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  • il y a 6 semaines
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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00:00Il est midi, nous sommes dimanche, nous sommes surtout en direct sur CNews pour 100% Active.
00:05Bonjour à tous et très heureux de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité.
00:10Je vous propose nos thématiques et je vous présente nos invités dans une poignée de seconde.
00:13On est déjà un petit peu en retard, il est midi 1, on retrouve Augustin Donadieu, c'est l'heure
00:17du journal de la rédaction.
00:18Bonjour Augustin.
00:18Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:20On commence ce journal par cette maison soufflée par une explosion à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.
00:25C'est une fuite de gaz qui aurait entraîné cet accident.
00:28Un enfant de 2 ans est décédé, 7 personnes ont également été blessées, 2 d'entre elles sont en urgence
00:34absolue.
00:35Les corps de 2 pêcheurs bretons emportés dans le naufrage d'un chalutier ont été retrouvés.
00:41Le bateau avait coulé le 29 août dernier au large des côtes britanniques.
00:46Un autre navire avait pu secourir 3 des 5 membres de l'équipage.
00:50A l'étranger, les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff sont attendus à Kiev aujourd'hui,
00:55une première depuis le début de leur médiation.
00:58Ils ont rencontré hier Vladimir Poutine avec lequel ils ont échangé durant 3 heures.
01:02Ils doivent dorénavant formuler leur proposition à Volodymyr Zelensky pour mettre fin à la guerre.
01:07A l'occasion de ces nouveaux pour parler, Vladimir Poutine a décrété une cessation des frappes sur Kiev pour 3
01:11jours.
01:12Et Volodymyr Zelensky a lui annoncé un arrêt des attaques visant Moscou pendant la même période.
01:17Le volcan Anak Krakatoa est entré en éruption en Indonésie.
01:22En conséquence, 6 aéroports ont été fermés, dont celui de Jakarta.
01:26Après la dispersion de cendres volcaniques dans l'espace aérien, plus de 200 vols et plus de 20 000 passagers
01:34sont affectés.
01:3516 vols internationaux ont notamment été annulés.
01:38Le volcan situé entre Java et Sumatra a connu plusieurs éruptions depuis samedi.
01:43Et Julien, on connaît le visage de la plus belle femme du monde.
01:46C'est Joéry Mola-Dominguez, Miss République Dominicaine.
01:51Elle a été élue hier à l'élection de Miss Monde, organisée au Vietnam.
01:54Elle a 24 ans.
01:55Elle est professeure de littérature et de sciences sociales.
01:58La France, représentée par Indira Ampio, Miss France 2023, terminée dans le top 12.
02:03Et vous le savez, dans cette élection, si on n'est pas dans le top 3 sur le podium, on
02:07ne connaît pas son classement précis.
02:09Merci pour ces informations.
02:11Bravo à toutes ces Miss qui ont fièrement représenté les couleurs de leur nom.
02:15Merci Augustin, on se retrouve tout à l'heure.
02:18Pour un nouveau point sur l'actu, Olivier Vivel nous accompagne aujourd'hui, spécialiste des radicalités.
02:22Merci cher Olivier d'être là.
02:23Rodolphe Carr, journaliste et séiste également.
02:26On va parler, on va revenir sur ce discours de Jean-Luc Mélenchon.
02:28Vous avez suivi hier sur CNews, pas mal de polémiques à décrypter.
02:33On reviendra et on sera en direct de Ceuta, puisque vous savez que cette crise qui dure depuis plus d
02:37'un mois
02:37est loin d'être réglée sur place et on pourrait craindre de nouvelles arrivées de migrants sur place.
02:43Mais d'abord, cette image en direct.
02:44On part pour Lille, Lille où on retournera, pour revenir sur le discours de Jean-Luc Mélenchon.
02:48Mais d'abord, la colère des policiers, avec un des policiers qui est avec nous en direct.
02:53Bonjour Monsieur Jérôme Moisan, secrétaire général adjoint du syndicat Unité Police.
02:58Les syndicats de police sont de nouveau mobilisés.
02:59Les forces de l'ordre vont se faire entendre en marge de cette grande braderie de Lille
03:03où vous vous trouvez, Monsieur aujourd'hui, mécontent de votre rencontre,
03:07à laquelle vous avez personnellement participé d'ailleurs cette semaine, vendredi,
03:10avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, pour discuter notamment de questions budgétaires et de moyens.
03:14Il y a une forte mobilisation, Jérôme Moisan, qui est prévue d'ores et déjà à Paris le 15 septembre.
03:18Pourquoi êtes-vous rassemblés à Lille cet après-midi ?
03:23Parce que les policiers sont en colère et par tous les moyens,
03:26on doit trouver les occasions de donner de la visibilité à la colère de mes collègues.
03:31On a été reçus par le ministre de l'Intérieur vendredi, il nous a fait une présentation du budget
03:35et en fait, il nous a fait des déclarations qui étaient toutes attendues.
03:39En fait, il a amené à bien les dispositions du protocole signé en 2022
03:43et qui se termine en 2027 avec Gérald Darmanin, mais rien d'autre.
03:48Alors que depuis deux ans maintenant, à l'occasion à peu près des JO,
03:53on nous avait laissé entendre qu'il n'y avait plus d'argent dans les caisses,
03:57que la situation budgétaire était catastrophique.
04:00Nous, on avait su l'expliquer à nos collègues dans les services
04:02qu'il faudrait être patient pour avoir de nouvelles dispositions,
04:05de nouvelles revalorisations salariales,
04:06parce que l'argent n'était pas suffisamment présent dans les caisses.
04:11Et en fait, on a appris que nos cadres supérieurs, nos commissaires,
04:15allaient, eux, profiter d'une réforme qui allait leur amener une revalorisation,
04:19un minima de 150 euros.
04:21Et donc, quand il n'y a pas d'argent et qu'on doit se serrer la ceinture,
04:25nous, ce qu'on attend dans la police, c'est que les cadres supérieurs montrent l'exemple.
04:29Qu'est-ce que vous dites ?
04:30Que le premier flic de France ne vous comprend pas, ne vous entend pas ?
04:36Clairement, il n'a pas bien compris notre colère,
04:38il n'a pas bien compris nos attentes.
04:40Nous, on peut bien comprendre qu'il y ait besoin de reconnaissance envers les policiers,
04:44mais elle doit aller envers tous les policiers,
04:46à commencer par ceux qui font la police,
04:48ceux qui sont sur le terrain, qui sont le plus exposés aux risques.
04:50Le métier n'a jamais été aussi dur,
04:52il n'y a jamais eu autant d'agressivité envers les policiers.
04:54Les violences et les blessés par l'occasion d'un tiers,
04:57c'est-à-dire des agressions envers les policiers,
04:59sont toujours plus nombreuses.
05:00Nos collègues d'investigation sont sous l'eau.
05:01L'affaire Liana a appuyé encore davantage sur leur tête.
05:04Et à ce moment-là, on nous explique qu'on va continuer comme ça
05:06et qu'on va regarder nos chers étants de patrons prendre 150 balles de plus.
05:10Ce n'est pas possible, ce n'est pas tenable.
05:12Je rappelle à nos téléspectateurs que cette réunion à laquelle vous avez participé,
05:15je le rappelle également à Beauvau,
05:17on portait donc sur, et vous le mettez en avant,
05:19cette revalorisation notamment de la prime de risque des policiers
05:22qui n'a pas été augmentée, je l'ai noté, depuis 2019.
05:25Ça fait 7 ans que vous attendez.
05:27En fait, si je résume, comme dans beaucoup de secteurs,
05:30cette impression de ne pas être considéré,
05:32de ne pas être rémunéré à la hauteur du travail qui est fourni par vous
05:35et toutes les forces de l'ordre ?
05:40Les suggestions des policiers sont toujours plus nombreuses,
05:42les missions toujours plus variées et encore une fois toujours plus dangereuses.
05:45Donc en fait, ce qu'on attend, c'est effectivement de la reconnaissance.
05:47Et le meilleur moyen encore qu'on connaisse pour reconnaître l'implication des agents,
05:52c'est la fiche de paye.
05:53Et donc on attend effectivement qu'il y ait une action sur leur fiche de paye.
05:56Vous parlez de l'indemnité suggestion spéciale, c'est la prime de risque des policiers.
06:00C'est sûrement la ligne qui permet de démontrer cette reconnaissance
06:03et cette implication toujours plus délicate.
06:05Donc on attend effectivement une revalorisation de cet ISSP.
06:08Mais pas que, parce que depuis la succession des réformes de retraite,
06:13les policiers, comme tous les salariés français, ont 5 ans et demi de plus à faire.
06:16Et nous, on profite d'une bonification dite du cinquième pour pouvoir partir plus tôt.
06:20On attend son déplafonnement parce que les policiers n'ont quasiment plus d'avantages
06:24par rapport à ces réformes de retraite successives et partent de plus en plus tard.
06:30Et pourtant, le métier ne permet pas à des collègues, avec les cheveux gris,
06:33avec les yeux ridés, de pouvoir continuer à travailler sur le terrain.
06:35On a besoin de 109, on a besoin de renouvellement.
06:38Et ce déplafonnement de la bonification du cinquième pourrait permettre de le faire.
06:42Et un dernier mot, c'est vrai que pour avoir du 109, pour reprendre vos propos,
06:46pour voir des gens avoir cette vocation, des jeunes policiers en devenir, avoir cette vocation,
06:51c'est sûr qu'on peut se dire, pour un salaire comme celui-là, est-ce que j'ai envie
06:55de vivre ça ?
06:56Est-ce que j'ai envie de me faire agresser à tous les coins de rue ?
06:59Qu'un simple refus d'obtempérer finisse en drame ?
07:03Que je sois mobilisé 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour des pacotilles, finalement ?
07:10Et que je sois dépaysé, parce que ce sont souvent des collègues provinciaux
07:14qui sont candidats au concours et qui se retrouvent à bosser en Ile-de-France
07:16sans avoir aucune perspective de retour, parce que là aussi, il y aurait tellement à dire
07:20sur les 10% de blocage de mutation qu'a voulu Gérald Darmanin à l'époque
07:23et que personne ne souhaite enlever alors qu'on a passé les JO.
07:27Oui, il y a encore une fois plein de suggestions qui font que c'est difficile d'être flic
07:31et que je ne vois pas comment, avec l'émargement qu'il y a en bas de la fiche de
07:35salaire,
07:36les jeunes pourraient avoir envie de faire campagne.
07:38Merci Jérôme Moisan, secrétaire général national du syndicat Unité Police,
07:45pour être très précis, mobiliser avec vos collègues du côté de la Grande Braderie de Lille.
07:51Tout a été dit ou presque par ce policier, Olivier Vielle,
07:55le seul pas de côté que l'on peut faire, c'est à l'image d'une société, d'une
07:59nation,
08:00quand nos forces de l'ordre sont en colère et se sentent déconsidérées,
08:04comme c'est le cas aujourd'hui.
08:05Ça dit beaucoup de choses également de notre État et du rapport à nos fonctionnaires.
08:11Oui, ça dit beaucoup de choses et ça dégocie beaucoup de choses.
08:13La question budgétaire dit beaucoup de choses, des priorités qu'on accorde
08:16sur 100 euros de dépenses publiques.
08:18Police et justice, c'est que 6 euros.
08:20Donc il y a un moment où effectivement, quand on voit toutes les missions qu'on leur donne,
08:25toutes les difficultés qu'on a sur les questions régaliennes,
08:28je pense qu'effectivement, s'il y a un endroit où il faut vraiment qu'on mette la main à
08:31la patte,
08:31c'est sur les missions régaliennes de la police et de la justice.
08:33Nous avançons dans ce 100% actus.
08:36Plusieurs milliers de personnes, 12 000 selon les organisateurs,
08:39ont accueilli Jean-Luc Mélenchon comme une rockstar hier à la Grande Braderie de Lille,
08:43leader insoumis qui a déroulé ses propositions pour 2027,
08:46qui a bien évidemment attaqué le Rassemblement national.
08:49On l'entendra dans un instant d'ailleurs.
08:50Mais d'abord la colère de certains exposants de la Braderie de Lille
08:54qui n'ont pas vécu ce moment dans les meilleures conditions,
08:56des exposants parfois très en colère et victimes d'incivilité
09:00de la part de certains militants insoumis.
09:03Pendant ce meeting hier, les explications sur place de Félix Perrolas.
09:08Nous sommes dans le centre-ville de Lille, en plein cœur de la Braderie.
09:11Et vous le voyez, cette scène qui a été installée pour le discours de Jean-Luc Mélenchon.
09:16En ce moment, il y a des tables rondes de la France insoumise.
09:18Et puis, il y a ces stands de la Braderie qui sont installés juste devant la scène.
09:24Ce qui a posé problème, c'est qu'hier, lorsque les sympathisants,
09:27les militants de la France insoumise sont arrivés pour assister au discours de Jean-Luc Mélenchon,
09:32il y a eu un amas de personnes autour des stands.
09:35Les commerçants nous ont rapporté quelques incivilités.
09:39Une d'entre elles a vu un de ces objets cassés,
09:42car les militants essayaient d'aller dans les stands pour obtenir des places.
09:46Je vous propose de les écouter.
09:48Les gens ont commencé à traverser nos stands.
09:50Il y a eu un amas de personnes.
09:51On a dû bloquer notre stand parce qu'on a des objets de valeur
09:54pour pas qu'il y ait de la casse, du vol ou quoi que ce soit.
09:56On a essayé de faire les choses au mieux.
09:58Après, il y a eu beaucoup trop de monde.
09:59Il y a eu de la casse.
10:00On a dû faire entrer des personnes dans le bâtiment qui faisaient des malaises.
10:04On s'est fait malheureusement insulter.
10:06On s'est fait humilier de propos pas très très fun.
10:09Parce qu'on vendait ici, il y a eu trop peu de sécurité.
10:12Il y a eu une ambulance qui est passée.
10:13L'ambulance, elle a été huée.
10:15Alors, on ne sait pas pourquoi.
10:16Selon les insoumis, 12 000 militants étaient présents.
10:20Et puis, les visiteurs ne comprennent pas pourquoi il y a des discours politiques
10:24dans une braderie qui se veut apolitique et apartisane.
10:28Les insoumis, 12 000 militants étaient présents.
10:32Et puis, les visiteurs ne comprennent pas pourquoi il y a des discours politiques dans...
10:36Bon, petite erreur de montage, comme on dit dans le jargon.
10:40On a compris en tout cas que ce mélange des gens, Olivier, il a provoqué de la casse.
10:45Est-ce que c'est la responsabilité de la France insoumise ?
10:47Est-ce que c'est la responsabilité des organisateurs de la braderie ?
10:51En tout cas, c'est déplorable parce que ces exposants, ils sont phagocytés finalement par un meeting politique.
10:55Mais effectivement, on voit qu'il y a eu la même volonté au moment de la fête de la musique
10:59de LFI
11:01de s'installer dans des événements populaires parce que pour eux, il y a cette volonté d'être au cœur
11:05de l'intime
11:06et de transformer l'intime, la fête, en événements politiques.
11:09Et donc là, on le voit.
11:10D'ailleurs, quand on dit 12 000 personnes, là, Jean-Luc Mélenchon était assez facile.
11:15C'est généreux, 12 000.
11:16Oui, parce qu'en fait, dans ces 12 000 personnes, il y avait aussi beaucoup de gens...
11:18On n'a pas selon la police, le fameux...
11:20Selon les organisateurs, on n'a pas selon la police.
11:22Il y avait les militants devant, mais il y avait aussi beaucoup de gens qui se sont retrouvés piégés et
11:25qui le disent
11:26parce qu'en fait, ils étaient dans des goulots d'étranglement.
11:29Ils voulaient simplement faire la braderie.
11:30Ils se sont retrouvaient dans un meeting et effectivement...
11:32Finalement, c'est un boulevard.
11:33Oui, parce qu'à la fin, il y avait des gens qui étaient simplement là pour la braderie.
11:37Donc effectivement, ce qu'on voit, c'est que Mélenchon veut être au cœur de ces dispositifs-là.
11:43Et ça, ça fonctionne, mais ça a forcément des vrais inconvénients pour les riverains
11:48et pour ceux qui étaient là simplement pour fêter la braderie de l'île.
11:52Rodolphe Carr, on va faire attention aux propos qui sont les nôtres.
11:54Je ne dis pas qu'il y a une violence inhérente à la France insoumise.
11:58Je rappelle pourtant qu'une partie de LFI est intimement liée, pourquoi pas, à la jeune garde,
12:04que la violence physique est un moyen d'expression privilégiée.
12:09Un commentaire sur ces incivilités, ces débordements qu'on a pu observer hier.
12:14En tout cas, Olivier a raison.
12:16On se souvient de cette scène à la fête de la musique.
12:18Là, on est vraiment, j'ai envie de dire, dans cette prise de position de l'espace public.
12:23On pourrait aussi mentionner, vous savez, les maillots bleu-blanc-rouge avec Floquet, Mélenchon derrière et 2027.
12:28Donc là, il y a vraiment une volonté de s'imposer dans l'espace public.
12:31D'ailleurs, c'est intéressant parce qu'hier, Jean-Luc Mélenchon attaquait ce meeting en disant que c'était un
12:36meeting populaire,
12:37que la braderie de Lille, c'était donc ces roturiers qui vendaient des objets.
12:41Bon, ben là, on voit que le côté populaire, malheureusement, place tout d'abord à la politique.
12:46Ensuite, concernant cette violence que vous avez qualifiée un peu d'inhérente, mais jamais directe, oui, totalement.
12:53Évidemment, si vous, comment dire, vous allez sur les places de marché et que vous avez des tracts d'autres
12:59partis politiques,
13:00vous avez des chances, possiblement, de vous faire attaquer, vous l'avez dit anciennement par la jeune garde,
13:05qui avait été reconstituée quasiment...
13:08Je ne vais pas dire attaquer, je vais dire souvent intimidée.
13:11Bien sûr, intimidée.
13:12Parce qu'il n'y a pas forcément d'actes physiques, de violences physiques, mais il y a une démonstration
13:16de force, souvent.
13:18Dans les universités, l'année dernière, rien que les militants de l'Uni ont porté plainte plus de 100 fois
13:24pour des agressions physiques.
13:27Donc, ça donne le niveau de l'agressivité des militants d'extrême-gauche sur les campus.
13:33Je me permets une petite digression avec vous.
13:35Je rappelle que vous étudiez beaucoup les formes de radicalité politique.
13:38On parle énormément, Olivier, et on a eu beaucoup de déclarations ces derniers mois,
13:43de leaders insoumis, de militants d'extrême-gauche,
13:46parler de désobéissance civile, de refus du résultat des urnes.
13:49Si jamais le RN venait à remporter cette élection,
13:52Balibagayoko a prononcé même le mot d'insurrection populaire.
13:57Est-ce qu'on peut dire que, et on le note en bas de l'écran,
13:59que l'ultra-gauche se prépare à cette présidentielle,
14:04que des actions de campagne sont d'ores et déjà prévues,
14:07que des actions coup de poing et que cette désobéissance civile potentielle,
14:10elle est déjà réfléchie, intellectualisée ?
14:12Elle est intellectualisée, elle a même déjà commencé,
14:15elle est expérimentée sur le terrain.
14:17Puisque depuis deux ou trois ans,
14:19le nombre, par exemple, de sabotages menés par l'extrême-gauche en France a augmenté.
14:24C'est les chiffres du ministère de l'Intérieur.
14:26On est à peu plus de, d'après les chiffres,
14:27plus de 193 sabotages d'ultra-gauche en 2025.
14:31Sabotage, ça veut dire quoi ?
14:32Sabotage, ça veut dire, ça va de pylônes de haute intensité qui sont tombées,
14:39ça va d'antennes 5G qui sont dégradées,
14:41ça va d'entreprises du secteur de l'armement qui ont été sabotées.
14:46Et par exemple, dans la région de Tours,
14:47on a eu plusieurs entreprises et ça a eu des dégâts de plusieurs millions d'euros.
14:52C'est les réseaux SNCF qui ont été dégradés dans le sud-est de la France,
14:56c'est les réseaux électriques, etc.
14:58Donc ces mouvements-là, on les a en France et d'ailleurs on les a aussi en Europe.
15:02Donc oui, il y a déjà des choses qui se passent.
15:04Question très simple.
15:05Nous sommes au lendemain du, je ne sais plus quel est le week-end du deuxième tour.
15:09Le 2 mai ?
15:10Nous sommes le 2 mai au soir.
15:12Symbolique d'ailleurs.
15:13Évidemment, politique-fiction.
15:14Marine Le Pen est élue présidente de la République.
15:16Est-ce qu'on sait déjà ce que prépare l'ultra-gauche ?
15:19On sait en fait.
15:19Je ne veux pas vous rassurer, mais en réalité, ça se passera même avant.
15:24Parce qu'en fait, déjà, pendant la campagne, l'ultra-gauche ne va pas attendre le jour des élections pour
15:29rejouer.
15:30Donc on a déjà une montée en puissance.
15:32Après, effectivement, il y a une possibilité.
15:34Quand Marine Tondelier dit qu'elle est pour la désobéissance civile et que la violence, elle ne connaît pas,
15:41mais qu'elle connaît des gens qui pourraient le faire.
15:43Quand elle dit ça, en fait, on sait vers qui elle tourne son regard.
15:47On a aujourd'hui un réseau de militants d'ultra-gauche qu'on appelle des autonomes
15:50qui sont passés de la désobéissance civile, eux, à l'action directe.
15:56Sabotage, agressivité.
15:57On a des réseaux antifa qui sont très présents sur les campus,
16:00qui sont très présents dans les villes, qui, eux, ont déjà montré leur capacité d'action violente.
16:03Et des liens avérés avec la France Insoumise, par exemple ?
16:06Les milieux antifa, oui, très clairement, puisque notamment la Jeune Garde est un mouvement clairement antifa.
16:11Et quand Jean-Luc Mélenchon commence son meeting en désignant, par exemple,
16:16Bardella comme un fasciste, en fait, il légitime l'action violente
16:20que pourraient amener ces mouvements de terrain.
16:23Justement, on va l'entendre Jean-Luc Mélenchon fustigeant les propositions
16:27notamment relayées par Jardin Bardella sur le voile.
16:30Mais un dernier mot là-dessus, sur ces radicalités, cette désobéissance civile,
16:33cette attitude anti-républicaine, je dirais, prévue et intellectualisée, théorisée à l'extrême-gauche.
16:39En fait, quand vous avez rappelé le mot de Balibagayoko, il parlait d'insurrection populaire.
16:43À chaque fois, ils mettent l'adjectif populaire pour absoudre.
16:47Raphaël Arnaud parlait d'autodéfense populaire.
16:49Je me souviens d'Antoine Léaumant aussi, qui revenait sur le soulèvement qu'on avait connu après Naël.
16:55Il parlait de soulèvement populaire.
16:56Donc à chaque fois, ils vont adjoindre cet adjectif qui va absoudre la violence
17:01parce que derrière, il y a la notion de légitimité.
17:04Ça, c'est fondamental.
17:04Pour eux, c'est une réaction et elle est légitime parce qu'elle est dite populaire.
17:09On le dit et on le répète, nous sommes à l'aube d'une campagne qui risque d'être ultra
17:13violente
17:14et pourquoi pas sans précédent dans la Ve République.
17:17Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé, qui s'est attaqué surtout à la proposition du Rassemblement National
17:22d'interdire le voile dans l'espace public.
17:24Écoutez-le.
17:26Je voudrais dire combien je forme le souhait que nous autres, les Français,
17:33nous donnions à voir au monde à cet instant autre chose qu'une inepte discussion,
17:39nous Français, sur le voile que l'on aurait ou non le droit de porter.
17:47Nous, les Français, qui avons payé par deux siècles et demi de guerre de religion
17:54entre catholiques et protestants, nous devons affirmer que plus jamais sur le sol de notre patrie,
18:01il n'y aura de guerre de religion.
18:04Je remercie Sarah Dorabi d'être avec nous, notre conseillère et amie journaliste européen.
18:10Sarah, merci d'être avec nous.
18:12C'est à la franco-iranienne que je m'adresse à travers cette thématique,
18:18évidemment à la jeune fille voilée que vous avez été dans votre enfance
18:23et qui a fui le régime des Mollahs, je me permets de le préciser à nos téléspectateurs.
18:28Parler de guerre de religion, Sarah, dans le contexte qui est le nôtre, est-ce bien raisonnable ?
18:35Eh bien, j'ai entendu, bonjour Julien, j'ai entendu concernant ce qu'a dit Mélenchon de revirement.
18:43En l'occurrence, il ne s'agit pas d'un revirement aussi, c'est un revirement, c'est un revirement
18:47organisé.
18:48Il sait très bien ce qu'il est en train de faire, il sait très bien que les fameuses archives,
18:52vous savez qu'on a vues, le montrant très critique vis-à-vis du voile islamique
18:57ou même quand il dit « t'as pas besoin de te déguiser en afghan »,
19:02eh bien, tous les défenseurs de la République et donc de la laïcité vont tomber sur ses archives,
19:10ressortir ses archives qui sont très embarrassantes pour lui.
19:14Qu'est-ce qu'il fait ? Il tire le premier.
19:16Ça rappelle, vous savez, cette phrase de Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand,
19:22dans la tirade du nez, quand il, pour affaiblir la critique de l'adversaire,
19:26dit « je me les sers moi-même et avec assez de verve, mais je ne permets pas qu'un
19:30autre me les serve ».
19:31C'est ce que Mélenchon fait, sauf qu'il n'a ni le courage de Cyrano de Bergerac,
19:38ni un quart du millième de son élégance d'esprit.
19:42En revanche, il faut lui reconnaître une chose, c'est qu'il a un opportunisme,
19:47un sens de l'opportunisme extraordinaire.
19:50Vraiment, il faut lui reconnaître, c'est un talent.
19:51Je pense que dans le dictionnaire opportunisme, il faudrait qu'il y ait la photo de M. Mélenchon.
19:58Et quand il dit qu'il a discuté avec des musulmanes pour changer d'avis,
20:02je l'invite à continuer à discuter jusqu'à ce qu'il tombe sur des musulmanes iraniennes,
20:06des musulmanes afghanes, pour avoir leur avis sur ce que c'est de porter le voile.
20:12Et surtout, qu'on ait choisi de porter le voile ou qu'on nous ait obligé le voile,
20:17qu'il aille continuer ces discussions et qu'il voie ce que ça fait une fois qu'on décide de
20:23l'enlever.
20:24Qu'est-ce qu'une afghane risque ? Qu'est-ce qu'une iranienne risque ?
20:27Il faut qu'il aille jusqu'au bout de cette discussion-là.
20:29Et qu'est-ce qu'on répond à ces...
20:31En effet, il y a des femmes, et c'est en cela que ce sujet porte à débat,
20:36parce qu'il y a des femmes en France qui portent le voile par contrainte,
20:38c'est une réalité, et d'autres par conviction, qui sont très bien intégrées.
20:43Je pense évidemment à un exemple que chacun a en tête,
20:45Madame Latifa Ibn Ziyaten, qu'on peut difficilement taxer d'islamisme
20:51ou de jouer contre le camp de la France.
20:53Bien au contraire, des femmes très intégrées à cette nation.
20:55Qu'est-ce qu'on leur répond ?
20:57On leur répond que précisément, c'est le jeu et les filles
21:02que de mettre dans le même sac les musulmans et les islamistes.
21:05Pour moi, les vrais islamophobes sont les amis de M. Mélenchon
21:11qui jouent sur ce concept-là de « Ah oui, mais alors il y en a qui sont très intégrés,
21:17vous les attaquez ». Pas du tout.
21:19C'est le tissu de propagande qui est le début de cette espèce de fil de l'islamisme
21:26qu'on va tirer jusqu'à ce que l'islam politique soit installé.
21:29Mais en soi, évidemment que ce n'est pas quand une femme décide de porter le voile.
21:36Moi, vous savez, quand je vois une femme de 60, 70, 80 ans,
21:40je me dis « Voilà, elle a grandi avec cette idée-là.
21:43Cette conviction-là, elle est déjà installée depuis très longtemps.
21:46Elle est habituée à ça. »
21:47Mais quand je vois des galimes de 14 ans, de 13 ans,
21:50évidemment que c'est de la propagande.
21:53Et en plus, elles sont récupérées, elles sont instrumentalisées.
21:57Sarah, je rappelle que le voile est interdit dans certains pays musulmans.
22:03Bien sûr.
22:04Est-ce que vous êtes de ceux qui disent « LFI, idiot-utile des frères musulmans » ?
22:11Mais complètement, comme ça a toujours été le cas.
22:13Vous savez, quand on a vu ce qui s'est passé en Iran
22:16avec l'arrivée de l'ayatollah Khomeini et le régime Samy,
22:20qu'est-ce qui s'est passé ?
22:21C'est l'extrême-gauche rejoint par la gauche et les intélos de gauche
22:25qui se sont dit « On va mettre des islamistes en place. »
22:29Ils sont complètement cons et après, on récupère le pouvoir.
22:33Sauf qu'ils se sont faits complètement tuer, dégager.
22:36Et donc, c'est toujours le problème de s'imaginer plus intelligent que l'autre.
22:42Donc, quand on pense qu'on va instrumentaliser des islamistes,
22:46ils n'ont pas idée de ce que c'est.
22:48Ils n'ont pas idée de ce que c'est.
22:49Parce qu'on peut, quand vous avez un parti politique qui est choisi,
22:54qu'on aime ou qu'on n'aime pas, même si c'est le RN dont vous parliez,
22:57même si c'est les extrémistes,
22:59quel que soit le parti qui arrive au pouvoir,
23:02c'est un parti politique en France qui arrive au pouvoir.
23:04En revanche, quand les islamistes arrivent au pouvoir,
23:08je peux vous dire qu'il n'y a pas de quinquennat qui tienne
23:10et il n'y a pas de début et de fin.
23:12Quand ils sont là, ils s'installent.
23:14Et ce danger-là, il faut que tous les Français le comprennent.
23:18Merci beaucoup.
23:18Merci, Sarah Doragui.
23:19C'était très clair, très clair de vous entendre, évidemment.
23:23Merci d'être avec nous.
23:25On marque une très courte pause.
23:26On se retrouve juste après.
23:27On ira à Ceuta en direct.
23:29La crise n'est toujours pas réglée sur place.
23:32Et on verra cela avec notre envoyée spéciale,
23:35Régine Delfour, qui est à Ceuta.
23:37A tout de suite.
23:39Sur le voile, il n'y a pas de...
23:40Nous sommes de retour à midi et demi.
23:42Un tout petit peu plus sur le plateau de CNews 100% actuel.
23:44Merci à tous les téléspectateurs de nous être fidèles.
23:47Olivier Vial, Rodolphe Card, toujours pour m'accompagner.
23:49Nous sommes plus d'un mois après le début de la crise migratoire à Ceuta.
23:53Situation n'est toujours pas réglée sur place.
23:55Et on ira en direct là-bas, dans cet enclave, dans quelques instants.
23:59Mais d'abord, abordons ce sujet par le prisme de Jordan Bardella.
24:02Décidément très présent à l'international cette semaine.
24:04Il donne une longue interview au quotidien espagnol El Mundo,
24:07dans laquelle il évoque cette crise de Ceuta,
24:09qu'il qualifie d'invasion migratoire.
24:11Il craint pour l'avenir de l'Europe.
24:13Interview fleuve, comme on dit.
24:15Fred Treyni, bonjour.
24:16Merci d'être avec nous depuis l'Espagne.
24:18Qu'est-ce qu'on en retient, après la traduction de l'interview d'El Mundo ?
24:24Écoutez, il fait la une d'El Mundo,
24:25ce journal de centre droit, plutôt libéral, plutôt conservateur,
24:28qui le présente comme le jeune phénomène de la politique française,
24:31qui a obtenu des résultats extraordinaires aux dernières élections,
24:34précise le journal.
24:35Alors, il est beaucoup question de crise migratoire dans cette interview,
24:39avec un Jordan Bardella qui fustige la politique migratoire de Pedro Sanchez,
24:43qui estime que l'Espagne ne doit pas venir la porte d'entrée de l'immigration illégale vers la France,
24:49et puis qui appelle, effectivement,
24:53qui compare cette crise migratoire à une invasion à Ceuta,
24:57en espérant que ces images qu'on y a vues ne sont pas le futur de l'Europe.
25:02Et pour cela, il dit qu'il faut renforcer les frontières,
25:05en notamment durcissant le dialogue avec les voisins et les pays d'origine.
25:10Il réclame une révision de l'espace Schengen,
25:13afin que la liberté de circulation ne s'applique qu'aux ressortissants de l'Union européenne.
25:18Et puis, et surtout, il s'interroge à savoir si cette crise migratoire
25:20ne sert pas d'armes diplomatiques, de chantage pour certains pays,
25:25pour déstabiliser leurs voisins européens, pour les envahir carrément.
25:28Et à ce titre, il réclame, parce qu'on révise la responsabilité du Maroc dans cette affaire.
25:34Ça coïncide justement avec un sondage du journal ABC Conservateur,
25:37où 79% des Espagnols pensent que le Maroc est responsable de cette crise.
25:41Attention, 66% pensent qu'il ne s'agit pas du tout d'une question migratoire,
25:45mais d'une question de sécurité nationale.
25:48Enfin, Jordan Bardella cite Jornia Meloni comme une source d'inspiration,
25:53parce que, dit-il, elle a su démontrer qu'un parti patriotique populaire peut arriver au pouvoir,
25:58peut convaincre les investisseurs et démontrer qu'il peut gouverner dans la stabilité,
26:03un modèle qu'il entend importer en France,
26:06évidemment en adaptant tout ça à la culture et à l'économie française,
26:10le jour où il serait premier ministre, si cela arrive un jour.
26:13Merci beaucoup pour ce décryptage, Fred Treini, depuis Madrid en Espagne.
26:17C'est vrai que cette crise de Céutat, elle cristallise beaucoup,
26:19beaucoup de questions sur cette invasion migratoire,
26:23que d'aucuns appellent en tout cas de ce vocable.
26:26Juste un ou deux extraits avant d'en dire un mot,
26:28de Jordan Bardella dans El Mundo, cette interview fleuve,
26:31donc je le disais parfaitement résumée par Fred Treini.
26:33Avant toute chose, j'ai été profondément marqué,
26:35comme beaucoup de gens, à commencer par le peuple espagnol,
26:37par les images de Céutat, terribles images de Céutat,
26:39qui montrent la submersion complète d'une frontière d'un pays de l'Union Européenne
26:43et la pression exercée sur l'une des portes d'entrée d'un pays de l'Union.
26:47Et puis une autre citation à vous d'entendre,
26:49ces images seront le futur de l'Europe si nous ne reprenons pas le contrôle dès maintenant.
26:54L'immigration n'en est au commencement, n'en est qu'au commencement du commencement.
26:59L'invasion migratoire comme une arme de déstabilisation,
27:01il en parle également et Fred nous l'a rappelé,
27:04et cette situation, pour le moment, dont ce qu'on voit ne sont que les prémices.
27:09Ça aussi, c'est une réalité.
27:11Oui, Jordan Bardella a tout à fait raison.
27:12Il faut appeler un chat à chat, comme disait Boileau, le fameux poète.
27:15C'est une invasion migratoire.
27:17Moi, je reprendrai tout à fait ce vocable.
27:19Et là où Jordan Bardella a doublement raison,
27:22c'est qu'en réalité, même les pays maghrébins
27:25sont en train de faire leur transition démographique.
27:29La bombe démographique, comme certains l'appellent,
27:31elle est en Afrique noire, on le sait,
27:32où on a des taux encore de fécondité,
27:34et justement, on a des très très grandes familles.
27:36Et là, dans les années à venir,
27:38c'est ici qu'elle va se constituer, on va dire,
27:41cette possible submersion migratoire de l'Europe.
27:43Et d'ailleurs, la gauche le sait parfaitement.
27:45Parce que, par exemple, dans les discours de Mélenchon,
27:47vous voyez la notion dorénavant de réfugiés climatiques.
27:50Vous voyez déjà un peu,
27:51entre un vieux continent européen
27:54qui est en train de faire sa transition démographique,
27:56et même qui est dans une difficulté
27:58de renouvellement des générations,
28:00et de l'autre côté de la Méditerranée,
28:01justement, cette jeunesse comme ça,
28:04qui demande qu'à venir, entre guillemets.
28:06Mais je pense qu'on ne met pas le point
28:09sur la situation de Ceuta
28:10sur trois points fondamentaux.
28:12Le premier, c'est qu'aujourd'hui,
28:13et je suis en train de lire le livre de Sarah Knafo,
28:16elle explique très bien.
28:17Notre modèle économique est immigrationniste
28:20et de consommation.
28:21Le fameux appel d'air.
28:22Voilà, exactement.
28:23Il n'est plus de production,
28:24et il n'est plus pour constituer
28:26nos propres travailleurs sur notre sol.
28:27Et d'ailleurs, Patrick Martin,
28:29en 2023, lors de l'adoption de la loi immigration,
28:31l'avait dit.
28:32Il avait dit, mais ce n'est pas nous,
28:33les patrons qui faisons un appel d'air,
28:35justement, à l'immigration.
28:36C'est notre modèle économique.
28:37Donc là, il faut toujours,
28:38quand on parle de l'immigration, à mon avis,
28:40venir sur la question économique.
28:42Et enfin, le dernier point,
28:43c'est que cette question
28:44de l'immigration légale et illégale,
28:46là aussi, c'est un homme de paille.
28:49On voit que les pays européens
28:50sont en train de durcir
28:51sur l'immigration légale très bien.
28:53En revanche, derrière,
28:54on les voit faire des accords,
28:55notamment par exemple l'Allemagne,
28:56avec le Kenya, avec la Géorgie,
28:58avec le Maroc.
28:59Donc j'ai un peu peur aussi
29:00qu'on essaye de faire passer
29:02la pilule de l'immigration
29:03aux peuples européens
29:04qui ont une contestation légitime
29:06en disant, ah, voyez,
29:07on va être dur sur l'immigration illégale.
29:08Mais par contre,
29:09l'immigration légale derrière,
29:10on continue d'ouvrir l'Iban.
29:11Alors qu'on voit
29:12que les populations européennes
29:13veulent durcir sur les deux aspects.
29:15Direction Ceuta,
29:16pour comprendre exactement
29:18la situation sur place,
29:19situation migratoire catastrophique.
29:21On le sait
29:22et on le déploie régulièrement.
29:23Régine Delfour pour CNews
29:25sur place.
29:26Bonjour, chère Régine.
29:27L'enclave espagnole
29:28sur les côtes marocaines
29:29est sous tension.
29:31Et ces tensions
29:32pourraient s'aggraver
29:33dans les semaines à venir.
29:34Dites-nous un peu
29:35le constat que vous faites sur place.
29:39Oui, bonjour Julien.
29:40Écoutez,
29:41nous sommes ici
29:42dans le plus grand campement.
29:43En fait,
29:44on est sur la plage
29:44d'Aile Trampoline.
29:45Et vous allez le voir
29:46sur les images
29:47donc de Timothée Forger.
29:49Ce campement,
29:50il est là
29:50depuis plus de cinq semaines.
29:51Vous voyez,
29:52il y a déjà une économie parallèle
29:53qui s'est installée.
29:54On les voit
29:55en train de marchander
29:56des vivres,
29:57des vêtements,
29:59il y a aussi
29:59des cigarettes.
30:01Donc,
30:01il y a ce point là
30:02où tout le long,
30:03en fait,
30:04ils viennent voir.
30:05C'est principalement
30:06des hommes.
30:06Ce sont principalement
30:07des hommes
30:07qui sont ici.
30:08Vous voyez,
30:09de l'autre côté de la route,
30:10il y a aussi
30:11des tentes
30:12qui sont installées.
30:12Ça veut dire
30:13que c'est un petit peu
30:14partout.
30:15Tout autour,
30:15il y a quand même
30:15des maisons,
30:16Julien.
30:17Donc,
30:17il y a des habitants
30:18qui ne peuvent pas sortir
30:19puisqu'on voit
30:20quand même
30:21des migrants
30:21qui sont quand même
30:22au niveau
30:22du pas de leur porte.
30:24Sur le pas de leur porte.
30:25Et on va vous montrer
30:27ces tentes.
30:28On va s'approcher,
30:29Julien,
30:29pour vous montrer
30:30un peu
30:31le campement,
30:32à quoi ça ressemble.
30:33Sur les images,
30:34Timothée va vous montrer.
30:35Vous allez voir,
30:36ce sont des habitations
30:38de fortune
30:39avec des bouts de bois.
30:41On a des bouts de bambou,
30:42on a des plastiques,
30:43du tissu,
30:45des cartons.
30:46Et ça,
30:46en fait,
30:46ça s'étend
30:47sur plusieurs centaines
30:48de mètres.
30:48Il y en a sur cette plage,
30:49il y en a derrière.
30:51C'est extrêmement conséquent.
30:53Pedro Sanchez parle
30:55de 3 000 personnes,
30:58des migrants
30:58qui seraient encore
30:59sur place.
31:01Les autorités locales,
31:02Julien,
31:02parlent plutôt
31:03de 10 000,
31:03sachant que
31:04la population ici
31:06à Ceuta,
31:06c'est à peu près
31:0782 000 personnes.
31:08Vous imaginez
31:09quand même l'importance.
31:10On est à près
31:10de 13 %,
31:11comme s'il y avait
31:1213 % de la population
31:13de Ceuta
31:14qui était sur cette plage.
31:15Et il y a un autre endroit
31:16près de la frontière.
31:17Alors là,
31:17ce sont des Marocains.
31:18Nous les avons vus.
31:19Ils sont enregistrés.
31:20Ils sont un petit peu
31:21en nombre moindre.
31:22mais ils sont aussi
31:24par terre,
31:25dans des tentes
31:26sur les conditions sanitaires.
31:28Vous imaginez,
31:29elles sont catastrophiques.
31:30Un petit peu plus haut
31:30et ce sont un campement
31:32où il y a des femmes.
31:33Il y a à peu près
31:33500 femmes et enfants
31:34qui sont là.
31:35Alors aujourd'hui,
31:36Julien,
31:36il y a une grande manifestation
31:38de la population
31:39de Ceuta
31:40puisqu'ils vont aller
31:40jusqu'à la frontière
31:42à pied.
31:42Ça représente
31:43à peu près 5 km
31:43parce que pour eux,
31:45il est hors de question
31:46de laisser faire.
31:47Ils sont là
31:48pour défendre la frontière
31:49puisqu'on parle aussi
31:50du 23 septembre.
31:52Puisque le 23 septembre,
31:53ce sont des élections
31:55législatives au Maroc
31:56et ils ont peur.
31:57Ils ont peur encore
31:57qu'il y ait une nouvelle
31:59catastrophe,
32:00une nouvelle crise migratoire.
32:02Régine,
32:02je me permets juste
32:03encore un petit mot
32:04avec vous
32:05parce que vous êtes sur place
32:05depuis quelques jours.
32:06Vous nous expliquez en effet
32:07que ce risque
32:08de nouvelle invasion,
32:10je le mets entre guillemets
32:11sur Ceuta,
32:12enfin il n'y a pas de guillemets
32:12à mettre pour la population
32:13sur place,
32:14pourrait bien arriver.
32:15Il y a ces manifestations,
32:16ces gens qui commencent
32:18clairement à ne plus pouvoir
32:20vivre décemment
32:21avec ces arrivées massives.
32:23Est-ce que vous avez
32:24le sentiment depuis quelques jours
32:25qu'une étincelle
32:26pourrait faire tout dégénérer
32:27sur place ?
32:30Oui,
32:31c'est pour ça d'ailleurs
32:32qu'il y a l'armée
32:33et la police
32:34qui circulent énormément
32:35au niveau de ces campements
32:37que beaucoup de migrants
32:39n'ont pas accès
32:40au centre-ville
32:40de façon à ce que la population
32:42soit un petit peu plus
32:43préservée
32:44puisque au début
32:44quand nous sommes arrivés
32:45avec Timothée
32:45nous étions un peu surpris
32:47de voir les enfants
32:48dans les rues et tout
32:49mais en fait
32:50tout ça,
32:51tout le centre-ville
32:51c'est un hyper-centre
32:52extrêmement réduit
32:53mais est complètement
32:55il y a comme un cordon
32:56par les forces de l'ordre
32:58donc pour les laisser vivre
33:00entre guillemets
33:01un petit peu tranquillement
33:02mais ce n'est pas tenable
33:04Julien
33:04donc c'est pour ça
33:05qu'on voit sans arrêt
33:06l'armée circuler
33:07les policiers circuler
33:09il y a des tensions
33:10ici les migrants
33:11nous disent
33:12qu'ils ne comprennent pas
33:12pourquoi les habitants
33:14de Ceuta
33:15sont racistes
33:15ne veulent pas d'eux
33:16on est temps de leur expliquer
33:18que la situation
33:18est très catastrophique
33:19et là les habitants
33:20de Ceuta
33:20se sentent totalement abandonnés
33:22ils nous le disent
33:22on est abandonné
33:23par Pedro Sanchez
33:24il faut vraiment
33:25qu'on arrive à se défendre
33:26c'est très clair
33:27et on comprend beaucoup mieux
33:28la situation sur place
33:29avec ce reportage
33:31et ce direct avec vous
33:32merci à Régine Delfour
33:33Timothée Forger
33:34sur place à Ceuta
33:35dans cette enclave
33:36sur les côtes marocaines
33:39c'est un révélateur
33:41grandeur nature
33:42en effet
33:43d'une crise migratoire
33:44à l'échelle européenne
33:45qui n'en est qu'à ses prémices
33:46pour reprendre les termes
33:47de Jordan Bardella
33:48qu'on lisait dans El Mundo
33:49un mot
33:50oui c'est ça
33:51mais c'est aussi
33:52je suis halluciné
33:53par l'ampleur des tentes
33:55et des habitations de fortune
33:57sur cette plage
33:58donc les enfants de Ceuta
33:59les familles
34:00ne peuvent plus aller à la plage
34:00ça peut être un détail
34:02il y a 10 000 personnes
34:03il y en a eu beaucoup plus
34:04qui sont arrivées
34:0670 000 rappelons
34:07au mois de juillet
34:08donc effectivement
34:08on voit que ça peut
34:09encore aller beaucoup plus
34:11profondément
34:12ça montre surtout
34:12que
34:13on peut avoir
34:15que la politique
34:16a un rôle
34:17et quand
34:17le premier ministre espagnol
34:19fait un appel
34:20à l'immigration
34:21et bien
34:21ça a des répercussions
34:22quand après
34:23il est dans le déni total
34:25en disant que
34:26c'est une crise
34:27qui a été amplifiée
34:29par Israël et la Russie
34:30en déduonnant le Maroc
34:31alors que même
34:32les journaux espagnols
34:33ont montré
34:33que les services
34:34de renseignement espagnol
34:35l'avaient bien montré
34:36qu'il y avait une responsabilité
34:37du Maroc
34:37ce déni-là politique
34:39est effectivement
34:39une catastrophe
34:40parce que c'est ce qui
34:41fait que les situations
34:42peuvent perdurer
34:43et se multiplier
34:44à l'avenir
34:45situation ultra tendue
34:46sur place
34:47nouvelle manifestation
34:48des populations
34:48aujourd'hui
34:49et la crispation
34:51qui pourrait encore
34:52monter d'un cran
34:53on avance
34:54on avance dans ce 100%
34:55actuel
34:56avec une nouvelle thématique
34:57depuis le 7 octobre 2023
34:58vous le savez tous
34:59malheureusement
35:00l'antisémitisme dormant
35:01refait surface
35:02dans notre pays
35:03en Occident
35:03d'une manière
35:04exponentielle
35:05et effrayante
35:06les chiffres publiés
35:07nous montrent
35:07depuis 4-3 ans
35:09à quel point
35:09ils gangrènent la société
35:11beaucoup de personnalités
35:12juives sont des cibles
35:13notamment sur les réseaux sociaux
35:14des comportements
35:15que dénoncent
35:16et alors qu'on voit
35:17ces chiffres à l'appui
35:18merci à la régie
35:19dénonce courageusement
35:20Arthur
35:21Arthur l'animateur
35:22producteur
35:23depuis plus de 3 ans
35:24maintenant
35:25il a présenté
35:26hier
35:27une initiative
35:28qui déroutera
35:30certainement
35:31les profils
35:31les plus abjects
35:33reportage
35:33explication
35:34surtout
35:34avec Célia Judas
35:36c'est un pied de nez
35:38aux antisémites
35:38face à la banalisation
35:40de la haine anti-juif
35:41Arthur a décidé
35:42d'agir
35:43et annonce
35:44une grande nouvelle
35:44sur son compte Instagram
35:46je vais enfin
35:46sérieusement améliorer
35:47mon bilan carbone
35:48j'ai décidé de planter
35:49non pas quelques arbres
35:50mais carrément des forêts
35:51oui vous me connaissez
35:52je vois toujours grand
35:53pour y parvenir
35:54j'ai trouvé une ressource naturelle
35:56apparemment inépuisable
35:57l'antisémitisme
35:58désormais
35:58à chaque message antisémite
36:00que je recevrai
36:00je ferai planter un arbre en Israël
36:02au nom de son auteur
36:03en résumé
36:04je transforme la haine
36:05en photosynthèse
36:06l'animateur et producteur
36:08s'engage depuis toujours
36:09dans ce combat
36:10et va aujourd'hui plus loin
36:12en affichant cette fois
36:13les auteurs
36:14de ces messages haineux
36:15l'heureux élu du jour
36:16est Arnaud
36:17je publierai bien entendu
36:18prochainement la photo
36:19de ton arbre
36:19accompagnée d'une jolie plaque
36:21à ton nom
36:21avec ta photo dessus
36:22bravo Arnaud
36:23tu as enfin fait quelque chose
36:24de positif
36:25de ta misérable vie
36:26continuez surtout
36:27à ce rythme là
36:28quand je vous parlais de forêt
36:29j'étais encore modeste
36:30Arthur a rappelé
36:32que l'antisémitisme
36:33n'a rien d'une opinion
36:34mais constitue
36:35bel et bien un délit
36:36en 2025
36:371320 actes antisémites
36:39ont été recensés
36:40en France
36:41un chiffre
36:42qui ne comptabilise pas
36:43l'ensemble
36:43des propos antisémites
36:45publiés en ligne
36:45mais uniquement
36:46les faits signalés
36:47et enregistrés
36:48par les autorités
36:50et je remercie
36:51Robert Sbilly
36:52d'être présent
36:53et de réagir par visio
36:54avec nous
36:55à cette actualité
36:56bonjour monsieur
36:57vous êtes président
36:58du KKL de France
36:59le fonds national juif
37:00connu
37:00notamment pour avoir
37:02planté de très
37:03nombreuses forêts
37:04en terre d'Israël
37:05un arbre planté
37:07en Israël
37:08pour chaque antisémite
37:09qui menacera
37:09ou insultera
37:10Arthur
37:11que dites-vous
37:11de cette initiative
37:12monsieur ?
37:13c'est dans l'ADN
37:15du KKL
37:17depuis le KKL
37:18c'est une vieille structure
37:19qui a 125 ans
37:21qui a été créée
37:22pour remettre en état
37:23la terre d'Israël
37:24la terre d'Israël
37:24c'était des marécages
37:25et un désert
37:27et le KKL a fait en sorte
37:28que ça devienne
37:30un pays viable
37:31plus que viable
37:31quand vous survolez Israël
37:33vous voyez toutes les forêts
37:34toutes les forêts
37:34que vous voyez en Israël
37:35ont été plantées
37:36par le KKL
37:37240 millions d'arbres
37:39depuis la pression de l'État
37:40donc c'est énorme
37:41et ça a fait de ce pays
37:43ce qu'il est
37:44c'est-à-dire un pays
37:44de lait et de miel
37:46un pays où tout pousse
37:48un pays où la population
37:49vit d'une manière extraordinaire
37:51avec des espaces verts
37:53immense
37:55donc c'est le seul pays au monde
37:56où chaque 1er janvier
37:59il y a plus d'arbres
38:00que l'année d'avant
38:01c'est malgré
38:02malgré les incendies
38:03malgré les attentats
38:04malgré tout ce qui va avec
38:06ça a été dans l'ADN du KKL
38:08donc le KKL a transformé
38:10des marécages
38:11en terre viable
38:12un désert
38:15où tout pousse
38:17c'est une société
38:20enfin c'est une organisation
38:22paracournemental
38:22totalement indépendant
38:23du gouvernement israélien en place
38:25qui vit
38:26de ressources naturelles
38:30c'est-à-dire
38:31de ce qu'il possède en Israël
38:32et également
38:32de dons à l'étranger
38:34c'est-à-dire que chaque
38:34dans les familles juives en général
38:36il est de tradition
38:38de planter un arbre
38:39ou de planter des arbres
38:40ou de planter un bosquet
38:41ou de planter une forêt
38:42en fonction d'un événement
38:44c'est pour ça que
38:45je me permets
38:46pardonnez-moi de vous interrompre
38:47c'est pour ça que
38:48cette initiative d'Arthur
38:49au-delà
38:50du geste écolo
38:52de ce pied de nez
38:53au haineux
38:54antisémite
38:55il revêt
38:56un caractère symbolique
38:58encore plus fort
38:59à l'aune
39:00de ce que vous êtes en train
39:01de nous raconter
39:02bien sûr
39:02notamment
39:03bien sûr
39:04parce que le principe
39:05du KKL
39:05c'est de construire
39:07de construire pour l'avenir
39:08le KKL est intervenu
39:10à ces derniers temps
39:11malheureusement
39:11dans le nord et dans le sud
39:13pour replanter
39:13tout ce qui a été brûlé
39:14avec les guerres
39:16dans le nord et dans le sud
39:16mais également
39:17pour la reconstruction
39:17pour tout ce qui est
39:19infrastructure
39:19mais même
39:20dans les kiboutts du sud
39:22qui ont été
39:24martyrisés
39:24le KKL
39:25a sa part de reconstruction
39:26ça fait partie
39:27du jeu
39:29ils détruisent
39:30ils ont reconstruit
39:31vous avez été contacté
39:32par Arthur
39:33pour cette initiative
39:34ou il fait ça
39:35de toute façon
39:36totalement indépendante
39:37par un lien avec lui
39:38oui bien sûr
39:39par un membre de mon bureau
39:40et on doit avoir
39:41une conversation rapide
39:43parce qu'il faut savoir
39:44quelle est la structure
39:45qu'on va mettre en place
39:46donc ça passe par vous
39:47ce plantage d'art
39:48à chaque insulte
39:49en systémique
39:50va passer par le KKL
39:51quoi qu'il arrive
39:52exactement
39:52je vous ai expliqué
39:53que depuis 125 ans
39:56maintenant
39:56il y a des traditions
39:57vous savez
39:58il y avait
39:59les pièces jaunes
40:01de Madame Chirac
40:02c'est une redite
40:05le KKL
40:06avait sa boîte bleue
40:07depuis 120 ans
40:08dans toutes les familles
40:09de juifs
40:09il y a une boîte bleue
40:10où on met des sous
40:12pour planter des arbres
40:13et cette boîte bleue
40:15vous la voyez
40:15dans des films
40:16vous ne savez pas
40:16ce que c'est
40:16dans certains films
40:18c'est quelque chose
40:19de particulier
40:20et je vous dis
40:21c'est devenu
40:22dans un événement particulier
40:24il y a une naissance
40:24etc
40:24il y a toujours moyen
40:26de faire
40:26en plantant des arbres
40:27et malheureusement
40:28quand il y a des décès
40:29il est évident
40:30que le souvenir
40:32peut se faire aussi
40:33en plantant une forêt
40:34en plantant un bosquet
40:35j'ai inauguré
40:37pendant la guerre
40:38il y a deux mois
40:39il y a deux mois de ça
40:41j'ai inauguré
40:42une forêt
40:42il y a d'Alimi
40:43en Israël
40:44et en fait
40:45la plaque
40:45que j'ai posée
40:47que j'ai inaugurée
40:50cette plaque
40:50elle restera vie
40:51personne ne va venir la casser
40:52c'est ça
40:53je voulais conclure
40:56pour l'éternité
40:57allez-y
40:57pardon
40:58je vais finir votre phrase
40:58allez-y
40:59allez-y
41:00non mais allez-y
41:00parce que vous évoquez
41:02Ilan Alimi
41:02et je voulais
41:04évidemment vous poser
41:05cette question
41:05avant de vous remercier
41:06on comprend bien
41:07que cette initiative
41:09d'Arthur
41:10elle vise à planter
41:11des arbres
41:12en Israël
41:13parce que lorsqu'ils sont
41:14plantés en France
41:16malheureusement
41:16et vous avez parlé
41:17d'Ilan Alimi
41:18je fais évidemment
41:19référence à l'Olivier
41:20planté en son hommage
41:22qui a été arraché
41:22lorsque ces arbres
41:23sont plantés en France
41:24en effet
41:25il y a un risque
41:26qu'il ne reste pas
41:27très longtemps
41:28et ce qui est
41:29quand même extraordinaire
41:30c'est un pied de nez
41:31c'est-à-dire que
41:31si je fais
41:32si l'initiative d'Arthur
41:35arrive
41:36à la plantation
41:38d'une forêt
41:38qui sera la forêt
41:39des antisémites
41:39ça serait génial
41:40c'est-à-dire que
41:42c'est quelque chose
41:43c'est vraiment
41:44un pied de nez
41:45est-ce qu'il aurait dû
41:46est-ce qu'il devrait
41:48prolonger cette expérience
41:49et planter
41:50des arbres en Israël
41:51et en France
41:52pour chaque antisémite
41:53est-ce que c'est quelque chose
41:54que vous lui suggéreriez
41:55c'est quelque chose
41:56qui a été fait
41:58il y a un de mes prédécesseurs
41:59à planter
42:00un arbre
42:01pour chaque
42:02dans chaque mairie de France
42:03dans toutes les mairies
42:04qui ont accepté
42:04de planter un arbre
42:06à l'époque
42:07de la mort de Rabin
42:08en souvenir de Rabin
42:09donc c'est pas quelque chose
42:11qui est nouveau
42:11c'est-à-dire planter
42:12des arbres en France
42:13on plante des arbres en France
42:14c'est pas
42:15c'est pas quelque chose
42:16qui serait
42:16on peut le faire en France également
42:18Et vous pensez qu'il y aurait
42:19beaucoup de maires
42:19qui refuseraient
42:20dans notre pays
42:21aujourd'hui en 2026 ?
42:23Je suis certain
42:24je suis certain
42:24j'ai pas de doute
42:25j'ai pas de doute
42:26parce qu'il faut savoir
42:27que le KKL
42:27est une organisation sioniste
42:30faire vivre la terre d'Israël
42:31c'est l'essence du sionisme
42:34c'est ça le but du sionisme
42:36c'est de faire de ce pays
42:37ce qu'il est actuellement
42:39contrairement à ce qui est décrit
42:41moi j'ai organisé
42:42beaucoup de voyages
42:43certains de vos journalistes
42:44sont venus avec moi
42:45avant
42:46avant
42:47avant
42:47avant
42:47le 7 octobre
42:49j'avais fait un voyage
42:50qui s'appelait
42:51un voyage
42:52à la recherche
42:54des communautés
42:54à l'interaction
42:57c'est à dire
42:57on avait vu
42:57toutes les communautés
42:58qui vivaient
42:59chrétiennes
42:59bruses
43:00musulmanes
43:00etc
43:01on avait fait
43:02que la tournée
43:03vous savez qu'une ville
43:04comme Haïfa
43:05est une ville
43:07qui depuis
43:07100 ans
43:09est à 50% juif
43:1050% musulmane
43:12et les 50%
43:14le conseil municipal
43:15de Haïfa
43:17qui est la 3ème
43:18ou 4ème ville
43:18d'Israël
43:19est composé
43:20à 50% de juifs
43:21et 50% d'arabes
43:23et ils vivent
43:24en parfaite communauté
43:25c'est pas
43:26le vivre ensemble
43:27c'est là-bas
43:28que ça se passe
43:29et il faudrait
43:30parfois prendre exemple
43:31sur ce qui se passe
43:32en effet sur place
43:32pour mieux comprendre
43:33et appréhender
43:34la situation
43:35dans un pays
43:35où l'antisémitisme
43:36rappelons-le
43:37est à son paroxysme
43:38très vite
43:38pardon monsieur
43:39on va conclure
43:40avec plaisir
43:41je lui dis que l'initiative
43:42d'Arthur
43:43est une initiative
43:44extraordinaire
43:45la forêt des antisémites
43:46en Israël
43:46ça me convient parfaitement
43:48en effet
43:49c'est comme
43:50dans ma lutte
43:52et c'était important
43:53d'en parler avec vous
43:53et de le relayer
43:54en effet
43:55merci beaucoup
43:56Robert Zbili
43:56président du CACL
43:57de France
43:58le Fonds National Juif
43:59d'avoir réagi
43:59sur notre antenne
44:01il est un peu tard
44:02donc vous garderez
44:04vos commentaires pour vous
44:05mais je les imagine
44:06parce que c'est vrai
44:06que c'est une très bonne
44:07initiative de la part d'Arthur
44:08un beau pied de nez
44:08on va se dire
44:10rendez-vous pour la deuxième session
44:11de 100% actuelle
44:13à partir de 15h
44:14d'ici là
44:14votre rendez-vous
44:15en quête d'esprit
44:15avec Emeric Pourbet
44:17très bon dimanche
44:18sur l'antenne de CNews
44:18à tout à l'heure
44:20sur l'antenne de CNews
44:21sur l'antenne de CNews

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