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  • il y a 17 minutes
Ce mardi 3 novembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:06Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat.
00:13A la une de ce, mardi 3 novembre, ce sont les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
00:17Les bureaux de vote sont ouverts depuis midi, heure française.
00:21Les Américains sont appelés à renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.
00:25Les démocrates pourraient l'emporter dans les deux chambres.
00:28Alors quelles conséquences sur l'économie américaine, sur la politique étrangère menée par Donald Trump ?
00:33On sera en direct de Washington dans un instant et à 18h45 avec l'avocat Olivier Piton.
00:39En France, les patrons ont le blues.
00:4292% des chefs d'entreprise sont pessimistes pour ces prochains mois.
00:47Selon le tout dernier baromètre annuel ARC, Denis Lebossé, son président, sera sur ce plateau dans un instant.
00:55Et puis le salon Euronaval a ouvert ses portes à Villepinte aujourd'hui.
00:58Alors que l'industrie navale militaire est face à une véritable révolution dans un contexte de réarmement mondial,
01:05les industriels doivent désormais relever un double défi,
01:08produire davantage de navires de guerre et s'adapter à des technologies qui évoluent à toute vitesse.
01:15On verra ça dans une demi-heure.
01:19Mais d'abord, on prend la direction des Etats-Unis pour les élections de mi-mandat.
01:24Les Américains votent donc pour renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.
01:29Plus de 58 millions d'entre eux ont voté par anticipation à travers le pays sur 250 millions de votants
01:36au total.
01:36Un record pour les mi-termes.
01:38On retrouve notre correspondant à Washington, Axel Monnier.
01:42Mais Axel, est-ce qu'il faut s'attendre à une vague bleue, c'est-à-dire une vague démocrate
01:46?
01:49Oui, en ce jour d'élection, ce sont les démocrates qui ont le vent en poupe.
01:52Tout laisse croire qu'il pourrait y avoir une vague bleue.
01:55Les sondages des candidats particulièrement populaires dans plusieurs Etats.
01:59Les thématiques comme l'inflation et la guerre en Iran.
02:02Et puis évidemment, le rejet de Donald Trump.
02:04Le président qui lui a choisi de faire de ses élections un référendum sur sa personne.
02:09C'est un très gros risque parce qu'il pourrait d'abord, évidemment, perdre la majorité dans les deux chambres.
02:14Ensuite, il pourrait se retrouver affaibli politiquement et avec des enquêtes et des auditions contre son administration menées par les
02:21démocrates majoritaires.
02:23Alors tout va se jouer dans plusieurs Etats-clés dont certains sont très surprenants.
02:27Comme par exemple le Kansas qui n'a pas élu de sénateur démocrate depuis 1932.
02:31C'est dire l'ampleur de cette vague bleue qui pourrait arriver ici au Congrès.
02:37Mais attention, il faut garder la plus grande prudence parce que depuis plusieurs années, depuis l'arrivée de Donald Trump
02:42dans l'arène politique états-unienne,
02:44on a vu que les sondeurs avaient beaucoup de mal à calculer le vote MAGA, le vote Donald Trump, qu
02:49'il avait été largement et souvent sous-estimé.
02:52Axel Monnier depuis Washington.
02:54Des élections de mi-mandat qui voient les démocrates donc plutôt bien placés dans les sondages pour reprendre le contrôle
03:00de la Chambre des représentants aux Républicains.
03:02La course est très serrée en revanche pour le Sénat. Et du point de vue des marchés, cette alternance est
03:06plutôt bienvenue Alexandre Apagé.
03:10Historiquement, l'impasse politique assure de solides rendements aux investisseurs aux Etats-Unis.
03:14Sous un président républicain et un congrès divisé, les actions américaines ont progressé en moyenne de 13,7% par
03:21an depuis 1950.
03:23Les bons côtés du statu quo, explique Bastien Dru, économiste chez CPR Asset Management.
03:28Il ne peut pas y avoir de changement de fiscalité, il ne peut pas y avoir de changement finalement dans
03:32les dépenses publiques.
03:34Et on est un peu bloqué sur les situations budgétaires. Donc de ce point de vue-là, il ne devrait
03:38pas se passer grand-chose.
03:40En revanche, Donald Trump risque de se replier sur les pouvoirs qui lui resteront et d'intervenir notamment sur l
03:45'Iran ou les droits de douane.
03:47Et de faire du Trump, selon Frédéric Janta, partenaire chez Azura.
03:50On va avoir un monde d'autant plus complexe. Le Sénat est élu le 4 novembre, mais il entre en
03:58fonction en janvier.
04:00Pour moi, on arrive en termes géopolitiques, en termes d'énergie, en termes de tech, dans les deux mois de
04:04tous les dangers où le Trumpisme va s'accélérer avant peut-être de s'affaisser en janvier.
04:09L'autre grande question pour les investisseurs concerne les entreprises de la tech américaine.
04:14Les démocrates pourraient infléchir leur expansion à marche forcée, voulue par Donald Trump.
04:19Et on va continuer à parler de ces élections demi-mandat. Des conséquences sur l'économie à 18h15 dans le
04:25débat sur BFM Business.
04:27On sera aussi en direct de Washington à 18h45 avec Olivier Piton, avocat en droit civil aux Etats-Unis.
04:34Puis notez demain sur BFM Business une matinale spéciale dès 6h avec les analyses en direct des premiers résultats.
04:43Retour en France où le plafond du Livret A va être relevé afin de financer les prêts promis dans le
04:49cadre du plan lycée.
04:51Déclaration de Sébastien Lecornu.
04:52Aujourd'hui à l'Assemblée nationale, le nouveau plafond entrera en vigueur en février et pourrait grimper jusqu'à 30
05:00000 euros.
05:00Tout cela n'est pas encore totalement arbitré, explique le Premier ministre.
05:05On va le faire au mois de février en même temps que la mise à jour du taux qui lui
05:11aussi sera amenée à augmenter.
05:13Il y a encore une dernière concertation, un travail à faire avec la place bancaire, avec Bercy et avec la
05:19Caisse des dépôts.
05:20Pour une fourchette entre 25 et 30 000 euros, c'est le ministre Lescure qui précisera ça dans les semaines
05:26qui viendront.
05:26Ça nous permettra justement de mobiliser l'épargne des Français avec la même liberté, avec les mêmes logiques aussi de
05:34défiscalisation.
05:35Parce que par définition, il n'y a pas de prélèvement sur le Livret A.
05:38Et tout cela évidemment va participer aussi à nos enjeux de souveraineté.
05:42Dans le secteur du commerce, GIFI est placé en retracement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse.
05:48L'enseigne a multiplié les difficultés sur un marché devenu très concurrentiel.
05:52Hélène Cornet, c'est un exemple de plus de la descente aux enfers de certains commerces.
05:57Oui, et les causes sont multifactorielles, comme d'habitude.
06:01Les problèmes de GIFI ont commencé il y a trois ans avec le changement d'un logiciel de gestion en
06:06interne
06:07qui a vraiment perturbé l'approvisionnement en magasin des achats jusqu'au stock
06:12avec des répercussions directes et durables sur le chiffre d'affaires, résume le tribunal de commerce dans sa décision.
06:20Mais GIFI subit également la concurrence d'autres enseignes.
06:23On connaît Action par exemple, ou des plateformes chinoises.
06:26Et puis on le sait moins, mais GIFI est très dépendant en fait des produits saisonniers,
06:32très dépendant de la météo.
06:34Ça représente la moitié de son chiffre d'affaires.
06:36Et les conditions météo ont été défavorables depuis deux ans selon les magistrats.
06:41Résultat, toutes ces difficultés ont fait plonger le groupe dans le rouge
06:46avec une perte de 100 millions d'euros l'an dernier.
06:48Le chiffre d'affaires, lui, est passé sous la barre du milliard.
06:52Et le coup de massue est venu cet été avec une dégradation brutale de l'activité
06:56qui a vraiment touché tout le marché des produits maison.
07:00Évidemment, GIFI n'a pas été épargné.
07:02S'ouvre désormais une période d'observation, donc de six mois,
07:05pour voir si on poursuit ou non l'activité.
07:07GIFI, c'est un peu plus de 500 magasins en France,
07:096 000 salariés, reprise partielle ou vente à la découpe.
07:13C'est un peu les deux options envisageables pour l'ex-roi du bazar.
07:18Et c'est une enseigne de plus dans la tourmente, Hélène.
07:20Voilà, je ne vais pas vous faire la liste des enseignes
07:23qui ont mis la clé sous la porte depuis quelques années,
07:26essentiellement dans le secteur de la mode accessible,
07:29la halle, camailleuse, sans marina, André, Jennifer, etc.
07:32C'est une véritable hécatombe qui s'explique par un effet ciseau.
07:36D'un côté, une baisse de la fréquentation et de la consommation
07:40en raison du pouvoir d'achat des clients.
07:43Et puis de l'autre, des charges toujours plus lourdes
07:45entre les loyers, les coûts de l'énergie.
07:47Et puis il y a eu la crise Covid, les PGE,
07:50et aussi le rouleau compresseur de l'Ultra Fast Fashion
07:54et les sortes de la seconde main.
07:56Et bien souvent, enfin, elles ont loupé le virage du numérique
07:59et tardé à se renouveler.
08:01– Merci Hélène Cornet.
08:03Les patrons, eux, ont le blues.
08:05Selon le tout dernier baromètre annuel ARC,
08:0792% des chefs d'entreprise sont pessimistes pour ces prochains mois.
08:12Bonsoir Denis Lebossé.
08:13– Bonsoir.
08:13– Vous êtes le président du cabinet ARC.
08:16Est-ce que c'est la première fois que vous mesurez
08:18un tel niveau de pessimisme ?
08:20– Oui, notre baromètre a 15 ans
08:21et c'est la première fois que nous atteignons ce pessimisme.
08:24Et aujourd'hui, 89% des entreprises
08:27n'entrevoient pas de hausse de leur activité
08:29au cours des prochains mois.
08:31Et énormément d'entreprises envisagent une détérioration
08:33de la situation économique française
08:35et limitent leurs investissements.
08:38– Ça veut dire que même la perspective
08:39des élections présidentielles ne rassurent pas,
08:41ne sont pas de nature à rassurer les chefs d'entreprise ?
08:45– Eh bien oui, 63% des chefs d'entreprise
08:49ne sont pas rassurés par la nouvelle,
08:52les prochaines élections qui pourraient permettre
08:55de retrouver une certaine dynamique.
08:57et c'est vrai que l'offre politique
08:59n'est peut-être pas encore aujourd'hui aboutie
09:01et on attend encore quelques mois
09:03avant de pouvoir se prononcer.
09:06– Et dans ces 92% des chefs d'entreprise pessimistes,
09:10il y a l'instabilité politique,
09:12il y a l'avenir, oui, l'élection présidentielle,
09:14c'est encore flou,
09:16mais il y a aussi l'instabilité politique
09:19que l'on connaît depuis 2024.
09:20C'est ça aussi qui joue, qui pèse beaucoup ?
09:22– C'est ça et cette fameuse dissolution,
09:26très hasardeuse d'ailleurs au demeurant,
09:27puisque depuis, on passe de budget
09:30en changement de gouvernement,
09:34changement de ministre,
09:35on est dans l'incertitude,
09:37les chefs d'entreprise sont dans l'incertitude.
09:39Et en fait, les chefs d'entreprise
09:41ont besoin de confiance.
09:42– Et de stabilité.
09:43– Et de stabilité pour investir,
09:46recruter, développer de nouvelles activités,
09:48ils ne demandent que ça.
09:49Et depuis 2024, c'est l'incertitude,
09:52et même avant, ils ont dû supporter
09:54la crise ukrainienne, la crise de l'énergie,
09:57l'augmentation du coût des matières premières.
09:59Enfin, ils supportent des crises depuis plusieurs années,
10:01vous avez évoqué fort justement la crise Covid,
10:04ils ont été largement soutenus par le PGE,
10:07mais certes, il a fallu le rembourser, ce PGE,
10:10et parallèlement, ce remboursement est intervenu
10:14en plein choc avec les différentes crises successives
10:16qui se sont additionnées, dont la dissolution de 2024.
10:21– Est-ce que toutes les entreprises
10:24sont logées à la même enseigne ?
10:26Est-ce que ça touche davantage, ce pessimisme,
10:30les petites structures que les grands groupes
10:32qui ont peut-être les reins un peu plus solides ?
10:35– Alors, il est évident aujourd'hui que,
10:38et ce qui a été rappelé par la personne tout à l'heure,
10:42que vous avez des grands groupes qui se retrouvent
10:44dans une situation qui les amène à,
10:46un dépôt de bilan, un redressement judiciaire,
10:48une équidation judiciaire, bien souvent parce que,
10:51malheureusement, ces grandes sociétés
10:52n'ont pas suffisamment anticipé les mutations,
10:55et puis, ils ne se sont pas placés assez tôt
10:59sous la protection du tribunal,
11:00parce qu'avant le redressement judiciaire,
11:01il y a des procédures qui permettent
11:03d'anticiper la restructuration de l'entreprise.
11:10Mais le grand, le flot de TPE et de PME
11:13qui, aujourd'hui, sont largement sous-dimensionnés,
11:17manque souvent de fonds propres.
11:18C'est vrai qu'on a laissé penser que l'on pouvait
11:19créer une entreprise avec un euro de capital.
11:23– Ça, c'était une erreur ?
11:24– Ben, non.
11:26Si vous voulez, pour les auto-entrepreneurs,
11:28c'est très bien, mais quand on veut structurer
11:30une entreprise, organiser une entreprise,
11:32il faut un minimum de capital,
11:33de fonds propres, pour donner la confiance
11:36aux banques et aux assureurs crédits,
11:38qui vont garantir vos fournisseurs.
11:41Et aujourd'hui, trop d'entreprises,
11:43trop d'entreprises françaises,
11:44si on aime se comparer à l'Allemagne,
11:46si on se compare à l'Allemagne,
11:47trop d'entreprises françaises sont sous-capitalisées.
11:49Et manque de fonds propres,
11:51les banques ne les suivent pas
11:54et les assureurs crédits ne les garantissent pas.
11:57Donc, elles doivent payer comptant leurs fournisseurs
11:59sans pouvoir faire appel au concours bancaire.
12:03Donc, la seule variable d'ajustement,
12:06c'est d'allonger les délais de paiement.
12:07Et 83% des entreprises allonger délais de paiement
12:11comme variable d'ajustement.
12:13Et là, on atteint un record.
12:14Et là, on atteint un record.
12:15Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
12:1768% des dépôts de bilan
12:20concernent des entreprises
12:22dont le capital est inférieur à 10 000 euros.
12:26Et c'est une erreur,
12:27pour moi, c'est une erreur, oui,
12:29de laisser penser aux entrepreneurs
12:30qui peuvent créer une entreprise
12:32sans capital.
12:33Un auto-entrepreneur peut créer une entreprise
12:35avec un euro de capital, c'est pas gênant.
12:38Merci beaucoup, Denis Lebossé.
12:40Je rappelle que vous êtes le président
12:41du cabinet ARC.
12:42Parmi les motifs de déprime
12:44chez les entrepreneurs,
12:45il y a la pression fiscale
12:46sans montant d'abord
12:47plus de 1 305 milliards d'euros d'impôts
12:50en 2025,
12:51soit près de 44% du PIB.
12:54Mais ce n'est pas tout.
12:55D'après une étude de la Fondapol,
12:57les prélèvements obligatoires en France
12:58sont aussi et surtout mal pensés.
13:01Margot Faudéré.
13:02Oui, selon la Fondapol,
13:03le système fiscal français s'est éloigné,
13:05je cite,
13:06de l'optimum économique,
13:08c'est-à-dire qu'idéalement,
13:09dans la théorie économique,
13:10il faudrait un impôt
13:11qui frappe une assiette large
13:13mais à des taux modérés,
13:14sauf que ça n'est pas
13:15ce que l'on observe en France.
13:16Selon l'étude,
13:17la France, elle,
13:18surtaxe une partie
13:19de la sphère économique,
13:20à savoir les facteurs de production.
13:22En témoigne la surtaxe d'IS
13:24sur les grandes sociétés
13:25ou la CDHR,
13:26la contribution différentielle
13:28sur les hauts revenus
13:28qui frappe de fait le capital.
13:30Le problème de ces impôts,
13:32selon l'étude,
13:33c'est qu'il pèse énormément
13:33sur l'investissement
13:34et sur la compétitivité
13:36des entreprises
13:36et à l'inverse,
13:38la fiscalité en France
13:39repose de moins en moins
13:40sur la consommation.
13:41Il suffit de regarder,
13:42je cite,
13:43le recul de la part de la TVA
13:45dans l'ensemble
13:46des prélèvements obligatoires.
13:48Et alors,
13:48l'autre grand problème
13:49pointé du doigt
13:49par ce rapport,
13:51ce sont les prélèvements
13:51présentés comme temporaires
13:53mais qui sont,
13:53on le sait,
13:54souvent prolongés.
13:55Absolument.
13:55Et d'ailleurs,
13:56il existe des exemples antérieurs
13:58au quinquennat
13:58d'Emmanuel Macron
13:59et aux impôts
14:00que je viens de citer
14:01qui sont repris par l'étude.
14:02On pourrait par exemple ajouter
14:02la CEHR,
14:04c'est la contribution exceptionnelle
14:05sur les hauts revenus
14:06qui avait été mise en place
14:08en 2011
14:08par Nicolas Sarkozy.
14:10Le problème,
14:11selon Victor Fouquet,
14:12qui est professeur
14:13à l'université Paris 1
14:15et auteur de l'étude,
14:16c'est que tous ces revirements
14:17ne sont pas sans conséquences.
14:19Écoutez.
14:20On voit,
14:21il y a un stop and go,
14:21des zigzags permanents
14:22et ça,
14:23cette instabilité-là
14:24a des coûts économiques
14:26extrêmement importants
14:27et fonctionnent
14:28comme des impôts
14:28cachés
14:29sur l'investissement.
14:30Que préconise
14:32la Fondapol,
14:32Margot ?
14:33En gros,
14:34taxer moins
14:34si possible,
14:35mais étant donné
14:36le contexte budgétaire actuel,
14:38ça paraît compliqué,
14:39alors au moins,
14:39il faut taxer mieux
14:40et la première réforme
14:42à mener,
14:42selon la Fondapol,
14:44c'est de rééquilibrer
14:45justement la balance
14:46entre les impôts de production
14:47et les taxes
14:47sur la consommation.
14:48Concrètement,
14:49la Fondapol appelle
14:50à relever le taux normal
14:51de la TVA
14:52qui est aujourd'hui
14:53parmi les niveaux
14:54les plus faibles en Europe
14:55et donc de le ramener
14:56aux alentours de 22%,
14:57qui est la moyenne européenne.
14:59Cette mesure
15:00aurait l'avantage
15:01de ne pas trop
15:01perturber les décisions
15:03d'investissement
15:03et selon l'auteur
15:04de l'étude,
15:05elle permettrait aussi
15:06de dégager 15 milliards
15:07d'euros de rendement net.
15:08Et puis,
15:09en plus de ce taux normal,
15:10il faudrait relever,
15:11voire carrément supprimer
15:12le taux intermédiaire
15:14de 10%,
15:15c'est ce qu'explique
15:16Victor Fouquet.
15:18Il concerne des produits
15:19qui sont surconsommés
15:21par les ménages
15:21les plus aisés.
15:22On pourrait ventiler
15:23les biens aujourd'hui
15:24concernés par le taux A10
15:25entre le taux réduit
15:26de 5,5
15:27et le taux normal
15:28nouveau de 22%,
15:28de manière à récolter
15:3010 milliards d'euros
15:31supplémentaires.
15:32Puis,
15:32en parallèle,
15:33selon l'auteur,
15:34il faut reprendre
15:34la suppression
15:35de plusieurs impôts
15:36de production,
15:37par exemple la C3S,
15:38pour redonner de la crédibilité
15:40à la parole publique.
15:41Enfin,
15:42l'étude préconise
15:43la mise en place
15:43d'une règle d'or,
15:44alors non pas budgétaire
15:45comme ce que propose
15:47la candidate
15:47du Ration européen nationale,
15:49mais une règle d'or fiscale
15:50cette fois-ci
15:51pour limiter
15:52le nombre de fois
15:53où on pourrait modifier
15:54des impôts
15:54pendant une législature.
15:56Merci beaucoup Margot.
15:57Faudéré,
15:57tout de suite sur
15:58BFM Business,
15:59le débat.
16:00BFM Business présente
16:05Le 18h écho,
16:07Stéphanie Collot.
16:08C'est l'heure du débat
16:09dans le 18h écho
16:10sur BFM Business
16:11avec Michel Ruymi.
16:12Bonsoir.
16:12Vous êtes économiste
16:14consultant chez
16:14Lévy Capital Partners
16:15et Guillaume Duval.
16:17Bonsoir.
16:18Vous êtes coprésident
16:19du club Maison Commune
16:20et ancien rédacteur en chef
16:22d'Alternative Économique.
16:23Les Américains votent
16:25donc en ce moment même
16:26pour les élections
16:26de mi-mandat.
16:28Un scrutin
16:28qui se déroule
16:29dans un contexte économique
16:31contrasté
16:31avec des prix
16:33très élevés
16:33du carburant.
16:34Le prix du diesel
16:35est passé en un an
16:36de 3,67 dollars
16:37à 6,28 dollars
16:39le galon.
16:40L'inflation progresse
16:42toujours
16:423,7% sur un an
16:44mais la croissance
16:46résiste
16:46attendue à 2%
16:47cette année.
16:48Le taux de chômage
16:49reste modéré.
16:51Est-ce que selon vous
16:52messieurs
16:52les mi-termes
16:53vont avoir
16:55un impact
16:56sur la croissance
16:57économique américaine ?
16:59Michel Ruymi.
17:00Je ne pense pas
17:02parce qu'en fait
17:04elle ne va pas créer
17:05un choc de demande
17:06puisque concrètement
17:07ça ne va pas changer
17:08ni les revenus des ménages
17:10ni les investissements
17:12déjà engagés
17:12ni la politique
17:13de la Fed.
17:13En fait
17:14ça va changer
17:15la capacité
17:16à Washington
17:17à agir
17:18et ce qui va
17:20modérer
17:20et si
17:21éventuellement
17:22le congrès
17:23devient à être
17:24on va dire
17:25divisé
17:26ce qui veut dire
17:27que ça va avoir
17:27de plus en plus
17:28de négociations
17:29pour arriver
17:30à des décisions
17:33et il ne faut pas
17:35oublier
17:35qu'il y a quelques mois
17:36encore
17:37un congrès divisé
17:39c'était le shutdown
17:40et on est arrivé
17:41au shutdown
17:42il n'y avait même pas
17:42de publication
17:43de statistiques
17:44officielles
17:44qui avaient été
17:45pu être fait
17:45donc je pense
17:46que c'est plus
17:48un impact
17:48plus politique
17:50on va dire
17:51d'atténuer
17:53l'impact
17:53de Donald Trump
17:55sur la politique
17:55que sur
17:56je dirais
17:57la conséquence économique.
17:58Guillaume Duval.
18:00Oui alors
18:01pour l'instant
18:02la croissance américaine
18:03est tirée quand même
18:04par une seule chose
18:05pour être clair
18:06c'est l'IA
18:07et les investissements
18:09qui sont liés à ça
18:09c'est plus de la moitié
18:10de l'investissement
18:11américain aujourd'hui.
18:12C'est grâce à ça
18:13que la croissance américaine
18:14résiste au choc énergétique
18:15actuel ?
18:16Oui c'est essentiellement
18:18grâce à ça
18:18et il y a toutes les raisons
18:20de penser que
18:21c'est en réalité
18:22une bulle spéculative
18:24donc le risque
18:26est réel
18:27aux Etats-Unis
18:28en particulier
18:29qu'il y ait un éclatement
18:30de cette bulle spéculative
18:31dans les mois qui viennent
18:32quand je n'en ai
18:33aucune idée
18:33mais ça pourrait bien
18:36avoir un impact majeur
18:37sur l'économie réelle
18:39derrière.
18:40L'autre chose
18:41c'est que
18:41si les démocrates
18:43prennent le contrôle
18:44de tout le Congrès
18:45du Sénat
18:45et de la Chambre des représentants
18:48on va au devant
18:49de trois mois
18:50enfin d'ici que le Congrès
18:52s'installe à nouveau
18:54de crises politiques majeures
18:56probablement
18:57d'affrontements
18:57très violents
18:58entre
19:00les démocrates
19:01d'une part
19:01et Trump
19:02d'autre part
19:02qui risque de vouloir
19:04nier le résultat
19:05des élections
19:05refuser
19:06que tel ou tel sénateur
19:08soit installé
19:08etc.
19:10Donc ça
19:10ça a malgré tout
19:12un impact
19:13économique
19:14sans doute
19:15sérieux
19:16là aussi
19:16en particulier
19:17sur les investisseurs
19:18sur l'incertitude
19:20que cela crée
19:20on le voit bien
19:21malheureusement
19:22en France
19:22actuellement
19:23quand il y a
19:23une crise sociale
19:24et politique majeure
19:25c'est pas favorable
19:26à l'activité économique
19:27Oui parce qu'il peut y avoir
19:29une paralysie
19:30dans les prises
19:31de décisions
19:33Trump a dit
19:34qu'on pouvait
19:35désormais l'appeler
19:35monsieur Véto
19:36si les démocrates
19:38remportaient
19:38ces élections
19:39de mi-mandat
19:39donc il y a un vrai risque
19:42que ça ait des conséquences
19:43sur la croissance
19:44américaine
19:44Oui avec ce qu'on évoquait
19:46déjà tout à l'heure
19:47c'est-à-dire
19:47le risque de shutdown
19:48d'incapacité
19:50à trouver un budget
19:50pour l'an prochain
19:51etc.
19:53Je reprétrai
19:54ce qu'il y a de Guillaume
19:55c'est qu'en fait
19:56on parle de croissance
19:57mais elle n'est pas uniforme
19:58elle n'est que pour quelques-uns
19:59c'est ce qui est très important
20:00C'est ce que j'allais vous demander
20:01à qui profite
20:02la croissance américaine
20:03aujourd'hui ?
20:04Ah bah on va dire
20:06du côté de l'ouest
20:07avec les grandes entreprises
20:08mais ce qu'il faut bien voir
20:10c'est qu'elle n'est pas
20:12également distribuée
20:13donc ce qui veut dire
20:14c'est ça qui est un peu gênant
20:17et il y a un problème
20:18de pouvoir d'achat
20:19qui est en baisse
20:19et qui va
20:20et à mon sens
20:22si je cherchais la formule
20:23je dirais que c'est
20:24le prix de l'essence
20:24qui va voter
20:25et pas forcément
20:26des idées
20:27parce qu'aujourd'hui
20:28et c'est ça qui est
20:29aussi important
20:30dans la décision
20:31des résultats
20:34de cette élection
20:35c'est que le Congrès
20:36éventuellement
20:37aura le budget
20:39donc crédit
20:40plus je dirais
20:42les impôts
20:43mais il ne donnera pas
20:44du pouvoir d'achat
20:45c'est ce qui est aussi
20:45important de croire
20:46et c'est ça qui est important
20:47c'est qu'au-delà
20:49c'est pour ça que je disais
20:50qu'il n'y avait pas
20:51grand chose à attendre
20:52il y aura des conséquences
20:54mais pas autant
20:55importantes qu'on a
20:56parce que
20:56l'exécutif va garder
20:58les tarifs
20:59et la diplomatie
21:00on va dire
21:00notamment de l'énergie
21:01et le Congrès
21:02va gérer le budget
21:03et donc aujourd'hui
21:04les Américains attendent
21:05des efforts
21:06pour le pouvoir d'achat
21:07et donc ça peut
21:08on va rester au-delà
21:10de ce qu'a dit Guillaume
21:11bien sûr
21:11il y aura des tensions
21:12mais pas grand chose
21:14il faudra peut-être
21:14attendre 2027
21:15justement pour
21:17attendre des choses
21:18plus conséquences
21:19Guillaume ?
21:20il y a quand même
21:21aussi d'autres types
21:22d'événements
21:23qui peuvent avoir
21:23un impact majeur
21:24non seulement
21:25sur la croissance américaine
21:26mais sur celle
21:27de tout le monde
21:27c'est si Trump
21:30est coincé
21:31et choisi
21:32pour se relancer
21:33de relancer la guerre
21:35contre l'Iran
21:35par exemple
21:37ça peut avoir
21:38des conséquences
21:39macroéconomiques
21:40majeures
21:41alors indirect
21:42pour les Etats-Unis
21:43puisqu'ils dépendent
21:44beaucoup moins que nous
21:45de cette zone-là
21:46et du pétrole
21:47et du gaz
21:47qui vient de cette zone-là
21:49ils sont quand même
21:49obligés d'importer
21:50du gazole russe
21:52pardon ?
21:53ils sont quand même
21:53obligés d'importer
21:54du gazole russe
21:55donc c'est bien la preuve
21:56que ça a un impact
21:57aussi sur l'économie américaine
21:58sur les prix
21:59en tout cas aux Etats-Unis
22:00ça pourrait relancer
22:02donc là aussi
22:03une vague
22:04d'incertitudes majeures
22:05donc je crois
22:06qu'on est quand même
22:07à la veille
22:08de quelques mois difficiles
22:09non seulement pour les Américains
22:11mais pour tout le monde
22:12Michel Rumi
22:12oui j'ai dit
22:13que le plein d'essence
22:14c'est un indicateur politique
22:15c'est pas qu'une dépense
22:16et en même temps
22:17ce qu'il faut bien voir
22:18c'est que
22:18la hausse du prix du pétrole
22:20bénéficie aussi
22:21aux Etats-Unis
22:22mais c'est les producteurs
22:24qui en bénéficient
22:24mais le consommateur
22:25lui aussi
22:26empathie
22:26parce que
22:27le prix est très élevé
22:28donc après
22:30c'est une question
22:30de proportion
22:31mais ça pose
22:34bien sûr
22:34la question
22:35de ce que j'appelle
22:36la géopolitique
22:37de l'énergie
22:38c'est-à-dire
22:39aujourd'hui
22:40on essaye de faire baisser
22:41le prix
22:41du prix à la pompe
22:43pour justement
22:45on va dire
22:46donner du pouvoir d'achat
22:47en quelque sorte
22:48dans un court terme
22:50mais ça veut dire
22:50néanmoins
22:51qu'il y a quand même
22:51une économie
22:52à deux vitesses
22:53aux Etats-Unis
22:54entre les entreprises
22:55qui investissent dans l'IA
22:57et les ménages aisés
22:58qui peuvent faire face
22:59à l'augmentation
23:00du prix du gazole
23:02et de l'autre
23:02les classes moyennes
23:03et les classes plus populaires
23:05qui elles vraiment
23:06peinent à payer
23:07un plein d'essence
23:09qui ont deux ou trois boulots
23:10pour faire les fins de mois
23:12et qui déjà
23:13depuis des décennies
23:14maintenant
23:14n'ont pas vu
23:16leurs revenus
23:16réellement augmenter
23:18en termes réels
23:19une fois l'inflation déduite
23:20ce qu'il y a
23:21c'est que les Etats-Unis
23:22sont aussi toujours
23:23les Etats-Unis de Trump
23:24sont toujours un pays
23:25qui a 6%
23:26de déficit public
23:273%
23:28de déficit extérieur
23:31Trump n'a rien amélioré
23:33sur ce plan-là
23:34donc un des risques
23:35qui peut se produire
23:36et qui a commencé
23:37déjà à se produire
23:38d'ailleurs
23:38c'est aussi le fait
23:40que le dollar
23:42on commence à se défier
23:43du dollar
23:43on commence à se défier
23:44de la dette américaine
23:46bon la dette française
23:48est passée temporairement
23:49au-dessus de la dette américaine
23:51pour les taux d'intérêt
23:52mais les taux d'intérêt américains
23:53sont déjà très importants
23:55donc s'il y a
23:56une crise politique majeure
23:58dans les prochains mois
23:59ça risque là aussi
24:00de monter
24:01et de monter
24:01dans une situation
24:02qui est déjà très dégradée
24:03pour les Etats-Unis
24:04Michel Rumi
24:05il faut s'attendre
24:06à une explosion
24:06des taux américains ?
24:10La question qui se pose
24:12en fait
24:12c'est qu'il y a
24:12un niveau mondial
24:14une élévation
24:15des taux mondiaux
24:16donc
24:17qui est soutenu
24:18d'abord
24:19par les déficits
24:21on va dire
24:22souverains
24:22et également
24:23en même temps
24:23ce qui va se passer
24:24c'est
24:24comme a rappelé
24:26Guillaume
24:27c'est
24:27les investissements
24:29dans l'IA
24:29qui fonctionnent énormément
24:31donc
24:31quand il y a une forte demande
24:32et une faible offre
24:33forcément les prix augmentent
24:35donc
24:35et là pour l'instant
24:37on est dans l'expectative
24:38de savoir
24:39est-ce que finalement
24:41je dirais
24:41tous ces investissements
24:42vont avoir
24:43un impact
24:44par la suite
24:45sur la productivité
24:46sur l'économie en général
24:47on est
24:48je dirais
24:49au passage du guet
24:49on ne sait pas
24:50ce qui va se passer
24:51c'est que
24:51aujourd'hui
24:53la situation
24:55macroéconomique
24:55au niveau
24:56des états
24:57il y a une dégradation
24:59assez importante
25:00on va dire
25:01de la situation
25:01des finances publiques
25:02et dans ce contexte
25:05c'est toute la difficulté
25:06de savoir
25:07comment on va y arriver
25:08ce que je veux dire
25:09c'est qu'on n'a pas
25:10de solution miracle
25:11pour la conjoncture immédiate
25:13et donc
25:14si tout le monde
25:15se retrouve
25:16sur le marché
25:16à vouloir de l'argent
25:17les taux vont monter
25:18au-delà
25:19je dirais
25:19dans un univers
25:20où rien ne se passe encore
25:22Guillaume Duval
25:23est-ce que
25:25finalement
25:26ça va vraiment
25:27peser sur
25:28l'économie américaine
25:30et l'économie mondiale
25:31qu'un congrès
25:32soit
25:32d'ailleurs
25:33imaginons
25:34que les chambres américaines
25:36le Sénat
25:36ou la chambre de représentants
25:37soient
25:38pas complètement
25:40remportées
25:40par les démocrates
25:41est-ce que ça
25:43ça pourra permettre
25:44une certaine
25:45temporisation
25:46dans la gestion
25:47de la politique américaine
25:49au niveau
25:50domestique
25:51et politique étrangère
25:53ce qui risque
25:53de se passer
25:54c'est dans le cas
25:55où les démocrates
25:56prennent l'ensemble
25:57du congrès
25:59Trump ne va pas jouer
26:01comme d'habitude
26:02enfin il va pas s'écraser
26:03il va probablement
26:04plutôt se radicaliser
26:05d'abord en politique étrangère
26:07là où il a encore
26:09la main
26:10donc à ce niveau-là
26:11ça sera très dangereux
26:13si le congrès
26:14reste divisé
26:15c'est-à-dire
26:16si les républicains
26:17conservent le Sénat
26:18là il sera
26:19dans une situation
26:20plus confortable
26:21je ne suis pas sûr
26:22que ça suffise
26:23à le modérer
26:24de manière
26:25très notable
26:27mais en tout cas
26:28on éviterait
26:28dans ce cas-là
26:29probablement
26:29une situation
26:30de crise sociale
26:31et politique
26:32aussi importante
26:33que celle que je décrivais
26:34tout à l'heure
26:34et ce sera probablement
26:36plus favorable
26:36pour l'économie américaine
26:38et peut-être
26:39pour l'économie mondiale
26:40si Trump n'en profite pas
26:41pour saccager
26:43à nouveau
26:43le Moyen-Orient
26:45pour lancer la guerre
26:46quelque part
26:46le mot de la fin
26:47Michel Remy
26:48je dirais que
26:49l'énergie
26:50le crédit
26:50et l'emploi
26:52va peser
26:53pour les Etats-Unis
26:53beaucoup plus
26:54que les élections
26:54de ce soir
26:55dans le prochain trimestre
26:57au début de l'année
26:582027
26:58je pense qu'aujourd'hui
27:00on va
27:00bien sûr
27:01on va enterriner
27:02une certaine situation
27:03on verra
27:04en même temps
27:04la grande difficulté
27:05c'est qu'on risque
27:06d'avoir une fracture
27:07de deux populations
27:08au point de vue économique
27:09donc il faudra gérer
27:10tout cela
27:11donc ça pose
27:11d'autres problèmes
27:12plus politiques
27:12qu'économiques
27:13merci beaucoup
27:14à tous les deux
27:15Michel Remy
27:15économiste
27:16consultant
27:16chez Lévis
27:17Capital Partner
27:17et Guillaume Duval
27:18co-président du club
27:19Maison Commune
27:20ancien rédacteur
27:21en chef
27:21d'Alternative Économique
27:22restez avec nous
27:23dans un instant
27:24on va faire un point
27:24sur les marchés
27:26BFM Business présente
27:31le 18h éco
27:33Stéphanie Collot
27:33le 18h éco
27:34se consuit
27:35on fait un point
27:35tout de suite
27:36sur la séance du jour
27:37sur les marchés
27:38avec Antoine Larigauderie
27:39bonsoir
27:40et le CAC
27:41termine en baisse
27:42ce soir
27:42oui une petite baisse
27:43ça s'est joué vraiment
27:44sur les dernières minutes
27:45au fixing
27:46et effectivement
27:46on enregistre un repli
27:47de 0,34%
27:48on reste au-dessus
27:49des 8000 points
27:50quand même
27:508 020 points
27:51le volume d'échange
27:52assez nourri
27:523 milliards et demi
27:53d'euros d'actions négociées
27:54c'est une journée correcte
27:56l'Eurostock 50
27:56lui a perdu un petit peu
27:57plus de terrain
27:58moins 0,51%
27:59moins 0,45%
28:01pour le DAX
28:01à Francfort
28:02moins 0,79%
28:03pour l'IBEX
28:03à Madrid
28:04bon la tendance
28:05était baissière
28:06on a eu un petit peu
28:07de mal à trouver
28:08la bonne carburation
28:10il faut dire que
28:11c'est le cas de le dire
28:12c'est le secteur auto
28:13qui a signé
28:13la plus forte baisse sectorielle
28:15du CAC 40
28:15Stellantis
28:16a reculé de 3,7%
28:18à 4,08€
28:19Renault moins 2
28:2027,24€
28:22on a eu encore
28:23un petit coup
28:23de Saspocalypse
28:24comme on dit
28:25avec Dassault Systèmes
28:26qui a perdu 2,5%
28:27à 24,98€
28:28et Capgemini
28:29moins 1,34€
28:30à 125,20€
28:31mais heureusement
28:32qu'on a eu le luxe
28:34LVMH
28:35quasiment 2%
28:36de hausse en clôture
28:37leader du CAC
28:37401,50€
28:39entre parenthèses
28:40LVMH
28:40qui est redevenue
28:41la deuxième
28:42plus forte pondération
28:43du CAC 40
28:43récemment
28:44donc le titre
28:45est en train
28:45de se rattraper
28:46Kering
28:46en hausse de 0,32%
28:48180,24€
28:50puis surtout
28:50en grand soutien
28:51du CAC 40
28:52on a eu les oranges
28:53plus 1,5%
28:54à 14,70€
28:55ou encore
28:55le secteur bancaire
28:56BNP Paribas
28:57a pris 0,65%
28:59à 87,61€
29:01à noter encore
29:01une séance
29:02très difficile
29:03pour Alstom
29:04vraiment
29:05semaine noire
29:06moins 4,79%
29:08encore
29:08on descend
29:08à 11,13€
29:10Du côté des marchés
29:11américains
29:12on évolue actuellement
29:12en ordre dispersé
29:13Très dispersé
29:14on attend
29:15les résultats
29:15des mid-term
29:16ça ne prend pas
29:16de grandes options
29:18même si
29:18la tech
29:20renoue avec un peu
29:21l'intérêt des investisseurs
29:22on sort quand même
29:23d'une semaine
29:24très très compliquée
29:25avec les résultats
29:25d'Intel
29:26avec les résultats
29:27d'Amazon
29:27notamment
29:27qui ont un peu
29:29glacé les investisseurs
29:30remis le projecteur
29:32sur est-ce que
29:33ces entreprises
29:34vont continuer
29:34à pouvoir investir
29:35autant
29:35sans avoir
29:37des munitions
29:37sans avoir
29:38de la trésorerie
29:38suffisante
29:39avoir trop recours
29:40à la dette
29:41etc
29:42donc du coup
29:43on a eu une mauvaise
29:44semaine
29:44la semaine passée
29:45là on poursuit
29:45le rattrapage
29:46le Nasdaq
29:46gagne 0,98%
29:47mais c'est vrai
29:48que le Dow Jones
29:48perd 0,48%
29:50puis à noter
29:50le S&P 500
29:51qui est en hausse
29:52quand même
29:52plus 0,46%
29:55on a encore eu
29:55une série de publications
29:57qui étaient plutôt
29:57encourageantes
29:58Apple bien sûr
29:59alors il y a
30:00quelques prises de profit
30:01autour d'Apple
30:02et puis c'est
30:04peut-être un changement
30:05de paradigme
30:05nouveau
30:06qui s'installe
30:07pour la clôture
30:08avec Nvidia
30:09qui repasserait
30:10première
30:12capitalisation
30:12boursière mondiale
30:13Apple est en train
30:14de perdre 2%
30:15à la suite
30:15de la publication
30:16de ses résultats
30:16mais enfin
30:17rien de bien méchant
30:18du côté d'Nvidia
30:19on est bien orienté
30:21avec une progression
30:22de 3,1%
30:23on reste aux Etats-Unis
30:24car après Microsoft
30:25Disney prépare
30:27des licenciements
30:28et pas qu'un peu
30:29oui
30:29disons que c'est
30:30deux exemples
30:31dans deux secteurs
30:32totalement différents
30:33mais ce qui est
30:34assez intéressant
30:34c'est que
30:35Microsoft et Disney
30:36ont le même nombre
30:38de salariés
30:38à travers le monde
30:39on est un peu
30:39au-delà des 200 000
30:40et pour des raisons
30:42très différentes
30:43là aussi
30:44mais dans une période
30:45qui reste commune
30:47à ces groupes
30:48on a un souci
30:49de se reconcentrer
30:52sur les activités
30:52les plus rentables
30:53les plus dignes
30:54d'intérêt
30:54et les plus dynamiques
30:56et autant
30:57on n'attend pas
30:58non plus
30:5925%
31:00de masse salariale
31:02qui partirait
31:05du côté de Disney
31:06autant on sent
31:07un souci du groupe
31:08alors il y aurait
31:09plusieurs milliers
31:09d'emplois
31:10qui seraient concernés
31:11pour se recentrer
31:13vraiment sur
31:14les secteurs
31:15les plus dynamiques
31:15et les plus rentables
31:16on sait que Disney
31:17c'est les parcs
31:17d'attractions
31:18que ça ça marche
31:19pas très très bien
31:19on sait que c'est
31:20les croisières aussi
31:21et là autant dire
31:22qu'au vu de la hausse
31:23des prix du carburant
31:24c'est pas un secteur
31:25très très rentable
31:26on veut se concentrer
31:27sur tout ce qui est
31:29télévision
31:31produits audiovisuels
31:32et se recentrer
31:33là dessus
31:33pourquoi pas
31:34mais c'est aussi
31:34un marché
31:35où il y a
31:35énormément de concurrence
31:36donc du coup
31:37c'est vrai que
31:37Disney
31:38qui a quelques marques
31:39phares
31:39qui continuent
31:40à être vraiment
31:41des actifs
31:42vraiment très très rentables
31:43est en train
31:44de réfléchir
31:44à quand même dégraisser
31:45un petit peu
31:46et on pourrait assister
31:47à pas mal d'annonces
31:49du même genre
31:50en ce moment
31:50où les entreprises
31:51ont vraiment besoin
31:52de se concentrer
31:53sur ce qui fait leur force
31:54et sur leur assise financière
31:55avant tout
31:55Merci beaucoup Antoine
31:57Larigauderie
31:57vous parliez à l'instant
31:58de Nvidia
31:59et bien le groupe
32:00sert l'étau
32:01autour de la Chine
32:02sur l'intelligence artificielle
32:04selon le Financial Time
32:05le géant américain
32:06des semi-conducteurs
32:07demande désormais
32:08à ses partenaires
32:09du cloud
32:09partout dans le monde
32:10de limiter leur activité
32:12avec les entreprises chinoises
32:15Clara Bido
32:15ce sont de nouvelles restrictions
32:17qui visent en fait
32:18à freiner l'accès
32:20de Pékin
32:21aux technologies américaines
32:22Désormais
32:23les activités
32:24des partenaires de Nvidia
32:25devront être réduites
32:26à 51%
32:27avec des entreprises
32:28non chinoises
32:29mais attention
32:29seuls les nouveaux contrats
32:31sont concernés
32:31les accords déjà signés
32:33restent valables
32:34cette décision
32:34vient s'ajouter
32:35à des restrictions
32:36déjà existantes
32:37Washington interdit
32:38déjà l'exportation
32:39vers la Chine
32:40de certaines de ses puces de pointe
32:42indispensables
32:43au développement de l'IA
32:44pour contourner cet embargo
32:46les entreprises chinoises
32:47elles vont louer
32:48des serveurs
32:48à l'étranger
32:49à Singapour
32:50à Dubaï
32:51pour entraîner
32:51leur modèle d'IA
32:52et cette nouvelle règle
32:53elle vient donc compliquer
32:54l'accès à ces infrastructures
32:56mais les fournisseurs de cloud
32:58y risquent surtout d'en pâtir
32:59certains peinent déjà
33:00à trouver des clients
33:01en dehors de la Chine
33:02et pourraient être contraints
33:03donc de réduire leur activité
33:05dans cette course à l'IA
33:06entre les Etats-Unis
33:07et la Chine
33:08Washington veut freiner Pékin
33:09tout en imposant
33:10ces infrastructures
33:11à l'échelle mondiale
33:12Nvidia a même été contraint
33:13d'instaurer une liste blanche
33:15de clients asiatiques
33:16qui ont le droit
33:16d'acheter ses puces
33:17un exercice d'équilibriste
33:19pour le groupe
33:19de Jensen Wang
33:20contraint de composer
33:21avec les exigences américaines
33:23pour continuer de vendre
33:24sur le marché chinois
33:25Merci beaucoup Clara Bidot
33:27Feu vert de Bruxelles
33:28pour le rachat
33:29de l'allemance économie
33:30par le chinois
33:30JD.com
33:31la commission
33:32avait lancé une enquête
33:33en mai dernier
33:34sur les financements étrangers
33:35dont bénéficie le chinois
33:36ils auraient pu l'aider
33:38à proposer un prix
33:40beaucoup plus attractif
33:41que ses concurrents
33:42pour acheter
33:42le distributeur allemand
33:45et par la suite
33:45créer une distorsion
33:46de concurrence
33:48sur le marché
33:48et finalement
33:49Bruxelles a validé
33:50l'opération
33:51mais pour la première fois
33:52les subventions de Pékin
33:53sont soumises
33:54à des conditions
33:55Astre-Olivier
33:57C'est la première fois
33:58que Bruxelles
33:59prend en compte
34:00les subventions
34:00obtenues par un groupe
34:01chinois
34:02dans une affaire
34:02de concurrence
34:03Aux yeux de la commission
34:04le risque était
34:05que JD.com
34:06profite des aides de Pékin
34:08pour s'imposer en Europe
34:09et pour casser les prix
34:10ainsi l'autorisation
34:11du rachat de s'économie
34:13qui détient les chaînes
34:14de magasins
34:14Mediamarkt
34:15et Saturne
34:15en Allemagne
34:16est soumise
34:17à d'importants garde-fous
34:18pendant au moins 10 ans
34:19D'abord
34:20JD.com
34:21ne pourra pas accorder
34:22à sa nouvelle filiale
34:23européenne
34:23des financements
34:24à des conditions
34:25très favorables
34:26ensuite
34:27ses logiciels
34:28et infrastructures
34:28logistiques
34:29et commerciales
34:30devront être mis
34:31à disposition
34:32de ses concurrents
34:33dans les mêmes conditions
34:34il s'agit de rassurer
34:36les fournisseurs
34:36de s'économie
34:37qui craignaient
34:38d'être évincés
34:38par les produits
34:39de JD.com
34:40en France
34:41pas de menace
34:42puisqu'au moment
34:42où JD.com
34:43s'est lancé
34:44dans le rachat
34:44de s'économie
34:45deuxième au capital
34:46de Fnagdarty
34:47le premier actionnaire
34:49Daniel Kretinsky
34:50a lancé une OPA
34:51pour prendre le contrôle
34:52du distributeur
34:53face aux géants chinois
34:55l'industrie navale militaire
34:57face à une véritable révolution
35:00le salon Euronaval
35:01ouvre ses portes
35:02à Villepinte
35:02près de Paris
35:03avec 40%
35:04d'exposants
35:05supplémentaires
35:06par rapport
35:06à la précédente édition
35:07dans un contexte
35:08de réarmement mondial
35:10les industriels
35:11doivent désormais
35:11relever un double défi
35:13produire davantage
35:14de navires
35:15de guerre
35:16et aussi
35:17s'adapter
35:18à des technologies
35:19qui évoluent
35:19à toute vitesse
35:20Jean-Baptiste Thuet
35:22un drone naval
35:23à quelques dizaines
35:24de milliers d'euros
35:25peut aujourd'hui
35:25menacer un navire
35:27de guerre
35:27qui en vaut
35:27plusieurs centaines
35:28de millions
35:29de la mer Noire
35:30au détroit d'Hormuz
35:31les conflits en Ukraine
35:32au Moyen-Orient
35:32ont démontré
35:33la menace
35:33que représentent
35:34les drones et les missiles
35:35même pour les navires
35:36les plus sophistiqués
35:36les industriels
35:38doivent s'adapter
35:38Naval Group
35:39Thales
35:40Exile
35:40et de nombreuses start-up
35:42développent désormais
35:42des drones de surface
35:43des robots sous-marins
35:44des systèmes de défense
35:45autonomes
35:45et de nouvelles applications
35:46d'intelligence artificielle
35:48la France accélère
35:49d'ailleurs dans ce domaine
35:49la direction générale
35:50de l'armement
35:51vient de lancer
35:51l'industrialisation
35:52de Smokers
35:53un drone naval
35:54kamikaze
35:55conçu pour être produit
35:56rapidement
35:57et à faible coût
35:57mais pour les constructeurs
35:59c'est un véritable
35:59choc industriel
36:00car construire une frégate
36:02ou un sous-marin
36:02nécessite des années
36:04de développement
36:04alors que les technologies
36:05de combat évoluent
36:06parfois en quelques mois
36:08seulement
36:08il faut donc réussir
36:09à accélérer les cadences
36:10conserver les savoir-faire
36:12sécuriser les chaînes
36:13d'approvisionnement
36:13et surtout
36:14raccourcir les délais
36:15entre l'innovation
36:16et sa mise en service
36:17voilà pour l'état des lieux
36:19et les défis du secteur
36:20bonsoir
36:20Mickaël Abouto
36:22bonsoir Stéphanie
36:22vous êtes associé
36:23chez Eurogroupe Consulting
36:25spécialiste de l'aérospatiale
36:26et de la défense
36:27l'enjeu aujourd'hui
36:28pour le secteur naval
36:29c'est de construire
36:30davantage de navires
36:31de frégates
36:32de drones
36:33aussi de missiles
36:34rapidement
36:35et pour pas cher
36:36est-ce que le secteur
36:37est là
36:38face à un véritable
36:39choc industriel
36:41la dynamique commerciale
36:42est effectivement
36:43très positive
36:43pour la filière
36:44navale française
36:45et elle est portée
36:46en grande partie
36:47par l'activité de défense
36:48qui représente 70%
36:49du chiffre d'affaires
36:50de la filière
36:50vous l'avez dit
36:51il y a des enjeux
36:52notamment liés aux drones
36:53qui vont prendre
36:54une place prépondérante
36:55sur le salon
36:56Euroneval 2026
36:57l'enjeu c'est
36:58à terme
36:59de pouvoir avoir
37:00une coexistence
37:00entre des plateformes
37:02habitées lourdes
37:03et puis des vecteurs
37:04autonomes
37:05donc on va parler
37:05de drones aériens
37:06de drones de surface
37:07de drones sous-marins
37:08l'enjeu principal
37:10ça va être
37:10la capacité
37:11à monter
37:12les cadences
37:13de production
37:13sur les grosses plateformes
37:14et également
37:15de pouvoir
37:15conjéguer ça
37:16avec une innovation
37:16qui est de plus en plus
37:17rapide
37:18donc c'est effectivement
37:18l'ensemble des défis
37:19auxquels la filière
37:20se confronte aujourd'hui
37:21et pour ça
37:22la filière s'est organisée
37:23il y a toute une
37:24toute une chaîne
37:25d'approvisionnement
37:26qui est suffisamment
37:27solide aujourd'hui
37:28pour accélérer
37:30la cadence
37:30face aux demandes
37:32qui pourraient
37:32qui pourraient s'accélérer
37:33avec le réarmement
37:34de la France
37:35de l'Allemagne
37:36aussi ?
37:37Effectivement
37:38l'enjeu c'est de pouvoir
37:39assurer cette production
37:40quand on regarde
37:41les chiffres
37:42la filière navale française
37:43c'était 38 milliards
37:44d'euros de prise
37:45de commande en 2025
37:46si on prend uniquement
37:47Naval Group
37:47qui est le gros industriel
37:48c'est 32 milliards
37:50d'euros de carnet
37:51de commande
37:52aujourd'hui
37:52ce qui est intéressant
37:53c'est qu'il y a
37:54Naval Group
37:54mais il y a également
37:55l'ensemble de la sous-traitance
37:56derrière
37:57et on voit que
37:58si on met de côté
38:00Naval Group
38:00et Changer de l'Atlantique
38:01qui sont un peu
38:01les deux gros
38:02le carnet de commande
38:03de la filière
38:04a augmenté de 82%
38:05en 2025
38:06donc on voit qu'il y a
38:06quand même une dynamique
38:07qui est portée
38:07à la fois sur les grands
38:09maîtres industriels
38:09mais également sur l'ensemble
38:10de la sous-traitance
38:11et l'enjeu il est effectivement
38:12de pouvoir augmenter
38:13cette cadence de production
38:14ça pose des enjeux
38:15en termes de moyens RH
38:17donc des compétences
38:18la filière navale française
38:19c'est 60 000 emplois directs
38:22aujourd'hui
38:23on en attend
38:2310 000 de plus
38:24à horizon 2030
38:25donc il va falloir les recruter
38:26les fidéliser
38:27les former
38:28mais c'est aussi disposer
38:29de moyens industriels
38:30complémentaires
38:31des moyens de levage
38:32par exemple
38:32des moyens particuliers
38:33à la filière navale
38:34et puis c'est également
38:36des contraintes
38:36en termes d'infrastructures
38:37puisque construire une frégate
38:39c'est pas la même chose
38:40que construire une voiture
38:42et donc ça demande
38:42des infrastructures
38:44qui sont particulièrement
38:46dimensionnantes
38:46et puis il y a aussi
38:47l'enjeu effectivement
38:48de synchroniser
38:48l'ensemble de la chaîne
38:49de sous-traitance
38:50donc ça fait poser
38:52des enjeux
38:53en termes de résilience
38:54de cette chaîne de sous-traitance
38:55de l'ensemble du site
38:55de PME-ETI
38:57ça veut dire faire tout l'inverse
38:58de ce que la France a fait
38:59avec la filière nucléaire
39:01ces dernières années
39:01où finalement
39:02on a abandonné
39:04la formation
39:05on a abandonné
39:06tous nos atouts
39:06de la filière nucléaire
39:08pour se retrouver
39:10quelques années après
39:11vraiment dans la panade
39:12là c'est vraiment
39:14la leçon
39:15les leçons
39:16qu'on tire
39:16de ce fléau
39:17mais pour le secteur
39:18de la défense
39:19oui la grande différence
39:19c'est que comme je le disais
39:20on a quand même
39:21une dynamique commerciale
39:22qui est très positive
39:23et puis on a quand même
39:24une filière qui est
39:2560 000 emplois
39:26donc c'est quand même
39:26assez dense
39:26donc on a encore
39:27ces compétences critiques
39:28donc l'idée c'est plus
39:29de les fidéliser
39:30les entretenir
39:31plutôt que de remonter
39:32une filière
39:32qui aurait disparu
39:33donc on n'en est pas là
39:34aujourd'hui bien heureusement
39:35Alors Naval Group
39:36vous l'avez dit
39:36c'est le poids lourd
39:37du secteur en France
39:38et en Europe
39:40capable de construire
39:41des frégates rapidement
39:43c'est ça qui pèse
39:44dans la décision d'achat
39:45il y a la Suède récemment
39:46qui nous a acheté
39:47plusieurs frégates
39:49c'est ça qui fait vraiment
39:50la différence
39:51avec les concurrents
39:52C'est un argument
39:53effectivement commercial
39:54très important
39:54à l'export
39:55vous avez vu
39:56effectivement la vente
39:56de quatre frégates
39:58de défense
39:58et d'intervention
39:58à la Suède
39:59c'est un argument de poids
40:00et ça sera scruté
40:01je pense lors du salon
40:02Euronaval
40:03cette semaine
40:04c'est au-delà des innovations
40:05c'est la capacité aussi
40:06des industriels
40:06à pouvoir délivrer
40:07dans les temps
40:08on parlait de cadres
40:08de commandes qui sont pleins
40:09maintenant il faut s'assurer
40:10qu'effectivement
40:11derrière on est en capacité
40:14de délivrer
40:15s'il y a un afflux
40:16de commandes
40:17oui alors en tout cas
40:18la filière s'organise
40:18pour notamment
40:19le GICAN
40:20qui a mis en place
40:20différents programmes
40:21industriels
40:22pour travailler
40:23sur cette synchronicité
40:23entre les grands industriels
40:25et leurs chaînes
40:25de sous-traitance
40:26donc des sujets
40:27sur la performance
40:27industrielle également
40:28donc c'est vraiment
40:29le sujet sur lequel
40:30l'ensemble de la chaîne
40:31est mobilisé aujourd'hui
40:32quelles sont les grandes
40:33puissances navales
40:35aujourd'hui
40:37la France en fait partie
40:38mais il y a quand même
40:39plusieurs puissances devant nous
40:41oui bah de toute façon
40:42quand on regarde
40:43ce qui se passe
40:43à l'échelle internationale
40:44on a quand même
40:44différentes plaques
40:45il y a effectivement
40:46un rare moment
40:46à l'échelle européenne
40:47il y a des tensions
40:48très fortes
40:49sur la zone indo-pacifique
40:50et donc on a des puissances
40:51comme la Chine
40:52mais on l'a tous en tête
40:54qui avancent
40:55à vitesse grand V
40:56la Chine
40:57tous les 4 ans
40:59met à la mer
41:00l'équivalent entonnage
41:01de la marine nationale
41:02donc c'est quand même
41:03des chiffres
41:05qui sont significatifs
41:06et puis il y a
41:06d'autres puissances
41:07je pense à la Corée du Sud
41:08je pense à la Turquie
41:09qui avance également
41:10et qui se dote
41:12effectivement
41:12de navires
41:13de plus en plus imposants
41:14mais on arrive
41:15à faire le poids
41:16quand même
41:16on arrive à faire
41:17notre place
41:18nous France
41:18puissance
41:21de puissance maritime
41:22aujourd'hui
41:23on a une marine nationale
41:24qui est extrêmement crédible
41:25lorsqu'on déploie
41:26effectivement des navires
41:27sur les différents
41:28théâtres d'opération
41:30donc effectivement
41:31on n'est pas du tout
41:32à plaindre sur ce point-là
41:34et puis on a un budget
41:35qui est aujourd'hui
41:36en cours de débat
41:37à l'Assemblée
41:38qui va faire porter
41:39l'effort de défense
41:40à 65 milliards d'euros
41:42de budget
41:44avec une composante
41:45navale
41:46qui pour le coup
41:46n'est pas oubliée
41:47donc il y a plusieurs livraisons
41:48qui sont attendues
41:48bâtiments de ravitailleurs
41:50de force
41:52cinquième sous-marin
41:53nucléaire d'attaque
41:54de classe Suffrain
41:55par exemple
41:55donc voilà
41:55c'est aussi des composantes
41:58qui vont s'ajouter
41:58finalement
41:59à la composante actuelle
42:00sachant que
42:00ça c'est
42:01vous avez parlé du budget
42:03il prévoit de porter
42:04les crédits à
42:05vous l'avez dit
42:0564 milliards d'euros
42:07pour 2027
42:086 milliards et demi
42:09de plus que cette année
42:10mais ça il faut que
42:11le budget soit voté
42:13oui
42:14si c'est pas le cas
42:15c'est vraiment une catastrophe
42:16pour le secteur de la défense
42:17c'est un point d'attention
42:19qui est soulevé effectivement
42:20par de nombreux acteurs
42:21de la filière
42:22effectivement
42:23donc c'est un point d'attention
42:24qui est majeur
42:25il faut aussi
42:26que les parlementaires
42:27en aient conscience
42:28de l'impact que ça peut avoir
42:29sur les opérations
42:30et puis sur la capacité
42:31de la France
42:32à se maintenir
42:33au niveau des puissances
42:34des puissances adverses
42:35Merci beaucoup
42:38Michael Abouto
42:39je rappelle que vous êtes
42:40associé chez
42:41Eurogroup Consulting
42:42spécialiste de l'aérospatiale
42:44et de la défense
42:45restez avec nous
42:46dans un instant
42:46on sera en direct
42:47de Washington
42:48avec Olivier Piton
42:50on va parler des élections
42:51de mi-mandat
42:52aux Etats-Unis
42:53250 millions d'Américains
42:55sont appelés
42:56à renouveler
42:56la chambre des représentants
42:58et un tiers du Sénat
42:59on en parle dans un instant
43:01à tout de suite
43:07Le 18h écho
43:09Stéphanie Collomb
43:10Le 18h écho
43:11se poursuit sur
43:12BFM Business
43:12à l'international
43:13avec les élections
43:14de mi-mandat
43:15aux Etats-Unis
43:15les bureaux de vote
43:16sont ouverts
43:16depuis midi
43:18heure française
43:18les Américains
43:19sont appelés
43:19à renouveler
43:20la chambre des représentants
43:21et un tiers du Sénat
43:23quelles conséquences
43:24sur l'économie américaine
43:26sur la politique étrangère
43:28menée par Donald Trump
43:29on est en direct
43:30depuis Washington
43:31avec Olivier Piton
43:32bonsoir
43:33vous êtes avocat
43:34en droit civil
43:35aux Etats-Unis
43:3858 millions d'Américains
43:39ont déjà voté
43:40par anticipation
43:41à travers le pays
43:42sur 250 millions
43:44de votants au total
43:45c'est déjà un record
43:47pour les mi-termes
43:48à quoi faut-il s'attendre
43:50est-ce qu'il faut
43:50s'attendre
43:51à un scrutin serré
43:52ou alors
43:52une vague bleue
43:53c'est-à-dire
43:54une vague démocrate
43:56en fait
43:57on va avoir
43:57un petit peu de tout
43:58ça va être un cocktail
43:59d'une part
43:59parce qu'il y a énormément
44:00de questions qui sont posées
44:01d'abord il y a les élections
44:02vous l'avez rappelé
44:03il y a effectivement
44:04l'ensemble
44:05de la Chambre des représentants
44:06qui va être renouvelée
44:07un tiers du Sénat
44:08là-dessus vous avez
44:09également des gouverneurs
44:10plus un certain nombre
44:12de référendums locaux
44:13et de questions
44:13qui sont posées
44:14en fonction des Etats
44:15donc vous avez
44:16un caléidoscope
44:17une sorte de patchwork
44:18des questions
44:18qui sont posées
44:20traditionnellement
44:20tous les deux ans
44:21et donc ce que l'on va avoir
44:22en tout cas sur la partie politique
44:24c'est qu'on va avoir
44:25évidemment
44:26une confrontation
44:27très claire
44:28entre
44:28d'un côté
44:29un parti démocrate
44:30plus divisé
44:31qu'il en a l'air
44:31au bout du compte
44:32et un parti républicain
44:33qui lui l'est vraiment
44:34il va donc y avoir
44:35sans doute des scrutins
44:36assez larges
44:37avec des surprises
44:38éventuellement
44:38on pourra en parler
44:39et puis d'autres scrutins
44:41extrêmement serrés
44:41avec possibilité
44:42de recours suspensifs
44:43c'est ce que
44:44Donald Trump
44:44a déjà laissé entendre
44:45Oui absolument
44:46on va y revenir
44:48mais les Américains
44:49qui votent
44:50aujourd'hui
44:50aux Etats-Unis
44:51ils subissent
44:52de plein fouet
44:54une inflation
44:55qui continue
44:56de progresser
44:58un prix du diesel
45:00qui est passé
45:00en un an
45:01de 3,67 dollars
45:02à 6,28 dollars
45:03le galon
45:04est-ce que
45:05les élections
45:07la campagne
45:08des mid-termes
45:09s'est faite
45:09sur ce contexte
45:12économique
45:12cet état
45:13des lieux
45:14économique
45:15totalement
45:15c'est-à-dire
45:16que ce qui a été
45:17le premier sujet
45:18c'était vraiment
45:19alors l'Iran
45:20était un peu lié
45:21mais c'était vraiment
45:21le pouvoir d'achat
45:22et pour ceux
45:23qui font
45:23comme moi
45:24le panier du ménager
45:25ou le panier
45:26de la ménagère
45:27on a pu effectivement
45:27constater
45:28que les prix
45:28de première nécessité
45:31farine
45:32etc
45:32etc
45:33beurre
45:33avaient considérablement
45:35augmenté
45:35considérablement
45:36pardon
45:36augmenté
45:37le prix du galon
45:38vous l'avez rappelé
45:38alors il y a
45:38beaucoup de disparités
45:39en fonction des états
45:40mais il a
45:42considérablement
45:42augmenté
45:43quand on sait
45:43que la société
45:44américaine
45:45est d'abord
45:46une société
45:46de la voiture
45:47du véhicule
45:48on comprend
45:49à quel point
45:49les dépenses
45:50liées au véhicule
45:51sont importantes
45:52et c'est le premier
45:53sujet d'inquiétude
45:54voire même
45:54d'exaspération
45:55pour une partie
45:56des américains
45:57qui relie ça
45:58puisqu'on parlait
45:58aussi de politique
45:59étrangère
46:00à la guerre
46:00menée en Iran
46:01et à la hausse
46:02du prix
46:03du coût
46:03de l'énergie
46:04non compensée
46:05ça c'est une première chose
46:07et en
46:07je dirais
46:08en décalage complet
46:09voire même
46:09en contradiction
46:10avec les promesses
46:11du candidat Trump
46:11lorsqu'il a été élu
46:13il y a deux ans
46:13oui parce qu'il s'était fait élire
46:14sur la promesse
46:16d'augmenter
46:17le pouvoir d'achat
46:18des américains
46:19Donald Trump
46:20qui a aussi laissé entendre
46:21vous l'avez dit
46:22qu'il pourrait contester
46:23les résultats
46:24il y a quelques jours
46:24dans un message
46:25sur son réseau social
46:26il a promis
46:27une récompense
46:27d'un million de dollars
46:28à toute personne
46:29qui signalerait
46:30une fraude électorale
46:32à quoi faut-il
46:33s'attendre
46:34Olivier Piton
46:37quelles seraient
46:38les conséquences
46:40d'une contestation
46:41des résultats
46:41quelles seraient
46:42les conséquences
46:42d'une telle procédure
46:44alors les conséquences
46:46sont assez difficiles
46:47à mesurer
46:48parce qu'on va
46:49sans doute
46:49aller vers une crispation
46:51d'autant plus importante
46:52que Donald Trump
46:53déteste perdre
46:54et qu'il va
46:55selon toute vraisemblance
46:56perdre ses élections
46:57intermédiaires
46:58alors encore une fois
46:58il faut relativiser
47:00sur les 22 dernières
47:01élections
47:02de mi-mandat
47:03le président sortant
47:04on a perdu 20
47:04donc ça reste quand même
47:06un exercice relativement
47:07normal
47:08du point de vue
47:09du camp
47:10qui est actuellement
47:11à la Maison-Blanche
47:12ceci étant
47:13le caractère particulier
47:15de Donald Trump
47:15va sans doute
47:16rendre les choses
47:16beaucoup plus compliquées
47:17et donc ça veut dire
47:18que l'incertitude
47:20va peser à la fois
47:21sur les marchés
47:22va peser sur la confiance
47:24des ménages
47:24et puis plus ce temps
47:26va durer
47:27parce que les recours
47:27peuvent durer
47:28surtout si on est
47:29sur un système
47:30visant à recompter
47:32les bulletins
47:32dans les cas
47:33de scrutin
47:33extrêmement serrés
47:34ça veut dire
47:35que cette incertitude
47:35risque de durer
47:36plusieurs semaines
47:37avec son lot
47:38effectivement
47:39d'angoisse
47:40qui va toucher
47:42l'ensemble
47:43de la société américaine
47:44y compris
47:45son panel économique
47:46Olivier Piton
47:48si les deux chambres
47:48basculent côté démocrate
47:50de quelle manière
47:51cela va empêcher
47:52Donald Trump
47:53de poursuivre
47:54sa politique
47:55au niveau intérieur
47:57alors on dit toujours
47:58qu'en fait
47:58les pères fondateurs
48:00ont créé
48:01un système de loi
48:02pour que la loi
48:03soit extrêmement difficile
48:04à mettre en place
48:06et c'est ici une réalité
48:07ce qui va se passer
48:08au cas où les démocrates
48:10remporteraient à la fois
48:10la chambre des représentants
48:11et le Sénat
48:12c'est qu'ils auraient
48:13la possibilité
48:13d'abord
48:14de pouvoir faire la loi
48:15ils auraient un cadre
48:16de législateur
48:17mais ce cadre
48:18de législateur
48:19serait immédiatement
48:20se retrouverait immédiatement
48:22bloqué
48:23par le droit de veto
48:24présidentiel
48:25et à l'inverse
48:26les décrets présidentiels
48:27dont Trump est assez friand
48:29qui sont vraiment
48:29l'arme du pouvoir exécutif
48:31seraient non pas
48:32ils seraient
48:34en fait si vous voulez
48:35ils seraient appliqués
48:36promulgués
48:36mais ils seraient vidés
48:37financièrement
48:38de leur substance
48:39par le Congrès
48:40donc par le pouvoir législatif
48:41entre guillemets
48:42donc pour aller vite
48:43on aurait une sorte
48:44de match nul
48:45avec deux forces
48:47égales
48:47avec une légitimité égale
48:49l'exécutif d'un côté
48:50le législatif de l'autre
48:51qui s'annulerait
48:52on aurait donc
48:53deux ans de blocage
48:53ça n'est pas la première fois
48:55dans la société américaine
48:56dans la politique américaine
48:57mais ce serait
48:57vraisemblablement le cas
48:58et je rajoute très rapidement
49:00en plus
49:01un congrès aux mains
49:02des démocrates
49:02ce serait des commissions
49:03d'enquête
49:04en particulier
49:04sur le clan Trump
49:06et son possible
49:08enrichissement
49:08voire même
49:09une procédure
49:10de l'impeachement
49:10on serait donc
49:11dans une guerre politique
49:12et politicienne
49:13assez classique
49:14au détriment
49:15de la
49:15je dirais
49:16de la stabilité
49:17dont les marchés
49:18ont besoin
49:18pour effectivement
49:19que la société américaine
49:20continue à engranger
49:21en tout cas
49:22à l'échelon macroéconomique
49:23de bon chiffre
49:24Donald Trump
49:26pourrait donc
49:27perdre légèrement
49:28la main
49:28sur la politique
49:30intérieure
49:31en revanche
49:31il pourrait
49:32au contraire
49:33se renforcer
49:35au niveau
49:35de sa politique
49:36étrangère
49:38oui et non
49:39il a toujours la main
49:40le président
49:40décide
49:41de la politique
49:42américaine
49:42mais il est
49:43entravé
49:43par des autorisations
49:45des décisions
49:45du congrès
49:46notamment
49:46des autorisations
49:47financières
49:48je vais vous donner
49:48un simple exemple
49:49c'est en fait
49:50le congrès
49:51qui décide
49:51de financer
49:52l'envoi
49:53des armes
49:54en Ukraine
49:54ou même
49:55l'aide
49:55à l'Ukraine
49:56c'est le congrès
49:58qui décide
49:59d'envoyer
50:00de permettre
50:00aux Etats-Unis
50:02d'envoyer
50:02à un certain nombre
50:03de pays alliés
50:04un certain nombre
50:05d'armes
50:05et donc il est clair
50:06qu'à partir du moment
50:07où le congrès
50:08serait à majorité démocrate
50:09on peut s'attendre
50:10à ce qu'il y ait
50:11un retour
50:12à une forme
50:13de normalité
50:14dans l'aide
50:14et le soutien
50:15à l'Ukraine
50:16par exemple
50:16ce serait en revanche
50:17beaucoup plus compliqué
50:18pour Donald Trump
50:19de pouvoir mener
50:20des offensives réelles
50:22contre l'Iran
50:22avec une majorité
50:24démocrate au congrès
50:25Est-ce que néanmoins
50:26Donald Trump
50:27pourrait encore
50:28radicaliser sa position
50:29sur la guerre
50:31en Iran ?
50:34Il a toujours
50:34radicalisé sa position
50:36à partir du moment
50:36où il était perdant
50:37où il était
50:38en difficulté
50:39donc on peut s'attendre
50:40il n'y a jamais
50:41de meilleure défense
50:41que l'attaque
50:42Donald Trump
50:42va sans doute
50:43être extrêmement offensif
50:44voire même agressif
50:46on va voir
50:46de quelle manière
50:46il va l'être
50:47notamment vis-à-vis de l'Iran
50:48mais une chose est claire
50:49un congrès démocrate
50:51c'est moins de financement
50:52à la main
50:53de Donald Trump
50:54pour faire ce qu'il veut
50:55il va y avoir
50:56au moins
50:56sur les cordons
50:57de la bourse
50:58une possibilité
50:59pour les démocrates
51:00de modifier
51:01à la marge
51:02la volonté
51:03la politique présidentielle
51:05menée par Donald Trump
51:07Très rapidement
51:08pour finir
51:09Olivier Piton
51:10quel camp
51:12serait plus favorable
51:13pour les marchés financiers
51:15une victoire des démocrates
51:16ou une victoire
51:16des républicains
51:17aujourd'hui ?
51:18Ce qui va être
51:18le mieux
51:19pour les marchés financiers
51:20c'est la stabilité
51:21et tout ce qui est
51:23du cadre
51:23de l'anxiété
51:24de l'angoisse
51:25et des recours
51:26va contre les marchés
51:28donc en l'occurrence
51:28peu importe qui gagne
51:30ce que les marchés
51:31espèrent
51:31c'est qu'on passe
51:32très rapidement
51:33à une autre phase
51:35et qu'on sorte
51:35du schéma politique
51:36pour arriver
51:37donc avec une vision claire
51:38de ce que va être
51:39la politique américaine
51:40pour les deux ans
51:41qui viennent
51:41Merci beaucoup
51:42Olivier Piton
51:43je rappelle que vous êtes
51:44avocat en droit civil
51:45aux Etats-Unis
51:46et vous étiez
51:47en direct
51:47depuis Washington
51:48on va continuer
51:49à parler de ces élections
51:50de mi-mandat
51:51aux Etats-Unis
51:52demain sur BFM Business
51:53évidemment
51:54matinale spéciale
51:55dès 6h
51:56présentée par
51:57Brigitte Boucher
51:59avec les analyses
52:00en direct
52:00des premiers résultats
52:03mais tout de suite
52:03vous avez rendez-vous
52:04avec Tech & Co
52:05présenté par
52:06François Sorel
52:07très bonne soirée
52:08sur BFM Business
52:10Le 18h écho
52:12sur BFM Business
52:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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