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00:00Sofinko, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Sofinko présente...
00:08Sud Radio, la vie devant nous.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de la vie devant nous en cette rentrée chaque
00:16dimanche avec nos invités.
00:18On vous donne envie de bien vivre votre âge avec le sourire.
00:21Nos invités l'ont. Cette émission, elle est faite pour vous, soyons enfants, parents, grands-parents, ou même arrière-grands
00:29-parents.
00:29Et on partage des histoires de vie, des témoignages, des conseils concrets pour justement mieux vivre les années que l
00:35'on gagne et pas les années que l'on subit.
00:38Ça c'est un beau slogan. Alors aujourd'hui on va parler de choix, de mobilité justement, de ce qui
00:43change pour la rentrée aussi pour les aides, pour les travaux chez vous.
00:47Et puis du bonheur. Si on était heureux sans le savoir, c'est un peu une provocation.
00:53Voilà, et puis le vélo pour tous les âges, réaliste ou utopique.
00:56Si 9 Français sur 10 veulent vieillir chez eux, mais nos logements sont-ils vraiment adaptés ?
01:02Et puis si finalement le bonheur était déjà là, mais que nous passions notre temps à côté, sans le voir
01:09en fait.
01:10Voilà, des questions très concrètes que nous allons aborder avec nos invités.
01:13Et si le vélo électrique était la solution miracle à la mobilité, à notre bonne santé et aussi notre porte
01:20-monnaie.
01:24Alors on entend souvent qu'il faut marcher davantage, bouger, laisser un peu la voiture au garage.
01:31Mais à 60, 70, 80, 90 ans, est-ce qu'on peut vraiment se remettre à vélo, même plus jeune
01:38?
01:39Alors le vélo électrique, change-t-il la donne ? Est-ce que c'est bon pour notre santé, notre
01:44autonomie ?
01:45Alors l'Île-de-France justement a lancé avec Vélégo une expérience grande en nature.
01:49Et pour en parler, nous sommes avec Agnès Presberg, qui est directrice du développement.
01:55Bonjour Agnès, bienvenue dans la vie devant nous.
01:57Bonjour.
01:58Alors est-ce qu'on peut vraiment remettre tout le monde en selle, à vélo ?
02:04Alors tout le monde, je ne sais pas, mais beaucoup de monde, certainement.
02:07Voilà, aujourd'hui, d'abord il faut savoir que la majorité des déplacements en France sont des petits déplacements,
02:13moins de 2 km, moins de 3 km, moins de 5 km, qui sont vraiment des distances qui se font
02:19très facilement à vélo.
02:21Et aujourd'hui, il y a effectivement des gammes de vélos proposées sur le marché,
02:25qui correspondent à tous les profils d'utilisateurs.
02:29Alors nous, chez Vélégo Location, depuis le début de l'année, nous proposons ce qu'on appelle des vélos adaptés.
02:33C'est-à-dire que c'est des vélos qui peuvent être utilisés par des personnes qui ne peuvent pas
02:38faire de vélo classique pour des raisons de santé.
02:41Alors là, la fourchette, elle est très large.
02:43Le problème de santé, ça peut juste être une difficulté à lever la jambe pour enjamber la selle.
02:48On a ce qu'on appelle les vélos assises basses.
02:50Ça peut être des problèmes d'équilibre, ça peut être des troubles cognitifs.
02:54Alors on a des modèles vélo assises basses, on a des tricycles, notamment pour des personnes qui peuvent être hémiplégiques,
03:00qui vont avoir toutes les commandes du côté de leurs membres qui fonctionnent bien.
03:06On a des triporteurs pour fauteuil roulant, on a des tandems adultes-adultes ou adultes-enfants.
03:12Donc au bout du compte, effectivement, presque tout le monde peut faire du vélo,
03:16ou en tout cas sur des distances qui lui conviennent.
03:18Et quel profil voyez-vous en fait revenir au vélo aujourd'hui dans vos abonnés ?
03:24Des actifs, des jeunes retraités, des femmes ?
03:27Tout le monde. Alors nous, on est assez mixte femmes-hommes, il n'y a pas de différence.
03:33Alors historiquement, Vélégolocation, c'est du vélo assistance électrique qui était plutôt destiné à des actifs.
03:38Donc c'est vrai qu'on a beaucoup de nos clients qui sont dans la tranche active 25-55 ans.
03:44Mais on en a des plus jeunes, c'est disponible à partir de 16 ans, on en a des plus
03:48âgés.
03:49Et notamment sur les vélos adaptés, quand on a lancé l'offre, je crois que la personne la plus jeune
03:53avait une trentaine d'années,
03:55la personne la plus âgée avait 77 ans.
03:57D'accord. Oui, donc c'est un peu comme Tintin.
03:59Voilà, je n'ai pas de 7 ans.
04:01C'est quoi un peu le prix du vélo ?
04:03Aujourd'hui, c'est une expérience, parce que vous l'avez lancée en 2019.
04:07Vous avez un peu plus de 130 000 franciliens, c'est ça ?
04:10Qui l'ont essayé, absolument.
04:12C'est quoi le prix que vous avez ?
04:16Est-ce qu'il y a aussi des freins ? Est-ce qu'il y a une peur de circuler
04:19?
04:19Est-ce qu'il faut beaucoup de pistes cyclables ?
04:21Déjà, combien ça coûte ?
04:23Alors, le modèle le moins cher, c'est le vélo mécanique, qui est à 10 euros par mois.
04:28Donc sans batterie.
04:29Sans batterie.
04:30Tous les vélos peuvent bénéficier d'un tarif réduit à 50%.
04:33Je vais vous parler des tarifs standards.
04:37Le vélo assistance électrique, il a 44 euros.
04:40Le vélo client, il est à 22 euros.
04:43Et les vélos, justement, adaptés, ils sont au même prix que le vélo assistance électrique,
04:48c'est-à-dire 44 euros par mois, avec une possibilité de réduction de 50%.
04:52Et c'était vraiment une volonté de l'Île-de-France Mobilité de proposer ces vélos,
04:57qui sont évidemment beaucoup plus chers à l'achat qu'un vélo assistance électrique classique,
05:01au même tarif pour les franciliens.
05:03D'accord. Et est-ce que ce modèle qui fonctionne aujourd'hui, qui est un succès, on peut le dire
05:07?
05:08Tout à fait.
05:09Il pourrait être reproduit ? Ou est-ce que vous êtes en train de le reproduire, en fait, partout en
05:14France ?
05:14Puisque là, c'est francilien, Sud Radio, c'est pas non plus que le Sud, c'est toute la France.
05:19Alors, il y a beaucoup d'autres collectivités qui proposent des vélos en location longue durée, comme ça.
05:25Je peux prendre l'exemple de Strasbourg, qui a été précurseur, justement, sur les vélos adaptés.
05:30Alors, même si en Île-de-France, c'est vrai qu'on a la plus grosse flotte de vélos, y
05:34compris de vélos adaptés,
05:35mais Strasbourg propose aussi un panel assez large.
05:39On a Grenoble, on a Nantes, on a Lyon, enfin, on a vraiment la majorité des villes.
05:44Alors, moi, j'ai une amie qui habite dans un petit village d'Ardèche et qui a aussi pu louer
05:48en location longue durée,
05:50comme ça, limiter un vélo assistance électrique dans cette logique de essayer de transformer vos modes de transport.
05:56Et après, c'est de votre choix.
05:58Est-ce qu'il faut systématiquement des pistes cyclables ?
06:03Est-ce qu'on peut en faire en dehors de la ville ?
06:05Tout le monde n'habite pas dans une ville.
06:08C'est peut-être d'ailleurs plus dangereux, parce qu'il y a beaucoup de voitures.
06:12Est-ce que vous avez là aussi, dans la démarche francilienne, parce que ce n'est pas Paris,
06:16francilien, c'est des villes, même des villages.
06:19Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez une différence ?
06:21Vous voyez plus d'abonnés, en fait, extra-urbains ?
06:25Ou c'est vraiment très concentré sur la ville ?
06:27On a les deux.
06:29Alors oui, c'est plutôt plus concentré sur la ville.
06:31Paris représente un peu moins de la moitié de nos souscripteurs.
06:36On a l'autre moitié qui se partage entre la petite et la grande couronne.
06:40C'est sûr que des infrastructures cyclables, c'est un accélérateur de développement.
06:47Après, vous pouvez être dans une zone où même sans infrastructures cyclables,
06:51il n'y a pas beaucoup de trafic, vous êtes en sécurité.
06:54Mais bon, c'est sûr que c'est un accélérateur.
06:56D'accord.
06:56Alors, on a un auditeur qui nous confie, là, qui a 65 ans, et qui nous dit
07:00« Le vélo, j'en faisais à 20 ans, mais aujourd'hui, j'ai peur de tomber. »
07:04Qu'est-ce que vous lui conseillez pour recommencer sans prendre de risques ?
07:08Alors, si, effectivement, il n'y a pas de difficultés physiques et c'est juste une peur de tomber,
07:13le mieux, c'est peut-être, effectivement, de reprendre, de faire un peu de formation,
07:17remise en selle, etc., pour être sécurisé, pour reprendre des bons réflexes.
07:21Il y a des vélos, écoles.
07:23Alors, en Ile-de-France, je suis sûre qu'il y en a, mais je suis sûre qu'il y
07:25en a sur tout le territoire.
07:27Voilà, pour reprendre confiance.
07:29Et l'idée de Véligo Location, de toute façon, de la location longue durée,
07:32c'est justement de proposer à des gens qui ne savent pas trop si c'est bien fait pour eux.
07:38Et dans le « je ne sais pas trop », ça peut être, effectivement, la peur de l'accident,
07:41la peur de la circulation.
07:44Voilà, donc le meilleur moyen, c'est d'essayer.
07:46– Merci beaucoup, Agnès Presberg.
07:48Je rappelle que vous êtes directrice du développement de Véligo.
07:50Et j'espère que nous avons redonné l'envie à nos auditeurs de se remettre en selle,
07:56que ce soit le vélo classique ou le vélo électrique.
08:00Et si la rentrée était le bon moment pour penser ses travaux après cette canicule.
08:05– Sud Radio, la vie devant nous.
08:08– Bien vieillir chez soi, quels aides et quels travaux faut-il vraiment faire en 2026,
08:13et notamment à cette rentrée.
08:15J'ai le plaisir d'accueillir Jean-Philippe Arnoux,
08:18qui est directeur de Silver, économie et accessibilité de Saint-Gobain,
08:23distribution bâtiment France.
08:25Voilà, c'est long, mais bonjour Jean-Philippe.
08:27– Bonjour Laurent, bonjour à toutes et tous.
08:29– Alors, qu'est-ce qui change en cette rentrée de 2026,
08:33après la canicule qui n'est pas forcément encore terminée ?
08:36– Alors, elle n'est pas forcément encore terminée.
08:37Ce qui change principalement, on va parler des aides,
08:40c'est le parcours des aides,
08:42et notamment la sécurisation de ce parcours.
08:44Donc effectivement, pour limiter, lutter contre les fraudes
08:47et les déperditions de l'argent public.
08:49Ou aujourd'hui, pour simplifier, en fait,
08:52tout doit maintenant transiter par France Rénov',
08:54c'était déjà le cas,
08:55qui gère tout ce qui est les aides, qu'on appelle à la pierre,
08:57donc pour adapter son logement au vieillissement
09:00ou à la perte d'autonomie,
09:02et également ma prime Rénov' pour adapter au changement climatique.
09:08Et les deux sujets se rejoignent par ailleurs.
09:10Donc en fait, aujourd'hui, la subtilité,
09:12c'est qu'il faut créer un profil sur France Rénov'
09:15avec un identifiant France Connect Plus
09:18ou la poste numérique,
09:20et ce qui permet quand même déjà de limiter le…
09:23– Alors, peut-être que les auditeurs,
09:24c'est un peu technique pour eux.
09:26France Rénov', c'est des espaces conseils,
09:29il y en a 600 partout en France.
09:30– C'est ça, exactement.
09:31– Alors, ils ne sont pas très loin d'une mairie, souvent.
09:33On peut demander l'adresse en appelant sa mairie.
09:36– Sa mairie, ou sur le site internet,
09:38ou en appelant un numéro.
09:40Voilà, exactement.
09:41– C'est l'État.
09:41Et donc, France Rénov', du coup,
09:45va vous accompagner pour ses nouvelles aides.
09:48On peut le dire quand même,
09:49parce que ma prime adap',
09:50ça peut financer jusqu'à 70% des travaux.
09:52– Ça peut financer jusqu'à 70% des travaux
09:55à concurrence de 22 000 euros de travaux.
09:57Donc, ce n'est pas anodin.
09:59Donc, il y a des conditions de ressources.
10:02Il y a deux grilles.
10:03Donc, il faut soit retraité modeste ou très modeste,
10:06ou rentrer dans des conditions de perte d'autonomie.
10:08Au-delà de 70 ans,
10:10pas forcément besoin de conditions de perte d'autonomie.
10:12Du moment qu'on est éligible d'un point de vue
10:15revenu net fiscal, il n'y a pas de souci.
10:16Donc, on se rapproche de France Rénov',
10:18qui va dire si on est éligible.
10:20Et ensuite, on est accompagné par un assistant
10:23en maîtrise d'ouvrage, obligatoire,
10:24mais qui va, avec vous, challenger les travaux à réaliser, justement.
10:28Donc, effectivement, quels sont potentiellement les plus urgents ?
10:30Est-ce qu'on commence par le jardin, la salle de bain,
10:32le couloir, la porte, les volets électriques ?
10:36Et donc, va aussi voir avec vous ce qu'on appelle le plan de financement.
10:39C'est-à-dire, effectivement, il y a une partie d'argent
10:40qu'il va falloir avancer.
10:42Et voir avec vous, vos capacités de, je dirais,
10:46de financer, notamment le reste à charge.
10:49D'accord.
10:50Donc, il y a des aides, elles existent.
10:52C'est des aides publiques.
10:54Aucun démarchage, on en reparlera.
10:56Ne peut être prévu, en tout cas, de l'État.
10:59Voilà.
10:59L'État ne déjame...
11:00Aucune collectivité territoriale ne viendra à faire près votre porte
11:03ou vous écrire dans une boîte mail.
11:05Ça, on oublie.
11:06Les priorités.
11:07Parce qu'en fait, la priorité numéro un, c'est quoi ?
11:11C'est la salle de bain.
11:13Et puis, il y a une autre priorité qui nous arrive avec la canicule.
11:16Alors, c'est...
11:17C'est d'être le bien-être, en fait.
11:21Le bien-être global.
11:22Alors, si on prend la salle de bain,
11:23justement, elle est symptomatique de cette convergence des transitions.
11:26Là, on sort tous de périodes un peu compliquées.
11:29On aimait bien prendre une douche.
11:30C'est sûr que quand on a une baignoire, c'est plus compliqué.
11:32La salle de bain, ce n'est pas forcément la pièce
11:34là où on tombe le plus.
11:35Par contre, c'est celle où on s'avoue
11:38le plus rapidement, je dirais, une perte d'agilité.
11:40Donc, en fait, et puis jusqu'au déséquilibre
11:42qui va provoquer une chute.
11:43Donc, si on devait, aujourd'hui, adapter
11:46notamment dans le parc ancien,
11:48ça serait d'abord la salle de bain.
11:50Et puis, des petites choses toutes simples.
11:52L'automatisation d'éclairage.
11:54En extérieur ou en intérieur, c'est très important.
11:57En extérieur, pour repérer les obstacles.
11:58En intérieur, pour se réveiller plus vite la nuit.
12:02Mais ce que les gens n'ont pas conscience.
12:03J'étais avec une dame de 97 ans qui me dit
12:05« Mais moi, j'y vois très bien la nuit. »
12:06Je lui dis « Mais madame, vous avez Parkinson.
12:08Moi, ce qui m'intéresse, c'est que vous vous réveillez plus vite
12:10pour retrouver le sens de l'équilibre. »
12:12Jean-Philippe Arnoux, restez ensemble, restez avec nous.
12:16Sur Sud Radio, on revient tout de suite
12:17pour parler justement du vrai, du faux,
12:19des équipements prioritaires.
12:31De retour sur Sud Radio, vous êtes dans « La vie devant nous ».
12:35Votre émission qui casse les clichés sur les seniors et paqueux.
12:40Et nous sommes avec Jean-Philippe Arnoux,
12:43qui est directeur silver economy et accessibilité de Saint-Gobain Distribution.
12:47Alors, Jean-Philippe, on était sur les aides,
12:51on était sur les priorités,
12:52et notamment ces priorités de la salle de bain,
12:56mais aussi des passoires,
12:58en tout cas pas des passoires thermiques en tant que froid,
13:01mais de chaleur.
13:03Est-ce qu'on peut aller un petit peu plus,
13:05de façon plus précise,
13:07si j'ai entre 5 ou 10 000 euros pour adapter mon logement,
13:11par où je dois commencer ?
13:14Moi, je dirais aujourd'hui, par les deux critères,
13:17c'est-à-dire un, la salle de bain.
13:18Donc aujourd'hui, à la question
13:20combien coûte un remplacement de bainoirs par une douche,
13:22c'est souvent ça le sujet.
13:24On faisait le calcul ce matin
13:26qu'une de nos entités, les bons artisans,
13:28c'est qu'on a un forfait à 5 500 euros
13:29pour une douche avec en plus la raclette intégrée
13:32qui évite de l'entretien de la paroi de douche.
13:35Donc ça, c'est génial,
13:36et ça plaît à toutes les générations.
13:38Et si j'ai entre 5 et 10 000 euros,
13:40c'est là où effectivement,
13:41je vais peut-être travailler mon confort d'été,
13:42et notamment, donc rajouter, par exemple,
13:45un ventre avec un ventilateur de plafond,
13:46ça c'est des choses que l'ADEME et l'ANA poussent,
13:49ou on peut rajouter des films solaires.
13:51Par exemple, on a aussi chez Saint-Gobain
13:53une société qui s'appelle SolarGuard,
13:55et qui va vous permettre de gagner quelques degrés
13:57sans changer vos fenêtres.
13:58Donc je veux dire, aujourd'hui, effectivement,
14:00il faut y penser le plus tôt possible,
14:03se renseigner auprès de professionnels.
14:05Alors, on a parlé des aides de France Rénov',
14:07mais des professionnels du bâtiment,
14:09que vous trouverez soit dans des réseaux de distribution,
14:10soit directement auprès d'opérateurs comme
14:12la CAPEB, la FFB,
14:14qui, je dirais aujourd'hui,
14:16sont des organismes qui représentent
14:17les entreprises du bâtiment.
14:18Avec notamment des labels,
14:22les labels reconnus garants de l'environnement,
14:25RGE,
14:25qui sont obligatoires pour la rénovation énergétique,
14:31notamment pour les rénovations d'ampleur,
14:33les pompes à chaleur,
14:34qui sont le marché du moment
14:36pour les gros travaux de rénovation énergétique.
14:39Ne pas oublier quand même la rénovation basique,
14:41même si ça a disparu des monogestes,
14:44des aides de l'État,
14:45mais il vaut mieux d'abord commencer par isoler
14:47son toit, ses fenêtres, ses murs,
14:49avant d'envisager l'électrification du reste.
14:53Et puis, il n'y a pas d'obligation de label
14:56pour l'adaptation des logements,
14:57mais des labels portés par les fédérations du bâtiment,
15:01ProAdapt pour la FFB
15:02et Silverbat-Andibat pour la CAPEB.
15:05D'accord.
15:06Alors, on voit des offres circuler
15:08pour des salles de bain,
15:10notamment une transformation de baignoire-douche
15:12à 12 000, 15 000 euros, parfois,
15:15proposés aux personnes âgées.
15:17C'est raisonnable, ça ?
15:17Non, ce n'est pas raisonnable.
15:19Ça, ça correspond à des travaux
15:20d'un remplacement d'une salle de bain globale.
15:23Alors, après, ça dépend de ce que la personne veut.
15:25Si elle veut des robinets en or
15:26et des émeaux de brillard, OK.
15:28Mais ce que je veux dire, c'est que globalement,
15:30nous, par exemple, on s'interdit,
15:31avec les bons artisans que je mentionnais,
15:33de communiquer, par exemple,
15:33en dessous de trois jours d'installation.
15:35Une journée d'installation,
15:37c'est à peu près 600 euros pour un artisan.
15:39Plus le coût des matériaux,
15:41on va se situer entre 5 et 6, 7 000 euros
15:44pour un remplacement de baignoire par une douche.
15:47Ensuite, évidemment, si on veut changer,
15:49mettre un beau meuble et ainsi de suite, ça monte.
15:50Mais si on se...
15:52C'est à peu près 50% des travaux, c'est ça.
15:54On enlève la baignoire, on met une douche,
15:56compter entre 5 et 7 000 euros.
15:58Et alors, justement,
16:00avant de faire des travaux,
16:01qui peut venir regarder gratuitement
16:03à coût réduit si le logement est adapté ?
16:06Alors, gratuitement, pour l'instant,
16:09c'était un projet qu'on a avec l'État,
16:10mais qu'on remettra, quoi qu'il arrive, sur le tapis.
16:12Mais en tout cas, si on est éligible,
16:14la maîtrise d'adaptes,
16:14on a l'assistant à maîtrise d'ouvrage
16:16qui a ce regard d'expert d'adaptation du logement,
16:19qui est souvent un ergothérapeute.
16:21Donc moi, ce que je conseille aux gens,
16:23ce que je disais, la dame de 97 ans,
16:24j'ai dit même, bon, elle n'était pas éligible,
16:26mais j'ai dit même, dépensez 250-300 euros,
16:29vous allez avoir un regard externe
16:31sur l'intégralité de votre logement
16:33et vos habitudes de vie.
16:34Parce qu'on parle d'adaptation du logement,
16:36adaptation du quotidien,
16:37avec un déambulateur, une canne, une loupe,
16:40pour continuer à vivre, à cuisiner, à bouger.
16:43Alors, peut-être, elle parlera de la mobilité,
16:45pourquoi pas,
16:46parce que je l'ai vu à Amiens avec des triporteurs.
16:48Mais ce que je veux dire,
16:49c'est d'avoir un regard externe
16:51qui ne soit pas celui de la famille.
16:52Donc l'ergothérapeute est le plus indiqué.
16:54Jean-Philippe Parnouf, je vous donne 30 secondes, là.
16:57Un auditeur de 65 ans qui nous écoute
17:00et souhaite avoir, en tout cas, des conseils,
17:03puisqu'il souhaite vivre encore au moins 20 ans chez lui.
17:05Quelles sont les trois choses
17:06qu'il doit vérifier dans sa maison ce week-end ?
17:09Ce week-end, c'est le dimanche.
17:10Sa salle de bain.
17:12Deux, ses circulations,
17:14parce qu'évitait de glisser sur la terrasse
17:16ou de se trébucher dans son jardin.
17:19Et trois, je reviens sur le confort d'été,
17:21parce que malheureusement,
17:22quand on aura les chiffres de Santé Publique France,
17:24on verra qu'on n'a pas beaucoup progressé,
17:26malheureusement, depuis 2003.
17:28On a un peu progressé,
17:29mais c'est quand même pas glorieux.
17:30Merci Jean-Philippe.
17:32Arnaud va finalement adapter son logement.
17:34Ce n'est pas faire une maison de vieux,
17:36c'est faire une maison dans laquelle
17:37on pourra vivre très longtemps.
17:39Et si l'homme qui était heureux sans le savoir,
17:42eh bien, on l'avait ici.
17:45Sudradio, la vie devant nous.
17:48C'est la question que pose Antoine Raud
17:51dans son nouveau roman,
17:52L'homme qui était heureux sans le savoir,
17:54aux éditions Pauvert.
17:56Bonjour Antoine.
17:57Alors, je le sais que je suis heureux, moi.
17:59Je commence par ça.
18:00Alors, pourquoi ?
18:02En fait, moi j'ai une grande question,
18:03c'est pourquoi faut-il frôler la faim
18:04pour aimer la vie ?
18:06Alors, non, je pense qu'on peut être heureux
18:08à tout instant de sa vie,
18:09du premier au dernier,
18:11du premier au dernier instant.
18:12Après le premier,
18:13on ne peut pas trop en témoigner
18:14parce qu'on était un tout petit bébé qui naît.
18:16Le dernier, on part,
18:18donc c'est difficile d'en parler aux autres,
18:19mais on peut être heureux
18:20tout au long de sa vie.
18:22Par contre, c'est vrai qu'il y a des épreuves de la vie,
18:25il y a des moments de la vie
18:26qui peuvent faire qu'on prend conscience,
18:29plus que jamais,
18:31que vivre, c'est une chose merveilleuse.
18:33Et c'est ce que j'ai voulu faire avec ce roman
18:35où j'ai pris un personnage,
18:37volontairement d'ailleurs au départ,
18:39très français,
18:40très comme nous sommes tous parfois,
18:43c'est-à-dire grincheux, grognon, râleur,
18:46pas satisfait de son existence,
18:47qui passe à côté au fond,
18:48parce qu'il est pris aussi,
18:50parce qu'on est dans une société extrêmement rapide
18:52par le désir de réussir,
18:53par son travail,
18:54donc il ne voit plus ce qui l'entoure,
18:56il ne voit plus sa femme,
18:57il ne parle pas avec ses enfants,
18:59il n'a plus le temps pour ses amis.
19:02Combien de nous ne sommes pas tombés
19:03dans ce genre de difficultés ?
19:05Donc en fait, on vit, on vit, on vit
19:07à toute vitesse
19:08et est-ce qu'on a vraiment conscience
19:12que c'est extraordinaire d'être là
19:14et qu'on pourrait être plus heureux qu'on ne l'est ?
19:15C'est ça que le sujet a essayé de raconter.
19:17En fait, ce que vous racontez
19:18au travers de votre personnage,
19:20c'est la conscience que notre temps est limité
19:22et peut rendre du coup la vie plus intense,
19:25faut-il en avoir conscience,
19:27sans pour autant avoir une angoisse de la mort.
19:31Puisqu'en fait, ça c'est...
19:33Enfin, lorsqu'on lit ce livre,
19:34on se dit, mais il n'a pas peur de la mort ?
19:36Ah, si, si, si, si, je pense qu'il a...
19:38Enfin, je pense qu'on passe par différences.
19:40Je ne suis pas mort,
19:42je ne suis pas mort,
19:43mais c'est vrai que j'ai vécu
19:46un coup de tonnerre,
19:48un coup de tonnerre
19:49qui a été d'apprendre il y a 15 ans
19:51et j'en ai guéri que j'avais un cancer.
19:53Et j'ai appris ça en plus au moment...
19:55Enfin, je raconte...
19:55Ça, ce n'est pas du tout le roman,
19:56c'est ma vie personnelle,
19:57mais ça illustre un petit peu la démarche.
19:59C'est pour ça que j'ai écrit ce livre.
20:01Et j'ai attendu quand même 15 ans aussi
20:03pour le faire,
20:04parce que c'est parfois, justement,
20:05on a peur de parler de ça.
20:07Et d'ailleurs, ça reste une peur.
20:09Je ne sais pas, en tout cas,
20:10moi, je peux vous dire
20:10que j'ai eu extrêmement peur.
20:12Je me suis dit, mais qu'est-ce qui se passe ?
20:13Je venais de rencontrer l'amour de ma vie
20:16quelques mois, quelques semaines avant.
20:18Et tout d'un coup, un vendredi 13,
20:22crac, parce que j'ai eu l'hémorragie,
20:24j'apprends que j'ai un cancer.
20:26Et je me dis, mais ça va s'arrêter maintenant ?
20:28Ça a été un choc extraordinaire.
20:30Et quand on voit des médecins qui vous disent,
20:32comme je l'ai écrit, d'ailleurs, dans ce livre,
20:34il faut mettre vos affaires en ordre, monsieur,
20:36vous avez un choc très, très grand.
20:38Ça fait tout changer.
20:40Alors après, on passe par différentes étapes,
20:42je pense que ça dépend des individus.
20:43Il y a des moments de colère,
20:45pourquoi moi ?
20:48Et puis, il y a aussi des moments
20:50où on reprend confiance en soi.
20:52Alors, si on va mourir, évidemment,
20:53c'est une autre histoire.
20:54Moi, je me suis mis dans la peau
20:55de quelqu'un qui va véritablement mourir.
20:57Moi, je m'en suis sorti.
20:59Mais par contre, ce que j'ai appris,
21:01ce que j'ai vécu dans mes tripes,
21:03c'est le bonheur de vivre.
21:04C'est que je me suis rendu compte.
21:05Et maintenant, chaque matin,
21:06même si ça ne m'empêche pas de râler
21:08à d'autres moments,
21:09mais je peux vous assurer
21:09que je me lève heureux
21:10et que je me couche heureux.
21:12Après avoir écrit celui-là,
21:13justement,
21:16est-ce que votre propre définition
21:17du bonheur a changé ?
21:20La définition, je ne sais pas.
21:21D'abord, il y a autant de bonheur
21:22ou d'amour qu'il y a d'individus
21:23sur cette terre.
21:24Mais le ressenti, certainement,
21:27je suis beaucoup plus conscient
21:29que c'est merveilleux.
21:30Et sans doute,
21:31si mon regard a changé profondément.
21:33Et je pense que le regard
21:34de ce personnage,
21:34c'est ça que j'ai essayé de décrire,
21:35change totalement.
21:36Il se met à écouter,
21:38à voir, à aller vers des gens
21:40vers qui il ne serait jamais allé avant.
21:42Il est attentif à ça.
21:43Et moi, c'est ça.
21:44Et la vie,
21:45quand je vois des gens
21:45dans la rue tous les jours,
21:47un peu comme des petits personnages
21:48de Brugel,
21:48qui vont, qui viennent,
21:49qui ont chacun leurs petites histoires,
21:50leurs problèmes,
21:51leurs désirs,
21:51leurs amours,
21:52leurs chagrins,
21:53c'est des mouvements.
21:54La vie,
21:55je suis marié à une femme russe
21:58et il y a une chanson russe
21:59très connue qui dit
22:00la vie, c'est un instant
22:00entre le passé et l'avenir.
22:02Et c'est ça.
22:03Et en fait,
22:04il faut jouir
22:05de cet instant présent.
22:07Alors,
22:07ce n'est pas un décret,
22:09mais enfin,
22:10en tout cas,
22:10quand tout d'un coup
22:11on en prend conscience,
22:12on s'aperçoit que c'est vrai,
22:14que c'est magique.
22:15C'est merveilleux d'être là
22:15avec toute cette vie autour de nous.
22:17Avec votre roman,
22:19qu'est-ce qu'il faudrait faire
22:20dès aujourd'hui
22:21pour ne pas découvrir
22:22trop tard,
22:23en fait,
22:23qu'on était heureux
22:24sans le savoir
22:24qui est votre titre ?
22:27Peut-être justement
22:28se dire ça.
22:29Les gens qui sont frappés
22:30par un grand malheur collectif,
22:32par exemple,
22:32qui vivent une guerre,
22:33on s'aperçoit qu'on dit
22:34qu'ils sont résilients,
22:35comme on dit
22:35pour les Ukrainiens en ce moment.
22:36En fait,
22:37ils sont résilients,
22:38pourquoi ?
22:38Parce qu'ils n'ont pas le choix.
22:39Très souvent,
22:40nous, je pense
22:40qu'on est assez gâtés
22:41d'une certaine façon.
22:42On vit pour l'instant
22:43dans un pays
22:44qui est assez doux.
22:45J'aime beaucoup la phrase
22:46de Sylvain Tesson
22:47qui dit
22:48« La France,
22:49c'est un paradis
22:51peuplé de gens
22:51persuadés
22:51qu'ils vivent en enfer. »
22:53Donc, on revient à ça.
22:55On est beaucoup râleur,
22:56on est beaucoup à protester.
22:57C'est très bien, d'ailleurs,
22:58de ne pas accepter
22:59que les choses
22:59ne soient pas parfaites
23:01et de discuter
23:02et de se disputer
23:03même aussi.
23:04Mais il ne faut jamais oublier
23:06quand même
23:06qu'on peut être heureux.
23:08Donc, je ne sais pas,
23:09il n'y a pas de recette,
23:10mais vivons
23:12et aimons la vie
23:13tant qu'on est vivant.
23:14Merci Antoine Rau.
23:16J'ai beaucoup aimé
23:17le livre
23:18« Votre roman »
23:19en tout cas
23:19qui est presque
23:19une profession de foi.
23:21C'est « L'homme
23:21qui était heureux
23:22sans le savoir »
23:23aux éditions
23:24Pauvert.
23:26Vous reviendrez
23:26parce qu'on a besoin
23:28justement de ce bonheur.
23:29Merci à nos invités
23:30pour à la fois du vélo
23:32et les travaux prioritaires
23:34de nous avoir suivis
23:35dans la vie devant nous.
23:37Je vous laisse
23:37en compagnie
23:38de Christophe Devien
23:39pour « La planète demain »
23:39sur Sud Radio.
23:40Rendez-vous dimanche prochain
23:41de midi à midi 30.
23:43Et pour ceux
23:43qui souhaitent écouter
23:44ou partager l'émission
23:45« La vie devant nous »
23:46ou en podcast
23:46ou en replay,
23:47elle est justement
23:48sur l'application
23:48Sud Radio
23:49et sudradio.fr.
23:51Bon dimanche,
23:52bon appétit,
23:53portez-vous bien.
23:55Sud Radio,
23:56la vie devant nous.
23:58Avec Sofinko,
23:59pensez votre logement
24:00pour demain.
24:01Travaux,
24:02domotique,
24:03sécurité,
24:03bien-être.
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