- il y a 7 semaines
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00:08Générique
00:15On est toujours ensemble sur Median TV, merci de nous rester fidèles.
00:19Voici les titres de votre journal.
00:21On est encore loin de la désescalade au Moyen-Orient.
00:24En Téhéran a vendu aujourd'hui l'attaque d'un drone naval américain dans la région du détroit d'Hormuz
00:30après des frappes américaines contre trois de ses pétroliers dans le Golfe.
00:36Les émissaires américains attendus aujourd'hui à Kiev, Steve Witkoff et Jared Kushner,
00:40étaient hier à Moscou avec dans leur valise un nouveau plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre
00:45en Ukraine.
00:48La société allemande, Isa Aerospace, a placé hier une fusée en orbite depuis la Norvège
00:54au moment où l'Europe cherche à renforcer sa capacité à envoyer des satellites dans l'espace
00:59de manière économique et indépendante des États-Unis.
01:05L'escalade se poursuit au Moyen-Orient avec les répliques iraniennes.
01:09Téhéran a revendiqué aujourd'hui l'attaque d'un drone naval américain dans la région du détroit d'Hormuz
01:15après des frappes américaines contre trois de ses pétroliers dans le Golfe.
01:19Plus tôt, les gardiens de la Révolution avaient ciblé trois pétroliers sur des passages non autorisés
01:26dans le détroit d'Hormuz et trois navires américains dans d'autres zones mettant en garde les autres bateaux
01:32contre toute tentative de transit via des routes non approuvées par terre.
01:38Si l'Iran a riposté, nous voulons de le voir, c'est parce que l'armée américaine
01:42avait quelques heures auparavant détruit trois pétroliers iraïens dans la région du Golfe
01:48en riposte à une attaque contre deux de ses navires.
01:51L'un des pétroliers se trouvait au large de l'île de Harg
01:55où se trouve le principal terminal pétrolier de l'Iran dans le Golfe.
02:02La confrontation entre Washington et Téhéran vient de franchir un nouveau cap.
02:05Ce samedi, les forces américaines ont frappé trois pétroliers iraniens dans la région du Golfe.
02:10L'un des navires a été touché près de l'île de Harg, principal terminal pétrolier de l'Iran.
02:15Les deux autres ont été ciblés près de Jask et dans le Golfe d'Oman.
02:19Selon le commandement central américain, deux pétroliers ont été mis hors d'usage
02:23et un troisième qui était vide a été détruit.
02:27Si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un coût économique encore plus élevé
02:31en mettant hors d'usage trois des vôtres.
02:34Nous n'hésiterons pas à défendre les forces américaines
02:36et, si nécessaire, à détruire la flotte pétrolière iranienne limitée et exposée.
02:41Pour Washington, cette opération est une riposte.
02:43L'armée américaine affirme que les gardiens de la révolution iranienne
02:46ont auparavant lancé des missiles balistiques contre un porte-avions et un destroyer américain.
02:51Les deux bâtiments auraient évité les tirs
02:53et aucun militaire américain n'aurait été blessé.
02:56Mais le message américain ne s'arrête pas là.
02:59C'est simple.
03:00S'ils iront tirer sur des navires américains, nous détruirons et couleront ces pétroliers.
03:04Tout ce qu'ils ont à faire, c'est de ne pas tirer sur la marine américaine.
03:07Une menace directe qui laisse présager de nouvelles représailles si les hostilités se poursuivent.
03:12De son côté, Téhéran affirme qu'un de ces pétroliers a été frappé par des missiles américains près de Harg.
03:17L'équipage aurait été évacué et aucune victime n'aurait été signalée.
03:21Les autorités iraniennes préviennent également que leurs réponses pourraient être plus sévères
03:26si Washington poursuit ses opérations contre les navires iraniens.
03:29Si les États-Unis poursuivent leurs interventions contre la navigation iranienne,
03:33les prochaines réponses seront plus sévères.
03:36Trois pétroliers frappés, des navires de guerre américains visés et désormais de menaces de nouvelles représailles.
03:41La confrontation entre l'Iran et les États-Unis se joue dans une zone stratégique,
03:45le détroit d'Hormuz, passage essentiel pour le transport mondial de pétrole.
03:49Et les marchés commencent déjà à réagir.
03:51Le prix du Brent a atteint 96,28 dollars le baril sur fond de chute concernant de nouvelles perturbations,
03:57les approvisionnements énergétiques.
03:59Washington veut imposer un coup à Téhéran.
04:02L'Iran lui promet de répondre.
04:05L'ambassadeur américain en Israël était hier en visite en Cisjordanie occupée
04:10où il a déploré la situation des Américanos-Palestiniens de Tormuz Aya.
04:15Pour Mike Okabi, c'est à Israël d'assurer la sécurité des Palestiniens face aux violences perpétrées par les collants
04:22israéliens.
04:27À Tormuz Aya, en Cisjordanie occupée, la visite de l'ambassadeur américain se veut un geste d'écoute,
04:32mais aussi un message adressé aux autorités israéliennes.
04:35Mike Okabi, fervent soutien d'Israël, a rencontré pendant deux heures des habitants,
04:41dont les Palestiniens américains, tout en reconnaissant toutefois les limites de l'action américaine sur le terrain.
04:50Tous les gens que j'ai rencontrés sont américains.
04:53Mon message était que je travaille pour eux en tant qu'ambassadeur américain.
04:57Le rôle de l'ambassade est de représenter les citoyens américains et la politique américaine.
05:01Et lorsqu'ils ont des problèmes, nous voulons les entendre.
05:04Aujourd'hui, nous les avons entendus.
05:06Il y a des limites à ce qu'une ambassade américaine peut faire dans un autre pays.
05:10Mais nous pouvons exercer une influence et attirer l'attention.
05:15L'ambassadeur appelle surtout les autorités israéliennes à agir contre les auteurs de violences.
05:23Il y en a peut-être quelques centaines qui sont responsables, mais c'est déjà quelques centaines de trop.
05:28Les habitants de ces communautés ont le droit de vivre en sécurité
05:31et le gouvernement a la responsabilité de veiller à ce que ce soit le cas.
05:37Sur place, les habitants espèrent désormais que cette prise d'opposition américaine
05:42aura des conséquences concrètes.
05:48Le colon qui y est passé alors que l'ambassadeur était sur le toit était un signe de provocation.
05:53C'est bien que l'ambassadeur ait pu voir comment il nous intimide et nous provoque.
05:56Il l'a vu de ses propres yeux et je l'espère, cela nous aidera.
05:59Il a vu sur le terrain comment nous souffrons chaque jour.
06:06Une prise d'opposition qui intervient alors que des attaques de colons contre des Palestiniens en Cisjordanie
06:12sont de plus en plus dénoncées sur la scène internationale.
06:15Les autorités israéliennes condamnent ces violences,
06:17mais les poursuites contre les auteurs restent toujours très rares.
06:23Une direction à présent, le sud du Liban.
06:26Sur place, l'armée israélienne a ordonné tout ce matin aux habitants d'une zone de la localité d'Arab
06:31Salim
06:32d'évacuer immédiatement à prévision de frappes imminentes contre le Hezbollah,
06:36le Hezbollah qu'il accuse d'avoir lancé deux drones contre ses soldats.
06:41Tzahal dénonce une violation flagrante du cessez-le-feu
06:44et d'y avoir riposté à cette attaque qui n'a pas fait de blessés.
06:50Au Yémen, pas de répit dans les affrontements entre forces pro-gouvernementales et rebelles outils.
06:55Rebelles outils qui tentent de s'emparer des zones bordant le détroit de Bab el-Bandeb.
07:00Ces affrontements ont fait hier 60 morts, dont des civils.
07:04Ce bilan porte à près de 200 le nombre de morts depuis jeudi dans les combats,
07:08qualifiés de combats les plus meurtriers depuis des années,
07:11dont ce pays pauvre est dévasté par une guerre entre 2014 et 2022.
07:18Je vous l'annoncer dans les titres.
07:19Les émissaires américains, Steve Vudkoff et Jared Kushner,
07:22poursuivent leur tournée avec dans leur valise un nouveau plan de Donald Trump
07:26pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
07:28Plan qui était d'ailleurs au cœur de leurs échanges hier avec le chef du Kremlin, Vladimir Poutine,
07:33qui a salué les discussions empreintes de confiance.
07:36Pas grand-chose d'infiltré de ces échanges.
07:39Et concernant les détails de cette nouvelle proposition américaine,
07:42on en saura davantage dans les semaines à venir, nous dit la Maison-Blanche.
07:50Et après Moscou, les émissaires américains sont attendus en Ukraine via la Pologne.
07:54Ils rejoindront Kiev pour discuter avec le président Volodymyr Zelensky.
07:59Ce sera une première dans la capitale ukrainienne.
08:02Là aussi, Steve Vudkoff et Jared Kushner seront porteurs de la nouvelle proposition américaine
08:06destinée à mettre fin au conflit avec la Russie.
08:11Jour de vote en Allemagne, où quelques 1,7 millions d'électeurs de la région de Sachs
08:16se sont appelés aux urnes.
08:17Un scrutin qui pourrait voir l'extrême droite remporter la direction de cet État régional.
08:23Devant son de près de 20 points dans les sondages, les conservateurs,
08:27l'alternative pour l'Allemagne, l'AFD, parti anti-migrants, russophiles et favorable à Donald Trump,
08:33n'est cependant pas assurée d'obtenir la majorité absolue
08:36qui lui permettrait de prendre les rênes de cette région de 2,1 millions d'habitants.
08:42Tout dépendant du nombre de partis qui entreront au Parlement régional.
08:51Au Maroc, 17 jours, nous sépare des législatives.
08:54Tout de suite, ouvrons notre page consacrée à ces élections.
09:03Les élections législatives au Maroc approchent à grands pas.
09:05Le 23 septembre, courant, près de 16 millions d'électeurs sont appelés à glisser leurs bulletins dans l'urne
09:11et une partie d'entre eux semble encore indécis.
09:14Nasser Diounaïd.
09:16Ils sont nombreux à se demander s'ils participeront ou non au processus électoral.
09:20Entre le choix des idées du parti et la tentation de s'abstenir, le doute gagne certains citoyens.
09:25Les prochaines élections législatives constituent un enjeu politique et sociétal majeur.
09:29Si l'importance de participer à la vie politique semble faire consensus,
09:32notamment chez les professionnels et les artisans,
09:34leur engagement reste conditionné à plusieurs exigences.
09:37Des programmes concrets, des candidats crédibles
09:39et surtout des promesses tenues une fois aux responsabilités.
09:44Le droit de vote, c'est un droit d'une importance capitale, bien entendu, que je vais voter.
09:48Je voterai pour le parti qui travaillera au bien-être du peuple et du pays.
09:55En fait, c'est pas que je ne vais pas voter, c'est pas ça.
09:58C'est que je trouve qu'il n'y a pas de candidat qui m'inspire confiance.
10:01C'est toujours les mêmes personnes. Il nous faut l'homme de la situation et je pense qu'on n
10:04'en a toujours pas.
10:07Je ne sais pas encore ce que je vais faire.
10:09Je suis fatigué des grands discours. Je veux du concret.
10:11Si je sens une personne qui mérite mon vote, alors oui, je voterai pour elle.
10:15Chez d'autres, les positions apparaissent plus tranchées.
10:18À côté, ceux qui défendent une participation active et considèrent le vote comme un moyen d'agir sur l'avenir
10:22du pays.
10:23De l'autre, ceux qui envisagent le boycott,
10:25convaincus que le fossé entre citoyens et responsables politiques s'est profondément creusé.
10:30On ne veut plus voter, c'est le même film.
10:32On connaît le scénario.
10:33Le pire, c'est les jeunes qui sont déjà lassés alors qu'ils rentrent tout juste dans la vie active.
10:37Préserver la confiance des jeunes, c'est un devoir national pour nos politiques.
10:41Je vais le dire clairement, je n'ai jamais voté et je ne voterai pas.
10:45Il n'y a personne qui en vaut la peine. Voilà, c'est dit.
10:48Pour les observateurs de la scène politique nationale,
10:51une partie de la réponse se trouve dans la capacité des partis à renouer avec les citoyens.
10:55Des discours plus clairs, des positions cohérentes
10:57et moins de places accordées aux intérêts personnels
10:59pourraient selon eux combattre le boycott.
11:01Car derrière l'abstention, ce n'est pas seulement un bulletin qui disparaît des urnes,
11:05c'est aussi parfois un citoyen qui refuse de croire que son vote pourrait changer les choses.
11:09On pourra en savoir un peu plus sur les partis politiques au Maroc
11:13que sur Selma Saleh.
11:19Le Maroc, 34 partis légalement constitués,
11:23mais pour les élections législatives du 23 septembre 2026,
11:26ce sont 27 partis politiques qui participent au scrutin.
11:29Un parti politique, c'est une formation qui rassemble des citoyens
11:32autour d'idées, d'un programme et de priorités communes pour le pays.
11:37Pendant les élections, les partis présentent leurs candidats
11:40dans les différentes circonscriptions
11:41et défendent leurs programmes auprès des électeurs.
11:44Le Maroc fonctionne avec un système multipartite.
11:48Plusieurs formations politiques peuvent se présenter aux élections
11:51et être représentées au Parlement,
11:53mais tous les partis n'ont pas le même poids.
11:56Aujourd'hui, certains partis disposent de nombreux députés
11:59à la Chambre des représentants,
12:00tandis que d'autres disposent de quelques élus seulement.
12:03C'est donc le résultat des élections
12:05qui déterminera combien de sièges
12:07Chaque formation obtiendra dans la prochaine Chambre des représentants.
12:11Une fois élus, les députés issus de ces différentes formations
12:15vont s'organiser au sein du Parlement,
12:17en groupe et en groupement parlementaire.
12:21Nous continuons à parler de ces élections
12:23avec la jeunesse marocaine
12:24qui constitue une large part du corps électoral.
12:27Ils sont également parmi les plus concernés
12:30par les solutions que les prochaines législatives devront apporter.
12:33De l'emploi à l'éducation,
12:34les jeunes attendent beaucoup des programmes électoraux.
12:38Une génération qui attend des réponses.
12:43A l'approche des élections,
12:44les jeunes s'imposent de nouveau au cœur du débat politique.
12:47L'emploi, le pouvoir d'achat, le logement,
12:49la qualité de l'enseignement et l'accès aux soins
12:51figurent parmi leurs principales préoccupations.
12:53Au-delà de la promesse d'un avenir meilleur,
12:55ces jeunes réclament surtout des opportunités concrètes.
12:59En fait, il y a un contraste clair
13:00entre ce que proposent les différents partis
13:03et ce qu'attendent d'eux, les jeunes.
13:05Il faut que les programmes soient plus en adéquation
13:07avec ceux que traverse la jeunesse marocaine d'aujourd'hui.
13:10Il faut aussi arrêter de tenir des discours irréalistes
13:12et faire des promesses qui ne pourront pas être tenues
13:15parce que c'est de cette manière qu'on perd pour de bon
13:17la confiance des jeunes.
13:19Éducation, santé, liberté individuelle, travail, logement.
13:22Il faut proposer des actions réalisables
13:24qui puissent se faire et se concrétiser sur le terrain.
13:26Pas juste faire des discours,
13:27juste avant les élections
13:29et tout laisser tomber par la suite.
13:31Les programmes se multiplient,
13:33les slogans se succèdent,
13:34mais la jeunesse marocaine veut désormais
13:35aller au-delà des promesses.
13:37Ils cherchent des propositions claires,
13:38réalistes et surtout capables
13:40d'apporter des solutions à leurs problèmes quotidiens.
13:43Beaucoup de jeunes sont fatigués,
13:45lassés et se sentent lésés.
13:47Il y a un vrai sentiment de ras-le-bol,
13:49une fracture bien réelle entre les jeunes
13:50et notre système politique.
13:52De plus en plus d'abstention et de boycott
13:54et ce, pour une raison,
13:55la seule solution pour changer cela,
13:57nos politiques doivent faire ce que l'on attend d'eux
13:59et s'attaquer aux problèmes qui touchent cette jeunesse.
14:01Ils doivent agir contre ces problèmes.
14:04Entre l'espoir d'un changement
14:05et une confiance dans l'action politique
14:07qu'il faut encore reconquérir,
14:08les jeunes veulent retrouver leurs attentes
14:10dans les programmes électoraux.
14:11Pour beaucoup d'entre eux,
14:12il ne suffit plus de leur demander de voter.
14:14Il faut aussi leur donner une raison de croire
14:15que leur voix peut réellement changer les choses,
14:17influencer les politiques publiques
14:19et contribuer à construire un avenir
14:20à la hauteur de leurs ambitions.
14:28En Côte d'Ivoire,
14:30le pain traditionnel se veut
14:31une véritable force économique
14:32entre transmission du savoir-faire,
14:34modernisation des techniques
14:35et conquête de nouveaux marchés.
14:37Les artisans font face à un défi majeur,
14:40changer d'échelle
14:40sans perdre l'identité
14:42de ce tissu emblématique ivoirien.
14:44Melberchelle et Ferdinand Kouakou.
14:49Derrière ces fils qui s'entrecroisent,
14:51c'est tout un patrimoine qui se transmet.
14:53Ici, le métier à tisser reprend vie
14:55sous les gestes précis de Daniel Kouassi.
14:58Formé par son père,
14:59le jeune tisseran perpétue un savoir-faire
15:02hérité de plusieurs générations.
15:04Mais entretenir cette tradition ne suffit plus.
15:07Face à une demande croissante,
15:09les artisans veulent désormais franchir
15:11un nouveau cap,
15:12produire davantage,
15:13améliorer la qualité
15:14et conquérir de nouveaux marchés.
15:17C'est mon fils qui a su le métier à tisser.
15:20J'ai appris à tisser depuis 2016.
15:23Le métier de tisseran nourrit son homme.
15:26Si tu gagnes des bons clients,
15:29tu payes ça régulièrement.
15:31Pour passer d'une production
15:32essentiellement artisanale
15:33à une activité capable de répondre
15:35aux exigences du marché,
15:37les défis sont nombreux.
15:38Équipements adaptés,
15:39moyens financiers,
15:41formation et accompagnement.
15:42Que maintenant,
15:43notre travail soit industrialisé.
15:47C'est surtout ça.
15:48Parce qu'une chose,
15:49c'est de produire la qualité,
15:51mais il faut produire en quantité
15:52pour pouvoir vraiment rentabiliser
15:54tous les fonds qui ont été faits.
15:55Donc,
15:56vraiment,
15:57la plus grande
16:00perspective,
16:00c'est de voir
16:01l'industrialisation
16:02du secteur du pain traditionnel
16:04et aussi
16:05la structuration
16:06de ce secteur-là.
16:08À Abidjan,
16:10la 7e édition
16:10des journées du pain traditionnel
16:12Ivoirien
16:12entend justement
16:13mettre en lumière
16:14ses enjeux.
16:15Au-delà de l'exposition,
16:16le rendez-vous se veut
16:17une vitrine
16:18pour les créateurs,
16:19mais aussi un espace
16:20de réflexion
16:21sur l'avenir
16:22de la filière.
16:23En perspective,
16:24nous n'allons pas rester
16:25dans nos petits coins
16:26avec notre impagne.
16:28Tu dis ce impagne,
16:29tu le mets sur les portes,
16:30tu disons,
16:31je sais,
16:31quelqu'un
16:31pour te le prendre
16:33à vie le prix.
16:34Si nous devons travailler
16:35en respectant,
16:36en incluant
16:37des normes
16:38de qualité,
16:39d'esthétique
16:40et d'autres normes,
16:42je pense que
16:43nous-mêmes,
16:44on peut vendre,
16:46créer des cadres
16:46de vente,
16:48de valorisation
16:49de nos produits.
16:50Sur les stands,
16:52le pain traditionnel
16:53change de visage.
16:54Les techniques ancestrales
16:55se mêlent
16:56à la créativité
16:57contemporaine.
16:58Motifs,
16:59couleurs et usages
17:00évoluent
17:01pour séduire
17:02une clientèle nouvelle
17:03sans rompre
17:04avec l'identité
17:04du textile ivoirien.
17:06Mais pour changer
17:07d'échelle,
17:08la créativité
17:09devra s'appuyer
17:09sur une filière
17:10mieux organisée.
17:12Notre rôle,
17:13le gouvernement
17:14nous a enseigné,
17:15le rôle,
17:16c'est de moderniser
17:16ce secteur-là.
17:18Donc pour le moderniser,
17:19il faut le structurer,
17:20il faut le professionnaliser
17:21et en faire
17:22un outil
17:23de croissance économique.
17:24C'est ce secteur
17:25qui peut créer
17:26des emplois
17:26de façon durable.
17:28De la transmission
17:29des gestes
17:30à la conquête
17:30des marchés,
17:31le pain traditionnel
17:32ivoirien
17:33est à un tournant.
17:34Un patrimoine
17:35que les artisans
17:35veulent préserver,
17:36mais surtout
17:37structuré
17:38et modernisé
17:39pour en faire
17:39une véritable filière
17:40économique.
17:42Je veux l'annoncer
17:43dans les titres,
17:44la société allemande
17:45Isar Aérospace
17:46a placé hier
17:48une fusée
17:48en orbite
17:49depuis la Norvège
17:51au moment où
17:52l'Europe cherche
17:53à renforcer
17:53sa capacité
17:55à envoyer
17:55des satellites
17:56dans l'espace
17:56de manière économique
17:58et indépendante
17:59des États-Unis.
18:00Ce lancement intervient
18:02au moment où
18:02le président américain
18:03Donald Trump
18:04a ébranlé
18:04la confiance
18:05des Européens
18:06inquiets
18:06de leur dépendance
18:07vis-à-vis des États-Unis,
18:09notamment en matière
18:10de lancement spatial.
18:18Open Portfolio Casablanca
18:21revient pour une deuxième édition.
18:23Ce rendez-vous international
18:24consacré aux arts graphiques
18:26émergents
18:27offre aux jeunes artistes
18:28une plateforme
18:29de présentation
18:30de leurs travaux
18:31et une opportunité
18:32d'accéder
18:33à la scène internationale
18:34de la gravure.
18:35Collectionneurs professionnels
18:36étudiants en art
18:38et grand public
18:39sont réunis
18:40autour de la création
18:41contemporaine
18:42et des multiples pratiques
18:44de l'estampe
18:45à l'issue
18:45d'un appel
18:46à la candidature internationale.
18:48Très artistes
18:48ont été sélectionnés
18:49pour présenter
18:50leur portfolio
18:52aux côtés
18:53d'une artiste invitée.
18:58La revue de presse
19:00est aussi tout de suite
19:00avec Dina Brine.
19:08Bonjour et bienvenue
19:10sur Médien TV.
19:11Voici les principaux titres
19:12de l'actualité nationale
19:14et internationales
19:15qui ont marqué
19:16cette semaine.
19:17On ouvre cette édition
19:18au Maroc
19:19où la Caisse nationale
19:20de sécurité sociale
19:22poursuit sa transformation.
19:24Selon Le Matin,
19:25son conseil d'administration
19:27a approuvé
19:28la création
19:28de deux nouvelles filiales.
19:30L'une dédiée
19:31à la transformation digitale
19:33et l'autre
19:34à la gestion
19:35des polycliniques.
19:36Une réorganisation
19:37destinée à moderniser
19:39les services de la Caisse
19:40et à renforcer
19:41la sécurité
19:42de ses systèmes
19:43d'information.
19:44En 2025,
19:46la CNSS
19:47comptait 4,24 millions
19:49de salariés déclarés,
19:51soit une hausse
19:52de 4%.
19:53Les cotisations
19:54ont atteint
19:5536,46 milliards de dirhams,
19:58tandis que les prestations
19:59servies
20:00se sont élevées
20:01à 31,5 milliards.
20:03Une montée
20:04en puissance
20:04qui accompagne
20:05l'élargissement progressif
20:07des missions
20:07de la CNSS.
20:09Et pendant
20:10que la CNSS
20:11accélère
20:12sa transformation,
20:13Royal Air Maroc
20:14poursuit
20:15elle aussi
20:15son développement.
20:16La compagnie nationale
20:18a réceptionné
20:19un nouvel appareil,
20:20Boeing 737 MAX 8,
20:23portant ainsi
20:24sa flotte
20:24à 69 avions.
20:26Il s'agit
20:27du 18e appareil
20:28de ce type
20:29intégré
20:30à la flotte
20:30de la RAM.
20:31Cette acquisition
20:32s'inscrit
20:33dans un vaste plan
20:34d'expansion
20:35avec un objectif
20:36particulièrement ambitieux,
20:38atteindre 200 avions
20:40à l'horizon 2037.
20:42Royal Air Maroc
20:43prévoit ainsi
20:44d'intégrer
20:45entre 10
20:45et 15 appareils
20:46par an
20:47pour accompagner
20:48l'ouverture
20:49de nouvelles lignes
20:50et renforcer
20:51Casablanca
20:51comme hub aérien
20:52international.
20:54La compagnie
20:55poursuit donc
20:55sa montée
20:56en puissance
20:57avec notamment
20:57le développement
20:58de nouvelles liaisons
20:59vers l'Asie,
21:00l'Amérique
21:01et l'Afrique.
21:02Et on s'intéresse
21:04à présent
21:04à un autre axe
21:05de rapprochement
21:06international,
21:07la coopération
21:08universitaire
21:09entre le Maroc
21:10et la Chine.
21:11Maroc Diplomatique
21:12souligne le rôle
21:13croissant
21:13de la mobilité
21:14étudiante
21:15et scientifique
21:16dans les relations
21:17entre les deux pays.
21:19Échange
21:19d'étudiants,
21:20bourse,
21:21partenariat
21:22entre universités,
21:23recherche
21:24ou encore
21:25double diplôme,
21:26les initiatives
21:27se multiplient.
21:29Cette coopération
21:30dépasse ainsi
21:31le simple cadre
21:31académique.
21:32permet de renforcer
21:34les échanges
21:35scientifiques
21:35et de créer
21:36des liens durables
21:37entre Rabat
21:38et Pékin.
21:39Les universités
21:40deviennent ainsi
21:41un nouvel outil
21:42de diplomatie
21:43scientifique
21:44au moment
21:45où les deux pays
21:46cherchent à approfondir
21:47leur partenariat.
21:49A l'international,
21:50l'actualité
21:51reste en revanche
21:52marquée par les conséquences
21:54du changement climatique,
21:55notamment au Népal.
21:57Le pays
21:57paie un lourd tribut
21:59au dérèglement
22:00climatique.
22:00Après l'effondrement
22:02d'un glacier
22:03dans l'Himalaya,
22:04les opérations
22:05de secours
22:06se poursuivent
22:06alors que le bilan
22:08humain
22:08reste particulièrement
22:10lourd.
22:10Selon
22:11Média24,
22:12plus de
22:131200 personnes
22:14ont péri
22:15et près de
22:164700
22:17sont portées
22:18disparues.
22:19Des dizaines
22:19de milliers
22:20d'habitants
22:20ont également
22:21besoin
22:22d'une aide
22:22d'urgence.
22:23Au-delà
22:24de la catastrophe,
22:25le Népal
22:26dénonce
22:27la vulnérabilité
22:28croissante
22:29du pays
22:29face au réchauffement
22:31climatique.
22:32Dans l'Himalaya,
22:33la fonte
22:34des glaciers
22:34s'est notamment
22:35accélérée
22:36au cours
22:36des dernières
22:37décennies.
22:38Le gouvernement
22:39népalais
22:40réclame
22:40davantage
22:41de systèmes
22:41d'alerte,
22:42de coopération
22:43internationale
22:44et surtout
22:45une action
22:46plus rapide
22:47contre le changement
22:48climatique.
22:49Rappelons que
22:49le Népal
22:50contribue peu
22:51aux émissions
22:52mondiales,
22:52mais figure
22:53parmi les pays
22:54les plus exposés
22:55à leurs conséquences.
22:57Et pour clore
22:58cette revue
22:59de presse
22:59hebdomadaire
23:00à un sujet
23:00qui concerne
23:01chacun d'entre nous,
23:03combien d'heures
23:04faut-il réellement dormir ?
23:058 heures de sommeil
23:07par nuit ?
23:07Cette règle,
23:08largement répandue,
23:10ne serait pas forcément
23:11adaptée à tout le monde.
23:13Science et Vie
23:13revient sur les travaux
23:15scientifiques
23:15qui montrent
23:16que les besoins
23:17en sommeil
23:18peuvent varier
23:19fortement
23:19d'une personne
23:20à l'autre,
23:21notamment en fonction
23:22de l'âge
23:22et du rythme de vie.
23:23Chez l'adulte,
23:25les recommandations
23:26se situent généralement
23:27entre 7 et 9 heures,
23:29mais certains
23:30peuvent avoir besoin
23:32de moins,
23:32tandis que d'autres
23:33nécessitent davantage
23:34de repos.
23:35Les chercheurs
23:36insistent surtout
23:38sur la régularité
23:39du sommeil
23:39et le respect
23:40de l'horloge biologique.
23:42Autrement dit,
23:43l'objectif
23:44n'est pas nécessairement
23:45de dormir 8 heures pile,
23:47mais de trouver
23:48un rythme suffisamment régulier
23:49et adapté
23:50à ses besoins.
23:52C'est la fin
23:52de cette édition.
23:53Merci de l'avoir suivi.
23:55Très bonne suite
23:55des programmes
23:56sur Médien TV.
23:58À présent,
23:59place à l'essentiel
24:00de l'actualité économique
24:01avec Rachid Farah.
24:09Bonjour,
24:10bienvenue
24:10sur Médien TV.
24:11Voici l'essentiel
24:12de l'actualité économique.
24:14On commence
24:15au Maroc
24:15avec le commerce extérieur.
24:17Le déficit commercial
24:18continue de se creuser.
24:20À fin juillet,
24:21il atteint
24:22près de 244,7 milliards
24:24de dirhams,
24:25soit une hausse
24:26de 26,5 sur un an.
24:28Pourquoi cette dégradation ?
24:30Principalement parce que
24:31les importations
24:31progressent beaucoup plus vite
24:33que les exportations.
24:34Les achats du Maroc
24:35à l'étranger
24:36dépassent désormais
24:36544 milliards de dirhams
24:38en hausse
24:39de près de 16%.
24:40Dans le même temps,
24:41les exportations
24:42progressent de 8,4%
24:44à environ
24:45299 milliards de dirhams.
24:47Plusieurs secteurs exportateurs
24:49affichent pourtant
24:50de bonnes performances.
24:52C'est notamment
24:52le cas de l'automobile
24:53et de l'aéronautique.
24:55Mais cela ne suffit pas
24:56à compenser
24:57la hausse des importations,
24:58notamment celles liées
24:59à l'énergie
25:00et aux biens d'équipements.
25:02Résultat,
25:02le déficit commercial
25:04s'est donc nettement
25:05alordi
25:05depuis le début de l'année.
25:07À l'inverse,
25:08un autre indicateur
25:09des échanges
25:10avec l'étranger
25:11évolue favorablement.
25:12Les transferts
25:13des Marocains
25:14résidant à l'étranger
25:15poursuivent
25:16leur progression.
25:17À fin juillet,
25:18ils atteignent
25:1874,7 milliards de dirhams
25:21en hausse de 8%
25:23sur un an.
25:24Ces transferts
25:24représentent
25:25une importante source
25:26de devises
25:27pour le Royaume.
25:28Un nouveau financement
25:29pour Nador Westmed.
25:30Le futur complexe portuaire
25:32vient de lever
25:322,2 milliards de dirhams
25:34à travers une émission
25:35obligatoire privée.
25:36Une opération
25:37destinée à financer
25:38la poursuite
25:39du développement
25:40du projet
25:40alors que son entrée
25:41en service
25:42est toujours prévue
25:43au quatrième trimestre
25:44de cette année.
25:44Le financement
25:45a été réalisé
25:46auprès d'investisseurs
25:47institutionnels
25:48avec l'accompagnement
25:49notamment de Valorise,
25:51Capital Trust
25:51et CIH Bank.
25:53Pour Nador Westmed,
25:54l'enjeu est désormais clair,
25:56finaliser les infrastructures
25:57portuaires et logistiques
25:59avant le lancement
26:00de l'exploitation.
26:01Un projet qui doit aussi
26:02contribuer au développement
26:04d'activités industrielles
26:05sur la façade méditerranéenne
26:07du royaume.
26:08Direction l'Afrique de l'Est,
26:10en Éthiopie,
26:11la pression sur les prix
26:12s'accentue.
26:13L'inflation a atteint
26:1415,3% en juillet
26:16contre 13,9%
26:18le mois précédent.
26:19C'est le quatrième mois
26:20consécutif de hausse.
26:22Les produits alimentaires
26:24sont particulièrement concernés
26:25avec des augmentations
26:27qui atteignent parfois
26:28plusieurs dizaines de pourcents.
26:29Mais la hausse des prix
26:30dépasse désormais
26:31le secteur alimentaire.
26:32L'inflation non alimentaire
26:34atteint elle aussi
26:35près de 15%.
26:37Pour les ménages,
26:38la conséquence est directe.
26:39Le pouvoir d'achat
26:40est davantage sous pressant.
26:42Et cette accélération
26:43des prix constitue désormais
26:44un sujet majeur
26:45pour l'économie éthiopienne.
26:47On reste en Afrique
26:48avec une autre mauvaise nouvelle,
26:50cette fois pour les producteurs
26:51de cacao en Côte d'Ivoire.
26:53Le prix payé aux producteurs
26:55pour la prochaine campagne
26:56est fixée à 1 200 francs CFA
26:58le kilogramme.
26:59C'est nettement moins
27:00que les 2 800 francs CFA
27:02ont enregistré au plus haut
27:04en octobre dernier.
27:05En un an,
27:06le prix Borshan
27:07a donc été divisé
27:08par plus de deux.
27:09Cette chute intervient
27:10après la spectaculaire envolée
27:12des gourmandules
27:13du cacao en 2024.
27:15Pour les producteurs ivoiriens,
27:17la baisse des prix
27:18représente un sérieux
27:19coup de frein au revenu,
27:20un enjeu important
27:21pour la Côte d'Ivoire,
27:23premier producteur mondial
27:24de cacao.
27:26Au Brésil,
27:27la croissance marque nettement
27:28le pas.
27:29Le PIB a progressé
27:30de seulement 0,5%
27:32au deuxième trimestre
27:33contre 1,1% au premier.
27:36La consommation des ménages
27:37recule,
27:38tout comme les exportations.
27:40Certains secteurs
27:41permettent toutefois
27:41à l'économie
27:42de rester dans le vert,
27:43notamment l'agriculture
27:45et les industries extractives.
27:47Le Brésil reste donc
27:48en croissance,
27:49mais à un rythme
27:50beaucoup moins soutenu.
27:51Et pour terminer,
27:53direction le Venezuela,
27:54le ministère américain
27:55de l'énergie,
27:57Chris Wright,
27:57s'est rendu à Caracas
27:59pour discuter
27:59avec la présidente
28:00intérimaire,
28:01Delcy Rodriguez,
28:03un possible accord pétroli
28:04entre Washington
28:05et Caracas.
28:06Le projet pourrait permettre
28:07aux Etats-Unis
28:08de contrôler environ
28:09un cinquième
28:10des réserves pétrolières
28:11du Venezuela.
28:12Ces discussions interviennent
28:13alors que le groupe
28:14américain Chevron
28:15vient d'annoncer
28:16avoir obtenu
28:17de nouveaux gisements
28:18de pétrole dans le pays.
28:19Un rapprochement
28:20pour le moins
28:21stratégique
28:22puisque le Venezuela
28:23dispose des plus importantes
28:25réserves pétrolières
28:26du monde,
28:27tandis que Washington
28:27cherche à renforcer
28:28son influence
28:29sur le secteur énergétique
28:31du pays.
28:32C'est la fin
28:33de ce journal
28:34de l'économie.
28:35Merci de l'avoir suivi.
28:36Excellente suite de programme
28:37sur Midian TV.
28:40Votre matinale
28:41se poursuit
28:42tout de suite
28:42en nouveaux points
28:43sur l'actualité.
28:51On est encore loin
28:53de la désescalade
28:54au Moyen-Orient.
28:55Téhéran a revendiqué
28:56aujourd'hui l'attaque
28:57de drones navals américains
28:59dans la région
28:59du détroit d'Armous
29:00après des frappes américaines
29:01contre trois
29:02de ces pétroliers
29:03dans le Golfe.
29:05Les émissaires américains
29:06attendus aujourd'hui
29:07à Kiev,
29:08Steve Wittkopf
29:09et Jared Kushner
29:09étaient hier à Moscou
29:11avec dans leur valise
29:12un nouveau plan
29:13de Donald Trump
29:14pour mettre fin
29:15à la guerre en Ukraine.
29:17Et puis il y a
29:18la société allemande
29:19Isar Aerospace
29:20qui a placé hier
29:21une fusée
29:22en orbite
29:23depuis la Norvège
29:24au moment où
29:25l'Europe cherche
29:25à renforcer
29:26sa capacité
29:27à envoyer
29:28des satellites
29:29dans l'espace
29:31de manière
29:33indépendante
29:33des Etats-Unis.
29:37L'escalade
29:38se poursuit
29:38au Moyen-Orient
29:39avec les répliques
29:40iraniennes.
29:41Téhéran a revendiqué
29:42aujourd'hui
29:43l'attaque
29:43d'un drone navale
29:44américain
29:44dans la région
29:46du détroit d'Armous
29:47après des frappes
29:47américaines
29:48contre trois
29:49de ces pétroliers
29:49dans le Golfe.
29:51Plus tôt,
29:52les gardiens
29:52de la révolution
29:53avaient ciblé
29:54trois pétroliers
29:55sur des passages
29:56non autorisés
29:57dans le détroit d'Armous
29:58et trois navires
29:59américains
30:00dans d'autres zones
30:01mettant en garde
30:02les autres
30:03bateaux
30:03contre toute
30:04tentative
30:05de transit
30:05via des routes
30:06non approuvées
30:07par terre.
30:10Et si l'Iran
30:11a riposté,
30:12nous voulons
30:12de le voir,
30:13c'est parce que
30:13l'armée américaine
30:14avait quelques heures
30:15auparavant détruit
30:16trois pétroliers
30:17iraniens
30:18dans la région
30:19du Golfe
30:19en riposte
30:20à une attaque
30:21contre deux
30:21de ces navires.
30:22L'un des pétroliers
30:24se trouvait au large
30:25de l'île de Khadg
30:26où se trouve
30:27le principal terminal
30:28pétrolier
30:29de l'Iran
30:30dans le Golfe.
30:31Ababakar Tonkar.
30:33La confrontation
30:34entre Washington
30:35et Téhéran
30:35vient de franchir
30:36un nouveau cap.
30:37Ce samedi,
30:38les forces américaines
30:39ont frappé
30:39trois pétroliers
30:40iraniens
30:40dans la région
30:41du Golfe.
30:42L'un des navires
30:42a été touché
30:43près de l'île
30:44de Khadg,
30:45principal terminal
30:46pétrolier
30:46de l'Iran.
30:47Les deux autres
30:48ont été ciblés
30:48près de Jask
30:49et dans le Golfe
30:50d'Oman.
30:50Selon le commandement
30:51central américain,
30:53deux pétroliers
30:53ont été mis
30:54hors d'usage
30:54et un troisième
30:55qui était vide
30:56a été détruit.
30:59Si vous tirez
31:00sur deux de nos navires,
31:01nous vous imposerons
31:01un coût économique
31:02encore plus élevé
31:03en mettant
31:04hors d'usage
31:04trois des vôtres.
31:05Nous n'hésiterons pas
31:06à défendre
31:06les forces américaines
31:07et si nécessaire
31:08à détruire
31:09la flotte pétrolière
31:10iranienne
31:11limitée
31:12et exposée.
31:12Pour Washington,
31:13cette opération
31:14est une riposte.
31:15L'armée américaine
31:16affirme que
31:16les gardiens
31:17de la révolution iranienne
31:18ont auparavant
31:19lancé des missiles balistiques
31:20contre un porte-avions
31:21et un destroyer américain.
31:22Les deux bâtiments
31:23auraient évité
31:24les tirs
31:25et aucun militaire
31:26américain
31:26n'aurait été blessé.
31:27Mais le message
31:28américain
31:29ne s'arrête pas là.
31:30C'est simple.
31:31S'ils iront tir
31:32sur des navires américains,
31:33nous détruirons
31:34et couleront
31:35ces pétroliers.
31:35Tout ce qu'ils ont à faire,
31:36c'est de ne pas tirer
31:37sur la marine américaine.
31:39Une menace directe
31:40qui laisse présager
31:40de nouvelles représailles
31:42si les hostilités
31:43se poursuivent.
31:43De son côté,
31:44Téhéran affirme
31:45qu'un de ces pétroliers
31:46a été frappé
31:47par des missiles américains
31:48près de Kharg.
31:49L'équipage
31:50aurait été évacué
31:51et aucune victime
31:52n'aurait été signalée.
31:53Les autorités iraniennes
31:54préviennent également
31:55que leurs réponses
31:56pourraient être plus sévères
31:57si Washington
31:58poursuit ses opérations
31:59contre les navires iraniens.
32:01Si les Etats-Unis
32:02poursuivent leurs interventions
32:03contre la navigation iranienne,
32:05les prochaines réponses
32:06seront plus sévères.
32:07Trois pétroliers frappés,
32:08des navires de guerre
32:09américains visés
32:10et désormais
32:11de menaces
32:11de nouvelles représailles.
32:12La confrontation
32:13entre l'Iran et les Etats-Unis
32:15se joue dans une zone stratégique,
32:17le détroit d'Hormuz,
32:18passage essentiel
32:19pour le transport mondial
32:20de pétrole
32:21et les marchés
32:22commencent déjà à réagir.
32:23Le prix du Brent
32:24a atteint 96,28 dollars
32:26le baril
32:26sur fond de chute
32:27concernant
32:28de nouvelles perturbations,
32:29les approvisionnements énergétiques.
32:31Washington veut imposer
32:32un coup à Téhéran.
32:33L'Iran lui promet
32:34de répondre.
32:37L'ambassadeur américain
32:39en Israël
32:39était hier
32:40en visite
32:40en Cisjordanie
32:41occupée
32:42où il a déploré
32:43la situation
32:44des Américanos
32:45palestiniens
32:46de Tourmoussaïa
32:47pour Baï Koukabi.
32:48C'est à Israël
32:50d'assurer la sécurité
32:51des Palestiniens
32:52face aux violences
32:52perpétrées
32:53par les colons israéliens.
32:54Babakar Dunkar.
32:59À Tourmoussaïa
33:00en Cisjordanie
33:01occupée,
33:01la visite
33:02de l'ambassadeur
33:02américain
33:03se veut un geste d'écoute
33:04mais aussi
33:05un message
33:05adressé aux autorités
33:06israéliennes.
33:07Mike Okabi,
33:09fervent soutien d'Israël,
33:10a rencontré
33:11pendant deux heures
33:12des habitants
33:12dont les Palestiniens
33:13américains
33:14tout en reconnaissant
33:15toutefois
33:15les limites
33:16de l'action américaine
33:17sur le terrain.
33:19Tous les gens
33:20que j'ai rencontrés
33:20sont américains.
33:25Mon message
33:25était que je travaille
33:26pour eux
33:27en tant qu'ambassadeur
33:28américain.
33:28Le rôle de l'ambassade
33:30est de représenter
33:30les citoyens américains
33:31et la politique
33:32américaine.
33:33Et lorsqu'ils ont
33:34des problèmes,
33:35nous voulons les entendre.
33:36Aujourd'hui,
33:37nous les avons entendus.
33:38Il y a des limites
33:39à ce qu'une ambassade
33:40américaine peut faire
33:41dans un autre pays.
33:42Mais nous pouvons
33:42exercer une influence
33:43et attirer l'attention.
33:47L'ambassadeur appelle
33:48surtout les autorités
33:49israéliennes
33:50à agir
33:50contre les auteurs
33:51de violences.
33:55Il y en a peut-être
33:56quelques centaines
33:57qui sont responsables
33:58mais c'est déjà
33:59quelques centaines
34:00de trop.
34:00Les habitants
34:01de ces communautés
34:02ont le droit
34:02de vivre en sécurité
34:03et le gouvernement
34:04a la responsabilité
34:05de veiller à ce
34:06que ce soit le cas.
34:09Sur place,
34:10les habitants
34:11espèrent désormais
34:12que cette prise
34:12d'opposition américaine
34:13aura des conséquences
34:14concrètes.
34:20Le colon qui est passé
34:21alors que l'ambassadeur
34:22était sur le toit
34:23était un signe
34:23de provocation.
34:24C'est bien que l'ambassadeur
34:26ait pu voir comment
34:26il nous intimide
34:27et nous provoque.
34:28Il a vu de ses propres yeux
34:29et je l'espère
34:30cela nous aidera.
34:31Il a vu sur le terrain
34:32comment nous souffrons
34:34chaque jour.
34:38Une prise d'opposition
34:40qui intervient
34:40alors que des attaques
34:41de colons
34:42contre des Palestiniens
34:43en Cisjordanie
34:44sont de plus en plus
34:44dénoncées sur la scène
34:46internationale.
34:47Les autorités israéliennes
34:48condamnent ces violences
34:49mais les poursuites
34:51contre les auteurs
34:52restent toujours
34:53très rares.
34:55Direction à présent
34:56le sud du Liban.
34:57Sur place,
34:58l'armée israélienne
34:59a ordonné
35:00tous ce matin
35:01aux habitants
35:01d'une zone
35:02de la localité
35:02d'Arab Salim
35:03d'évacuer immédiatement
35:05en prévision
35:06de frappes imminentes
35:07contre le Hezbollah
35:08qui l'accuse
35:09d'avoir lancé
35:10deux drones
35:11contre ses soldats.
35:12Israel dénonce
35:13une violation flagrante
35:14du cessez-le-feu
35:15et dit avoir
35:16riposté à cette attaque
35:17qui n'a pas fait
35:18de blessés
35:19dans ses rangs.
35:22Au Yémen,
35:23pas de répit
35:23dans les affrontements
35:24entre forces
35:25pro-gouvernementales
35:26et rebelles outils
35:27qui tentent
35:27de s'emparer
35:28des zones bordant
35:29le détroit
35:30de Bab el-Bandeb.
35:31Ces affrontements
35:32ont fait hier
35:3260 morts
35:33dont des civils.
35:34Ce bilan porte en tout cas
35:36à près de 200
35:36le nombre de personnes
35:38tuées depuis jeudi
35:39dans les combats
35:40qualifiés de combats
35:41les plus meurtriers
35:42depuis des années
35:43dans ce pays
35:43pauvre et dévasté
35:44par une guerre
35:45entre 2014 et 2022.
35:49Les émissaires américains
35:51Sivutkov
35:51et Jared Kushner
35:52poursuivent leur tournée
35:53avec dans leur valise
35:54un nouveau plan
35:55de Donald Trump
35:56pour mettre fin
35:56à la guerre en Ukraine.
35:58Plan qui était d'ailleurs
35:59au cœur
36:00de leurs échanges
36:00hier avec le chef
36:02du Kremlin,
36:02Vladimir Poutine
36:03qui a salué
36:04des discussions
36:05empreintes de confiance.
36:06Pas grand chose
36:07d'infiltré
36:08de ces échanges
36:09et concernant
36:10les détails
36:11de cette nouvelle
36:11proposition américaine,
36:13on en saura davantage
36:14dans les semaines à venir,
36:15nous dit la Maison-Blanche.
36:19Et après Moscou,
36:21les émissaires américains
36:21sont attendus
36:22en Ukraine
36:23via la Pologne
36:23et ils vont rejoindre
36:24Kiev pour discuter
36:25avec le président
36:27Volodymyr Zelensky.
36:28Ce sera une première
36:29dans la capitale ukrainienne.
36:30Là aussi,
36:31Steve Utkov
36:31et Jared Kushner
36:32seront porteurs
36:33de la nouvelle proposition américaine
36:35destinée à mettre fin
36:36au conflit
36:37avec la Russie.
36:39Jour de vote en Allemagne
36:40où quelques 1,7 millions d'électeurs
36:42de la région de Saxe
36:43sont appelés aux urnes
36:44en scrutin
36:45qui pourrait voir
36:46l'extrême droite
36:47remporter la direction
36:48de cet état régional
36:50devant son de près
36:51de 20 points.
36:52Dans les sondages,
36:53les conservateurs,
36:54l'AFD,
36:55parti anti-migrants,
36:57russophiles
36:57et favorable
36:58à Donald Trump,
37:00n'est cependant
37:01pas assuré
37:02d'obtenir
37:03la majorité absolue
37:05qui lui permettrait
37:05de prendre les rênes
37:07de cette région
37:07de 2,1 millions d'habitants.
37:09Tout dépend donc
37:11du nombre de partis
37:12qui vont entrer
37:13au Parlement régional.
37:18À Dakar,
37:19une nouvelle façon
37:19de se divertir
37:20gagne du terrain
37:21avec la naissance
37:22des comédie-clubs.
37:23Dans ces petites salles,
37:25le public vient rire,
37:27se détendre
37:27et surtout s'offrir
37:29une parenthèse
37:30loin du quotidien.
37:32C'est un reportage
37:33de Régis Mokila
37:33et Malanditou.
37:36À Dakar,
37:37pour rire
37:38lors des one-man shows,
37:39plus besoin
37:39d'attendre
37:40les grands spectacles.
37:42Désormais,
37:42l'humour se joue aussi
37:43dans des petites salles,
37:45encore plus près
37:45du public.
37:54Pour ces fondateurs,
37:56l'objectif est
37:57de donner une place
37:57aux nouveaux talents,
37:59mais aussi
37:59de leur permettre
38:00de tester leur sketch
38:01et de mesurer
38:02les réactions
38:03du public.
38:05trouver un endroit
38:06comme ceci,
38:07pour moi,
38:07c'est juste
38:07participer
38:08avec mes modestes moyens
38:10à construire
38:11un repère
38:12pour que plus
38:13d'humouristes,
38:14plus de jeunes
38:15puissent se lancer
38:16dans cet univers
38:16qui est juste
38:17pour moi
38:17extraordinaire.
38:19Ce comédie-club
38:21se veut aussi
38:22une école
38:22pour les jeunes humoristes.
38:24Ici,
38:25ils travaillent
38:26le rythme
38:26et surtout
38:27la manière
38:27de provoquer
38:28le rire
38:29dès les premières
38:29secondes.
38:30La formation
38:31se passe bien,
38:32les artistes
38:32sont très motivés.
38:33J'en ai un,
38:34par exemple,
38:35Momar,
38:35qui est un
38:36Sénégalais
38:37de Piquine,
38:38parce que ça,
38:38c'est l'objectif
38:38du Dakar Comédie Club,
38:39de pouvoir envoyer
38:41un humoriste
38:42sénégalais
38:42qui vient,
38:43par exemple,
38:43de Piquine,
38:44qui part jouer,
38:44par exemple,
38:45sur la scène
38:45de Montreux Comédie
38:46ou par exemple,
38:47sur la scène
38:48du Jamais Comédie Club
38:49et ça,
38:49c'est l'objectif
38:50des formations
38:50que nous donnaient.
38:53Les spectateurs,
38:54pour leur part,
38:55apprécient autant
38:56les prestations
38:57que la proximité
38:58avec les artistes.
38:59Certains découvrent
39:00l'existence
39:01de ces nouveaux
39:02rendez-vous
39:02consacrés
39:03à l'humour.
39:04C'est intéressant
39:05de pouvoir faire cela
39:07parce que,
39:08bon,
39:08en général,
39:09on ne sort pas
39:10pour aller regarder
39:11des humoristes
39:11et on les regarde
39:12à la télé,
39:13c'est mieux en vrai.
39:14Ça fait plaisir
39:14de pouvoir sortir
39:15un peu en fin de semaine
39:18sans dépenser
39:19tout le portefeuille
39:20et quand même
39:20pouvoir rigoler
39:21et se sortir la tête
39:23un peu du quotidien.
39:24Il y a beaucoup
39:24de jeunes que je vois
39:25même qui veulent faire
39:26de l'humour,
39:27ils n'ont pas de plateforme,
39:28ils ne savent pas
39:29comment s'exprimer,
39:30ils ne savent pas
39:30s'il y a des petites scènes
39:31à Dakar.
39:32Même moi,
39:32personnellement,
39:33je ne savais pas,
39:34c'est madame
39:34qui m'a montré
39:36la petite scène
39:37et vraiment,
39:37j'ai passé
39:38un agréable moment.
39:40À Dakar,
39:41les Comédie Club
39:42commencent ainsi
39:43à s'imposer
39:44comme de nouveaux
39:44lieux de divertissement.
39:46Dans ces espaces,
39:47une nouvelle génération
39:48d'humouristes
39:49peut apprendre,
39:51expérimenter
39:52et surtout
39:52trouver son public.
39:56Je vous l'annonçais
39:56dans les titres,
39:57la société allemande
39:58Isra Aerospace
39:59a placé hier
40:00une fusée
40:01en orbite
40:02depuis la Norvège
40:02au moment où
40:03l'Europe cherche
40:04à renforcer
40:04la capacité
40:05à envoyer
40:06des satellites
40:06dans l'espace
40:07de manière
40:08indépendante
40:09des États-Unis.
40:10Ce lancement
40:11intervient
40:11au moment
40:12où le président
40:12américain
40:13Donald Trump
40:13a ébranlé
40:14la confiance
40:15des Européens
40:15inquiets
40:16de leur dépendance
40:17vis-à-vis
40:17de Washington,
40:18notamment en matière
40:19de lancement
40:20spatial.
40:25Et tout de suite,
40:26place à l'Invité Culture
40:27avec Maliem Pramich.
40:39Mesdames et messieurs,
40:40bonsoir et bienvenue
40:41dans l'Invité Culture.
40:43Qu'advient-il
40:44de la mémoire
40:45d'un peuple,
40:46d'un pays
40:47lorsque ses auteurs
40:48sont publiés
40:48et commercialisés
40:49hors de ses frontières ?
40:51Pendant des décennies,
40:53la trajectoire
40:54des grands intellectuels
40:55africains
40:56est restée marquée
40:57par un paradoxe.
40:58Pour exister
40:59sur la scène littéraire mondiale,
41:01il faut publier ailleurs.
41:02Si cette démarche
41:03a offert
41:03une visibilité internationale
41:05à ses auteurs,
41:06elle a simultanément
41:07confisqué leurs œuvres
41:08à leur public premier.
41:10Épuisés,
41:11introuvables
41:12trop chers,
41:13c'est dans ce contexte
41:14que la réédition
41:15prend aujourd'hui
41:16tout son sens.
41:17La réédition
41:18d'auteurs africains
41:19par des maisons
41:20d'édition africaines
41:21s'impose
41:21comme un acte
41:22de réappropriation
41:24culturelle
41:25et de résistance intellectuelle.
41:27Elle devient
41:28un moteur indispensable
41:29de la démocratisation
41:30des savoirs
41:31et de la souveraineté culturelle.
41:33On va en parler
41:34ce soir avec
41:34Rabia Amarouch.
41:36Vous êtes éditrice,
41:39fondatrice
41:40de la maison d'édition
41:41Africa Mood
41:42qui est axée
41:43aussi orientée
41:44sur la publication
41:45de la réédition
41:46d'auteurs africains
41:48ou en tout cas
41:49de tous les textes
41:49liés à l'Afrique
41:50de près ou de loin
41:51ou au continent.
41:53Merci d'avoir accepté
41:54cette invitation tout d'abord.
41:56Merci à vous, Myriam,
41:57pour ce sujet.
41:59Quand on parle aujourd'hui
42:00de réédition,
42:01justement,
42:04des fois,
42:05il y a des distinctions
42:05à faire
42:06parce qu'on a l'impression
42:07qu'il suffit
42:07juste de réimprimer
42:09un texte
42:09qui existe déjà
42:10mais souvent,
42:12c'est tout un travail,
42:14c'est un texte
42:15qui est plus étoffé,
42:16il y a des modifications
42:17qui sont faites.
42:18Alors, parlez-nous
42:19d'abord du terme.
42:20Quand on parle
42:20de réédition,
42:23de quoi parle-t-on
42:23exactement ?
42:25Une réédition,
42:26en fait,
42:27c'est une possibilité
42:30de publier
42:31le même livre
42:33qui a été publié ailleurs
42:35dans un autre territoire.
42:37Ça peut être
42:38le territoire africain entier,
42:40ça peut être
42:41juste le Maghreb,
42:43ça peut être un pays
42:44et donc,
42:45c'est en fonction
42:46de la négociation
42:48et de la distribution
42:49de la diffusion
42:50de l'éditeur
42:50qui demande le titre
42:53et l'idée,
42:54c'est en fait
42:54c'est de reprendre
42:55ce titre
42:57et d'en faire
42:57une édition locale.
42:59Qu'est-ce que ça veut dire
42:59une édition locale ?
43:00C'est-à-dire
43:01qu'on va faire
43:03un format,
43:04une couverture,
43:06un accompagnement,
43:08quatrième de couverture,
43:09tout ce qu'on appelle
43:10le paratexte,
43:11tout ce qui présente
43:12le texte à un public,
43:13ça va être fait
43:14par l'éditeur local,
43:16adapté.
43:16Il y a possibilité aussi
43:18parfois d'adapter
43:19le texte à l'intérieur
43:20sur certaines modifications,
43:21mais très légères,
43:22on n'a pas le droit
43:23de chambouler
43:23tout le texte.
43:25Mais peut-être aussi
43:26plus étoffé
43:27et du coup là
43:28c'est un complément.
43:30Et possibilité aussi
43:32d'avoir peut-être
43:35une préface,
43:36une postface
43:36de l'auteur
43:37qui serait destinée
43:38à ce public précisément
43:39ou une préface
43:41de quelqu'un
43:41qui est de ce pays
43:42ou de ce territoire
43:43pour présenter
43:44ce texte au public local.
43:46Donc il y a
43:46toutes ces possibilités.
43:47Mais quand on fait
43:48un contrat de cession
43:49de droit,
43:50c'est ce qu'on appelle
43:50la cession de droit,
43:51c'est-à-dire l'éditeur original
43:52qui est par exemple
43:52à Paris, à Londres
43:53ou à Berlin,
43:54je ne sais pas,
43:55il va céder les droits
43:56pour un territoire
43:57à un éditeur au Maroc,
43:58par exemple Africa Mood.
44:00Dans ce cas-là,
44:00en fait,
44:01l'éditeur européen,
44:03il va dire
44:04à l'éditeur local
44:05dans le contrat
44:06vérifier que le texte
44:07est adapté au contexte.
44:09S'il y a des passages
44:10ou des choses
44:10qui ne sont pas adaptées,
44:11il faut voir aussi
44:12avec l'auteur.
44:13Donc il y a
44:13des possibilités aussi
44:14d'adaptation.
44:16Mais tout se fait
44:17en fait
44:18en travaillant
44:19avec l'éditeur original
44:20et avec l'auteur lui-même.
44:22Et pourquoi
44:23certains auteurs,
44:24justement,
44:25écrivains africains,
44:27décident
44:28de publier
44:29d'abord
44:30ailleurs ?
44:31C'est pour avoir
44:32plus de visibilité
44:33ou plus de légitimité
44:35peut-être
44:36à l'international ?
44:37Oui,
44:37parce qu'en fait
44:38c'est un accès
44:39plus facile
44:40à une scène
44:41internationale.
44:43Parce qu'il faut
44:45admettre
44:46qu'en tant
44:46qu'éditeur africain
44:48on n'a pas
44:48cet accès
44:48à la scène mondiale.
44:50Que ce soit
44:50au niveau
44:51de la diffusion
44:51ou de la distribution
44:52ou aussi
44:53de la médiatisation
44:54ou de la visibilité.
44:56Donc forcément
44:56quand on passe
44:57par un éditeur européen
44:58on a plus de visibilité,
44:59on touche
45:00à un public
45:00beaucoup plus large
45:01et c'est le choix
45:03qui est souvent fait
45:04par des auteurs
45:04et ça se comprend
45:05très bien
45:06donc c'est normal.
45:08Après il y a aussi
45:08beaucoup d'auteurs
45:09qui sont publiés
45:09en Afrique
45:10par des éditeurs
45:11en Afrique
45:12mais qui restent
45:14puisque les livres
45:15ne circulent pas
45:15beaucoup sur le continent
45:16ils sont souvent
45:17circonscrits
45:18à un territoire
45:18un pays.
45:19Il y a des célébrités
45:20dans chaque pays africain
45:22mais on ne les connaît pas
45:23parce que justement
45:24ils n'ont pas cet accès
45:25à l'international
45:26et c'est pour ça
45:27que beaucoup d'éditeurs
45:28éditent
45:29par des grandes maisons
45:30d'édition internationale.
45:31Mais nous
45:31en fait le but
45:33justement
45:33des rééditions
45:34de sessions de droit
45:35c'est de rendre
45:37ces auteurs
45:38accessibles
45:39au public africain
45:39parce qu'être publié
45:41à l'international
45:42ne signifie pas
45:42être disponible en Afrique.
45:43c'est ça le paradoxe
45:45alors qu'on parle
45:46de l'Afrique
45:47justement
45:47et que le public premier
45:49qui sera intéressé
45:50par les sujets
45:51abordés par ses auteurs
45:52ce serait le public africain.
45:53Et dans quelle mesure
45:54justement la réédition
45:55d'auteurs africains
45:57par des maisons
45:58d'édition africaines
45:59constitue un levier
46:01aujourd'hui fondamental
46:02de démocratisation
46:03du savoir
46:05culturel
46:05également
46:08aussi accessibilité
46:09en termes de distribution
46:10sur le continent
46:11mais également
46:12au niveau économique.
46:14Oui tout à fait
46:15en fait c'est
46:15l'objectif aussi
46:16de cette édition locale
46:18de cette réédition locale
46:19c'est de rendre
46:20le livre aussi
46:21accessible
46:22en termes de prix
46:24de prix du livre
46:25c'est-à-dire que
46:26les livres qui viennent
46:27souvent importer
46:28de l'étranger
46:29sont chers
46:29parce qu'il y a des taxes
46:30parce que le prix
46:31il est déjà élevé
46:32par rapport au niveau
46:32socio-économique
46:34de nos lecteurs
46:35et le fait
46:36de faire une édition locale
46:38ça permet
46:38d'adapter le prix
46:40au pouvoir d'achat
46:42de nos lecteurs
46:43donc ça c'est très important
46:44c'est l'objectif
46:45de ces éditions
46:46et beaucoup d'éditeurs
46:47et d'auteurs
46:47sont conscients
46:48aujourd'hui
46:48de cet enjeu
46:50d'où le fait
46:51que en fait
46:51ce genre de coopération
46:53se développe
46:54de plus en plus.
46:56Il y a aussi
46:57le fait
46:57de la proximité
46:58par exemple
46:59si je publie
47:00un auteur
47:01africain
47:02qui a été publié
47:02chez Gallimard
47:03ou Grasset
47:04ou un autre éditeur
47:06et que je le publie
47:07au Maroc
47:07en Afrique
47:08je vais organiser
47:09des rencontres littéraires
47:10ici
47:11il va accéder
47:12en fait
47:12à des salons littéraires
47:13ici
47:13avec la disponibilité
47:15du livre
47:16il va avoir accès
47:17aussi à notre système
47:18de promotion
47:19de médiatisation
47:21et c'est ce travail-là
47:22aussi au niveau local
47:24qui est important
47:25pour les auteurs
47:25et pour le livre
47:26et c'est cette proximité
47:28aussi que permet
47:29cette réédition
47:30locale des livres
47:31alors j'insiste aussi
47:33sur le fait
47:34que la possibilité
47:36en tout cas chez nous
47:36chez Africa Mood
47:37notre catalogue
47:38il s'est beaucoup développé
47:39depuis le début
47:40sur cet axe
47:41de rendre accessibles
47:43ces auteurs
47:43ces célébrités
47:44en fait internationales
47:46à notre public
47:47marocain et africain
47:48et ce dispositif
47:50il a été accompagné
47:51souvent par
47:52des dispositifs
47:53d'aide
47:54de l'Institut français
47:54du Maroc
47:55et de Paris
47:56qui sont là
47:57pour en fait
47:58accompagner
47:59sur le plan économique
48:00l'achat des droits
48:01la traduction
48:02donc on va en parler
48:02peut-être
48:04et donc ça
48:04c'est une possibilité
48:06pour aussi pouvoir
48:07baisser le prix du livre
48:08donc c'est ces dispositifs
48:11d'accompagnement
48:12qui permettent aussi
48:13de rendre possible
48:14cette réédition
48:16de ces célébrités
48:18chez nous
48:18au Maroc
48:19et en parlant d'accessibilité
48:20avant d'aller plus loin
48:21justement
48:22vous avez abordé
48:23la traduction
48:23qui est aujourd'hui
48:25également importante
48:27il faut traduire
48:29ces textes
48:29ou est-ce qu'il faut
48:30les garder
48:31sous leur forme
48:32on va dire
48:33originelle ?
48:34alors pour nous
48:35dans notre politique
48:36éditoriale
48:36chez Africa Mood
48:37on est pour la richesse
48:38et la diversité linguistique
48:39donc ça c'est notre axe
48:41éditorial
48:41depuis toujours
48:43et la traduction
48:44pour nous
48:44est très importante
48:45c'est
48:46on cherche toujours
48:47la possibilité
48:48de proposer le livre
48:49en plusieurs langues
48:50d'abord la langue
48:51originale
48:52dans laquelle
48:52il a été écrit
48:53généralement le français
48:54et ensuite
48:55on le traduit
48:56vers l'arabe
48:56donc on a traduit
48:57le Rhinoceros d'Or
48:58de François-Xavier Fauvel
48:59Jacques Aranda
49:00de Gaël Fay
49:01près Renaudot
49:03le convoi
49:04de Biata Armumbi
49:05MRS
49:06qui est sorti aussi
49:08donc chez Africa Mood
49:09en français
49:09et bientôt en arabe
49:11et donc
49:12on est dans cette démarche-là
49:13pour toucher
49:14les deux publics
49:16parce qu'on est un pays
49:16où on a une richesse
49:19linguistique
49:20même si
49:20il faut savoir aussi
49:22qu'au Maroc
49:22les publications
49:23selon les chiffres
49:24et les statistiques
49:25sont à 80% en arabe
49:27donc on a quand même
49:28un énorme public
49:29de lecteurs arabe
49:30donc il faut leur proposer
49:31aussi ces titres en arabe
49:33donc la traduction
49:34est une nécessité
49:35ah oui oui
49:35c'est très important
49:36de traduire
49:37non seulement de proposer
49:39et c'est là qu'en fait
49:40le travail de l'éditeur local
49:42est un travail
49:43aussi
49:44une grosse responsabilité
49:45au niveau du choix
49:47du choix de qu'est-ce qu'on va mettre
49:48dans les catalogues
49:49parce qu'on n'est pas là juste
49:49pour exporter des catalogues étrangers
49:51on choisit en fonction
49:53de notre ligne éditoriale
49:54et en fonction des besoins
49:56de nos lecteurs
49:57et des textes
49:58qui sont adaptés
49:59à notre contexte culturel
50:00et à nos besoins
50:02en termes d'édition
50:03par exemple
50:03je donne un exemple
50:04pour la jeunesse
50:05nous développons aujourd'hui
50:07aussi chez Africa Mood
50:08un partenariat
50:09avec le Polish Book Institute
50:11donc
50:12qui est l'institut polonais
50:13parce qu'on a repéré
50:16des titres
50:17de jeunesse
50:18qui sont très intéressants
50:19au niveau
50:20de
50:21pédagogique
50:21c'est-à-dire
50:22ils ont des livres
50:23illustrés
50:24et pédagogiques
50:25sur un certain nombre
50:26de sujets
50:26universels
50:27qui intéresseraient
50:28le public marocain
50:29la gestion des émotions
50:30la colère
50:31la mémoire
50:31comprendre le corps
50:33aussi
50:34la question
50:34des écrans
50:35le numérique
50:36et donc
50:37la lecture de ces textes
50:38on a trouvé
50:39qu'ils étaient très bien faits
50:40très bien illustrés
50:41très bien adaptés
50:42aux jeunes
50:43et ils peuvent très très bien
50:44intéresser notre public
50:45et il y a un besoin
50:46dans ce domaine-là
50:48et donc
50:48on fait la démarche
50:50pour cette coopération
50:51internationale aussi
50:52avec la Pologne
50:53pour avoir
50:54ces titres-là
50:54dans notre catalogue
50:55donc c'est nous
50:56nous qui choisissons
50:57en fait
50:57et les dispositifs
50:59sont là
50:59dans un second temps
51:00pour l'accompagnement économique
51:01et justement
51:02puisqu'on est en train
51:03de parler de votre catalogue
51:04pour les deux dernières minutes
51:05qu'il nous reste
51:06ce serait bien
51:06de nous intéresser
51:07à cette rentrée littéraire
51:08on est en septembre
51:09et du coup
51:10plusieurs nouveautés
51:11attendues
51:12j'imagine
51:13quels sont les titres
51:14qu'on peut retrouver
51:14chez vous ?
51:16alors la rentrée littéraire
51:17du printemps
51:19au Maroc
51:20elle est
51:21en train de se mettre en place
51:23c'est pas une tradition
51:24marocaine
51:24il faut le dire
51:25nous on a plutôt
51:26une rentrée de printemps
51:27en fait les éditeurs
51:29souvent
51:31ils programment
51:32leurs nouveautés
51:32et leurs titres
51:33souvent par rapport
51:34au salon du livre
51:35de Rabat
51:35et donc nous avons
51:36déjà une grosse vague
51:37de nouveautés
51:38de publications
51:39qu'on a présentées
51:40au salon du livre
51:40en mai dernier
51:41à nos publics
51:43donc le rhinocéros d'or
51:44le rhinocéros d'or
51:45le convoi
51:45et tant d'autres vies
51:46de Del Salamem Darri
51:47le rhinocéros d'or
51:48qui est de
51:49de François-Xavier Fauvel
51:51qui est académicien
51:52et justement
51:53et que vous recevez
51:55le 3 octobre
51:56j'en profite
51:56pour viser cette date
51:57bien sûr
51:57oui donc
51:58François-Xavier Fauvel
52:00il sera là le 3 octobre
52:01en dédicace
52:02à la librairie
52:03Livre-moi
52:03de Rabat
52:04donc c'est ce qu'on nous essaye
52:06on sait quand on prend
52:07un livre
52:07on le traduit
52:08on le réédite
52:09on profite toujours
52:11pour aussi
52:12rapprocher l'auteur
52:13et le texte
52:14de notre public marocain
52:16donc venez le 3 octobre
52:17à la librairie Livre-moi
52:18pour rencontrer
52:19François-Xavier Fauvel
52:20autour du rhinocéros d'or
52:22très bien
52:22et évidemment
52:23nous avons d'autres publications
52:24là qui vont arriver
52:25en octobre
52:26Jacques Aranda de Gaël Fay
52:27et puis
52:28Jaïli Amado Amal
52:29qui est pré-goncourt
52:31des lycéens
52:31nous avons signé
52:33pour 4 titres
52:33de Jaïli Amado Amal
52:34dont le tout dernier
52:35qui s'appelle
52:36Espoir
52:37publié chez Emmanuel Collas
52:38en France
52:39et donc ça sera
52:40notre prochaine publication
52:41bientôt au Maroc
52:43on a hâte de découvrir
52:44tout ça
52:45merci à vous
52:45Rabbi Amaru
52:46c'était un plaisir
52:47de vous avoir avec moi
52:48ce soir
52:48et de discuter
52:49de l'édition
52:51de la réédition
52:51et puis de votre
52:52catalogue également
52:54merci beaucoup Amri
52:55merci
52:56et bonne rentrée
52:58merci
52:59merci
52:59c'est la fin d'ambité culture
53:01pour ce soir
53:01très bonne soirée à vous
53:13Sous-titrage Société Radio-Canada
53:13Sous-titrage Société Radio-Canada
53:19Sous-titrage Société Radio-Canada