00:00Bon, c'est intéressant ce qu'il dit sur Moscovici, parce que, alors Pierre Moscovici, qui a été ministre, bien
00:04sûr, qui incarne ces gens qui étaient formés pour que...
00:09Qu'est-ce qu'il incarne, d'ailleurs ?
00:10Il incarne, c'est très intéressant ce qu'il incarne, il incarne la haute fonction publique, formée pour que le
00:18pays aille mieux, et c'est lui et ses amis qui nous ont mis dans le mur.
00:22Alors, voilà, c'est ça ce qu'il incarne, une sorte d'aristocratie républicaine, avec une arrogance folle, et il
00:32a été président de la Cour des Comptes, il donne des leçons au monde entier, et c'est avec ce
00:36type de personnalité qu'on en est là aujourd'hui.
00:39Ça va beaucoup plus loin. Monsieur Moscovici a été une des personnes mises en cause pour sa judéité, pour sa
00:45judéité uniquement, par M. Mélenchon.
00:47Apparemment, il n'y en tient pas rigueur. C'est quelqu'un qui a été président de la Cour des
00:51Comptes, et donc il adhère, puisqu'il va voter pour M. Mélenchon, à un programme économique délirant.
00:56Donc il incarne plus que ce que vous dites encore. Il incarne une sorte d'idiotie utile, poussée vraiment...
01:02Il ne votera pas Jean-Luc Mélenchon au premier tour, et il ne le dit pas si clairement, même s
01:06'il trouve qu'on...
01:07On va l'écouter. Il a été ministre de l'économie et des finances sous François Hollande de 2012 à
01:112014. Ça n'a pas été un succès.
01:14Ça n'a pas été un succès.
01:15Ça a été pire après, donc certains diront que c'était...
01:18Il a été commissaire européen aux affaires économiques et financières de 2014 à 2019, et depuis 2020, il était président
01:25de la Cour des Comptes.
01:26Et bien, il est à la Cour des Comptes européenne.
01:27Maintenant, c'est l'aristocratie, c'est-à-dire que c'est des gens qui ont des échecs partout, partout.
01:33Tout ce qu'il a fait, c'est l'échec. Et ils sont en place. C'est formidable.
01:37Et ils sont invités, évidemment, sur les plateaux de télévision, parce que c'est le cercle de la raison.
01:42Donc il est formidable, c'est vraiment intéressant de l'écouter.
01:44Et il votera Mélenchon.
01:46Donc écoutez, M. Moscovici.
01:49Je n'oublie pas que j'ai été le premier contre qu'il a tenu des propos de nature antisémite
01:54quand il l'avait dit, alors que j'étais commissaire européen,
01:57que je ne parlais plus français, mais que je parlais le langage de la finance internationale.
02:00C'était très connoté.
02:01Pour vous, Jean-Luc Mélenchon, il est encore dans l'arc républicain.
02:06Vous savez, je regarde les sondages quand même, comme un citoyen, parce que franchement, il y a des choses qui
02:11me surprennent.
02:13Quand je vois, par exemple, que sur les deuxièmes tours, quand on teste Mélenchon contre Le Pen, on voit que
02:1985% des électeurs de Macron en 2022 votent pour Marine Le Pen.
02:26Disons qu'on a un peu oublié quand même que l'extrême droite était un danger et le mystique rite
02:32de la nébolisation est passé à Jean-Luc Mélenchon.
02:34Je pense qu'il faudra examiner les choses de manière un petit peu plus objective.
02:37La meilleure façon d'ailleurs, c'est que ce deuxième tour n'existe pas.
02:40Donc vous, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, vous voterez malgré tout Jean-Luc Mélenchon ?
02:44Écoutez, vraiment, je n'en suis pas là. Vraiment, je ne souhaite pas que ce soit ce deuxième tour-là.
02:48Vraiment, je ne crois pas que ce sera ce deuxième tour-là.
02:51Mais bon, on verra le soir du premier tour. J'ai toujours voté de la même façon. Je n'ai
02:56jamais pensé qu'il fallait donner une voix à l'extrême droite.
02:59Donc, il va très mélanger. Richard Millet.
03:02J'étais très frappé par l'extrait que vous avez passé de Mitterrand tout à l'heure.
03:05Et il me semble que c'est pour n'avoir pas écouté ou mis en place ce que disait Mitterrand
03:10qu'on en arrive à ce genre de blocage et de personnages aujourd'hui.
03:13– Vous n'avez pas tort. Et c'est pour ça Trump. Et c'est pour ça, c'est-à
03:18-dire qu'il y a force de ne pas écouter les peuples.
03:20Là, tu vois, effectivement, évidemment qu'on rêverait tous d'être gouvernés par des gens comme Giscard, comme Barr.
03:26Alors, peut-être pas Mathias Lebeuf. Mais c'est vrai que ce qu'on appelait des grands serviteurs de l
03:32'État,
03:32des gens poussés, des gens intelligents. Mais ces gens-là n'ont pas écouté. Je ne dirais pas qu'ils
03:38ont trahi, parce que je ne veux pas être désagréable.
03:39– Mais pourquoi on n'a pas écouté ?
03:41– Mais parce qu'il faut du courage pour affronter l'espace médiatique.
03:46Il fallait du courage pour dire que, effectivement, c'était plus facile à vendre, de dire
03:51« On va tous être ensemble, ça va être formidable, accueillons le monde entier. »
03:56C'est très facile de vendre ça. C'était très dur de vendre…
04:01– Oui, mais tous ces dirigeants que vous avez cités, en fait, ils avaient la même grille de lecture.
04:07Ils avaient le même logiciel. Ils nous ont défendus, mais que ce soit de gauche, de centre, du droit,
04:12la mondialisation heureuse, par exemple. On nous a mis en compétition avec des pays
04:14qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales.
04:17Ils ont été immigrationnistes. Ils ont été pour le libre-échange.
04:20Voilà. Ceux qui se ressemblent s'assemblent.
04:22Donc, ils se sont assemblés pendant de très, très longues années.
04:25Et il y a un moment où, oui, le peuple se réveille.
04:27Et je pense qu'il devra se réveiller en 2027.
04:30Parce que M. Moscovici, franchement, qui se souvient encore de qui il a été ?
04:33C'est un social-traite qui a abandonné la classe du travail et qui a abandonné la France du travail
04:39et qui a vendu son âme à cette Europe.
04:43Mais nous, on est pour une Europe des nations et de la coopération.
04:45Pas pour cette Europe fédérale, celle de Mme von der Leyen.
04:48– Oui, mais c'était assez étonnant.
04:49– Sabrina Medjabur.
04:50– Et M. Moscovici, comme tant d'autres, parce que je pense également à M. Guedj,
04:54qui avait traité Jean-Luc Mélenchon de salopards antisémites,
04:59c'est qu'ils n'ont que l'extrême droite à disqualifier,
05:02mais ils ne disqualifient jamais l'extrême gauche,
05:04justement parce que c'est un parti de gauche, de gouvernement, de social-démocratie,
05:08avec sa tradition politique et idéologique.
05:11On ne les entend jamais, justement, fustiger la France insoumise singulièrement
05:16pour son antisémitisme exalté,
05:18pour son côté factieux avec la milice d'extrême-gauche
05:21qui représente M. Raphaël Arnaud,
05:23pour tous ces identitarismes,
05:25pour cette avancée du communautarisme,
05:27pour cette avancée de l'islamisation.
05:29C'est ça qui est étonnant, en fait,
05:30cette personnalité de gauche,
05:31elle ne fustise jamais la France insoumise,
05:33bien au contraire, elle se vautre auprès de la France insoumise
05:35pour essayer de grappiller peut-être certains positionnements politiques
05:38qui, finalement, les desservent plus qu'autre chose.
05:40Et ne parlons pas des artistes.
05:42Et n'en parlons pas du milieu culturel, intellectuel, des artistes.
05:46Juste une phrase, c'est pour vous répondre,
05:48mais ils sont alliés.
05:49Souvenez-vous de l'entre-deux-tours en 2024,
05:53quand M. Attal, quand M. Édouard Philippe
05:55font voter pour des candidats LFI
05:57contre des candidats du Rassemblement national.
06:00Voilà, vous avez tout ce bloc-là
06:02qui s'amenuise année en année
06:04à notre profit.
06:06Mais ça, c'est pour les Français,
06:07pour une grande partie des Français,
06:08c'est terminé.