- il y a 1 semaine
Ce mardi 9 septembre, la chute de plus en plus vertigineuse de la France dans le classement PISA et la levée de fonds de trois milliards d'euros de Mistral AI ont été abordés par Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Xavier Jaravel, président délégué du Conseil d'Analyse Économique, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:0010h pile sur BFM Business, les experts ça continue avec Philippe Mutrici, avec Xavier Jaravelle et avec Stéphanie Villers et
00:05ses jours de PISA aujourd'hui.
00:07Je vous redonne les résultats, c'est pas un chemin en jouant majeur, on va toujours dans le même sens,
00:13c'est-à-dire que la France plonge dans le classement PISA.
00:16Alors l'ensemble des pays quand même de l'OCDE sont en baisse, mais la France est toujours plus concernée
00:22que les autres par la baisse.
00:23On est à des niveaux record de baisse en mathématiques, en compréhension de l'écrit, en sciences, des scores qui
00:28sont de plus en plus bas.
00:31On voit ça avec nos invités, on était en train de regarder les solutions avec Xavier Jaravelle.
00:36Stéphanie Villers, on le disait pendant la pause, il y a la bonne dette et la mauvaise dette, finalement ça
00:39c'est un bon investissement l'éducation.
00:41Oui, ça a toujours été un bon investissement et on l'a vu par le passé parce qu'on n
00:46'a pas toujours été mauvais.
00:47On a été au départ assez bons justement, notamment pour former nos ingénieurs et on a vu ce que ça
00:57nous a rapporté.
00:58On a quand même été capables notamment à mettre en place tout un système nucléaire.
01:02On avait des idées, on avait une stratégie à long terme, donc ça peut effectivement rapporter gros sur le long
01:09terme.
01:09Et à écouter Xavier, ce qui me semble important dans le programme pédagogique, c'est la stabilité.
01:15C'est-à-dire qu'il faut, mais comme tout d'ailleurs, en France en fait on manque de ça.
01:19Alors on voit bien que les entreprises que je connais mieux, ils réclament de la stabilité fiscale pour pouvoir se
01:24projeter.
01:25Là c'est pareil, c'est-à-dire que les professeurs, face à leurs élèves, ils doivent avoir un plan
01:29d'attaque pour savoir où on les emmène en réalité
01:32et non pas avoir peut-être un ministre de l'éducation qui change tous les ans.
01:38Ça, ça devrait être d'ailleurs peut-être...
01:42Non mais non seulement ils changent, mais en plus ils pensent le contraire de suite d'avance.
01:45Ce qui est quand même dans un même gouvernement.
01:46Voilà, ils jouent avec les générations à venir et ça c'est dangereux.
01:50L'écart entre Belloubet et Papendiaï, je ne sais pas si vous vous souvenez, quand même on est sur deux
01:55salles, deux ambiances complètes.
01:56Et après, moi quand on regarde l'écart entre garçons et filles, moi ça m'interpelle parce que là aussi,
02:05on sait où sont nos besoins.
02:06On nous dit qu'il faut beaucoup plus d'ingénieurs.
02:08Donc, en France, et on sait super bien les former.
02:12En réalité, par rapport aux autres pays, ça, c'est notre domaine.
02:16Et donc, il faut plus de filles, ça tombe bien, on fait quand même partie de la moitié de la
02:20population.
02:21On n'est pas anecdotique et on voit que la promotion, rien que je regardais de Polytechnique, en 20 ans,
02:27elle est passée de 400 à 430.
02:29C'est-à-dire qu'il y a eu 30 élèves de plus.
02:31Comment voulez-vous ?
02:32Alors, ça veut dire quoi ?
02:33Ça veut dire que les filles doivent arriver, mais prendre la place des garçons à ce moment-là.
02:37Donc, en fait, il faut être logique.
02:38Si on veut doubler et avoir plus d'ingénieurs, il faut aussi accroître le nombre d'élèves sur les bancs
02:46des écoles d'ingénieurs.
02:48Donc, il y a cette espèce de double discours où on dit, il n'y a qu'un faux cours.
02:52Mais derrière, en fait, même les écoles ne se mettent pas en ordre de marche.
02:55En réalité, s'il y avait vraiment ce projet, mais qui coûte cher.
02:58C'est vrai, parce qu'effectivement, financer les écoles d'ingénieurs, ça coûte cher en France, parce que c'est
03:02quand même en grande partie de l'argent public.
03:05Mais revenir sur ce système en disant qu'on manque de 10 000, 20 000 ingénieurs par an, il faut
03:11les former.
03:12Après, il y a aussi la culture de l'impossible en France.
03:16On entend surtout dire comment ce n'est pas possible pour les filles de s'intéresser aux maths et pour
03:22les garçons de s'intéresser à la littérature.
03:24Aussi, tout ça, à long terme, ça a un impact.
03:29Mais ça change, non ?
03:29Je ne sais pas, moi, les yeux sont encore petits.
03:31Mais non, ça change, non ?
03:32J'espère, j'espère qu'on est capable de dire, mais ça relève du rôle des parents à espérer que
03:40leurs enfants, filles ou garçons,
03:41aient l'ascenseur social qui était permis il y a une trentaine d'années, où c'était un peu la
03:48promesse républicaine.
03:49On arrivait à l'école, ses parents pouvaient être agriculteurs, on pouvait être autre chose.
03:54Aujourd'hui, je ne sais pas ce qui se passe dans l'inconscient collectif, pour que c'est une espèce
04:00de déterminisme social et aussi de genre,
04:03où rien n'évolue non plus.
04:05C'est-à-dire qu'on s'est identifié, mais on ne fait pas évoluer les choses.
04:08Philippe ?
04:08Oui, je voudrais revenir sur ce chiffrage à 4,5 milliards, parce que j'ai l'impression que Xavier, et
04:15même nous tous sur le plateau,
04:16on le présente en disant, pardon, excusez-nous, c'est un petit peu d'argent.
04:20C'est le chiffrage du CAE pour le plan éducation.
04:23C'est 4 ou 4,5 ?
04:25C'est que 4.
04:26C'est que 4.
04:27Non, c'est 4, c'est déjà bien.
04:28On vient trouver 500 milliards d'économies.
04:29Non, mais juste pour remettre, il ne faut pas s'excuser de présenter un plan à 4 milliards.
04:33D'abord, je trouve que les mesures sont extrêmement pertinentes, mais en plus, ce n'est pas si cher.
04:40Petit ordre de grandeur, on a parlé du budget de la France tout à l'heure,
04:42l'ensemble des dépenses publiques, 1 700 milliards, on a parlé des dépenses sociales, 1 000 milliards.
04:47La seule indexation automatique de tous les minima sociaux, retraite, etc.,
04:53quand le Parlement n'agit pas, c'est 22 milliards par an.
04:55C'est-à-dire que chaque ministre des Finances qui prépare le budget, ce qu'il est en train de
04:58faire, N plus 1,
05:00part avec un trou de 22 milliards, enfin plutôt un accroissement des dépenses de 22 milliards.
05:04Donc là, on est sur 4 milliards.
05:06Donc ça veut dire que si on freinait un petit peu les indexations automatiques,
05:10je ne donnerai pas d'exemple parce que sinon vous allez recevoir plein de messages de personnes concernées
05:14pour dire que c'est scandaleux.
05:14Sur ce plateau, voilà, c'est ça.
05:16Mais voilà, c'est un ordre de grandeur.
05:19Ensuite, Xavier a rappelé que ça pouvait créer 150 milliards de PIB en plus à un horizon de 15 ans.
05:24Dans un pays où les prélèvements obligatoires sont de 50%,
05:27ça veut dire qu'à 15 ans, ça fait 75 milliards de recettes publiques complémentaires.
05:32Donc effectivement, ça fait plus que ça mortire, ces 4 milliards.
05:35Et même si on devait augmenter le salaire des professeurs,
05:38ça doublerait probablement le coût de ce plan.
05:42On est dans un budget d'éducation nationale aussi.
05:44Rappelons les ordres de grandeur, entre 80 et 90 milliards.
05:47Pardon ma mémoire défaille, mais c'est un ordre de grandeur.
05:50Et peut-être que ce n'est pas tous les professeurs.
05:52Peut-être que certaines matières seraient augmentées plus que d'autres.
05:55Et puis, on peut aussi profiter, si c'est un grand plan de stabilité sur 10 ans,
05:59de reposer la question du nombre d'heures enseignées.
06:02Donc où la France, les professeurs français, enseignent un peu moins en heures que dans les autres pays.
06:09Et donc, on peut arriver à financer ces 4 milliards assez facilement.
06:13Enfin, je ne vois pas pourquoi ce serait impossible.
06:15Je voudrais juste, pardon, un mot au-delà du plan budgétaire sur le score PISA.
06:20C'est vrai qu'il est tombé à 9h30, donc il faut qu'on le lise dans le détail.
06:23Mais j'ai cru voir que la Chine, 4 provinces de Chine étaient en tête.
06:27Toujours, c'est-à-dire les pays asiatiques qui restent en...
06:29Que l'OCDE suggérait qu'il y avait une forme de corrélation,
06:32on l'a rapidement dit tout à l'heure, mais il faut qu'on y revienne,
06:34sur l'utilisation des écrans.
06:36L'utilisation des écrans en Chine pour les enfants n'est pas du tout la même qu'en Europe.
06:41Mais c'est l'utilisation des écrans, ces réseaux sociaux, tout ça, qui pose problème.
06:45C'est pas forcément apprentissage sur tablette.
06:47Bien sûr, non, non. Enfin, moi, je pensais vraiment aux réseaux sociaux.
06:50Donc, dont on sait très bien, et d'ailleurs, on a essayé de le faire,
06:52mais c'était un échec au Parlement, ça a été censuré.
06:55Mais dont on sait très bien qu'il y a un sujet en France sur l'utilisation de ces réseaux
06:58sociaux.
06:59Alors, il y a le portable à l'école, donc là, c'est testé en ce moment pour la suppression.
07:03Mais on a aussi cette question des réseaux sociaux.
07:06Donc, il faut regarder l'ensemble des questions qui sont posées par ce rapport PISA,
07:11et notamment cette question des écrans.
07:12Xavier, j'en viens aux questions de démographie.
07:14La baisse de la natalité, c'est notre chance.
07:16C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est là où on va pouvoir faire des économies.
07:19On va avoir, de fait, besoin de moins d'écoles.
07:21En tout cas, c'est un choix stratégique auquel on fait face.
07:26C'est-à-dire qu'on va avoir environ 15% d'élèves en moins à horizon 2035,
07:30du fait de la baisse de la natalité ces dernières décennies.
07:33Donc ça, c'est aux primaires et collèges, surtout.
07:36Et donc, il faut décider, soit de réduire la taille des classes,
07:39donc vous renouvelez les enseignants au même rythme.
07:41Et donc, nous, on recommande aux primaires, effectivement,
07:43de renouveler les enseignants au même rythme
07:45pour ramener la taille des classes aux primaires.
07:47Ça, ça marche, la baisse du nombre d'élèves.
07:49Ça aussi, ça marche, c'est-à-dire que c'est un des exemples
07:51qui est auto-financé à long terme.
07:53À court terme, ça permet de faciliter les apprentissages.
07:56C'est, dans nos chiffrages, moins efficace
08:00que les mesures que je mentionnais tout à l'heure
08:01sur la formation, les ressources pédagogiques, le tutorat.
08:04Mais c'est aussi quelque chose qui est efficace.
08:07Donc, vous ne touchez pas aux classes de primaire ?
08:09L'âge de primaire, voilà.
08:10Du coup, on baisse la taille des classes.
08:12En revanche, au collège, on renouvelle un peu moins les professeurs.
08:16Et donc, du coup, ça permet de dégager des marges budgétaires
08:19et d'avoir ces 4 milliards.
08:21Donc, les 4 milliards, en fait, ce seraient 2 milliards
08:23qui correspondraient à la baisse de la taille des classes aux primaires.
08:26Donc, ça coûte quand même beaucoup d'argent
08:27de baisser la taille des classes, mais on pense que c'est efficace.
08:30Et après, 1,5 milliard pour la formation,
08:32500 millions pour tutorat et ressources pédagogiques,
08:35parce que ça, c'est moins cher.
08:37Et donc, après, vous pouvez effectivement aller au-delà
08:39en réfléchissant à des augmentations pour les enseignants,
08:43puisqu'on sait que les enseignants sont moins payés qu'à l'étranger.
08:45Donc, ça, c'est un enjeu de justice que de mieux les payer.
08:49Et ça pose la question du modèle de société.
08:50Si on veut être une société qui valorise l'apprentissage...
08:53Mais c'est plus la justice que l'efficacité.
08:55Moi, et pour les analystes, même à horizon 10 ans,
08:59c'est forcément plus un enjeu de justice que d'efficacité,
09:01parce que le corps enseignant est renouvelé de l'ordre de 3 % par an.
09:06Et donc, peut-être qu'avec des rémunérations plus attractives,
09:08vous recrutez de meilleurs profils.
09:09Mais ce n'est pas ça qui va changer vraiment la...
09:13Vous voyez, les enseignants, aujourd'hui, ont une motivation intrinsèque.
09:15Ils sont dans leur métier.
09:16Ils font du mieux qu'ils peuvent pour transmettre à leurs élèves.
09:19Et donc, il faut plutôt les soutenir avec d'autres outils,
09:22formation, ressources pédagogiques,
09:24formats plus spécifiques comme le tutorat.
09:28La rémunération, c'est plus un enjeu, pour moi,
09:30de justice au premier chef.
09:32Et donc, pour dire qu'au final,
09:34les enjeux financiers ne sont pas si importants,
09:38c'est absorbé...
09:38En fait, ce n'est pas désespéré.
09:39C'est 4 milliards, c'est absorbé par la baisse de la graphie
09:42qui est de l'ordre de 5-6 milliards à horizon 10 ans.
09:45Donc, on peut, même sans aller piocher dans le reste du budget,
09:47dire qu'on sanctuarise le budget de l'éducation nationale
09:49tel qu'il est aujourd'hui,
09:50et on va juste redéployer ces montants.
09:53Ce n'est pas ce qu'on fait actuellement.
09:54Chaque année, on rabote un peu le budget
09:56dans le contexte budgétaire contraint qui est le nôtre.
10:00Mais ce n'est pas désespéré.
10:00Est-ce que Stéphanie disait, on ne fait rien, on ne fait rien ?
10:02Vous dites, on peut changer la tendance.
10:05On a eu le premier quinquennat à Macron,
10:08Jean-Michel Blanquer est resté pendant 5 ans.
10:10Il a lancé plusieurs mesures
10:12qui étaient d'ailleurs un peu dans cet esprit,
10:14mais qui étaient à petite échelle.
10:15Il y a eu un dédoulement des classes aux primaires,
10:17rep, rep, plus.
10:18Donc, c'était que dans certaines zones,
10:20que pour CP, CE1.
10:22Il y a eu un début de plan
10:24sur la formation de professeurs de mathématiques.
10:26C'était ensuite un rapport de Villani et Torosciens.
10:28C'était le plan mathématique.
10:29Mais ça n'a pas été ensuite vraiment porté
10:32et déployé à plein.
10:34Et donc, je pense qu'il y a de plus en plus
10:36un consensus sur...
10:39Je pense que nous, ce qu'on a réalisé,
10:40c'est qu'en fait, même un petit nombre de mesures,
10:42dès lors que c'est maintenu dans la durée,
10:44ça peut vraiment changer la date.
10:46Il y a un autre sujet, quand même,
10:47qui va redistribuer les cartes,
10:49c'est l'arrivée de l'IA.
10:50C'est-à-dire que je pense qu'il faut intégrer
10:52dans notre programme pédagogique,
10:55il faut être innovant,
10:56parce qu'en fait, la page est complètement blanche.
10:58On est en train de découvrir,
11:00à la fois dans l'entreprise,
11:01mais aussi dans notre quotidien,
11:03l'apport de cette nouvelle technologie.
11:05Et moi, ma crainte, c'est qu'en France,
11:08on a souvent, dans le système éducatif,
11:10été en retard.
11:11C'est-à-dire que l'arrivée de l'ordinateur
11:13est arrivée beaucoup...
11:14Mais s'il n'y a pas de formation, en même temps...
11:15Mais, enfin, l'IA...
11:17Voilà, je pense que tout le monde
11:19est logé à la même enseigne.
11:20Enfin, tous les professeurs du monde
11:21se font face à cette même problématique,
11:24en réalité.
11:26Donc, je pense que la France,
11:28qui est assez créative,
11:29devrait s'emparer de ce sujet,
11:30en se disant,
11:31il y a certains domaines
11:33où on n'a pas été bon par le passé.
11:35Ça a coûté cher de mettre...
11:37Enfin, je parle de mon époque.
11:38Les ordinateurs sont arrivés très tardivement
11:40parce que ça coûtait trop cher.
11:42Et donc, on a pris du retard
11:44par rapport à d'autres pays
11:46où, peut-être, ils étaient moins nombreux.
11:47Donc, évidemment, le poids est moins conséquent.
11:51Il n'empêche qu'aujourd'hui,
11:52là encore, on peut faire un bilan
11:54de ce qui a manqué à l'éducation en France
11:57et se dire qu'aujourd'hui,
11:59on va surfer sur la vague,
12:01on va être mieux que les autres.
12:02C'est-à-dire qu'on ne va plus apprendre comme avant.
12:04Il faut arrêter de se dire que...
12:06Enfin, je ne pense pas
12:07que juste stabiliser le système,
12:09en disant qu'on fait quatre mesures,
12:10dans un contexte où les enfants
12:12ne vont plus apprendre de la même façon.
12:14Et je pense que la question,
12:16c'est qu'est-ce qu'on veut
12:17que les enfants apprennent, en fait ?
12:20Et quel est le socle ?
12:21C'est quoi l'intelligence de demain ?
12:23C'est ça, exactement ?
12:26Déjà, il ne s'agit pas vraiment
12:27de stabiliser le système,
12:28mais plus de le transformer
12:29d'une manière qui s'appuie
12:31sur la recherche,
12:32notamment en pédagogie,
12:34et de maintenir les mesures dans la durée
12:36pour qu'elles soient vraiment déployées,
12:37vraiment mises en œuvre.
12:38Après, je suis tout à fait d'accord
12:39avec votre point sur le fait
12:40que l'IA génératif peut changer la donne.
12:43Sur ça, pour l'instant,
12:44il y a des résultats assez disparates
12:46selon ce qui est vraiment fait.
12:49Donc, c'est un sujet sur lequel
12:50je pense qu'il faut expérimenter,
12:52qui pourrait potentiellement avoir
12:53des très gros effets,
12:54mais selon les études,
12:55selon les contextes,
12:56là où ça a été fait,
12:57notamment aux États-Unis,
12:58où ils ont un système d'éducation
12:59très décentralisé.
13:00Vous avez différents districts
13:01qui ont essayé différentes choses.
13:03Parfois, ça marche très bien,
13:04parfois, ça marche très mal.
13:06Donc, il faut être, je pense, prudent.
13:07On n'est pas dans une situation
13:09où on peut lancer à plein ce sujet-là.
13:11Juste pour évoquer très brièvement
13:13le sujet que vous évoquiez tout à l'heure
13:14sur les enjeux de femmes-hommes
13:18et le lien avec les écoles d'ingénieurs,
13:19ça, c'est un autre chantier
13:21où, pour le coup,
13:22on n'a pas vraiment placé
13:24d'ambition suffisante.
13:25C'est-à-dire que vous évoquiez
13:27le problème des représentations,
13:28les rôles modèles,
13:30les carrières vers lesquelles
13:31les jeunes filles se projettent.
13:33On voit qu'il y a un résultat scolaire égaux
13:35au lycée en maths.
13:36Les garçons,
13:37c'est beaucoup plus probable
13:38qu'ils se tournent vers
13:39des filières scientifiques
13:40à l'université
13:41ou les classes réparatoires
13:43aux grandes écoles d'ingénieurs.
13:44Et en fait, on sait que là,
13:46pour le coup,
13:46il y a des outils assez simples
13:47qui permettent de faire découvrir
13:48ces métiers.
13:49C'est le rôle de la politique
13:50d'orientation.
13:51Et souvent,
13:51c'est plus une logique
13:52d'incarnation
13:53que d'information.
13:54C'est-à-dire que
13:55les cas où des femmes scientifiques
13:57viennent présenter leur carrière
13:58même très rapidement,
14:00une ou deux heures,
14:01la Fondation L'Oréal
14:01fait ça, par exemple,
14:03ça a été évalué
14:03par des chercheurs.
14:04Donc le rôle modèle,
14:05ça fonctionne ?
14:05Le rôle modèle fonctionne très, très bien
14:06et ça montre que ce n'est pas
14:07que de l'information
14:08mais surtout de l'incarnation.
14:09Est-ce qu'on se retrouve
14:10dans ce profil ?
14:10Le nombre de places aussi.
14:11Si le nombre de places
14:12n'augmente pas,
14:13je pense que de tout...
14:16Ça fait toujours un frein
14:18à ceux qui considèrent
14:19que c'est leur place.
14:20C'est un bon point.
14:20En réalité,
14:21ouvrir la place aux autres,
14:22c'est compliqué.
14:22C'est un bon point.
14:23Par exemple,
14:23Polytechnique a ouvert
14:25un bachelor,
14:25donc ce n'est pas par la voie
14:27concours.
14:28Donc il y a plus de personnes
14:30maintenant qui sont éduquées
14:31à Polytechnique.
14:32C'est une manière de faire.
14:33L'aspect...
14:34En fait, il y a aussi l'idée
14:35que des filles
14:36qui sont très, très fortes
14:37puissent remplacer
14:38des garçons
14:38qui étaient aussi très forts
14:39mais quand même
14:40un peu moins forts.
14:41Donc même à place...
14:43C'est bien effectivement
14:44de réfléchir
14:45à ouvrir le nombre de places
14:47mais je pense qu'avec
14:48le système tel qu'il existe,
14:49il y a aussi des gains
14:50à avoir à diversifier
14:51la composition genrée
14:53des élèves
14:55en école d'ingénieurs.
14:56De toute façon,
14:57on ne forme pas
14:57assez d'ingénieurs en France.
14:58Donc en dehors
14:59même du problème de genre,
15:01il faut augmenter
15:02le nombre de places.
15:03On forme à peu près
15:04120 000 ingénieurs en France.
15:05Ça couvre à peine
15:07la transition démographique
15:09dans l'industrie.
15:09Donc il faudra de toute façon
15:10plus d'ingénieurs.
15:12Juste un dernier mot
15:13sur l'IA.
15:14À l'inverse,
15:14il ne faudrait pas penser
15:15que de dire,
15:17et ça en France,
15:17je pense que beaucoup
15:18de gens vont le dire,
15:19vont se dire
15:20oui, le classement PISA
15:21ça baisse,
15:22mais on se parave
15:22parce qu'il y a l'IA
15:23donc l'IA va remplacer
15:24le classement PISA.
15:25Non.
15:26La seule façon
15:27de bien utiliser l'IA,
15:28la seule façon
15:29d'être performant
15:29avec de l'IA,
15:30c'est de soi-même
15:31et d'être hyper performant.
15:32D'avoir un très bon niveau
15:34de connaissance
15:34de façon à bien prompter
15:35parce qu'il faut quand même
15:36rappeler que l'IA générative
15:38c'est du langage
15:39donc le fameux prompt
15:40si on prompte n'importe comment
15:41on a des résultats
15:42qui donnent n'importe quoi.
15:43Et en plus,
15:44il faut challenger l'IA
15:45ce qui suppose
15:45d'avoir de l'expérience,
15:46d'avoir un certain niveau
15:47de connaissance,
15:49un esprit critique
15:50très pointu
15:51et ça,
15:51ça prend à l'école.
15:52Donc,
15:53ce n'est pas peut-être
15:53mesuré directement
15:54dans les trois scores
15:55PISA de l'OCDE
15:56qui sont science,
15:58maîtrise du langage
15:58et puis mathématiques
15:59mais dans la maîtrise du langage
16:01pas très loin
16:01il y a quand même
16:02cet esprit critique
16:03absolument nécessaire.
16:04Il nous reste 10 minutes
16:04je voudrais qu'on parle
16:05de Mistral
16:06notamment avec vous Philippe
16:07sur cette nouvelle levée de fonds
16:093 milliards d'euros
16:10annoncés ce matin
16:11une valorisation
16:12de plus de 21 milliards
16:13alors c'est la plus grosse
16:14levée de fonds européenne
16:16pour une boîte de la tech
16:17on reste quand même
16:18très loin des boîtes américaines
16:19est-ce que c'est encore
16:20une boîte européenne Mistral ?
16:22Que ce soit une boîte
16:24française, européenne
16:25oui bien sûr
16:26celle-là est toujours
16:26mais je dirais
16:27la vraie question
16:27c'est que justement
16:28on est en train
16:28de construire
16:29un champion européen
16:32peu importe
16:33je dirais
16:33les financeurs
16:35quand l'Europe
16:36finance les géants
16:37de la tech américaine
16:38à aucun moment
16:39on a dit
16:39la tech américaine
16:41n'est plus américaine
16:41elle est toujours américaine
16:42la tech
16:43parce que les tickets
16:44ne sont pas les mêmes
16:45c'est sûr que
16:47dans le fonctionnement
16:48de l'économie mondiale
16:51très technologique
16:52on a deux retards
16:53à rattraper
16:53le premier retard
16:55c'est qu'on a créé
16:56en Europe
16:56les systèmes
16:58de financement
16:58de capital risque
16:59avec 40 ans de retard
17:01par rapport aux Etats-Unis
17:02la Silicon Valley
17:03elle existe depuis
17:03les années 50
17:04aux Etats-Unis
17:04la Silicon Valley
17:06française
17:06elle existe
17:07depuis la fin
17:07des années 90
17:08donc c'est sûr
17:09qu'en termes
17:09de taille d'écosystème
17:10et ça
17:10toutes les données
17:12le montrent
17:13on est en train
17:13de rattraper le retard
17:15il y avait par exemple
17:16au début de l'action
17:17de BPI France
17:18en 2013
17:18il n'y avait aucun fonds français
17:20qui levait plus de 500 millions
17:22dans l'année
17:23maintenant on a beaucoup
17:24de fonds français
17:24qui lèvent plus d'un milliard
17:25et c'est pareil en Europe
17:26donc premier retard
17:27à rattraper
17:28l'écosystème
17:28si vous n'avez pas
17:29un écosystème
17:30qui est prêt à mettre
17:30beaucoup d'argent
17:31dans les start-up prometteuses
17:32de toute façon
17:33la valorisation
17:34des start-up
17:34à la fin
17:35elle est plus basse
17:36et le deuxième retard
17:37qu'on a
17:37c'est qu'on a
17:38on peut se le dire
17:38et ça c'est pas que français
17:39c'est européen
17:40on a raté
17:41la révolution numérique
17:42précédente
17:43celle des moteurs
17:44de recherche
17:45donc toute la génération
17:46de Google
17:48d'Android
17:49mais on va pas rater
17:50le quantique
17:50et on est en train
17:52de se repositionner
17:53sur l'IA
17:54c'est ça
17:54qui est en train
17:54de se faire
17:55oui avec des valos
17:56qui sont encore inférieurs
17:57de l'autre côté
17:57de l'Atlantique
17:58mais avec la chance
17:59d'avoir au moins
17:59un champion
18:00il est français
18:01et tant mieux
18:01et dans le quantique
18:02effectivement
18:03là pour le coup
18:03on est vraiment
18:04encore au même niveau
18:05que les autres
18:05enfin un champion
18:06d'Amistral
18:06on a Pascal
18:07qui vient d'annoncer
18:08sa cotation
18:09sur le quantique
18:10il y a Huginface
18:10qui vient d'être acheté
18:11par Nvidia
18:12tout ça c'est des polytechniciens
18:14qui est à la tête
18:15de ces boîtes là
18:16mais on a quand même
18:17toujours Stéphanie
18:18un petit problème
18:19de capitaux
18:19quand même
18:20en termes d'échelle
18:21déjà il faut
18:22d'abord se réjouir
18:23c'est quand même
18:24une bonne nouvelle
18:24parce qu'il n'y a pas
18:27tellement d'entreprises
18:29il y a au niveau européen
18:31il y en a quelques-unes
18:32mais ça n'a rien à voir
18:33je regardais le nombre
18:34de milliardaires
18:35dans l'IA
18:36aux Etats-Unis
18:37l'IA c'est à peu près
18:3840 personnes
18:40en Europe
18:40c'est à peine 10
18:41donc c'est 4 fois plus
18:43là-bas
18:43donc il y a quand même
18:44encore du chemin
18:47à faire
18:48donc
18:49j'essaye de ne pas être
18:50trop négatif
18:51parce que c'est vrai
18:51mais le quantique
18:52le quantique
18:53ça rend optimiste
18:53je trouve
18:54sur la révolution du quantique
18:55là on n'a pas raté
18:56la marche
18:56là on est effectivement
18:58on est super bon
18:59mais on va
19:01on risque d'avoir
19:02le même mur
19:03que tous les autres
19:04le mur du financement
19:05en réalité
19:06il faut passer
19:06à l'échelle européenne
19:08et quand
19:10Mistral en fait
19:10c'est une boîte française
19:12c'est pas une boîte européenne
19:13on a beau
19:13on veut se donner un genre
19:14mais Airbus
19:15c'est une boîte européenne
19:17en réalité
19:17il faut passer
19:18à l'échelle
19:19et aujourd'hui
19:20il n'y a pas du tout
19:21d'ambition
19:23à ce niveau là
19:24enfin je veux dire
19:24les pays européens
19:26ils se font encore concurrence
19:27on le voit
19:28dans mille domaines
19:29notamment la défense
19:30donc
19:32ce qui moi
19:33m'interpelle
19:33c'est pourquoi
19:34on a été capable
19:35de faire Airbus
19:35et pourquoi
19:36on n'est pas capable
19:36de faire autre chose
19:37on l'entend
19:37mais en réalité
19:38c'est toujours la même chose
19:39on arrive à faire
19:40ce constat
19:41et on se dit
19:43rien ne bouge
19:43aujourd'hui
19:44enfin il y a deux ans
19:45quand on entendait
19:46parler de Mistral
19:48véritablement
19:48on pensait
19:48que ça allait devenir
19:50une boîte
19:51à l'échelle européenne
19:51on était en avance
19:53on était bon
19:54il suffisait
19:54d'avoir une agrégation
19:56de plusieurs
19:58de capitales humains
20:00de différents pays
20:02européens
20:02et comme on a
20:03effectivement
20:04les talents
20:06enfin je veux dire
20:07on est tout à fait
20:07comparable
20:08à ce qui se passe
20:09qu'il y a aux Etats-Unis
20:10au bout de trois ans
20:11on n'a toujours pas été capable
20:12on reste à l'échelle française
20:14Xavier
20:16effectivement
20:17d'un côté
20:18le verre à moitié plein
20:19c'est que
20:19c'est une belle
20:20très belle levée de fonds
20:21ça montre qu'en Europe
20:22on peut lever plusieurs milliards
20:23le verre à moitié vide
20:24c'est que c'est une valorisation
20:25de l'ordre de 20 milliards
20:26par rapport
20:27à des labos américains
20:28qui sont entre
20:29600 et 1000 milliards
20:30de valorisation
20:31donc ça reste
20:32des choses assez différentes
20:33et Mistral joue un rôle essentiel
20:35sur tous les enjeux
20:36de souveraineté
20:36de déploiement de l'IA
20:38de différents modèles
20:39open source
20:39parfois d'ailleurs
20:40qui ne viennent pas forcément
20:41de l'équipe de Mistral
20:43elle-même
20:44après il y a la question
20:45de savoir
20:46si on peut avoir
20:47en Europe
20:47nos propres modèles frontières
20:49et pour l'instant
20:50c'est plus vraiment
20:53c'est plus l'actualité
20:54on est de moins en moins
20:55optimiste
20:55sur cette possibilité là
20:57et donc après
20:58le débat
20:58c'est peut-être
20:59qu'il faut miser
21:00sur d'autres révolutions
21:02technologiques
21:03qui est le quantique
21:04ou alors se dire
21:04non finalement
21:05les modèles frontières
21:06mais pour pouvoir
21:07espérer rattraper
21:08open et high cloud
21:09il faudrait
21:10vraisemblablement
21:11dépenser
21:11de l'ordre
21:12de centaines
21:13de milliards
21:13d'euros par an
21:14donc on est
21:15par rapport aux dépenses
21:16qu'on parlait tout à l'heure
21:17sur l'éducation
21:18ça devient quelque chose
21:19de totalement différent
21:19et donc ça pourrait être porté
21:21que à l'échelle européenne
21:23et il est difficile
21:24probablement au niveau européen
21:26de miser sur une entreprise française
21:29donc il y a toujours
21:30toujours ces logiques
21:31de juste retour
21:32au niveau européen
21:33où chaque pays
21:33va vouloir récupérer
21:35une partie
21:36on a fait ça chez Airbus
21:37avec le juste retour
21:38chacun
21:39si on étudie la question
21:40parce que c'est vrai
21:41pourquoi Airbus
21:41et pas les autres
21:42en fait Airbus
21:43ça a débuté
21:44de rien en fait
21:46là aussi
21:47il n'y avait pas
21:47de constructeurs
21:48au départ
21:49sur lesquels
21:50on pouvait miser
21:51ou en tout cas
21:51pas grand chose
21:52en fait on était
21:53il y avait un projet commun
21:55ils écrivaient
21:56leur business model
21:58ensemble
22:00alors que
22:01voilà
22:02on essaye
22:03en Europe
22:05de construire
22:06ces nouvelles technologies
22:08notamment l'IA
22:09chacun de son côté
22:09et il y a quand même
22:10ça reste quand même
22:11une fierté nationale
22:12de mettre en avant
22:13bon ben voilà
22:16Mistral
22:16c'est une boîte française
22:17avec des polytechniciens
22:19on a un vrai savoir-faire
22:20mais le partage
22:21du savoir-faire
22:22pour monter à l'échelle
22:23parce qu'effectivement
22:25c'est pas qu'une question
22:25de capitaux
22:26c'est aussi
22:26c'est une question
22:27de volonté
22:28à la fois politique
22:29mais aussi industrielle
22:31de ce partage
22:32de connaissances
22:33pour pouvoir
22:33assurer notre souveraineté
22:35européenne
22:35on a tous à y gagner
22:37en réalité
22:39mais on voit
22:40des réticences
22:40notamment en Allemagne
22:42on voit bien
22:43que l'Allemagne
22:44qui a quand même
22:44son modèle
22:45qui s'effrite
22:46de toutes parts
22:47qui est obligée
22:47de reconstruire
22:48son business model
22:49et bien
22:51reste avec
22:51un principe
22:53un peu
22:54désuet
22:55où ça doit être
22:57des entreprises
22:58allemandes
22:59qui se déploient
23:01au détriment
23:02d'autres entreprises
23:04il y a des champions
23:05allemands et italiens
23:07de l'intelligence artificielle
23:08je suis incapable
23:08de vous citer leurs noms
23:09Philippe
23:10pourtant elles existent
23:11malheureusement moi aussi
23:12je suis incapable
23:12en plus je n'ai pas
23:13une très bonne mémoire
23:14des noms
23:14donc ça fait un joker
23:15comme on n'est pas tout seul
23:16en Europe
23:17des allemands
23:18des Suds
23:19juste un petit point
23:20de méthode
23:21là aussi
23:22c'est vrai
23:22que la valorisation
23:23de Mistral
23:24est beaucoup plus faible
23:25que ses consœurs américaines
23:27mais la valorisation
23:28c'est pardon de le dire
23:29pas si important
23:29ce qui compte
23:30c'est le cash
23:31qui rentre
23:31donc c'est la levée de fond
23:32en fait
23:33alors elles sont aussi
23:33moins importantes
23:34qu'aux Etats-Unis
23:34on est d'accord
23:35mais en fait
23:36la valo
23:37c'est juste
23:37le nombre d'actions
23:38que vous allez avoir
23:39pour l'argent
23:39que vous mettez
23:40vous calculez une valo
23:41donc la valo
23:41c'est la dérivée
23:42de la quantité d'actions
23:43que vous distribuez
23:44donc ça va plutôt traduire
23:45je dirais
23:46une plus forte appétence
23:48pour les levées de fonds
23:49des consœurs américaines
23:50que pour la levée de fonds
23:51française
23:51puisqu'il y a un peu plus
23:52de capital qui part
23:53dans les mains
23:54de ce qu'on appelle
23:55le new monnaie
23:56donc voilà
23:57la valo
23:57il ne faut pas trop
23:58se fixer là-dessus
23:59ce qui est important
23:59c'est les levées de fonds
24:00successives
24:01donc il y a déjà
24:02une levée de fonds
24:02l'année dernière
24:03il y en a eu cette année
24:04là c'est pour la recherche
24:05oui c'est ça
24:06et donc ça prouve
24:08qu'il y a un modèle
24:08derrière
24:09et que ça attire
24:10des investisseurs
24:11et qu'il y aura
24:11des plans de développement
24:12et des succès à l'avenir
24:13ça c'est mon premier point
24:16mon deuxième point
24:16c'est que sur l'intelligence
24:17artificielle
24:18effectivement on a
24:18cette pépite
24:19ce fleuron
24:20mais on a
24:21d'autres avantages
24:22en France
24:22qu'on saura peut-être
24:24monétiser
24:25ou traduire
24:25à l'avenir
24:26en termes économiques
24:27on a
24:28les mathématiciens
24:29on a quand même
24:30parce que nos
24:32chercheurs français
24:32ils sont chez Mistral
24:34mais ils sont aussi
24:34chez les concurrents
24:35donc les plus grands modèles
24:37de la planète
24:37sauf les chinois
24:38à ma connaissance
24:39ont été faits avec
24:40des français
24:41donc
24:42c'est pas nous les inventeurs
24:43de l'IA
24:43on est d'accord
24:44mais en tout cas
24:44on a beaucoup d'experts
24:47en intelligence artificielle
24:48qui entretiennent
24:50un niveau de connaissance
24:51et un niveau de connaissance
24:53dans un pays
24:54Xavier a beaucoup écrit dessus
24:55c'est quand même important
24:56on l'a redit tout à l'heure
24:57pour l'innovation
24:58donc ça c'est un atout
24:59qu'il faut savoir
25:01conserver
25:01et deuxième atout
25:02aussi on a
25:03aujourd'hui
25:04face aux limites physiques
25:05on n'en parle pas assez
25:06mais l'IA
25:07il y a des limites physiques
25:08les limites qui sont
25:09la production des puces
25:10des calculateurs
25:11des mémoires
25:12et de l'énergie peut-être
25:13et vous voyez venir
25:15je vais très vite
25:15et de l'énergie
25:16oui parce que le temps tourne
25:18je suis trop long
25:18mais bien sûr ça
25:19c'est un autre avantage
25:20pour la France
25:20donc on a en termes d'énergie
25:22c'est pas par hasard
25:23s'il y a autant de data center
25:24qui vient s'implanter en France
25:25de l'énergie stable
25:28durable
25:29décarbonée
25:29pas cher
25:30c'est la France
25:31juste Philippe
25:31un dernier mot
25:32parce qu'il nous reste
25:33effectivement deux minutes
25:34juste Mistral
25:34ils ont pivoté quand même
25:35sur le modèle
25:36on ne cherche plus
25:37à faire la course
25:38avec OpenAI
25:39on est passé à autre chose
25:40non ?
25:40je ne dirais pas plus loin
25:40sur Mistral
25:41parce que BPI France
25:42est actionnaire
25:42c'est bien
25:43peut-être pour prolonger
25:45la réflexion
25:46donc là effectivement
25:47on parlait
25:48c'est très important
25:48de la maîtrise des modèles
25:50mais il y a tout un enjeu
25:51qui est lié
25:52qui est la diffusion
25:52de ces modèles
25:53dans le tissu économique
25:54et sur ça
25:56la France
25:57est un peu dans la
25:58est-ce que les entreprises
26:00adoptent ces technologies
26:01quels que soient les modèles
26:02et c'est aussi de ça
26:04qu'ensuite viennent
26:04les gains de productivité
26:06et sur ça
26:07la France
26:08est un peu
26:08en retard
26:09par rapport
26:10en tout cas
26:11par rapport aux Etats-Unis
26:12par rapport aux meilleurs adopteurs
26:14dans l'Union Européenne
26:14on est un peu en dessous
26:15de la moyenne européenne
26:16pas très loin
26:16et ça c'est un enjeu
26:18qui aussi pour la présidentielle
26:19est très important
26:21et un peu
26:22sous les radars
26:22on a assez peu
26:24on a quelques
26:25notamment ABP
26:25il y a quelques dispositifs
26:26d'accompagnement à la diffusion
26:27mais c'est pas un axe
26:29de politique publique majeur
26:30comme ça peut l'être
26:31dans d'autres pays
26:32notamment Singapour
26:33la Corée du Sud
26:34donc ça c'est tout
26:35un autre axe de réflexion
26:36qui est complémentaire
26:37parce qu'une fois
26:38que vous avez un tissu économique
26:39qui adopte plus l'IA
26:40ça vous fait aussi
26:41une demande
26:41naturellement plus élevée
26:43pour vos champions nationaux
26:45notamment Mistral
26:46et peut-être d'autres demain
26:47Bon pour l'instant
26:48on efface la dette
26:48on est très loin
26:49de ce genre de discussion
26:51c'est le début
26:52de la campagne
26:53c'est le début
26:54de la campagne
26:54merci beaucoup
26:55à tous les trois
26:55d'être venus ce matin
26:56Philippe Mutrissi
26:57Xavier Jarabelle
26:57et Stéphanie Villers
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