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  • il y a 33 minutes
Ce mercredi 30 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:13de ce mercredi 30 septembre.
00:15A la veille de la présentation du budget, la pression monte et de nouvelles pistes émergent pour atteindre les 54
00:22milliards d'euros d'économies voulues par le gouvernement.
00:25Parmi elles, une taxe sur les produits trop sucrés ou encore la sous-indexation progressive des pensions de retraite.
00:31Tous les détails dans un instant.
00:33Le budget 2027 sous pression des marchés obligataires.
00:36Aussi, le taux à 10 ans atteint des records et la charge de la dette explose.
00:40Le réel nous rattrape, prévient le Premier ministre, alors que plus de la moitié de la dette française est détenue
00:45par des investisseurs étrangers de plus en plus méfiants.
00:49Alors Sébastien Lecornu peut-il encore rassurer les investisseurs avec ce budget ?
00:53On en débat dans un quart d'heure.
00:56Et puis c'est aujourd'hui la fin officielle de la mission américaine en Irak.
01:00L'armée américaine quitte le pays après 23 ans de guerre et 1700 milliards de dollars dépensés.
01:07Mais dans quel état est l'Irak aujourd'hui ?
01:09Cinquième producteur mondial de pétrole dont les exportations sont entravées par la guerre en Iran.
01:14Un pays en proie aussi à des tensions internes avec les milices pro-iraniennes.
01:19On fait le point à 18h45.
01:25Le gouvernement présente officiellement demain matin sa copie pour le budget de l'État et le budget de la sécurité
01:31sociale.
01:32Les textes sont d'abord présentés à la presse et en conseil des ministres avant d'être envoyés au Parlement.
01:39Margot Faudéré, bonsoir.
01:40Bonsoir.
01:40Cette année, une particularité, jamais en 15 ans la pression des marchés et des investisseurs n'a été aussi forte.
01:46C'est vrai parce que tous les voyants sont au rouge.
01:48Il y a une quinzaine de minutes, les taux à 10 ans ont touché les 4,86%.
01:53La dernière fois qu'ils avaient atteint ces niveaux-là, c'était en 2008, donc au plus fort de la
01:58crise des subprimes.
02:00Et puis évidemment, autre indicateur à regarder, c'est le spread franco-allemand qui lui a dépassé les 120 points
02:04de base.
02:05C'est une hausse quand même de plus de 30 points en l'espace d'un mois seulement.
02:09Et le problème, c'est qu'en face, les besoins de financement, eux, sont toujours plus importants.
02:13Absolument. L'État prévoit d'emprunter 340 milliards d'euros l'année prochaine.
02:17C'est un record absolu des emprunts qui risquent du coup de coûter très cher.
02:22La présidente de la Cour des comptes, d'ailleurs, parlait il y a quelques jours d'une dérive alarmante de
02:26la charge d'intérêt de notre dette.
02:28Je la cite.
02:29Cette charge devrait atteindre 80 milliards d'euros cette année.
02:31C'est plus que le budget de l'éducation nationale.
02:33Même 100 milliards par an en 2030, selon Amélie de Montchalin.
02:38Et à ce stade, le problème, c'est qu'il n'y a toujours aucune piste crédible pour assainir les
02:42finances publiques.
02:43Sébastien Lecornu le reconnaît lui-même dans un post publié ce matin.
02:47Je le cite.
02:47Le réel nous rattrape.
02:49Et le plan à 54 milliards d'euros d'économie qui a été dévoilé à la mi-septembre n'a
02:54pas réussi à rassurer les investisseurs.
02:55Et justement, qu'en pensent les investisseurs, Margot ?
02:58Eh bien, ils commencent sérieusement à s'impatienter.
03:00Le dirigeant d'un grand groupe français qui est présent aux quatre coins du monde nous confie qu'il y
03:04a une énorme exaspération chez ces actionnaires qui détiennent également de la dette française.
03:10Mais tirez-vous de là, lui disent-ils, ajoutant que la signature de la France se dégrade.
03:15C'est exactement la même alerte qui a été mise par le gestionnaire d'actifs Vanguard dans les colonnes du
03:20Financial Times.
03:21Il parle d'une dégradation de la qualité du crédit de la France.
03:25Il explique aussi qu'au-delà du budget, en réalité, c'est surtout l'échéance de 2027 qui inquiète les
03:30marchés et la capacité des candidats à proposer des pistes crédibles.
03:34Alors, mi-septembre déjà, l'agence de notation SCOP a sanctionné notre pays en abaissant la note de AA-
03:40à A+.
03:41Et les deux prochains verdicts sont attendus les 23 octobre et 27 novembre prochains.
03:45Ce sera avec Moody's et S&P.
03:47Et merci Margot.
03:48On va continuer à parler de cette potentielle défiance des investisseurs à l'égard de la dette française à 18h15
03:54dans le débat.
03:55Avec cette question, Sébastien Lecornu peut-il encore rassurer les investisseurs avec son budget ?
04:00On est en débat dans dix minutes.
04:03Mais d'abord, on poursuit sur le projet de budget de la Sécurité sociale.
04:06Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, est entré dans le détail.
04:10L'exécutif veut quasiment réduire le déficit de la Sécurité sociale de moitié l'an prochain à 12-13 milliards
04:16d'euros au lieu de 22 cette année.
04:19Et Caroline Morisseau, le gros des économies viendra des retraités.
04:24Exactement.
04:24L'exécutif veut quasiment faire porter la moitié de l'effort sur les retraités à hauteur de 5 milliards et
04:31demi d'euros en jouant sur deux mesures.
04:32D'abord, le gouvernement veut désindexer partiellement ou totalement une partie des pensions de retraite.
04:39Ça, ça représenterait un peu plus de 4 milliards d'euros d'économies.
04:43Et puis ensuite, il veut baisser le plafond de l'abattement de 10% dont bénéficient les retraités.
04:49Il ne s'appliquerait plus que dans la limite de 3 000 euros au lieu de 4 400 euros aujourd
04:54'hui,
04:55de quoi récupérer cette fois près d'un milliard et demi d'euros.
04:57Ça, c'est pour le montant des économies visées par le gouvernement.
05:01Et dans les faits, seules deux mesures devraient figurer dans la copie initiale qui sera présentée demain par le gouvernement.
05:08Cette réduction de l'abattement fiscal de 10% et puis le fait de préserver les petites pensions jusqu'à
05:151 260 euros
05:16qui, elles, seraient bel et bien indexées sur l'inflation.
05:20Ça ne concernerait les autres mesures que les pensions au-delà de 1 260 euros.
05:25Alors comment l'exécutif compte s'y prendre pour réussir à faire passer une telle mesure ?
05:30Précisément en se gardant d'entrer dans le détail, en laissant le jeu très ouvert.
05:34Il y a plusieurs solutions possibles.
05:36Soit les parlementaires parviennent à s'entendre sur la désindexation
05:39et le niveau de désindexation des pensions de retraite, ce qui est loin d'être acquis.
05:43Aucun parti n'a très envie de voter une telle mesure juste avant l'élection présidentielle.
05:48Autre solution, pour contourner cette difficulté,
05:50le gouvernement pourrait demander aux députés non pas de geler les pensions,
05:54mais de valider le principe et derrière, charge au gouvernement de fixer les détails par décret.
06:00Enfin, ce matin, Jean-Pierre Farandoui a évoqué une autre piste.
06:03On pourrait laisser le soin aux partenaires sociaux de négocier chaque année
06:07la revalorisation des pensions du régime général.
06:10C'est déjà ce qui se passe pour les retraites complémentaires dans le cadre de l'Agir Carco.
06:16Reste qu'une réforme aussi structurelle cette année,
06:19dans le contexte politique actuel, risque d'être difficile à faire passer.
06:23Quoi qu'il en soit, ce sera compliqué.
06:25Merci Caroline Morisseau.
06:26Le gouvernement qui est aussi à la recherche de nouvelles sources de revenus.
06:29Parmi les nouvelles taxes envisagées dans le prochain budget,
06:33il y a la taxe sur les produits trop sucrés.
06:35Elle avait déjà été évoquée dans le projet de loi l'année dernière.
06:40Elle fait son retour cet automne dans le projet de loi de la Sécu,
06:43qui sera présenté demain par le gouvernement.
06:45Elle viendra en complément de la taxe soda qui existe déjà.
06:50Et c'est une hypothèse qui fait bondir les industriels, Hélène Cornet.
06:55Biscuits, yaourts, plats préparés,
06:57tous les produits qui comportent trop de sucre ajouté
06:59seraient taxés en fonction d'un seuil en kilos par quintal
07:02qui n'est pas encore connu dans l'idée de limiter la progression de l'obésité.
07:06Il y a un enjeu sanitaire, rappelle Serge Papin, le ministre du Commerce.
07:11Je ne suis pas pour les taxes.
07:12En même temps, moi j'ai des enfants, dont un ado, je vois, qui mange.
07:18Aujourd'hui, vous savez qu'un gamin de 9 ans,
07:21aujourd'hui, il a mangé autant de sucre à 9 ans
07:24que son grand-père qui a vécu toute une vie.
07:28Le gouvernement compte dégager 200 millions d'euros de recettes
07:31avec cette nouvelle taxe, selon l'amendement qui avait été déposé l'an dernier.
07:35Une taxe qui sera répercutée sur les prix en rayon,
07:39préviennent déjà les fabricants et Jean-François Loiseau, président de l'Agnard.
07:42C'est une taxe qui, a priori, devrait partir autour de 200 millions,
07:46mais nous savons très bien que si elle doit continuer,
07:47elle va se terminer un milliard comme les autres.
07:49Et ça va être sur le pouvoir d'achat, ce sont les consommateurs qui vont payer.
07:52La taxe Soda, en effet, remplit les caisses de l'État à hauteur de 800 millions d'euros en 2025.
07:57C'est le double de ce qui était attendu annuellement quand elle a été mise en place en 2012.
08:01Les barèmes ont été largement revus à la hausse l'an dernier
08:04pour tenter de créer un sursaut chez les consommateurs
08:07qui n'avaient pas vraiment modifié leurs habitudes.
08:10Et dans quelques instants, on sera en ligne avec Christian Astruc,
08:13président du syndicat des biscuits, gâteaux et panification de France,
08:16président aussi de la biscuiterie Astruc.
08:19Il nous expliquera, il nous donnera plutôt son avis sur cette nouvelle potentielle taxe
08:26sur les produits trop sucrés.
08:27Restez avec nous, on revient dans un instant.
08:30DFM Business présente
08:35Le 18h éco, Stéphanie Collot
08:38On est de retour dans le 18h éco avec cette nouvelle taxe envisagée dans le prochain budget.
08:45C'est la taxe sur les produits trop sucrés.
08:48Elle avait déjà été évoquée dans le projet de loi l'année dernière.
08:52Elle refait son retour cette année dans le projet de loi de la sécurité sociale
08:56qui sera présenté demain.
08:58Elle viendrait en complément de la taxe Soda qui existe déjà.
09:02Et c'est une hypothèse qui fait bondir les industriels.
09:05On en parlait il y a quelques instants.
09:07On est en ligne avec Christian Astruc.
09:09Bonsoir, vous êtes président du syndicat des biscuits, gâteaux et panification de France,
09:14président de la biscuiterie Astruc.
09:17Déjà, comment vous accueillez cette potentielle nouvelle taxe ?
09:22C'est une très mauvaise nouvelle.
09:24Nous ne sommes pas surpris puisque l'année dernière, on avait déjà annoncé cette taxe.
09:30Aujourd'hui, nous sommes dans une situation compliquée.
09:33Nos entreprises ont peu de marge et subissent la géopolitique
09:37et le problème sur les matières premières, sur l'énergie, sur le transport, etc.
09:42Donc non, c'est une très mauvaise nouvelle pour notre profession.
09:45Est-ce que ça veut dire que si cette taxe est effectivement mise en place,
09:49est-ce que ça veut dire que vous allez reporter le coût sur le prix final
09:52et donc sur les consommateurs ?
09:55Alors, si cette taxe voit le jour, nos entreprises vont être très très mal.
10:01Il va falloir faire des arbitrages.
10:03Qui prend en charge cette taxe ?
10:05Il est évident que si nous remontons nos prix et que c'est accepté par nos clients,
10:09puisque ce n'est pas gagné, nos clients de la grande distribution par exemple,
10:14ce n'est pas sûr qu'ils acceptent ces hausses.
10:17Mais in fine, pour le consommateur, on parle de pouvoir d'achat
10:19et de problèmes concernant la perte du pouvoir d'achat,
10:23cette taxe viendrait coûter aux consommateurs français
10:27et peut-être faire prendre des décisions de ne plus acheter français,
10:34mais d'acheter des produits d'importation par exemple.
10:36C'est le risque que vous voyez, vous ?
10:38C'est que les consommateurs se détournent des produits français ?
10:43Exactement, c'est une chose.
10:46Mais c'est aussi la possibilité, si nous n'avons pas la possibilité de répercuter ces taxes,
10:52c'est la fin de nos entreprises.
10:54Moi, mon entreprise, une entreprise familiale qui fête ses 100 ans l'année prochaine,
10:58je ne sais pas si je pourrais fêter les 100 ans de l'entreprise
11:00si je dois prendre en charge cette taxe.
11:03Juste un ordre d'idée, un ordre de grandeur,
11:05qu'on soit assez simple dans nos explications.
11:08Pour une entreprise de ma taille,
11:10c'est à peu près 600 à 800 000 euros par an de taxes.
11:14C'est beaucoup plus que mes résultats.
11:18Christian Astruc, les partisans de cette taxe disent que ce dispositif
11:21peut contraindre les industriels à revoir progressivement la composition de leurs produits.
11:28Comment vous jugez cette interprétation d'une taxe sur les produits trop sucrés ?
11:34Alors l'interprétation, déjà, il faut remettre les choses en place,
11:37c'est que nos entreprises, notamment au syndicat Biscuit,
11:39l'épanification, n'ont pas attendu pour reformuler certains produits,
11:45ce qui était possible de faire.
11:47Donc on a déjà des recettes qui ont été modifiées ces dix dernières années
11:50et qui ont eu des réductions de sucre.
11:52Aujourd'hui, on a quand même dans notre panel de nos produits de tradition,
11:56on a des produits comme le 4 quarts, on ne peut pas toucher à la recette.
11:59C'est 4 quarts, un quart de sucre.
12:02On a des produits comme les meringues,
12:03où le sucre est fondamental par rapport à la recette et l'équilibre de la recette.
12:08Voilà, on a quelques produits sur lesquels on ne peut pas retravailler les recettes.
12:12Nous, au niveau du collectif, au syndicat,
12:15nous sommes en train de travailler sur un accord collectif de réduction du sucre
12:18sur les produits qui peuvent l'accepter,
12:21puisque technologiquement, vous le savez certainement,
12:23c'est que le sucre, c'est le conservateur de nos produits,
12:26c'est ce qui aide aux produits à sa conservation.
12:28Donc on ne met pas de conservateur, mais le sucre est un conservateur.
12:31Si on le retire, on n'a plus de conservation sur nos produits,
12:34hormis le goût, bien sûr, et la texture.
12:37Serge Papin, le ministre du Commerce, des PME et de l'Artisanat,
12:39parle d'un enjeu de santé publique.
12:41Il a dit qu'il y a trop d'obésité, de diabète.
12:43Ça, c'est l'argument santé publique.
12:46Vous croyez plutôt en l'argument fiscal, finalement ?
12:51Oui, une taxe, c'est vrai que quand on fait un calcul
12:54et on vient mettre un chiffre important sur cette taxe,
12:58oui, ça peut faire rêver.
12:59Seulement, si on fait un calcul d'impact,
13:02combien allons détruire d'emplois ?
13:04Nos entreprises sont basées, sont placées à peu près
13:06dans tout le territoire français.
13:08Aujourd'hui, des entreprises qui ferment dans l'agroalimentaire,
13:11c'est tout un secteur économique qui s'écroule,
13:13et social, et aussi sur l'amont,
13:16puisque nous travaillons principalement
13:17avec des matières premières françaises.
13:19Il ne faut pas l'oublier.
13:20Nous achetons pour nos entreprises à peu près,
13:23nous vendons plus de 990 000 tonnes de produits fabriqués,
13:27ce qui représente à 80% à peu près 700 000 tonnes
13:30de produits achetés chez les agriculteurs français,
13:33dans l'agriculture française.
13:34Qu'est-ce qui va se passer si nos entreprises sont obligées de fermer ?
13:37Merci beaucoup, Christian Astruc.
13:39Je rappelle que vous êtes président du syndicat
13:41des Biscuits, Gâteaux et Panification de France,
13:43et président de la biscuiterie Astruc.
13:4618h15 sur BFM Business, c'est l'heure du débat
13:49avec ce soir Alexandre Baradez.
13:52Bonsoir, chef économiste, chef analyste chez IG.
13:55Et Alexandre Malafaille, bonsoir.
13:57Vous êtes président fondateur de l'Institut Sinopia.
14:00Le budget est présenté demain matin.
14:02Objectif 54 milliards d'euros d'économies
14:05pour un déficit contenu autour de 5%.
14:07À la veille de cette présentation,
14:10le Premier ministre alerte.
14:11Le réel nous rattrape, citant le taux à 10 ans.
14:14On est actuellement à 4,86%.
14:18Une première depuis 2008,
14:20sachant que l'écart de taux avec l'Allemagne
14:22atteint 126 points de base.
14:26Alexandre Malafaille, Sébastien Lecornu,
14:28peut-il encore rassurer les investisseurs sur le budget ?
14:32Tout dépend de ce que vous entendez par rassurer.
14:34Est-ce qu'il trouvera des investisseurs,
14:37si je puis dire, ou en tout cas des partenaires
14:39pour continuer à nous prêter de l'argent ?
14:40La réponse est probablement oui,
14:42parce que malgré tout,
14:43la France reste en apparence solide et solvable.
14:46Vous avez même 20 000 milliards d'euros de patrimoine en France.
14:49Donc quelque part, il y a toujours un adossement
14:50à quelque chose qui a de la valeur par rapport à ce qu'on doit.
14:53Là où ça devient préoccupant,
14:54c'est que le cycle est infernal.
14:56Il est lassant pour tout le monde.
14:58Il n'y a aucune parole qui n'est jamais respectée.
15:00C'est-à-dire que là, on fait un budget sur une base 5%,
15:03on sait très bien qu'elle ne sera pas respectée, cette base.
15:05Qu'est-ce qui va faire qu'on va améliorer cette base ?
15:07Aujourd'hui, on n'a pas de croissance,
15:09on a de l'inflation,
15:09on est en train de franchir des seuils très préoccupants
15:11en matière de taux d'endettement.
15:14Est-ce que ça va nous coûter l'année prochaine ?
15:15Enfin, il faut ramener les chiffres à une juste réalité.
15:17C'est 2 000 euros par actif,
15:19les frais financiers pour l'année prochaine,
15:20les frais de la charge de la dette.
15:21Et sur cette tendance-là, aujourd'hui,
15:23si on n'arrête pas la machine,
15:24on en parlait déjà chez vous il y a quelques semaines,
15:26on sera pratiquement à 5 000 milliards de dettes
15:29si on projette dans la dynamique actuelle en 2034.
15:32La machine est complètement emballée,
15:33la parole politique n'est pas du tout performative,
15:36donc c'est très préoccupant.
15:37Et au-delà de tout ça,
15:37moi ce qui me terrifie, je suis sérieux,
15:39c'est qu'on est en train de perdre notre souveraineté.
15:42Quand on voit les chiffres de notre endettement,
15:44on en parlera peut-être après,
15:45c'est-à-dire qu'en fait,
15:46on n'a plus notre destin en main,
15:47parce que nos créanciers,
15:48il suffit de voir dans une entreprise
15:49comment ça se passe
15:49quand tout d'un coup les banques vous disent
15:50« il faut payer parce que vous êtes au bout du chemin »,
15:53ça a des conséquences fâcheuses.
15:54Et le deuxième impact,
15:56c'est sur l'économie réelle,
15:57entre la consommation,
15:58la croissance des entreprises,
16:00tout ça va se répercuter en cascade.
16:01Il y a quelque chose d'un niveau d'irresponsabilité
16:04aujourd'hui que j'observe dans le débat politique,
16:07parce qu'on a certes un budget,
16:08une préparation, un gouvernement
16:09qui a l'air d'être aux affaires,
16:10mais enfin un débat politique
16:11qui n'est pas du tout à la hauteur.
16:13Là, c'est plus qu'un plan sec aujourd'hui
16:15qu'on devrait lancer
16:16et tout le monde devrait s'y mettre.
16:17Alexandre Baradez,
16:18en 2027,
16:19la France va emprunter 340 milliards d'euros,
16:21c'est 28 de plus que cette année.
16:23Pour l'instant,
16:24on nous prête toujours.
16:26Cher, oui, c'est une évidence,
16:28mais on nous prête toujours.
16:30Demain,
16:32qu'est-ce qu'il va se passer ?
16:33On est à la présentation du budget,
16:35on n'est pas encore dans les débats parlementaires.
16:37L'élection présidentielle se rapproche.
16:41Oui, c'est une situation
16:41qui est sous la vie très inconfortable
16:43parce que les marches nous prêtent toujours.
16:45C'est le cas.
16:45Quand vous regardez les adjudications
16:46de l'agence France Trésor,
16:48donc celle qui place la dette de la France
16:49sur les marchés,
16:50il y a toujours plus de demandes
16:51que d'offres.
16:52Simplement,
16:52les conditions auxquelles on se finance
16:54sont bien plus dégradées
16:55qu'il y a quelques mois seulement.
16:57Je prends un cas très simple.
16:58Avant le début de la guerre en Iran,
16:59parce que ça a quand même été un catalyseur aussi
17:01de la faiblesse de la France,
17:02c'est de s'ajouter à la faiblesse
17:03déjà structurelle de la France.
17:04On était à 3,2% sur le taux à 10 ans.
17:07On est à 4,80 aujourd'hui.
17:08Tout ça,
17:09ça s'est fait en moins de trois trimestres.
17:11Et avant le début de la guerre en Iran,
17:12le taux 10 ans français,
17:13dans le panel des taux de référence européens
17:16par rapport à la Grèce,
17:16l'Italie et autres,
17:17on était déjà les plus hauts.
17:18C'est-à-dire qu'on avait déjà un taux à 10 ans
17:20au-delà de la Grèce,
17:21de l'Italie,
17:21de l'Espagne,
17:22du Portugal.
17:22Et ce que l'histoire nous a montré,
17:24et c'est là qu'on a l'impression
17:24que la France est d'accord avec vous,
17:25on a l'impression d'assister à quelque chose.
17:27On voit tous où est le problème.
17:28Tout le monde le voit.
17:29On voit le mur.
17:29On voit le mur.
17:30Et ce qui est assez effrayant,
17:32c'est que,
17:33souvenez-vous de la crise de la dette en zone euro.
17:34Ça avait touché,
17:35ça s'appelait l'acronyme,
17:36les PIGS,
17:36l'acronyme assez afro,
17:37mais c'était des pays du sud de l'Europe.
17:39À l'époque,
17:39il y avait vraiment de la fragmentation
17:40au sein de la zone euro,
17:41c'est-à-dire que les taux
17:42s'écartaient complètement
17:43les uns des autres
17:44et par rapport au taux de référence allemand.
17:46Ça avait nécessité à l'époque
17:47l'intervention de la Banque Centrale Européenne,
17:49mais au prix de réformes profondes
17:51des pays les plus fragiles de l'époque,
17:53Espagne, Portugal et d'autres.
17:55Ces pays,
17:55les mesures qu'ils ont prises,
17:56si vous faisiez le quart de ça en France,
17:58ce n'est pas ce qu'on a aujourd'hui dans la rue,
18:00ce serait tout le monde dans la rue.
18:01Et le problème,
18:01il y a là aussi,
18:02je ne vais pas faire trop long,
18:02mais il y a le degré d'acceptation
18:04par la population des réformes.
18:06Et les agences de notation
18:07l'ont aussi noté.
18:07C'est-à-dire que la France
18:08n'arrive pas à se réformer,
18:09mais parce qu'il y a un degré
18:10d'acceptation collective des réformes
18:12qui n'est pas là.
18:13Donc pour revenir juste au sujet financier,
18:15c'est vrai que le plus gros de l'alerte,
18:17et c'est là que je me demande
18:18comment les hommes politiques
18:19n'ont pas conscience de ça,
18:20pourquoi on ne leur montre pas les graphiques.
18:22Vous savez,
18:23le fameux spread Watt & Bound,
18:24dans le jargon,
18:25c'est l'écart entre le taux à 10 ans de la France
18:26et le taux à 10 ans de l'Allemagne.
18:28Aujourd'hui,
18:28vous l'avez dit,
18:29126 points de base.
18:30Il faut remonter à 2012,
18:31crise de la dette en zone euro,
18:33crise systémique,
18:34pour trouver un tel niveau.
18:35Et on a l'impression que c'est maintenant
18:36que les débats commencent à accélérer un peu,
18:38alors qu'on voit la tendance de dégradation
18:39déjà depuis la dissolution de l'Assemblée en 2024.
18:42C'est là que le spread avait commencé déjà
18:43à s'agrandir.
18:45Donc c'est un truc qu'on voit depuis deux ans
18:46et on commence à réagir seulement là,
18:48d'un point de vue politique,
18:49dans une déclaration depuis quelques jours.
18:51Alexandre Malafaille,
18:52la France va donc emprunter
18:54340 milliards d'euros l'année prochaine.
18:57La charge de la dette va donc passer
18:59de 79 milliards cette année
19:01à 91 milliards l'année prochaine.
19:03Le risque, c'est aussi de tomber
19:04dans un cercle vicieux.
19:06Absolument.
19:06Puis si vous voulez,
19:07on va passer de plus en plus de temps
19:08et d'énergie à payer le passé
19:10au lieu de préparer l'avenir.
19:11C'est ça qui est dévastateur.
19:13On n'est pas dans un système
19:14qui est très endetté,
19:15mais dans lequel tout va bien.
19:16On voit bien qu'il y a besoin
19:18d'injecter des moyens.
19:19Alors pas uniquement pour payer
19:21le fonctionnement courant,
19:22parce qu'à la limite,
19:23il y a des réductions très importantes
19:25à opérer en France.
19:25À supposer qu'il y ait un peu
19:26de responsabilité de la part
19:27de la classe politique,
19:28on pourrait trouver...
19:30Alors il y a des leviers.
19:30Alors évidemment, tout ça n'aura pas
19:31d'effet à effet immédiat
19:32si vous supprimez telle direction,
19:34tel service, etc.
19:35Après, forcément,
19:36il y a une charge à assumer
19:37par rapport aux gens
19:37qui sont mis de côté.
19:39Voilà, donc rien n'aura
19:40d'effet immédiat.
19:41Mais il y a une dynamique
19:41à enclencher.
19:42La difficulté,
19:43c'est qu'on va faire dans l'urgence,
19:44qu'on fait souvent
19:45dans ce genre de situation,
19:46et ça a beaucoup d'effet délétère
19:47sur l'ensemble des projets
19:49qui ont de la valeur.
19:50Parce que l'État injecte
19:51quand même une partie
19:51de l'argent qu'il injecte
19:52en matière de dépenses
19:53de fonctionnement,
19:53d'investissement, de choix,
19:55que ce soit sur la croissance,
19:57la formation,
19:58les relations internationales,
19:59tout ça se retrouve impacté
20:01et imputé.
20:01Donc on est vraiment
20:02en train de sacrifier l'avenir
20:03dans une proportion
20:04qui devient maintenant
20:05très préoccupante,
20:06avec des chiffres,
20:06vous avez rappelé,
20:07qui sont vertigineux.
20:08L'année prochaine,
20:09on va par rapport à 2025,
20:12on va payer entre 10 et 15 milliards
20:14d'euros en plus
20:15de frais financiers,
20:15je parle sous votre contrôle,
20:17c'est-à-dire quasiment
20:18deux à trois fois
20:19puisque la LPM va être augmentée.
20:21Donc on nous a dit
20:22la LPM, c'est génial,
20:22on fait des gros efforts,
20:23sauf que l'autre programmation
20:24militaire,
20:25on sera à 6 ou 7 milliards
20:26si tout va bien,
20:27et on sera à presque 12 ou 14
20:30rien que sur les intérêts.
20:31Et vous ramenez ça
20:32effectivement au budget de l'État,
20:33on est maintenant
20:33avec la dette
20:34sur le premier budget
20:35de l'État français.
20:36Mais moi,
20:37je le redis,
20:38ce qui me fascine,
20:38c'est que vous parliez
20:39d'un point qui est important,
20:40c'est l'acceptabilité.
20:41Mais l'acceptabilité,
20:42elle ne pourra se redévelopper
20:43qu'à une seule condition,
20:44c'est que la classe politique
20:46se pose de responsabilité.
20:48C'est-à-dire que tant
20:49qu'ils seront en train
20:49de chercher à se faire élire
20:52en promettant tout
20:53et en ne tenant rien,
20:54mais en faisant croire
20:54une fois de plus
20:55qu'on peut tout promettre
20:56pour ne rien tenir,
20:57ça va passer
20:58jusqu'à ce qu'on tape le mur.
21:00Parce que c'est ça
21:00la classe politique,
21:01c'est ça la classe politique,
21:02c'est qu'elle est profondément coupable
21:04de ne pas prendre
21:05la mesure des responsabilités,
21:06c'est-à-dire bon,
21:07on arrête les bêtises,
21:08d'accord, il y a une campagne,
21:09mais la forêt électorale,
21:10ce n'est pas le concours
21:11l'épine de la bonne idée
21:12pour se faire élire.
21:13Jusqu'où justement
21:14ça peut aller tout ça ?
21:15Est-ce que la BCE,
21:16comme elle l'a fait
21:17au moment de la crise des pigs,
21:19est-ce que la BCE
21:20peut intervenir
21:20à un moment donné en France ?
21:22Elle pourra le faire
21:22parce qu'on ne peut pas
21:24laisser non plus
21:25une zone éclater,
21:25on l'a bien vu en 2011-2012.
21:27Parce que ça serait systémique,
21:28c'est la France.
21:28Systémique, bien sûr.
21:29Alors pour l'instant,
21:29ce qu'on regarde au niveau marché,
21:30c'est quand même
21:30les effets de contagion.
21:31Pour l'instant,
21:31c'est relativement contenu,
21:32c'est-à-dire qu'à l'époque,
21:342011-2012,
21:34c'était vraiment
21:36un incendie qui a démarré,
21:37qui a touché tous les spreads,
21:38des écarts de taux,
21:40Italie, Espagne, Portugal,
21:41tout le monde était concerné
21:41dans le sud de l'Europe.
21:43Là, c'est la France
21:43qui est surtout concernée,
21:44mais aujourd'hui, par exemple,
21:45l'Italie a dépassé
21:46100 points de base.
21:47Alors l'Italie, pourtant,
21:48et c'est là-dessus
21:49que je voudrais revenir,
21:49c'est que rien n'est
21:50complètement irréversible.
21:51C'est vrai que l'Italie
21:52a un stock de dettes
21:52rapporté au PIB
21:53qui est plus élevé que la France,
21:54dans la zone des 5,40%.
21:55Nous, on est quand même
21:56maintenant à 120%,
21:57mais au-dessus de nous,
21:58vous avez seulement
21:59la Grèce et l'Italie
21:59en termes de dettes historiques
22:01par rapport au PIB.
22:02Mais l'Italie,
22:02la différence de la France,
22:03et c'est pour ça que les marchés
22:04font payer plus cher
22:05à la France désormais,
22:06c'est que le déficit de l'Italie
22:08cette année revient à 3%.
22:10Alors oui,
22:10il y a eu des aides de l'État,
22:12des aides de l'Europe
22:12plus importantes pour l'Italie
22:13à un moment donné,
22:14mais la gouvernance
22:21a été menée,
22:21des sessions, par exemple,
22:22de participation de l'État
22:23dans des entreprises,
22:24ce genre de choses,
22:25ça a été fait de manière
22:26assez pertinente,
22:27j'ai envie de dire,
22:28et ça convainc les marchés,
22:29en tout cas,
22:30ils font aujourd'hui
22:30payer moins cher à l'Italie
22:31quand ils lui prêtent
22:32que la France.
22:33Donc, effectivement,
22:34on est un pays,
22:34vous l'avez dit,
22:35c'est assez terrible,
22:37c'est qu'on a un potentiel
22:38absolument incroyable,
22:39à la fois l'aspect géographique,
22:40la diversité économique,
22:42les formations,
22:43les ingénieurs,
22:44les gens qui sortent
22:44d'école très bien formés,
22:46on a tout ce qu'il faut
22:47et on est une puissance économique,
22:49mais on n'a pas
22:50le courage politique
22:51et de l'autre côté,
22:52je mets aussi en face
22:53l'acceptation générale
22:55des réformes
22:56pour arriver à réduire
22:58plus structurellement
23:00ce déficit de 3%.
23:01Ce n'est pas irréversible,
23:02l'Italie a montré
23:03que c'était le cas,
23:04mais est-ce que la BCE
23:04peut intervenir ?
23:05Je pense,
23:05je vais partir là-dessus,
23:06qu'elle ne peut pas intervenir
23:07tout de suite,
23:08parce que ça voudrait dire,
23:08en gros,
23:09continuez ce que vous faites.
23:10Donc, elle doit laisser
23:11le marché montrer à la France
23:12que ça ne va pas,
23:13mais agir suffisamment tôt
23:14à Mondeau,
23:15envoyer des messages
23:15juste euros,
23:16comme Draghi en 2012,
23:18avant que la BCE
23:18intervienne,
23:19c'est juste les messages euros,
23:20mais quand l'éléphant
23:20entre dans la pièce,
23:22ça suffit à calmer le marché.
23:23Mais avant cela,
23:24je pense que la BCE
23:25laisse faire le marché
23:25pour montrer à la France,
23:26en quelque sorte,
23:27regardez ce qui se passe
23:27quand vous ne respectez pas
23:29les règles budgétaires.
23:30Il y a une autre donnée,
23:31c'est que 56%
23:32de la dette française
23:32est détenue
23:33par des créanciers étrangers,
23:35est-ce que ça,
23:36c'est de nature
23:36à inquiéter ?
23:39À partir du moment
23:40où le projet de budget
23:41présenté demain
23:42ne convainc pas,
23:44ou les débats parlementaires
23:46vont beaucoup trop loin,
23:47est-ce que là,
23:48il y a matière à s'inquiéter ?
23:49Est-ce que les créanciers
23:50étrangers peuvent partir,
23:51finalement ?
23:52Ils peuvent partir
23:52ou ils peuvent nous imposer
23:54des choses
23:54qui ne nous conviendront pas.
23:56À un moment donné,
23:56vous êtes quand même
23:57entre les mains
23:58de vos créanciers.
23:58Vos créanciers,
23:59ils ont une capacité
24:00à exiger déjà
24:01le paiement de leurs intérêts,
24:02mais aussi ils peuvent imposer
24:04en effet ce qu'ils font
24:04aujourd'hui très bien,
24:05le niveau de taux
24:06auquel on emprunte,
24:07mais ils peuvent aussi
24:08être beaucoup plus coercitifs
24:09par rapport à nous.
24:10Et en fait,
24:11quand on est aujourd'hui
24:11avec une classe politique
24:13qui pour une bonne partie
24:13d'entre elles,
24:14y compris au plus
24:15au sommet de l'État,
24:15passe son temps
24:16à utiliser le mot
24:17souveraineté,
24:17souveraineté,
24:18souveraineté,
24:18dire tout ça,
24:19c'est du flan.
24:20C'est-à-dire que la souveraineté,
24:21quand vous n'êtes pas,
24:22pardon pour l'expression,
24:23mais quand vous êtes en effet
24:24dans un pays qui est d'abord
24:26dépendant de ses créanciers
24:27parce que c'est comme ça
24:28que ça se passe
24:28et que ça va être
24:29de plus en plus
24:29comme ça que ça se passe,
24:30même quand on aura commencé
24:31à reprendre un tout petit peu
24:32le contrôle,
24:33à supposer qu'une classe politique
24:35arrive à reprendre la main,
24:36est-ce qu'on aurait pu tenter
24:36de faire il y a trois ans
24:38si Macron avait démissionné
24:39ou il y a cinq ans
24:40ou pratiquement
24:41quand il a perdu le contrôle
24:42de l'Assemblée,
24:42on retire les leçons,
24:43on change tout de suite
24:44pour essayer effectivement
24:45de ne pas perdre autant d'années
24:46qu'un quinquennat en compte,
24:49pardon,
24:50malheureusement,
24:50on les aura perdues.
24:51Donc à supposer
24:52qu'un prochain exécutif
24:53se prenne à peu près correctement,
24:55avant de réduire la voilure
24:56de la dynamique actuelle,
24:58il va falloir deux ans,
24:58il va falloir trois ans,
24:59il va falloir quatre ans.
25:00Donc on va continuer
25:00à payer très cher
25:01et en effet,
25:03cette dépendance
25:04auprès de nos créanciers,
25:05en fait,
25:05elle entache fortement
25:06notre capacité
25:07à retrouver nos marges
25:08de souveraineté.
25:08Et est-ce que la présence
25:09de plus en plus prégnante
25:10des hedge funds
25:13auprès de la dette française
25:14est aussi inquiétante
25:15selon vous,
25:16Alexandre Baradès ?
25:16L'edge fund,
25:17il faut bien distinguer
25:17ce qu'on appelle ça
25:18parfois les fonds vautours,
25:19ce genre de choses.
25:20Ce sont des fonds d'investissement
25:21qui sont beaucoup plus agiles
25:22que des fonds d'investissement
25:24long terme,
25:24des fonds de pension haute
25:25qui eux détiennent
25:25du stock de dette.
25:27Il y a ceux qui ont le stock,
25:28les banques,
25:28les assureurs,
25:29les fonds de pension haute
25:30qui détiennent
25:30sur du long terme la dette.
25:32Et puis,
25:32les hedge funds
25:33ont très peu de stock,
25:34mais en revanche,
25:34ils génèrent un volume
25:35dans la journée
25:36ou sur quelques jours
25:37qui sont très importants.
25:38Parfois,
25:38sur les marchés,
25:39ils ont participé
25:40autour de 50%
25:41des volumes d'échange
25:41sur la dette française
25:42sur le marché.
25:43Mais attention,
25:44ce sont juste des dettes
25:45qui changent demain rapidement.
25:46Les hedge funds,
25:47si demain la France va mieux,
25:48ils parieront
25:49dans le sens de la France.
25:50C'est-à-dire,
25:51c'est comme un investisseur,
25:52s'il sent que Nvidia
25:52a du potentiel,
25:53il va acheter,
25:53s'il sent que demain
25:59ils sont exploités
25:59en quelque sorte
26:00pour gagner de l'argent.
26:02Mais s'ils peuvent gagner de l'argent
26:03parce que la France,
26:04à mon avis,
26:04ira mieux,
26:05ils le feront aussi.
26:06Donc, c'est toujours très symétrique.
26:06C'est rationnel.
26:07C'est rationnel.
26:08Et puis aussi,
26:08bien comprendre
26:09que ces fonds
26:10qui sont très agiles
26:11et parfois de l'effet de levier,
26:12c'est-à-dire qu'ils ont
26:13un côté très dynamique
26:14dans le marché,
26:15c'est à double tranchant.
26:15C'est-à-dire que
26:16s'ils font un investissement
26:19de conviction
26:19et que le marché
26:20part dans l'autre sens,
26:21si vous les avez regardé
26:22les classements des hedge funds
26:22chaque année qui est publié,
26:24certains finissent
26:24à moins 80-90%.
26:25Donc, c'est quand même risqué
26:27et donc,
26:27ce n'est pas de l'argent facile
26:28pour tout le monde
26:29de loin de là.
26:30Merci beaucoup,
26:31messieurs Alexandre Baradez,
26:33chef analyste chez IG
26:34et Alexandre Malafaille,
26:35président fondateur
26:36de l'Institut.
26:37Si nos cas,
26:38restez avec nous justement.
26:39On va faire un point
26:40sur la séance du jour
26:40sur les marchés.
26:50On est de retour
26:51dans le 18h éco.
26:53On fait un point
26:53sur la séance du jour
26:54sur les marchés
26:55avec Guillaume Sommerer.
26:57Guillaume,
26:58le CAC termine en baisse
26:59ce soir avec toujours,
27:00toujours une très grosse pression
27:01sur le marché obligataire.
27:02Effectivement,
27:03qui pèse très, très lourd.
27:04Notre CAC 40 perd 0,9%.
27:05Il passe sous les 8 000 points
27:07ce soir à 7 964 points.
27:10Il se retrouve à un plus bas
27:10depuis le 20 mai,
27:11notre CAC 40.
27:12Et sur le mois de septembre,
27:13parce que c'était
27:13la dernière séance de septembre,
27:15le CAC a perdu 4,4%.
27:17C'est le plus mauvais mois
27:18du CAC depuis le mois de mars.
27:19Et le pire trimestre,
27:20parce qu'on termine aussi
27:20le trimestre,
27:21le pire trimestre en quasiment
27:22deux ans pour notre CAC 40.
27:24C'est, vous l'avez dit,
27:25à nouveau sur le marché obligataire
27:26que les inquiétudes se concentrent.
27:28Le 10 ans français tout à l'heure
27:29a touché 4,86.
27:30C'est un plus haut
27:31depuis le passage à l'euro.
27:32C'est un plus haut
27:33depuis 2002.
27:34On a bien regardé en détail.
27:35On est sur un record de 2002
27:37pour le 10 ans français aujourd'hui
27:38à 4,86.
27:39Donc record depuis le passage à l'euro.
27:40Et l'écart de taux avec l'Allemagne,
27:42126 points de base désormais.
27:43C'est une tempête en fait
27:44un peu trop parfaite
27:46sur les taux français.
27:47Et c'est au milieu de cette tempête
27:48que le gouvernement demain
27:49va naviguer,
27:50prendre la mer
27:50avec la présentation
27:51de son projet budget 2027.
27:53En pleine tempête donc,
27:54on a l'inflation qui s'amplifie en France.
27:56On a eu le chiffre d'inflation
27:57du mois de septembre.
27:58Elle a atteint 3%
27:59au plus haut depuis début 2024.
28:00L'inflation française,
28:01ça dope les taux obligataires.
28:02On a une croissance qui décline,
28:04une radicalisation politique
28:05avant la présidentielle
28:06et en plus des besoins croissants
28:08d'emprunts.
28:08L'an prochain,
28:09l'agence France Trésor
28:10compte emprunter 28 milliards de plus
28:11que l'an prochain,
28:12que l'an dernier.
28:13Donc tout cela pèse énormément
28:14et ça commence aussi
28:15avec la boussée des entreprises.
28:16De plus en plus d'études
28:17nous montrent que
28:18les petites et moyennes valeurs,
28:19les TPI,
28:20les PME
28:22sont en train de commencer
28:23à subir des hausses de taux
28:24également pour se refinancer.
28:26Donc tout cela pèse aussi
28:27et se transmet au marché actions
28:28le CAC 40 sous les 8 000 ce soir.
28:30Les valeurs qui se distinguent.
28:31Alors notez un symbole
28:32parce que le CAC souffre
28:34de la remontée des taux français
28:35mais aussi de la contre-performance
28:36du luxe.
28:37On connaît le poids du luxe
28:38dans le CAC 40.
28:39Figurez-vous qu'ASML,
28:40donc le néerlandais
28:41dans la tech ASML
28:42pèse à lui seul plus lourd
28:43que nos 4 poids lourds
28:44du luxe désormais.
28:45ASML en capitalisation
28:46pèse plus lourd
28:47que LVMH, Kering, Hermès
28:49et L'Oréal.
28:51Cumulé si vous les additionnez.
28:52Donc c'est assez impressionnant
28:53et ça aussi c'est un symptôme
28:55de ce qui est en train d'arriver
28:56à notre CAC
28:57qui sous-performe une nouvelle fois
28:58ce soir les autres marchés européens.
28:59Les autres valeurs
28:59qu'il fallait suivre aujourd'hui,
29:01on a Xilam dans les dessins animés
29:03qui a perdu 5% sur sa publication.
29:05Décevante,
29:06estime un certain nombre d'experts.
29:07Xilam qui se distingue à la baisse.
29:09Également à suivre Airbus
29:10qui a bien progressé en revanche
29:12grâce à l'optimisme
29:13de son directeur général
29:14sur la capacité d'atteindre
29:16les objectifs de livraison.
29:17Les valeurs défensives
29:18ont progressé aussi
29:19dans ce contexte
29:19qu'on vient de décrire de défiance.
29:21Sanofi termine plus forte hausse du CAC.
29:22Alors ça,
29:23quand Sanofi termine plus forte hausse,
29:24c'est quelque chose cloche
29:26et c'est le signe qu'on joue vraiment
29:27en défense sur les marchés.
29:29A l'inverse avec la hausse des taux,
29:30les banques,
29:31les assureurs ont reculé
29:32puis aussi Vinci,
29:33Aéroport de Paris,
29:34ces groupes qui risquent
29:35de subir des hausses de taxes
29:36éventuellement l'an prochain.
29:37Guillaume,
29:38du côté des marchés américains,
29:39ça se passe quand même
29:40un peu mieux qu'en France.
29:41Oui, effectivement.
29:41Alors c'est une belle séance.
29:42Le S&P 500 gagne en ce moment 0,5%.
29:45Le Nasdaq gagne carrément 1%.
29:47On a de bonnes nouvelles
29:48sur le front de l'inflation.
29:49Figurez-vous aux Etats-Unis.
29:51L'indice PCE qui a été publié
29:56on dit comment c'est le temps.
29:57Mais quand même,
29:57c'est plutôt une bonne surprise
29:58parce que ce chiffre
29:59est inférieur aux attentes
30:00donc de l'inflation
30:01et les chiffres des mois précédents
30:02sont révisés à la baisse.
30:03Oui, mais le PCE a été modifié,
30:06c'est-à-dire que le calcul,
30:06la méthode de calcul
30:07a été révisée.
30:08Ça, c'était la volonté
30:09de Kevin Warch,
30:10le nouveau patron de la Fed
30:11et on savait que ça allait
30:12mécaniquement faire baisser
30:13le chiffre facial d'inflation.
30:14C'est exactement ce qu'on observe.
30:16Enfin, le marché achète quand même
30:17l'idée que l'inflation
30:17est inférieure aux attentes
30:18malgré la révision
30:19de la méthode de calcul
30:26Apple prévoit de se réorganiser
30:29pour accélérer
30:29le développement de produits
30:30et élargir sa gamme d'appareils.
30:31C'est ce que nous dit Bloomberg.
30:32Donc, le titre,
30:33l'idée est achetée
30:34et le titre gagne 2,5%.
30:35On a aussi à suivre ce soir
30:36Elie Lili,
30:37un médicament expérimental
30:39dans un essai sur le diabète
30:41semble efficace.
30:42Il réduit le poids de 21%.
30:43Apparemment, le titre Elie Lili
30:44gagne en ce moment
30:45un peu plus d'1% aux Etats-Unis.
30:47Puis alors, il y a plein
30:48de bonnes nouvelles aujourd'hui
30:49qui portent les indices américains.
30:50Les valeurs, on le disait,
30:51l'inflation inférieure aux attentes,
30:52l'indice PCE
30:53et la croissance,
30:54elle est révisée à la hausse,
30:55à nouveau à la hausse
30:55à plus de 2%
30:56pour le deuxième trimestre.
30:57Et toujours aux Etats-Unis,
30:58il y a beaucoup d'annonces
31:00dans la défense
31:01avec des gros contrats en cours.
31:03Boeing, par exemple.
31:04Alors, Boeing gagne 1%
31:05en ce moment sur le marché américain.
31:06Boeing remporte le contrat
31:07pour le futur avion de combat
31:08de la marine américaine.
31:10Un contrat à 20 milliards de dollars.
31:11Mais ça pourrait aller bien au-delà
31:13puisque sur la durée de vie du contrat,
31:14il pourrait atteindre
31:15plusieurs centaines de milliards de dollars.
31:17Et ce n'est donc pas rien,
31:19c'est d'autant moins rien
31:20qu'hier déjà,
31:21Boeing avait remporté
31:22l'an dernier déjà
31:23avait remporté un contrat
31:24auprès cette fois
31:24de l'armée de l'air
31:25pour l'avion du futur
31:26de l'armée de l'air américaine.
31:27Donc, on voit que Boeing
31:27est en train de s'installer.
31:29Là, ça fait deux années de suite
31:30deux très gros contrats
31:31pour les avions du futur.
31:32L'un pour l'armée de l'air,
31:33l'autre pour la marine.
31:34Et ce type Boeing
31:35est en train peu à peu
31:36de retrouver un peu de poil de la bête
31:37sur le marché.
31:38Je vous le disais,
31:38ce soir, il gagne
31:39un peu plus de 0,9%.
31:41Ce n'est pas tout.
31:42Dans la défense,
31:43vous le disiez,
31:43d'autres annonces,
31:51santé aérienne en Belgique
31:52et les Pays-Bas,
31:53deux contrats
31:54pour un montant
31:55d'un milliard d'euros.
31:55Le titre est en hausse ce soir.
31:57Et puis, en revanche,
31:57c'est plus compliqué
31:58pour notre Français Thalès
32:00qui souffre des difficultés
32:01du CAC 40.
32:02Rheinmetall, aussi l'allemand,
32:03qui perd 37%
32:04depuis le début de l'année.
32:05Pourquoi ?
32:05Parce que les dernières
32:06orientations budgétaires
32:07en Allemagne
32:07donnent davantage de poids
32:08à l'aérien, au naval,
32:10au détriment des munitions.
32:12Et Rheinmetall,
32:12c'est d'abord des munitions.
32:13Donc là, les budgets
32:13seront plutôt déployés
32:14dans l'aérien et le naval
32:15plutôt que dans les munitions.
32:16Donc du coup,
32:16ce titre souffre.
32:17Ça n'empêche pas Bank of America
32:18de rester positif
32:19et sur Rheinmetall
32:21et sur notre Français Thalès
32:22mais surtout encore plus positif
32:24sur Saab,
32:25qui est aussi un groupe de défense,
32:26Ensold ou encore Kongsbank
32:28dont on parlait il y a un instant.
32:29Kongsbank qui remporte
32:30deux contrats ce soir
32:31aux Pays-Bas et en Belgique.
32:32Merci beaucoup, Guillaume Sommerer.
32:35On parle à présent
32:35de OpenMAI
32:37qui se dirige
32:38vers une nouvelle
32:39méga levée de fonds.
32:40Selon Bloomberg,
32:41le géant de l'IA
32:42vise un tour de table
32:43à 30 milliards de dollars.
32:45Erwann Maurice, bonsoir.
32:46Bonsoir.
32:47Cela va lui permettre
32:48de repasser devant
32:50son concurrent Anthropik
32:52en termes de valorisation.
32:53Oui, parce qu'avec
32:54cette levée de fonds prochaine,
32:56OpenMAI passerait
32:57d'une valorisation
32:57de 852 milliards
32:59à 1 400 milliards de dollars.
33:02Tandis qu'Anthropik
33:03est aujourd'hui valorisé
33:04un peu moins de 1 000 milliards.
33:06Alors pour les investisseurs,
33:08c'est l'augmentation
33:08de ces recettes
33:09qui rend OpenMAI
33:10plus attractif.
33:1240 milliards de dollars
33:13de chiffre d'affaires
33:14sur un an
33:15en progression de 70%.
33:17Cela redonne de l'appétit
33:18aux investisseurs,
33:20les principaux investisseurs
33:21notamment SoftBank,
33:22Microsoft, Amazon, Nvidia
33:23qui sont donc
33:24au capital de la société.
33:26Et cela montre aussi
33:27que malgré tous les doutes
33:28qu'on a
33:28et dont on parle en ce moment
33:29autour de la sécurité
33:31de l'intelligence artificielle,
33:33eh bien la confiance
33:34des financeurs
33:34d'OpenMAI reste solide.
33:36Et pourtant,
33:37c'est bien le volet
33:37justement sécurité
33:39qui avait provoqué
33:40le report de l'introduction
33:42en bourse d'OpenMAI.
33:42Oui, l'état-major du groupe
33:44qui est concentré en ce moment
33:45sur la résolution des problèmes.
33:47On vous en parlait encore hier.
33:48La direction qui a renoncé
33:50à l'un de ces derniers modèles,
33:52Astra,
33:53un agent susceptible
33:54de devenir hors de contrôle.
33:56C'est en tout cas
33:56ce qu'il a démontré
33:57lors des tests.
33:58Il y a d'ailleurs
33:59un gros travail en ce moment
34:00en cours autour
34:01de la supervision
34:02de l'intelligence artificielle.
34:04Il y a eu ce déjeuner
34:05hier à la Maison Blanche.
34:07Donald Trump
34:07qui a convié
34:08les principaux acteurs
34:09pour les enjoindre
34:09finalement à se débrouiller
34:11tout seul
34:11pour réguler
34:12eux-mêmes leurs agents.
34:14Le président américain
34:15étant hostile
34:16à tout encadrement gouvernemental
34:18pour ne pas freiner
34:19l'innovation des Américains
34:20face à la concurrence chinoise.
34:22Il y a donc
34:22un vrai chantier
34:23sur la sécurité
34:24à régler
34:25avant d'envisager
34:27une introduction en bourse.
34:28Et en plus
34:28des points de sécurité
34:30à régler,
34:30OpenAI doit aussi faire face
34:31à l'hostilité
34:33de l'opinion publique.
34:34Les opposants
34:34au data center
34:35qui sont effectivement
34:36de plus en plus nombreux
34:37aux Etats-Unis.
34:38Leur nombre a explosé
34:39en même temps
34:39que l'accélération
34:40de l'intelligence artificielle
34:42là-bas
34:42et que la construction
34:43de data centers.
34:45Un récent sondage
34:46estime que
34:467 Américains
34:47sur 10
34:48aujourd'hui
34:48sont opposés
34:49à la construction
34:50d'un data center
34:51dans leur région.
34:53Et on le voit
34:53dans les faits.
34:54Rien que sur la première
34:55moitié de l'année,
34:56200 milliards de dollars
34:57de projets
34:58de centres de données
34:59ont été contestés
34:59aux Etats-Unis
35:01dans à peu près
35:01un millier de villes.
35:02en plus de ça
35:03face aux tensions énergétiques
35:05et bien certains Etats
35:06c'est le cas de l'Irlande
35:07ont aussi gelé
35:08les permis de construction
35:09des futurs data centers.
35:11Alors pour tenter
35:12de débloquer
35:13ces multiples freins
35:14les géants américains
35:15commencent à s'engager
35:17par exemple
35:17à prendre en charge
35:18la facture énergétique
35:20puisque l'installation
35:21de data centers
35:21provoque
35:22à certains endroits
35:23notamment aux Etats-Unis
35:24une envolée des prix
35:25même pour les particuliers
35:26qui donc payent
35:27la facture
35:28de ces installations.
35:29Et puis ils se mettent
35:30aussi à contribuer
35:31de plus en plus
35:31à des projets sociaux
35:32la construction d'écoles
35:34ou d'hôpitaux
35:35pour essayer
35:35de rallier l'opinion publique.
35:37En tout cas avec tout ça
35:38l'arrivée de Open AI
35:40à Wall Street
35:41c'est pas avant l'année prochaine ?
35:42Pas avant 2027
35:43effectivement au mieux
35:44peut-être même
35:45un peu plus tard
35:45alors que son principal
35:46concurrent en tropique
35:47pourrait lui arriver
35:49en bourse
35:49dès cet automne
35:50pour une valorisation
35:51de 2000 milliards de dollars
35:53mais le pari de Sam Altman
35:55le patron d'Open AI
35:56c'est plutôt
35:57de temporiser
35:58prendre son temps
35:59éviter aussi
36:00un scénario
36:01à la SpaceX
36:01dont le titre
36:02a chuté de 35%
36:04par rapport
36:04à son plus haut
36:05le timing de l'IPO
36:07reste en tout cas
36:07un arbitrage délicat
36:09vous avez compris
36:09il ne faut pas aller
36:10trop vite
36:10pour ne pas zapper
36:12les enjeux sécuritaires
36:15réglementaires
36:15mais il ne faut pas non plus
36:16attendre trop longtemps
36:17au risque de voir
36:18les capitaux de Wall Street
36:19accaparés par la concurrence.
36:20Merci beaucoup Erwan Maurice
36:22et justement le financement
36:23de l'intelligence artificielle
36:24inquiète
36:24la banque d'Angleterre
36:26elle met en garde
36:26contre un endettement croissant
36:27qui accroît
36:29l'exposition
36:30des marchés au secteur
36:31la dette émise
36:32pour financer
36:32les investissements
36:34dans l'IA
36:34dans le monde
36:35s'élève à 450 milliards
36:36de dollars
36:37depuis le début
36:38de l'année
36:39selon Morgan Stanley
36:47Retour en France
36:48avec l'inflation
36:49qui grimpe encore
36:50les prix progressent
36:50de 3% sur un an
36:51en septembre
36:52toujours nourris
36:53par une forte hausse
36:55dans l'énergie
36:56au plus haut
36:57depuis début 2024
36:59le constat sur la vie chère
37:01monte partout en France
37:02particulièrement en Outre-mer
37:04en Martinique par exemple
37:05à peine deux ans
37:07après les manifestations
37:08pour le pouvoir d'achat
37:09et bien c'est toujours
37:10le même bilan
37:11les prix sont 8 à 12%
37:13plus chers
37:14en moyenne
37:14qu'en métropole
37:15Astre-Olivier
37:16vous étiez à Fort-de-France
37:18la semaine dernière
37:18et vous vous êtes rendu
37:19chez des distributeurs
37:21et des industriels
37:22sur place
37:23le constat
37:24est assez clair
37:25les prix sont chers
37:27dans l'alimentation
37:28ils sont 40%
37:29plus élevés
37:30que dans l'Hexagone
37:31pourtant
37:32dans les enseignes
37:33Carrefour
37:34qui appartiennent
37:35au groupe
37:35Bernard Ayotte
37:36il y a 25%
37:37de produits
37:38qui sont fabriqués
37:39localement
37:40je suis allée visiter
37:41des poulaillers
37:42au Lamantin
37:43où les oeufs pendus
37:45sont consommés
37:47à 100%
37:48en Martinique
37:48j'ai également
37:49été voir
37:50un producteur de melon
37:52qui vend
37:52sa production
37:53à des supermarchés
37:55qui sont à moins
37:55de 10 km
37:56de ses champs
37:57mais le point commun
37:58entre toutes ces productions
38:00c'est qu'elles ne sont pas
38:01autosuffisantes
38:02en Martinique
38:03et en supermarché
38:04on observe
38:05que les produits locaux
38:06sont vendus
38:07plus cher
38:07que les produits importés
38:09Christophe Bermont
38:10le directeur
38:10de Carrefour Martinique
38:11nous explique la raison
38:13la production locale
38:15même si elle bénéficiait
38:17des mêmes avantages
38:18sur ses intrants
38:18compte tenu
38:19en tout cas
38:20de la faiblesse
38:22l'étroitesse
38:22du marché
38:23ne pourrait pas produire
38:24ne pourrait pas être compétitive
38:26à l'égard
38:27d'un produit importé
38:30les produits importés
38:32représentent 70%
38:34des marchandises
38:35qui sont disponibles
38:36dans les rayons
38:37ils sont achetés
38:38au même prix
38:38que dans l'hexagone
38:39par des distributeurs
38:40Carrefour par exemple
38:42achemine à peu près
38:4330% de ses produits
38:44directement via sa marque
38:45distributeur
38:46et le reste
38:47ce sont des marques
38:48nationales
38:49qui elles
38:49sont achetées
38:50par des grossistes
38:51importateurs
38:52qui appartiennent aussi
38:54au groupe Bernard Hayotte
38:55l'autorité de la concurrence
38:57a récemment pointé
38:58la responsabilité
38:59de ces grossistes
39:00sur les marches
39:01qu'ils pratiquent
39:01pour GBH
39:02les prix sont justifiés
39:03par des surcoûts
39:04liés à l'acheminement
39:05des produits
39:06les détails
39:07de Christophe Bermond
39:09Les 24% de marge
39:10à partir desquelles
39:12nous déduisons
39:13en fait nos charges
39:14nos frais de personnel
39:15à hauteur de 10%
39:17nos frais généraux
39:19à hauteur de 12%
39:20comprenant bien évidemment
39:21le loyer
39:22comprenant
39:24nos coûts de fonctionnement
39:25l'électricité
39:26autres que les frais de personnel
39:27et qui finissaient
39:28par une marge nette
39:30à 2%
39:32Et ce qui pèse aussi
39:34Astré-Olivier
39:34sur le pouvoir d'achat
39:35c'est le prix
39:36des carburants
39:37mais pas tant
39:38qu'en métropole
39:39Tout à fait
39:40pour le moment
39:40la hausse des prix
39:41à la pompe
39:42a un effet limité
39:43sur les martiniquais
39:44en fait
39:45en Martinique
39:46les prix des carburants
39:47sont plafonnés
39:48par la préfecture
39:49tout le mois de septembre
39:51et lorsque j'y étais
39:51la semaine dernière
39:53le sans-plomb
39:53a été vendu
39:54à 1,90€ le litre
39:55pour octobre
39:56on le saura demain
39:58car son tarif
39:58est réactualisé
39:59tous les mois
40:00mais ce qui est sûr
40:01c'est que la hausse
40:02du prix des hydrocarbures
40:03pourrait surtout peser
40:04sur le coût du fret
40:05il faut savoir
40:06que 75%
40:08des importations
40:08sont transportées
40:09par l'armateur
40:10CMACGM
40:11le propriétaire
40:12de BFM Business
40:13et faute de pression
40:15concurrentielle
40:15la compagnie
40:16n'est pas incitée
40:17à limiter
40:18la répercussion
40:18de ses coûts
40:19sur ses clients
40:20de quoi faire craindre
40:21la poursuite
40:22de la hausse des prix
40:23Merci Astré-Olivier
40:24et notez que la première édition
40:26de Chouz Outre-mer
40:27se tiendra demain
40:28à Paris
40:29à la Banque de France
40:30inspirée de Chouz France
40:31il doit permettre
40:31aux entreprises
40:32et décideurs
40:34publics
40:34des départements
40:35et régions d'Outre-mer
40:36de faire la rencontre
40:37des investisseurs
40:4018h45
40:40restez avec nous
40:41sur BFM Business
40:42on revient dans un instant
40:43on va faire un point
40:44sur l'international
40:47BFM Business
40:47présente
40:52le 18h écho
40:53Stéphanie Collot
40:54on poursuit le 18h écho
40:56à l'international
40:57avec la Russie
40:58qui poursuit
40:58les attaques hybrides
40:59à l'encontre
41:00des alliés de l'Ukraine
41:01dernière cible en date
41:02un fabricant
41:03de drones
41:04en Estonie
41:05écoutez
41:05ce que nous disait
41:07Igor Delanoé
41:08directeur adjoint
41:08de l'observatoire
41:09franco-russe
41:10c'était hier
41:11sur le plateau
41:11de BFM Business
41:13à faire ces attaques hybrides
41:15qualifiées comme telles
41:16et qui sont attribuées
41:17à la Russie en général
41:18alors parfois
41:18on n'est pas vraiment sûr
41:19mais en général
41:20elles sont quand même
41:20attribuées ces derniers temps
41:21l'objectif de la Russie
41:23est plutôt de faire payer
41:24à l'Europe
41:24le prix de son soutien
41:25à l'Ukraine
41:25c'est-à-dire que les Russes
41:26ne vont pas attaquer frontalement
41:27les Européens
41:29avec des tanks
41:29avec des missiles
41:30et par conséquent
41:31ils utilisent
41:32ces méthodes détournées
41:33les cyberattaques
41:34les sabotages
41:35pour imprimer un coup
41:37au soutien
41:38qu'apportent les Européens
41:39à l'Ukraine
41:40alors il y a des pays
41:41qui sont plus exposés
41:41que d'autres
41:42alors géographiquement
41:43les Pays-Bas sont proches
41:44les Russes les connaissent bien
41:45il y a des pays
41:46plus éloignés
41:47comme la France par exemple
41:48ou l'Allemagne
41:49mais l'Allemagne
41:50alors cet été
41:51il y a eu l'affaire de Leipzig
41:52qui est un des premiers
41:53soutiens européens
41:53de l'Ukraine
41:54en termes de matériel
41:55et de financement
41:55donc on voit que les attaques
41:56sont quand même
41:57extrêmement ciblées
41:58d'autant plus
41:59qu'une partie
42:00de une très grande partie
42:01de la population européenne
42:02est appelée à voter
42:03dans les prochains mois
42:05la France évidemment
42:06l'Espagne
42:06l'Italie
42:07la Pologne
42:07la Finlande
42:08la Grèce
42:08la Slovaquie
42:10des scrutins
42:11qui peuvent
42:12potentiellement
42:13confirmer
42:13des poussées
42:15populistes
42:15ou souverainistes
42:17et qui peuvent
42:18donc donner naissance
42:19à une baisse
42:20possible
42:21de l'aide européenne
42:22à l'Ukraine
42:23ou l'aide de ces pays
42:24à l'Ukraine
42:25est-ce que c'est ça aussi
42:26que Vladimir Poutine
42:27vise
42:28via ces attaques hybrides ?
42:30Oui
42:31indéniablement
42:31il y a un calcul
42:32qui consiste en fait
42:33à miser sur
42:34ce qu'on appelle
42:34l'effondrement de l'arrière
42:35puisqu'on est en fait
42:36dans la logique
42:37d'une guerre d'attrition
42:38alors l'arrière
42:39c'est l'arrière de l'Ukraine
42:40les usines
42:40la société etc
42:41mais c'est aussi
42:42l'arrière de l'arrière
42:43de l'Ukraine
42:43c'est-à-dire ceux
42:43qui soutiennent l'Ukraine
42:44et ceux qui soutiennent
42:45principalement l'Ukraine
42:46aujourd'hui
42:46sont les Européens
42:47que ce soit au plan financier
42:48ou militaire
42:49et évidemment
42:50là le calcul du Kremlin
42:51est tout simplement
42:53partant du principe
42:54qui à tort ou à raison
42:55il estime avoir le temps
42:56qui joue pour lui
42:57de dire
42:57avec les alternances
42:58qui se profilent
42:59comme vous l'avez indiqué
43:00en Europe
43:00il y aura peut-être
43:01des courants politiques
43:02qui vont accéder aux affaires
43:03et qui seront pas
43:04nécessairement pro-russes
43:05mais au moins plus sceptiques
43:06sur la robustesse
43:08du soutien
43:08à apporter à l'Ukraine
43:09c'est pour ça
43:10que je doute
43:11que le Kremlin
43:12s'engage
43:12dans des discussions
43:13sincères
43:13c'est ce que j'allais vous dire
43:16voilà pour l'analyse
43:18d'Igor Delano
43:19et directeur adjoint
43:19de l'observatoire
43:20franco-russe
43:21à retrouver
43:21sur notre site
43:22bfmbusiness.com
43:23on en vient
43:23à la fin de la coalition
43:24anti-djihadiste
43:25en Irak
43:25une mission dirigée
43:26par les Etats-Unis
43:27depuis 12 ans
43:28qui a coûté cher
43:29en hommes et en dollars
43:30avec 1700 milliards
43:32de dollars dépensés
43:33l'Irak salue
43:34une nouvelle ère
43:34de souveraineté
43:35mais le pays
43:36est en proie
43:37des tensions internes
43:38et a du mal
43:39à exporter son pétrole
43:40via Hormuz
43:41on fait le point
43:41avec Myriane Ben-Raad
43:43bonsoir
43:43vous êtes politologue
43:45spécialiste du Moyen-Orient
43:46professeur associé
43:47en relations internationales
43:49le matériel
43:50et le personnel américain
43:52encore présent
43:52à Erbil
43:53la dernière base
43:54militaire américaine
43:55ont donc été évacués
43:57on peut dire
43:58qu'aujourd'hui
43:59il n'y a plus
44:00de militaires américains
44:01en Irak
44:02bon alors
44:03n'exagérons rien
44:04on a eu plusieurs vagues
44:05de retraits
44:07officiels américains
44:08on a tout de même
44:09encore
44:10quelques contingents
44:11qui sont principalement
44:12en fait en charge
44:13de missions de formation
44:14de soutien
44:15en renseignement
44:17aux forces irakiennes
44:18aux Kurdes
44:19d'une part
44:19et puis à l'armée irakienne
44:20qui comme vous le savez
44:22s'était recomposée
44:23reprofessionnalisée
44:24justement
44:25suite à la déroute
44:26face aux djihadistes
44:27en 2014
44:28bon
44:29en réalité
44:30cette mission
44:30elle prend officiellement fin
44:31mais si on s'intéresse
44:34vraiment à la capacité
44:35de cette armée irakienne
44:36et puis surtout
44:37bien sûr
44:37au contexte régional
44:38de guerre avec l'Iran
44:39on est loin en réalité
44:41d'avoir achevé
44:42cette mission
44:42parce que là
44:44dans quel état
44:45est l'Irak
44:46après le départ
44:48de l'armée américaine
44:50c'est un Irak
44:52c'est un Irak
44:53communautarisé
44:53fragmenté
44:54qui peine encore
44:56à se relever
44:57qui avait
44:57au cours des dernières années
44:59tenté de relancer
45:01les chantiers de reconstruction
45:02de renouer
45:03avec une diplomatie internationale
45:05on l'a vu bien sûr
45:05avec la visite
45:06du nouveau premier ministre
45:08Ali al-Zahidi
45:09en France
45:10donc qui sait
45:10de renouer avec le monde
45:12de retrouver sa souveraineté
45:14mais qui
45:14bien sûr
45:16a vécu de longues années
45:17il y a eu deux guerres
45:18de conflits
45:18il y a eu deux guerres civiles
45:19en réalité
45:20la première dans les années 2000
45:21et ensuite
45:21celle post-2014
45:23qui correspond à la phase Daesh
45:25justement
45:25donc avec cette coalition
45:27anti-djihadiste
45:27qui se réorganise
45:29en fait
45:30qui n'arrive pas en 2014
45:31puisqu'elle était déjà présente
45:32en partie
45:32dans les années 2000
45:34mais aujourd'hui
45:35on n'a pas d'armée
45:35par exemple nationale
45:37on a une armée formelle
45:39et puis bien sûr
45:40vous le savez
45:40le vrai souci
45:41ce sont ces milices
45:42pro-iraniennes
45:43pro-iraniennes
45:44qui aujourd'hui
45:46finalement
45:47dirigent le pays
45:48aux côtés
45:49de l'armée irakienne
45:50en fait
45:51aujourd'hui
45:51le pays est-il aux mains
45:53du premier ministre
45:55Ali Al-Zaïdi
45:56soutenu par Donald Trump
45:57ou des milices
45:58pro-iraniennes
46:00je pense que
46:01c'est une très bonne question
46:02parce qu'en réalité
46:03on parlait
46:03effectivement
46:04au départ
46:05l'hypothèse
46:06c'était
46:07une forme d'état
46:08à côté de l'état
46:09bon
46:10on est plutôt quand même
46:11dans un état
46:12dans l'état
46:13c'est-à-dire
46:14ce qu'on appelle
46:14l'état milice
46:15aujourd'hui
46:15parce que ces milices
46:16en réalité
46:17c'est une bonne partie
46:19des forces armées
46:20dans le pays
46:21et l'armée
46:22enfin ce qu'on appelle
46:22l'armée irakienne
46:23finalement
46:23elle est assez marginale
46:25par rapport
46:25à la puissance
46:26de ces milices
46:27qui ont cette puissance
46:28pour plusieurs raisons
46:29tout d'abord
46:29elles ont combattu
46:30les Etats-Unis
46:32et il y a un fort ressentiment
46:33américain encore aujourd'hui
46:35ensuite
46:35elles ont combattu
46:36Daesh
46:36parce qu'il y a eu
46:37les Kurdes
46:38au nord
46:38mais il faut quand même
46:39rappeler qu'il y avait eu
46:40cette mobilisation populaire
46:41qui avait été formée
46:43à partir de volontaires
46:44et des miliciens
46:45déjà chites
46:46en présence
46:46pour aller combattre
46:47les djihadistes
46:48donc autant vous dire
46:49que c'est compliqué
46:50d'imposer à ces hommes
46:52de désarmer
46:53et de rejoindre une armée
46:54qu'ils considèrent
46:55par ailleurs
46:55comme étant une armée
46:56qui en fait
46:57avait déserté
46:58devant les djihadistes
46:59Est-ce que ça veut dire
47:00qu'aujourd'hui
47:01il faut craindre
47:02un regain d'insécurité
47:03en Irak ?
47:05Je ne sais pas
47:06je ne pense pas
47:07qu'on revoie
47:08ce qu'on a vu en 2014
47:10c'est-à-dire
47:11un pays qui perd
47:12le contrôle
47:12d'une grande partie
47:13de son territoire
47:14on en est loin
47:15on a encore une présence
47:16djihadiste résiduelle
47:17mais vraiment
47:18je dis résiduelle
47:19parce qu'on est très très loin
47:20du scénario de 2014
47:22aujourd'hui
47:23ce qui pose problème
47:24c'est en effet
47:24que fait-on
47:25de cet appareil militien
47:26qui a pris le pouvoir
47:29est-ce que la victoire
47:30d'ailleurs
47:30même si elle n'est pas totale
47:32mais enfin
47:32tactique de l'Iran
47:34va encore renforcer
47:35ces groupes
47:35est-ce que le premier ministre
47:37irakien
47:37comme il l'a annoncé
47:38a les moyens
47:39de les faire désarmer
47:40pour les intégrer
47:41au sein d'une armée nationale
47:43il faut voir
47:44parce qu'en fait
47:44on est encore quand même
47:45dans le cours
47:45de cette guerre
47:46avec l'Iran
47:46qui finalement
47:48je dirais
47:49rend tous les scénarios possibles
47:50en fonction de l'issue
47:52de la guerre
47:52et on en est loin
47:53et on en est loin
47:53et la guerre en Iran
47:55entre l'Iran
47:55et les Etats-Unis
47:56qui rebat aussi
47:58les cartes pour l'Irak
47:59cinquième producteur mondial
48:00de pétrole
48:01les exportations
48:02de pétrole de l'Irak
48:03sont entravées
48:04parce qu'elles passaient
48:05évidemment par le détroit
48:06d'Hormuz
48:06aujourd'hui
48:07l'Irak est un pays
48:09qui est donc
48:10cinquième producteur mondial
48:11mais qui est obligé
48:13d'importer du pétrole
48:14qui connaît
48:14des pénuries
48:15de carburant
48:17oui parce qu'en fait
48:18le débouché principal
48:20de l'Irak
48:20c'est le golfe
48:22c'est ce fameux
48:23détroit d'Hormuz
48:23on a un grand port
48:25Basora
48:26on a un certain nombre
48:27d'infrastructures
48:28pétrolières
48:29portuaires
48:30qui sont aujourd'hui
48:31complètement bloquées
48:32et les pipelines
48:35terrestres
48:36plus vers le nord
48:37donc vers la Turquie
48:38notamment
48:39ça fait longtemps
48:40qu'ils sont délabrés
48:41en Irak
48:41enfin il y a eu
48:42un semblant
48:42un peu de remise
48:43de réhabilitation
48:45de remise en état
48:46après la fin des sanctions
48:48au moment de la guerre
48:49mais enfin
48:50tout cela
48:50reste encore
48:51très précaire
48:52ça ne peut pas remplacer
48:53pour l'Irak
48:54le détroit d'Hormuz
48:55et bien là
48:56on touche en fait
48:57à la question aussi
48:59de cet état
49:00anti-hirakien
49:00qui continue
49:01en fait
49:02de dépendre
49:03à quasi totalité
49:04de ses recettes
49:05budgétaires
49:05du pétrole
49:06des hydrocarbures
49:07un peu
49:08de la pétrochimie
49:09d'autres
49:10je veux dire
49:10d'autres secteurs
49:11mais en fait
49:11qui restent liés
49:12quand même
49:13à l'or noir
49:14et donc
49:15de ce point de vue
49:15il n'y a aucune
49:16diversification
49:17ça n'est pas
49:18ce qu'ont réussi
49:19à faire en partie
49:20certains pays du Golfe
49:22qui vous le savez
49:23aujourd'hui
49:23s'orientent vers
49:24les nouvelles technologies
49:25qui ont essayé
49:26de faire
49:27de Dubaï
49:28un hub touristique
49:29de services
49:30etc
49:30bon
49:30l'Irak
49:31on n'en est pas
49:32du tout là
49:32le seul secteur
49:34qui assure vraiment
49:35des revenus conséquents
49:36qui permet
49:36au pays de fonctionner
49:37c'est le pétrole
49:38donc en fait
49:39avec cette crise
49:41c'est vrai que le pays
49:42va connaître
49:43une situation
49:44économique et financière
49:45très complexe
49:46et sociale également
49:47parce que l'État
49:48est le premier
49:49employeur du pays
49:50de ce pays
49:51de 46 millions
49:52d'habitants
49:53merci beaucoup
49:54Myriane Benrade
49:54je rappelle que vous êtes
49:56politologue spécialiste
49:56du Moyen-Orient
49:57et professeur associé
49:58en relations internationales
50:00dans un instant
50:01sur BFM Business
50:02c'est Tech & Co
50:03présenté par François Sorel
50:05très bonne soirée
50:07le 18h éco
50:09sur BFM Business
50:10sur BFM

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