat
42:44depuis ce week-end
42:45les Russes rencontrent
42:46des difficultés
42:46pour accéder
42:47à leur messagerie
42:48à leur fichier professionnel
42:49ou même simplement
42:50pour réserver un taxi
42:51les utilisateurs
42:52de Yandex Pay
42:53qui est donc l'équivalent russe
42:54d'Apple Pay
42:55ont vu leurs soldes bancaires
42:57disparaître de l'application
42:58à Moscou aussi
42:59certains habitants
43:00n'ont pas pu accéder
43:01à leur immeuble
43:03puisque les portes d'entrée
43:04étaient gérées
43:05par une entreprise
43:05qui dépend d'infrastructures
43:07directement liées à Yandex
43:08et les conséquences
43:09elles viennent bien au-delà
43:11des particuliers
43:12les entreprises russes
43:13aujourd'hui craignent
43:13d'avoir perdu
43:14des années de données
43:15c'est le cas par exemple
43:17d'Alyinova Zyganova
43:18qui est donc à la tête
43:19d'une agence de voyage russe
43:20et qui a témoigné
43:21sur les réseaux sociaux
43:22au bord des larmes
43:23et elle dit dans cette vidéo
43:25j'ai perdu un site internet
43:26que je possédais
43:27depuis 10 ans
43:28toutes mes bases de données
43:29les photos
43:30et les avis
43:30ont probablement disparu
43:32et rapidement
43:32ces attaques
43:33elles ont aussi eu des conséquences
43:34sur l'activité
43:35des bottes russes
43:36exactement
43:36en tout cas
43:37c'est ce que certains observateurs
43:39ont cru constater
43:40puisque selon les données
43:42de l'entreprise américaine
43:43Cloudflare
43:44le trafic automatisé
43:45provenant du réseau de Yandex
43:47a chuté
43:47de 94%
43:49après les frappes
43:50par rapport
43:51à la seconde moitié
43:52du mois de septembre
43:52c'est un chiffre
43:53qui a donc été
43:54largement repris
43:55sur les réseaux sociaux
43:56puisque certains internautes
43:57affirment avoir constaté
43:59une baisse de publication
44:00pro-Trump aux Etats-Unis
44:01et pro-AFD en Allemagne
44:03le président ukrainien
44:04Volodymyr Zelensky
44:05a lui-même affirmé sur X
44:07que les réseaux sociaux
44:08étaient devenus
44:08moins hostiles
44:09depuis ces frappes
44:10mais attention
44:11à ce que mesurait
44:12l'allèlement Cloudflare
44:13parce qu'un bot
44:14c'est un programme informatique
44:15qui exécute
44:18automatiquement
44:19des tâches sur Internet
44:19donc il y en a certaines
44:21qui servent
44:21à diffuser massivement
44:22des contenus
44:23notamment
44:23de la désinformation
44:25mais il y en a d'autres
44:26qui sont parfaitement légitimes
44:27puisqu'ils parcourent
44:28les sites web
44:29pour alimenter
44:29les moteurs de recherche
44:30comme Google
44:31ou comme Yandex
44:32or le graphique
44:33de Cloudflare
44:34ne permet pas
44:34de distinguer
44:35ces différents usages
44:36il est donc impossible
44:37à ce stade
44:38d'affirmer
44:38que les frappes ukrainiennes
44:39ont réellement réduit
44:40l'activité des bots
44:41pour la désinformation russe
44:43Merci beaucoup Valentine Hadby
44:45restez avec nous
44:45dans un instant
44:46par au Canada
44:55On poursuit le 18h éco
44:57à l'international
44:58avec le Canada
44:58qui choisit la France
44:59pour ouvrir un bureau
45:00d'exportation et de développement
45:02Ottawa veut accélérer
45:03ses relations économiques
45:04avec l'Union Européenne
45:06face à l'imprévisibilité
45:08de Donald Trump
45:08et alors que plus des trois quarts
45:10des exportations canadiennes
45:11sont destinées aux Etats-Unis
45:13Ottawa se tourne donc
45:14vers l'UE
45:15qui vient d'en faire un membre associé
45:17une première
45:18Bonsoir Alexandre Faria
45:19Vous êtes vice-président
45:22du bureau exportation
45:23et développement du Canada
45:24Est-ce que c'est le conflit
45:25avec les Etats-Unis
45:26et Donald Trump
45:27qui pousse le Canada
45:28à se rapprocher
45:28de l'Union Européenne ?
45:29Premièrement
45:30merci de m'inviter
45:31sur votre plateau
45:31c'est ma première française
45:33comme interview
45:34alors merci
45:35Bon écoutez
45:36le marché américain
45:38a toujours été
45:39un marché très porteur
45:40pour les exportateurs canadiens
45:43c'est sûr qu'on parle
45:44de diversification
45:45depuis plusieurs années
45:47et puis là
45:47c'est sûr que
45:48les événements
45:49ont fait en sorte
45:49que les gens
45:50sont plus à l'écoute
45:51alors oui
45:53disons qu'il y a un lien
45:54mais c'est pas uniquement
45:56pour ça
45:56Alors ce bureau
45:57c'est quoi ?
45:58C'est un bureau destiné
45:59à favoriser
46:01les exportations
46:02pour les entreprises
46:04canadiennes
46:04et inversement
46:05c'est ça ?
46:06Oui
46:06Bon
46:07EDC
46:07ce qu'on fait
46:08c'est qu'on aide
46:08les entreprises
46:11canadiennes
46:11à exporter
46:12à investir
46:12à l'étranger
46:13et on leur donne
46:14du support financier
46:16d'assurance
46:16de cautionnement
46:17alors pour qu'ils aillent
46:18s'implanter soit
46:19en France
46:20ou aux États-Unis
46:21alors on les supporte
46:23dans leur croissance
46:24à l'exportation
46:25alors le bureau
46:26ici en France
46:26c'est un bureau
46:28de représentation
46:29alors on essaie
46:30de jumeler
46:30les entreprises françaises
46:31avec les entreprises
46:32canadiennes
46:33Pourquoi Paris
46:34et pas Berlin
46:35ou notre capitale
46:36européenne ?
46:37Bon
46:37avant
46:38je vais vous donner
46:38un petit historique
46:39on couvrait le marché français
46:41à partir de l'Angleterre
46:42on avait un bureau
46:43à Londres
46:43alors on avait des employés
46:45qui couvraient le marché français
46:46et puis dans notre stratégie
46:48de 10 ans
46:48on s'est dit
46:49bon on veut se rapprocher
46:50des pays qui sont importants
46:51dans le marché européen
46:52alors c'est pour ça
46:54qu'on est ici aujourd'hui
46:55ça fait partie
46:56de notre plan
46:58Il y a un accord
47:00économique
47:00et commercial
47:01global
47:02qui a été signé
47:02en 2016
47:03entre l'Union européenne
47:04et le Canada
47:05il s'applique depuis
47:07uniquement de manière
47:08provisoire
47:09parce que certains pays
47:10ne l'ont pas ratifié
47:11c'est le cas de la France
47:13malgré tout
47:14vous venez en Europe
47:15et surtout en France
47:17installer ce bureau
47:18c'est pour faire accélérer
47:19les choses ?
47:19Oui
47:20il faut comprendre
47:21que malgré que la France
47:22n'a pas ratifié
47:23quand même
47:24il y a 90%
47:25des choses qu'on fait
47:26avec la France
47:26qui rentrent dans l'entente
47:29alors non
47:30il n'y a pas d'enjeu
47:30de ce côté-là
47:31et puis les Français
47:32bénéficient beaucoup
47:33aussi de cette entente-là
47:34parce que vous vendez
47:35deux fois plus
47:36que nous on vend
47:37en France
47:38alors il y a quand même
47:39cette entente-là
47:40fonctionne bien
47:41l'entente fonctionne bien
47:42du côté de la France
47:44du côté du Canada aussi
47:45il y a une volonté
47:46de rééquilibrer aussi
47:47les relations commerciales ?
47:48à vrai dire
47:49ce qu'on recherche
47:50au Canada
47:51c'est vraiment
47:51d'avoir des partenariats
47:52sur des choses
47:53qu'on a l'expertise
47:55alors il y a
47:56beaucoup d'investissement
47:57qui se fait
47:57de la France
47:58versus le Canada
47:59beaucoup d'investissement
48:00qui se fait aussi
48:00du Canada vers la France
48:02alors l'acquisition
48:03l'entreprise
48:04ou être partie prenante
48:07d'un secteur
48:08et puis que l'écosystème
48:11se rapproche
48:12alors depuis 2017
48:14donc depuis ce traité
48:15les échanges bilatéraux
48:16de biens
48:16entre la France
48:18et le Canada
48:18ont augmenté
48:19de 75%
48:20même plus 97%
48:22pour les échanges
48:23de services
48:24qu'est-ce que le Canada
48:25peut apporter
48:26à l'Union Européenne
48:27aujourd'hui ?
48:28Bon, il y a des secteurs
48:29qui sont prioritaires
48:30pour la France
48:31des secteurs
48:32qui sont communs
48:33avec nous
48:33on a une expertise
48:35dans certains champs
48:36d'expertise
48:37la défense
48:40le clean tech
48:41excusez-moi
48:41le mot français
48:42ne me vient pas
48:43il y a certains secteurs
48:45qu'on cible
48:45où on peut apporter
48:46une valeur ajoutée
48:47et puis c'est là
48:48où on veut voir
48:49avec les entreprises françaises
48:51comment qu'on peut
48:52mettre tout le monde
48:52ensemble
48:53et puis faire des affaires
48:55Dans l'énergie aussi
48:57la France
48:58a besoin d'énergie
49:00elle cherche
49:00à diversifier
49:01ses sources
49:01d'approvisionnement énergétique
49:03et le Canada
49:04est riche en GNL
49:06notamment
49:07Oui, tout à fait
49:07tout à fait
49:09par contre
49:09depuis plusieurs années
49:11on le vendait
49:12vers le sud
49:13vers les États-Unis
49:14et puis là
49:15on essaie
49:16de trouver
49:16d'autres débouchés
49:17alors c'est clair
49:18qu'on regarde
49:19d'autres alternatives
49:21pour diversifier
49:21dans le fond
49:22nos ventes
49:22de ce côté-là
49:23qu'est-ce que
49:24au-delà de l'énergie
49:26qu'est-ce que le Canada
49:27peut apporter
49:27à la France
49:28ou à l'Union européenne
49:29Bien, on a
49:31des expertises
49:32en intelligence artificielle
49:33je sais que c'est
49:34un sujet de l'heure
49:35ici en France
49:38les entreprises françaises
49:39veulent se mettre à jour
49:41alors on a
49:42des champs d'expertise
49:43qu'on peut amener
49:44à la table
49:45et qu'on pense
49:46qu'on est capable
49:47de faire
49:48un partenariat
49:49et puis
49:50que ça soit durable
49:51alors on ne veut pas
49:51nécessairement
49:52prendre la part
49:53de marché
49:54des entreprises françaises
49:55loin de là
49:56on veut travailler
49:57avec eux
49:57ou ça fait du sens
49:59Oui
50:00comme lesquels
50:01par exemple
50:01quel secteur
50:02serait vraiment porteur
50:04pour la relation bilatérale
50:05L'aéronautique
50:06si je prends
50:07par exemple
50:08l'aéronautique
50:08bon on a
50:09des grandes sociétés françaises
50:11qui font affaire
50:11au Canada
50:13qui ont acquéri
50:13des entreprises
50:14au Canada
50:15et on fait de même
50:16aussi de notre côté
50:17on est quand même
50:18bon on n'est pas
50:20la France
50:20côté aéronautique
50:21mais quand même
50:21on a une expertise
50:22alors on a des joueurs
50:23qui sont importants
50:24qui ont acquéri
50:25des entreprises
50:26ici en France
50:27et puis
50:27bon on fait
50:29fructifier
50:30ces entreprises là
50:30Alors le mois dernier
50:32Marc Carnet
50:33était accueilli
50:33à Bruxelles
50:34où Ursula von der Leyen
50:35a offert au Canada
50:36un statut spécial
50:37celui de premier membre
50:39associé de l'Union européenne
50:41un sommet entre le Canada
50:42et l'Union européenne
50:43est prévu
50:43à la fin du mois
50:45ce sera à Montréal
50:47est-ce qu'il y a
50:47de nouvelles avancées
50:48qui sont attendues
50:49lors de cette rencontre
50:51je ne sais pas
50:53tout ce que je sais
50:54c'est qu'il y a
50:55un rapprochement
50:55entre le Canada
50:57et les pays de l'Europe
50:59ça se voit
51:00ça se sent
51:00quand on regarde
51:01nous les entreprises
51:02ce qu'ils nous disent
51:04plus de
51:06une entreprise
51:06sur trois
51:07regarde
51:08à exporter
51:09vers l'Europe
51:09dans les deux prochaines années
51:10et le pays
51:12qui revient
51:12le plus souvent
51:13c'est la France
51:14alors la France
51:15est quand même
51:17une économie
51:18où il y a
51:19de l'intérêt
51:19au Canada
51:20malgré l'instabilité politique
51:22l'instabilité budgétaire
51:24et il y en a d'autres encore
51:25mais je ne vais pas
51:26tout citer
51:27bon ben écoutez
51:28c'est pas une situation
51:29la situation française
51:30ne vous inquiète pas
51:31d'un point de vue extérieur
51:32non ben
51:34mon rôle
51:35auparavant
51:35j'étais en charge
51:36du Québec
51:37pour EDC
51:38et puis on dessert
51:40des entreprises
51:40être entrepreneur
51:41c'est pas un fleuve tranquille
51:43alors il y a toujours
51:44des obstacles
51:44alors les entrepreneurs
51:45qui exportent
51:47ils vont toujours
51:48trouver les opportunités
51:49malgré
51:50qu'il y a des choses
51:51qui des fois
51:52qui hors de leur contrôle
51:53alors non
51:54le marché français
51:55est quand même
51:55un marché important
51:56le deuxième
51:57dans l'Union Européenne
51:58vous avez des grands industriels
52:00les entreprises canadiennes
52:01voient ça
52:02ils voient
52:02qu'ils peuvent faire
52:03des bonnes affaires ici
52:05et puis ils sont prêts
52:06à investir
52:06alors c'est
52:07qu'est-ce qu'ils nous disent
52:07et on terminera
52:08sur cette bonne nouvelle
52:09merci beaucoup
52:09Alexandre Faria
52:11je rappelle que vous êtes
52:11vice-président d'exportation
52:13et développement
52:14de Canada
52:15dans un instant
52:16sur BFM Business
52:16c'était Kenco
52:17présenté par François Sorel
52:18à demain
52:20le 18h éco
52:22sur BFM Business
52:23BFM Business
52:24BFM