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  • il y a 5 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les propos de Pierre Moscovici qui annoncé préféré voter pour LFI que pour le RN.

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00:00Bon, c'est intéressant ce qu'il dit sur Moscovici, parce que, alors Pierre Moscovici, qui a été ministre, bien
00:04sûr, qui incarne ces gens qui étaient formés pour que...
00:09Qu'est-ce qu'il incarne, d'ailleurs ?
00:10Il incarne, c'est très intéressant ce qu'il incarne, il incarne la haute fonction publique, formée pour que le
00:18pays aille mieux, et c'est lui et ses amis qui nous ont mis dans le mur.
00:22Alors, voilà, c'est ça ce qu'il incarne, une sorte d'aristocratie républicaine, avec une arrogance folle, et il
00:32a été président de la Cour des Comptes, il donne des leçons au monde entier, et c'est avec ce
00:36type de personnalité qu'on en est là aujourd'hui.
00:39Ça va beaucoup plus loin. Monsieur Moscovici a été une des personnes mises en cause pour sa judéité, pour sa
00:45judéité uniquement, par M. Mélenchon.
00:47Apparemment, il n'y en tient pas rigueur. C'est quelqu'un qui a été président de la Cour des
00:51Comptes, et donc il adhère, puisqu'il va voter pour M. Mélenchon, à un programme économique délirant.
00:56Donc il incarne plus que ce que vous dites encore. Il incarne une sorte d'idiotie utile, poussée vraiment...
01:02Il ne votera pas Jean-Luc Mélenchon au premier tour, et il ne le dit pas si clairement, même s
01:06'il trouve qu'on...
01:07On va l'écouter. Il a été ministre de l'économie et des finances sous François Hollande de 2012 à
01:112014. Ça n'a pas été un succès.
01:14Ça n'a pas été un succès.
01:15Ça a été pire après, donc certains diront que c'était...
01:18Il a été commissaire européen aux affaires économiques et financières de 2014 à 2019, et depuis 2020, il était président
01:25de la Cour des Comptes.
01:26Et bien, il est à la Cour des Comptes européenne.
01:27Maintenant, c'est l'aristocratie, c'est-à-dire que c'est des gens qui ont des échecs partout, partout.
01:33Tout ce qu'il a fait, c'est l'échec. Et ils sont en place. C'est formidable.
01:37Et ils sont invités, évidemment, sur les plateaux de télévision, parce que c'est le cercle de la raison.
01:42Donc il est formidable, c'est vraiment intéressant de l'écouter.
01:44Et il votera Mélenchon.
01:46Donc écoutez, M. Moscovici.
01:49Je n'oublie pas que j'ai été le premier contre qu'il a tenu des propos de nature antisémite
01:54quand il l'avait dit, alors que j'étais commissaire européen,
01:57que je ne parlais plus français, mais que je parlais le langage de la finance internationale.
02:00C'était très connoté.
02:01Pour vous, Jean-Luc Mélenchon, il est encore dans l'arc républicain.
02:06Vous savez, je regarde les sondages quand même, comme un citoyen, parce que franchement, il y a des choses qui
02:11me surprennent.
02:13Quand je vois, par exemple, que sur les deuxièmes tours, quand on teste Mélenchon contre Le Pen, on voit que
02:1985% des électeurs de Macron en 2022 votent pour Marine Le Pen.
02:26Disons qu'on a un peu oublié quand même que l'extrême droite était un danger et le mystique rite
02:32de la nébolisation est passé à Jean-Luc Mélenchon.
02:34Je pense qu'il faudra examiner les choses de manière un petit peu plus objective.
02:37La meilleure façon d'ailleurs, c'est que ce deuxième tour n'existe pas.
02:40Donc vous, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, vous voterez malgré tout Jean-Luc Mélenchon ?
02:44Écoutez, vraiment, je n'en suis pas là. Vraiment, je ne souhaite pas que ce soit ce deuxième tour-là.
02:48Vraiment, je ne crois pas que ce sera ce deuxième tour-là.
02:51Mais bon, on verra le soir du premier tour. J'ai toujours voté de la même façon. Je n'ai
02:56jamais pensé qu'il fallait donner une voix à l'extrême droite.
02:59Donc, il va très mélanger. Richard Millet.
03:02J'étais très frappé par l'extrait que vous avez passé de Mitterrand tout à l'heure.
03:05Et il me semble que c'est pour n'avoir pas écouté ou mis en place ce que disait Mitterrand
03:10qu'on en arrive à ce genre de blocage et de personnages aujourd'hui.
03:13– Vous n'avez pas tort. Et c'est pour ça Trump. Et c'est pour ça, c'est-à
03:18-dire qu'il y a force de ne pas écouter les peuples.
03:20Là, tu vois, effectivement, évidemment qu'on rêverait tous d'être gouvernés par des gens comme Giscard, comme Barr.
03:26Alors, peut-être pas Mathias Lebeuf. Mais c'est vrai que ce qu'on appelait des grands serviteurs de l
03:32'État,
03:32des gens poussés, des gens intelligents. Mais ces gens-là n'ont pas écouté. Je ne dirais pas qu'ils
03:38ont trahi, parce que je ne veux pas être désagréable.
03:39– Mais pourquoi on n'a pas écouté ?
03:41– Mais parce qu'il faut du courage pour affronter l'espace médiatique.
03:46Il fallait du courage pour dire que, effectivement, c'était plus facile à vendre, de dire
03:51« On va tous être ensemble, ça va être formidable, accueillons le monde entier. »
03:56C'est très facile de vendre ça. C'était très dur de vendre…
04:01– Oui, mais tous ces dirigeants que vous avez cités, en fait, ils avaient la même grille de lecture.
04:07Ils avaient le même logiciel. Ils nous ont défendus, mais que ce soit de gauche, de centre, du droit,
04:12la mondialisation heureuse, par exemple. On nous a mis en compétition avec des pays
04:14qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales.
04:17Ils ont été immigrationnistes. Ils ont été pour le libre-échange.
04:20Voilà. Ceux qui se ressemblent s'assemblent.
04:22Donc, ils se sont assemblés pendant de très, très longues années.
04:25Et il y a un moment où, oui, le peuple se réveille.
04:27Et je pense qu'il devra se réveiller en 2027.
04:30Parce que M. Moscovici, franchement, qui se souvient encore de qui il a été ?
04:33C'est un social-traite qui a abandonné la classe du travail et qui a abandonné la France du travail
04:39et qui a vendu son âme à cette Europe.
04:43Mais nous, on est pour une Europe des nations et de la coopération.
04:45Pas pour cette Europe fédérale, celle de Mme von der Leyen.
04:48– Oui, mais c'était assez étonnant.
04:49– Sabrina Medjabur.
04:50– Et M. Moscovici, comme tant d'autres, parce que je pense également à M. Guedj,
04:54qui avait traité Jean-Luc Mélenchon de salopards antisémites,
04:59c'est qu'ils n'ont que l'extrême droite à disqualifier,
05:02mais ils ne disqualifient jamais l'extrême gauche,
05:04justement parce que c'est un parti de gauche, de gouvernement, de social-démocratie,
05:08avec sa tradition politique et idéologique.
05:11On ne les entend jamais, justement, fustiger la France insoumise singulièrement
05:16pour son antisémitisme exalté,
05:18pour son côté factieux avec la milice d'extrême-gauche
05:21qui représente M. Raphaël Arnaud,
05:23pour tous ces identitarismes,
05:25pour cette avancée du communautarisme,
05:27pour cette avancée de l'islamisation.
05:29C'est ça qui est étonnant, en fait,
05:30cette personnalité de gauche,
05:31elle ne fustise jamais la France insoumise,
05:33bien au contraire, elle se vautre auprès de la France insoumise
05:35pour essayer de grappiller peut-être certains positionnements politiques
05:38qui, finalement, les desservent plus qu'autre chose.
05:40Et ne parlons pas des artistes.
05:42Et n'en parlons pas du milieu culturel, intellectuel, des artistes.
05:46Juste une phrase, c'est pour vous répondre,
05:48mais ils sont alliés.
05:49Souvenez-vous de l'entre-deux-tours en 2024,
05:53quand M. Attal, quand M. Édouard Philippe
05:55font voter pour des candidats LFI
05:57contre des candidats du Rassemblement national.
06:00Voilà, vous avez tout ce bloc-là
06:02qui s'amenuise année en année
06:04à notre profit.
06:06Mais ça, c'est pour les Français,
06:07pour une grande partie des Français,
06:08c'est terminé.

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