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  • il y a 4 minutes
Ce vendredi 30 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Erwan Morris
00:07Soyez les bienvenus dans le 18h éco, votre rendez-vous d'actualité du soir à la une de ce vendredi
00:1230 octobre.
00:13L'économie française est à l'arrêt, le PIB national recule de 0,1% au troisième trimestre.
00:18La France est désormais toute proche de la récession.
00:21Une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui tente de faire passer un budget 2027 au chausse-pied.
00:26Au vu de ces données, Bercy réclame encore plus d'efforts sur les dépenses.
00:30Nous serons dans un instant avec Mabrouk Chetouane chez Natix ICM pour commenter ces données.
00:33Et Frédéric Coirier, le président du mouvement des entreprises de taille intermédiaire,
00:38qui alerte sur une situation qui devient difficilement tenable.
00:42Dans l'actualité de ce vendredi, il y a aussi le casse du siècle.
00:45La plateforme de crypto Binance s'est fait voler, tenez-vous bien, près de 6,5 milliards de dollars, peut
00:50-être même plus encore.
00:51Avec quelles conséquences sur le marché des crypto-actifs nous ferons le point à 18h35
00:55avec le journaliste spécialisé Grégory Raymond.
00:59Et puis l'actualité internationale à 18h45 nous emmènera en Ukraine, comme à l'approche de chaque hiver.
01:04Le pays est la cible d'attaques russes sur ses infrastructures électriques.
01:08Résultat, ce vendredi, plus de 200 000 foyers ukrainiens privés d'électricité.
01:12Au moment où le ministre russe des Affaires étrangères est aux Etats-Unis
01:15et plaide pour une levée des sanctions contre Moscou,
01:18nous en parlerons avec l'analyste géopolitique Ulrich Bounard.
01:24Mais d'abord donc l'actualité en France et la croissance qui cale à nouveau.
01:28Selon les estimations de l'INSEE publiées ce matin,
01:31le PIB recule de 0,1% au troisième trimestre après un début d'année déjà difficile.
01:36Une mauvaise surprise pour le gouvernement qui espérait une légère reprise de l'activité cet été.
01:42Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, reconnaît que la situation est préoccupante.
01:47En 2026, l'économie française est à l'arrêt,
01:51sous la conjonction inédite de chocs externes et de chocs internes.
01:54La canicule, évidemment le choc dans le létroit d'Hormouz.
01:57Et il faut qu'elle redémarre.
02:01Et on retrouve Valentine Adby ce soir pour aller plus loin.
02:04Valentine, cette nouvelle baisse du PIB confirme bien les difficultés de l'économie française depuis le début de l'année.
02:10Mais trois trimestres sans croissance et des objectifs annuels de plus en plus difficiles à atteindre.
02:16La France est au bord de la récession.
02:18Et oui Erwan, moins 0,2% au premier trimestre, 0% au deuxième trimestre,
02:24moins 0,1% au troisième trimestre.
02:27La France échappe, mais d'un cheveu à la récession,
02:29qui correspond donc techniquement à deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.
02:34Comme l'évoquait Roland Lescure ce matin,
02:37les fortes chaleurs de cet été ont pesé sur l'activité.
02:40Mais les difficultés de la France sont bien plus larges.
02:43La production industrielle a chuté de 1,4% au troisième trimestre,
02:48notamment dans l'agroalimentaire et l'aéronautique.
02:51Les exportations sont-elles en recul de 1,7% ?
02:55Tout comme l'investissement en baisse de 0,6%.
02:58La seule petite éclaircie, c'est donc la consommation des ménages,
03:02qui résiste avec une hausse de 0,4%, notamment grâce à l'achat de voitures électriques.
03:08Alors désormais, atteindre les 0,5% de croissance envisagée par le gouvernement
03:13sur l'ensemble de l'année paraît compliqué,
03:16puisqu'à fin septembre, l'acquis de croissance n'est que de 0,2%.
03:20Et pendant que la France patine, Valentine, la zone euro résiste pour l'instant mieux que prévu.
03:25Et oui Erwan, puisque la croissance de la zone euro progresse de 0,4% au troisième trimestre,
03:31soit deux fois plus qu'attendu.
03:33Et encore une fois, c'est l'Espagne qui tire son épingle du jeu,
03:36avec une hausse de son PIB de 0,6%.
03:40Elle est portée par la consommation des ménages,
03:43mais aussi de ses exportations, qui sont en hausse d'1,3%.
03:47Sur l'ensemble de l'année, l'Espagne devrait atteindre 2,6% de croissance.
03:52Du côté de l'Allemagne, après plusieurs années compliquées,
03:55son vaste plan de relance commence à porter ses fruits,
03:57puisque la première économie européenne affiche une croissance de 0,2% au troisième trimestre,
04:03soutenue notamment par les dépenses des ménages, mais aussi celles de l'État.
04:08En Italie, en revanche, l'économie fait du surplace.
04:11Elle est nulle au troisième trimestre, pénalisée par son commerce extérieur et le recul de son industrie.
04:17Et donc, parmi les quatre premières économies de la zone euro,
04:20il n'y a que la France qui enregistre une contraction de son PIB cet été.
04:24Autre indicateur économique scruté de près, enfin, l'inflation.
04:27Valentine, en France, comme chez nos voisins européens,
04:29la hausse des prix reste encore un sujet majeur.
04:32Et oui, les prix continuent de grimper, mais à des rythmes très différents.
04:36Et donc, c'est du côté de l'Italie que la hausse est la plus forte.
04:39Elle atteint 5,4% en octobre contre 4,2% le mois précédent.
04:46En Espagne, elle reste encore très élevée puisqu'elle frôle les 5%.
04:50En France, selon les premières estimations de l'INSEE, elle atteint désormais les 3,8%.
04:56Il n'y a que du côté de l'Allemagne où la hausse des prix ralentit à 2,8%
05:02grâce aux mesures prises par Berlin en début de mois pour limiter la hausse des prix à la pompe.
05:06Et après ces mauvaises données de l'INSEE, le ministre de l'Action et des Comptes publics,
05:11David Amiel, prévient, tout cela ne sera pas sans conséquence sur le budget de l'année prochaine
05:15et qui doit être encore plus ambitieux que celui qui a été proposé par le gouvernement.
05:20Écoutez le ministre.
05:21Je le dis très nettement, quand on voit la dégradation de la situation économique
05:26à laquelle s'ajoute la dégradation de la situation financière depuis l'été dernier,
05:31oui, il faudra, y compris par rapport au texte initial qui a été déposé,
05:34davantage d'efforts budgétaires et non pas moins.
05:37Et c'est ça qui permettra de mettre nos finances publiques dans le bon sens,
05:41de réduire les déficits et de redonner une bouffée d'oxygène aux Français et à l'économie française.
05:46Bonsoir Mabrouk Chetouane.
05:48Bonsoir Erwann.
05:49Responsable de la stratégie globale de marché chez Natix ICM.
05:52Merci d'être avec nous ce soir pour commenter cette actualité.
05:55On disait donc les données de la croissance française au troisième trimestre
05:58qui sont décevantes, ce qui tombe mal puisqu'en ce moment le budget 2027 est en pleine négociation.
06:04Vous venez d'entendre le ministre des Comptes publics qui dit qu'il va falloir faire encore plus d'efforts
06:08sur les dépenses.
06:09Ça paraît de toute façon inévitable.
06:11C'est absolument inévitable puisque globalement, ça a été très bien commenté durant la séquence précédente,
06:17on a un acquis de croissance, c'est-à-dire le niveau de croissance embarqué au niveau de l'économie
06:21française de 0,2%.
06:23Le budget aujourd'hui en déficit et même avec un déficit de 5,4%
06:28était basé sur une hypothèse de croissance de 0,4% sur l'année 2026.
06:34Alors on parle de petits chiffres mais vous voyez bien qu'on a quand même aujourd'hui un acquis de
06:38croissance
06:38qui est deux fois moindre que l'hypothèse finalement la plus conservatrice.
06:41Ça veut dire quoi en creux ? Ça veut dire qu'il nous faudra atteindre un niveau de croissance de
06:450,8% au dernier trimestre.
06:48La marche est haute.
06:49Ce qui est totalement inatteignable, soyons clairs, pour pouvoir ne serait-ce qu'atteindre l'hypothèse la plus conservatrice.
06:54Et celle du gouvernement, c'est 0,5% sur 2026, ce qui voudrait dire là encore 1% de
06:59croissance en variation trimestrielle.
07:00On n'a pas vu ces niveaux de croissance depuis finalement la sortie du Covid
07:05où l'économie française, on va dire, était stimulée par justement un plan de relance budgétaire tout à fait spectaculaire.
07:12Là, on n'est pas du tout dans la même configuration.
07:14C'est pour ça que le ministre des Comptes publics annonce effectivement la couleur en disant qu'il va falloir
07:18faire des efforts supplémentaires
07:19puisque nos hypothèses, nos chiffres de croissance sont en deçà, très nettement en deçà de ce qu'on attendait initialement.
07:25Ce qui veut dire que 5,4% de déficit, ça paraît intenable.
07:28C'est la conclusion à laquelle il faut malheureusement arriver, c'est que même ce chiffre qui a été dégradé
07:34depuis le début de l'année
07:35puisqu'au début d'année, on avait le gouvernement qui communiquait sur une hypothèse de déficit de l'ordre de
07:414,9% voire 5%.
07:42Donc, légèrement en dessous de ce seuil symbolique des 5%, on voit bien qu'aujourd'hui, même le 5,4
07:47% paraît difficilement tenable.
07:49D'où justement la demande du ministre des Comptes publics de faire de nouvelles économies
07:53pour essayer tant bien que mal de tenir ce 5,4%.
07:57Et si on ne tient pas, la conséquence, finalement, serait de voir de nouveau des pressions sur les marchés obligataires,
08:02de nouveau, finalement, des taux d'intérêt sur, notamment à l'OAT, le 10 ans français,
08:08partir, finalement, sur des niveaux qui endommageraient, compliqueraient davantage l'équation budgétaire française.
08:13On est très proche des 5% sur le taux à 10 ans français.
08:16Mabouk Chetton, est-ce qu'il faut, selon vous, s'attendre à une récession avec le prochain trimestre ?
08:22Alors, il y a quand même une petite bonne nouvelle, finalement, quand on regarde les chiffres.
08:27Alors, certes, quand on regarde l'investissement, ce n'est pas bon du tout.
08:30On a non seulement un investissement des entreprises qui diminue,
08:34mais ce qui est surtout, en fait, très intéressant, c'est qu'il baisse,
08:37ça fait trois trimestres consécutifs qu'il baisse.
08:39On peut peut-être imaginer, finalement, même s'il y a peu de raisons,
08:42finalement, de voir cette contraction d'investissement repartir en territoire positif,
08:46imaginer que ça s'arrête de baisser.
08:47La partie la plus positive, en quelque sorte, ça reste du côté des ménages.
08:51On a vu que, finalement, pour le deuxième trimestre consécutif,
08:54on a une contribution de la consommation des ménages, qui, je le rappelle,
08:57constitue le principal contributeur à la croissance économique,
09:00finalement, soutenir l'activité française.
09:02Et donc, globalement, et là encore, finalement, on peut essayer de s'en sortir,
09:06si jamais on a une consommation des ménages qui tient,
09:09et une contribution du commerce extérieur, qui a lourdement pénalisé l'activité française,
09:12qui cesse, effectivement, de contribuer négativement.
09:15Donc, on peut, effectivement, espérer échapper à la récession technique,
09:19puisque cette définition, c'est deux trimestres consécutifs de croissance négative,
09:22si et seulement si, on a ces moteurs qui ont été, finalement,
09:25l'investissement des entreprises et le commerce extérieur,
09:28qui cessent de contribuer négativement à l'activité.
09:30Ah oui, ça fait beaucoup de conditions.
09:32Malheureusement, oui, effectivement, c'est la difficulté de l'exercice.
09:34C'est qu'on entrevoit assez peu de possibilités, assez peu de scénarios, finalement,
09:39d'un rebond significatif de l'activité française.
09:41Et quand vous regardez, par ailleurs, les enquêtes qui sont conduites,
09:44notamment par BPI France, qui interrogent les petites et moyennes entreprises
09:47sur leurs perspectives d'investissement,
09:49quand vous regardez les enquêtes de l'INSEE sur les perspectives d'épargne des ménages
09:53sur les prochains mois, on voit que, finalement,
09:55plus il y a d'épargne, moins il y a de consommation,
09:57et les perspectives d'investissement des entreprises,
10:00elles aussi restent relativement, on va dire, en berne,
10:03compte tenu du climat actuel.
10:04Et ça tombe bien, dans à peu près cinq minutes,
10:06nous sommes avec Frédéric Coirier, le président du METI,
10:08le mouvement des entreprises de taille intermédiaire,
10:10qui alerte aussi sur ces données.
10:13En même temps, Mabrouk Chetouane,
10:15on a l'impression qu'il y a quand même toujours,
10:17en France, un taux d'épargne assez élevé,
10:19ça veut dire qu'il y a encore des choses à développer,
10:21et qu'on pourrait faire mieux
10:22s'il y avait une volonté de consommer,
10:25mais c'est dépendant aussi
10:27du fait de se sentir rassuré
10:29et prêt à consommer,
10:30c'est-à-dire d'avoir de la visibilité
10:31quand on est un consommateur,
10:33et c'est peut-être ce qui nous manque aujourd'hui.
10:34C'est exactement le point,
10:36c'est que pourquoi est-ce que le ménage français épargne ?
10:39C'est parce que finalement,
10:40il considère que sa situation future
10:41pourrait être effectivement dégradée
10:43par rapport à sa situation actuelle.
10:44Donc cette épargne, c'est de la non-consommation,
10:46et donc, in fine,
10:48si on a globalement moins,
10:49si on avait une stabilité budgétaire,
10:51alors il faut peut-être espérer finalement
10:53que quelque part,
10:54la feuille de route budgétaire
10:55qui sera proposée par le gouvernement
10:56ne revalorisera,
10:58enfin, n'augmenteront pas finalement les taxes,
11:00notamment sur les ménages.
11:01Et donc, si on n'a pas ce genre finalement
11:02de dispositifs qui sont pris en place,
11:05ce qui reste peu probable,
11:07on pourrait voir les ménages finalement
11:08commencer à envisager
11:09de moins épargner pour consommer.
11:12Mais là encore,
11:13compte tenu entre guillemets
11:14de l'agenda politique,
11:15donc des élections présidentielles
11:16qui arriveront au deuxième trimestre
11:19de l'année prochaine,
11:20il est difficile effectivement de voir
11:21un contexte qui va s'améliorer.
11:23Et donc, qui dit manque de visibilité,
11:26dit maintien en tout cas
11:27d'un taux d'épargne élevé,
11:28et donc cette non-consommation
11:29et moins de consommation,
11:30on veut dire moins de croissance in fine.
11:32Si on dézoome un instant,
11:33on a l'impression que ceux qui tirent
11:34la croissance dans la zone euro aujourd'hui,
11:36on le disait tout à l'heure,
11:37ce sont l'Allemagne, l'Espagne,
11:39c'est sur eux qu'il faut compter aujourd'hui.
11:40Alors, il y a peut-être un petit biais statistique
11:42aussi qu'il faut rappeler
11:43dans les chiffres de croissance européennes,
11:45c'est qu'on a finalement une espèce de trublion
11:47qui s'appelle l'Irlande,
11:48et qui à chaque fois parasite un tout petit peu
11:50les chiffres de croissance en Europe.
11:52Mais quand on regarde,
11:53si on revient sur le cas espagnol
11:55et sur le cas effectivement allemand,
11:56alors ce qui est très intéressant,
11:57notamment en Allemagne,
11:59c'est qu'on voit effectivement
12:00une espèce de reprise manufacturière
12:02en train de se mettre en place.
12:03Et cette reprise manufacturière
12:04ne doit pas,
12:05ne doit rien au hasard,
12:07c'est le déploiement progressif,
12:09très graduel encore une fois,
12:10du plan de relance initié
12:12par le chancelier Merz,
12:13qui a été décidé en 2025,
12:15mis en place en 2026.
12:17Et rappelons que ce n'est pas un plan
12:18qui a pour destination
12:19de soutenir la demande.
12:21C'est un plan qui a pour objet
12:22de soutenir le côté offre de l'économie.
12:24Donc ça va prendre beaucoup plus de temps
12:25finalement à matérialiser des effets positifs.
12:27Et donc on voit,
12:29on commence à les voir,
12:30mais ça va prendre plus de temps.
12:31Et on peut espérer,
12:32on peut espérer finalement,
12:33de voir des économies comme l'Espagne
12:36ou comme finalement l'Allemagne
12:38constituer quelque part
12:39une forme de rempart
12:42finalement à cette croissance déprimée
12:44que l'on peut observer
12:45en Italie et en France
12:47et quelque part venir un peu en aide
12:48à l'économie française et à l'économie italienne.
12:50Donc pour vous,
12:51ça ne fragilise pas la cohésion
12:52de la zone euro ?
12:53Au contraire,
12:54ça peut peut-être même la renforcer ?
12:56Dans un monde idéal,
12:57effectivement,
12:58lorsqu'on a un voisin
12:59qui ne se porte pas très bien,
13:00on va effectivement le soutenir.
13:03Malheureusement,
13:03ce n'est pas aussi simple que ça.
13:05Et en fait,
13:05la cohésion
13:06et surtout le risque de fragmentation,
13:08il ne se situe pas
13:08au niveau de croissance économique.
13:10On a déjà vu des épisodes
13:11finalement de défasage macroéconomique
13:14entre les principales régions,
13:15entre les principaux pays
13:16de la zone euro.
13:17Là où il y a un risque,
13:18c'est bien évidemment
13:18sur les taux d'intérêt
13:20et sur les marchés obligataires.
13:21Si demain,
13:22effectivement,
13:22on a des craintes finalement
13:25d'une non-maîtrise
13:27des finances publiques françaises,
13:29on peut se retrouver finalement
13:30avec une dette française
13:31qui sera beaucoup plus attaquée
13:33par les marchés financiers.
13:34Et ça,
13:35fondamentalement,
13:36ça peut créer,
13:37quand on regarde
13:37la différence entre
13:39le taux d'intérêt français
13:40et le taux d'intérêt allemand,
13:41une augmentation
13:41de cet écart de taux.
13:43Et bien évidemment,
13:44ce sera à la faveur
13:44de l'Allemagne
13:45qui constituera
13:46pour les investisseurs,
13:47aux yeux des investisseurs,
13:48une valeur refuge.
13:49Et pour terminer là-dessus,
13:50Mabrouk Chetouane,
13:51justement,
13:51quelle serait votre recommandation
13:53sur l'OAT
13:54par rapport au crédit d'entreprise
13:56dans ce contexte
13:57et ses évolutions ?
13:58Alors,
13:58dans les deux cas de figure,
13:59le monde obligataire
14:00reste effectivement,
14:02on va dire,
14:02sous le feu des projecteurs.
14:03Puisque dans les deux cas de figure,
14:05que ce soit l'OAT
14:06ou que ce soit la dette d'entreprise,
14:07vous avez ce qu'on appelle
14:08une sensibilité au taux,
14:09et notamment au taux d'intérêt
14:10à long terme
14:11qui est relativement élevé.
14:12Si on considère
14:13que les taux français
14:14et les taux européens
14:15continuent de subir
14:16de la volatilité
14:17due au manque
14:18de feuilles de route budgétaires
14:21crédibles
14:21dues à une incertitude croissante,
14:23là encore,
14:24il vaut mieux
14:24se montrer prudent,
14:25ne pas aller tout de suite
14:26sur des actifs,
14:28notamment des obligations
14:28à maturité longue,
14:29privilégier plutôt
14:30les maturités les plus courtes
14:32qui vont globalement
14:33vous immuniser
14:34contre une volatilité
14:35trop forte
14:36de la partie longue
14:36de la courbe des taux.
14:37Merci beaucoup
14:38pour votre analyse,
14:39Mabrouk Chetouane.
14:39Chetouane avec nous
14:40ce soir,
14:40responsable de la stratégie
14:42globale de marché
14:42chez Natixis IM.
14:44Et dans ce contexte,
14:45nous donnons la parole
14:46aussi ce soir
14:46à ceux qui font l'économie.
14:48Bonsoir Frédéric Coirier.
14:49Merci d'avoir répondu
14:50à l'appel de BFM Business.
14:52Vous êtes le coprésident
14:53du METI,
14:54le mouvement des entreprises
14:55de taille intermédiaire.
14:56Alors nous sommes à un stade
14:57où il faut admettre
14:58que les conditions
14:58de croissance
14:59ne sont plus réunies.
15:00Comment est-ce que vous regardez
15:01ces dernières données
15:03aussi pour vos activités,
15:04les ETI ?
15:06Ça fait déjà
15:07plusieurs trimestres
15:08que l'activité des ETI
15:10sont impactées
15:12par un peu
15:14de décroissance.
15:15L'instabilité politique
15:16aussi joue beaucoup.
15:19Bon, nous,
15:20ce que nous voyons
15:20depuis, on va dire,
15:22la rentrée,
15:23c'est,
15:24avec le sujet budgétaire
15:26qui s'ajoute actuellement,
15:27l'incertitude,
15:28c'est quand même
15:29un ralentissement
15:30très fort
15:30de l'investissement,
15:32peu de création
15:33d'emplois
15:33et des carnets
15:34de commandes
15:35qui ne sont pas
15:35très remplis
15:36avec des rentabilités
15:37qui sont sous pression
15:39puisque s'il y a
15:41peu d'inflation,
15:42je dirais,
15:42dans les échanges
15:44industriels,
15:45il y a quand même
15:46une augmentation
15:47de nos intrants,
15:48notamment liée
15:48à l'énergie,
15:49sur les transports,
15:50sur un certain nombre
15:51de matières premières.
15:52Donc,
15:52nos entreprises
15:53sont quand même
15:53relativement sous pression,
15:55je dirais.
15:56Frédéric Courrier,
15:57comment est-ce que
15:57vous vous projetez
15:58aussi avec un projet
15:59de budget
15:59qui veut faire encore
16:00grimper les prélèvements
16:02obligatoires ?
16:04Alors,
16:04je dirais que
16:05on a déjà subi
16:06en 2025,
16:082026
16:08des budgets
16:09qui ont été
16:10défavorables
16:11puisqu'ils ont
16:12annulé
16:13une grande partie
16:14du début
16:15de réalignement compétitif
16:16qui avait été lancé
16:17dans notre pays.
16:18Il faut rappeler
16:19que 2019,
16:202022,
16:21on avait eu
16:21la baisse
16:22des impôts de production,
16:24il y avait eu aussi
16:25une certaine continuité
16:27sur les baisses de charges.
16:28depuis 2025,
16:29les choses ont changé
16:30et ça se maternise
16:32sur les marges
16:33des entreprises.
16:33Le budget 2027,
16:35en tout cas le projet,
16:35présente de nouveau
16:37des éléments
16:38qui impactent
16:39la rentabilité
16:40de nos entreprises.
16:41Je pense notamment
16:41à l'augmentation
16:42du coût du travail
16:44avec la révision
16:45des baisses de charges,
16:47l'intégration
16:48de l'intéressement
16:48de la participation
16:49également dans ces calculs,
16:51des impôts de production
16:52qui remontent également.
16:53Donc, oui,
16:54on voit ça
16:54avec beaucoup d'inquiétude
16:55et surtout,
16:56au-delà,
16:57je dirais,
16:57de l'activité économique,
16:58c'est l'emploi
16:59qui nous inquiète
17:00parce que l'augmentation
17:02du coût du travail
17:02aura un impact immédiat
17:04sur l'emploi.
17:05Nous, on estime
17:06que si le budget
17:07devait être repris en l'État,
17:09c'est 40 000 emplois
17:10qui seraient menacés
17:12dans les ETI.
17:13Donc, c'est très significatif.
17:14Alors, comment est-ce que vous imaginez
17:16créer de l'emploi
17:17et faire de l'investissement
17:18dans ces conditions ?
17:19Je vois que vous nous apportez aussi
17:21un autre chiffre
17:22qui est le suivant.
17:23Seuls 16 % des dirigeants
17:25maintiennent la totalité
17:26de leurs investissements
17:28aujourd'hui.
17:28Ça montre bien
17:29la phase d'incertitude
17:30et le flou
17:31dans lequel vous êtes.
17:33Bien sûr.
17:34Alors, ça n'est pas
17:34qu'une question d'économie,
17:35c'est aussi une question
17:36de confiance.
17:37D'abord,
17:39on nous avait annoncé
17:40un budget 2027
17:41sans augmentation d'impôts,
17:43avec une relative stabilité
17:44et la réalité,
17:45ce n'est pas du tout celle-là,
17:46en tout cas dans le projet initial.
17:48Nous appelons en tout cas
17:49le gouvernement
17:49et l'ensemble des forces politiques
17:51à ne pas allourdir la barque.
17:54Je dirais,
17:54nos entreprises ont déjà vu
17:56sur les deux dernières années
17:57une augmentation
17:57de l'ordre de 25 milliards
17:58de prélèvements.
17:59C'est énorme.
18:01La conjoncture actuelle,
18:02elle est difficile.
18:03On est sous une concurrence mondiale
18:06débridée.
18:06Les Chinois qui déversent
18:08sur l'Europe
18:09leur production,
18:09le marché américain
18:10qui est plus fermé
18:11à nos entreprises.
18:12Nos ETI,
18:12elles sont très exposées
18:14à la concurrence mondiale,
18:15à la concurrence européenne.
18:17Nous ne sommes pas alignés
18:18sur la moyenne européenne.
18:19Il faut rappeler
18:19que les entreprises françaises
18:21pètent 63 milliards
18:22de charges supplémentaires
18:23par rapport à la moyenne européenne,
18:25130 milliards
18:25par rapport à l'Allemagne.
18:26Vous veniez de rappeler
18:27que l'Allemagne lançait
18:28un grand plan de relance.
18:29Nous sommes déjà décalés.
18:31Si nous rajoutons encore
18:33dans la barque
18:34des charges supplémentaires,
18:35nos entreprises
18:36vont être fragiligées.
18:37Donc,
18:38il est impératif
18:39de ne pas rajouter
18:40des charges aux entreprises
18:41sur le budget actuel
18:42et de donner
18:43des signaux favorables.
18:44On avait aussi
18:45la possibilité
18:46de baisser la CVAE.
18:47Ça avait été
18:47à un moment donné évoqué.
18:49C'est quelque chose
18:49qu'on nous promet
18:50depuis cinq ans.
18:52Ça,
18:53c'est un signal
18:53qui pourrait être très fort
18:55au moment
18:56où nos entreprises
18:56doivent investir.
18:57Ce n'est pas qu'elles ne doivent pas investir,
18:59c'est qu'aujourd'hui,
19:00elles hésitent
19:01et surtout,
19:02elles ont le regard à l'étranger.
19:03C'est un autre sujet
19:04de notre enquête
19:05qui montre qu'aujourd'hui,
19:06plus de la moitié
19:06des patrons d'ETI
19:09aujourd'hui,
19:10a la tête ailleurs,
19:10c'est-à-dire plus en France,
19:11mais plutôt sur des marchés extérieurs,
19:14voire même peut-être délocalisés
19:16à certaines activités,
19:17ce qui est nouveau pour nous.
19:18Donc,
19:18nous trouvons ça très déplorable
19:20et il faut absolument
19:21que sur le budget 2027,
19:23on n'alourdisse pas la charge
19:24de nos entreprises
19:25qui sont déjà
19:26dans un contexte économique
19:27et géopolitique compliqué.
19:29Des ETI,
19:30Frédéric Coirier,
19:31qui regardent à l'étranger
19:32là où il y a de la croissance
19:33et donc là où il y a
19:34de l'activité à faire
19:36et à l'inverse,
19:37des entreprises françaises
19:38qui,
19:39dans un contexte de difficulté,
19:41suscitent aussi l'appétit
19:43d'investisseurs étrangers
19:44avec un risque de prédation
19:46que vous soulevez au métier.
19:47Un dirigeant sur deux
19:48déclare avoir été
19:49approché en France
19:50pour un rachat
19:51ou pour une entrée au capital
19:53depuis le début de l'année
19:54et ça,
19:54c'est du jamais vu.
19:55Oui,
19:56c'est du jamais vu
19:56et d'ailleurs,
19:57les ventes que nous mesurons
19:58puisque tous les trimestres,
20:00nos monitoring
20:01permettent de voir
20:01ce qui se passe.
20:03Ce qui est nouveau
20:04sur le dernier trimestre,
20:05c'est que la majorité
20:05des rachats d'ETI
20:06s'est fait par des groupes étrangers
20:08et ça,
20:09c'est nouveau effectivement.
20:10Il y a une menace
20:11dans le budget 2027
20:13qui est l'alourdissement
20:15du coût de la transmission
20:16par un dispositif
20:17qui s'appelle
20:17l'apport cession
20:19qui devrait
20:19qui aujourd'hui
20:21bénéficie d'un report
20:22d'imposition
20:23et le budget 2027
20:24vaudrait fiscaliser
20:25ses apports
20:26au holding.
20:27Ça aurait un impact
20:28très direct,
20:29c'est que la transmission
20:30des ETI
20:31coûterait lors de 50%
20:32de sa valeur.
20:33De fait,
20:34ça ne se transmettrait plus
20:35parce que quand vous devez
20:36payer la moitié
20:37de la valeur de votre entreprise,
20:38vous en perdez le contrôle.
20:39Bon,
20:39bref,
20:40ce serait une catastrophe.
20:41On a connu
20:42ce type d'hémorragie
20:43en 1980
20:44quand les droits
20:45de mutation
20:46avaient été doublés
20:46à l'époque
20:47de François Mitterrand.
20:48Dans la foulée,
20:49nous avons perdu
20:50pratiquement la moitié
20:51de nos ETI.
20:52Ça a été catastrophique.
20:53L'Allemagne
20:54et la France
20:54en 1981
20:55avaient le même
20:56nombre d'ETI.
20:5715 ans après,
20:58c'était trois fois plus
20:59en Allemagne.
21:00Donc,
21:01si nous continuons
21:02à menacer
21:03par une fiscalité
21:06confiscatoire
21:06les transmissions,
21:08eh bien évidemment,
21:09les fonds d'investissement
21:11étrangers,
21:11les entreprises étrangères
21:12feront leurs courses
21:13en France.
21:13ça deviendra
21:14extrêmement attractif.
21:15D'ailleurs,
21:16il y a des fonds
21:16qui actuellement
21:17disent que la France
21:18est un terrain
21:19de jeu formidable.
21:20Mais le risque
21:21pour nous,
21:21c'est que si ces ventes
21:22se font,
21:22les centres de décision
21:24vont quitter le territoire
21:25et si les centres
21:26de décision s'en vont,
21:27c'est danger imminent.
21:28C'est-à-dire que
21:28les sites de production
21:29risquent de disparaître
21:30en France.
21:31C'est un nouveau risque
21:33de désindustrialisation.
21:34Bref,
21:35c'est un très mauvais
21:35choix stratégique.
21:36Il y a 50%
21:37des entreprises
21:38qui doivent se transmettre
21:39dans les 7 ans.
21:40Il faut faire
21:40de cet élément-là
21:41une véritable
21:42objectif stratégique
21:43pour notre pays.
21:44Merci Frédéric Coirier,
21:45co-président du Métis,
21:46d'avoir été avec nous
21:47ce soir,
21:47le mouvement des entreprises
21:48de taille intermédiaire.
21:50Il est 18h20,
21:51on marque une courte pause.
21:52On va se retrouver
21:52dans un instant
21:53avec le président
21:54du groupe immobilier
21:55La Forêt,
21:56l'occasion de faire le point
21:57sur le secteur
21:57et sur les ventes
21:58alors que les taux d'emprunt
21:59continuent de grimper.
22:01DFM Business présente
22:06Le 18h éco,
22:08Erwann Morris.
22:0918h23,
22:10soyez les bienvenus
22:11si vous nous rejoignez.
22:12On ouvre une page immobilier
22:13avec Yen GNO,
22:14président du réseau
22:15d'agence La Forêt.
22:17Il était l'invité
22:17du grand entretien
22:18avec Sandra Gondoin
22:19ce matin,
22:20l'occasion de faire avec lui
22:21le point sur l'état des ventes.
22:24On est sur des niveaux
22:26de taux
22:27qui ont progressé
22:28régulièrement
22:28depuis 18 mois.
22:30On est autour de 3,50
22:32pour des dossiers standards.
22:34Ça peut monter bien au-delà
22:35sur des périodes
22:37d'endettement plus longues
22:38et des dossiers
22:39un peu plus fragiles.
22:41Ce qu'on considère surtout
22:42c'est que les Français
22:42aujourd'hui
22:43ont tiré le frein à main
22:44du fait du contexte social
22:46de notre pays.
22:48Ce n'est pas vraiment
22:49le moment
22:49d'avoir le cœur
22:50à aller visiter
22:51des appartements
22:52ou à mettre en vente
22:54sa maison.
22:55Donc le crédit
22:56entre guillemets
22:56n'est pas aujourd'hui
22:58le souci premier
22:59des Français.
23:00Quel est le profil
23:02d'acheteur
23:02qui renonce aujourd'hui
23:04à l'achat d'immobilier ?
23:05Alors évidemment
23:06la hausse des taux
23:07et des prix
23:08qui se maintiennent
23:09tout de même
23:10vont contraindre
23:12les primo-excédents
23:13ceux qui sont
23:14les profils
23:14les plus fragiles
23:16qui doivent composer
23:17un apport
23:18et puis les investisseurs
23:19deuxième catégorie
23:20qui bénéficient
23:21cette fois-ci
23:22ou qui souhaitent bénéficier
23:23de l'effet de levier
23:24du crédit.
23:25Alors évidemment
23:26avec des taux
23:26qui sont sur une trajectoire
23:28haussière,
23:29les opérations
23:29sont parfois
23:30moins intéressantes
23:31avec un reste à charge
23:32beaucoup plus important.
23:33Est-ce que vous constatez
23:34que géographiquement
23:34il y a quand même
23:35des régions
23:36qui portent
23:37le reste du pays ?
23:39Je pense évidemment
23:40à l'île de France.
23:41Alors l'île de France,
23:42les grandes métropoles
23:43parce que évidemment
23:44et ce n'est pas une surprise
23:45c'est dans ces endroits-là
23:46que se concentrent
23:46à la fois l'emploi,
23:48l'éducation,
23:48les services publics,
23:49le transport,
23:50la culture
23:51et c'est un peu plus difficile
23:53dans les zones rurales
23:54ou semi-rurales.
23:55Oui, effectivement,
23:56c'est là que se concentrent
23:59la culture
24:00et les moyens
24:01mais c'est là
24:01que vous l'avez dit aussi
24:02que se concentrent
24:03les mouvements sociaux,
24:04les contestations.
24:06Si ça continue
24:09cette ambiance-là,
24:10qu'est-ce que vous prévoyez
24:11de faire ?
24:12Est-ce que vous avez
24:12des leviers d'action ?
24:14Des leviers d'action,
24:15on en a peu
24:17pour ne pas dire pas.
24:19On attend évidemment
24:21que l'ordre soit remis
24:23dans notre pays.
24:24Il y a des évaluations
24:25assez claires
24:26sur ce que le commerce
24:27pourrait perdre en France.
24:28On parle de plus
24:29d'un milliard et demi
24:30si ça se poursuivait.
24:32On arrive pour du commerce
24:33traditionnel sur des mois
24:34qui sont extrêmement importants,
24:37novembre, décembre.
24:38Pour les agences immobilières,
24:40nous sommes sur des métiers
24:41de services
24:42avec des achats
24:43et des ventes
24:44qui se font au fil de l'année
24:45et on va dire que décembre
24:46est plutôt un mois creux
24:49pour nous.
24:49Je ne vais pas dire
24:50que ça tombe bien
24:50mais en tout cas,
24:51on sera moins impacté
24:52que du commerce de détail.
24:54Pour autant,
24:54dans six mois,
24:55il y a l'élection présidentielle.
24:57Historiquement,
24:57dans ces périodes-là,
24:59comment réagissent justement
25:00les achats et les ventes ?
25:01Alors, les Français,
25:02depuis quelques années,
25:03se sont désintéressés
25:06de l'immobilier.
25:07Ils ont compris
25:07que les promesses
25:08n'engageaient que
25:10celles et ceux
25:11qui les écoutaient.
25:12Les Français,
25:12aujourd'hui,
25:13regardent d'une part
25:14le coût de l'immobilier
25:15et la trajectoire
25:16des prix de l'immobilier
25:17qui est sur un léger recul
25:18et puis le coût de l'argent
25:20qui, lui,
25:21contrairement à cela,
25:22est plutôt sur une tendance haussière.
25:24Ils prennent leurs calculettes
25:25et jugent eux-mêmes
25:26de la bonne fenêtre
25:28pour se lancer
25:28dans un projet immobilier
25:31indépendamment
25:31de la présidentielle.
25:33C'est vrai que la présidentielle
25:34va, cette fois-ci,
25:35impacter une partie
25:36de la clientèle.
25:37Je l'évoquais tout à l'heure.
25:39les investisseurs,
25:40évidemment,
25:41qui attendent de savoir
25:42entre guillemets
25:43à quelle sauce
25:43ils vont être mangés
25:45et est-ce qu'il faut
25:46plutôt laisser
25:47son argent
25:48sur son livret A,
25:48investir sur de l'immobilier
25:50ou quitter la France.
25:51Et vous,
25:52en termes d'entreprise,
25:53est-ce qu'il y a un scénario
25:55pire qu'un autre
25:56dans ce contexte ?
25:57Alors,
25:58le scénario,
25:58on le connaît.
26:00En tout cas,
26:00si l'état social
26:02de la France
26:03se poursuivait
26:04jusqu'aux présidentielles,
26:06peut-être même
26:06après les présidentielles,
26:09le point bas du marché,
26:10on l'a vécu
26:11en 2009
26:12puisque c'est l'année
26:13où on a vécu
26:14l'effet de la crise
26:14des subprimes
26:15en France
26:16avec 650 000 ventes
26:18sur le marché français
26:20contre 950 000
26:21l'année dernière.
26:22Donc,
26:23c'est un marché
26:23qui pourrait potentiellement
26:25dévisser de 30%
26:27mais on n'est pas
26:28aujourd'hui,
26:29même dans nos hypothèses
26:30les plus pessimistes
26:31sur cette tendance.
26:32Il y a
26:33cette actu
26:34que vous avez annoncée,
26:36vous avez lancé
26:36une nouvelle marque,
26:37La Forêt Collection,
26:38dédiée aux biens de famille
26:40et de caractère
26:41à mi-chemin
26:42entre l'immobilier
26:42traditionnel
26:43et le luxe.
26:44Parlez-nous
26:45de ces nouvelles
26:46agences premium.
26:47Oui,
26:48alors c'est vrai
26:48que depuis 1991,
26:49nous avons accompagné
26:50La Forêt
26:51des millions de Français
26:52pour acheter,
26:52pour vendre,
26:53pour louer,
26:54pour gérer,
26:54pour administrer
26:55leur logement
26:56et en cette année
26:57où nous célébrons
26:58nos 35 ans,
26:59nous avons décidé
26:59de nous intéresser,
27:00de nous spécialiser
27:01également
27:02sur un autre segment marché
27:03l'immobilier premium
27:04avec une marque
27:05et un réseau dédié,
27:06La Forêt Collection.
27:07Donc,
27:08pendant 18 mois,
27:09on a compilé
27:10nos historiques
27:11de transactions immobilières
27:12sur 35 ans.
27:13On a acquis
27:14des bases de données,
27:14on a étudié
27:15les comportements
27:16de cette clientèle,
27:17on les a interrogés
27:19également
27:20et on a trouvé
27:21qu'il y avait
27:21de la place
27:21pour un réseau
27:23spécialisé en France
27:24sur l'immobilier premium.
27:25en effet,
27:26entre le marché résidentiel
27:28où il y a
27:28des acteurs
27:29bien installés
27:30dont la forêt
27:31fait partie des leaders,
27:32le marché du prestige
27:33où là également
27:34il y a des enseignes
27:35bien identifiées
27:36et bien installées
27:36et sur ce fragment
27:37de marché,
27:38on pense qu'il y a
27:39la place
27:39pour implanter
27:40un réseau.
27:41On l'a dimensionné
27:42à 74 territoires
27:44en France
27:45et on a commencé
27:46en s'implantant
27:47en début d'année
27:47au Touquet,
27:48récemment à Paris
27:49dans le 6ème
27:50et on a aujourd'hui
27:517 implantations
27:52à venir
27:52sur toute la France.
27:54Yann Géano,
27:54le président
27:55du réseau d'agence
27:56La Forêt,
27:57invité de Good Morning Business
27:58ce matin,
27:58interview à retrouver
27:59en replay,
28:00en podcast
28:00sur le site
28:01de BFM Business.
28:02Courte pause,
28:03dans un instant,
28:03la suite de votre édition,
28:04on va revenir
28:05sur la séance du jour
28:06mais aussi sur le casse du siècle,
28:08la plateforme de crypto
28:09Binance
28:10qui s'est fait voler
28:10près de 6 milliards
28:11et demi de dollars
28:12avec quelles conséquences
28:14pour le marché
28:15des cryptoactifs ?
28:16Nous en parlerons
28:16avec le journaliste
28:17spécialisé Grégory Raymond
28:18et puis à 18h45,
28:20votre rendez-vous
28:21international,
28:22nous serons avec
28:22l'analyste géopolitique
28:23Ulrich Bounat
28:24pour faire le point
28:25sur la situation
28:26en Ukraine
28:26au moment où
28:27Sergei Lavrov,
28:28le ministre russe
28:29des Affaires étrangères
28:30est aux Etats-Unis
28:30pour plaider
28:31pour une levée
28:32des sanctions
28:33contre Moscou.
28:34DFM Business présente
28:39Le 18h écho
28:41Erwann Morris
28:4318h31,
28:44votre rendez-vous d'actualité
28:45du soir se poursuit
28:46avec les marchés.
28:47Tout ce qu'il faut retenir
28:48de cette journée
28:48avec vous Antoine Larigaudry,
28:49bonsoir.
28:50Bonsoir.
28:51Qui a donné la séance
28:52à Paris ?
28:53Déjà, on souffle
28:54parce que la semaine
28:55aurait été particulièrement chargée.
28:57Alors là, vraiment,
28:58entre résultats,
28:59décision de politique monétaire,
29:01agitation,
29:02tous azimuts
29:03et on termine
29:03à l'équilibre
29:05cette journée,
29:06moins 0,01%,
29:097969 points
29:10du côté du bilan
29:12hebdomadaire
29:13du CAC 40.
29:14Alors déjà,
29:14on a des volumes d'échanges
29:15qui étaient particulièrement élevés
29:16rien que sur la séance
29:17d'aujourd'hui
29:18à 4,7 milliards
29:19et sur une semaine,
29:20on gagne quand même
29:21pas loin de 2,5%.
29:22Donc, on signe vraiment
29:24une bonne performance
29:25alors que du côté
29:25de Wall Street,
29:27on va voir,
29:27le bilan est bien plus négatif.
29:29L'Eurostock 50,
29:30lui, aujourd'hui,
29:31aura perdu 1,2%,
29:32moins 0,8%
29:33pour le DAX
29:34à Francfort.
29:35Mais on sauve
29:36cette séance à Paris
29:37notamment grâce
29:38au secteur pharmaceutique.
29:39Sanofi a vraiment
29:40signé une très belle performance.
29:42C'est peut-être bien
29:42la semaine du redressement
29:44général de l'ensemble
29:45du secteur pharma,
29:46que soit la Big Pharma,
29:47que soit les biotech.
29:48Vraiment,
29:48on a eu de très belles performances
29:50aussi bien pour Sanofi
29:51que pour Nanobiotics
29:53ou Genfit.
29:54Enfin,
29:54on sent qu'on est vraiment
29:55en pleine rotation sectorielle
29:57en faveur du secteur
29:58de la santé.
29:58Donc, Sanofi,
29:59grosse pondération
30:00en plus du CAC 40,
30:01gagne 4,7%
30:02à 79,74 euros.
30:04L'autre bonne nouvelle du jour,
30:05c'était Capgemini
30:06qui a gagné 3,7%
30:08à 127,65 euros.
30:09On reste toujours
30:10dans cette réflexion
30:11des marchés autour
30:12de l'IA va-t-elle
30:13mettre au tapis
30:14le secteur des logiciels,
30:16des ESN, etc.
30:18Là, Capgemini,
30:19à son tour,
30:20comme Soprasteria,
30:21comme Alten,
30:21comme toutes ces boîtes-là,
30:23affirme dans ses chiffres
30:24qu'il n'en est rien
30:24et le titre gagne 3,7%.
30:27Donc, 127,65 euros.
30:29Parmi les baisses du jour
30:30à noter,
30:31on va le voir,
30:31c'est lié à Wall Street,
30:32mais il y a un vrai gros
30:33mouvement de défiance
30:34autour de la tech
30:35et ça touche
30:36STMicro
30:36qui a perdu 5,2%
30:38à 41,88 euros.
30:39Schneider Electric
30:40aussi qui perd 4%
30:41à 237,50 euros
30:43ou encore le grand,
30:44moins 2,7 à 131.
30:46Juste un mot
30:46sur le secteur
30:48des matières premières
30:49et notamment des terres rares
30:50parce qu'on est un secteur
30:51très vivace en France.
30:53Mersenne,
30:53l'ex-Carbon Loren
30:54qui a gagné
30:56un petit peu plus de 10%
30:57hier en repère,
30:5910,7% aujourd'hui,
31:00a eu des prises de profit
31:01d'un coup,
31:0239,26 euros,
31:03alors que la bonne nouvelle
31:04du jour,
31:04elle venait des résultats
31:05d'Iméris,
31:06justement dans le traitement
31:07des minéraux
31:08liés à la tech
31:09et Iméris gagne
31:1013,8% à 25,34.
31:12Et du côté de Wall Street,
31:13donc Antoine,
31:14ça s'allume en rouge vif.
31:15Ben, Nasdaq,
31:16moins 3%,
31:17moins 3,15.
31:18On est sans doute
31:19sur la plus forte baisse
31:21de l'année.
31:22Le Dow Jones,
31:23lui perd 0,98%
31:24et le S&P 500,
31:26moins 1,9%.
31:27Mais il y a très,
31:27très clairement
31:28un gros mouvement
31:28de défiance
31:29autour de la tech
31:30encore une fois.
31:32Pas tant sur,
31:33vous savez,
31:33c'est le wording du moment,
31:35qu'est-ce que la tech
31:36va rapporter,
31:36qu'est-ce que vont rapporter
31:38en termes de rentabilité
31:39tous les investissements,
31:39les fameux CAPEX
31:40que sortent
31:41de manière très,
31:42très importante
31:43l'ensemble des Google,
31:44des Microsoft,
31:44des hyperscalers.
31:45On a eu des mauvaises nouvelles
31:47du côté de Google
31:49un peu plus tôt
31:49dans la semaine
31:50parce qu'on voit
31:50que le cœur du réacteur
31:52de Google,
31:52à savoir la pub cliquée,
31:54marche moins bien.
31:55Donc,
31:55qu'en est-il
31:56à ce moment-là
31:56du financement
31:58des data centers
31:59et des autres investissements
32:00dans l'infrastructure
32:01et on a eu une forte baisse ?
32:03Dans le même genre,
32:05on a Intel
32:06qui signe sans doute
32:06la pire nouvelle du jour
32:08avec des résultats
32:09et des perspectives
32:10surtout qui étaient
32:10en dessous des attentes
32:11et ça correspond
32:12à une baisse
32:13de 30%
32:14pour le titre Intel
32:16en ce moment
32:16sur la seule séance
32:17d'aujourd'hui.
32:18C'est ça,
32:18plus forte baisse
32:19depuis 1974.
32:20Ça fait mal.
32:21Pour vous dire,
32:21ça fait très, très mal.
32:23Et effectivement,
32:24il y a beaucoup
32:24d'inquiétudes
32:26autour d'Intel
32:27qui a été contagieuse
32:28à l'ensemble du secteur
32:28des semi-conducteurs,
32:29vous avez pu voir en Europe.
32:31Mais voilà,
32:32le trésor
32:33de la tech américaine
32:34maintenant,
32:35ça doit et ça reste
32:37le cash flow,
32:38le cash flow disponible,
32:39la trésorerie disponible
32:40et quand on voit
32:41qu'il y a une baisse
32:42de ces possibilités
32:43de financement,
32:44tout de suite,
32:45il y a une inquiétude
32:46des marchés
32:46qui vendent à fond
32:47la nouvelle.
32:48C'est le cas aussi
32:48pour Amazon
32:49qui a inquiété un petit peu,
32:51qui a été en forte baisse
32:52en après-marché
32:52après la publication
32:53de ses résultats hier soir
32:54et qui continue
32:55à être en baisse,
32:56moins 2,28%,
32:57puis dans un autre genre
32:58mais toujours dans le secteur
32:59de la tech.
32:59On a Reddit,
33:00le fameux réseau social
33:01qui subit sa plus forte baisse
33:03en un jour
33:04de toute son histoire boursière.
33:05Le titre perd 30%
33:06après des résultats
33:08qui ont inquiété là aussi.
33:10Mauvaise semaine.
33:10Merci beaucoup.
33:11Antoine Larigauderie,
33:1218h36,
33:13et tout cela nous amène
33:14à cette actualité
33:15dans les cryptoactifs
33:16avec ce qui semble bien
33:17jusqu'ici en tout cas
33:18s'imposer comme
33:19le casse du siècle.
33:20la plateforme de crypto
33:22Binance s'est fait dérober
33:23près de 6 milliards et demi
33:24de dollars,
33:25peut-être même plus encore
33:26prévient la société.
33:27Cette actualité ce soir,
33:28on en parle avec vous,
33:29Grégory Raymond.
33:30Merci d'être avec nous.
33:31Vous êtes journaliste
33:31spécialisée des cryptoactifs.
33:33On parle en effet,
33:35Grégory,
33:35d'un piratage là
33:36qui est déjà historique.
33:38Oui,
33:38c'est tout simplement
33:39le plus gros
33:40de l'histoire
33:40des crypto-monnaies
33:41et probablement
33:42l'un des plus gros
33:42de toute l'histoire
33:43d'Internet.
33:44Donc 6 milliards de dollars,
33:45peut-être plus
33:46que comme vous le disiez.
33:47c'est vraiment
33:48très très important.
33:49Bon,
33:49la moitié de ces fonds
33:50a été gelée
33:51par des partenaires
33:52de la plateforme
33:53pour limiter le vol.
33:55Heureusement,
33:56d'une certaine manière
33:57qu'ils étaient là,
33:58même si ça reste quand même
33:59un piratage record.
34:02Oui,
34:02tout à fait,
34:03tout à fait.
34:03Alors,
34:03ce qui est encore
34:05dans la nature,
34:05c'est des bitcoins,
34:06c'est des ethereum,
34:07mais la partie
34:08qui a été gelée,
34:09ce sont des stable coins,
34:10donc ce sont
34:10des crypto-actifs
34:11qui sont adossés
34:12à de l'euro
34:13et du dollar,
34:13mais ce sont surtout
34:15des entreprises
34:16qui ont le contrôle
34:17sur ces actifs-là.
34:19Donc,
34:20quand il se passe
34:20des choses comme ça,
34:22des gros piratages,
34:23en fait,
34:23on peut geler
34:24tous ces actifs,
34:25même s'ils ont quitté
34:26le portefeuille
34:27de Binance,
34:28ça se fait assez rapidement.
34:30Antoine Larigauderie
34:30est toujours avec nous.
34:32Antoine,
34:32une réflexion sur ce sujet ?
34:33Oui,
34:34parce qu'un des principaux acteurs
34:37du monde économique
34:38à avoir réagi à ça
34:39en premier,
34:40c'est Elon Musk
34:41qui s'est outrageusement
34:46moqué
34:46de Changpeng Zhao,
34:48le patron de Binance
34:50sur son réseau X.
34:53Changpeng Zhao
34:53lui répond quand même
34:54sur le même X.
34:56Elon,
34:57j'ai beaucoup de respect
34:57pour toi,
34:58mais ce n'est vraiment
34:58pas le moment de plaisanter.
35:00Arrête de troller
35:00et n'oublie pas
35:02que j'ai 500 millions
35:03de dollars d'investissement
35:04dans tes actions SpaceX.
35:06Oh là là !
35:07Non,
35:07mais ils se sont sortis ça
35:08quand même.
35:08Et devant tout le monde.
35:10donc oui,
35:11c'est chaud
35:11et ça va très loin.
35:13Il y a un climat compliqué
35:14là non quand même ?
35:14Oui.
35:15Comment vous regardez ça ?
35:17Oui,
35:18il y a un climat un peu compliqué
35:18mais bon après
35:19on connaît un peu
35:20les deux personnages.
35:23Elon Musk
35:23est quand même
35:25coutumier du fait
35:25et je ne sais pas
35:27si vous vous rappelez
35:27mais lors du crash
35:28de FTX,
35:29Changpeng Zhao
35:30qui était le patron
35:31de Binance à l'époque,
35:32aujourd'hui
35:33il n'a plus vraiment
35:33de rôle opérationnel.
35:35Il avait trollé,
35:37en tout cas
35:37il s'était moqué
35:38de Sam Bankman
35:41qui était le patron
35:43de FTX à l'époque.
35:44Donc les passes d'armes
35:45sur Twitter,
35:46on est un peu habitués
35:47dans ce secteur-là
35:48mais c'est vrai
35:49que là
35:49ce qu'a fait Elon Musk
35:51en pleine période
35:54chaude
35:55on va dire
35:55dans le cadre du piratage
35:57c'était pas la meilleure chose
35:58à faire.
35:59Et puis n'oublions pas
36:00que Changpeng Zhao
36:01a toujours une certaine
36:02liberté d'action
36:03mais ça il la doit
36:04à une grâce
36:05de Donald Trump
36:06sinon il serait peut-être
36:07un petit peu en prison
36:08ce monsieur.
36:10Ce sont des nord-coréens
36:12qui sont suspectés
36:13si c'est le cas
36:14ils n'en seraient pas
36:15à leur coup d'essai.
36:17Oui tout à fait
36:17en fait très rapidement
36:18on a pu regarder
36:20un peu
36:20où les fonds étaient allés
36:22et une partie
36:24est allée
36:24sur des adresses
36:25qui avaient été
36:26des adresses blockchain
36:27des adresses crypto
36:27qui avaient été utilisées
36:29lors d'un hack
36:30il y a
36:31quelques semaines
36:32et donc
36:33à cette époque
36:34le piratage
36:35avait été attribué
36:36à la Corée du Nord
36:37donc si c'est
36:37les mêmes adresses
36:38à utiliser
36:39vraisemblablement
36:39ça serait eux
36:41il faut dire que
36:42c'est un peu
36:42les champions
36:43en matière de piratage crypto
36:44sur les dix dernières années
36:46ils ont dérobé
36:47pour à peu près
36:4810 milliards de dollars
36:49donc c'est conséquent
36:50quand on sait
36:51que le PIB
36:52de la Corée du Nord
36:53est estimé
36:54à peu près
36:55à 26-28 milliards de dollars
36:57donc la crypto
36:58en fait permet
36:59de financer
37:00le train de vie
37:01de la Corée du Nord
37:03et ce qu'on peut dire
37:06ce qu'il faut savoir
37:07c'est que
37:08la Corée du Nord
37:09en fait
37:09n'a plus du tout
37:10accès
37:11au marché euro
37:12au marché dollar
37:13à cause des sanctions
37:15internationales
37:15et du coup
37:16le fait d'arriver
37:17à voler des cryptos
37:18ça permet
37:19donc du coup
37:20de rester un peu branché
37:22au commerce mondial
37:23parce que
37:24la Corée du Nord
37:25n'est pas autosuffisante
37:27elle a besoin
37:28de devises étrangères
37:29pour pouvoir acheter
37:29de la technologie
37:30notamment financer
37:32sur son programme
37:32d'armement
37:33donc les cryptos
37:34c'est assez crucial
37:36en fait
37:36pour leur fonctionnement
37:37mais donc on peut
37:38utiliser librement
37:39des cryptos actifs volés
37:42oui tout à fait
37:42tout à fait
37:43mais un particulier
37:45ou une entreprise
37:46qui ferait ça
37:46on mettrait la main
37:48sur eux
37:49assez vite
37:50et ils seraient traduits
37:50en justice
37:51là la Corée du Nord
37:53ils sont au banc
37:54des nations
37:54ils risquent plus grand chose
37:55tout le monde sait
37:56que c'est eux
37:57là en fait
37:57ils ont juste à blanchir
37:59je dis juste
37:59parce que c'est quand même
38:00pas facile
38:01mais eux
38:02ils ont accès
38:03à des réseaux
38:04tout à fait opaques
38:05notamment en Asie du Sud-Est
38:06qui leur permettent
38:08de brouiller les pistes
38:11Binance promet de couvrir
38:12toutes les pertes
38:14est-ce qu'on doit y croire ?
38:16Oui
38:17Binance est une entreprise
38:18extrêmement bien capitalisée
38:20il y a 2-3 ans
38:21quand ils ont écopé
38:22de l'amende
38:23de 4 milliards aux Etats-Unis
38:24ils ont pu le faire
38:25sans problème
38:26ils ont aussi levé
38:27des fonds
38:27l'année dernière
38:28il me semble
38:29donc c'était
38:292 milliards de dollars
38:31il ne faut pas
38:32que ce genre de hack
38:33se produise
38:33tous les mois
38:34mais là
38:35ils sont tout à fait
38:36capables de couvrir
38:37et d'ailleurs
38:37ça se voit
38:38sur la réaction
38:39des marchés
38:39il y a 5-6 ans
38:41si ça s'était passé
38:42les cours
38:43se seraient écroulés
38:44de 30%
38:45là on a perdu
38:46au final très peu
38:47surtout quand j'ai écouté
38:49pendant votre journal
38:50ce qui se passe
38:51sur la tech américaine
38:52notamment quand on parle
38:53de Intel
38:53sur le Bitcoin
38:54ça n'a pas trop trop bougé
38:55parce qu'en fait
38:56les gens ont confiance
38:57dans les capacités
38:58de Binance à rembourser
38:59C'est vrai qu'il n'y a pas
39:00eu une réaction épidermique
39:02effectivement
39:03à l'annonce
39:04de cette information
39:06mais les marchés
39:07ensuite crypto
39:08se sont repris
39:09pour autant
39:09les clients de Binance
39:11Grégory Raymond
39:12ne peuvent pas retirer
39:13leurs cryptoactifs
39:15pour l'instant
39:17oui
39:17alors c'est
39:19pour deux raisons
39:20particulièrement
39:21déjà c'est pour éviter
39:22un bank run
39:23parce que dans ce genre
39:23de cas
39:24si on a l'impression
39:26que la plateforme
39:27peut faire faillite
39:27tout le monde
39:28va être incité à retirer
39:29donc des gens
39:29bloquent les retraits
39:30à ce moment là
39:31mais c'est aussi
39:31pour mener
39:32tout un exercice
39:34de due diligence
39:35pour voir
39:35s'il n'y a pas encore
39:36des pirates
39:36qui sont infiltrés
39:37dans le système
39:38donc ce matin
39:39ils ont annoncé
39:40qu'il y aura un blocage
39:41des retraits
39:41pendant 48 heures
39:43on verra
39:44comment ça va se passer
39:45mais en tout cas
39:46ce qu'on peut dire
39:46c'est que les clients
39:47de Binance
39:48ne devraient pas
39:50avoir de pertes
39:51à encaisser
39:53et voilà
39:54merci beaucoup
39:55pour votre analyse
39:56et votre décryptage
39:57avec nous
39:58ce soir
39:58Grégory Raymond
39:59journaliste spécialiste
40:01des cryptoactifs
40:02il est 18h43
40:03et l'actualité
40:04nous emmène aussi
40:05ce soir du côté
40:06du Canada
40:06avec l'alliance
40:08la plus étroite
40:09jamais conclue
40:09entre un pays
40:10non européen
40:11et l'UE
40:11Ottawa et Bruxelles
40:13viennent en effet
40:14de signer des accords
40:14de coopération inédits
40:16dans des domaines stratégiques
40:17comme les minerais critiques
40:18ou l'intelligence artificielle
40:19une association
40:21qui facilitera également
40:22les échanges commerciaux
40:23entre les deux pays
40:24c'est ce dont s'est félicité
40:26le premier ministre canadien
40:27Marc Carnet
40:28Cette alliance
40:30permettra
40:31de relier directement
40:33notre infrastructure financière
40:35au système
40:36de paiement rapide
40:37européen
40:38alors les transactions
40:41qui nécessitaient
40:42au pèrent
40:43des semaines
40:44de délai
40:45et des formalités
40:47administratives
40:49rédondantes
40:49se feront
40:50désormais
40:51sans difficulté
40:52Voilà le premier ministre canadien
40:54qui s'exprimait
40:55il y a quelques instants
40:56et que vous venez d'entendre
40:57a noté que le Canada
40:58a par ailleurs annoncé
40:58son intention
40:59de participer
41:00auprès de 90 milliards d'euros
41:03accordés
41:03par l'Union Européenne
41:05à l'Ukraine
41:06On marque une courte pause
41:07on va reparler de l'Ukraine
41:08justement dans un instant
41:09dans votre séquence internationale
41:11le pays qui
41:12comme chaque année
41:13à l'approche de l'hiver
41:14est la cible
41:15d'attaques russes
41:16sur ces infrastructures électriques
41:18au moment où le ministre russe
41:20des affaires étrangères
41:21est aux Etats-Unis
41:21pour plaider une levée
41:22des sanctions
41:23contre Moscou
41:24pour en parler
41:24nous serons dans un instant
41:26avec l'analyste géopolitique
41:27Ulrich Bounat
41:29DFM Business présente
41:34Le 18h éco
41:36Erwan Maurice
41:3718h46
41:38votre rendez-vous d'actualité du soir
41:39se poursuit
41:40avec votre dossier international
41:42ce soir
41:42et direction
41:43l'Ukraine
41:43le pays qui est la cible
41:45d'attaques russes
41:46sur ces infrastructures électriques
41:48résultat ce vendredi
41:49plus de 200 000
41:50foyers ukrainiens
41:51sont privés d'électricité
41:52bonsoir Ulrich Bounat
41:53bonsoir
41:53merci d'être avec nous
41:54pour commenter
41:56l'ensemble de ces actualités
41:57sur l'Ukraine
41:59et il y en a beaucoup
41:59en cette fin de semaine
42:00je rappelle Ulrich
42:01que vous êtes
42:01adaliste géopolitique
42:02spécialiste de l'Europe centrale
42:04l'Europe de l'Est
42:04alors c'est devenu
42:05en réalité
42:06une triste tradition
42:08russe
42:08on le sait
42:09de s'en prendre
42:10au réseau électrique ukrainien
42:11à l'approche de l'hiver
42:12sans surprise
42:13c'est ce que fait encore Moscou
42:14c'est exactement ça
42:15avec une stratégie
42:16qui a quand même un peu changé
42:17au fil des années
42:17au début
42:18il y avait une volonté
42:19de frapper
42:20on va dire directement
42:20les principales centrales
42:22notamment dans les principales villes
42:23comme Kiev
42:23donc ça c'est quelque chose
42:25dont on avait l'habitude
42:26mais finalement
42:28ces frappes avaient une limitation
42:29c'est à dire que
42:30il n'est pas possible
42:31de faire des frappes
42:31sur des centrales nucléaires
42:32donc en fait
42:32il y avait toujours
42:33cette capacité résiduelle
42:34de la part des Ukrainiens
42:36et puis on a vu se développer
42:37un système de plus en plus
42:38décentralisé
42:38avec du renouvelable
42:40avec des turbines à gaz
42:42qui ont été notamment
42:42envoyées par l'Europe
42:43donc le réseau
42:44grosso modo
42:44arrivait à tenir à peu près
42:46donc là
42:46ce que l'on voit désormais
42:47c'est des frappes
42:48sur une ville
42:49en particulier
42:49en l'occurrence
42:50c'est Dnipro
42:50où on voit en fait
42:52pendant une semaine
42:53on a le même cas à Kiev
42:54où on essaie de
42:55non seulement de détruire
42:56les installations de production
42:57mais aussi les installations
42:57de transmission de l'électricité
42:59pour en quelque sorte
42:59faire tomber non plus
43:01tout le réseau
43:01comme ça avait été le cas
43:03ou en tout cas
43:04une tentative l'hiver dernier
43:05là c'est véritablement
43:06d'essayer de détruire
43:06le réseau électrique d'une ville
43:08pour effectivement
43:09la plonger dans le froid
43:09et c'est ce qui est en train
43:10de se produire à Dnipro
43:11Et au même moment
43:12Ulrich Bounat
43:13c'est Sergei Lavrov
43:14le ministre russe
43:14des affaires étrangères
43:15qui est aux Etats-Unis
43:17dans le cadre du G20
43:18à Atlanta
43:19où il devrait plaider
43:20pour une levée des sanctions
43:21contre Moscou
43:22est-ce que la Russie
43:24en ce moment
43:25peut avoir
43:26une oreille attentive
43:27de Washington ?
43:28Je pense qu'elle a déjà
43:29une oreille attentive
43:29de Washington
43:30on a également
43:31plusieurs tankers
43:32chargés de diesel russe
43:33qui sont en cours
43:34je crois qu'il y en a 7
43:34en cours de trajet
43:36vers les Etats-Unis
43:37alors ce qui n'est pas du tout
43:39ça ne changera pas du tout
43:39on ne va pas revenir là-dessus
43:40ça ne changera pas du tout
43:41le statut du prix
43:42du diesel aux Etats-Unis
43:43mais en revanche
43:43c'est un coin enfoncé
43:45dans justement
43:45l'application des sanctions
43:47par les Américains
43:48Donald Trump a aussi
43:49imposé un moratoire
43:50sur l'imposition
43:51de nouvelles sanctions
43:52via le paquet
43:53de l'Instagram
43:54donc tout ça
43:55mis bout à bout
43:55montre qu'effectivement
43:56les Russes ont une oreille attentive
43:58en termes de business
43:59à Washington
43:59et M. Lavrov
44:01comme on pourrait s'y attendre
44:02va là-bas
44:03notamment pour essayer
44:04d'élargir un petit peu
44:05ce coin enfoncé
44:06dans les sanctions
44:07sachant qu'il n'obtiendra pas
44:09bien évidemment
44:09de levée de sanctions totale
44:10mais tout ce qui sépare
44:11les deux rives de l'Atlantique
44:12est bon à prendre pour Moscou
44:13Mais c'est presque à se demander
44:14si Vladimir Poutine
44:16dans ce contexte
44:16n'a pas les coups des franches
44:17pour aller beaucoup plus vite
44:18frapper beaucoup plus fort
44:19en ce moment
44:20à quelques jours
44:21des mi-terms aux Etats-Unis
44:22ou à l'impression
44:23que de toute façon
44:24Donald Trump
44:25ne prendra aucune décision
44:26en faveur des Ukrainiens
44:28et de tout ce qui pourrait faire
44:29monter le coût de la vie
44:31et l'inflation aux Etats-Unis
44:32Je pense que c'est effectivement
44:33la lecture stratégique
44:34qui est faite à Moscou
44:35de se dire que
44:36Donald Trump
44:37n'imposera pas plus de sanctions
44:38quelle que soit la situation
44:39en Ukraine
44:40et que donc effectivement
44:41ils ont non seulement
44:42les coups des franches
44:43parce qu'il n'y aura pas
44:43plus de sanctions
44:44mais en plus de ça
44:45parce qu'il y a des pénuries
44:46d'intercepteurs de missiles
44:47balistiques patriotes
44:48et parce que visiblement
44:49les Américains
44:50renaclent même
44:51à fournir
44:53le peu de patriotes
44:54qu'ils s'étaient engagés
44:54à fournir
44:55via les commandes
44:55payées par les Européens
44:56effectivement Vladimir Poutine
44:58la lecture qu'il fait
44:58c'est qu'il a un hiver
44:59qui s'ouvre devant lui
45:00où il a
45:01pas un boulevard
45:02mais en tous les cas
45:03des opportunités
45:04assez importantes
45:04pour essayer de détruire
45:06et d'affaiblir
45:07le plus possible l'Ukraine
45:07avant d'éventuelles négociations
45:09en 2027
45:09Bon avec tout ça
45:10il faut ajouter aussi
45:12quelqu'un dont on parle
45:13beaucoup sur cette antenne
45:14c'est Elon Musk
45:15qui met en garde
45:16l'Ukraine
45:17sur l'utilisation
45:18de Starlink
45:19on en a parlé
45:20il y a quelques jours
45:20il a même interdit
45:22à Kiev d'utiliser
45:23son réseau
45:24à des fins offensives
45:25dit-il
45:25ce n'est pas son rôle
45:27soi-disant
45:27alors il a admis
45:29avoir limité
45:30les connexions
45:30c'est un élément de plus
45:32là qui pèse aussi
45:33sur Kiev
45:33Oui alors
45:34là il semblerait
45:35qu'on soit revenu
45:35à peu près à la normale
45:36si on écoute
45:37les commandants
45:38sur le front
45:39côté ukrainien
45:40donc effectivement
45:41il y avait une vitesse
45:42maximale
45:42qui avait été imposée
45:43ce qui a deux conséquences
45:44c'est que les drones
45:45qui sont utilisés
45:46pour aller frapper
45:47Starlink ne fonctionne pas
45:48au-dessus de la Russie
45:48mais en revanche
45:49c'est des drones
45:49avec Starlink
45:50qui étaient utilisés
45:51pour frapper
45:52notamment les arrières
45:53des forces russes
45:54dans le Donbass
45:55en Ukraine
45:55donc sur le territoire ukrainien
45:57donc ça c'était
45:58devenu beaucoup plus compliqué
45:59et ça avait un autre aspect
46:00sur l'aspect défensif
46:01qui était qu'il y a
46:02beaucoup de drones intercepteurs
46:04qui ont aussi
46:05des antennes Starlink
46:05pour aider les pilotes
46:06donc tout ça
46:07mis bout à bout
46:08ça avait des vraies conséquences
46:09sur la protection
46:10du ciel ukrainien
46:11et sur la capacité offensive
46:12ce qui est d'autant
46:13plus surprenant
46:14de la part d'Elo Musk
46:15c'est que visiblement
46:16d'après les contrats
46:18qui ont été signés
46:18avec le Pentagone
46:19Starlink et les Ukrainiens
46:20c'est pas véritablement
46:21le service
46:22on va dire
46:23grand public
46:24qui est utilisé
46:25c'est plutôt le service
46:26Starshield
46:26alors les satellites
46:27sont Starlink
46:28je vais pas en tourner les détails
46:28mais dans tous les cas
46:29les antennes sont Starshield
46:30et pas Starlink
46:31donc ça ressemble plutôt
46:32à une volonté
46:33d'avoir mis un coup de pression
46:34sur l'Ukraine
46:34pour essayer de la forcer
46:35encore une fois
46:36à faire des concessions
46:37supplémentaires
46:38vis-à-vis de Moscou
46:38la vraie question
46:39c'est de savoir
46:40si Elon Musk
46:41a pris cette initiative
46:41de son plein
46:42tout seul comme un grand
46:43ou si c'était fait
46:45en coordination
46:45avec Donald Trump
46:46ce qui est probable
46:46mais ça montre quand même
46:47qu'un homme
46:48Elon Musk
46:49fait peser une épée
46:50de Damoclès
46:51au-dessus de tout un peuple
46:53oui et j'élargirai la focale
46:55le programme Starshield
46:56c'est un programme
46:57par exemple utilisé
46:58par les Britanniques
46:58il y a énormément
46:59il n'y a pas actuellement
47:00dans le monde
47:01d'autres systèmes équivalents
47:03en termes d'orbite basse
47:04qui permettraient
47:05d'avoir plusieurs milliers
47:06de satellites en orbite
47:07donc ça pose une vraie question
47:08pour toutes les armées
47:09qui décideraient éventuellement
47:10de s'appuyer sur ce réseau
47:11certes il est extrêmement performant
47:13et il a permis à l'Ukraine
47:13de tenir
47:14au moment où ces communications
47:16étaient coupées par les Russes
47:17mais en revanche
47:17vous êtes dépendant
47:18d'un acteur
47:19qui visiblement
47:20n'a pas du tout
47:20les mêmes objectifs stratégiques
47:22que les Ukrainiens
47:22et probablement que les Européens
47:23on voit qu'il y a aussi
47:25des situations
47:26très variables
47:27et très différentes
47:28sur le territoire ukrainien
47:29d'un endroit à un autre
47:30on parlait de ces attaques
47:32sur les infrastructures
47:33d'un autre côté
47:34une trêve
47:35qui a été permise
47:37et notamment pilotée
47:38c'est en tout cas
47:39la communication
47:39par Mélania Trump
47:41on voit que tout ça
47:42montre la complexité
47:44aussi de ce terrain
47:45toujours
47:46complètement
47:46alors je pense que
47:47l'image générale
47:50c'est quand même
47:50que les Russes
47:51essayent de faire plier
47:53économiquement l'Ukraine
47:54en bloquant les ports
47:55sur le Danube
47:55en frappant les infrastructures
47:56énergétiques
47:57de production d'eau
47:58de traitement des eaux
47:58etc
47:59donc ça ça va
48:00je pense continuer
48:01tout l'hiver
48:02en revanche effectivement
48:02on a vu cette trêve
48:04très ponctuelle
48:04se mettre en place
48:05sur une petite ville
48:07où il y a encore
48:07à peu près 2000 habitants
48:08qui se trouvent pile en face
48:09de Kersen
48:10le long du Nipro
48:11on est dans une très grande
48:12coopération de communication
48:13sous occupation russe
48:14sous occupation russe
48:15depuis le premier jour d'ailleurs
48:16c'est devenu une ligne de front
48:18depuis novembre 2022
48:20mais elle est occupée
48:20depuis le premier jour
48:22deuxième jour même
48:23je crois pour être précis
48:24et donc du coup
48:25mais il y a voilà
48:25donc c'est très bien
48:26ça va permettre à ces civils
48:27de pouvoir évacuer la zone
48:29c'était extrêmement compliqué
48:30notamment avec les frappes
48:31de drones
48:31dans les deux sens
48:33mais on est quand même
48:34plus sur une opération
48:35de communication
48:35et j'imagine mal
48:36ce cessez-le-feu
48:37très très localisé
48:38se déployer
48:40dans d'autres endroits
48:41sachant qu'il est prévu
48:42s'arrêter ce week-end
48:42Ulrich Bounas
48:43si on revient
48:43à la position actuelle
48:45de Washington
48:45est-ce qu'il pourrait
48:46selon vous
48:46y avoir un changement
48:47de stratégie
48:48après les midterms
48:49c'est-à-dire dans
48:50quelques jours maintenant
48:51alors c'est une vraie question
48:51alors pas jusqu'au mois de janvier
48:53puisque grosso modo
48:53le nouveau congrès
48:55sera investi au mois de janvier
48:56donc on ne devrait pas avoir
48:57de changement d'ici janvier
48:58en revanche
48:59ce qui est possible
49:00c'est qu'effectivement
49:01alors je pense que
49:03les Ukrainiens n'attendent rien
49:04de Donald Trump
49:05en revanche
49:06il y a quand même un consensus
49:07quand on regarde
49:07les enquêtes d'opinion
49:08quand on regarde
49:09le positionnement du congrès
49:10il y a un consensus
49:11sur le fait que
49:12les Etats-Unis
49:13stratégiquement ont intérêt
49:14à aider l'Ukraine
49:14donc on peut peut-être
49:15s'attendent à revoir
49:16peut-être des paquets d'aides
49:17qui recommenceraient
49:18à être votés
49:19par le congrès
49:19des Etats-Unis
49:20avec toujours cette capacité
49:21de droit de veto
49:22de Donald Trump
49:22bon les Ukrainiens
49:24bien sûr
49:24qui en attendent beaucoup
49:25de leurs alliés américains
49:26et qui sont aussi
49:28dans le même temps
49:28pénalisés par certains blocages
49:29en Europe
49:30notamment en Italie
49:31où des dissensions
49:32dans la coalition
49:33de Georgia Meloni
49:34retardent en ce moment
49:35l'approbation
49:35d'un 13ème paquet
49:36d'aides militaires
49:37à l'Ukraine
49:38qui attend
49:39des missiles
49:40Oui des missiles
49:41à Ster-30
49:42notamment
49:42qui vont sur
49:42les plateformes
49:43SAM-PT
49:44donc qui sont
49:44l'équivalent
49:45des patriotes
49:46franco-italiens
49:47et effectivement
49:48ce que l'on constate
49:49c'est qu'un peu
49:49comme aux Etats-Unis
49:50finalement
49:50l'aide à l'Ukraine
49:52est un peu otage
49:53de jeux politiques
49:54internes
49:55donc vous parlez
49:56de Georgia Meloni
49:56mais grosso modo
49:57elle est un petit peu
49:58débordée
49:58il y a des élections
49:59l'an prochain
49:59elle est débordée
50:00par sa droite
50:01par des gens
50:01qui sont complètement
50:02contre l'Ukraine
50:02notamment Roberto Vanacci
50:04qui est à peu près
50:05à 10% dans les sondages
50:06et donc finalement
50:07l'aide à l'Ukraine
50:08dans un pays
50:08qui est relativement
50:09on va dire pacifiste
50:10comme l'Ukraine
50:11ça a toujours été
50:11un sujet assez complexe
50:13et donc là
50:13on sent que Georgia Meloni
50:14en quelque sorte
50:15lève le pied
50:16pour éviter d'avoir
50:17de se tirer une balle
50:18dans le pied
50:18en quelque sorte
50:18avant les législatives
50:19donc c'est tout
50:20le problème de l'Ukraine
50:21c'est qu'elle est dépendante
50:22de partenaires internationaux
50:23les Etats-Unis
50:24l'Europe
50:24qui parfois
50:26on va dire
50:27jettent un petit peu
50:28l'Ukraine aux orties
50:30sur l'autel
50:31on va dire
50:31de problématiques
50:32politiques locales
50:33La France aussi peut-être
50:34avec un changement politique
50:37intervenir
50:38probablement
50:39l'année prochaine
50:40avec la présidentielle
50:41que les Ukrainiens
50:43en tout cas Kiev
50:44regardent
50:44j'imagine de près
50:45Bien sûr évidemment
50:47je pense que certains pays
50:48n'ont pas fait mystère
50:49de leur volonté
50:49d'arrêter l'aide à l'Ukraine
50:50notamment aux deux extrêmes
50:51donc il n'y a pas du tout
50:52de surprise là-dessus
50:54et effectivement
50:55les Ukrainiens sont très inquiets
50:56c'est pour ça qu'ils essayent
50:56de devenir autonomes
50:57le plus vite possible
50:59je pense que c'est aussi pour ça
50:59qu'Emmanuel Macron
51:01a fourni des licences
51:02pour produire
51:02des équipements
51:03notamment les Aster 30
51:04pour qu'ils puissent
51:05les produire eux-mêmes
51:06histoire de ne plus être dépendant
51:07des décisions politiques
51:08en Europe
51:08mais finalement
51:10tout ça
51:10vu de Moscou
51:11c'est aussi une façon
51:12pour Moscou
51:13de se dire
51:13autant attendre 2027
51:14peut-être que d'ici là
51:15l'Europe sera bloquée
51:18dans l'aide à l'Ukraine
51:18si les Italiens
51:19les Français
51:19prennent des décisions
51:21contre l'Ukraine
51:22ça va bloquer
51:22le processus décisionnel
51:23en Europe
51:24et donc finalement
51:25c'est très bon à prendre
51:26pour Moscou
51:26Merci beaucoup
51:27d'avoir été avec nous
51:28Merci Rick Bounin
51:29pour ce décryptage
51:30analyse géopolitique
51:31spécialiste de l'Europe centrale
51:32Europe de l'Est
51:3318h56
51:34votre soirée se poursuit
51:36sur BFM Business
51:37dans un instant
51:38de quoi je me mêle
51:38présenté par François Sorel
51:40lundi
51:41aux manettes du 18h éco
51:42vous aurez le plaisir
51:43de retrouver Stéphanie Collot
51:44je vous souhaite
51:45une très bonne soirée
51:45un très beau week-end
51:48le 18h éco
51:49sur BFM Business

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