- il y a 1 semaine
Avec Jean-Marc Ribes, Président du Directoire de la Banque Richelieu
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NewsTranscription
00:00You Money, leader français de la gestion de patrimoine en ETF, présente
00:06Sud Radio, Oser Investir, Thomas Binet
00:10Allez, nous vous retrouvons Thomas après cette pause.
00:14Quels sont les sujets que vous allez aborder ce matin dans Oser Investir ?
00:18Eh bien Jean-François, on va parler beaucoup argent et banque.
00:21Vous négociez votre forfait téléphonique, votre assurance, parfois même votre voiture.
00:25Mais avez-vous déjà négocié vos frais bancaires ?
00:28Je ne suis pas négocié rien, je suis nul.
00:30Vous n'êtes pas bon ?
00:30Nul.
00:31Vous avez toute l'année pour vous améliorer en écoutant et en participant à Oser Investir avec nous Jean-François.
00:36Vous allez pouvoir voir vos histoires de cartes, de tenue de compte comme je le disais et de services.
00:41Combien pourriez-vous économiser simplement en osant demander ?
00:44Et puis on va parler ensuite de l'épargne et du patrimoine des Français.
00:47Nous sommes avec Jean-Marc, pardon, ces deux gens qui passaient pour ça.
00:52Jean-Marc Ribes, président du directoire de la banque Richelieu, dette française, remontée des taux.
00:57Croissance qui ralentit, faut-il désormais chercher à protéger son patrimoine plutôt qu'à le faire performer ?
01:02Et surtout où placer son argent aujourd'hui sans le laisser dormir ?
01:06Et justement, on va terminer par le fameux compte courant.
01:09Un peu d'argent disponible, évidemment.
01:11Mais combien faut-il laisser dessus ?
01:12A partir de quel moment la prudence devient-elle une mauvaise décision ?
01:16Et votre argent commence-t-il à perdre silencieusement de sa valeur ?
01:20Éco-Réseau Business, le magazine de référence des investisseurs, présente...
01:25Sud Radio, Oser Investir, le conseil de la semaine.
01:30Thomas, première question toute simple.
01:32Est-ce que l'on peut vraiment négocier ces frais bancaires ?
01:36Oui, Jean-François, et beaucoup de clients ne le font d'ailleurs jamais.
01:40Le premier réflexe, c'est de regarder ce que votre banque vous coûte réellement sur une année.
01:45Carte bancaire, tenue de compte, package de services découvert.
01:48En 2026, les seuls frais de tenue de compte atteignent en moyenne 22,39 euros par an.
01:54C'est surtout les écarts entre les établissements qui restent importants.
01:57Donc, avant de négocier, on arrive avec une phrase très simple.
02:01Je paye tant par an chez vous, j'ai regardé ailleurs, vous pouvez faire quoi ?
02:04Concrètement, Thomas, qu'est-ce que je peux demander à mon banquier ?
02:07Presque tout peut se discuter commercialement.
02:09Une réduction sur la carte, la suppression des frais de tenue de compte, un package moins cher,
02:13voire le remboursement exceptionnel de certains frais.
02:16L'argument qui fonctionne, c'est votre valeur comme client.
02:19Votre salaire arrive dans cette banque, vous avez de l'épargne, un crédit, une assurance.
02:23Et surtout, venez avec les tarifs concurrents.
02:26Il existe même un comparateur public, vous le trouverez, sur www.tarifs-bancaires.gouv.fr
02:32qui permet de comparer une quinzaine de services avec environ 150 établissements bancaires.
02:38Là, la discussion devient tout de suite beaucoup plus concrète.
02:40Et si la banque refuse ?
02:42C'est là que votre meilleur argument apparaît, la possibilité de partir, tout simplement.
02:45Changer de banque est aujourd'hui beaucoup plus simple qu'autrefois
02:48et la concurrence des banques en ligne a tiré certains tarifs vers le bas.
02:52Donc, on peut dire très calmement, si vous ne pouvez rien faire, je vais regarder ailleurs.
02:57Et parfois, comme par magie, une remise devient possible.
03:00Dernier conseil, faites ce petit taux, dites régulièrement.
03:02On négocie son forfait téléphonique ou son assurance, je le disais.
03:05Il n'y a aucune raison de ne pas négocier aussi sa banque.
03:16Thomas, nous sommes en compagnie de Jean-Marc Ribes, président du directoire de la Banque Richelieu,
03:22groupe bancaire spécialisé dans la gestion du patrimoine.
03:25Bonjour Jean-Marc Ribes.
03:26Bonjour Thomas, bonjour Jean-François.
03:28Jean-Marc Ribes, on va revenir un instant sur cette chronique que je viens de faire tout de suite.
03:32Alors, vous n'êtes pas une banque de détail, très concrètement,
03:35mais vous connaissez bien le monde bancaire pour y avoir fait toute votre carrière.
03:38Vous validez le fait qu'on peut négocier aujourd'hui avec une banque quand on est un particulier ?
03:42Oui, bien sûr, tout est négociable.
03:44En fait, c'est une discussion que vous pouvez avoir avec votre banquier
03:48en fonction de la manière dont vous travaillez avec lui,
03:51les produits que vous achetez à la banque, ce qu'on vous propose.
03:55Mais tout est négociable, bien évidemment.
03:56Mais le banquier a le droit de vous dire oui, il a le droit de vous dire non.
03:58Absolument, c'est une relation commerciale, vous le disiez.
04:01On vous recevait il y a un an sur ce même plateau.
04:05Est-ce que les Français sont aujourd'hui plus inquiets encore que leur épargne et leur patrimoine ?
04:09On en parlait justement il y a un an, il y avait une certaine inquiétude.
04:13Il s'est passé quoi depuis ?
04:15Il s'est passé plusieurs choses.
04:17Alors, j'ai envie de vous dire Thomas, on ne s'est pas trompé malheureusement.
04:21Aujourd'hui, le mouvement d'inquiétude et d'incertitude s'est amplifié.
04:27Il s'est amplifié du fait d'un certain nombre d'éléments nouveaux.
04:33Alors, il y a les éléments qui sont des éléments purement liés à notre pays.
04:37La dette de l'État, bien évidemment, on en parle régulièrement.
04:40Les taux d'intérêt qui ont fortement augmenté.
04:42La crise dans certains secteurs d'activité, notamment l'immobilier.
04:45Et puis, il y a en même temps, depuis février, la guerre au Moyen-Orient qui n'a pas arrangé
04:49des choses.
04:49Donc ça qu'on ne pouvait pas savoir il y a un an.
04:51Alors, justement, on va revenir sur la dette française qui inquiète quand même désormais ouvertement les marchés.
04:56On en parle quand même de plus en plus.
04:58Ça ne veut pas dire qu'elle n'existait pas avant, mais c'est devenu un sujet récurrent.
05:01Est-ce que la France est devenue financièrement le mauvais élève de l'Europe, selon vous ?
05:05Alors, écoutez, effectivement, quand on regarde les taux d'intérêt,
05:09il y a un an, l'obligation d'État à 10 ans était à 3,57%.
05:15Hier, 4,19%.
05:174,19%.
05:18Oui, d'ailleurs, il y a un an, vous disiez que ça ne pouvait plus baisser.
05:21Oui.
05:21Alors, j'avais dit que ça ne pouvait plus baisser, donc je ne me suis pas trompé.
05:24Par contre, ça pouvait augmenter, je ne pensais pas, mais comme personne.
05:26Dans ses proportions.
05:27Dans ses proportions.
05:28Mais vous me poseriez la question, Thomas, dans six mois, vous voyez quel est le niveau des OAT.
05:34Je suis incapable de vous répondre aujourd'hui et personne ne peut vous répondre.
05:36Mais est-ce qu'il faut se préparer un argent plus cher, trop cher, comme disaient certains ?
05:39Alors, l'argent est cher, l'argent est trop cher, bien évidemment.
05:42Les taux longs sont très chers, les taux courts sont très chers également, et la dette continue à augmenter.
05:48Donc, ça veut dire que pour l'État français, cet endettement devient invivable, car les intérêts, tous les jours, coûtent
05:54de plus en plus cher.
05:55Et pour répondre précisément à votre question, on devient le mauvais élève de l'Europe.
05:58C'est-à-dire qu'on emprunte aujourd'hui à des taux qui sont supérieurs à des pays comme l
06:02'Italie, comme la Grèce.
06:04Ce qu'on n'aurait pas imaginé il y a quelques années.
06:06Jamais, jamais. Donc, on est le dernier de la classe aujourd'hui.
06:08Très clairement le dernier de la classe.
06:09Alors, vous avez parlé d'immobilier aussi, pour un particulier qui veut acheter un bien immobilier aujourd'hui.
06:14Est-ce qu'il faut qu'il se dépêche ? C'est ce que disent tous les agents immobiliers, bien
06:17sûr.
06:17Mais tous les ans, ils le disent d'ailleurs, accessoirement, avant une nouvelle remontée des taux, encore, encore.
06:21Ou au contraire, attendre. Peut-être qu'il se passe un miracle.
06:25Alors, écoutez, les miracles, je ne sais pas s'il va y avoir des miracles.
06:28Peut-être à Lourdes, mais pas en économie.
06:31Oui, je ne crois pas.
06:33Donc, en fait, aujourd'hui, d'abord, je crois qu'il faut distinguer deux choses.
06:36Il y a les taux fixes et les taux variables.
06:37C'est vrai qu'aujourd'hui, alors, nous sommes dans un pays en France où nous privilégions les taux fixes,
06:43contrairement aux pays européens comme le Royaume-Uni, l'Espagne, les pays méditerranéens qui privilégient les taux variables.
06:49Donc, évidemment, quand il y a une remontée des taux, les échéances sont beaucoup plus importantes.
06:52Donc, j'ai presque envie de vous dire, aujourd'hui, il vaudrait mieux...
06:54Pour le taux variable ?
06:55Pour les taux variables, bien sûr.
06:56Alors, pour les taux fixes, aujourd'hui, il vaut mieux emprunter à taux fixes,
06:58sachant que s'il y a une baisse des taux, il sera toujours possible de renégocier avec son banquier, bien
07:04évidemment.
07:04Mais ce n'est pas prévu pour l'instant.
07:06Alors, je crois que quand vous avez une envie, un désir d'investir, de prendre un prêt immobilier pour acheter
07:12un appartement, une maison,
07:13je crois qu'à un moment donné, encore une fois, c'est ce que je vous avais dit il y
07:16a un an,
07:16ce n'est pas parce que ça va vous coûter 0,20% de plus qu'il va falloir rater
07:21l'opération.
07:22Voilà, je crois qu'après, c'est une question de budget, c'est une question de vie, en fait, qui
07:27est liée à chaque personne et à chaque couple.
07:29Alors, justement, Jean-Marc Ribes, les banques prêtent-elles toujours aussi facilement aux particuliers, aux entreprises,
07:34comme on pouvait l'observer il y a quelques années en arrière,
07:37ou les critères se sont-ils durcis en raison du contexte que vous venez d'évoquer ?
07:41Alors, je crois que, oui, le contexte est plus compliqué,
07:45mais sur les très bons dossiers, les banques sont vraiment en concurrence pour accorder des crédits.
07:50Donc, on ne peut pas dire aujourd'hui qu'il y a moins de distribution de crédit.
07:54Les banques veulent faire du crédit.
07:56Alors, oui, pardon.
07:58Oui, elles veulent faire du crédit sur des dossiers qui ne posent aucun problème, en réalité,
08:01mais sur des dossiers plus compliqués, et il y a des dossiers plus compliqués aujourd'hui,
08:05bien évidemment, là, il y a beaucoup moins de concurrence entre les banques,
08:08et parfois, il n'y a pas d'appétence.
08:10Je rappelle que vous êtes le président du directoire de la Banque Richelieu.
08:14Banque d'investissement, banque de placement, banque de patrimoine.
08:17Vous avez des chefs d'entreprise, on est bien d'accord, comme clients.
08:20Moi, j'ai observé dans une étude récente qu'ils semblent,
08:22les chefs d'entreprise, un peu moins pessimistes qu'il y a quelques mois,
08:26malgré tout, le climat des affaires reste quand même sous sa moyenne.
08:28Qu'est-ce qui manque aujourd'hui à ces chefs d'entreprise
08:31pour qu'ils recommencent vraiment à investir ?
08:32Vous les côtoyez quotidiennement ?
08:34Oui, absolument.
08:35À la Banque Richelieu, nous avons beaucoup de chefs d'entreprise
08:38qui sont clients, et nous avons des familles patrimoniales.
08:41Donc, si vous voulez, actuellement, c'est cette instabilité,
08:44ce sont ces incertitudes.
08:47Et puis, nous rentrons, ne l'oublions pas,
08:48dans une période électorale très importante.
08:51En mai 2027, il y a des élections présidentielles.
08:53On parle d'une élection présidentielle,
08:55mais il faut aussi ne pas oublier les législatives qui suivront.
08:58Cela va être très compliqué.
09:00Et donc, quand vous rentrez dans une période instable,
09:03qui n'était déjà pas très stable,
09:04mais qui devient un peu plus instable
09:06avec des incertitudes fiscales, financières, économiques
09:09et géopolitiques également,
09:11ça ne pousse pas les chefs d'entreprise à investir.
09:14Ce que vous êtes en train de nous dire,
09:15sans vraiment nous le dire,
09:16je vais vous amener à nous le dire,
09:18c'est que là, on est dans une situation
09:20où tout va se scléroser
09:21à la proximité des échéances électorales
09:25et que les chefs d'entreprise
09:26n'en vont globalement pas ou très peu investir
09:29en attendant de savoir ce qui va se passer.
09:31Nous sommes dans une période d'attentisme.
09:32Alors, comme toutes les périodes pré-électorales,
09:35sauf que c'est quand même dans huit mois aujourd'hui
09:38et ça fait un petit moment déjà
09:39que nous sommes dans cette période d'attentisme.
09:42Donc, je crois que là, vous allez avoir,
09:43et le Premier ministre aujourd'hui,
09:45on le voit très bien,
09:47a demandé d'ailleurs aux parlementaires
09:48d'accélérer pour voter ce budget
09:52qui va encore une fois être compliqué.
09:53Il a été compliqué l'année dernière.
09:54Il y a eu des oppositions
09:55et je pense qu'il y aura encore d'autres oppositions.
09:57Donc, si vous voulez, aujourd'hui,
09:58cet attentisme, il est légitime.
10:01Alors, ça ne veut pas dire
10:01que les chefs d'entreprise
10:02qui doivent investir n'investiront pas,
10:04mais il y a quand même de la méfiance
10:06et il faudra laisser un peu de temps au temps
10:09pour que ça reparte.
10:10Dernière question, Jean-Marc Riebe.
10:13Si un de nos auditeurs, aujourd'hui,
10:15dispose de 10 000 euros
10:17qu'il n'a pas encore placés
10:19et qu'il ne veut pas laisser dormir,
10:20parce que c'est la vraie question quand même,
10:22de laisser effectivement son argent prospérer,
10:25où les place-t-il en septembre 2026 ?
10:28Qu'est-ce qu'il doit faire ?
10:29Alors, écoutez, s'il a 10 000 euros,
10:31il a toute l'épargne réglementée,
10:33ce qu'on appelle l'épargne réglementée,
10:35donc LDDS et Livret A, bien évidemment.
10:37Et puis, s'il est déjà au plafond,
10:39il peut placer sur des six caves monétaires
10:41qui ne lui présenteront pas de risque
10:43et il aura un taux du marché.
10:44Ce que vous dites, c'est que c'est ceinture et bretelles.
10:46Il faut aller sur des choses réglementées
10:47de manière à ne pas prendre de risque.
10:49Le contexte est trop compliqué
10:50pour s'amuser à risquer son argent aujourd'hui.
10:53Pour une somme de 10 000 euros,
10:54pour des sommes beaucoup plus importantes,
10:56on peut diversifier son patrimoine
10:57et aller vers d'autres produits.
10:58Donc là, ça dépend de chaque personne
11:00et de son appétence au risque.
11:01Merci à vous.
11:02Et plus que huit mois à attendre,
11:04si j'ai bien compris.
11:05Merci Jean-Marc Ribes,
11:07président du directoire de la Banque Richelieu,
11:09d'être passé du côté d'Oser Investir.
11:13Sud Radio, Oser Investir,
11:16le coin de l'expert.
11:17Thomas, question simple mais essentielle.
11:20Faut-il laisser de l'argent,
11:22je me la pose tout le temps,
11:23sur son compte courant, je vous assure.
11:24Oui, écoutez, c'est une vraie question.
11:26Je vais essayer de vous y répondre
11:27et ça va donner un prolongement d'ailleurs
11:28avec notre échange de l'instant
11:30avec Jean-Marc Ribes.
11:31Oui, oui, Jean-François,
11:32il faut laisser de l'argent meilleur.
11:33Pas trop quand même,
11:34si vous le pouvez.
11:35Votre compte courant,
11:36c'est votre base de pilotage.
11:37Payez vos factures,
11:38vos dépenses du quotidien,
11:39girez les imprévus.
11:40Il est donc important
11:41de garder un petit matelas de sécurité,
11:43souvent l'équivalent
11:43d'un mois de dépense.
11:44Mais au-delà,
11:45votre argent dort
11:46et c'est là que ça devient problématique.
11:48Dormir, ça veut dire
11:48que ça ne vous rapporte rien.
11:51Exactement, rien du tout.
11:52Donc sur un compte courant,
11:53alors bon,
11:54il y a certaines banques
11:54qui rémunèrent les comptes courants,
11:56mais votre argent
11:57ne produit aucun rendement.
11:58Pire, avec l'inflation,
11:59il perd de la valeur
12:00sans que vous en rendiez compte.
12:03Alors concrètement,
12:03laisser plusieurs milliers d'euros
12:05dessus pendant un an,
12:06c'est accepter de s'appauvrir doucement.
12:08On ne s'en rend pas compte.
12:08C'est ce qu'on appelle
12:09les maladies silencieuses aussi.
12:10D'où l'intérêt
12:11de placer le surplus livré d'épargne
12:13et assurance vie
12:13ou investissement
12:14selon votre profil.
12:16Donc, laisser trop d'argent
12:18sur son compte,
12:19c'est une erreur stratégique.
12:21Oui, Jean-François,
12:23mais en plus,
12:23c'est très fréquent.
12:24Alors, par prudence
12:25ou par manque d'informations,
12:27beaucoup de personnes
12:27laissent trop d'argent disponible.
12:28L'enjeu, c'est de trouver
12:30le bon équilibre,
12:31assez pour être serein au quotidien,
12:32mais pas trop pour éviter
12:33que votre argent reste inutilisé.
12:35Alors, en réalité,
12:36chaque euro doit avoir une mission,
12:37être dépensé,
12:39sécurisé
12:39ou faire fructifier.
12:41Merci, Thomas Binet.
12:42Je vais aller cliquer
12:42sur mon appli bancaire
12:43pour changer
12:44vérifier votre solde.
12:45Certaines choses, oui.
12:46Merci, j'ai appris
12:46plein de choses ce matin,
12:47comme d'habitude.
12:48J'ai tout noté
12:48avec mon stylo 4 couleurs.
12:51Osez entreprendre,
12:51osez investir.
12:52Nous vous retrouvons
12:52la semaine prochaine.
12:53Avec grand plaisir.
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