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00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Median TV. Voici les principaux titres de votre journal.
00:23Le Danemark salue le plan marocain d'autonomie comme bonne base pour une solution agréée pour les partis à la
00:29question du Sahara marocain.
00:31Une déclaration faite hier à Copenhague par le ministre danois des Affaires étrangères.
00:37Générique
00:37Le tourisme marocain connaît une importante progression à la fin du mois d'août. En huit mois, le Royaume a
00:44accueilli près de 14 millions de visiteurs.
00:49Et enfin, la seconde édition d'Open Portfolio Casablanca. Rendez-vous international consacré aux arts graphiques émergents se poursuit dans
00:57la capitale économique,
00:58offrant ainsi aux jeunes artistes une plateforme de présentation de leurs travaux et une opportunité d'accéder à la scène
01:04internationale de la gravure.
01:11A la ligne de l'actualité ce samedi, le Danemark salue le plan marocain d'autonomie comme bonne base pour
01:16une solution agréée par les partis à la question du Sahara marocain.
01:20Cette position a été exprimée par le ministre danois des Affaires étrangères lors d'une déclaration à la presse à
01:25l'occasion de la visite de travail de Nasser Boreta vendredi à Copenhague.
01:29Le Danemark et le Maroc ont également réaffirmé l'excellence et le caractère stratégique de leur relation bilatérale, marquée par
01:36une volonté commune de hisser ce partenariat vers un niveau stratégique.
01:44Le 23 septembre prochain, vous le savez, auront lieu les élections législatives au Maroc.
01:49Voyons comment les voix deviennent des sièges avec Salma Saleh.
01:55Aux législatives, dans une même circonscription, plusieurs listes peuvent obtenir des sièges.
02:01C'est le principe de la représentation proportionnelle.
02:04Concrètement, la liste qui arrive en tête ne remporte pas automatiquement tous les sièges de la circonscription.
02:11Ces sièges sont répartis entre plusieurs listes en fonction des résultats obtenus.
02:17Pour effectuer cette répartition, on utilise un chiffre de référence calculé à partir du nombre d'électeurs inscrits dans la
02:25circonscription,
02:25mais aussi en fonction du nombre de sièges à pourvoir, et c'est ce qu'on appelle le quotient électoral.
02:32Ce quotient sert à une première attribution des sièges, et si à cette étape, tous les sièges n'ont pas
02:38été distribués,
02:40et ceux qui restent sont attribués selon la règle du plus fort reste.
02:44Ce système permet ainsi à plusieurs listes d'être représentés dans une même circonscription.
02:52Les élections législatives au Maroc approchent donc à grands pas.
02:55Le 23 septembre, près de 16 millions d'électeurs seront attendus aux urnes,
02:59mais une partie d'entre eux semble encore indécis.
03:01On voit cela en détail avec Nassar Dénouné.
03:05Ils sont nombreux à se demander s'ils participeront ou non au processus électoral.
03:09Entre le choix des idées et du parti et la tentation de s'abstenir, le doute gagne certains citoyens.
03:14Les prochaines élections législatives constituent un enjeu politique et sociétal majeur.
03:18Si l'importance de participer à la vie politique semble faire consensus,
03:21notamment chez les professionnels et les artisans,
03:23leur engagement reste conditionné à plusieurs exigences.
03:26Des programmes concrets, des candidats crédibles,
03:28et surtout des promesses tenues une fois aux responsabilités.
03:32Le droit de vote, c'est un droit d'une importance capitale,
03:35bien entendu, que je vais voter.
03:37Je voterai pour le parti qui travaillera au bien-être du peuple et du pays.
03:44En fait, c'est pas que je ne vais pas voter, c'est pas ça.
03:47C'est que je trouve qu'il n'y a pas de candidat qui m'inspire confiance.
03:50C'est toujours les mêmes personnes.
03:51Il nous faut l'homme de la situation et je pense qu'on n'en a toujours pas.
03:56Je ne sais pas encore ce que je vais faire.
03:57Je suis fatigué des grands discours.
03:59Je veux du concret.
04:00Si je sens une personne qui mérite mon vote, alors oui, je voterai pour elle.
04:04Chez d'autres, les positions apparaissent plus tranchées.
04:06À côté, ceux qui défendent une participation active
04:08et considèrent le vote comme un moyen d'agir sur l'avenir du pays.
04:11De l'autre, ceux qui envisagent le boycott,
04:13convaincus que le fossé entre citoyens et responsables politiques s'est profondément creusé.
04:19On ne veut plus voter, c'est le même film.
04:21On connaît le scénario.
04:22Le pire, c'est les jeunes qui sont déjà lassés alors qu'ils rentrent tout juste dans la vie active.
04:26Préserver la confiance des jeunes, c'est un devoir national pour nos politiques.
04:30Je vais le dire clairement, je n'ai jamais voté et je ne voterai pas.
04:34Il n'y a personne qui en vaut la peine.
04:35Voilà, c'est dit.
04:37Pour les observateurs de la scène politique nationale,
04:40une partie de la réponse se trouve dans la capacité des partis à renouer avec les citoyens.
04:44Des discours plus clairs, des positions cohérentes et moins de place accordées aux intérêts personnels
04:48pourraient, selon eux, combattre le boycott.
04:50Car derrière l'abstention, ce n'est pas seulement un bulletin qui disparaît des urnes,
04:53c'est aussi parfois un citoyen qui refuse de croire que son vote pourrait changer les choses.
04:58La jeunesse marocaine constitue une large part du corps électoral.
05:02Ils sont également parmi les plus concernés par les solutions que les prochaines législatives devront apporter.
05:08De l'emploi à l'éducation, les jeunes attendent beaucoup des programmes électoraux.
05:14On va cela en détail avec Nasser Delunaym.
05:18Une génération qui attend des réponses.
05:20A l'approche des élections, les jeunes s'imposent de nouveau au cœur du débat politique.
05:24L'emploi, le pouvoir d'achat, le logement, la qualité de l'enseignement et l'accès aux soins
05:28figurent parmi leurs principales préoccupations.
05:30Au-delà de la promesse d'un avenir meilleur, ces jeunes réclament surtout des opportunités concrètes.
05:36En fait, il y a un contraste clair entre ce que proposent les différents partis et ce qu'attendent d
05:41'eux, les jeunes.
05:42Il faut que les programmes soient plus en adéquation avec ce que traverse la jeunesse marocaine d'aujourd'hui.
05:47Il faut aussi arrêter de tenir des discours irréalistes et faire des promesses qui ne pourront pas être tenues.
05:52Parce que c'est de cette manière qu'on perd pour de bon la confiance des jeunes.
05:55Éducation, santé, liberté individuelle, travail, logement.
05:59Il faut proposer des actions réalisables qui puissent se faire et se concrétiser sur le terrain.
06:03Pas juste faire des discours, juste avant les élections et tout laisser tomber par la suite.
06:08Les programmes se multiplient, les slogans se succèdent.
06:11Mais la jeunesse marocaine veut désormais aller au-delà des promesses.
06:14Ils cherchent des propositions claires, réalistes et surtout capables d'apporter des solutions à leurs problèmes quotidiens.
06:20Beaucoup de jeunes sont fatigués, lassés et se sentent lésés.
06:24Il y a un vrai sentiment de ras-le-bol, une fracture bien réelle entre les jeunes et notre système
06:28politique.
06:29De plus en plus d'abstention et de boycott et ce, pour une raison.
06:32La seule solution pour changer cela, nos politiques doivent faire ce que l'on attend d'eux
06:36et s'attaquer aux problèmes qui touchent cette jeunesse.
06:38Ils doivent agir contre ces problèmes.
06:41Entre l'espoir d'un changement et une confiance dans l'action politique qu'il faut encore reconquérir,
06:45les jeunes veulent retrouver leurs attentes dans les programmes électoraux.
06:48Pour beaucoup d'entre eux, il ne suffit plus de leur demander de voter.
06:51Il faut aussi leur donner une raison de croire que leur voie peut réellement changer les choses,
06:54influencer les politiques publiques et contribuer à construire un avenir à la hauteur de leurs ambitions.
07:00L'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires en partenariat avec l'Ordre national des vétérinaires
07:06organise une opération de vaccination gratuite au profit des chiens et des chats domestiqués.
07:12Cette opération se déroulera jusqu'au 30 septembre au sein des cliniques privées des vétérinaires volontaires.
07:18La liste des cliniques participantes ainsi que les modalités de prise de rendez-vous sont d'ailleurs consultables
07:25sur le portail officiel de l'Ordre national des vétérinaires, à savoir le www.stoprage.vétérinaire.ma
07:34ou auprès des services vétérinaires provinciaux.
07:41Le Maroc, je vous le dis en titre, a accueilli 14,1 millions de touristes à la fin du mois
07:45d'août,
07:46en hausse de 4,5% par rapport à la même période de 2025, soit près de 608 000 arrivées
07:52additionnelles.
07:54Le mois d'août a franchi pour la première fois la barre des 2 millions de touristes,
07:58soit une progression de 3% par rapport à août 2025.
08:02Les ministères du Tourisme soulignent que ces résultats viennent confirmer la solidité de la saison estivale
08:08et la bonne tenue de la fréquentation touristique.
08:15Le mois de septembre, c'est le mois du tourisme malien,
08:18une initiative visant à donner un nouveau souffle à un secteur qui a beaucoup souffert de la crise sécuritaire.
08:26On voit cela en détail dans ce reportage signé Mohamed Danyoukou.
08:29Au Musée national, l'ensemble des acteurs de tourisme malien ont été réunis
08:34pour le lancement des activités de la première édition du mois du tourisme.
08:39Cette initiative, qui vise à promouvoir le tourisme local,
08:43comprend plusieurs activités dont des sorties dans des villes stratégiques.
08:48Bougouni reçoit les malignes en 2027 dans le cadre de la binaire astral touristique.
08:54Donc pour donner un fouet, un coup d'intérêt à la terre,
08:56en connaissance, à la découverte de la région de cette localité,
09:00il y aura une sortie sous forme de détour avec les agents de voyage,
09:05avec les guides de tourisme, avec les restaurateurs, avec les hôteliers.
09:09Donc l'ensemble du monde qui constitue les sous-sécutés de tourisme
09:12feront deux jours d'immersion à Bougouni.
09:16Accompagné de plusieurs de ses collègues du gouvernement
09:19et en présence d'ambassadeurs accrédités au Mali,
09:22le ministre de la Culture a magnifié la richesse de la culture malienne.
09:28La visite des nombreux sites touristiques du pays par les Maliens
09:32va selon lui donner un nouveau souffle au tourisme
09:36qui a fait les frais de la crise sécuritaire.
09:40Visiter le Mali, c'est consommer malien.
09:44Visiter le Mali, c'est créer des opportunités pour la promotion,
09:49pour la vitalité de nos terroirs, de notre économie locale.
09:55Et ceci est extrêmement important.
09:57Et donc aujourd'hui, nous pensons que cette action, et ce mois,
10:00va permettre de donner plus de visibilité à nos sites.
10:03Ce mois de septembre est aussi le mois de la célébration de l'indépendance du Mali.
10:08Raison de plus pour faire découvrir le village dans la région de Caille
10:14dont l'histoire a inspiré le choix de la date du 22 septembre.
10:20On ne peut pas parler de Caille, si on parle du fort de Médine,
10:23il faut forcément ajouter l'Ogo Sabousiré,
10:26qui est un endroit historique pour le Mali, pour l'Afrique.
10:29Et c'est un honneur pour tout le monde, surtout les Maliens,
10:33d'aller encore visiter davantage ceux qui ne l'ont pas encore fait, l'Ogo Sabousiré.
10:37Cette initiative s'inscrit dans un vaste programme
10:41dénommé « Les Maliens visitent le Mali ».
10:45On quitte le Mali pour le Sénégal,
10:48où les femmes sont en première ligne face aux effets du changement climatique.
10:52Pourtant, elles restent encore sous-représentées dans les instances de décision.
10:57À Dakar, une campagne nationale veut changer la donne
10:59en plaidant pour une meilleure prise en compte du gouvernement dans la gouvernance climatique.
11:04Compte rendu avec Olivia Bossal et Amadoussi.
11:08Au Sénégal, les femmes veulent désormais avoir voix au chapitre dans les décisions liées au changement climatique.
11:21À Dakar, la campagne nationale « Genre et changement climatique » a été officiellement lancée
11:27avec la mise en place d'une coalition nationale dédiée à cette question.
11:31« Il est important que les femmes qui connaissent, qui vivent, qui subissent ce changement climatique-là
11:38puissent aussi être au cœur des changements de trajectoire et de paradigme.
11:43Ce qui motive aujourd'hui cette rencontre.
11:46Ce qui est intéressant dans cette stratégie d'intervention,
11:49c'est qu'elle est fondamentalement basée sur des données probantes qui nous viennent du terrain.
11:54Et nous pensons qu'avec ces données probantes, on peut parler et les décideurs nous écouteront. »
12:00Malgré leur forte implication dans les activités économiques et environnementales,
12:04les femmes restent encore largement sous-représentées dans les instances de décision.
12:09L'État s'est engagée à accompagner et soutenir ce projet.
12:13« L'État met en œuvre un certain nombre de projets au niveau de ces territoires
12:18qui visent non seulement à réduire les affres de l'érosion côtière,
12:24mais aussi à outiller les communautés pour qu'elles puissent développer des stratégies
12:31qui leur permettent de s'adapter réellement en tenant compte des opportunités
12:35et des ressources qui sont présentes sur leur territoire. »
12:39À Barney, Kayar et dans le delta du Saloum, les zones où l'étude a été menée,
12:45sur 331 membres de 24 organes de décision climatique,
12:49seules 89 sont des femmes, soit environ 27%.
12:52Dans les postes stratégiques, leur présence tombe à seulement 9%.
12:57« Le programme de Natural Justice a contribué à améliorer notre manière de travailler.
13:04Vous le savez, aujourd'hui, à Barney, nous sommes confrontés à l'avancée de la mer due au changement climatique.
13:11Nos maisons sont englouties par la mer et ça, c'est un réel problème. »
13:19Au Sénégal, la femme représente plus de 52% des ressources naturelles.
13:2373 travaillent dans des secteurs exposés au changement climatique.
13:27Pourtant, seuls 16% disposent d'actifs mobilisables en cas de crise
13:33et 6% possèdent des terres ou droits fonciers reconnus.
13:38Dans l'actualité internationale, les secours poursuivent leurs recherches
13:42pour tenter de localiser de nouveaux survivants dans le nord du Népal.
13:46Les efforts persistants ont permis, ce samedi, de retrouver deux nouveaux rescapés au Népal,
13:51un Chinois extrait d'un tunnel et une sexagénaire sortis de sa maison sous la boue,
13:58dix jours après la crue meurtrière qui a balayé l'Himalaya.
14:01Les autorités népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d'ouvriers
14:05susceptibles d'être bloqués dans un tunnel.
14:07Des dizaines de sauveurs népalais assistés d'experts venus d'Inde, de Chine et de Corée du Sud
14:13creusent sans relâche plusieurs de ces tunnels
14:15sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages.
14:23Des affrontements entre les forces gouvernementales yéménites et les Houthis
14:28ont fait plus de 60 morts ce samedi.
14:31En plus des victimes civiles, 26 soldats gouvernementaux et 31 combattants Houthis
14:35ont été tués après plusieurs heures de combat dans le sud-ouest du Yémen
14:39et dans la ville de Taez.
14:41Une frappe, deux missiles a tué six civils voyageant à bord d'un autobus
14:46et en a blessé sept autres.
14:51Des médias iraniens font état de plusieurs explosions entendues ce samedi près de l'île de Kharg.
14:58Cette île abrite le principal terminal pétrolier du pays dans le Golfe.
15:03Les autorités iraniennes et américaines n'ont pas fait de déclaration à ce sujet.
15:07Dans l'immédiat, les affrontements entre les deux camps ont repris dimanche
15:11avec des attaques américaines contre l'Iran alors que le conflit est entré dans son septième mois.
15:16Téhéran continue de verrouiller le stratégique d'étroit d'Hormuz
15:19tandis que Washington poursuit son blocus des ports iraniens.
15:27Les frappes israéliennes sur le sud et l'est du Liban vendredi soir ont fait quatre morts
15:31d'après un bilan actualisé des autorités libanaises diffusées ce samedi.
15:36Israël a divisé le Hezbollah dans ses frappes nocturnes sur plusieurs localités
15:40malgré une trêve avec le mouvement libanais.
15:42D'après le ministère de la Santé, le bilan est désormais de quatre morts
15:48dont une femme de 18 ans et de 32 blessés parmi lesquels plusieurs femmes et enfants.
15:53Ces frappes interviennent après qu'Israël a annoncé jeudi soir
15:56avoir pris le contrôle de la crête montagneuse Ali Tahir
15:59qui servait de position stratégique au Hezbollah à Nabati.
16:07Retour sur le continent et direction la Côte d'Ivoire
16:09où le pagne traditionnel veut désormais devenir une véritable force économique
16:13entre transmission du savoir-faire, modernisation des techniques
16:17et conquête de nouveaux marchés.
16:19Les artisans sont face à un défi majeur.
16:21Changer d'échelle sans perdre l'identité de ce textile emblématique ivoirien.
16:26C'est un reportage signé Melberchel et Ferdinand Quakou.
16:32Derrière ces fils qui s'entrecroisent, c'est tout un patrimoine qui se transmet.
16:37Ici, le métier à tisser reprend vie sous les gestes précis de Daniel Kouassi.
16:42Formé par son père, le jeune tisseran perpétue un savoir-faire hérité de plusieurs générations.
16:47Mais entretenir cette tradition ne suffit plus.
16:50Face à une demande croissante, les artisans veulent désormais franchir un nouveau cap,
16:55produire davantage, améliorer la qualité et conquérir de nouveaux marchés.
17:00C'est mon fils qui a su le métier à tisser.
17:04J'ai appris à tisser depuis 2016.
17:06Le métier de tisseran nourrit son ordre.
17:10Si tu gagnes des bons clients, tu payes ça régulièrement.
17:14Pour passer d'une production essentiellement artisanale
17:17à une activité capable de répondre aux exigences du marché,
17:20les défis sont nombreux.
17:22Équipements adaptés, moyens financiers, formation et accompagnement.
17:26Que maintenant, notre travail soit industrialisé.
17:30C'est surtout ça.
17:31Parce qu'une chose est de produire la qualité,
17:34mais il faut produire en quantité pour pouvoir rentabiliser tous les fonds qui ont été faits.
17:39Donc, la plus grande perspective, c'est de voir l'industrialisation du secteur du pain traditionnel
17:48et aussi la structuration de ce secteur-là.
17:52À Abidjan, la 7e édition des journées du pain traditionnel ivoirien entend justement mettre en lumière ses enjeux.
17:58Au-delà de l'exposition, le rendez-vous se veut une vitrine pour les créateurs,
18:02mais aussi un espace de réflexion sur l'avenir de la filière.
18:06En perspective, nous n'allons pas rester dans nos petits coins avec notre impagne.
18:12Tu dis ce impagne, tu le mets sur les portes, tu vas chercher quelqu'un pour te le prendre à
18:17vie le prix.
18:18Si nous devons travailler en respectant, en incluant des normes de qualité, d'esthétique et d'autres normes,
18:26je pense que nous-mêmes, on peut vendre, créer des cadres de vente, de valorisation de nos produits.
18:33Sur les stands, le pain traditionnel change de visage.
18:38Les techniques ancestrales se mêlent à la créativité contemporaine.
18:41Motifs, couleurs et usages évoluent pour séduire une clientèle nouvelle,
18:46sans rompre avec l'identité du textile ivoirien.
18:49Mais pour changer d'échelle, la créativité devra s'appuyer sur une filière mieux organisée.
18:55Notre rôle, le gouvernement nous a enseigné, c'est de moderniser ce secteur-là.
19:01Donc pour le moderniser, il faut le structurer, il faut le professionnaliser et en faire un outil de croissance économique.
19:08C'est ce secteur qui peut créer des emplois de façon durable.
19:11De la transmission des gestes à la conquête des marchés, le pain traditionnel ivoirien est à un tournant.
19:17Un patrimoine que les artisans veulent préserver, mais surtout structuré et modernisé pour en faire une véritable filière économique.
19:26Open Portfolio Casablanca revient pour une deuxième édition.
19:30Ce rendez-vous international consacré aux arts graphiques émergents offre aux jeunes artistes une plateforme de présentation de leurs travaux
19:37et une opportunité d'accéder à la scène internationale de la gravure.
19:41Collectionneurs, professionnels, étudiants en art et grand public sont réunis autour de la création contemporaine
19:47et de multiples pratiques de l'estampe à l'issue d'un appel à candidature internationale.
19:5313 artistes ont été sélectionnés pour présenter leur portfolio aux côtés d'une artiste invitée.
20:01Quatre artistes seront sélectionnés à l'issue de cette édition pour participer au Festival international de gravure et d'art
20:07sur papier de Bilbao, offrant ainsi aux talents émergents une perspective de visibilité et de professionnalisation à l'échelle internationale.
20:16Je vous propose d'ailleurs d'écouter Younes Bahar, directeur des opérations de Casablanca Events et Animation, l'un des
20:24initiateurs de l'événement.
20:25Cet événement, c'est dans la mouvance et dans la dynamique culturelle de la ville de Casablanca.
20:30Ça s'inscrit depuis 10 ans, mais aujourd'hui, on a pris cet espace et cette dimension internationale.
20:35Et cette dimension internationale vient avec un partenariat avec l'Institut Cervantes.
20:42C'est le denouement, c'est un spin-off du FIG de Bilbao, qui est la plus grande, c'est
20:46la messe de la gravure internationale.
20:49Et aujourd'hui, nous, la ville de Casablanca donne une opportunité pour que les artistes émergents puissent participer.
20:54On a pour la deuxième année, la ville de Casablanca a gagné l'organisation, l'honneur d'organiser l'Open
21:00Portfolio,
21:01qui aujourd'hui porte le nom de Open Portfolio Casablanca.
21:03Et via ça, on a aujourd'hui 13 artistes et une artiste invitée, qui ont subi une sélection assez dure
21:09pour arriver à là.
21:10Maintenant, on a des cinq continents.
21:12Et heureusement, heureusement, cette année, on est fiers.
21:15On a deux participants qui sont de Casablanca et de l'école des supérieurs des beaux-arts, qui est l
21:20'école de la ville de Casablanca.
21:21Et cette année, suite à ça, quatre personnes seront honorées de participer à la messe mondiale, qui est le figue
21:28de Bilbao.
21:30Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
21:42Et durant cet entretien, nous allons parler de l'intelligence artificielle générative, qui s'est installée en quelques années dans
21:48les entreprises.
21:49Elle permet de produire du contenu, d'analyser des données, d'automatiser certaines tâches ou encore d'accélérer les processus
21:55de décision.
21:56Mais derrière cette révolution technologique, se pose une question plus fondamentale.
22:00Est-ce que les entreprises ont réellement changé leur manière de travailler ?
22:04Ou se contentent-elles d'ajouter de nouveaux outils à des organisations anciennes ?
22:08Car utiliser ChatGPT ou un autre outil d'intelligence artificielle ne signifie pas nécessairement avoir une stratégie IA.
22:14C'est précisément le point de départ de la réflexion développée par notre invité, entrepreneur, consultant et enseignant en marketing.
22:21Ayou Blumchat, auteur de l'hybride consacré à l'articulation entre stratégie marketing et intelligence artificielle générative.
22:31Ayou Blumchat, bonsoir et merci d'être avec nous.
22:34Bonsoir à vous, bonsoir à tous les téléspectateurs et merci pour l'invitation.
22:38Soyez le bienvenu.
22:39Alors aujourd'hui, beaucoup d'entreprises utilisent déjà l'intelligence artificielle, mais pourquoi utiliser l'IA ?
22:45Ne signifie-t-il pas forcément avoir une véritable stratégie IA ?
22:50Alors c'est une très bonne question, c'est la question que tout le monde continue à se poser.
22:56Utiliser l'IA, aujourd'hui ça s'est installé dans le quotidien de tous les salariés, de toutes les ressources
23:02humaines dans n'importe quel organisme.
23:03C'est un usage individuel, mais qui ne signifie pas justement une adoption à l'échelle stratégique.
23:10Adopter l'IA au niveau de l'organisme, c'est d'abord asseoir un processus traçable, documenté, pour pouvoir tirer
23:19bénéfice de l'IA de manière assez efficace, assez efficiente et assez cohérente.
23:24Parce qu'aujourd'hui l'IA permet d'accélérer les choses, d'accélérer plein de choses, dont le vide.
23:28Et donc il faut d'abord documenter, mettre en place des process avant d'adopter l'IA à l'échelle
23:34de l'organisme.
23:35Alors vous insistez dans votre livre sur les workflows, la mesure, la gouvernance et aussi les responsabilités.
23:41Pourquoi selon vous l'organisation de l'entreprise doit évoluer au même rythme que la technologie ?
23:48Alors la gouvernance au niveau de l'entreprise, au niveau de l'IA est très importante dans le sens où
23:53aujourd'hui beaucoup d'organismes souffrent un peu de ce qu'on appelle dans le jargon le shadow AI.
23:59Donc l'intelligence artificielle dans l'ombre.
24:02Tous les collaborateurs expérimentent chaque jour des outils d'IA et parfois pour l'entreprise ce n'est pas clair,
24:10ce n'est pas visible.
24:11Et l'information, toutes les informations de l'entreprise peuvent circuler entre plusieurs modèles IA et l'entreprise n'a
24:18pas de visibilité sur tout ce qui se passe.
24:20C'est pourquoi il faut d'abord poser un cadre, voir quels sont les outils autorisés, quelles données peuvent sortir,
24:29quelles données doivent être anonymisées.
24:31Et puis surtout mettre le curseur arbitré entre la responsabilité et responsabiliser les ressources humaines de manière très claire pour
24:43justement pouvoir savoir d'où viendrait anticiper une anomalie potentielle.
24:49Et donc la gouvernance de l'IA est un sujet d'actualité aujourd'hui au niveau de toutes les organisations,
24:53qu'elles soient TPE, PME ou multinationales.
24:56Donc les agents IA peuvent accélérer plein de choses, mais encore faut-il responsabiliser des humains pour maîtriser tout ce
25:05qui se passe.
25:06Alors Ayub El Moshad, vous parlez également d'entreprises hybrides. Est-ce que vous pouvez nous expliquer concrètement de quoi
25:12s'agit-il ?
25:14Alors l'entreprise hybride, c'est l'entreprise qui trouve une synergie entre les ressources humaines et les agents IA.
25:22Donc lorsque je parle de synergie, ce n'est pas simplement une séparation à 50% entre l'IA et
25:28l'humain, mais c'est une tension quotidienne, perpétuelle entre l'humain et la machine.
25:34À chaque comité de direction, à chaque réunion, il faut arbitrer de manière continue qui fait quoi, qu'est-ce
25:41qu'on doit automatiser, qu'est-ce qu'on doit laisser à l'humain, qu'est-ce qu'on doit
25:44intégrer dans des process.
25:49Et donc c'est ça l'entreprise hybride, c'est l'entreprise qui sait allier de manière très pensée, très
25:53réfléchie.
25:54L'humain a allié et non seulement adopté le dernier outil à la mode.
25:59Alors continuons avec le vocabulaire justement, on parle de plus en plus de shadow AI.
26:04De quoi s'agit-il et pourquoi cela postile un véritable problème de gouvernance pour les entreprises ?
26:11J'ai vu des dirigeants dire à leurs équipes, adoptez l'IA, faites ce que vous voulez avec, l'essentiel
26:16c'est d'être efficace et de livrer.
26:18J'ai vu aussi des entreprises essayer de contrôler au maximum les usages de l'IA.
26:23Alors lorsqu'on parle de shadow AI, c'est quand les collaborateurs expérimentent à leur niveau, sans qu'il y
26:28ait de vision globale, de vision générale au niveau de l'entreprise.
26:31Le shadow AI peut avoir des côtés positifs, comme toujours rester à la dernière page, expérimenter les derniers outils, ne
26:38pas être dépassé par la concurrence.
26:39Mais ça pose aussi un problème de gouvernance et de respect des données confidentielles et personnelles.
26:46Donc c'est important aujourd'hui de comprendre déjà ce shadow AI et de trouver les bonnes solutions au niveau
26:53de chaque organisme à sa manière pour tout bien gouverner.
26:56Alors une de vos fonctions, c'est d'accompagner des organisations marocaines dans leur transformation digitale et leur intégration de
27:03l'intelligence artificielle.
27:04Est-ce que vous pouvez nous expliquer où en sont justement aujourd'hui ces entreprises marocaines et leurs difficultés ?
27:10Sont-elles vraiment différentes de celles rencontrées en Europe ou ailleurs dans le monde ?
27:15Alors il faut séparer deux choses.
27:17Déjà c'est l'ambition nationale et la réalité des entreprises au Maroc.
27:22Alors sur le volet national, c'est clair, le Maroc il veut accélérer via son programme Maroc IA 2030,
27:30avec le lancement de plein d'infrastructures, plein de projets, plein d'investissements.
27:35Mais ça c'est au niveau macro.
27:38Alors au niveau des entreprises, la situation est beaucoup plus hétérogène.
27:41Au niveau des entreprises, l'IA est adoptée par des usages personnels, individuels, sans qu'il y ait de démarche
27:48globale.
27:50Et il n'y a pas encore de cas d'usage assez parlant sur lequel pouvoir asseoir des stratégies duplicables.
28:00Donc aujourd'hui, c'est un peu ce que j'explique dans mon ouvrage, c'est un peu la matrice
28:04hybride.
28:05Donc on est soit dans la case artisan digital, donc on essaye de travailler, mais au fil du temps, on
28:13va se fatiguer.
28:15Soit on est dans la case sprinter IA, on adopte les derniers outils à la mode, soit on est vétéran
28:22classique.
28:23Alors là, on a une très très bonne stratégie, quel que soit le métier, mais ça s'érode et on
28:28peut se fatiguer très rapidement.
28:30Ou alors, on est hybride, on est à 100% hybride.
28:32On a des bons fondamentaux, qu'ils soient marketing, qu'ils soient financiers, commerciaux.
28:40Mais on a aussi cette capacité à trouver le bon outil, à construire le bon système pour justement atteindre cet
28:48état, cette phase d'entreprise hybride.
28:51Alors aujourd'hui, le Maroc, je ne vais pas dire qu'il a un retard, c'est simplement un décalage.
28:57Parce que justement, il faut qu'on sache s'adapter à plein de spécificités culturelles, à plein d'obstacles qui
29:05ne sont pas forcément technologiques.
29:06Mais il y a un vrai travail, il y a une vraie ambition nationale, et c'est à l'entreprise,
29:10aux organismes, de suivre de manière méthodique, précise et avec du souple.
29:17Justement, votre livre insiste sur ce que les modèles internationaux de transformation digitale peuvent parfois oublier du terrain marocain.
29:23Quelles sont ces spécificités, justement ?
29:27Eh bien, ce qui me fait sourire, c'est justement le jour où j'ai vu pour la première fois
29:32la rencontre entre un traffic manager,
29:34donc la personne qui s'occupe un peu de l'acquisition via les réseaux sociaux et via les régies publicitaires,
29:39donc la rencontre de cette personne-là avec le directeur financier de l'entreprise.
29:44Donc ça, c'est surréaliste, c'est une rencontre qu'on voit très très peu.
29:47Et donc le sujet, c'était justement au sujet du budget publicitaire, à pouvoir dépenser sur Internet pour les publicités
29:55de l'entreprise.
29:56Il faut savoir qu'au Maroc, l'Office d'échange, il fixe un plafond pour les particuliers, pour les entreprises,
30:02un plafond à ne pas dépasser, car toutes les dépenses publicitaires se font majoritairement en devise.
30:07Et pour moi, c'est l'un des cas, c'est un très très bon exemple des obstacles que peut
30:14rencontrer une entreprise marocaine
30:15dans sa quête vers la digitalisation et vers l'IA.
30:19Donc un modèle international qui trouve évident le fait de devoir investir dans des outils IA et dans des plateformes
30:28IA,
30:28au Maroc, ce n'est pas possible parce qu'on a des freins, on a des obstacles qui ne sont
30:32pas tout le temps technologiques,
30:34comme l'exemple du budget publicitaire.
30:37Merci beaucoup Ayub El Mouchat pour votre analyse et d'avoir répondu à nos questions.
30:40Je rappelle que vous êtes à la fois entrepreneur, consultant, enseignant en marketing et aussi auteur de l'hybride
30:49consacré à l'articulation entre stratégie marketing et intelligence artificielle générative
30:54et que vous étiez en direct avec nous depuis Renetara. Merci infiniment.
30:58Merci à vous, très très bonjour.
31:01Il est l'heure à présent de faire le tour de l'actualité économique nationale et internationale et c'est
31:05avec Rachid Farah.
31:20Bonjour, bienvenue sur Median TV. Voici l'essentiel de l'actualité économique.
31:25On commence au Maroc avec le commerce extérieur.
31:28Le déficit commercial continue de se creuser.
31:31A fin juillet, il atteint près de 244,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 26,5 sur un
31:39an.
31:40Pourquoi cette dégradation ?
31:41Principalement parce que les importations progressent beaucoup plus vite que les exportations.
31:45Les achats du Maroc à l'étranger dépassent désormais 544 milliards de dirhams en hausse de près de 16%.
31:52Dans le même temps, les exportations progressent de 8,4% à environ 299 milliards de dirhams.
31:59Plusieurs secteurs exportateurs affichent pourtant de bonnes performances.
32:03C'est notamment le cas de l'automobile et de l'aéronautique.
32:06Mais cela ne suffit pas à compenser la hausse des importations, notamment celles liées à l'énergie et aux biens
32:12d'équipement.
32:13Résultat, le déficit commercial s'est donc nettement alordi depuis le début de l'année.
32:19A l'inverse, un autre indicateur des échanges avec l'étranger évolue favorablement.
32:24Les transferts des Marocains résidant à l'étranger poursuivent leur progression.
32:28A fin juillet, ils atteignent 74,7 milliards de dirhams en hausse de 8% sur un an.
32:35Ces transferts représentent une importante source de devise pour le Royaume.
32:39Un nouveau financement pour Nador Westmed.
32:42Le futur complexe portuaire vient de lever 2,2 milliards de dirhams à travers une émission obligatoire privée.
32:48Une opération destinée à financer la poursuite du développement du projet, alors que son entrée en service est toujours prévue
32:54au quatrième trimestre de cette année.
32:56Le financement a été réalisé auprès d'investisseurs institutionnels, avec l'accompagnement notamment de Valorise, Capital Trust et CIH Bank.
33:05Pour Nador Westmed, l'enjeu est désormais clair, finaliser les infrastructures portuaires et logistiques avant le lancement de l'exploitation.
33:13Un projet qui doit aussi contribuer au développement d'activités industrielles sur la façade méditerranéenne du Royaume.
33:19Direction l'Afrique de l'Est, en Éthiopie, la pression sur les prix s'accentue.
33:24L'inflation a atteint 15,3% en juillet, contre 13,9% le mois précédent.
33:31C'est le quatrième mois consécutif de hausse.
33:34Les produits alimentaires sont particulièrement concernés, avec des augmentations qui atteignent parfois plusieurs dizaines de pourcents.
33:41Mais la hausse des prix dépasse désormais le secteur alimentaire.
33:44L'inflation non alimentaire atteint, elle aussi, près de 15%.
33:48Pour les ménages, la conséquence est directe, le pouvoir d'achat est davantage sous pressant.
33:53Et cette accélération des prix constitue désormais un sujet majeur pour l'économie éthiopienne.
33:59On reste en Afrique avec une autre mauvaise nouvelle, cette fois pour les producteurs de cacao en Côte d'Ivoire.
34:04Le prix payé aux producteurs pour la prochaine campagne est fixé à 1 200 francs CFA le kilogramme.
34:11C'est nettement moins que les 2 800 francs CFA enregistrés au plus haut en octobre dernier.
34:17En un an, le prix Borshan a donc été divisé par plus de deux.
34:21Cette chute intervient après la spectaculaire envolée des gourmandules du cacao en 2024.
34:26Pour les producteurs ivoiriens, la baisse des prix représente un sérieux coup de frein au revenu.
34:32Un enjeu important pour la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao.
34:37Au Brésil, la croissance marque nettement le pas.
34:40Le PIB a progressé de seulement 0,5% au deuxième trimestre, contre 1,1% au premier.
34:47La consommation des ménages recule, tout comme les exportations.
34:51Certains secteurs permettent toutefois à l'économie de rester dans le vert.
34:55Notamment l'agriculture et les industries extractives.
34:58Le Brésil reste donc en croissance, mais un rythme beaucoup moins soutenu.
35:03Et pour terminer, direction le Venezuela.
35:06Le ministère américain de l'énergie, Chris Wright, s'est rendu à Caracas pour discuter avec la présidente intérimaire,
35:13Delcy Rodriguez, un possible accord pétroli entre Washington et Caracas.
35:17Le projet pourrait permettre aux Etats-Unis de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du Venezuela.
35:23Ces discussions interviennent alors que le groupe américain Chevron vient d'annoncer avoir obtenu de nouveaux gisements de pétrole dans
35:30le pays.
35:31Un rapprochement pour le moins stratégique, puisque le Venezuela dispose des plus importantes réserves pétrolières du monde,
35:38tandis que Washington cherche à renforcer son influence sur le secteur énergétique du pays.
35:44C'est la fin de ce journal de l'économie. Merci de l'avoir suivi.
35:48Excellente suite de programme sur Médien TV.
36:01Votre Soir Info se poursuit avec l'invité culture.
36:04Mélia Mkhamdichi reçoit Mohamed Amin El-Mahfdouhi, expert en transformation digitale.
36:19Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
36:23Ce soir, nous posons une question fondamentale qui touche au cœur même de l'avenir de nos enfants et de
36:28notre système éducatif.
36:30Faut-il intégrer l'intelligence artificielle de l'école primaire ?
36:34À l'heure où les gouvernements cherchent à adapter l'éducation aux mutations technologiques, le débat suscite une vive inquiétude.
36:42D'un côté, la tentation de moderniser l'école pour préparer les plus jeunes à un monde numérisé, et de
36:47l'autre, la crainte légitime de sacrifier l'essentiel.
36:51Et qu'est-ce que l'essentiel ? L'apprentissage de la lecture, de l'écriture, le développement de la
36:58motricité, de l'imagination et aussi de la sociabilité.
37:02C'est des apprentissages qui passent avant tout par l'expérience physique, par le jeu et la relation humaine, les
37:10échanges, l'interaction.
37:12Je reçois pour en parler Mohamed Amin Mahfoudi.
37:15Mohamed Amin Mahfoudi, vous avez écrit l'intelligence artificielle et le chaperon en rouge.
37:22Ça fait maintenant quelques temps que vous travaillez sur ce sujet, l'intelligence artificielle.
37:27Vous êtes docteur en sciences de l'information et de communication et expert en transition numérique.
37:32On va parler de cette question très importante, cruciale, j'ai envie de dire, puisqu'elle concerne effectivement l'avenir
37:39de nos enfants.
37:40Et l'éducation et les politiques qui peuvent être prises, les décisions qui peuvent être prises aujourd'hui,
37:46peuvent influencer, impacter toute une génération ou les futures générations, d'où l'importance de discuter de ce sujet.
37:53Alors on va répondre à cette question, d'abord celle que j'ai posée en introduction.
37:58Faut-il intégrer l'intelligence artificielle, selon vous, des écoles primaires, à l'image de certains autres pays qui ont
38:04déjà fait ce choix ?
38:06Merci Mariam pour l'invitation tout d'abord et pour le sujet.
38:11C'est vrai que c'est un sujet d'actualité.
38:14La question, elle est posée comme ça, mais elle est, je dirais, on ne peut pas y répondre de manière
38:20simpliste comme ça,
38:22parce qu'elle est beaucoup plus complexe que ça.
38:25Quand on dit que, est-ce qu'on va introduire l'intelligence artificielle aux primaires,
38:31la vraie question c'est quels sont les aspects de cette IA que l'on va introduire d'abord.
38:35Et est-ce qu'on a introduit aussi ce qu'il fallait introduire avant l'IA dans toutes ces écoles
38:42et dans le système éducatif marocain ?
38:45Loin du fait qu'on doit absolument faire comme les autres.
38:49Les enfants marocains, ce sont une société marocaine, c'est une société qui est différente,
38:56qui s'adapte très vite et qui consomme aussi de manière presque, je dirais, bolimique,
39:04les technologies qui nous arrivent un peu de partout.
39:07Et donc, loin du fait que, est-ce que nos enfants accepteront cette technologie ou pas,
39:15la réponse est claire, ils vont non seulement l'accepter, mais ils vont carrément se l'adapter.
39:20Vous l'avez dit, ils s'adaptent très vite.
39:22Voilà, cela greffait et deviendra pratiquement, je dirais, une dépendance technologique qui va s'installer très vite.
39:32Mais quand on s'attaque aux enfants, à la différence des administrations, des entreprises, de l'économie,
39:38enfin des autres aspects dans lesquels l'IA et la technologie sont une nécessité absolue,
39:43quand on s'attaque aux personnes et plus précisément aux enfants, la question se pose autrement.
39:49Et qu'est-ce qu'on va pouvoir, qu'est-ce que l'IA va empêcher les enfants de savourer,
39:55de vivre, de pratiquer,
39:59que nous autres adultes et nos générations qui sont passées ?
40:03Quelle est l'économie que l'on va faire en introduisant l'IA dès le primaire ?
40:09Et quel sacrifice aussi ?
40:12C'est l'économie que l'on va faire, de tous les autres aspects, il n'y a pas que,
40:15quand on parle des enfants,
40:17il n'y a pas que la rapidité d'exécution, ce n'est pas les maths, ce n'est pas
40:21la capacité à calculer,
40:23ce n'est pas la capacité à rédiger, mais plutôt c'est la capacité à penser, à bien réfléchir,
40:29à devenir autonome, social, comme vous l'aviez dit dans l'introduction, etc.
40:33Et tous ces aspects-là doivent être posés sur la table pour pouvoir répondre à une décision aussi grave,
40:39parce que c'est une décision politique, c'est une décision technologique, mais c'est une décision sociale.
40:46– Stratégique.
40:47– Et stratégique qui n'engage pas un mandat, qui n'engage pas un gouvernement,
40:52mais qui va engager des générations futures.
40:54Et donc la responsabilité de ceux qui vont prendre la décision aujourd'hui
41:00va impacter toutes les générations qui vont venir,
41:03et peut-être même, ils ne seront même pas là pour voir quels sont les résultats
41:07de cette décision qui est prise en 2026 ou en 2027.
41:11– C'est pourquoi cette question se cite réflexion,
41:14il faut quand même bien penser la chose avant d'adopter des stratégies.
41:19Si on revenait au sacrifice à faire, quelles sont les fonctions cognitives ou relationnelles,
41:25en tout cas, qui seront les plus directement menacées par cette introduction précoce,
41:31si c'est le terme approprié, de l'intelligence artificielle dans l'enseignement primaire.
41:37– Oui, je pense que les spécialistes de l'enfance et de la pédagogie
41:43peuvent s'étaler sur la question, et d'ailleurs je me suis toujours posé la question,
41:47pourquoi l'IA, pourquoi la transition numérique au Maroc n'est que, je dirais,
41:55que l'œuvre, que le chantier dans lequel travaillent à 99% ou 95%
42:02des techniciens, des informaticiens, alors que ce n'est pas du tout leur responsabilité unique.
42:10On ne voit pas les sociologues, on ne voit pas les pédagogues, on ne voit pas les psychologues.
42:14Tous ces corps, toutes ces disciplines qui ont été, je dirais, écartées
42:22de l'introduction d'autres types de technologies dans le passé,
42:26aujourd'hui nos enfants sont des victimes des réseaux sociaux.
42:31Alors, pour que la confusion ne s'installe pas,
42:35les réseaux sociaux, c'est des produits purs de l'intelligence artificielle aussi.
42:39– L'intelligence artificielle, ce n'est pas un produit qui est en dehors
42:44de tout ce maelstrom de produit, cette matrice,
42:48qui emprisonne nos enfants dans des algorithmiques de pensée et comportementales,
42:54qui fait qu'ils ne sont plus solitaires, qu'ils ne jouent plus, qu'ils ne sortent plus, etc.
43:00Alors, quand on va introduire tout ça à l'école,
43:03les enfants ne vont, par exemple, ne vont plus partir aux bibliothèques,
43:07ne sauront plus ce que c'est qu'un livre.
43:09Aujourd'hui, dans tous mes débats, j'aime toujours poser une question
43:16aux responsables de l'éducation parfois, en leur disant,
43:19est-ce qu'on a fait des statistiques du nombre de bibliothèques
43:23qui ont disparu de nos écoles ?
43:25Pourquoi est-ce que les bibliothèques ont disparu de nos écoles ?
43:28Pourquoi est-ce que le théâtre, il a disparu de nos écoles ?
43:31Pourquoi est-ce qu'on a plus cet acharnement sur les livres
43:36que l'on avait à l'époque ?
43:39Et les psychologues aujourd'hui, les pédagogues,
43:41vous diront par des expérimentations qui sont aujourd'hui très disponibles sur le net
43:46que lire un livre n'équivaut pas à lire un livre physique
43:50et totalement différent sur le plan comportemental, cognitif et psychologique
43:55que de lire ça sur un écran ou que de faire lire, encore plus grave,
44:03de faire lire ce livre et de le faire résumer par une IA.
44:06Et donc, soyons très, je dirais, très justes vis-à-vis de nos générations,
44:13on peut peut-être les taxer de retard,
44:15on peut accepter que nos générations soient en retard
44:18par rapport à cette introduction destructive de l'IA,
44:23mais peut-être qu'ils vont gagner autre chose de plus important.
44:28Ce n'est pas la même chose que quand on parle de l'IA
44:33et de son usage chez les adultes.
44:36C'est un peu différent.
44:38Sachant que les adultes sont déjà également impactés.
44:42Voilà, ils sont impactés, mais bon, moi je saurais que ce que l'IA m'apporte
44:46par rapport à mes déficits que j'enregistre dans mon métier,
44:50parce que je suis déjà dans la vie, je suis déjà dans l'exercice de ma fonction,
44:54et donc quand j'utilise l'IA, je l'utilise pour combler une insuffisance quelconque.
45:01Mais quand on donne ça à un enfant qui découvre le monde,
45:05qui doit le découvrir de la manière la plus, je dirais, classique,
45:10on peut le dire ça comme ça,
45:12quand il va découvrir l'IA à un âge avancé,
45:16il saura quelle est la différence entre appliquer une IA
45:20et ne pas l'appliquer dans sa vie courante.
45:23Quand on va l'immerger et l'immerser dans l'IA dès le petit âge,
45:28dès le primaire, il ne saura jamais faire cette différence.
45:32Et peut-être même qu'on gagnera à la fin un adulte qui est totalement addict
45:37et dépendant de l'IA, et après, bon, à un moment donné,
45:41il va bien falloir qu'un médecin, qu'un ingénieur se débrouille
45:45tout seul dans une montagne et non connecté à exercer un métier.
45:50Vous le dites d'ailleurs, et je reprends vos propos,
45:52l'intelligence artificielle doit entrer à l'école
45:55après que l'enfant ait appris à lire le monde
45:58avant qu'il ait appris à lire un livre.
46:02Exactement.
46:03Je résume tout ça, c'est un peu le résumé d'un...
46:09C'est ma tête de prof qui parle là,
46:12parce que nous avons remarqué à quel point,
46:16même en université, nous avons des jeunes, des étudiants
46:21qui souffrent encore de protocoles cognitifs,
46:28de cette manière d'écrire, de cette capacité à raisonner,
46:33de cette capacité à écrire, à synthétiser, etc.
46:38parce que cette dépendance à des outils qui existent,
46:43à cette fonction de copie-coller absurde
46:48que l'on a essayé à leur faire inculquer dès le premier âge
46:52a fait qu'ils n'ont pas la capacité aujourd'hui
46:54à lire, à écrire correctement quand ils sont en entreprise,
46:59quand ils sont dans la vie d'un adulte.
47:03Justement, à partir de quel âge ou de quel niveau scolaire
47:05aujourd'hui a un enfant à la maturité nécessaire
47:08pour pouvoir manipuler cet outil à bon escient ?
47:11Je pense qu'il y a une différence entre...
47:15C'est pour ça que tout à l'heure...
47:16Sans déléguer son propre raisonnement, c'est ce que vous...
47:18C'est ça, exactement.
47:19C'est-à-dire qu'un enfant qui est incapable de raisonner
47:25sans aucune connexion,
47:27Internet, pour le dire comme ça, cru,
47:31est un enfant que l'on doit reformer,
47:35à raisonner tout seul.
47:37Et que si on va un peu plus en avant,
47:42un étudiant qui est incapable de produire
47:45le moindre résultat sans aucun outil numérique
47:51est un étudiant à refabriquer.
47:54Et donc, l'âge, il n'y a pas d'âge.
48:00Dès l'enfance, on peut leur faire apprendre
48:03que des outils comme ça existent,
48:06mais ne pas les introduire.
48:08C'est-à-dire, je fais un cours de français, par exemple,
48:12ou d'arabe, ou de langue, ou de maths.
48:14Je donne des exercices à l'enfant à préparer, etc.
48:18Et je lui dis que tu dois savoir
48:26préparer cet exercice-là
48:28en utilisant tel et tel livre, par exemple, au manuel.
48:33Et qu'il ne faut surtout pas aller à l'IA
48:36parce que je le saurais.
48:38Alors, aujourd'hui, l'IA, quand on a un compte IA,
48:42on doit avoir une adresse mail
48:44pour que l'outil de l'IA se fasse une idée
48:49sur le profil qu'il interroge,
48:51sur celui qui lui donne des promptes,
48:53celui qui le fait fonctionner.
48:55Et donc, qu'est-ce qu'on va faire avec l'enfant ?
48:57Déjà, la majorité des messageries aujourd'hui,
49:00des adresses mail, exigent un âge,
49:03comme les réseaux sociaux.
49:04Alors, on va truquer, par exemple.
49:06Et là, c'est la complicité des parents.
49:08C'est la complicité des parents.
49:09Alors, c'est un tout que les pédagogues doivent prendre
49:15en totalité pour pouvoir dire
49:18à partir de quelle année scolaire, pour être exact,
49:21on va introduire ou on va donner l'accord
49:25à l'enfant d'utiliser l'IA.
49:27C'est exactement comme les débats qui sont déjà lancés.
49:31Il n'y a pas que ce débat qui est sur la table aujourd'hui.
49:34Les parents discutent encore à partir de quel âge
49:37l'enfant doit avoir un compte sur Facebook, par exemple.
49:40Un téléphone aussi, portable.
49:41Un téléphone portable.
49:43Maintenant, on a vu qu'en France, par exemple,
49:46ils sont en train de décider d'interdire les smartphones
49:49dans les écoles.
49:50Qui aurait pensé, quelques années avant ?
49:53Dans les lycées.
49:53Sachant que les lycées, ils sont déjà assez avancés.
49:56Voilà, qu'en France, on va prendre cette décision.
49:58En Finlande, dans d'autres pays aussi.
50:01Donc, chaque pays doit réfléchir.
50:03Il a la liberté de réfléchir tout seul,
50:06sans copier des démarches et des stratégies des autres.
50:09Et il y a cette responsabilité aussi que nous avons
50:11de ne pas reproduire les erreurs des autres.
50:13Tout à fait.
50:14En essayant d'aller trop vite.
50:16Exactement.
50:17Exactement.
50:17Et aller trop vite ou faire de la destruction,
50:21c'est-à-dire des projets disruptifs
50:23qui vont bouleverser la société,
50:27on peut faire ça dans des domaines.
50:29Par exemple, j'accepterais intellectuellement
50:32que l'on fasse de la destruction dans les administrations publiques,
50:35dans la justice, dans l'industrie, etc.
50:43Gagner des années et des années de développement.
50:47Pourquoi pas ?
50:48Mais quand on s'attaque aux humains,
50:49on ne peut pas faire cette réflexion.
50:53D'ailleurs, les informaticiens,
50:55j'en fais malheureusement partie aussi,
50:57ne sont pas aptes à prendre ces décisions-là.
51:00Les technocrates, non, non plus.
51:03Et on a vu dans la presse comment Bill Gates,
51:06le géant Microsoft, le dit par lui-même
51:09et le reconnaît qu'il n'y a pas de plan
51:11pour contrecarrer l'IA aujourd'hui.
51:13On a pensé à tout, mais nous, informaticiens,
51:16on n'a pas été capables de nous mettre en recul
51:18pour penser à un plan de riposte
51:21si jamais cette IA devient plus forte que l'homme.
51:24Tout nécessaire.
51:25Alors, chez nous, c'est pareil,
51:26on doit réfléchir en toute dépendance.
51:29Déjà, les outils d'IA que l'on veut utiliser
51:31ou faire appliquer un peu ici et là,
51:33ne nous appartiennent pas.
51:34C'est déjà une première question fondamentale.
51:38Leur bouton on-off n'est pas au Maroc,
51:40il est ailleurs.
51:41Deux, qu'on ne peut pas faire l'économie
51:45de beaucoup de choses qu'on n'a pas faites.
51:49Et en éducation, je pense que la liste est longue.
51:53Et donc, on ne peut pas se permettre de faire cette économie
51:57pour aller plus vite avec un outil qui existe.
51:59On peut dire que, oui, d'accord, on le laisse de côté,
52:02mais on va d'abord arranger.
52:03On va arranger la classe, on va arranger les programmes,
52:07on va arranger la politique éducative,
52:09on va remettre les bibliothèques, remettre les théâtres.
52:14Voilà, donc, la question fondamentale que l'on doit se poser,
52:18c'est qu'est-ce qu'on n'a pas fait encore
52:24et pourquoi est-ce qu'on veut faire en avant en éducation par l'IA ?
52:29Et la liste est longue de beaucoup de choses qui n'ont pas été faites
52:33ou qui ont été abandonnées ou mal faites.
52:36On corrige d'abord pour que le cycle soit correct,
52:39pour que le cycle d'évolution et de développement soit conforme.
52:43Et après, l'IA va venir nous aider à avancer vite
52:49et non pas à faire l'essentiel.
52:51L'IA ne fait pas l'essentiel.
52:53L'IA, elle vient pour distrupter, pour faire vite quelque chose
52:59que l'on a l'habitude de faire manuellement.
53:01Et elle va la rendre plus agile.
53:03Mais quand on ne fait rien, l'IA ne va pas faire ce qu'on aurait dû faire,
53:09nous, sans l'IA.
53:12Et donc, un peu pour les enfants, c'est un peu pareil.
53:14Un enfant qui ne sait pas lire un livre, l'IA ne va rien lui apporter,
53:17absolument rien, sauf si, sauf une certaine dépendance.
53:22Et peut-être qu'on aura un enfant abruti à la fin,
53:25et non pas un enfant qui n'est pas hyper intelligent, peut-être,
53:29mais qui est hyper sociable, qui est hyper débrouillard,
53:32qui est indépendant et qui a une personnalité stable.
53:36Et c'est sur ces derniers mots que se termine cet entretien avec vous,
53:39Mohamed Amin Mahfoudi.
53:40C'était un plaisir de vous avoir comme invité ce soir et de discuter d'un sujet aussi important
53:45pour l'avenir de plusieurs générations, d'ailleurs.
53:48C'est moi.
53:49Merci à vous.
53:50C'est la fin d'Invité Culture pour ce soir.
53:52Je vous souhaite une très bonne soirée.
53:57C'est aussi la fin de ce journal.
53:59Merci à vous de nous suivre.
54:00L'information revient dans un instant sur Median TV.
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