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00:08Générique
00:16Bonsoir et bienvenue dans ce journal, tout de suite les titres.
00:21On ouvrira ce journal avec la conférence de presse du sélectionneur marocain Mohamed Wahbi.
00:27Au cours de l'échange, le technicien est revenu sur le parcours, les points d'amélioration et les moments forts,
00:34tout en insistant sur le fait qu'une performance décevante ne devait pas définir l'ensemble de la campagne du
00:41groupe dans ce mondial.
00:45Reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, Washington a mené de nouvelles frappes massives sur l'Iran
00:52avant le rétablissement prévu mardi soir du blocus des ports iraniens.
00:56Du nouveau dans le détroit d'Hormuz, Donald Trump renonce à son projet de taxe de 20% sur les
01:01navires passant par le détroit.
01:05À Gibraltar, fini les fils interminables et les longues minutes d'attente
01:10avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation entre l'enclave britannique et l'Espagne.
01:16Cet accord a été signé mardi à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne.
01:25Le sélectionneur du Maroc, Mohamed Ouahbi, a assumé l'entière responsabilité de l'élimination des lions de l'Atlas
01:32en quart de finale de la Coupe du Monde, tout en insistant sur le fait qu'une performance décevante
01:37ne devait pas définir l'ensemble de la campagne du groupe.
01:41Je vous propose de l'écouter.
01:43Qu'est-ce qui s'est passé ? Ce n'est pas juste...
01:46Nous aussi, on était dans l'incompréhension pendant le match aussi.
01:50Ce qu'il faut savoir, et je pense que je l'ai déjà dit, mais je vais le redire,
01:53la préparation du match, elle était la même.
01:55Et le sentiment que j'avais des joueurs était encore très bien.
02:00C'est-à-dire que je sentais que les joueurs étaient plus préparés que le match du Canada.
02:04Avant le Canada, j'avais quand même peur que les joueurs prennent le match à la légère.
02:08On a battu les Pays-Bas, maintenant on a le Canada, ça va être facile.
02:11Cette crainte-là, je ne l'ai pas eue contre la France.
02:14Mais je n'ai pas senti une équipe qui avait peur.
02:17J'ai senti une équipe déterminée.
02:19Des joueurs qui se sentaient mieux aussi physiquement qu'après le match contre les Pays-Bas.
02:24Des joueurs qui étaient déterminés, vraiment.
02:27Et puis, bien entendu, pendant le match, ça n'a pas été.
02:31On voit qu'on avait dans les premières phases de construction,
02:35on arrivait à les empêcher de nous presser, à part quand le ballon était chez le gardien,
02:39mais dans nos premières phases de construction, quand le ballon était chez les défenseurs,
02:43on les empêchait de nous presser.
02:46On avait le ballon.
02:47Et puis après, il nous a manqué de la continuité devant.
02:49Il nous a manqué de la continuité devant.
02:51Déjà, dans un premier temps, et ça c'est tactique,
02:53c'est qu'on n'avait pas assez de profondeur.
02:56Quand je dis pas assez de profondeur, pas assez d'appel pour étirer le bloc adverse
02:59et pour créer des espaces pour après mettre notre jeu en place.
03:03Et puis, on a manqué, je l'ai dit tout à l'heure, et ça c'est un fait,
03:07on a manqué de personnalité générale.
03:11Donc, c'est de la personnalité avec le ballon,
03:13dans un certain moment, de prendre l'initiative, de mettre plus de dynamisme.
03:17Et donc, bien entendu, c'est ce qui nous a manqué.
03:22Mais je ne peux pas en vouloir aux joueurs.
03:24Les joueurs étaient préparés à ce match.
03:25Ils voulaient bien faire.
03:26Ils voulaient être performants.
03:28Ils ne craignaient pas cet adversaire.
03:30Mais c'est vrai que pendant le match, on a eu quelque chose.
03:33Il y en a qui parlent de la chaleur.
03:34Il y en a qui parlent de la pression de la France.
03:36Il y en a qui parlent de cette qualité qu'ont les Français
03:38à chaque fois qu'ils récupèrent le ballon,
03:40d'accélérer et puis de vous mettre en danger.
03:44Donc, il y a peut-être tout ça qui joue
03:47dans le bilan qu'on peut faire.
03:50Mais la préparation, elle était tout à fait normale.
03:52Il n'y a rien eu de différent.
03:53Vraiment rien.
03:56Et toujours lors de cette conférence de presse
03:59au complexe de football Mohamed VI,
04:01Wahbi avait également déclaré immédiatement
04:04après la défaite contre la France
04:06que le Maroc devait examiner sa performance
04:08de manière critique,
04:10tout en continuant à s'appuyer sur les progrès réalisés
04:13pendant la compétition.
04:14L'entraîneur a soutenu que l'approche du Maroc
04:17devait être évaluée sur l'ensemble du tournoi
04:20et non pas uniquement sur la base des quartes finales.
04:23Contre la France, on a utilisé une stratégie qui n'a pas marché,
04:28mais qui n'a pas changé vraiment complètement dans notre identité de jeu.
04:32Ça n'a pas changé grand-chose.
04:34On avait un joueur devant qui percutait moins,
04:37mais qui pouvait aspirer l'adversaire
04:38et on pouvait percuter avec Talbi.
04:40Donc, l'idée, elle était là.
04:42On n'a pas su le faire.
04:43J'assume.
04:44Mais de là à dire qu'il fallait mettre un autre joueur
04:46qu'on a laissé à la maison,
04:47vous savez ce qui nous a manqué contre la France ?
04:49C'est de la percussion.
04:52Je ne sais pas, les joueurs que vous avez cités,
04:54je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui pourraient nous apporter cette percussion.
04:57Aujourd'hui, je pense aussi que,
04:59en tout cas, le bilan que je suis en train de me faire sur la France,
05:02ce n'est pas de se dire comment on aurait fait pour les battre.
05:05Là, je ne pourrais pas trouver la solution, croyez-moi.
05:07Mais je pense que personne ne pourrait la trouver.
05:09Comment on aurait pu faire quelque chose pour les embêter un peu plus ?
05:13On pourrait être plus nous-mêmes et les embêter un peu plus.
05:16Sur ça, on aurait pu faire plus.
05:18Mais pour les battre,
05:20j'ai vu leur détermination, j'ai vu leurs joueurs, j'ai vu leur collectif,
05:23j'ai vu les sérieux et le respect qu'ils avaient envers nous-mêmes.
05:26C'était compliqué.
05:27On avait un gros morceau en face.
05:29Et ma question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui
05:32pour, dans 4 ans, Inch'Allah, si on est en cours d'affronter la France,
05:36qu'on soit plus fort.
05:38Du nouveau dans le détroit d'Hormuz,
05:40Donald Trump a annoncé mardi sur son réseau Trousse Social
05:44qu'il renonçait à son projet évoqué la veille de taxes de 20% sur les navires transitant par le
05:50Détroit,
05:50remplaçant cette idée par des accords commerciaux avec les États du Golfe.
05:54Il a ainsi déclaré avoir décidé de remplacer cette rémunération
05:58correspondant à 20% de la valeur des cargaisons des navires
06:02par des accords de commerce et d'investissement
06:04que les différents États du Golfe feront aux États-Unis.
06:07Ce revirement, à peine 24 heures après avoir annoncé vouloir instaurer cette taxe,
06:12contraire aux droits internationaux,
06:14est intervenu à la suite de discussions très productives
06:18avec les pays du Golfe, selon le président américain.
06:25Donald Trump s'adressera à la nation américaine jeudi
06:29à un discours en pleine reprise des affrontements entre Américains et Iraniens.
06:33Un navire a été visé par un missile en sortant du détroit d'Hormuz au large d'Omane.
06:38Les gardiens de la révolution disent avoir frappé à leur tour
06:41plusieurs installations à Bahreïn,
06:43dont un bâtiment qui héberge les forces américaines.
06:46L'armée américaine a de nouveau ciblé des positions militaires iraniennes
06:50autour du détroit d'Hormuz.
06:52Et la Jordanie a fait état de l'interception de quatre missiles iraniens.
06:56À partir de mardi soir, l'Iran, soumise à un nouveau blocus naval,
07:00sera soumise à un nouveau blocus naval américain.
07:06La reprise des hostilités au Moyen-Orient
07:08et les perturbations du trafic dans le détroit d'Hormuz
07:11pourraient avoir de graves conséquences socio-économiques et humanitaires,
07:16a prévenu mardi dans un communiqué
07:18le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme,
07:21représenté par Volker Turc.
07:23La reprise des bombardements au Moyen-Orient d'une ampleur inédite
07:26depuis le cessez-le-feu d'avril
07:28mine les efforts diplomatiques
07:30pour rendre durable le protocole d'accord signé le 17 juin dernier.
07:37Israël se dit prêt à avancer dans le projet de retrait de ses troupes
07:41de deux zones du sud du Liban au profit de l'armée libanaise
07:45au moment où se tiennent de nouvelles négociations à Rome.
07:48C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères israélien,
07:52Jidéon Sarr.
07:53Les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies,
07:57avaient conclu le 26 juin un accord cadre en vue d'une paix durable
08:01à l'issue de cinq cycles de discussions à Washington.
08:04Mais le Hezbollah, armé et financé par Téhéran,
08:07rejettent ce texte dont l'application doit commencer
08:10par le retrait israélien de zones pilotes dans le sud du Liban.
08:17À Gaza, la défense civile a annoncé le décès de huit personnes
08:21tuées dans le nord de la banque de Gaza
08:23après une frappe israélienne sur un poste de police palestinien
08:27en dépit du cessez-le-feu conclu en octobre 2025.
08:31Huit personnes, dont une femme, ont été transportées
08:34à l'hôpital Al-Shifa de Gaza après ce bombardement israélien
08:38ayant visé un poste de police à l'ouest du camp de Jabalia.
08:47Je vous le disais en titre, des milliers de travailleurs espagnols
08:50et britanniques vont voir leur vie quotidienne simplifiée
08:54avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation
08:58entre l'enclave britannique de Gibraltar et l'Espagne.
09:01Cet accord qui lève les restrictions de circulation
09:04a été signé mardi à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne
09:09six ans après que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne.
09:13L'accord a été conclu après des années de négociations difficiles
09:17dans la foulée de tensions entre Londres et Bruxelles.
09:20Après le Brexit, cet accord ouvre une nouvelle ère
09:23et d'énormes possibilités trois siècles plus tard,
09:26a estimé mardi le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.
09:32Les développements avec Mehdi Jaziri.
09:35C'est la fin d'une frontière vieille de plusieurs siècles.
09:39A partir de ce mercredi, les contrôles disparaissent entre l'Espagne et Gibraltar,
09:43ce petit territoire britannique installé à la pointe sud de la péninsule ibérique.
09:48Un traité de libre circulation après des négociations difficiles entre Londres et Bruxelles
09:53entre en vigueur. Concrètement, plus de files d'attente, plus de postes frontières
09:58comme dans le reste de l'espace Schengen.
10:00Une décision assez bien accueillie par les citoyens et responsables politiques.
10:10C'est une bonne chose pour les Espagnols et une bonne chose pour nous.
10:13Nous avons une fluidité des frontaliers, des personnes qui travaillent ici.
10:17C'est fantastique. A mon avis, c'est très bien.
10:22Nous avons toujours très bien cohabité avec eux.
10:25Ce retrait va aider les habitants et ceux qui travaillent ici.
10:31Ils ont toujours été aimables et nous sommes des démocrates,
10:34donc nous nous entendons bien avec tout le monde.
10:41A mon avis, il est important qu'il n'y ait aucun obstacle entre les citoyens de nos deux communautés
10:46afin que les habitants de la région puissent, une fois pour toutes,
10:50profiter de manière concrète de la libre circulation des personnes.
10:54Et c'est aussi un moment historique que nous devons célébrer.
11:01C'est énorme pour la région.
11:04Chaque jour, 15 000 travailleurs espagnols traversent la frontière
11:07pour aller travailler à Gibraltar,
11:10soit près de la moitié de la main d'oeuvre du territoire.
11:12Sur place, des ouvriers démontent depuis plusieurs semaines l'ancienne clôture métallique.
11:17Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez doit se rendre ce mercredi dans la zone frontalière
11:22pour saluer, selon ses mots, la chute du dernier mur de l'Union Européenne.
11:27Un symbole fort, alors que cette frontière avait été totalement fermée par Franco en 1969
11:33avant de rouvrir en 1985.
11:36Gibraltar, cédé par l'Espagne à la couronne britannique en 1713,
11:40reste toutefois revendiqué par Madrid.
11:44Et place à présent à l'invité de Soir Info sur Médien TV.
11:58Tensions géopolitiques, ralentissement des investissements et fragmentation des chaînes de valeurs.
12:04Le Maroc tire son épingle du jeu dans un contexte mondial déstabilisé.
12:09Selon le dernier rapport de l'ACNUSED des Nations Unies,
12:12le Royaume a attiré plus de 3,3 milliards de dollars d'investissements directs étrangers en 2025,
12:19soit une progression spectaculaire de 91% en un an.
12:24Ce rapport met en avant plusieurs atouts,
12:26comme le port de Tangemede, devenu un corridor logistique de référence,
12:31l'essor de la filière des batteries électriques,
12:34le développement des énergies renouvelables,
12:36ou encore le rôle du fonds Mohamed VI pour l'investissement.
12:40Alors le Maroc est-il en train de changer durablement de catégorie
12:44auprès des investisseurs internationaux ?
12:46Et quels défis restent encore à relever ?
12:48Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir l'économiste Raouf Redouane,
12:53professeur d'économie à l'Université Mohamed V de Rabat
12:57et un des rares économistes africanistes du Maroc.
13:02Bonsoir Raouf Redouane et merci d'avoir accepté notre invitation.
13:07Bonsoir et merci, merci pour l'invitation.
13:10Donc on voit que le Maroc enregistre une hausse de près de 91% des IDE,
13:16donc des investissements directs étrangers, en une seule année.
13:20Comment expliquez-vous une telle progression
13:22alors que les investissements internationaux reculent dans plusieurs régions du monde ?
13:29Oui absolument, c'est vrai que les données montrent un recul dans certaines régions
13:34comme l'Afrique, l'Afrique du Nord ou dans d'autres régions.
13:38Le Maroc a bénéficié, on pourrait dire, d'un rebond important de plus de 90%.
13:43Alors la première explication, me semble-t-il, qui est plus possible,
13:48c'est que le Maroc bénéficie d'un phénomène mondial de recomposition géographique
13:53des chaînes de valeur mondiale.
13:56On sait qu'on est dans un monde de plus en plus fragmenté,
14:00il y a plus d'incertitudes,
14:03et dans ce contexte, les entreprises cherchent davantage à produire plus près du marché
14:10et cherchent aussi à sécuriser les chaînes d'approvisionnement.
14:15Donc il y a une volonté de réduire les risques géopolitiques.
14:20Mais il n'y a pas que ça, en fait, qui peut expliquer ce rebond.
14:27C'est que le Maroc présente aussi plusieurs avantages.
14:30On voit le nombre d'entreprises de grande envergure qui s'implantent.
14:37Donc ces avantages peuvent se matérialiser par la stabilité politique.
14:41Oui, mais à quoi a-t-on affaire avec ce rebond ?
14:45Est-ce qu'il s'agit d'un rebond ponctuel ou d'une tendance bien établie ?
14:51Alors, les choses montrent, en fait, quand on regarde la qualité,
14:56la nature des investissements,
14:59on est beaucoup plus sur quelque chose de l'ordre du structurel.
15:04Et je l'espère, je le crois et je l'espère en tout cas.
15:08On est, me semble-t-il, en train de récolter les fruits de stratégies,
15:14de choix industriels qui datent de plus de 20 ans, en toute sorte.
15:19Malgré qu'on avait un souhait d'industrialiser le pays depuis l'indépendance.
15:24Mais là, il semble qu'on est sur une logique beaucoup plus structurelle.
15:31On voit le portefeuille, par exemple, du projet industriel qui s'implante
15:35sur les batteries électriques, les composantes automobiles,
15:39avec une amélioration des taux d'intégration dans les énergies renouvelables.
15:42On y reviendra sur ces notions.
15:44On ne parle pas dans la durée.
15:47Oui, alors on reviendra sur ces notions.
15:49Mais toujours dans ce contexte de progression,
15:53le stock d'investissement étranger atteint désormais plus de 80 milliards de dollars.
15:58Alors, que révèle cette progression continue
16:00sur la confiance des investisseurs internationaux envers le Maroc ?
16:04Est-ce qu'il y a des questions de stabilité économique,
16:07ce genre de choses qui entrent en jeu ?
16:10À vrai dire, comme le Céline, c'est vrai que le stock d'investissement
16:14direct à l'étranger, c'est une mesure de confiance.
16:19Plus il y a une accumulation, donc on comprend que les investisseurs,
16:25et c'est surtout les fiers multinationales qui sont les vrais acteurs
16:29les plus importants dans ce registre.
16:32Donc, il y a une confiance qui s'installe.
16:35Mais on peut avoir de lecture.
16:37Ça dépend de la nature, encore une fois, comme je viens de le dire.
16:39Une lecture positive, c'est-à-dire qu'il y a une accumulation,
16:42c'est un marqueur de confiance.
16:44Et une lecture qui peut être négative, c'est-à-dire que c'est une mesure aussi
16:49de mainmise du capital étranger sur l'économie nationale.
16:53Plus on a de contrôle d'entreprises étrangères du capital au niveau national,
17:00s'il y a des perturbations, si les investissements ne sont pas inscrits dans le long terme,
17:05c'est des choses qui peuvent aussi créer des chocs.
17:08une fois qu'il y a l'économie.
17:10Mais je veux rester plutôt optimiste.
17:14On est plutôt dans une logique de confiance, en quelque sorte,
17:18qui ressort de ces investissements-là.
17:21Après, il y a de réels projets qui permettent de conserver cette souveraineté économique,
17:26comme le port de Tangemette, qui est cité dans le rapport de la CNUSED,
17:31et qui est présenté comme un véritable modèle logistique mondial.
17:35Alors, en quoi cette plateforme change-t-elle concrètement la compétitivité du Maroc
17:40auprès des industries internationales ?
17:46Oui, les ports, on sait que depuis qu'on parle des chaînes de valeur mondiale,
17:51c'est-à-dire qu'il y a une décomposition en tout cas de la production à l'échelle mondiale
17:55de par les pays,
17:56les ports, la logistique, jouent un rôle fondamental.
18:01Et le port, justement, de Tangemette, jouent un rôle structurant à ce niveau.
18:06Le port de Tangemette n'est pas simplement un port,
18:10c'est un véritable écosystème industriel intégré.
18:13Donc, les entreprises…
18:14Tout à fait.
18:15Donc, on peut concevoir, en fait, le rôle de l'infrastructure de Tangemette
18:21comme un hub entre l'Europe, l'Afrique et les marchés mondiaux.
18:26Tout à fait.
18:27Tout à fait.
18:27Les entreprises, quand elles s'installent, c'est aussi grâce à ces infrastructures logistiques,
18:34parce qu'elles se rapprochent au-delà des avantages qu'offre le Maroc d'un point de vue local.
18:40Il y a la proximité au marché européen, par exemple,
18:43et ces ports-là jouent un rôle, encore une fois, important.
18:47Et ça constitue, justement, un avantage compétitif à l'échelle internationale.
18:53Et donc, le Royaume est désormais identifié comme un acteur majeur
18:58de la chaîne mondiale des batteries électriques, vous l'avez évoqué.
19:01Alors, comment le Maroc est-il parvenu à attirer des projets aussi stratégiques
19:06que ceux de Gauchon, CNGR ou Stellantis ?
19:09Et si vous pouvez, en quelques mots, nous expliquer quels sont ces projets.
19:15Alors, ces projets que vous venez de citer, justement,
19:18ce sont des projets de grands groupes, des leaders mondiaux.
19:23Stellantis, par exemple, évoque un investissement de 1,5 milliard.
19:28C'est parmi les gros investissements en Afrique dans ce domaine.
19:32Les géants chinois dans des domaines, par exemple, de la batterie.
19:37Donc, on rentre, en fait, dans un type d'investissement qui est ciblé,
19:42qui est la création d'un écosystème ou de clusters, en quelque sorte.
19:46C'est une nouvelle manière de faire de la politique industrielle
19:49qu'a mené le Maroc jusque-là.
19:51Et ça, ça revient à travers différents canaux, en quelque sorte.
19:58D'abord, il y a la recherche de matières premières.
20:00On sait que le Maroc possède environ 70% de réserve mondiale connue de phosphate,
20:07qui est indispensable pour certaines technologies de batterie,
20:10dans ces entreprises chinoises, par exemple, lorsqu'elles s'installent à ce niveau-là.
20:14Il y a un écosystème où on peut parler carrément de filières de l'automobile déjà installée,
20:19déjà développée, et qui est en train d'intégrer d'autres segments,
20:24comme les batteries, l'automobile, ou plutôt les véhicules électriques.
20:30Tout ce écosystème, en quelque sorte, devient attractif.
20:33En fait, les investissements attirent les investissements.
20:36Quand on a un écosystème qui est en place, ça donne un effet cluster, en quelque sorte.
20:43Et donc, ça attire aussi des grosses entreprises.
20:45Le fait qu'il y ait une industrialisation ciblée à un écosystème qui s'établit,
20:53mais il y a aussi un rapprochement, il y a un potentiel marchand,
20:57vu que le Maroc aussi a signé plusieurs accords de libre-échange.
21:01Ces entreprises aussi bénéficient au-delà du coup de la main-d'œuvre,
21:05de l'industrie qui est en train de se développer,
21:10en passant de la production d'une matière première et des intrants
21:15qui rentrent dans le cadre de la production, par exemple, des batteries.
21:18Donc, on n'est plus dans une logique permanent de l'assemblage,
21:23mais on passe à une logique de plus en plus industrialisée, complémentaire.
21:28Donc, on peut carrément parler d'un écosystème autour de l'automobile
21:34et à travers lui aussi l'énergie renouvelable.
21:38On sait aussi l'investissement qu'a fait le Maroc dans ce domaine-là,
21:42et c'est complémentaire.
21:44Mais alors, est-ce qu'on peut parler d'un changement de modèle industriel ?
21:48Parce que vous l'avez évoqué, les investissements sont de plus en plus ciblés,
21:52qui pourraient passer de l'assemblage à une industrie à plus forte valeur ajoutée.
21:58Oui, tout à fait.
21:59C'est exactement ça ce qu'on remarque.
22:02C'est peut-être nouveau à l'observation, en fait, quand on regarde les données,
22:08mais c'est une accumulation qui, comme je disais tout à l'heure,
22:10ça a pris au moins 20 ans de travail, en tout cas de choix stratégiques.
22:16C'est le fait de monter en gamme en termes d'intégration.
22:20Donc, le fait de fabriquer les matériaux, les produits chimiques
22:23qui rentrent dans la fabrication, par exemple, des batteries,
22:27le taux d'intégration qui s'améliore année par année dans le domaine de l'automobile,
22:32sans parler, par exemple, de l'aéronautique ou d'autres.
22:34Mais c'est surtout ce cluster-là qui crée le plus d'attractions maintenant,
22:40c'est des attractions ciblées,
22:42et ciblées aussi, conjuguées avec l'utilisation de l'énergie renouvelable.
22:47Le Maroc se distingue quand même par des investissements importants dans ce domaine-là.
22:50Et les entreprises s'installent,
22:52parce que s'il y a cette logique de ce qu'on peut appeler les CEPAM,
22:55peut-être qu'on reviendra sur les mécanismes d'ajustement carbone
22:58aux frontières que l'Europe a imposées depuis le début de cette année,
23:02de janvier 2026.
23:04Est-ce que c'est lié aux stratégies de décarbonation
23:09ou bien il y a d'autres aussi, d'autres programmes qui rentrent en compte ?
23:14Ça fait partie, mais ce n'est pas le seul, forcément,
23:17parce que, comme je dis, peut-être que je me répète,
23:19par l'idée du système, parce qu'on a une filière,
23:22il y a des entreprises qui s'installent pour la production de voitures électriques,
23:26il y a un marché de proximité qui est l'Europe,
23:30forcément, tous les opérateurs dans le domaine de batterie ou autres,
23:34donc ils viennent accompagner un petit peu ce écosystème.
23:39Si vous voulez, c'est un effet d'appel
23:42qui est tout à fait logique et naturel, en quelque sorte,
23:46mais ça ne vient pas de nulle part,
23:49c'est un petit peu tous les investissements de départ,
23:53les stratégies d'industrialisation,
23:55amener d'abord des entreprises qui s'installent pour l'assemblage,
24:00mais monter en gamme dans le valet.
24:03C'est ça qui amène, à un moment donné,
24:04d'autres entreprises s'intéresseront.
24:06Et je crois, et je l'espère en tout cas,
24:09dans le futur proche,
24:10pourrait amener à ce qu'il y a d'autres types de grosses boîtes aussi
24:14qui s'installent dans la région.
24:16En parlant de ces stratégies d'investissement,
24:19le rapport souligne également le rôle de la charte de l'investissement
24:23et du fonds Mohamed VI pour l'investissement.
24:26Ces nouveaux instruments changent-ils
24:28la manière dont le Maroc attire les grands investisseurs internationaux ?
24:34Certainement, parce que les changements sont nouveaux,
24:38mais en tout cas, ce sont des véhicules,
24:40si vous voulez, d'un autre type d'infrastructure
24:43que je pourrais dire institutionnelle,
24:45même s'il y a de la finance aussi.
24:46Et ce sont des leviers accélérateurs.
24:49La charte d'investissement,
24:50quand on la regarde par exemple aujourd'hui,
24:52elle est beaucoup plus flexible,
24:53plus d'incitation.
24:55Elle ne cherche pas, tout simplement,
24:58ne se limite pas juste aux exonérations,
25:00mais elle va favoriser beaucoup plus davantage
25:03la création d'emplois,
25:04plus de valeurs ajoutées avec le taux d'intégration
25:07qui s'améliore, les exportations,
25:08la réduction des disparités par exemple,
25:11et la transélection énergétique.
25:15On y vient, oui.
25:16Le fonds Mohamed VI, par exemple,
25:17c'est aussi un levier de financement.
25:21Avant, il y avait un problème, un dilemme classique,
25:23c'est-à-dire les gros projets par exemple,
25:25les entreprises privées ne peuvent pas tout financer.
25:27Donc, il y a un problème de risque.
25:29Là, le financement, il y a un partage de risque.
25:32Donc, l'État sanguin, c'est comme un…
25:34Il prend le rôle d'un assureur en dernier ressort
25:37et donc, il accompagne le privé dans l'investissement.
25:41Et en termes de rentabilité,
25:43c'est beaucoup plus crédible en quelque sorte.
25:45C'est un signal de crédibilité.
25:47Et en parlant aussi de signal de crédibilité,
25:50on peut aussi considérer le rôle du Royaume
25:53dans les énergies renouvelables,
25:55la décarbonation et les infrastructures.
25:57Est-ce que ces critères sont aujourd'hui aussi importants
26:00que le coût de la main-d'œuvre, par exemple,
26:02pour convaincre les investisseurs ?
26:07Absolument.
26:08Me semble-t-il que les choses changent.
26:10Depuis que la politique industrielle
26:14prend beaucoup plus de formes de politique industrielle verte
26:18de par le monde,
26:20forcément, les entreprises vont chercher là
26:22où leur empreinte carbone est plus faible.
26:26Et d'ailleurs, par rapport à ce que je dis tout à l'heure,
26:28c'est-à-dire que les entreprises cherchent aussi,
26:30lorsqu'elles s'installent,
26:31à éviter les mécanismes d'ajustement de carbone aux frontières
26:35parce qu'elles paieront plus de taxes
26:37et leurs produits seront beaucoup plus chers.
26:39Par exemple, quand les entreprises par exemple chinoises
26:41s'installent au Maroc,
26:44avec l'utilisation de tous ces investissements
26:46dans les énergies renouvelables,
26:48permettent aussi de réduire l'empreinte carbone
26:49et les émissions à effet de serre.
26:51Et donc, ce sont aussi des avantages
26:53qu'offre le Maroc à travers ce créneau
26:55de l'investissement dans les énergies renouvelables,
26:58que ce soit l'électrique,
27:01justement, ou d'autres types,
27:02comme l'hydrogène, en tout cas.
27:05Donc, c'est un avantage réel
27:06qu'offre le Maroc dans ce sens-là.
27:08Et malgré ces performances,
27:10la concurrence internationale reste très forte.
27:13Alors, quels sont aujourd'hui les principaux défis
27:16que le Maroc devra relever
27:17pour conserver son attractivité
27:19et consolider la dynamique
27:22qu'il est en train de prendre ?
27:24Oui, comme vous venez de souligner,
27:26exactement, il y a,
27:28malgré ce qu'on pourrait dire sur le Maroc,
27:29j'étais très positif,
27:31il y a la concurrence, c'est très rude.
27:32Il y a l'Égypte, par exemple,
27:34on a parlé de 3 milliards et quelques,
27:35l'Égypte reçoit plus de 15 milliards.
27:39Il y a les pays du Golfe,
27:40qui sont aussi des pays
27:41qui sont conquérants directs du Maroc.
27:44qu'il y a la Turquie,
27:47l'Inde,
27:48le Vietnam, par exemple.
27:53Le défi qui me semble le plus important,
27:55parce que le Maroc s'est lancé sur ce que je peux appeler
27:59ce écosystème.
28:00C'est ce que je peux appeler,
28:02plutôt dans la littérature,
28:03on l'appelle la trappe à la technologie.
28:05C'est qu'on sait que l'innovation
28:07joue un rôle fondamental dans l'économie moderne.
28:10L'innovation et aussi,
28:12alors on peut se demander dans tout ça,
28:14quelles sont les priorités ?
28:16La formation des compétences,
28:17l'innovation,
28:19comme vous venez de le dire,
28:20ou bien la recherche aussi du climat des affaires ?
28:24Exact.
28:25C'est juste ce concept de trappe à la technologie,
28:28c'est-à-dire si on n'a pas la capacité
28:29d'évoluer dans la technologie,
28:31on va rester dans une technologie
28:32qui devient obsolète
28:33et du coup on perd de compétitivité.
28:35D'où l'idée du capital humain,
28:38la recherche est fondamentale.
28:39Donc les industries de batterie,
28:42de l'électronique, de l'hydrogène,
28:44tout ça,
28:45demandent davantage de chercheurs
28:46et d'ingénieurs et de chercheurs surtout.
28:49Donc le deuxième défi,
28:51justement, concerne l'innovation.
28:52Donc le capital humain et l'innovation,
28:54on sait que le Maroc maintenant,
28:56il commence à attirer quand même des entreprises,
28:58des grosses entreprises,
29:00pour le dire,
29:01Oui, et notamment des entreprises de fintech.
29:04Mais, non, je dirais beaucoup plus, oui.
29:07C'est vrai que le fintech,
29:08plutôt le digital,
29:10plutôt ce qu'on peut appeler le numérique,
29:12mais surtout, au-delà des usines,
29:15il faut être capable d'attirer davantage
29:17des centres de recherche et développement.
29:20C'est ça qui va faire continuer, en fait.
29:22Vous avez quelque chose,
29:24un socle aujourd'hui,
29:25mais il faut que le socle
29:27s'installe dans une logique dynamique,
29:28d'innovation.
29:29Sinon, on sera dépassé
29:31dans l'idée de la trappe
29:32à la technologie
29:34qui peut s'en servir rapidement,
29:36comme la trappe à la pauvreté
29:37ou la trappe au revenu intermédiaire,
29:39en toute sorte.
29:40Et, brièvement, pour en revenir au contexte international,
29:44brièvement, pour en revenir au contexte international
29:46qui reste très mouvant,
29:48le Maroc peut-il continuer à bénéficier
29:50des recompositions industrielles mondiales,
29:53comme vous l'avez cité au début,
29:54liées à la délocalisation,
29:56à la souveraineté industrielle
29:58et à la variété des chaînes d'approvisionnement ?
30:01Oui, en fait,
30:05les règles du jeu sont comme ça.
30:06Donc, le monde est de plus en plus instable,
30:10il est fragmenté
30:13et, du coup,
30:14les entreprises cherchent
30:15en quelque sorte davantage de résilience.
30:17Donc, on parle de résilience de pays,
30:19mais résilience des entreprises,
30:20en tout cas,
30:21et cherchent la proximité,
30:23et cherchent un cadre légal,
30:25loyal,
30:25et cherchent aussi un environnement global,
30:28des infrastructures,
30:30un marché,
30:30ou un proximité à un marché,
30:33un écosystème industriel.
30:35Je crois que le Maroc coche
30:37toutes ces cases,
30:38pour ne pas dire toutes ces cases,
30:39mais quand même pas mal de ces cases
30:41sur lesquelles il faut travailler.
30:43Il faudra travailler, exactement.
30:45Merci à vous, Raouf Redouane,
30:47qui, je le rappelle,
30:47est professeur d'économie
30:49à l'Université Mohamed V de Rabat.
30:51Merci à vous.
30:53Merci à vous.
30:54Merci à vous.
30:54Bonne soirée.
30:55Et tout de suite,
30:57Rachid Farhan
30:58pour le journal de l'économie.
31:07Le secteur textile marocain souhaite franchir une nouvelle étape dans son développement.
31:12Après plusieurs décennies centrés sur la sous-traitance et le Made in Morocco,
31:16les industriels ambitionnent désormais de créer davantage de valeurs ajoutées
31:20en développant leurs propres marques,
31:22leurs propres collections et leurs capacités de conception.
31:25L'objectif fut de faire évoluer le royaume vers un modèle designed and made in Morocco
31:29où les entreprises marocaines maîtrisent l'ensemble de la chaîne de valeurs,
31:33depuis le design jusqu'à la commercialisation.
31:35Cette stratégie permettrait d'améliorer les marges des entreprises,
31:39de renforcer leur compétitivité à l'international
31:41et de réduire leur dépendance aux commandes de donneurs d'ordres étrangers.
31:45Le secteur, qui représente l'un des premiers employeurs industriels du pays,
31:50espère ainsi mieux résister à la concurrence asiatique,
31:52tout en profitant du phénomène de relocalisation industrielle
31:56vers des pays proches du marché européen.
31:59Autre initiative destine à renforcer le pilotage économique.
32:02Bankal Maghreb et le ministère de l'Agriculture ont signé un accord de partage de données.
32:07L'objectif est d'améliorer la circulation des informations économiques
32:11entre les deux institutions afin d'affiner les analyses relatives aux productions agricoles,
32:16aux prix, aux récoltes ou encore à l'évolution des filières.
32:19Pour la Banque centrale, disposer de données agricoles plus précises
32:23constitue un atout majeur dans le suivi de l'inflation,
32:27les produits alimentaires représentant une part importante du panier de consommation des ménages.
32:31Cette coopération devrait également faciliter la prise de décisions publiques
32:35et améliorer l'anticipation des risques liés aux alias climatiques.
32:39Le Maroc enregistre une hausse sans précédent de ses importations d'oignons.
32:44Entre juillet 2025 et avril 2026, le Royaume a importé 21 600 tonnes d'oignons frais,
32:5129,4 millions de rats, soit 8 fois celui de la saison précédente
32:54et 2,5 fois supérieur au précédent record enregistré en 2015-2016.
33:00Les importations se sont accélérées au fil des mois
33:03et sont passées d'environ 500 tonnes en janvier à plus de 14 500 tonnes pour le seul mois d
33:09'avril.
33:10Le Maroc et la Banque mondiale ouvrent une nouvelle phase de leur coopération.
33:14Les deux partenaires lancent un programme stratégique de 10 ans consacré à la création d'emplois.
33:19Cette feuille de route accompagnera les réformes destinées à améliorer l'employabilité,
33:23soutenir le secteur privé, encourager l'investissement productif
33:26et favoriser l'insertion professionnelle des jeunes et des femmes.
33:30L'objectif est également d'accompagner la transformation économique du Royaume
33:34en créant davantage d'emplois de qualité dans un contexte marqué par l'accélération
33:38des grands projets d'infrastructure et de la transition industrielle.
33:43Au Congo, les indicateurs du secteur bancaire évoluent favorablement.
33:48Les crédits accordés par les banques atteignent 1 869 milliards de francs CFA au premier trimestre 2026.
33:54Cette évolution reflète une meilleure maîtrise des risques par les établissements financiers
33:59et une reprise progressive de l'activité économique.
34:02Un secteur bancaire plus solide facilite le financement des entreprises et soutient les investissements.
34:08Le Kenya dévoile sa stratégie nationale 2026-2030 consacrée à la fabrication locale de produits et technologies de santé.
34:17Le gouvernement souhaite réduire sa dépendance aux importations en développant une industrie pharmaceutique nationale
34:22capable de produire médicaments, équipements médicaux et solutions technologiques.
34:28Cette stratégie vise également à renforcer la sécurité sanitaire du pays,
34:32attirer les investisseurs et créer de nouveaux emplois industriels.
34:36Selon les prévisions, le Borandi devrait enregistrer une croissance économique moyenne de 4,3% par an entre 2027 et
34:442031.
34:45Cette progression serait portée par les investissements publics, la reprise de l'agriculture,
34:49le développement des infrastructures et l'amélioration progressive de l'environnement des affaires.
34:55Même si plusieurs défis demeurent, ces perspectives témoignent d'une volonté de renforcer les bases de la croissance à moyen
35:01terme.
35:02Aux États-Unis, un responsable de la réserve fédérale estime que la banque centrale doit rester prête à relever de
35:08nouveau
35:09des taux d'intérêt si l'inflation venait à repartir.
35:12Même si les prix ont ralenti ces derniers mois, les autorités monétaires jugent qu'il est encore trop tôt pour
35:17relâcher leur vigilance.
35:19Cette prudence vise à préserver la stabilité des prix tout en évitant un retour des tensions inflationnistes
35:25qui pourraient peser sur l'économie américaine.
35:28Les cours du pétrole ont connu une très forte hausse.
35:31Le Brent a bondi de plus de 9%, l'une des plus importantes progressions enregistrées depuis plusieurs années.
35:37Cette flambée est directement liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui alimentent les inquiétudes concernant l'approvisionnement mondial en
35:45pétrole.
35:45Une hausse durable des prix du brut pourrait avoir des répercussions sur les coûts de transport, l'inflation et les
35:51prix de l'énergie dans de nombreux pays importateurs.
35:55Enfin, plusieurs États membres de l'Union européenne se disent favorables à une interdiction des importations provenant des colonies israéliennes
36:02situées en Cisjordanie occupée.
36:04S'il était adopté, cette mesure concernerait exclusivement les produits issus des colonies de la Cisjordanie occupée.
36:12Le débat pourrait avoir des conséquences sur les échanges commerciaux entre l'Union européenne et les entreprises concernées.
36:19Et dans l'invité culture, Myriam El Khemlishi reçoit l'artiste Omar Derwish.
36:34Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue dans l'invité culture.
36:37Mon invité aujourd'hui est un artiste qui aime raconter des histoires à travers l'image.
36:43Dessinateur, concepteur de personnages et créateur digital, il imagine et anime ses propres univers,
36:49peuplé de personnages singuliers, né de son imagination.
36:53Entre créativité, maîtrise technique et sens du détail, il représente une génération d'artistes qui font du numérique un véritable
37:02terrain d'expression.
37:04Son travail témoigne de cette nouvelle génération de créateurs qui réinventent les formes de narration visuelle
37:11et repoussent les frontières de la création artistique.
37:15Nous sommes heureux de vous accueillir, de découvrir votre parcours.
37:19Omar Derwish, bonjour, c'est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui dans l'invité culture.
37:25Bonjour, c'est un plaisir.
37:26Merci d'avoir accepté cette invitation.
37:28Alors, avant toute chose, parlez-nous un petit peu de votre parcours.
37:32Comment on se retrouve à dessiner, à créer des personnages en utilisant le digital ?
37:37Voilà, on est artiste...
37:40En fait, mon parcours, il y a beaucoup de jeunes artistes qui ont passé par le même parcours.
37:44C'était juste... Le dessin était quelque chose que je faisais en école, juste pour passer le temps, en classe.
37:51Ça m'a causé assez de problèmes en essaye, parce que je ne prévenais pas que tu dessines dans leurs
37:55cours.
37:56Mais à force de le faire, à un moment, j'ai trouvé que j'étais assez adepte à le faire.
37:59Donc, j'ai essayé de poursuivre ça plus en choisissant l'architecture.
38:03J'ai fait l'école nationale de Rabat pendant 2-3 ans.
38:06Mais j'ai trouvé que ce n'était pas pour moi, en fait.
38:08C'était adjacent à ce que je voulais faire, mais pas exactement, parce que j'étais déjà, à l'époque,
38:12passionné par le jeu vidéo,
38:14par les personnages, par la fiction, tout ce qui était dans ce domaine.
38:18Donc, j'ai convaincu mes parents qui étaient très encourageants.
38:23Ils m'ont beaucoup soutenu dans ma passion.
38:25Donc, j'ai pu passer une année blanche juste à peaufiner mes compétences et à travailler sur mes techniques de
38:30dessin.
38:31Et j'ai fini par poursuivre une école de concept art pour les jeux vidéo à Montréal.
38:35Et j'ai eu beaucoup de chance d'être admis.
38:38Donc, j'y ai passé deux ans après ça,
38:40à me former avec des artistes seniors de le domaine de jeux vidéo qui est très, très, très poussé à
38:48Montréal.
38:48Il y a beaucoup de jeux vidéo iconiques qui ont été développés là-bas.
38:51Donc, voilà, j'ai passé deux ans.
38:52Et après mes études, j'ai pu trouver un job comme concept artiste pour une boîte en Arabie Saoudite.
38:58Donc, c'était complètement distanciel.
39:00Donc, j'ai pu revenir chez moi pour continuer ma carrière à distance d'ici.
39:04Vous êtes donc 100% professionnalisé aujourd'hui en tant que dessinateur, en tant que créateur.
39:09Vous créez des personnages de jeux vidéo principalement.
39:13Quand est-ce que cette découverte ou cet amour pour le dessin a commencé ?
39:19Je ne dirais pas que j'ai découvert autant que j'avais juste réalisé que je l'avais depuis beaucoup
39:22d'années.
39:23C'était plus un réflexe ou quelque chose que...
39:25Naturel.
39:26Inconscient, oui.
39:28Je dessinais en plein cours pour juste...
39:30Je faisais attention, mais c'était juste que mes mains bougeaient sans que j'aie conscience de ça.
39:35Juste j'écoutais le prof et je dessinais.
39:37Je le faisais tout le temps.
39:38Et à un moment, vers la fin du lycée, vers le début de l'architecture,
39:42j'ai réalisé qu'en fait, je peux faire ça pendant des heures.
39:45Ça ne me stresse pas.
39:46Quand tu aimes ce que tu fais, tu n'as pas besoin de...
39:49Le travail, c'est beaucoup plus facile.
39:50Donc, je me suis dit que peut-être qu'il y a une carrière, que je veux juste passer à
39:52dessiner.
39:53Et j'ai fait quelques recherches et effectivement, j'ai trouvé exactement ce que je voulais faire.
39:57Donc là, on a en tout cas des images, des dessins de vous qui sont en train de défiler des
40:01personnages que vous avez créés.
40:04Qu'est-ce qui vous interpelle particulièrement dans la création de personnages, justement ?
40:09Je dirais surtout que c'est l'histoire qu'il raconte.
40:12Parce que dès que j'étais très jeune, la majorité de mon inspiration, voire même quelques valeurs de ma vie,
40:18étaient tirées de fiction.
40:19C'était des histoires fantastiques, d'héros, de méchance.
40:22Et on apprend beaucoup de choses dessus, comme la bonté, la générosité, le courage, beaucoup de valeurs qui m'ont
40:28inspiré, même maintenant, comme adulte.
40:30Et c'est vrai que ça a l'air un peu enfantin de dire, mais c'est vrai.
40:35Donc, ce que j'essaie de communiquer dans mon dessin et ce qui m'inspire le plus, c'est quelle
40:40histoire je peux raconter avec le personnage que je crée.
40:42Ça peut être une bonne histoire, une mauvaise histoire, un méchant.
40:46L'important, c'est que ce soit humain et authentique et que ça attire les gens et crée un peu
40:49de curiosité, d'inspiration.
40:51Est-ce que vous avez besoin d'un narratif quand vous êtes en train de créer un personnage ?
40:55Est-ce que vous avez en tête ce narratif ?
40:58Pour créer un bon personnage intéressant, oui.
41:00Je pense que la majorité du temps, parfois même, j'écris avant de dessiner, juste pour me faire une petite
41:05histoire dans ma tête,
41:06parce que ça informe beaucoup les décisions du dessin.
41:09Et concrètement, dans la démarche artistique, comment on fait pour créer un personnage ?
41:15Parce que c'est des identités, c'est une personne qui…
41:19Enfin, on dessine ses émotions, elle est singulière, comme je le disais tout à l'heure dans l'introduction.
41:25Donc, comment on fait pour… Quel réservoir créatif doit-on avoir pour pouvoir en créer autant ?
41:31Je ne parle pas d'un réservoir, c'est surtout après l'inspiration de l'idée originale.
41:36La première étape, c'est de faire de la recherche.
41:39Donc, déjà, par exemple, j'ai une idée, je crée un personnage marocain traditionnel, comme le petit gamin, là, dans
41:46l'image.
41:48Déjà, avant de commencer à dessiner, je dois d'abord m'informer et me débarrasser de tous les idées,
41:54les préjudices que j'ai déjà sur le concept ou sur les idées.
41:56Je dois m'inspirer à quelque chose qui existe vraiment.
41:58Donc, c'est beaucoup de recherche, surtout d'images.
42:00Beaucoup de lecture aussi ?
42:02Beaucoup de lecture.
42:03En tant qu'un Marocain, j'ai eu un peu de chance parce que je connais déjà un peu la
42:06culture que je ciblais.
42:07Mais par exemple, dans ce personnage qui était d'origine chinoise, j'avais quelques amis chinois que j'ai rencontrés
42:15en école.
42:15Donc, je leur ai beaucoup parlé pour essayer de comprendre plus leur culture,
42:17d'essayer de comprendre quel type d'éléments visuels peuvent communiquer leur idée de mon personnage.
42:24C'est important pour l'expression des émotions aussi.
42:27J'imagine même les expressions du visage.
42:29Oui, j'ai beaucoup de références, d'expressions de personnages, par exemple, célèbres en Chine.
42:34Je leur demande parce que les gens de différentes cultures expriment leurs émotions différemment.
42:38Ce ne sont pas les mêmes expressions de visage exactement.
42:40Il y a beaucoup de subtilités.
42:41Donc, c'est surtout de la recherche d'abord.
42:44Et quand j'ai bien fait mes recherches et que j'ai tout cadré,
42:46après je peux commencer à faire des croquis, je commence à faire de l'art.
42:52Donc, tout personnage naît d'abord de beaucoup de recherches, d'un travail de fond qui est tout de même
42:56très important.
42:57Oui, bien sûr.
42:58Avant de pouvoir, si on veut, le matérialiser, et cela dans un contexte narratif d'une histoire que vous avez
43:05en tête.
43:06Oui.
43:06Mais quand vous commencez, tout de même, les premiers coups de crayon, j'ai envie de dire,
43:11même si c'est digital, mais c'est la même logique.
43:13Oui, mais c'est la même geste.
43:13Est-ce que vous avez une idée de là où vous allez ou ce personnage prend vie au fur et
43:20à mesure que vous travaillez dessus ?
43:23Je pense que ça dépend de l'artiste.
43:24Il y a beaucoup d'artistes qui sont très analytiques, cadrés.
43:27Ils ont une destination qu'ils veulent chercher et ils sont beaucoup plus réfléchis dans leur processus.
43:32Mais moi, j'aime beaucoup juste commencer à voir où le dessin m'importe.
43:36Donc, c'est beaucoup plus au fur et à mesure que je dessine, je vois ce qui se matérialise devant
43:41moi et je continue dans une direction.
43:44Presque des caractères qui prennent vie, des personnages qui prennent vie eux-mêmes à travers votre crayon.
43:49Oui, exactement.
43:49Est-ce qu'il y a un personnage que vous avez déjà dessiné qui vous ressemble ou est-ce que
43:53vous êtes déjà inspiré de vous ?
43:54Plusieurs fois, pour être honnête.
43:56Je pense que c'est difficile de ne pas tirer de soi-même quand on crée un personnage.
44:01Je dirais surtout que chaque personnage manifeste d'une façon un des aspects de ma personnalité, que je le veuille
44:07ou non.
44:07Mais il y a quelques personnages que j'ai créés qui sont très, très, très similaires à moi et c
44:13'était délibéré.
44:15C'était attentionné.
44:17Je dirais, peut-être, je ne sais pas s'il est ici, mais il y avait un personnage en violet.
44:21C'était un méchant.
44:23Il y avait beaucoup, beaucoup d'inspiration de moi.
44:25Mais ensuite, j'ai décidé de me créer en tant que...
44:27C'était pour un projet de fin d'études dans l'école.
44:28Donc, j'ai juste fait un méchant qui était basé sur moi.
44:31Pas celle-là.
44:31Non, ce n'est pas celle-ci.
44:33Elle va venir, certainement.
44:35En tout cas, si on devait parler un petit peu de votre univers artistique, comment vous le concevez ?
44:40Comment vous le définissez ?
44:41Comment vous pouvez le décrire à noter les spectateurs ?
44:45Univers, je pense que c'est dur à définir parce que je ne me considère pas dans un univers artistique
44:51défini.
44:52Particulier.
44:52Exactement.
44:53Je pense que c'est surtout chaque projet que je commence, chaque personnage que je veux créer,
44:57rentre dans son propre univers à lui-même.
44:59Donc, c'est toujours changeant, ça dépend du cadre, du contexte du projet.
45:04Et quel aspect de la création vous passionne le plus tout au long de ce processus qui est tout de
45:10même long ?
45:10Vous l'avez dit tout à l'heure, il y a la recherche, le narratif, puis le dessin, le design,
45:16et puis ensuite l'animation.
45:18Ça, c'est plus tard.
45:19Il y a d'autres qui prennent le relais après mes dessins pour faire l'animation et la narration.
45:24Mais pour moi, la partie qui me passionne le plus, c'est le croquis.
45:28C'est le croquis, donc c'est avant la naissance du personnage, enfin c'est l'origine.
45:31Exactement.
45:32C'est juste la graine que tu mets, juste tes doigts pour voir ce que ça donne, parce que tu
45:36es libre, tu exportes toutes les idées que tu as dans la tête.
45:38Il n'y a pas de cadre encore, c'est juste très expressif.
45:42J'aime beaucoup cet instant de juste poser ma main sur la feuille, sur la tablette et juste commencer à
45:47créer des idées.
45:48Et vous qui utilisez pas mal l'outil digital, avec quels outils travaillez-vous aujourd'hui ?
45:55Les outils physiques, c'est une tablette graphique avec un stylet.
45:58C'est très simple, tu branches au PC, tu dessines dessus et ça imite ton trait sur le…
46:02C'est juste une feuille, carrément, dans la méthode de travail.
46:07Et pour le logiciel, c'est juste Photoshop, c'est fait pour, il y a beaucoup d'outils qui pratiquent
46:13pour le dessin en 2D.
46:15Il y a des façons de modifier tes traits, des calques pour ne pas devoir effacer quoi que ce soit,
46:20tu as juste l'information préservée.
46:22Donc, c'est surtout juste tablette et Photoshop, je veux dire.
46:25Et quels avantages, justement, cette manière, on va dire, digitale de travailler ?
46:32Quels sont ces avantages par rapport au dessin classique, traditionnel, le crayon et le papier ?
46:39Qu'est-ce que ça apporte de plus de travailler avec une tablette ?
46:44Je dirais surtout qu'il y a beaucoup de… tu as beaucoup plus droit à l'erreur quand tu travailles
46:49en digital,
46:49parce que tu peux annuler tes coups de crayon, tu peux créer plusieurs calques.
46:52Par exemple, si je veux ajouter de l'éclairage sur un personnage, j'ajoute un calque, je peux peindre la
46:56lumière dessus.
46:56Si je n'aime pas, je peux juste effacer le calque ou le cacher, je peux juste recommencer d'une
47:02étape.
47:02Il y a beaucoup de points de sauvegarde que tu peux travailler avec.
47:06C'est aussi beaucoup plus facile pour le domaine professionnel, parce que tu peux partager à distance,
47:11tu peux travailler avec un autre pays, c'est très facile de juste envoyer une image.
47:15Pas besoin de scanner, c'est beaucoup plus…
47:18Tu es déjà sur un écran.
47:19Mais comment on fait pour protéger ces images, justement ?
47:24Dans des entreprises, il y a toujours des contrats de…
47:29NDAs, c'est juste privé.
47:31Tu ne peux pas partager, tu as des droits d'auteur pour ton image à l'intérieur de l'entreprise.
47:34Donc, ils ne peuvent pas partager ton travail, tu ne peux pas partager toi-même et toi non plus,
47:39parce que ça appartient à vous deux.
47:42Sinon, en dehors de domaine professionnel pour le jeu vidéo, c'est juste…
47:45C'est un art que tu crées pour toi-même et l'art, c'est fait pour partager.
47:48Donc, ce n'est pas un problème.
47:49Le plus de gens voient le dessin, mieux c'est…
47:51Ça peut en inspirer d'autres personnages, justement.
47:56Et quel équilibre y a-t-il entre aspects techniques détaillés et émotions aussi des personnages ?
48:04Techniques et émotions, en vrai, je pense que c'est un peu plus traditionnel en termes de dessin.
48:09J'apprécie beaucoup la technique.
48:12En dessinant des personnages, c'est beaucoup d'anatomie, de perspectives,
48:16de trucs qui sont beaucoup plus concrets et techniques.
48:21Donc, je trouve que ce n'est pas que la technique prime sur l'émotion,
48:25c'est juste que l'émotion, pour moi, je suis ému quand je vois du dessin qui est très bien
48:30exécuté.
48:31Mais pour moi, les deux sont imbriqués l'un dans l'autre.
48:33Donc, je dirais les deux, mais la technique doit être un véhicule pour l'émotion.
48:38Ce n'est pas juste l'émotion pure, abstraite, sans technique, pour la concrétiser.
48:44Et c'est ça qui fait la force, justement, de cette créativité, de cette singularité de chaque créateur.
48:51Finalement, si on devait comparer ça à des outils d'intelligence artificielle
48:55qui peuvent aussi créer des personnages, mais qui n'auront pas la même technicité,
49:00peut-être, ou la même émotion ?
49:02Oui, je pense surtout que, même si l'IA est devenue très technique de nos jours,
49:05je pense qu'il y a un vide émotionnel que beaucoup d'artistes ressentent,
49:08et beaucoup de jeunes aussi.
49:08Je pense que la majorité des gens de ma génération, et même plus,
49:12même plus âgés aussi, peuvent discerner à un moment
49:15si l'image a été créée par l'IA ou pas.
49:17Il y a un certain vide derrière l'image que je ne rêve pas à décrire,
49:21mais que les humains, je pense, peuvent le discerner.
49:23Il y avait beaucoup de trucs dessus aussi.
49:26Par exemple, il y a beaucoup de publicités qui ont été détectées par les jeunes
49:30en contenant l'IA, donc ils étaient un peu moins rentables.
49:33Ils ont fait des tests dessus.
49:34C'est très intéressant.
49:36Parce que sa créateur, c'est une parcelle de lui.
49:39Quand il crée un dessin, un personnage, il laisse une empreinte.
49:43Et ça, une machine ne peut pas le faire, pour le moment.
49:46Elle peut imiter le résultat, mais je pense que le processus,
49:49c'est ce qui fait la beauté du dessin.
49:50Qu'aimeriez-vous, justement, que le public retienne de votre travail ?
49:55Juste une curiosité.
49:56Je veux qu'ils revoient les personnages,
49:58ils veulent savoir plus sur le personnage,
50:00ou ils veulent essayer de créer leur propre personnage.
50:02Je veux que ça intrigue, et ça invite la personne qui voit le dessin
50:07à essayer de savoir plus,
50:09ou de dessiner eux-mêmes leur propre personnage, juste créer.
50:13Et justement, si vous deviez donner aussi des conseils,
50:16à ces jeunes artistes aujourd'hui,
50:18qui ont peur de se lancer, parce qu'il y en a qui sont talentueux,
50:22qui ont peur de se lancer,
50:24de se professionnaliser dans ce domaine, dans le dessin digital,
50:27comment les encourager aujourd'hui,
50:29leur expliquer qu'on peut vivre de sa passion ?
50:32Oui, je pense d'abord, on a eu beaucoup de chance,
50:36maintenant, nos jours, il y a beaucoup de matériel d'apprentissage
50:38qui est très avancé, très poussé, et gratuit,
50:41sur YouTube ou sur une quelconque autre plateforme.
50:44Donc, pour acquérir les compétences, il y a des façons faciles de le faire.
50:52Deuxièmement, je les invite très fortement à trouver une communauté,
50:55parce qu'il y a beaucoup de groupes, même ici au Maroc,
50:57il y a beaucoup de groupes d'artistes digitaux
50:58qui s'encouragent les uns et les autres,
51:01qui font des challenges, qui se poussent à s'améliorer,
51:04et qui ont aussi des connexions avec d'autres personnes d'industrie.
51:07Moi, par exemple, je suis dans un groupe,
51:08il y a beaucoup d'autres professionnels dans le groupe,
51:10et beaucoup d'amateurs et de débutants,
51:11et on se parle, et on se pousse les uns les autres,
51:14donc c'est aussi du networking, de toute façon.
51:17Donc, et surtout ne pas perdre,
51:19ne pas se faire décourager par l'IA,
51:21parce que je pense qu'il y a toujours de la place pour l'art.
51:24L'IA, c'est pratique, ça peut remplacer l'argent, le temps,
51:28mais ça ne peut jamais remplacer une passion qu'on veut faire dans la vie.
51:31Merci à vous, Omar Darwish, c'est la fin de cet entretien,
51:34c'est un plaisir de vous avoir comme invité aujourd'hui,
51:37de découvrir votre art,
51:38et on vous encourage à continuer pour la suite de vos projets.
51:42On espère que vous allez vivre plein de succès.
51:46Merci beaucoup, Maria, c'était un plaisir.
51:48C'est la fin d'Invité Culture pour aujourd'hui, très bonne journée.
51:53Et c'est la fin de ce journal,
51:55bonne suite de programmes sur Médien TV.
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