- il y a 7 semaines
Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle, était l'invité de BFMTV ce dimanche 6 septembre
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bonsoir Gabriel Attal.
00:01Bonsoir Sonia Mabrouk.
00:02Merci d'être avec nous ce soir.
00:04Vous êtes candidat à la présidentielle,
00:06président du groupe Renaissance à l'Assemblée,
00:08ancien Premier ministre,
00:09avant d'évoquer les différents sujets
00:10qui impriment, qui rythment notre campagne présidentielle.
00:13Il y a ce soir un scrutin qui est qualifié d'historique
00:16et le mot vraiment n'est pas galvaudé.
00:17On attend de voir exactement quelle sera la portée,
00:20l'ampleur de la victoire du parti d'exemple droite AFD.
00:25Quels enseignements vous en tirez d'ores et déjà ce soir ?
00:27C'est un vrai signal d'alarme
00:29et là où vous avez raison,
00:31c'est qu'on doit en tirer des enseignements
00:32pour l'élection présidentielle qui s'ouvre en France.
00:35Qu'est-ce que ça dit finalement ce résultat ?
00:39La première chose, c'est que le barrage contre l'extrême droite,
00:44le pare-feu contre l'extrême droite,
00:45je ne sais plus comment ils l'appellent en Allemagne,
00:47n'est pas un projet politique.
00:49En tout cas pas un projet politique suffisant
00:51pour que vous ayez une majorité d'électeurs
00:53qui viennent y adhérer.
00:54C'est exactement ce que je dis
00:55sur la campagne présidentielle qui s'ouvre.
00:57On a besoin de porter une vision
00:59des mesures concrètes pour changer le quotidien des Français.
01:02Et la deuxième chose,
01:04c'est qu'au fond, je crois que le message des électeurs,
01:07en tout cas les attentes des électeurs aujourd'hui
01:09dans la plupart des démocraties occidentales,
01:11c'est comment garder la main
01:12ou reprendre la main dans un monde qui change.
01:14Il y a des pays,
01:16la France en fait partie,
01:17l'Allemagne en fait partie,
01:19qui sont aujourd'hui, je crois,
01:20arrivés au bout d'un modèle
01:21face à ce qui se joue aujourd'hui dans le monde,
01:22le retour des empires,
01:24le retour du protectionnisme
01:25avec les droits de douane américains,
01:26la politique extraordinairement agressive
01:28de la Chine en matière commerciale et industrielle,
01:31les menaces sur notre sécurité avec la Russie.
01:34On doit réinventer notre modèle.
01:35Et on ne peut pas se contenter,
01:36comme malheureusement, je pense,
01:37l'a trop fait la coalition allemande,
01:40de proposer de bouger quelques curseurs
01:42par-ci ou par-là.
01:43Et moi, c'est aussi ce que je porte
01:44pour cette campagne présidentielle.
01:46On ne pourra pas se contenter
01:47dans cette campagne présidentielle
01:48d'expliquer qu'on va bouger un peu le curseur
01:50de l'âge de départ à la retraite,
01:52bouger un peu le curseur des aides aux entreprises
01:54pour baisser telle taxe.
01:56Non, on est au bout d'un modèle.
01:57Un modèle social, un modèle économique,
02:00un modèle sécuritaire, un modèle éducatif.
02:02Et l'enjeu, ce n'est pas d'appliquer des mesures
02:04de soins palliatifs sur ce modèle,
02:06c'est de changer profondément ce modèle.
02:07Et je note, Gabrielle Attal,
02:08que l'une des leçons politiques
02:09que vous tirez ce soir de cette large victoire,
02:14on verra l'ampleur,
02:14vous dites qu'il n'y a plus,
02:16que le barrage ou le pare-feu ne tient pas.
02:18Ça veut dire que pour cette élection,
02:20vous ne direz pas,
02:21vous n'appellerez pas,
02:22ou vous ne direz pas que pour faire barrage au RN,
02:25il faut le faire avec un bulletin LFI ?
02:27Ce que je dis,
02:28c'est que le barrage n'est pas un projet politique.
02:32À qui le dites-vous ?
02:32À vous-même et à tous les autres ?
02:33Alors je le dis à tout le monde, bien sûr.
02:35En tout cas, je le dis à tous ceux
02:36qui veulent éviter que la France Insoumise
02:38ou le Rassemblement National l'emporte,
02:40en tout cas soit au deuxième tour,
02:41voire l'emporte,
02:42à l'occasion de cette élection présidentielle.
02:43Et donc je me l'applique à moi-même aussi.
02:45Là-dessus, je suis constant.
02:46Donc c'est un changement quand même,
02:47c'est une rupture par rapport à tout ce qui s'est dit,
02:50tout ce qui s'est fait,
02:51tout ce qui s'est énoncé par le bloc central.
02:53Mais je ne dis pas à Sonia Mabrou
02:53qu'il ne faut pas empêcher la France Insoumise
02:56ou le Rassemblement National
02:56d'être au deuxième tour et de gagner.
02:58Ce que je dis,
02:58c'est que ce n'est pas un projet politique.
03:00En fait, les Français,
03:01ils attendent qu'on leur parle d'eux,
03:02qu'on leur parle du pays,
03:03qu'on leur dise où on veut l'emmener,
03:04qu'on leur parle de leurs problèmes quotidiens,
03:06qu'on leur dise comment est-ce qu'on va répondre
03:07à ces problèmes,
03:08plutôt qu'on soit,
03:09vous vous rendez compte,
03:10à huit mois de l'élection,
03:11simplement en train de tenir un discours
03:12consistant à dire
03:13on va se rassembler,
03:14on va s'organiser,
03:16on va vous demander de voter pour nous
03:17pour empêcher les autres d'arriver au pouvoir.
03:19Ça ne marche pas,
03:20ça ne marche plus
03:21et donc je porte, moi,
03:22une ligne différente dans cette campagne.
03:24Malgré tout,
03:24vous portez une ligne,
03:25et ça c'est sans surprise,
03:26assumée et affirmée
03:27anti-Rassemblement National
03:28sur le sujet de l'immigration
03:30et en particulier de ce protocole,
03:32cet accord,
03:32ce mémorandum,
03:33je le rappelle à titre symbolique
03:35signé entre Jordan Bardella
03:36et le Brexiteur Nigel Farage.
03:38Vos mots ont été directs,
03:40vous l'accusez en somme
03:41d'agir contre les intérêts de la France.
03:44Monsieur Bardella vous a répondu,
03:46défendant l'accord sur le front,
03:48vous qualifiant vous-même
03:49d'immigrationniste,
03:51vous pensez véritablement
03:52que c'est une erreur,
03:53une bourde de sa part ?
03:54Je crois que tout le monde a compris
03:55que Jordan Bardella
03:56s'est fait rouler dans la farine,
03:57totalement roulé dans la farine.
03:59Je pense qu'il voulait absolument
04:00pouvoir montrer
04:02qu'il s'affichait
04:03aux côtés d'une personnalité politique
04:05étrangère,
04:05en l'occurrence Nigel Farage,
04:07et qu'il s'est retrouvé
04:08à signer un accord
04:10qui est une capitulation totale
04:12de la souveraineté française
04:14et des intérêts de la France,
04:15sans même se préoccuper
04:16manifestement de ce qu'il y avait
04:17sur le fond de cet accord.
04:19Parce que quand même,
04:20ce que dit cet accord,
04:21c'est que finalement,
04:23la France deviendrait
04:24ce que le Royaume-Uni
04:25avait voulu faire
04:26avec le Rwanda.
04:27Vous vous en souvenez,
04:28ils avaient un projet
04:29qui consistait à dire
04:30que les personnes migrantes
04:31qui arrivaient au Royaume-Uni
04:33seraient renvoyées
04:34au Rwanda
04:35dans un camp.
04:36Ils considèrent,
04:37dans cet accord,
04:38qu'il faudrait faire ça
04:38avec la France.
04:39Donc voilà,
04:40c'est un symptôme supplémentaire,
04:42d'abord du niveau
04:43d'impréparation
04:44du Rassemblement national,
04:46notamment sur les questions
04:48internationales,
04:48mais pas seulement celles-là.
04:49On pourra reparler
04:50de l'Ukraine peut-être
04:51et d'autres sujets.
04:52Et c'est pour moi aussi
04:53le symptôme
04:54qu'il y a toujours
04:55quand même,
04:56à la fin,
04:56un réflexe du côté
04:57du Rassemblement national
04:58qui est celui
04:59de la capitulation
05:01face à l'étranger.
05:02Vous reconnaissez
05:03que c'est assez étonnant
05:04sur ce sujet
05:04de l'immigration
05:05dont on peut dire
05:06qu'il est leur cheval
05:06de bataille depuis des années.
05:08Jordan Bardella,
05:08ici même sur BFM TV,
05:10a défendu l'accord.
05:12Et il dit cela, lui,
05:12Gabriel Attal,
05:13il dit parce qu'on va
05:13tarir en réalité
05:15les flux en amont,
05:16parce qu'on aura
05:17une politique migratoire
05:18de fermeté.
05:18La question, finalement,
05:20de ces migrants
05:20envoyés en France
05:21et puis peut-être
05:22renvoyés en France
05:23ne se posera pas.
05:24Si elle ne se posera pas,
05:25ça sert à quoi
05:25de le mettre dans l'accord ?
05:27Ça sert à quoi
05:27d'écrire dans un accord
05:28la France va récupérer
05:29toutes les personnes migrantes
05:30qui arrivent au Royaume-Uni
05:31s'ils considèrent
05:32que la question ne se posera pas.
05:33Il fallait se contenter
05:34à ce moment-là
05:34du reste de ce qu'il y a écrit
05:35dans ce texte.
05:36C'est un vrai sujet,
05:37évidemment, l'immigration.
05:39Je l'ai dit à plusieurs reprises.
05:40Sur ce sujet-là,
05:41il y a un échec
05:42des dernières années.
05:43Vous prenez votre part,
05:45comme on dit souvent ?
05:46J'ai fait partie
05:46de cette majorité, bien sûr.
05:48Je n'ai pas été
05:49dans les fonctions liées
05:50immédiatement
05:50aux questions migratoires,
05:51mais j'ai fait partie
05:52de cette majorité.
05:52On est ministre, quand même.
05:53Bien sûr, mais je l'assume.
05:55Le fait est qu'aujourd'hui,
05:56on ne maîtrise pas
05:57suffisamment notre immigration,
05:58qu'elle soit illégale
05:59ou légale.
06:00Et donc, là aussi,
06:01il faut changer le système.
06:02Moi, je ne crois pas
06:02qu'on en ait encore
06:03à se dire
06:04qu'on va prendre
06:05telle mesure, telle autre.
06:06Moi, je propose
06:06qu'on change
06:07notre modèle migratoire.
06:08En passant par une immigration
06:09de travail,
06:10que vous défendez,
06:11que vous qualifiez.
06:12Mais Gabriel Attal,
06:13généralement,
06:13quand il y a une immigration
06:14de travail,
06:15et c'est vrai que les patrons,
06:16en partie,
06:16la demandent,
06:17la sollicitent.
06:18Après, elle engendre
06:19une immigration familiale.
06:21Que répondez-vous
06:21à cet argument, finalement ?
06:22Justement, moi,
06:23je veux la préférence travail,
06:25assumer que ce soit
06:26maintenant le cœur
06:27de notre politique migratoire,
06:28l'immigration de travail.
06:29Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
06:30Vous savez que vous avez
06:30de très loin devant
06:32les autres motifs
06:32d'immigration,
06:33l'immigration étudiante,
06:34l'immigration familiale,
06:36l'asile,
06:37bien devant le travail.
06:37Mais l'immigration de travail
06:38n'engendre pas
06:40l'immigration de famille.
06:41Mais j'y viens,
06:41c'est pour ça que je propose aussi
06:42qu'on coupe le lien
06:43entre l'immigration de travail
06:45et le recoupement familial
06:46et qu'on change les règles
06:47du recoupement familial.
06:49Vous avez des pays européens
06:50qui ont réussi à le faire.
06:51Vous avez des pays européens
06:52qui ont mis
06:52des conditions plus drastiques
06:55sur le recoupement familial
06:56en termes de niveau de revenu
06:57qu'il faut avoir
06:58pour bénéficier
06:58du recoupement familial,
06:59la qualité du logement,
07:01le contrat de travail.
07:02Donc vous avez la possibilité
07:03de durcir ces règles-là.
07:04Mais encore une fois,
07:05moi, je ne fais pas partie
07:06de ceux,
07:07et pourtant c'est très populaire
07:08en ce moment,
07:09qui expliquent aux Français
07:10qu'on pourrait se priver
07:11d'immigration.
07:12On pourrait avoir quasiment
07:12une immigration zéro.
07:13Ce n'est pas vrai.
07:14Ce n'est pas vrai
07:14pour des raisons économiques.
07:16Et par ailleurs,
07:16je le dis aussi,
07:17ce n'est pas vrai
07:17parce qu'un grand pays,
07:18c'est un pays
07:19qui sait accueillir.
07:20Mais il y a une différence
07:20entre l'immigration de travail
07:22qu'on a proposé
07:23et l'immigration zéro.
07:24Où est-ce que vous placez
07:25le curseur ?
07:25Est-ce que vous dites
07:26qu'en France,
07:27est-ce que vous assumez
07:27de dire qu'il y a trop
07:28d'immigrés
07:29ou est-ce que cette phrase
07:30vous choque
07:30et vous ne la prononcerez jamais ?
07:31J'ai toujours dit une phrase
07:34et vous avez fait référence
07:35au fait que j'ai été
07:35Premier ministre.
07:36J'ai dit dans ma déclaration
07:37de politique générale
07:38quand je suis devenu
07:39Premier ministre
07:39que la France devait
07:40accueillir moins
07:41pour accueillir mieux.
07:42C'est un peu langue de bois.
07:43Non, ça répond très concrètement
07:44à votre question.
07:45Ça veut dire qu'on doit
07:46accueillir moins
07:47parce que c'est ce qui nous permettra
07:48d'accueillir mieux.
07:49L'intégration et l'assimilation
07:50sont en parlant
07:51depuis des années
07:51mais derrière le slogan
07:53qu'est-ce que vous mettez ?
07:53Derrière le slogan
07:54je mets encore une fois
07:55on doit réduire l'immigration
07:57en favorisant
07:58l'immigration de travail.
08:00Et je vais même plus loin
08:01je propose concrètement
08:01la manière dont ça va se faire.
08:02Je propose que tous les deux ans
08:03les partenaires sociaux
08:05se réunissent
08:06identifient les besoins
08:07de l'économie
08:07en matière migratoire
08:08et qu'ensuite
08:09ces besoins de l'économie identifiée
08:11soient transmis au Parlement
08:12et que le Parlement vote
08:13des quotas
08:14tous les deux ans.
08:15Des quotas d'immigration
08:16pas des quotas indicatifs
08:18des quotas limitatifs
08:19des quotas par secteur économique
08:21et des quotas
08:22par origine aussi
08:23et par nationalité
08:24parce qu'il faut
08:25qu'il y ait une immigration
08:25qui soit plurielle
08:26si on veut qu'elle soit
08:28intégrable ou assimilable
08:29selon le terme
08:30que vous préférez utiliser.
08:32Et ça c'est des propositions
08:33très concrètes.
08:33Je propose qu'on importe
08:35le système par point
08:36canadien qui existe
08:38où en fait
08:39vous avez une personne
08:40qui souhaite immigrer en France
08:41elle doit remplir
08:42un certain nombre de critères
08:43contrat de travail
08:44logement stable
08:46maîtrise de la langue
08:47respect des règles
08:48absence de casier judiciaire
08:49ça lui donne
08:50un certain nombre de points
08:50et elle peut immigrer
08:51si elle a ses points
08:53évidemment si ses conditions
08:54s'arrêtent
08:55elle doit quitter
08:55le territoire national.
08:56Deux arguments
08:57qui sont souvent opposés
08:58à cette proposition
09:00le premier
09:00c'est que
09:01cette immigration de travail
09:02risque de détériorer
09:03les conditions de travail
09:04les contrats
09:05les salaires
09:05deuxième point
09:06vous l'entendez
09:07ce premier point
09:08deuxième point
09:09et c'est souvent aussi
09:10ce qui est mis
09:11dans le débat public
09:11et politique
09:12c'est intéressant
09:12d'avoir votre avis
09:13dans un pays
09:14avec un taux de chômage
09:15aussi élevé
09:15a-t-on véritablement
09:16besoin d'une immigration
09:17fut-elle avec des quotas ?
09:19Alors je ne crois pas du tout
09:20d'abord
09:20l'immigration de travail
09:22ce n'est pas seulement
09:23l'immigration d'emplois
09:24non qualifiés
09:25ou peu qualifiés
09:26je veux dire
09:26on est content
09:27d'accueillir des ingénieurs
09:29on est content
09:29d'accueillir des chercheurs
09:31on est content
09:31d'accueillir des médecins
09:32des professionnels
09:33de santé
09:34ensuite vous avez
09:35des secteurs économiques
09:36dans lesquels
09:36les rémunérations
09:37sont plus importantes
09:38que les autres
09:39vous avez des difficultés
09:40à recruter en France
09:40et où donc
09:41il y a un recours
09:42à une main d'oeuvre
09:44immigrée
09:45et donc je ne suis pas d'accord
09:46avec ces arguments-là
09:47l'essentiel
09:47c'est que ce soit maîtrisé
09:49c'est ça le sujet
09:49le sujet c'est la maîtrise
09:50et je vais vous dire
09:51donc ça veut dire
09:52que ça ne l'était pas
09:52il y a quelques mois
09:53il y a quelques années
09:54quand vous étiez au pouvoir
09:55force est de le constater
09:56on n'a pas réussi
09:57à maîtriser l'immigration
09:59suffisamment ces dernières années
10:00vous reconnaissez que cet aveu d'échec
10:01il nous interroge
10:02c'est-à-dire comment
10:03vous qui avez été
10:03vous avez été au cœur de la machine
10:05vous pouvez aujourd'hui
10:06venir nous dire
10:07j'ai les moyens
10:08de sauver la France
10:09c'est peut-être surprenant
10:10dans la vie politique
10:11de reconnaître des échecs
10:12ou des erreurs
10:12mais moi je pense que c'est nécessaire
10:14parce que les gens
10:15les gens le voient le savent
10:16il y a des réussites
10:17on a réussi par exemple
10:18du point de vue économique
10:19jusqu'en 2024
10:20et la dissolution
10:22on a réussi à faire baisser le chômage
10:23comme jamais en France
10:24parce qu'il y a une politique économique
10:26qui a permis
10:26cette baisse du chômage
10:28on a réussi je pense
10:29à faire bouger
10:30un certain nombre de lignes
10:31en Europe
10:32ça c'est l'action du président de la République
10:33on a réussi à faire des mesures
10:35qui étaient importantes
10:36sur l'école
10:36qui me tient à cœur
10:37même si on est loin
10:38d'avoir réglé le problème
10:39de niveau et d'autorité à l'école
10:40mais il y a des mesures
10:41qui commencent à porter leur fruit
10:42notamment le développement des classes
10:43mais sur les sujets régaliens
10:44dont vous avez parlé
10:44parfois le manque d'autorité
10:46la maîtrise
10:47ou la non-maîtrise
10:48de l'immigration
10:48je le dis aussi
10:48sur les questions de défense
10:50mais permettez-moi
10:51de vous rappeler
10:51le verre à moitié vide aussi
10:53mais parce que
10:53moi je suis lucide
10:54et je ne vais pas raconter
10:55des histoires aux français
10:56d'abord je ne vais pas leur dire
10:57que je n'ai rien à voir
10:58avec ce qui s'est passé
10:59ces dernières années
11:00ce n'est pas vrai
11:00je ne vais pas prendre les gens
11:01pour des imbéciles
11:02et deux je ne vais pas leur dire
11:05tout a été réussi
11:06tout est bien
11:06etc.
11:07ce n'est pas vrai
11:08donc moi je dis
11:09les choses telles que je les juge
11:12telles que je les ressens
11:12et après chacun fait son choix
11:14en fonction
11:15Autre sujet là encore
11:16qui a suscité la polémique
11:18et le débat est légitime
11:19dans cette campagne présidentielle
11:20Gabriel Attal
11:21ce sont les propos
11:21tenus ici même
11:22par lui a lieu
11:23à la question
11:24qui lui a été posée
11:26sur l'aide à l'Ukraine
11:27allez-vous poursuivre
11:28l'aide à l'Ukraine
11:29si jamais vous arrivez au pouvoir
11:30sa réponse a été nette
11:31on coupe le revenu
11:33depuis ses propos
11:34Jordan Bardala a tenté
11:35de tempérer
11:35ou d'expliquer la position
11:36affirmant que non
11:37la France allait tenir
11:38ses engagements
11:39êtes-vous rassuré ?
11:41pas du tout
11:41d'abord
11:42j'ai été choqué évidemment
11:43par ses propos
11:43mais je n'ai pas été surpris
11:45on le sait quand même
11:46que le Rassemblement National
11:48défend les intérêts
11:49de Vladimir Poutine
11:50et du régime du Kremlin
11:51depuis le début de cette guerre
11:52est d'ailleurs bien avant cette guerre
11:53on le sait qu'il y avait
11:54des députés
11:55du Rassemblement National
11:56qui étaient à l'invitation
11:57de Vladimir Poutine
11:59pour soi-disant
12:00observer des pseudo-référendums
12:02sur l'annexion de la Crimée
12:03alors qu'on sait
12:04que c'était absolument pas
12:05des vraies élections
12:06on le sait
12:07qu'ils ont voté
12:07contre tous les paquets
12:08de sanctions
12:09ou d'aides à l'Ukraine
12:10au niveau européen
12:11on le sait
12:11et ça a été rappelé
12:12par Charles Rodouel
12:13il y a un instant
12:14qu'ils ont refusé
12:15de voter
12:16l'accord bilatéral
12:17que j'ai présenté
12:17quand j'étais Premier ministre
12:18au nom du gouvernement
12:20à l'Assemblée Nationale
12:20pour soutenir l'Ukraine
12:21donc c'est pas nouveau
12:23le Rassemblement National
12:24est un parti
12:25qui défend les intérêts
12:26du régime du Kremlin
12:27et vous voulez dire
12:28que le candidat de la Russie
12:29c'est Marine Le Pen ?
12:30bien sûr
12:30enfin je veux dire
12:31souvenez-vous en 2022
12:33en 2022
12:34elle avait sur ses tracts
12:35une photo d'elle
12:36tout sourire
12:37avec Vladimir Poutine
12:38et dans ses tracts
12:39elle appelait
12:40je cite
12:40à ce que la France
12:41noue une alliance militaire
12:43avec la Russie
12:43ce qui veut dire
12:44Sonia Marbeau
12:44on va pas revenir en arrière
12:45et rappeler comment
12:46et combien
12:47M. Poutine a été reçu
12:48en grande pompe
12:48par M. Emmanuel Macron
12:49tout sourire également
12:50non mais attendez
12:51il a été reçu par le Président
12:52de la République
12:53souvenez-vous
12:53avec des propos
12:54hyper très exigeants
12:56et très durs
12:56oui mais reçus quand même
12:56dans notre pays
12:57y compris sur les ingérences
12:58mais oui mais y compris
12:58sur les ingérences
12:59et par ailleurs
13:00encore une fois
13:00si Mme Le Pen avait été élue
13:02avec ce programme
13:02ça veut dire que depuis
13:03le début de la guerre
13:04en Ukraine
13:05on n'aurait pas soutenu
13:06les Ukrainiens
13:06pour résister face à la Russie
13:07la France
13:08on aurait soutenu la Russie
13:09pour agresser l'Ukraine
13:10c'était ce qu'elle proposait
13:11un accord militaire
13:12avec la Russie
13:13pour les soutenir
13:14dans leur ligne internationale
13:17et dans leur conflit
13:18donc c'est pas une nouveauté
13:19Est-ce que interroger
13:21l'aide à l'Ukraine
13:22ne pas remettre en question
13:24interroger l'aide à l'Ukraine
13:25et son côté illimité
13:27est-ce que c'est être poutinophile ?
13:28Mais c'est normal
13:29d'avoir tous les débats
13:30en France
13:31moi ce que je veux
13:32que nos téléspectateurs
13:33comprennent
13:34c'est que
13:35l'aide à l'Ukraine
13:36c'est pas de l'humanitaire
13:38c'est la défense
13:39de nos intérêts
13:39et de notre sécurité
13:41derrière l'Ukraine
13:42il y a l'Union Européenne
13:43si l'Ukraine tombe
13:45Vladimir Poutine
13:46s'en prendra
13:47à un pays membre
13:47de l'Union Européenne
13:48et à ce moment-là
13:49on sera embarqué
13:49dans le conflit
13:50donc c'est ça qu'on cherche
13:50à éviter
13:51Deuxième chose
13:52moi je suis probablement
13:53le candidat
13:54ou l'un des candidats
13:55qui connaît le mieux l'Ukraine
13:56je me suis rendu
13:57tous les 6 mois
13:58en Ukraine
13:58depuis 2 ans
13:59je préside le groupe d'amitié
14:01France-Ukraine
14:01je peux vous dire
14:02c'est quoi la stratégie
14:03de la Russie aujourd'hui
14:04il cible délibérément
14:06au-delà des civils
14:07les infrastructures énergétiques
14:08en Ukraine
14:09pour que les Ukrainiens
14:10ne puissent pas se chauffer
14:11ou s'éclairer l'hiver
14:12et que la population
14:13soit obligée de lâcher
14:15demain
14:15s'ils décident de cibler
14:17ou si ça arrive par accident
14:18une centrale nucléaire
14:19en Ukraine
14:20qu'elle explose
14:21croyez que ça ne concerne pas
14:22les Français
14:23la sécurité
14:23la santé des Français
14:25le nuage de Tchernobyl
14:26il ne s'est pas arrêté
14:26à la frontière
14:27et donc à ce moment-là
14:28si ça venait arriver
14:29je peux vous dire
14:29que vous auriez des Français
14:30et des responsables politiques
14:31qui diraient
14:31mais comment vous expliquer
14:33qu'on n'est pas soutenu
14:34davantage l'Ukraine
14:34à l'époque
14:35pour éviter que ça arrive
14:36Mais jusqu'où alors
14:36va votre soutien ?
14:37Sergei Lavrov
14:39a dit ce soir
14:40que les propos allemands
14:42qui clairement identifient
14:44ce qui s'est passé
14:45à l'aéroport de Leipzig
14:46sont une attaque terroriste
14:47et il a dit
14:47la possibilité d'une guerre
14:48d'une confrontation
14:49directe est là
14:50C'est votre avis ?
14:51C'est un autre exemple
14:52que vous donnez
14:53vous avez quand même
14:54un drone
14:55chargé d'explosifs
14:57qui a failli exploser
14:58dans un aéroport
15:00allemand
15:00donc à quelques centaines
15:01de kilomètres
15:01de chez nous
15:02et il a été établi
15:03que c'est la Russie
15:05qui était à l'origine
15:06de l'envoi de ce drone
15:07ça aurait pu arriver
15:08à Lyon
15:09à Marseille
15:10dans un aéroport français
15:11Donc demain
15:11vous au pouvoir
15:12quelle serait la réponse
15:13de la France
15:14et donc in fine
15:15de l'Union Européenne
15:16un pas de plus
15:17vers une confrontation
15:18directe ?
15:18C'est la poursuite
15:19du soutien à l'Ukraine
15:20ils ont des besoins
15:21on leur apporte
15:22des réponses
15:23à ces besoins
15:23L'Ukraine demande
15:23près de 20 milliards
15:24d'euros supplémentaires
15:25environ 25 milliards
15:26de dollars à l'UE
15:27affirmation de l'ambassadeur
15:29de Kiev
15:29auprès de l'Union Européenne
15:30nous sommes un État
15:31qui n'a plus de crédit
15:34qui vit à crédit
15:34sans rien
15:35Comment vous expliquez
15:37ce soir à ceux
15:37qui nous regardent
15:38et qui sont comme vous
15:39comme nous
15:39et qui comprennent
15:41évidemment la tragédie
15:42que vivent les Ukrainiens
15:43que eux vont devoir
15:44faire les efforts
15:44pour payer tout ça ?
15:45Non moi je propose
15:46qu'on fasse payer
15:47la Russie
15:48pour le soutien à l'Ukraine
15:49Vous n'avez jamais été suivi
15:51dans cette proposition
15:52d'ailleurs
15:52par le Président de la République ?
15:53Non mais vous avez
15:54aujourd'hui
15:55240 milliards
15:56je crois à peu près
15:56d'avoir russes
15:58d'argent russe
15:59qui sont gelées
16:00sur des comptes bancaires
16:01qui sont en Europe
16:02Moi je propose
16:03qu'on saisisse
16:04qu'on utilise
16:05ces avoirs
16:06pour financer
16:07le soutien à l'Ukraine
16:07que ce ne soit pas
16:08les Européens
16:09qui financent le soutien
16:10à l'Ukraine
16:10mais que ce soit les Russes
16:11Jusqu'à présent
16:12effectivement
16:13ça n'a pas été mis en place
16:15et donc pour répondre
16:15à votre question
16:16très concrètement
16:16si demain
16:17je deviens président
16:18de la République
16:18je me battrai
16:19au niveau européen
16:21pour qu'on utilise
16:22ces avoirs russes
16:23pour financer
16:23le soutien supplémentaire
16:24à l'Ukraine
16:25Alors autre sujet
16:26et autre polémique
16:27décidément
16:28c'est ce qui imprime
16:28ce début de campagne
16:30c'est le sujet
16:31autour du voile
16:31de l'interdiction du voile
16:32Gabriel Tla
16:33dans le service public
16:34tel que précisé
16:35sur notre antenne
16:35par Jean-Philippe Tanguy
16:37depuis
16:37cette proposition
16:38a fait l'objet
16:39elle-même
16:39de plusieurs déclarations
16:41dont vous
16:42vous estimez
16:42que ce n'est pas
16:43d'ailleurs
16:44est-ce que vous estimez
16:45que c'est inapplicable
16:46ou est-ce que vous estimez
16:47que c'est injuste
16:48voire stigmatisant ?
16:49C'est une très bonne question
16:50parce que je pense
16:50que depuis le début
16:51on prend ce débat
16:52par le mauvais bout
16:54je trouve que le débat
16:54s'est concentré sur
16:55est-ce que c'est constitutionnel
16:57ou pas
16:58donc est-ce que c'est possible
16:59ou pas
17:00est-ce que c'est applicable
17:01ou pas
17:01moi je pense que
17:02ce n'est pas le bon débat
17:03la question c'est le choix
17:04de société
17:05qu'on veut pour la France
17:07c'est intéressant
17:08alors quelle société
17:09voulez-vous pour la France ?
17:09Moi je défends
17:10une société de liberté
17:11et je défends la laïcité
17:12le voile est un symbole
17:13de liberté ?
17:14J'y viens
17:14je défends la laïcité
17:16la laïcité
17:16ça n'est pas
17:17l'interdiction des religions
17:18ça n'est pas la négation
17:19des religions
17:20c'est la liberté de croire
17:21ou de ne pas croire
17:22et d'exercer un culte
17:23ou de ne pas exercer un culte
17:25et donc je ne suis pas favorable
17:26à ce qu'on interdise
17:27le port du voile
17:29qui est la manifestation
17:30de l'exercice d'un culte
17:31dont chacun peut penser
17:32ce qu'il veut
17:32je ne suis pas favorable
17:33à ce qu'on interdise
17:34qu'on envoie des policiers
17:35mettre des amendes
17:36en revanche ce que je veux
17:37c'est que toutes les femmes
17:38en France
17:40puissent toujours avoir le choix
17:41et faire ce choix librement
17:42Oui mais pardonnez-moi
17:42vous n'êtes pas dans les cœurs
17:43dans les maisons
17:44pour vérifier si elles portent le voile
17:46par contre
17:47comme vous le dites
17:47de leur plein gré
17:49Non par contre
17:51pour avoir des garanties
17:52ou en tout cas
17:52pour permettre
17:53que ce choix
17:54puisse s'exercer en conscience
17:55on a un formidable outil
17:57qui est l'école de la République
17:58c'est pour ça
17:59que j'ai toujours défendu
18:00l'école comme un sanctuaire
18:01c'est pour ça
18:02que je défends
18:03la loi de 2004
18:04l'interdiction du port
18:05de signes religieux
18:05dans nos établissements scolaires
18:07et je vais plus loin
18:07c'est pour ça
18:08que je défends
18:09la protection de nos mineurs
18:10vous savez que je veux
18:11construire une bulle de protection
18:12autour de nos mineurs
18:13de nos enfants
18:13qui font face
18:14à toutes les attaques
18:15à toutes les ingérences
18:16que ce soit via les réseaux sociaux
18:19la désinformation
18:20le harcèlement
18:21etc.
18:21et aussi des ingérences religieuses
18:23et c'est pour ça
18:23que je m'étais prononcé aussi
18:24pour l'interdiction
18:25du port du voile
18:26pour les fillettes
18:27Oui parce que vous estimez
18:28et c'est tout à fait logique
18:29qu'une fillette
18:29quand elle porte le voile
18:30n'a pas le choix
18:31Une fillette de 5, 6 ou 7 ans
18:33ce n'est pas son choix
18:34Même pour une adulte
18:34même pour une femme
18:35Gabriel Attal
18:36quand vous vous voyez
18:37une femme voilée
18:38dans la hausse
18:39c'est le cas régulièrement
18:41ça a été le cas
18:41on va voir d'ailleurs
18:42une séquence
18:42à la baraderie de Lille
18:43Le voile pour vous
18:45de quoi est-il le symbole ?
18:47C'est un étendard religieux ou pas ?
18:49Bien sûr
18:49c'est évidemment
18:51la manifestation
18:51d'une religion
18:53et ça n'est pas
18:54un symbole de liberté
18:55Étendard
18:55je n'ai pas dit
18:56simplement vêtement
18:57vous me dites
18:57oui à étendard religieux
18:59un étendard
18:59il y a une forme
19:00de prosélytisme derrière
19:01C'est une forme
19:02de revendication
19:03voilà maintenant
19:04vous le savez aussi
19:05je pense qu'on connaît
19:06tous des personnes
19:07qui portent le voile
19:08vous avez des personnes
19:10c'est peut-être aussi
19:11une question de génération
19:12parfois je le dis
19:13qui portent le voile
19:14par culture
19:14par tradition
19:15mais encore une fois
19:18si une femme décide
19:19librement de le faire
19:21je considère
19:21que ça n'est pas
19:22à la police
19:23d'aller la chercher
19:24Je vais vous poser la question différemment
19:24est-ce que
19:25certains
19:25peut-être se disent ce soir
19:27mais si monsieur Attal
19:28n'est pas d'accord
19:29sur cette proposition
19:30peut-être qu'il a peur
19:31d'émeutes
19:31peut-être qu'il a peur
19:33de débordements
19:33peut-être qu'il a peur
19:35d'affrontements en France
19:36si jamais cette proposition
19:38pouvait passer
19:38Vous savez
19:39quand j'ai décidé
19:40d'interdire le port de la baïa
19:41dans l'établissement scolaire
19:42à l'époque
19:43certains ont dit
19:44qu'il allait y avoir des émeutes
19:45certains ont dit
19:45qu'il allait y avoir des familles
19:46qui allaient venir s'en prendre
19:47au chef d'établissement
19:48certains ont dit
19:49qu'il y aurait des jeunes
19:50qui viendraient aux abords
19:51des établissements scolaires
19:52pour mettre la pression
19:53qu'il y aurait des émeutes
19:54il n'y a pas eu d'émeutes
19:55j'ai pu mettre en place
19:56cette mesure
19:57et aujourd'hui
19:57il n'y a plus de port
19:58de la baïa ou du camis
19:59dans les établissements scolaires
20:00je vous propose d'écouter
20:03ce qu'a dit Mathilde Panot
20:04elle était notre invitée
20:05tout à l'heure
20:05sur BFM TV
20:07c'était absurde
20:08vous avez montré
20:08vous-même
20:09sur vos plateaux télé
20:10deux jeunes filles
20:11qui arrivaient
20:11avec exactement la même robe
20:12acheter exactement
20:13au même endroit
20:14mais comme l'une avait l'air arabe
20:15du coup on lui interdisait
20:16l'entrée
20:16comme l'autre n'avait pas l'air arabe
20:18on lui permettait l'entrée
20:19tout ça n'a aucun intérêt
20:21je vais vous dire moi
20:22ce que nous allons faire
20:23mais vous reviendrez
20:24ce matin
20:24vous reviendrez sur ce texte
20:25sur la baïa
20:26oui bien sûr
20:27oui dit-elle
20:28d'abord ça ne me surprend pas
20:30puisqu'ils se sont opposés
20:32férocement à moi
20:33quand j'ai pris cette décision
20:34d'interdire la baïa
20:35dans l'établissement scolaire
20:35par tous les niveaux
20:37à tous les niveaux
20:38sur les réseaux sociaux
20:39dans l'hémicycle
20:40de l'Assemblée nationale
20:41dans les médias
20:42j'ai été traité de tous les mots
20:43d'islamophobe etc
20:44mais ce que ça dit au fond
20:46et je pense que la question
20:47mériterait de lui être posée
20:48à la prochaine interview
20:49c'est que
20:50c'est en réalité
20:51la loi de 2004
20:52sur laquelle ils veulent revenir
20:54puisque la loi de 2004
20:55je le rappelle
20:56qui a été votée à l'époque
20:58interdit le port
20:59de signes religieux
20:59ostensibles
21:00dans les établissements scolaires
21:01quand j'ai interdit
21:02le port de la baïa
21:03je l'ai fait
21:04en affirmant
21:05que ça relevait
21:06de la loi de 2004
21:07et que la baïa
21:08était la manifestation
21:09ostensible
21:11d'une religion
21:14les insoumis à l'époque
21:15leurs amis
21:15m'ont attaqué en justice
21:17les tribunaux
21:18le conseil d'état
21:19s'est prononcé
21:20à deux reprises
21:21et à deux reprises
21:22le conseil d'état
21:23a jugé
21:26défavorablement
21:26aux insoumis
21:26et à leurs amis
21:28favorablement
21:28à ce que j'ai porté
21:28en disant
21:29monsieur Attal
21:30quand il a interdit
21:31le port de la baïa
21:31dans les établissements scolaires
21:32n'a fait que respecter
21:33la loi de 2004
21:34sur la laïcité
21:35à l'école
21:35donc ce que dit
21:36Mathilde Panot
21:37au fond
21:37c'est que la France insoumise
21:39reviendrait sur la loi
21:40de 2004
21:41qui interdit
21:42y compris le port du voile
21:43et de tous signes religieux
21:44à l'école
21:44moi je le dis
21:45c'est pas ce que je veux
21:46pour l'école de la république
21:47l'école de la république
21:48elle doit former
21:49des républicains
21:49et des citoyens éclairés
21:50qui font ensuite leur choix
21:52est-ce qu'ils veulent ou pas
21:53est-ce qu'ils veulent ou pas
21:54exercer
21:56une religion
21:56ou pas
21:57mais pour qu'ils puissent
21:58faire ce choix
21:59en conscience
22:00il faut qu'ils soient protégés
22:01des manipulations
22:02depuis le début de notre entretien
22:02vous êtes fort heureusement
22:04pour la liberté
22:05mais jusqu'où
22:05pour la liberté
22:06vous venez de parler
22:07du conseil d'état
22:08on pourrait parler
22:08du conseil constitutionnel
22:09notre candidat
22:11Bruno Rotaillot
22:11lui estime
22:12qu'il y a une forme
22:12de dépossession
22:13populaire
22:14et qu'il faut redonner
22:15du pouvoir
22:16aux français
22:17il a proposé
22:18vous le savez
22:19Gabriel Attal
22:20il a proposé
22:22une réforme constitutionnelle
22:23il veut que le dernier mot
22:24revienne au peuple français
22:25il estime qu'un texte
22:26voté au parlement
22:27est censuré
22:28au conseil constitutionnel
22:29doit revenir
22:30finalement
22:31au choix du peuple
22:32ça vous choque ?
22:33Vous trouvez ça
22:34populiste
22:35ou finalement
22:35c'est tout à fait légitime ?
22:37en fait ça veut dire
22:37qu'il n'y a plus de constitution
22:40si quand vous avez
22:41le conseil constitutionnel
22:42sur la base de la constitution
22:43qui censure un texte
22:45en fait finalement
22:45c'est plus lui qui décide
22:46ça veut dire qu'il n'y a plus
22:47de constitution
22:47le conseil constitutionnel
22:49est un garde-fou
22:49n'est-il pas parfois
22:50un obstacle pour vous ?
22:51pour moi
22:51le sujet
22:52ce n'est pas le conseil constitutionnel
22:53c'est la constitution
22:54on a une constitution
22:55qui a été ratifiée
22:57par le peuple français
22:58ça lui donne une légitimité
22:59qui a été réformée
23:00à plusieurs reprises
23:01mais qui traverse
23:02les époques
23:03et je pense que c'est bien
23:03qu'on ait un texte fondamental
23:04protecteur
23:05qui traverse
23:06les époques
23:07mais parce que c'est
23:08le peuple français
23:09qui l'a ratifié
23:10le peuple français
23:11peut la changer
23:12et moi ce que je propose
23:13c'est la plus grande
23:14réforme institutionnelle
23:15depuis 1958
23:16j'ai eu l'occasion
23:16de présenter
23:17un certain nombre
23:17de mesures
23:18cet été
23:19autour de trois
23:21enjeux
23:21le premier enjeu
23:22c'est la liberté
23:23on y revient
23:24je crois qu'on doit
23:25davantage partager
23:26le pouvoir
23:26dans ce pays
23:27avec les collectivités locales
23:28avec les partenaires sociaux
23:29et donc ça nécessite
23:30de complètement changer
23:31notre système
23:32et nos institutions
23:33de la rapidité
23:36malheureusement
23:36aujourd'hui
23:36vous avez tellement
23:37de projets
23:38j'étais encore ce week-end
23:39à Lille
23:40à Toulouse
23:40des chefs d'entreprise
23:42des patrons de PME
23:42qui ont des projets
23:43qui veulent étendre une usine
23:44un agriculteur
23:45qui veut construire
23:45un bâtiment d'élevage
23:46qui sont bloqués
23:47par les recours
23:48les procédures
23:48moi je dis
23:49c'est 18 mois maximum
23:50ensuite les procédures
23:52s'arrêtent
23:52et le troisième point
23:53c'est l'autorité
23:54retrouver l'autorité
23:55de l'État
23:56notamment
23:57sur un sujet
23:58qui me tient à cœur
23:58vous le savez
23:58la lutte contre
23:59la délinquance des mineurs
24:00où je souhaite
24:01qu'on puisse faire évoluer
24:02aussi notre constitution
24:03de ce point de vue-là
24:03donc je pense que
24:05ce que cherchent les Français
24:06c'est le retour
24:07de la puissance publique
24:07que les responsables politiques
24:09qui sont au gouvernement
24:10ou qui sont élus locaux
24:12puissent affirmer des principes
24:13mais surtout prendre des décisions
24:15qui s'appliquent concrètement
24:15et pour le faire
24:16il faut poursuivre sa campagne
24:17est-ce que vous pouvez
24:18affirmer Gabriel Attal
24:19que quoi qu'il arrive
24:20quelles que soient les pressions
24:21quelles que soient
24:22les sondages
24:23et il faut reconnaître
24:24que le dernier en date
24:25en tout cas à l'instant T
24:26il ne vous est pas forcément favorable
24:27en tout cas il passe
24:29Édouard Philippe en favori
24:30que vous serez toujours
24:31dans la course
24:31et puisque vous parlez de sondage
24:33est-ce que vous vous souvenez
24:34à la même époque
24:35avant l'élection de 2017
24:37qui était favori
24:38dans les sondages
24:39oui
24:40c'était Alain Juppé
24:40nous sommes d'accord
24:41est-ce que vous vous souvenez
24:42en 2002
24:43à la même époque
24:44qui était favori
24:44c'était Lionel Jospin
24:46en 95
24:47vous voulez dire que
24:48M. Édouard Philippe
24:48va subir le même sort
24:50ce que je dis
24:51c'est que
24:52les sondages
24:53ça peut avoir une valeur
24:55de photographie
24:55à un instant T
24:56mais ça ne dit rien
24:57d'une élection
24:57vous entendez bien
24:58tout ce que vous disent
24:59vos amis
24:59vous êtes en train
25:00de favoriser
25:00l'hypodèse
25:01Marine Le Pen
25:02Jean-Luc Mélenchon
25:02les sondages
25:03à 8 mois d'une élection
25:04ne disent rien
25:04de l'élection
25:05et j'en ai
25:05une confirmation
25:06encore plus importante
25:07à chaque fois
25:07que je me déplace
25:08sur le terrain
25:08je vous disais
25:09que j'étais ce week-end
25:09à la braderie de Lille
25:10puis à Toulouse
25:12j'ai croisé des français
25:13d'abord ils me parlent
25:14de leurs problèmes
25:14du quotidien
25:15en premier lieu
25:15et ensuite
25:16quand vous parlez
25:16de l'élection présidentielle
25:17vous savez le nombre
25:18de français
25:18ne savent même pas
25:19qui est candidat
25:20donc je veux dire
25:21est-ce que vous le serez
25:22jusqu'au bout ?
25:22à ce moment-là
25:23il viendra
25:23moi je suis candidat
25:24à cette élection présidentielle
25:25ça ne m'a pas échappé
25:26parce que je considère
25:27que personne d'autre
25:28ne porte le projet
25:29que je porte
25:29et parce que je pense
25:30que le projet que je porte
25:31est le meilleur projet
25:32parce que ce n'est pas
25:33un projet juste
25:33pour bouger quelques curseurs
25:37c'est un projet
25:37de changement systémique
25:38on doit changer
25:39notre système
25:40notre système
25:40et à bout de souffle
25:41je suis le seul
25:42à porter ce projet-là
25:43véritablement aujourd'hui
25:44et donc
25:44si je vais à cette élection
25:46c'est que je suis le seul
25:47à le porter
25:47et si je vais à cette élection
25:49c'est que je pense
25:49que je peux la gagner
25:50Sonia Mabrouk
25:51j'en suis absolument convaincu
25:52il t'a favorisé
25:53l'hypothèse d'un duel
25:54Marine Le Pen
25:55Jean-Luc Mélenchon
25:55ça va être le poison
25:57goût d'agout
25:57chaque jour
25:58chaque semaine
25:58chaque mois
25:59on va vous dire
25:59monsieur Attal
26:00mais je pense
26:01Sonia Mabrouk
26:01que tout le monde se souvient
26:03qu'en 2024
26:03au moment de la dissolution
26:05il y avait un risque
26:06que la France Insoumise
26:06ou le Rassemblement National
26:07puissent l'emporter
26:09je me suis mobilisé
26:10j'étais d'ailleurs bien seul
26:10dans les responsables
26:11politiques nationaux
26:12à l'époque
26:12moi je vais vous rappeler
26:13que lors des législatives
26:14tout le monde vous a reproché
26:15votre phrase
26:16sur le bulletin LFI
26:18j'ai empêché
26:19la France Insoumise
26:19au premier tour
26:20d'avoir une majorité
26:21et j'ai empêché
26:21le Rassemblement National
26:22au deuxième tour
26:22d'avoir une majorité
26:23des députés ne sont pas rentrés
26:23grâce à vous
26:24et grâce à votre parti
26:25il y a moins de députés
26:25de la France Insoumise
26:26aujourd'hui
26:27qui en avaient avant la dissolution
26:28et je croyais être pour quelque chose
26:29je suis allé dans 60 circonscriptions
26:31je me suis rendu dans des circonscriptions
26:32LFI me battent
26:33contre leur candidat
26:34et je l'ai fait
26:34avec le Rassemblement National
26:36donc c'est pas à moi
26:37qu'on peut faire des leçons
26:38sur ce sujet là
26:39moi j'ai toujours pris
26:39mes responsabilités
26:40maintenant je le dis
26:41et ça rebouclera
26:41avec le début de notre interview
26:43si on veut empêcher
26:44que ça arrive
26:45parce qu'évidemment
26:45les français veulent empêcher
26:46que ça arrive
26:47moi je leur dis
26:47c'est possible
26:48n'ayez pas peur
26:49n'ayons pas peur
26:50parce que les extrêmes
26:52ils prospèrent
26:53sur la tétanie
26:54et la peur des démocrates
26:55donc n'ayons pas peur
26:56mais tirons les enseignements
26:57de ce qui se passe ailleurs
26:58dans le monde
26:58de ce qui vient de se passer
26:59en Allemagne
26:59et plutôt que de parler
27:00matin, midi et soir
27:01des pourcentages d'intel
27:03de l'addition arithmétique
27:04des uns et des autres
27:05et du barrage
27:06parlons de la vision
27:06qu'on porte pour les français
27:07moi je dis aux français
27:08la France peut redevenir
27:10la première puissance d'Europe
27:11en 10 ans
27:11à condition de réussir
27:13sur 4 chantiers capitaux
27:14l'école
27:15les salaires
27:16les frontières
27:17et l'intelligence artificielle
27:18et à condition
27:19de résorber la dette publique
27:20et la dette climatique
27:21et c'est possible d'y arriver
27:23et je vais continuer
27:23à me battre pour ça
27:24jusqu'au bout
27:25je vais continuer à me battre
27:27et toi