- il y a 1 semaine
Ce mardi 8 septembre, Laure Closier a reçu Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Xavier Jaravel, président délégué du Conseil d'Analyse Économique, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:02BFM Business et la tribune présente
00:05Débat et controverse
00:07Les experts
00:09Leur closier
00:11Il est 9h30 sur BFM Business
00:12Bonjour à tous et bienvenue dans
00:14Les experts. Il est 9h30
00:17On peut donc vous dire officiellement que le classement
00:19PISA pour la France est mauvais
00:21Il est mauvais pour la France, il est mauvais pour le monde entier
00:23Le niveau baisse partout
00:25Mais il baisse particulièrement en France
00:27Nouvelle chute des élèves de 15 ans
00:29En maths, en français
00:31Nouveau coup de massue pour le système
00:33En maths, moins 18 points
00:35La proportion d'élèves très performants
00:37Diminue pour atteindre 5%
00:39Contre 15% en 2023
00:41Vous verrez dans le détail que
00:43Les inégalités baissent
00:45Tout simplement parce que le niveau des meilleurs baisse
00:47Ça s'appelle le nivellement par le bas
00:49Le haut du classement est toujours resté
00:51Par les pays asiatiques, Singapour, Japon
00:53Corée, aussi inquiétant
00:55L'écart entre les filles et les garçons se creuse
00:57Passant de 20 points en 2022
00:59A 32 points en 2025
01:30On va vous détailler tout ça
01:31On a le déficit commercial qui se creuse en juillet
01:34A 6,7 milliards d'euros
01:37C'était mieux au mois de juin
01:38Au mois de juillet
01:39C'est moins bon
01:40Qu'est-ce que ça nous dit ?
01:41Est-ce que c'était à nouveau une difficulté pour la France ?
01:43Parce qu'évidemment, on parlera budget
01:45Comme tous les matins
01:46Les experts, c'est parti
02:15Avec nous ce matin Philippe Mutrici
02:44Pour essayer de tenter de trouver des économies
02:47De mieux connaître notre système de financement global
02:51L'épargne salariale permet notamment de financer les entreprises
02:56Donc c'était un bon dispositif
02:58Et on avait besoin de le développer
03:01Se dire qu'on va taxer
03:05On prend le risque de détourner les salariés de ce type de produit
03:10Donc c'était prendre un risque à long terme
03:12Pour des économies à court terme
03:16Et je pense qu'il y avait quand même un danger de maintenir ce type de produit
03:19Mais c'est toujours le même sujet
03:20Si tout est un...
03:22Les alternants, il ne faut pas y toucher
03:24Les retraites, il y a toujours des effets de bord
03:26Non mais il y a des choses...
03:28Enfin moi, ce que je trouve intéressant
03:29C'est lorsque l'on touche l'éléphant dans la pièce
03:33Pour les retraites, c'est quand même ce qui coûte le plus à l'État français
03:37Donc c'est quand même, je pense, logique
03:41De regarder là où ça pèse le plus
03:44Et commencer par désindexer ?
03:47Bien sûr, je pense que c'est essentiel
03:50Ça a quand même coûté cette indexation 40 milliards sur les trois dernières années
03:54Pour les budgets de l'État, les trois derniers
03:56Et je pense qu'au moment où il faut revenir sur notre système par répartition
04:04Ou en tout cas l'améliorer
04:05Il s'agit de mettre ce sujet sur la table
04:08Déjà au moment des présidentielles
04:10Parce que ça va devenir un sujet brûlant
04:14Il va falloir qu'on parle de sujets sérieux
04:17Puisque notre système tel qu'il est, il n'est pas viable
04:19On ne fait pas assez d'enfants
04:20Donc après, c'est ça qu'on sait très bien
04:22On peut rester dans le déni budgétaire à un moment donné
04:24Et là où il faut aussi qu'on sorte du déni
04:26Philippe Mutrici, c'est que l'argent va coûter plus cher
04:28Le capital va coûter plus cher
04:29Enfin, on aura réunion baissée au jeudi
04:31A priori, hausse des taux
04:33C'est fini le monde avec le capital qui ne coûte rien
04:36Oui, c'est clair que l'époque où les taux étaient négatifs
04:40C'est vraiment clairement derrière nous
04:42Il n'y a aucune raison pour que les taux d'intérêt baissent dans le monde aujourd'hui
04:45Alors, ce n'est pas spécifiquement français
04:47Mais la France est vraiment dans un schéma
04:50Qui va aggraver une situation mondiale
04:52Qui est déjà défavorable pour les taux d'intérêt
04:53La raison pour laquelle les taux d'intérêt sont très élevés dans le monde
04:56On les connaît
04:57Mais d'abord, il y a une croissance globale, industrielle
05:00Notamment une croissance de toutes ces nouvelles technologies
05:02On en reparlera peut-être aussi
05:04L'IA qui pompe énormément d'argent sur les marchés
05:07Et puis, on n'est pas les seuls à être en déficit public
05:10D'autres pays dans le monde
05:11Les Etats-Unis, on ne le rappelle pas assez
05:14C'est 7% du PIB, leur déficit
05:17Le Japon
05:17Un certain nombre d'autres pays dans le monde
05:20Sont vraiment dans une situation de dette publique massive
05:23Et donc, il n'y a aucune raison pour que les taux d'intérêt baissent
05:26On rajoute un petit surcroît d'inflation
05:28Qui est lié à la crise énergétique, aux détroits d'Hormuz
05:30Et puis, peut-être à d'autres facteurs de rupture d'approvisionnement
05:33Dans ce monde géopolitiquement devenu très complexe
05:36Et vous avez toutes les raisons, je dirais
05:39Pour que ces taux d'intérêt soient durables
05:41Et sur la situation budgétaire française
05:44Moi, je voudrais quand même juste rappeler des chiffres
05:46Ils ont déjà été donnés sur ce plateau
05:47Mais les vacances sont passées
05:49Donc, on va quand même se redire les choses
05:51Sur la dette publique française
05:53Les deux tiers, c'est de la dette sociale
05:55Ça a été démontré dans un ouvrage de Nicolas Dufour
05:58Qui s'appelle La dette sociale de la France
06:00Les dépenses publiques, même sur le 1700 milliards de budget annuel
06:04Plus des deux tiers, c'est de la dépense sociale
06:06Je me rejoins complètement
06:07Donc, si normalement, on était des êtres doués de raison
06:10On devrait aller regarder là où les dépenses sont les plus élevées
06:14D'ailleurs, je terminerai juste en rappelant qu'un organisme de sondage avait fait au printemps dernier un exercice extrêmement
06:21intéressant
06:22Il avait demandé aux Français qu'il était le budget rêvé des Français
06:26Et en fait, les Français ne connaissent pas du tout les heures de grandeur
06:29Ils soupondèrent les dépenses sociales
06:30Là, ils les divisent par deux
06:31Sur les 1700 milliards
06:33Au lieu de mettre 1000 milliards, ils ne mettraient que 500 milliards sur les dépenses sociales
06:37Et ils souhaiteraient un doublement des dépenses d'éducation, de sécurité, militaires, etc
06:44Et donc, on est aujourd'hui dans une forme de déni
06:46Où en fait, on continue, vous l'avez très bien dit Stéphanie
06:50A chercher des petites mesures de droite et de gauche
06:54Ou à droite et à gauche, comme vous voulez
06:55Mais qui ne traitent pas le problème fondamental
06:57Qui est, quelle est la société qu'on veut
06:59Est-ce qu'on veut continuer d'endetter la France pour payer des dépenses sociales ?
07:03Et en fait, endetter les enfants
07:05Stéphanie, 4,25 à 10 ans
07:08On s'est financée jeudi dernier
07:09Alors, on trouve, il y a du monde pour nous prêter de l'argent sur les marchés financiers
07:13Mais ça commence sérieusement à nous coûter cher
07:15Vous êtes inquiète, vous, potentiellement, d'une crise obligataire ?
07:18Oui, moi, je pense qu'en fait, on se prend la lame de fond
07:21Comme vous l'avez expliqué
07:22Où l'ensemble des taux d'intérêt augmentent au niveau mondial
07:26Mais en plus, on se prend une prime de risque
07:29À cause, justement, de nos problématiques de déficit et de dette
07:33Et aujourd'hui, si les Français ne sont pas conscients
07:36En fait, de l'ampleur de la dépense sociale
07:38Je pense que, aussi, les investisseurs
07:40Parce que s'ils ouvraient les yeux
07:42Ils verraient bien qu'ils ne financent pas la même chose
07:44Quand ils prêtent de l'argent à la France
07:45Ou quand ils prêtent de l'argent à l'Allemagne
07:47L'Allemagne, elle, finance son plan à 500 milliards
07:50Alors que nous, effectivement, on est en train de caricature
07:53Oui, de payer les retraites
07:54Donc, pour assurer un niveau de vie des plus de 60 ans
08:01Donc, voilà, au bout d'un moment
08:03Lorsqu'on s'aperçoit qu'il n'y a pas de financement d'avenir
08:09La sanction, elle risque d'aller dans les urnes
08:13Mais surtout sur les marchés financiers
08:16Puisque la moitié de notre dette, comme vous le savez
08:19Détenue par des étrangers
08:20Donc, ils sont moins sensibles à nos programmes sociaux
08:24Donc, voilà, je pense qu'on joue avec le feu
08:26Et je pense que ceux qui veulent nous rassurer
08:30En disant que, finalement, non, non
08:31Mais la dette est facilement placée
08:33Et ça ne pose pas de problème
08:36Jusqu'au jour où il va falloir
08:38Il y aura d'autres placements plus intéressants
08:40Et puis, on les voit venir
08:42Effectivement, il y a maintenant
08:44Certains investisseurs préfèrent financer
08:46Des entreprises de l'intelligence artificielle
08:49De la tech, monsieur
08:50Et voilà, en général, en fait
08:54On n'arrivait pas à mettre en concurrence un État
08:56Par rapport à une entreprise privée
08:58Aujourd'hui, c'est clair
08:59Mais vous parlez, Stéphanie, de sanctions dans les urnes
09:02Le problème, c'est qu'on voit que la sanction dans les urnes
09:04Elle va vers des partis politiques
09:07Qui promettent monts et merveilles
09:08Qui promettent hausse des salaires
09:10Blocage des prix
09:11La retraite à 60 ans
09:12Enfin, on va...
09:13C'est-à-dire que sanctions dans les urnes
09:15Pour des gens qui, a priori, ne sont pas raisonnables
09:16Oui, alors là, s'il y a cette...
09:18Effectivement, si on aboutit à une élection
09:20Qui promeut ce type de programme économique
09:24Je pense que la sanction sera immédiate
09:27Pour autant, il me semble que la sanction pourrait venir avant
09:32Au moment des débats
09:34Et au moment où les sondages donneraient de plus en plus en faveur
09:38Ces deux parties dont les deux programmes économiques
09:40Sont dangereux pour la suite de l'économie française
09:44On est à tel point qu'un de vos confrères, Jean-Marc Vitori
09:49Qui est un expert d'ailleurs
09:50Il viendra cette semaine
09:52Voilà, c'est ça
09:53Vous connaissez bien le plan
09:53Jean-Marc a signé un éditorial ce matin dans les échos
09:56Dans lequel il fait un argumentaire pour la dissolution
10:00En disant, en fait, la seule façon de sortir raisonnablement de cette situation
10:06Ça serait de dissoudre maintenant
10:08De façon à mettre les parties devant la responsabilité
10:11Et empêcher le prochain président de dissoudre
10:13Puisqu'en fait, on ne peut dissoudre qu'une fois par an
10:16Et donc, je vous laisse découvrir son éditorial
10:19C'est extrêmement intéressant
10:20De voir à quel point on est aujourd'hui
10:22C'est juste parce qu'il va se passer
10:23Mais c'est juste parce qu'il va se passer, on est d'accord
10:25Mais ça permettrait en fait d'obliger
10:27C'est exactement ce que Stéphanie vient de dire
10:29Obliger d'arrêter de faire des promesses au Père Noël
10:32En disant, on verra avec le prochain président
10:34Tout ira mieux, etc
10:35En fait, non, la réalité, elle est maintenant
10:36Ce qu'on n'a pas encore parlé ce matin
10:39C'est l'effet boule de neige
10:40Donc l'effet boule de neige sur la dette
10:41Il est bien connu des économistes
10:43On regarde le taux d'intérêt réel auquel on emprunte
10:46Et on compare avec la croissance réelle
10:48Aujourd'hui, on est sauvé par les taux d'intérêt passés
10:51Comme vous l'avez dit tout à l'heure
10:52Donc le taux moyen de la dette
10:53Quand on était à zéro avant 2020
10:55Voilà, c'est ça exactement
10:56Le taux moyen n'est heureusement pas encore à 4,25
10:594,25, c'est les dernières émissions
11:00Donc c'est ce qu'on appelle le flux
11:02Le stock, lui, il est beaucoup plus bas
11:03Donc ce taux moyen de la dette
11:05Aujourd'hui est encore inférieur à la croissance
11:07Mais pour combien de temps ?
11:09Parce que parallèlement, la croissance, on sait qu'elle baisse
11:11Et donc une fois que la croissance est inférieure
11:13Au taux réel de la dette
11:15Dans ces cas-là, la dette
11:16On part dans un effet boule de neige
11:18La dette croît automatiquement
11:21Et il faut des efforts beaucoup plus importants
11:24Pour arriver à stopper un phénomène d'emballement de la dette publique
11:27Qu'actuellement
11:28Donc ne pas faire les efforts maintenant
11:30C'est les reporter plus tard
11:32Et se retrouver en situation peut-être de la Grèce 2012
11:36Avec de l'austérité budgétaire
11:37Et vous, vous croyez, Stéphanie, vous à un accident un peu à la listreuse
11:40Où à un moment donné, ça s'emballe
11:43Et ça vous oblige à dire
11:44Bon, je dois revenir sur ce que j'ai dit
11:46Moi, je pense que les marchés financiers ont de la mémoire
11:49Et moi, je m'en rappelle en 2012
11:50Lorsque je travaillais sur les marchés
11:53Et personne ne croyait au défaut de la Grèce
11:57Et de l'ensemble des pays du Sud
11:59Parce que justement, ces pays faisaient partie de la zone euro
12:01Donc ils ont gardé ça en portefeuille
12:03Ça leur a coûté extrêmement cher
12:05Pour certains, ça leur a coûté leur poste quand même
12:06Et donc, je pense qu'aujourd'hui
12:08On garde ça en mémoire
12:09Et c'est pour ça qu'on voit, en fait, les taux d'intérêt français
12:12C'est commencer à augmenter petit à petit
12:14Parce qu'ils se délestent
12:15Ils vendent la dette française petit à petit
12:17Mais on n'avait pas les mêmes mécanismes à l'époque
12:20Qui aujourd'hui permettraient par la Banque Centrale Européenne
12:23De sauver, d'aider la France
12:25D'accord, mais des taux d'intérêt plus élevés
12:27C'est aussi des paumes sur les portefeuilles des gérants
12:30Donc c'est pas, même si derrière
12:31Effectivement, il y a moins de dangers aujourd'hui
12:34Sur les marchés financiers
12:35Parce que la BCE viendra
12:37Va récupérer une partie de la dette
12:39En disant
12:39On ne fera pas défaut
12:40Non, on ne fera pas défaut
12:41Mais ça sera du donnant-donnant
12:43Enfin, la Grèce n'a pas fait défaut non plus
12:45Donc, ce n'est pas une nouveauté
12:48On aide le pays de la zone euro
12:52Sous conditions
12:53Ça va être ça, ça va être douloureux
12:55Et c'est ce que craignent de plus en plus
12:59Je pense les investisseurs
13:00C'est ce qui explique la hausse des taux d'intérêt
13:03Ça va continuer en réalité
13:04Plus personne ne se dit qu'aujourd'hui
13:07Le spread entre la France et l'Allemagne va se réduire
13:10On est plutôt dans une situation inverse
13:13Avec même le Portugal
13:15Qui voit sa note être revu à la hausse
13:19Qui potentiellement peut devenir un concurrent sérieux
13:21On est concurrencé par les GAFA
13:23Par les pays du Sud
13:25Ça fait beaucoup de possibilités d'avoir des pays
13:27Qui sont peut-être un peu moins risqués
13:28Et de l'acheter de la dette
13:29Et de mieux rémunérer
13:30Oui, c'est ça qui est terrible
13:31C'est qu'en fait
13:33Si on acceptait de retirer les lunettes
13:36Je dirais nous tous
13:37Tous les Français je pense
13:39Et en particulier
13:40Un certain nombre de partis politiques
13:41Des lunettes déformantes
13:42On regarderait les solutions
13:44Qu'ont appliquées nos voisins
13:46Et qu'ils continuent de l'appliquer avec succès
13:47Donc l'Italie n'est pas encore dans la situation idéale
13:51Qu'elle pourrait rêver
13:52Mais en Italie en revanche
13:54Il y a un excédent budgétaire
13:56Donc un excédent budgétaire
13:57Effectivement le Portugal, l'Espagne
13:58Ces pays de l'Europe du Sud
14:02Cette fameuse Europe du Sud
14:03Qu'on a toujours cité
14:05Comme étant l'antimodèle de l'Europe du Nord
14:07Beaucoup plus vertueuse
14:08On est les derniers en Europe du Sud
14:10La Grèce a dû le faire sous contrainte
14:11Est-ce que nous on sera obligé de faire comme la Grèce
14:14C'est-à-dire un ajustement sous contrainte
14:15Mais si on regarde même dans le passé
14:17Il y a eu des très beaux exemples
14:18De redressement de finances publiques
14:19Par exemple au Canada
14:20A la fin des années 90
14:21Et ça n'a pas empêché le Canada
14:24De connaître une très belle croissance
14:26Dans l'année suivante
14:26Et si on prend même l'exemple français
14:28Ça on l'a beaucoup vu cet été
14:30Parce qu'il y a eu à cause des films sur De Gaulle
14:32Une espèce de passion De Gaulle
14:34Tout l'été
14:35Et donc y compris chez les économistes
14:36Qui sont allés regarder le plan Armand-Ruef
14:39En 1958
14:40En 1958 la France est épuisée
14:43Par la guerre en Indochine
14:45Par la guerre en Algérie
14:47Déficit public
14:48Le FMI intervient en 1958 en France
14:50Juste avant l'arrivée de Gaulle
14:51Mais la natalité est forte
14:52La natalité est forte
14:53Mais pas seulement
14:54Il y a un plan d'ajustement qui est fait
14:55Un plan d'ajustement
14:56Mais qui préserve l'investissement d'avenir
14:58La croissance est de 3% en moyenne
15:01Sur les 5 années précédentes en 1958
15:02Elle est de 6% en moyenne
15:04A partir de 1960
15:05Voilà donc en plus
15:07Un ajustement structurel intelligent
15:09Qui préserve l'avenir
15:10N'est pas du tout récessif
15:12D'autres pays l'ont fait
15:13Et nous malheureusement
15:14On a nos lunettes
15:14Où on dit
15:15Non non faut surtout pas toucher
15:16Oui mais on sait qu'on a touché
15:17Le fond de la piscine
15:18Donc aujourd'hui
15:20Vous êtes sûre qu'on a touché
15:21Le fond de la piscine ?
15:22Oui les efforts sont
15:23En fait tous nos indicateurs sont rouges
15:25Donnez-moi un indicateur positif
15:26Non mais ça peut encore aller plus bas
15:28C'est ça que je voulais vous dire
15:30Après ça peut encore peut-être
15:32Aller plus bas
15:32Mais à un moment
15:33Il va falloir qu'on réagisse
15:34Ça on le sait très bien
15:35On ne va pas pouvoir laisser
15:36La situation se dégrader
15:37Telle qu'elle est
15:38Alors
15:39Mais donc les efforts
15:40Vont être nécessaires
15:41Et se pose la question
15:42D'une génération sacrifiée
15:44C'est-à-dire c'est ça le problème
15:46C'est qu'aujourd'hui
15:47Celui qui va devoir
15:50Endosser
15:52L'ensemble des efforts
15:53Pour essayer de rendre
15:55La mariée un peu plus belle
15:57C'est-à-dire la France
15:59Et bien c'est une génération
16:02Et vous la mettez où la génération sacrifiée ?
16:04C'est les actifs d'aujourd'hui ?
16:06Oui c'est tous les actifs d'aujourd'hui
16:08C'est bien grâce aux actifs
16:10Que notre système de protection
16:12Donc double cotisation
16:14Pour mettre en place
16:14La capitalisation
16:17Un logement cher
16:18Un pouvoir d'achat grignoté
16:20Des parts à la retraite
16:21Des parts à la retraite plus tard
16:22Des pensions de retard plus faibles
16:26Pour que dans 10 ans
16:27Parce que vous avez raison
16:28On peut s'en sortir
16:29En réalité on va pouvoir s'en sortir
16:30Les autres pays l'ont fait
16:31Donc on n'a aucune raison
16:32De ne pas pouvoir le faire
16:33Mais ça aura un coût
16:34Et ça sera un coût
16:35Sur une génération
16:37En fait c'est la génération sacrifiée
16:39On en parlera aussi probablement
16:40Pour l'éducation
16:41Mais on est vraiment
16:42Face à une génération
16:43Effectivement
16:44Qui va payer
16:45Les erreurs passées
16:46Et cette espèce
16:47D'indolence
16:48D'habitude
16:50De conformisme
16:51Où on se dit
16:53Que tout va bien
16:54Et qu'on n'a pas besoin
16:54De prendre de mesures radicales
16:56Oui Xavier Jaravel
16:57Vous arrivez dans une bonne ambiance
16:58Et encore
16:59On n'a pas encore parlé
16:59Du classement PISA
17:01Je vous attendais pour ça
17:02Président délégué
17:02Du conseil d'analyse économique
17:04On a donc les résultats
17:05Du PISA
17:05Vous parlez de génération sacrifiée
17:07C'est peut-être celle
17:07Des élèves qui ont 15 ans
17:09Aujourd'hui
17:09Parce que c'est quand même
17:10Ceux qui ont subi
17:11Notamment en France
17:11Un nombre de réformes
17:12Pas possibles
17:13Qui ont changé
17:14Entre les rythmes scolaires
17:15L'organisation
17:15La manière d'apprendre
17:17Je rappelle que le PISA
17:17Ça teste cela
17:18Ceux qui ont 15 ans
17:19Aujourd'hui
17:20Quand on regarde
17:21Les résultats
17:22Ils sont mauvais pour la France
17:23Xavier
17:24Ils sont mauvais pour l'ensemble du monde
17:25C'est-à-dire que le niveau baisse
17:27Absolument partout
17:28On était encore
17:28On est encore dans la moyenne de l'OCDE
17:31On est désormais dans la moyenne basse
17:33On n'est pas trop mauvais
17:34Sur les questions de science en général
17:36Mais dans le reste
17:37Ça ne va pas du tout
17:38Oui
17:39Donc effectivement
17:39Il y a une baisse généralisée
17:41Mais qui est un peu plus forte
17:42Pour la France
17:43Dans certaines matières
17:43Les résultats viennent juste de sortir
17:45Donc il faut regarder un peu plus
17:46Dans le détail
17:46Mais ça s'insère quand même
17:48Dans la tendance plus générale
17:50Qui est
17:51Qu'il y a un décrochage éducatif
17:52En France depuis 30 ans
17:53Là ça s'accélère encore
17:55C'est les conséquences
17:56Probablement de la crise Covid
17:57D'autres phénomènes
17:59Comme
18:00Ce que vous décriviez
18:01Sur un empilement
18:03De réformes
18:03Des changements de pieds
18:04Ces dernières années
18:05Et donc
18:07Nous avec le Conseil des années économiques
18:08On a sorti des travaux
18:09La semaine dernière
18:10Par anticipation
18:11Avec un message plus positif
18:13Qui est que
18:13Plusieurs pays
18:14Confrontés
18:15A des difficultés
18:16Comme ça
18:17Au cours de leur histoire
18:18Ont réussi à remonter
18:19La pente
18:20Et en fait la clé pour ça
18:21Pour nous
18:21C'est pas de
18:23Forcément changer le système
18:25De manière totalement radicale
18:26Mais plutôt d'avoir
18:27Un petit nombre de réformes
18:28Mais qu'on tient
18:30Dans la durée
18:31Et des réformes
18:31Qui ont fait leur preuve
18:32A l'étranger
18:33Et qu'on adapterait
18:34Bien sûr en France
18:34On va revenir dans le détail
18:36Sur votre plan
18:37Un plan à 4 milliards
18:38Donc là on a cherché
18:39Des économies
18:39Il va falloir
18:40Les 4 milliards
18:40C'est pas si grand
18:41Et on peut décider
18:43Que l'éducation
18:43Est la priorité
18:44Bien évidemment
18:45Quand vous regardez
18:46Stéphanie
18:46Le classement
18:48PISA
18:48Qu'est-ce que ça vous inspire
18:50Je rappelais quand même
18:51Qu'il y a un truc
18:51Qui est déprimant
18:52C'est que les inégalités
18:53Baissent
18:53Parce que le niveau
18:54Des élites
18:55Baissent
18:55Ce qui est absolument affreux
18:57A raconter
18:58Stéphanie
18:58Oui alors ça
18:59C'est pas uniquement
19:00Un cas français
19:00C'est-à-dire qu'il y a
19:02Ce décrochage
19:03Qui s'explique
19:04Soit disons
19:04Par les réseaux sociaux
19:05Et aussi peut-être
19:08Un désistement
19:09De la part des parents
19:10Dans certains cas
19:12Donc le système éducatif français
19:16N'est pas seul
19:17A mettre en cause
19:17Dans les résultats
19:18Dans les résultats
19:20PISA
19:21Moi ce qui m'étonne
19:22C'est que depuis
19:24Une trentaine d'années
19:25Vous me dites
19:26Il y a ce décrochage
19:28Donc tous les ans
19:29En fait
19:29On commente
19:31Les résultats
19:32PISA
19:32Et on arrive
19:33Véritablement
19:34A identifier
19:34Nos failles
19:35Nos faiblesses
19:37On parle des solutions
19:38A mettre en oeuvre
19:39Et aujourd'hui
19:39Je pense qu'en France
19:40Sur ce sujet
19:41Comme bien d'autres
19:42Il s'agit de savoir
19:43Pourquoi on ne sait pas
19:44Les mettre en oeuvre
19:45C'est-à-dire que
19:46Pourquoi
19:47Lorsqu'on identifie
19:48Un problème
19:49Et on sait
19:50Vers quoi il faut aller
19:51Notamment parce qu'il y a eu
19:52Des exemples
19:53A l'étranger
19:54Qui ont fonctionné
19:55Et qu'on se dit
19:56Pourquoi on ne le fait pas
19:57En réalité
19:57C'est-à-dire qu'on peut toujours
20:00Parler
20:00Il y a encore 30 ans
20:01Devant nous
20:01On va pouvoir aussi
20:03Voir comme ça
20:04De manière complètement
20:07Inerte
20:07En constatant
20:09Que ça baisse
20:10Qu'on sait exactement
20:11Ce qu'il faut faire
20:12Mais on ne le fait pas
20:12Donc je pense qu'aujourd'hui
20:13Ça tombe bien
20:14Il y a une élection
20:15Qui arrive
20:16Je pense qu'il faut
20:17S'emparer de ce sujet
20:19C'est-à-dire
20:19Pourquoi on n'est pas capable
20:20Il y a eu un début de tentative
20:21Sur les questions d'éducation
20:23Notamment sur le salaire
20:24Des profs
20:25D'avoir le sujet
20:26Dans la campagne
20:27Philippe c'est quoi
20:27Votre réaction
20:28Classement Pisa ?
20:29Ma réaction
20:29Elle n'est quand même
20:30Pas très positive
20:30On ne va pas se le cacher
20:32Il y a un des résultats
20:33Que vous n'avez pas cité
20:34C'est que par rapport à 2015
20:35On perd deux années d'apprentissage
20:37Deux années
20:38Et notamment par rapport
20:39Au Royaume-Uni
20:40Donc quelle est cette génération
20:42Qu'on est en train de préparer
20:43Moi je parlais de génération sacrifiée
20:44Qui va devoir porter
20:45La dette des aînés
20:46Et qui en plus
20:47A deux années de retard
20:48En apprentissage
20:49On va faire quoi
20:50Quand il va arriver
20:50Aux études supérieures
20:51On va leur proposer
20:52Des études supérieures
20:53Au rabais
20:54Forcément
20:54Ou alors qu'il faudra
20:55Mettre en place
20:55Des dispositifs de rattrapage
20:57Extrêmement coûteux
20:57Là on ne sera plus
20:58Dans les 4 milliards
20:58On sera dans quelque chose
21:00De beaucoup plus important
21:01Sinon quoi ?
21:02Sinon on va avoir
21:03Une main d'oeuvre
21:05Moins qualifiée
21:06Que dans le reste du monde
21:07Qui dit moins qualifiée
21:08Dit condamné
21:10A faire du travail
21:11Moins qualifié
21:11Donc moins rémunéré
21:12Donc on est en train
21:13De préparer une génération
21:14Dans le pouvoir d'achat
21:15On sait à l'avance
21:16Que le pouvoir d'achat
21:17Va être plus faible
21:17Et que les gains
21:19Enfin les espérances
21:20De gains
21:21De performances
21:22De réussites
21:23Seront beaucoup plus faibles
21:24Y compris sur les élites
21:25Comme vous l'avez dit
21:26Donc les meilleurs
21:27Qui sont normalement
21:28Ceux qui tirent
21:29L'ensemble du pays
21:30Qui sont des gens
21:31Des entrepreneurs à succès
21:32Ou qui sont des intellectuels
21:34Qui vont vraiment marquer
21:35L'esprit du futur
21:36Toute cette génération
21:37En fait
21:37Va se retrouver
21:39Engluée
21:40Dans une espèce
21:40De moyenne basse
21:41Vous avez parlé tout à l'heure
21:42De nivellement par le bas
21:44Moi c'est vraiment
21:44La réaction que j'ai aujourd'hui
21:46Je dis bravo
21:47A tous ceux
21:48Qui ont mis en place
21:49Ces politiques
21:49Qui conduisent
21:50A un nivellement par le bas
21:51Systématique en France
21:52On est vraiment
21:53Dans une situation
21:54Qui économiquement
21:55Est pas bonne
21:55Quelle est la vraie richesse
21:57Des nations en fait ?
21:58On peut dire
21:58Oui c'est les matières premières
21:59Ok non
22:00En fait c'est plus les matières premières
22:01La vraie richesse des nations
22:02C'est l'intelligence collective
22:03Et c'est le niveau d'éducation
22:05Et là pour le coup
22:06On est vraiment
22:07Très très mal placé
22:07Xavier
22:08L'écart entre les filles
22:09Et les garçons
22:10C'est creusé
22:10Passant de 20 points en 2022
22:12A 32 points en 2025
22:14Qu'est-ce qui s'est passé là ?
22:16Alors ça
22:17Vous m'apprenez ce résultat
22:18Donc c'est intéressant
22:19Est-ce que c'est dans
22:20Toutes les matières ?
22:21Ça sera intéressant
22:22Peut-être
22:23Est-ce que le rapport
22:24Aux écrans est différent
22:25Entre jeunes filles
22:26Jeunes garçons ?
22:28Sachant quoi ?
22:29Il y a toute une série
22:29De problèmes depuis longtemps
22:30Est-ce que ça se chiffre
22:33Économiquement
22:33L'impact
22:34De la baisse de niveau général
22:36Comme impact économique
22:37Pour une société ?
22:39Oui
22:39Donc il y a plusieurs
22:40C'est un peu ce que
22:41Commençait à dire Philippe
22:42Sur l'insertion dans l'emploi
22:44Sur la capacité
22:45D'innovation du pays
22:46Donc c'est à la fois
22:47Les chercheurs
22:48Les entrepreneurs
22:49Mais aussi
22:49Plus généralement
22:50La capacité de la population
22:51A adopter
22:52Les nouvelles innovations
22:53Donc nous un chiffrage
22:54Qu'on avait avec
22:55Le conseil d'analyse économique
22:56Une étude d'il y a
22:57Il y a quelques années
22:57C'était que si
22:58On comblait l'écart
22:59Qui nous séparait
23:00Des meilleurs du classement
23:02Ne serait-ce que
23:02D'un cinquième
23:03Par rapport à la Finlande
23:04A l'époque
23:04Aujourd'hui ça ne va pas
23:05Être si différent
23:07L'équivalent en croissance
23:08Que ça pourrait générer
23:09Au bout de 15 ans
23:10C'est de l'ordre
23:11De 150 milliards d'euros
23:14Donc c'est à peu près
23:144 à 5 points de PIB
23:16Donc c'est un effet
23:17C'est un an de déficit
23:18C'est un an de déficit
23:19C'est pareil que de passer
23:20Le taux d'emploi de la France
23:21Au taux d'emploi de l'Allemagne
23:23Donc ça vous donne
23:24Un ordre de grandeur
23:25Que le sujet éducatif
23:27Et un problème économique majeur
23:29Qui pour l'instant
23:29Est quand même moins présent
23:30Dans le débat
23:31Que d'autres sujets
23:32Comme le retard du taux d'emploi
23:33Ou le déficit public
23:34Alors qu'il est probablement
23:35Aussi important
23:36Et donc comme vous le disiez
23:36La campagne lance quand même
23:38Un peu ce sujet
23:39Et pourquoi on n'y arrive pas
23:40Justement à faire voler les choses
23:41Stéphanie disait
23:42Ça fait 30 ans qu'on connait
23:43On a des rapports sur tout
23:44On n'arrive pas à changer
23:45Et c'est parce qu'on ne met pas
23:46Le curseur sur le bon sujet
23:47On ne parle je ne sais pas
23:48Que des profs
23:49Pas forcément de l'organisation
23:50De l'école
23:52Qu'est-ce qu'on rate ?
23:53Déjà le sujet
23:55Est évidemment très compliqué
23:57C'est-à-dire que par exemple
23:57On ne s'est pas vraiment expliqué
23:59Les raisons de ce décrochage
24:01Depuis 30 ans
24:02Donc on ne peut pas juste dire
24:04Réparons ce qui ne marche plus
24:07Puisqu'il y a plein de facteurs différents
24:09Mais à nouveau
24:10Je pense que le motif d'espoir
24:11C'est qu'il y a quand même
24:12Plusieurs réformes
24:13Qui à l'étranger ont marché
24:14Et aussi dans des études scientifiques
24:17C'est-à-dire que de manière aléatoire
24:18Vous allez par exemple
24:19Faire une intervention
24:20Sur les méthodes pédagogiques
24:22Dans une classe
24:23Pas dans l'autre
24:24Donc tout ça
24:24Ça permet d'identifier
24:25L'effet causal
24:26De certaines réformes
24:27Sur l'apprentissage des élèves
24:29Et donc ça
24:30À assez grande échelle
24:32Dès lors qu'on est
24:33Qu'on maintient ces mesures
24:36Qu'on est sûr
24:36Qu'on peut les déployer à plein
24:38On pense que ça peut suffire
24:39Pour vraiment faire remonter
24:40Le niveau
24:41Et je pense qu'il n'y a pas forcément
24:42Aujourd'hui
24:43Il y a ces six dernières années
24:45Ou cinq dernières années
24:45On a eu six ministres
24:46De l'éducation nationale
24:47Qui parfois ont eu
24:48Des priorités un peu différentes
24:50Voir opposés
24:51Quand ils se suivent
24:51Annoncer
24:52Enlever
24:54En fait une grille de lecture
24:56C'est de dire
24:56Comme le décrochage est important
24:58Il faudrait absolument tout changer
25:00Nous ce n'est pas notre lecture
25:01C'est plutôt que le décrochage
25:03C'est le fruit d'une dégradation
25:05À chaque niveau de scolarité
25:07Qui n'est pas forcément spectaculaire
25:10Donnez un exemple
25:10Supposons que votre capacité à enseigner
25:12À transmettre
25:13Se dégrade pour plusieurs raisons
25:14De 2 à 3% par an
25:17Donc chaque année
25:17Le CE1, le CP
25:19Ont chacun baissé
25:20Une efficacité de 3%
25:21Comme l'élève a 10 ans de scolarité
25:23Entre début du primaire
25:25Fin du collège
25:26Et que c'est un processus cumulatif
25:27En perdant 2% chaque année
25:29Il est 20-30% moins bon
25:31À la fin
25:32Et donc du coup
25:32Ça paraît être une baisse
25:34Très très très forte
25:34En fait c'est juste que le système
25:35S'est dégradé un peu
25:37À chaque niveau
25:37Et donc pour inverser la tendance
25:39Nous on identifie
25:42Trois grands leviers
25:44Que sont la formation
25:47Continue intensive
25:48Des enseignants
25:49Et pas n'importe quel type de formation
25:50C'est-à-dire des formations
25:52De à peu près 80 heures par an
25:53Ce que font les pays
25:54Qui ont réussi à remonter
25:56De leurs résultats
25:56Comme l'Angleterre
25:57Qui encore aujourd'hui
25:58Vous le rappeliez
26:00Existe ?
26:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui
26:01Il y a une formation continue
26:02Des enseignants ou pas ?
26:03C'est obligatoire
26:03C'est 18 heures dans le primaire
26:05Et il n'y a pas d'obligation
26:07Au collège
26:08D'accord
26:08Donc l'idée serait quand même
26:09De changer assez radicalement
26:10La donne
26:10Avec au moins 80 heures
26:11Et des formations
26:12Qui soient ancrées
26:13Dans les pratiques de classe
26:14C'est-à-dire
26:14Beaucoup axées sur la pédagogie
26:16Comment on enseigne
26:17Certains concepts
26:17Comme la division
26:18La multiplication
26:19Comment on anticipe
26:20Les difficultés des élèves
26:21Avec une sorte de choréographie
26:23Sur
26:23Vous montrez cet exercice
26:25Vous montrez les erreurs
26:27Qu'on pourrait faire
26:28Pour que l'élève
26:29Anticipe un peu
26:30Les difficultés
26:31Que les uns et les autres
26:31Pourraient rencontrer
26:32Avec ça
26:33Vous avez un deuxième plan
26:35Qui est
26:36Un deuxième pan de réforme
26:37Qui est sur les ressources pédagogiques
26:39Très lié au premier
26:40Mettre à disposition
26:41Des fiches de cours
26:42Qui soient par exemple
26:43Beaucoup moins théoriques
26:44Que celles qu'on a aujourd'hui
26:45Mais à nouveau plus ancrées
26:46Sur la manière
26:46Dont on déroule un cours
26:48Certifier les manuels scolaires
26:49On est un des rares pays
26:50Où il y a des manuels
26:51Qui ne sont pas certifiés
26:52Donc certains ne vont pas avoir
26:53Forcément les meilleures
26:54Pratiques pédagogiques
26:57Et le troisième point
26:58C'est de faire des choses
26:59Plus ciblées
27:00Sur les décrocheurs
27:02Et donc d'avoir
27:03Aujourd'hui on a un système
27:04D'évaluation
27:05Qu'on a mis en place
27:06Ces dernières années
27:07Qui est donc très utile
27:08Mais qu'on n'utilise pas
27:10Pour un thermomètre général
27:11Mais qu'on n'utilise pas
27:12Pour cibler
27:14Les efforts
27:15Des équipes pédagogiques
27:15Là on pourrait repérer
27:16Les 10 à 15%
27:17Les moins bons
27:19Et dès le début d'année
27:21Avoir des groupes
27:22Petits groupes
27:22De 3 à 4 au maximum
27:24Pour essayer
27:25De faire monter dans le nouveau
27:26Ce qui n'est pas une révolution
27:27Non
27:27Mais justement
27:28Ce qui est intéressant
27:28C'est que la révolution
27:29Ce serait de dire
27:30On va se dire
27:31Que sur 10 ans
27:32On a au moins
27:33Ces 3 piliers
27:34Sur lesquels on devrait
27:34Pouvoir tous être d'accord
27:36On va les maintenir
27:37On va les financer
27:38Et donc déjà
27:39Ça rassurerait beaucoup
27:40Le corps enseignant
27:41Qui aujourd'hui
27:41A des mesures
27:42Qui sont annoncées
27:42Pas financées
27:43Changées
27:44Sur les groupes de
27:45Niveaux
27:45De groupes de besoins
27:46Pas contribuées
27:47Et donc avoir
27:48Une loi de programmation
27:49Décénale
27:50Où on dit
27:51On va sanctuariser
27:51Les financements
27:52On va financer ça
27:52On va s'y tenir
27:53Ce serait un grand progrès
27:54Nous on a testé
27:55Ces différentes mesures
27:56Auprès de
27:56Avec un sondage
27:58800 personnes
27:59800 enseignants
28:01Et 85%
28:02Et ça remonte bien
28:03Avec l'idée
28:04De la programmation
28:05Décénale
28:05Et il y a un accord
28:06Aussi très fort
28:06Sur les mesures
28:07Une par une
28:07Et en termes de coût
28:08Juste pour finir
28:08Non parce qu'il nous reste
28:09Une demi-heure
28:10Justement sur le coût
28:11Est-ce que la natalité
28:11Est notre chance
28:12Parce qu'on va pouvoir
28:13Récupérer sur la baisse
28:14Des effectifs
28:15On voit ça dans un instant
28:16Vous ne bougez pas
28:17Xavier Garavel
28:17Stéphanie Villers
28:18Et Philippe Mutrici
28:19A tout de suite
28:23BFM Business
28:24Et la tribune présente
28:26Débat et controverse
28:29Les experts
28:30Leur closier
28:31Et 10h pile
28:32Sur BFM Business
28:33Les experts
28:33Ça continue
28:34On est avec
28:34Philippe Mutrici
28:35Avec Xavier Garavel
28:36Et avec Stéphanie Villers
28:37Et c'est jour de PISA
28:38Aujourd'hui
28:39Je vous redonne
28:40Les résultats
28:41C'est pas
28:42C'est pas un changement majeur
28:44On va toujours
28:45Dans le même sens
28:45C'est-à-dire que la France
28:46Plonge dans le classement PISA
28:48Alors l'ensemble des pays
28:49Quand même de l'OCDE
28:50Sont en baisse
28:51Mais la France
28:52Est toujours
28:53Plus concernée
28:54Que les autres
28:55Par la baisse
28:55On est à des niveaux
28:56Record de baisse
28:57En mathématiques
28:58En compréhension
28:58De l'écrit
28:59En science
29:00Des scores
29:00Qui sont de plus en plus bas
29:03On voit ça avec nos invités
29:04On était en train
29:05De regarder les solutions
29:06Avec Xavier Garavel
29:08Stéphanie Villers
29:08On le disait pendant la pause
29:09Il y a la bonne dette
29:10Et la mauvaise dette
29:10Finalement ça c'est un bon investissement
29:12L'éducation
29:13Oui ça a toujours été
29:14Un bon investissement
29:16Et on l'a vu par le passé
29:17Parce qu'on n'a pas toujours été mauvais
29:19On a été au départ
29:21Assez bons justement
29:22Notamment pour
29:24Former nos ingénieurs
29:26Et on a vu
29:28Ce que ça nous a rapporté
29:30On a quand même été capables
29:31Notamment à mettre en place
29:32Tout un système
29:33De nucléaire
29:34On avait des idées
29:35On avait une stratégie
29:36À long terme
29:37Donc ça peut
29:38Effectivement
29:39Rapporter gros
29:40Sur le long terme
29:41Et à écouter
29:42Xavier
29:43Ce qui me semble important
29:44Dans le programme pédagogique
29:46C'est la stabilité
29:47C'est-à-dire qu'il faut
29:48Mais comme tout d'ailleurs
29:49En France en fait
29:49On manque de ça
29:50Alors on voit bien
29:51Que les entreprises
29:53Que je connais mieux
29:53Ils réclament de la stabilité fiscale
29:55Pour pouvoir se projeter
29:56Là c'est pareil
29:57C'est-à-dire que les professeurs
29:59Face à leurs élèves
30:00Ils doivent avoir un plan d'attaque
30:02Pour savoir où on les emmène
30:03En réalité
30:04Et non pas avoir
30:05Peut-être un ministre
30:06De l'éducation
30:07Qui change
30:10Tous les ans
30:10Ça devrait être d'ailleurs
30:11Peut-être
30:14Non mais non seulement
30:15Ils changent
30:15Mais en plus
30:15Ils pensent le contraire
30:16De celui d'avance
30:17Dans un même gouvernement
30:18Voilà
30:19Ils jouent avec
30:20Les générations à venir
30:22Et ça c'est dangereux
30:22L'écart entre
30:24Béloubet et Papendiaï
30:25Je ne sais pas si vous vous souvenez
30:26Quand même
30:26On est sur deux salles
30:27Deux ambiances complets
30:28C'est fini
30:28Et après
30:29Moi quand on regarde
30:31L'écart entre
30:33Garçons et filles
30:34Moi ça m'interpelle
30:35Parce que là aussi
30:37On sait où sont nos besoins
30:38On nous dit
30:39Il faut beaucoup plus d'ingénieurs
30:40Donc en France
30:42Et on sait super bien
30:43Les former
30:44En réalité
30:45Par rapport aux autres pays
30:46Ça on sait notre domaine
30:48Et donc il faut plus de filles
30:50Ça tombe bien
30:51On fait quand même partie
30:52De la moitié de la population
30:53On n'est pas anecdotique
30:54Et on voit que la promotion
30:56Rien que je regardais
30:57De Polytechnique
30:58En 20 ans
30:59Elle est passée
31:00De 400 à 430
31:01C'est-à-dire qu'il y a eu
31:0230 élèves de plus
31:03Comment voulez-vous
31:04Alors ça veut dire quoi
31:05Ça veut dire que les filles
31:06Doivent arriver
31:06Mais prendre la place
31:07Des garçons
31:09À ce moment-là
31:09Donc en fait
31:10Il faut être logique
31:10Si on veut doubler
31:12Et avoir plus d'ingénieurs
31:13Il faut aussi accroître
31:14Le nombre d'élèves
31:17Sur les bancs
31:18Des écoles d'ingénieurs
31:20Donc il y a
31:21Cette espèce
31:21De double discours
31:22Où on dit
31:23Il n'y a qu'à Faucon
31:24Mais derrière
31:24En fait
31:25Même les écoles
31:25Se mettent pas
31:26En ordre de marche
31:27En réalité
31:27S'il y avait vraiment
31:28Ce projet
31:29Mais qui coûte cher
31:30C'est vrai
31:30Parce qu'effectivement
31:31Financer les écoles d'ingénieurs
31:32Ça coûte cher en France
31:33Parce que
31:34C'est quand même
31:35En grande partie
31:36De l'argent public
31:37Mais revenir sur ce système
31:39En disant
31:39On manque de 10 000
31:4120 000 ingénieurs par an
31:43Il faut les fermer
31:44Après
31:45Il y a
31:45C'est aussi
31:46La culture de l'impossible
31:47En France
31:48On entend surtout
31:49Dire
31:50Comment c'est pas possible
31:52Pour les filles
31:53De s'intéresser aux maths
31:54Et pour les garçons
31:55De s'intéresser à la littérature
31:56Enfin
31:56Aussi
31:57Tout ça
31:57A long terme
31:58Ça a un impact
32:00Mais ça change non ?
32:01Je ne sais pas
32:02Moi
32:02Les lumières sont encore petits
32:03Mais non ça change non ?
32:04J'espère
32:05J'espère qu'on est capable
32:06De dire
32:06Mais ça
32:07Ça relève
32:08Du rôle
32:09Des parents
32:10À espérer
32:11Que leurs enfants
32:12Filles ou garçons
32:13Et
32:14L'ascenseur social
32:15Qui était permis
32:17Il y a une trentaine d'années
32:19Où c'était un peu
32:20La promesse républicaine
32:21On arrivait à l'école
32:22On pouvait
32:23Ses parents
32:24Pouvaient être agriculteurs
32:25On pouvait être autre chose
32:26Aujourd'hui
32:28Je ne sais pas
32:29Ce qui se passe
32:29Dans l'inconscient collectif
32:31Pour que
32:31C'est une espèce
32:32De déterminisme social
32:33Et aussi de genre
32:34Où
32:36Rien n'évolue non plus
32:37C'est-à-dire qu'on s'est identifié
32:38Mais on ne fait pas évoluer
32:39Les choses
32:40Philippe
32:40Oui
32:41Je voudrais revenir
32:42Sur ce chiffrage
32:43À 4,5 milliards
32:44Parce que
32:45J'ai l'impression
32:46Que Xavier
32:47Et même nous tous
32:47Sur le plateau
32:48On le présente
32:49En disant
32:49Pardon
32:50Excusez-nous
32:51C'est un petit peu d'argent
32:52C'est le chiffrage
32:52Du CAE
32:53Pour le plan éducation
32:55C'est 4 ou 4,5 ?
32:57C'est que 4
32:57C'est que 4
32:58C'est 4
32:59C'est déjà bien
33:00500 milliards d'économie
33:01Non mais juste
33:02Pour remettre
33:03Il ne faut pas s'excuser
33:04De présenter un plan
33:05À 4 milliards
33:05D'abord je trouve
33:06Que les mesures
33:07Sont extrêmement pertinentes
33:08Mais en plus
33:09Ce n'est pas si cher
33:11Petit ordre de grandeur
33:12On a parlé du budget
33:13De la France tout à l'heure
33:14L'ensemble des dépenses publiques
33:161700 milliards
33:16On a parlé des dépenses sociales
33:171000 milliards
33:19La seule indexation automatique
33:21De tous les minimas
33:22Sociaux, retraite, etc
33:24Quand le Parlement n'agit pas
33:26C'est 22 milliards par an
33:27C'est-à-dire que
33:28Chaque ministre des Finances
33:29Qui prépare le budget
33:30Ce qu'il est en train de faire
33:31N plus 1
33:31Part avec un trou
33:33De 22 milliards
33:33Enfin plutôt
33:34Un accroissement
33:34Des dépenses de 22 milliards
33:35Donc là on est sur 4 milliards
33:38Donc ça veut dire
33:38Que si on freinait un petit peu
33:40Les indexations automatiques
33:41Je ne donnerai pas d'exemple
33:43Parce que sinon
33:43Vous allez recevoir plein de messages
33:44Des personnes concernées
33:46Pour dire que c'est scandaleux
33:47Sur ce plateau
33:48Voilà c'est ça
33:48Mais voilà
33:50C'est un ordre de grandeur
33:51Ensuite
33:51Xavier a rappelé
33:53Que ça pouvait créer
33:54150 milliards de PIB
33:55En plus à un horizon de 15 ans
33:56Dans un pays
33:57Où les prélèvements obligatoires
33:58Sont de 50%
33:59Ça veut dire qu'à 15 ans
34:00Ça fait 75 milliards
34:01De recettes publiques
34:03Complémentaires
34:03Donc effectivement
34:04Ça fait plus que ça
34:05Mortire ces 4 milliards
34:06Donc et même si
34:08On devait augmenter
34:09Le salaire des professeurs
34:10Donc ça doublerait
34:11Probablement
34:12Le coût de ce plan
34:14On est dans un budget
34:15L'éducation nationale
34:16Aussi rappelons
34:16Les ordres de grandeur
34:17Entre 80 et 90 milliards
34:18Pardon ma mémoire défaille
34:20Mais c'est un ordre de grandeur
34:21Et peut-être que
34:22C'est pas tous les professeurs
34:24Peut-être que c'est pas
34:25Certaines matières
34:26Seraient augmenter
34:26Plus que d'autres
34:27Et puis
34:27On peut aussi profiter
34:28Si c'est un grand plan
34:30De stabilité sur 10 ans
34:31De reposer la question
34:32Du nombre d'heures enseignées
34:34Donc où la France
34:35Des professeurs français
34:37Enseignent un peu moins
34:38En heures
34:39Que les autres
34:40Que dans les autres pays
34:41Et donc
34:42On peut arriver à financer
34:43Ces 4 milliards
34:44Assez facilement
34:45Enfin je vois pas
34:46Pourquoi ça serait impossible
34:47Je voudrais juste
34:48Pardon
34:48Un mot au-delà
34:49Du plan budgétaire
34:50Sur le score PISA
34:52C'est vrai qu'il est tombé
34:53A 9h30
34:53Donc il faut qu'on le lise
34:54Dans le détail
34:55Mais j'ai cru voir
34:56Que la Chine
34:57Quatre provinces de Chine
34:58Était en tête
34:58Toujours
34:59C'est-à-dire les pays asiatiques
35:00Qui restent en
35:00Que l'OCDE suggérait
35:03Qu'il y avait une forme
35:03De corrélation
35:04On l'a rapidement dit
35:05Tout à l'heure
35:05Mais il faut qu'on y revienne
35:06Sur l'utilisation des écrans
35:08L'utilisation des écrans
35:09En Chine
35:10Pour les enfants
35:11N'est pas du tout
35:12La même qu'en Europe
35:12Mais c'est l'utilisation
35:13Des écrans
35:14C'est réseaux sociaux
35:15Tout ça
35:16Qui pose problème
35:17C'est pas forcément
35:18Apprentissage sur tablette
35:19Bien sûr
35:19Non non
35:19Enfin moi je pensais
35:20Vraiment aux réseaux sociaux
35:21Donc dont on sait très bien
35:23Et d'ailleurs on a essayé
35:24De le faire
35:24Mais ça a été un échec
35:25Au Parlement
35:26Ça a été censuré
35:27Mais dont on sait très bien
35:28Qu'il y a un sujet en France
35:29Sur l'utilisation
35:30De ces réseaux sociaux
35:31Alors donc il y a
35:32Le portable à l'école
35:32Donc là c'est testé en ce moment
35:34Pour la suppression
35:35Mais on a aussi
35:36Cette question des réseaux sociaux
35:38Donc il faut regarder
35:39L'ensemble des questions
35:41Qui sont posées
35:42Par ce rapport PISA
35:43Et notamment
35:43Cette question des écrans
35:44Xavier j'en viens
35:45A la question de démographie
35:46La baisse de la natalité
35:47C'est notre chance
35:48C'est-à-dire qu'à un moment donné
35:49C'est là où on va pouvoir
35:50Faire des économies
35:50On va avoir de fait
35:52Besoin de moins d'école
35:53En tout cas
35:54C'est un choix stratégique
35:57Auquel on fait face
35:58C'est-à-dire qu'on va avoir
35:59Environ 15%
36:00D'élèves en moins
36:00À horizon 2035
36:01Du fait de la baisse
36:02De la natalité
36:03Ces dernières décennies
36:05Donc ça c'est aux primaires
36:07Et collèges surtout
36:08Et donc il faut décider
36:09Soit de réduire
36:10La taille des classes
36:11Donc vous renouvelez
36:12Les enseignants au même rythme
36:13Et donc nous on recommande
36:14Au primaire effectivement
36:15De renouveler les enseignants
36:16Au même rythme
36:17Pour ramener la taille des classes
36:18Au primaire
36:19Ça ça marche
36:19La baisse du nombre d'élèves
36:21Ça aussi ça marche
36:21C'est-à-dire que c'est un des exemples
36:23Qui est auto-financé à long terme
36:24À court terme
36:26Ça permet de faciliter
36:27Les apprentissages
36:28C'est dans nos chiffrages
36:30Moins efficaces
36:32Que les mesures
36:32Que je mentionnais tout à l'heure
36:33Sur la formation
36:34Les ressources pédagogiques
36:35Le tutorat
36:36Mais c'est aussi
36:36Quelque chose qui est efficace
36:39Donc vous touchez pas aux classes de primaire
36:40L'âge de primaire
36:41Du coup on baisse
36:42La taille des classes
36:44En revanche
36:45Au collège
36:46On renouvelle un peu moins
36:48Les professeurs
36:48Et donc du coup
36:49Ça permet de dégager
36:50Des marges budgétaires
36:51Et d'avoir ces 4 milliards
36:52Donc les 4 milliards
36:53En fait
36:54Ce serait 2 milliards
36:55Qui correspondraient à la baisse
36:56De la taille des classes
36:57Au primaire
36:58Donc ça coûte quand même
36:59Beaucoup d'argent
36:59De baisser la taille des classes
37:00Mais on pense que c'est efficace
37:01Et après
37:021,5 milliard
37:03Pour la formation
37:04500 millions
37:05Pour tutorat
37:06Et ressources pédagogiques
37:06Parce que ça c'est moins cher
37:09Et donc après
37:10Vous pouvez effectivement
37:10Aller au-delà
37:11En réfléchissant
37:12A des augmentations
37:14Pour les enseignants
37:15Puisqu'on sait
37:15Que les enseignants
37:16Sont moins payés
37:17Qu'à l'étranger
37:17Donc ça c'est un enjeu de justice
37:19Que de mieux les payer
37:20Et ça pose la question
37:21Du modèle de société
37:22Si on veut être une société
37:23Qui valorise l'apprentissage
37:25Mais c'est plus la justice
37:26Que l'efficacité
37:27Moi
37:27Et pour les analystes
37:29Même à horizon 10 ans
37:31C'est forcément plus
37:32Un enjeu de justice
37:33Que d'efficacité
37:33Parce que
37:34Le corps enseignant
37:35Est renouvelé
37:36De l'ordre de 3%
37:37Par an
37:38Et donc peut-être
37:38Que avec des rémunérations
37:39Plus attractives
37:40Vous recrutez de meilleurs profils
37:41Mais c'est pas ça
37:42Qui va changer
37:44Vraiment
37:45Les enseignants
37:46Aujourd'hui ont une motivation
37:47Intrinsèque
37:47Ils sont dans leur métier
37:48Ils font du mieux qu'ils peuvent
37:49Pour transmettre
37:50A leurs élèves
37:51Et donc il faut plutôt
37:51Les soutenir
37:53Avec d'autres outils
37:54Formation
37:54Ressources pédagogiques
37:56Formats plus spécifiques
37:57Comme le tutorat
38:00La rémunération
38:01C'est plus un enjeu
38:01Pour moi
38:02De justice
38:02Au premier chef
38:04Et donc
38:05Pour dire qu'au final
38:06Les enjeux financiers
38:08Sont pas si importants
38:10En fait c'est pas désespéré
38:11C'est 4 milliards
38:12C'est absorbé
38:13Par la baisse de la graphie
38:14Qui est de l'ordre
38:14De 5-6 milliards
38:15A horizon 10 ans
38:16Donc on peut même
38:17Sans aller piocher
38:18Dans le reste du budget
38:19Dire qu'on sanctuarise
38:20Le budget de l'éducation nationale
38:21Tel qu'il est aujourd'hui
38:22Et on va juste
38:24Redéployer ces montants
38:25C'est pas ce qu'on fait actuellement
38:26Chaque année
38:26On rabote un peu
38:27Le budget
38:28Dans le contexte
38:29Budgétaire contraint
38:30Qui est le nôtre
38:31Mais c'est pas désespéré
38:32Est-ce que Stéphanie disait
38:33On fait rien
38:34On fait rien
38:34Vous dites
38:35On peut changer la tendance
38:45Mais qui était à petite échelle
38:47Il y a eu un dédoublement
38:48Des classes aux primaires
38:49Rep, rep plus
38:50Donc c'était que dans
38:51Certaines zones
38:52Que pour CP, CE1
38:54Il y a eu un début de plan
38:56Sur la formation
38:57De professeurs de mathématiques
38:58C'était ensuite
38:58Un rapport de Villani
38:59Et Torosciens
39:00C'était le plan mathématique
39:01Mais ça n'a pas été
39:03Ensuite vraiment porté
39:04Et déployé à plein
39:05Et donc je pense
39:07Qu'il y a de plus en plus
39:08Un consensus sur
39:10Je pense que nous
39:12Ce qu'on a réalisé
39:12C'est qu'en fait
39:12Même un petit nombre de mesures
39:14Dès lors que c'est maintenu
39:14Dans la durée
39:15C'est vraiment ça le sujet
39:17Ça peut vraiment changer
39:18Il y a un autre sujet
39:19Quand même
39:19Qui va redistribuer les cartes
39:21C'est l'arrivée de l'IA
39:22C'est-à-dire que
39:22Je pense qu'il faut intégrer
39:24Dans notre programme pédagogique
39:27Il faut être innovant
39:28Parce qu'en fait
39:28La page est complètement blanche
39:30On est en train de découvrir
39:31A la fois dans l'entreprise
39:33Mais aussi dans notre quotidien
39:34L'apport de cette nouvelle technologie
39:37Et moi ma crainte
39:39C'est qu'en France
39:39On a souvent
39:40Dans le système éducatif
39:42Été en retard
39:43C'est-à-dire que
39:44L'arrivée de l'ordinateur
39:45Est arrivée beaucoup
39:46Mais s'il n'y a pas de formation
39:46En même temps
39:47Mais enfin l'IA
39:49Voilà
39:49Je pense que
39:50Tout le monde est logé
39:51A la même enseigne
39:52Enfin tous les professeurs du monde
39:53Se font face à cette même problématique
39:55En réalité
39:56Donc
39:58Je pense que
39:59La France
40:00Qui est assez créative
40:01Devrait s'emparer de ce sujet
40:02En se disant
40:03Il y a certains domaines
40:05Où on n'a pas été bon
40:05Par le passé
40:07Ça coûtait cher
40:08De mettre
40:09Je parle de mon époque
40:10Les ordinateurs
40:11S'est arrivés très tardivement
40:12Parce que ça coûtait trop cher
40:14Et donc on a pris du retard
40:16Par rapport à d'autres pays
40:18Où peut-être
40:18Ils étaient moins nombreux
40:19Donc évidemment
40:20Le poids
40:20Est moins conséquent
40:22Il n'empêche qu'aujourd'hui
40:24Là encore
40:25On peut faire un bilan
40:26De ce qui a été
40:26Ce qui a manqué
40:27A l'éducation
40:28En France
40:29Et se dire
40:30Qu'aujourd'hui
40:31On va surfer sur la bague
40:32On va être mieux
40:33Que les autres
40:33C'est-à-dire qu'on ne va plus
40:35Apprendre comme avant
40:35Il faut arrêter de se dire
40:38Je ne pense pas
40:39Que juste stabiliser le système
40:40En disant
40:41On fait quatre mesures
40:42Dans un contexte
40:43Où les enfants
40:44Ne vont plus apprendre
40:45De la même façon
40:46Et je pense
40:47Que la question
40:48C'est qu'est-ce qu'on veut
40:49Que les enfants
40:51Apprennent
40:51Et quel est le socle
40:53C'est quoi l'intelligence
40:54De demain ?
40:55C'est ça exactement
40:56Vous avez quatre heures
40:57Vous avez deux minutes
40:57Donc déjà
40:59Il ne s'agit pas vraiment
40:59De stabiliser le système
41:00Mais plus de le transformer
41:01D'une manière
41:02Qui s'appuie sur
41:03La recherche
41:04Notamment en pédagogie
41:05Et de maintenir
41:07Les mesures dans la durée
41:08Pour qu'elles soient
41:08Vraiment déployées
41:09Vraiment mises en oeuvre
41:10Après je suis tout à fait
41:11D'accord avec votre point
41:12Sur le fait que l'IA génératif
41:13Peut changer la donne
41:15Sur ça pour l'instant
41:15Il y a des résultats
41:16Assez disparates
41:18Selon ce qui est
41:20Vraiment fait
41:20Donc c'est un sujet
41:21Sur lequel je pense
41:22Qu'il faut expérimenter
41:24Qui pourrait potentiellement
41:25Avoir des très gros effets
41:26Mais selon les études
41:27Selon les contextes
41:28Là où ça a été fait
41:29Notamment aux Etats-Unis
41:30Où ils ont un système
41:30D'éducation très décentralisé
41:32Vous avez différents districts
41:33Qui ont essayé
41:34Différentes choses
41:34Parfois ça marche très bien
41:36Parfois ça marche très mal
41:37Donc il faut être je pense
41:38Prudent
41:39On n'est pas dans une situation
41:41Où on peut lancer
41:41A plein ce sujet là
41:43Juste pour évoquer
41:45Très brièvement
41:45Le sujet que vous évoquiez
41:46Tout à l'heure
41:46Sur les enjeux
41:48De femmes-hommes
41:50Et le lien
41:51Avec les écoles d'ingénieurs
41:51Ça c'est un autre chantier
41:53Où pour le coup
41:54On n'a pas vraiment
41:55Placé d'ambition suffisante
41:57C'est à dire que
41:57Vous évoquiez
41:59Le problème des représentations
42:00Les rôles modèles
42:02Les carrières vers lesquelles
42:03Les jeunes fils
42:04Se projettent
42:05On voit qu'il y a
42:06Un résultat scolaire égaux
42:07Au lycée en maths
42:08Les garçons
42:09C'est beaucoup plus probable
42:10Qu'ils se tournent vers
42:11Des filières scientifiques
42:12À l'université
42:13Ou les classes réparatoires
42:15Aux grandes écoles d'ingénieurs
42:15Et en fait
42:16On sait que
42:17Là pour le coup
42:18Il y a des outils
42:19Assez simples
42:19Qui permettent
42:20De faire découvrir ces métiers
42:21C'est le rôle
42:21De la politique d'orientation
42:22Et souvent
42:23C'est plus une logique
42:24D'incarnation
42:25Que d'information
42:26C'est à dire que
42:27Les cas où
42:28Des femmes scientifiques
42:29Viennent présenter
42:30Leur carrière
42:30Même très rapidement
42:31Une ou deux heures
42:32La fondation L'Oréal
42:33Fait ça par exemple
42:34Ça a été évalué
42:35Par des chercheurs
42:36Donc le rôle modèle
42:37Ça fonctionne
42:37Le rôle modèle
42:37Fonctionne très très bien
42:38Et ça montre
42:39Que c'est pas que
42:39De l'information
42:40Mais surtout de l'incarnation
42:41Est-ce qu'on se retrouve
42:42Le nombre de places aussi
42:43Si le nombre de places
42:44N'augmente pas
42:45Moi je pense que
42:45De tout
42:45Vous voulez doubler
42:46Les places à Polytechnique
42:47Non mais
42:48Ça fait toujours
42:49Un frein à ceux
42:50Qui considèrent
42:51Que c'est leur place
42:52C'est un bon point
42:52En réalité
42:53Ouvrir la place aux autres
42:54C'est compliqué
42:54C'est un bon point
42:55Par exemple
42:55Polytechnique a ouvert
42:56Un bachelor
42:57Donc c'est pas par la voie
42:59Concours
43:00Donc il y a
43:00Plus de personnes
43:02Maintenant qui sont
43:03Éduquées à Polytechnique
43:04C'est une manière de faire
43:05L'aspect
43:06En fait il y a aussi
43:06L'idée que
43:07Des filles qui sont
43:08Très très fortes
43:09Puissent remplacer
43:10Des garçons
43:10Qui étaient aussi très forts
43:11Mais quand même
43:12Un peu moins forts
43:12Donc même à place
43:14Enfin je
43:15C'est bien effectivement
43:16De réfléchir
43:17A ouvrir le nombre de places
43:19Mais je pense qu'avec
43:20Le système tel qu'il existe
43:21Il y a aussi des gains
43:22A voir à diversifier
43:23La composition
43:25Genrée
43:25Des élèves
43:27En école d'ingénieurs
43:28De toute façon
43:29On ne forme pas
43:29C'est un ingénieur en France
43:30Donc en dehors
43:31Même du problème de genre
43:33Il faut augmenter
43:34Le nombre de places
43:35On forme à peu près
43:36120 000 ingénieurs en France
43:37Ça couvre à peine
43:39La transition
43:40Démographique dans l'industrie
43:41Donc il faudra de toute façon
43:42Plus d'ingénieurs
43:44Un dernier mot sur l'IA
43:45A l'inverse
43:46Il ne faudrait pas penser
43:47Que de dire
43:49Et ça en France
43:49Je pense que beaucoup de gens
43:50Vont le dire
43:51Vont se dire
43:51Oui le classement PISA
43:53Ça baisse
43:53Mais on se para
43:54Parce qu'il y a l'IA
43:55Donc l'IA va remplacer
43:56Le classement PISA
43:57Non
43:58La seule façon
43:59De bien utiliser l'IA
44:00La seule façon
44:01D'être performant
44:01Avec de l'IA
44:02C'est de soi-même
44:03Et d'être hyper performant
44:04D'avoir un très bon niveau
44:06De connaissance
44:06De façon à bien pomper
44:07Parce qu'il faut quand même rappeler
44:08Que l'IA génératif
44:10C'est du langage
44:11Donc le fameux prompt
44:11Si on prompte n'importe comment
44:13On a des résultats
44:14Qui donnent n'importe quoi
44:15Et en plus
44:16Il faut challenger l'IA
44:17Ce qui suppose
44:17D'avoir de l'expérience
44:18D'avoir un certain niveau
44:19De connaissance
44:20Un esprit critique
44:21Très pointu
44:23Et ça s'apprend à l'école
44:24Donc c'est pas peut-être
44:25Mesuré directement
44:26Dans les trois scores PISA
44:27De l'OCDE
44:28Qui sont science
44:29Maîtrise du langage
44:30Et puis mathématiques
44:31Mais dans la maîtrise du langage
44:33Pas très loin
44:33Il y a quand même
44:34Cet esprit critique
44:35Absolument nécessaire
44:36Il nous reste 10 minutes
44:36J'aurais qu'on parle de Mistral
44:38Notamment avec vous Philippe
44:39Sur cette nouvelle levée de fonds
44:413 milliards d'euros
44:42Annoncés ce matin
44:43Et une valorisation
44:44De plus de 21 milliards
44:45Alors c'est la plus grosse
44:46Levée de fonds européenne
44:48Pour une boîte de la tech
44:49On reste quand même
44:50Très loin des boîtes américaines
44:51Est-ce que c'est encore
44:52Une boîte européenne Mistral ?
44:54Que ça soit une boîte
44:56Française européenne
44:57Oui bien sûr
44:58Celle l'est toujours
44:58Mais je dirais
44:59La vraie question
44:59C'est que justement
45:00On est en train de construire
45:01Un champion européen
45:04Peu importe
45:05Je dirais
45:05Les financeurs
45:07Quand l'Europe finance
45:09Les géants de la tech américaine
45:10A aucun moment
45:11On a dit
45:11La tech américaine
45:13N'est plus américaine
45:13Elle est toujours américaine
45:14La tech
45:14Donc là
45:15Parce que les tickets
45:16Ne sont pas les mêmes
45:17C'est sûr que
45:18Dans le fonctionnement
45:20De l'économie mondiale
45:23Très technologique
45:24On a deux retards
45:25A rattraper
45:25Le premier retard
45:27C'est qu'on a créé
45:28En Europe
45:28Les systèmes de financement
45:30De capital risque
45:31Avec 40 ans de retard
45:33Par rapport aux Etats-Unis
45:34La Silicon Valley
45:35Elle existe depuis les années 50
45:36Aux Etats-Unis
45:36La Silicon Valley française
45:38Elle existe depuis la fin
45:39Des années 90
45:40Donc c'est sûr qu'en termes
45:41De taille d'écosystème
45:42Et ça
45:42Toutes les données
45:44Le montrent
45:45On est en train
45:45De rattraper le retard
45:47Il y avait par exemple
45:48Au début de l'action
45:49De BPI France
45:50En 2013
45:50Il n'y avait aucun fonds français
45:52Qui levait plus de 500 millions
45:54Dans l'année
45:55Maintenant
45:55On a beaucoup de fonds français
45:56Qui lèvent plus d'un milliard
45:57Et c'est pareil en Europe
45:58Donc premier retard
45:59A rattraper
46:00L'écosystème
46:00Si vous n'avez pas un écosystème
46:02Qui est prêt à mettre
46:02Beaucoup d'argent
46:03Dans les start-up prometteuses
46:04De toute façon
46:05La valorisation
46:06Des start-up
46:06A la fin
46:07Elle est plus basse
46:08Et le deuxième retard
46:09Qu'on a
46:09C'est qu'on a
46:10On peut se le dire
46:10Et ça c'est pas que français
46:11C'est européen
46:12On a raté la révolution
46:14Numérique précédente
46:16Celle des moteurs de recherche
46:17Donc toute la génération
46:18De Google
46:20D'Android
46:21Mais on va pas rater le quantique
46:22Et on est en train
46:24De se repositionner sur l'IA
46:26C'est ça
46:26Qu'est en train de se faire
46:27Oui avec des valos
46:28Que sont encore inférieures
46:29De l'autre côté de l'Atlantique
46:30Mais avec la chance
46:31D'avoir au moins un champion
46:32Et les français
46:32Et tant mieux
46:33Et dans le quantique
46:34Effectivement là
46:35Pour le coup
46:35On est vraiment encore
46:36Au même niveau que les autres
46:37Enfin un champion
46:38On a Mistral
46:38On a Pascal
46:39Qui vient d'annoncer
46:40Sa cotation
46:41Sur le quantique
46:42Il y a Huggins Face
46:42Qui vient d'être acheté
46:43Bien sûr
46:44Par NVIDIA
46:44Bien sûr
46:45Tout ça c'est des polytechniciens
46:46Qui est à la tête
46:47De ces boîtes là
46:48Mais on a quand même
46:49Toujours Stéphanie
46:50Un petit problème de capitaux
46:51Quand même en termes d'échelle
46:53Alors déjà
46:53Il faut d'abord se réjouir
46:55C'est quand même
46:56Une bonne nouvelle
46:56Parce qu'il n'y a pas
46:59Tellement d'entreprises
47:01IA au niveau européen
47:03Il y en a quelques-unes
47:04Mais ça n'a rien à voir
47:05Je regardais le nombre
47:06De milliardaires
47:07Dans l'IA
47:08Aux Etats-Unis
47:09L'IA c'est à peu près
47:1040 personnes
47:11En Europe
47:12C'est à peine 10
47:13Donc c'est 4 fois plus là-bas
47:15Donc il y a quand même
47:16Encore du chemin
47:18Du chemin à faire
47:20Donc j'essaye de ne pas être
47:22Trop négatif
47:23Parce que c'est vrai
47:23Mais le quantique
47:24Le quantique ça rend optimiste
47:25Je trouve
47:26Sur la révolution du quantique
47:27Là on n'a pas raté la marche
47:28Là on est effectivement
47:30On est super bon
47:31Mais on va
47:33On risque d'avoir
47:34Le même mur
47:35Que tous les autres
47:36Le mur du financement
47:37En réalité
47:38Il faut passer
47:38A l'échelle européenne
47:40Et quand
47:42Mistral en fait
47:42C'est une boîte française
47:44C'est pas une boîte européenne
47:45On a beau
47:45On veut se donner un genre
47:46Mais Airbus
47:47C'est une boîte européenne
47:48En réalité
47:49Il faut passer à l'échelle
47:51Et aujourd'hui
47:52Il n'y a pas du tout
47:53D'ambition
47:55A ce niveau-là
47:56Les pays européens
47:58Ils se font encore concurrence
47:59On le voit dans
48:00Mille domaines
48:01Notamment la défense
48:02Donc
48:04Ce qui moi
48:05M'interpelle
48:05C'est pourquoi
48:06On a été capable
48:07De faire Airbus
48:07Et pourquoi
48:08On n'est pas capable
48:08De faire autre chose
48:09On l'entend
48:09Mais en réalité
48:10C'est toujours la même chose
48:11On arrive à faire ce constat
48:13Et on se dit
48:15Rien ne bouge
48:15Aujourd'hui
48:16Enfin il y a deux ans
48:17Quand on entendait
48:18Parler de Mistral
48:20Véritablement
48:20On pensait que ça allait
48:21Devenir une boîte
48:22A l'échelle européenne
48:23On était en avance
48:25On était bons
48:26Il suffisait
48:26D'avoir une agrégation
48:28De plusieurs
48:30De capital humain
48:32De différents pays
48:34Européens
48:34Et comme on a
48:36Effectivement
48:36Les talents
48:38Enfin je veux dire
48:39On est tout à fait
48:39Comparable
48:40A ce qui se passe
48:41Ce qu'il y a aux Etats-Unis
48:41Au bout de trois ans
48:43On n'a toujours pas été capable
48:44On reste à l'échelle française
48:46Xavier
48:48Effectivement
48:49D'un côté
48:50Le verre à moitié plein
48:51C'est que
48:51C'est une belle
48:52Très belle levée de fonds
48:53Ça montre qu'en Europe
48:54On peut lever plusieurs milliards
48:55Le verre à moitié vide
48:56C'est que c'est une valorisation
48:57De l'ordre de 20 milliards
48:58Par rapport à des labos américains
49:00Qui sont entre 600 et 1000 milliards
49:02De valorisation
49:03Donc ça reste des choses
49:04Assez différentes
49:05Et Mistral joue un rôle essentiel
49:07Sur tous les enjeux
49:08De souveraineté
49:08De déploiement de l'IA
49:10De différents modèles
49:11Open source
49:11Parfois d'ailleurs
49:12Qui ne viennent pas forcément
49:13De l'équipe de Mistral elle-même
49:16Après il y a la question
49:17De savoir si on peut avoir
49:19En Europe
49:19Nos propres modèles frontières
49:21Et pour l'instant
49:22C'est plus vraiment
49:25C'est plus l'actualité
49:26On est de moins en moins optimiste
49:27Sur cette possibilité là
49:29Et donc après le débat
49:30C'est peut-être qu'il faut
49:32Miser sur d'autres révolutions
49:34Technologiques
49:35Qui est le quantique
49:36Ou alors se dire
49:36Non finalement
49:37Les modèles frontières
49:38Mais pour pouvoir
49:39Espérer rattraper
49:40Open et iCloud
49:41Il faudrait
49:42Vraisemblablement
49:43En dépenser
49:43De l'ordre de centaines
49:45De milliards d'euros
49:46Par an
49:46Donc on est
49:47Par rapport aux dépenses
49:48Qu'on parlait tout à l'heure
49:49Sur l'éducation
49:50Ça devient quelque chose
49:51De totalement différent
49:51Et donc ça pourrait être porté
49:53Que à l'échelle européenne
49:54Et il est difficile
49:56Probablement au niveau européen
49:58De miser sur une entreprise
50:01Française
50:01Donc il y a toujours
50:02Ces logiques
50:03De juste retour
50:04Au niveau européen
50:05Où chaque pays
50:05Va vouloir récupérer
50:07Une partie
50:07On a fait ça chez Airbus
50:09Avec le juste retour
50:10Chacun
50:10Si on étudie la question
50:12Parce que c'est vrai
50:13Pourquoi Airbus
50:13Et pas les autres
50:14En fait Airbus
50:15Ça a débuté
50:16De rien en fait
50:18Là aussi
50:19Il n'y avait pas
50:19De constructeurs
50:20Au départ
50:21Sur lesquels
50:22On pouvait miser
50:23Ou en tout cas
50:23Pas grand chose
50:24En fait on était
50:25Il y avait un projet commun
50:26Ils écrivaient
50:28Leur business model
50:30Ensemble
50:32Alors que
50:33Voilà
50:34On essaye
50:35En Europe
50:37De construire
50:38Ces nouvelles technologies
50:40Notamment l'IA
50:41Chacun de son côté
50:41Et il y a quand même
50:42Ça reste quand même
50:43Une fierté nationale
50:44De mettre en avant
50:45Bon bah voilà
50:48Mistral
50:48C'est une boîte française
50:49Avec des polytechniciens
50:51On a un vrai savoir-faire
50:52Mais le partagement
50:53Du savoir-faire
50:54Pour monter à l'échelle
50:55Parce qu'effectivement
50:57C'est pas qu'une question
50:57De capitaux
50:58C'est aussi
50:58C'est une question
50:59De volonté
51:00A la fois politique
51:01Mais aussi industrielle
51:03De ce partage
51:04De connaissances
51:05Pour pouvoir
51:05Assurer notre souveraineté
51:07Européenne
51:07On a tous
51:09A gagné
51:10En réalité
51:11Mais on voit
51:12Des réticences
51:12Notamment en Allemagne
51:14On voit bien
51:15Que l'Allemagne
51:16Qui a quand même
51:16Son modèle
51:17Qui s'effrite
51:18De toutes parts
51:19Qui est obligée
51:19De reconstruire
51:20Son business model
51:21Et bien
51:23Reste avec
51:23Un principe
51:25Un peu
51:26Désué
51:27Où
51:28Ça doit être
51:29Des entreprises
51:30Allemandes
51:30Qui se déploient
51:33Au détriment
51:34D'autres entreprises
51:36Il y a des champions
51:37Allemands et Italiens
51:39De l'intelligence artificielle
51:40Je suis incapable
51:40De vous citer
51:41L'un nom Philippe
51:42Pourtant
51:42Ils existent
51:43Malheureusement
51:43Moi aussi
51:44Je suis incapable
51:44En plus
51:45J'ai pas une très bonne
51:45Mémoire des noms
51:46Donc ça fait
51:47Un joker
51:47On n'est pas tout seul
51:48En Europe
51:49Non mais sûr
51:50On n'est pas tout seul
51:51Mais juste
51:51Un petit point
51:52De méthodo
51:53Là aussi
51:54C'est vrai
51:54Que la valorisation
51:55De Mistral
51:56Est beaucoup plus faible
51:57Que ses consœurs
51:58Américaines
51:59Mais la valorisation
52:00C'est pardon de le dire
52:01Pas si important
52:01Ce qui compte
52:02C'est le cash
52:03Qui rentre
52:03Donc c'est la levée de fonds
52:04Alors elles sont aussi
52:05Moins importantes
52:06Qu'aux Etats-Unis
52:06On est d'accord
52:07Mais en fait
52:08La valorisation
52:09C'est juste
52:09Le nombre d'actions
52:10Que vous allez avoir
52:11Pour l'argent
52:11Que vous mettez
52:12Et vous calculez une valorisation
52:13Donc la valorisation
52:13C'est la dérivée
52:14De la quantité d'actions
52:15Que vous distribuez
52:16Donc ça va plutôt
52:17Traduire
52:17Je dirais
52:18Une plus forte appétence
52:20Pour les levées de fonds
52:21Des consœurs américaines
52:22Que pour la levée de fonds
52:23Française
52:23Puisqu'il y a un peu plus
52:24De capital qui part
52:25Dans les mains
52:26De ceux qui apportent
52:27De ce qu'on appelle
52:28Le new monnaie
52:28Donc voilà
52:29La valorisation
52:29Il ne faut pas trop
52:30Se fixer là-dessus
52:31Ce qui est important
52:31C'est les levées de fonds
52:32Successives
52:33Donc il y a déjà
52:34Une levée de fonds
52:34L'année dernière
52:35Il y en a eu cette année
52:36Là c'est pour la recherche
52:37Oui c'est ça
52:38Et donc ça prouve
52:40Qu'il y a un modèle
52:40Derrière
52:41Et que ça attire
52:42Des investisseurs
52:43Et qu'il y aura
52:43Des plans de développement
52:44Et des succès à l'avenir
52:45Ça c'est mon premier point
52:48Mon deuxième point
52:48C'est que sur l'intelligence artificielle
52:50Effectivement
52:50On a cette pépite
52:51Ce fleuron
52:52Mais on a
52:53D'autres avantages en France
52:54Qu'on saura peut-être
52:56Monétiser ou traduire
52:57A l'avenir
52:58En termes économiques
52:59On a
53:00Les mathématiciens
53:01On a quand même
53:02Parce que nos
53:03Nos chercheurs français
53:04Ils sont chez Mistral
53:06Mais ils sont aussi
53:06Chez les concurrents
53:07Donc les plus grands modèles
53:09De la planète
53:09Sauf les chinois
53:10A ma connaissance
53:11Ont été faits avec
53:12Des français
53:13Donc
53:13C'est pas nous
53:15Les inventeurs de l'IA
53:15On est d'accord
53:16Mais en tout cas
53:16On a beaucoup d'experts
53:19En intelligence artificielle
53:20Qui sont
53:21Qui entretiennent
53:22Un niveau de connaissance
53:23Et un niveau de connaissance
53:25Dans un pays
53:26Xavier a beaucoup écrit dessus
53:27C'est quand même important
53:28On l'a redit tout à l'heure
53:29Pour l'innovation
53:30Donc ça c'est un atout
53:31Qu'il faut savoir conserver
53:33Et deuxième atout
53:34Aussi on a
53:35Aujourd'hui
53:36Face aux limites physiques
53:37On n'en parle pas assez
53:38Mais l'IA
53:39Il y a des limites physiques
53:40Les limites qui sont
53:41La production des puces
53:42Des calculateurs
53:43Des mémoires
53:44Et de l'énergie peut-être
53:45Et
53:45Vous voyez venir
53:47Je vais très vite
53:47Et de l'énergie
53:48Oui parce que le temps tourne
53:50Je suis trop long
53:50Mais bien sûr ça
53:51C'est un autre avantage
53:51Pour la France
53:52Donc on a
53:53En termes d'énergie
53:54Ce n'est pas par hasard
53:55S'il y a autant de data centers
53:56Qui viennent s'implanter en France
53:57De l'énergie stable
54:00Durable
54:01Décarbonée
54:01Pas cher
54:02C'est la France
54:03Juste Philippe
54:03Un dernier mot
54:04Parce qu'il nous reste
54:05Effectivement deux minutes
54:06Juste Mistral
54:06Ils ont pivoté quand même
54:07Sur le modèle
54:08On ne cherche plus
54:09A faire la course
54:10Avec OpenAI
54:11On est passé à autre chose
54:12Non ?
54:12Je ne dirais pas plus loin
54:12Sur Mistral
54:13Parce que BPI France
54:14C'est actuel
54:14Bon alors Xavier
54:15C'est bien
54:15Peut-être pour prolonger
54:17La réflexion
54:18Donc là effectivement
54:19On parlait
54:20C'est très important
54:20De la maîtrise des modèles
54:22Mais il y a tout un enjeu
54:23Qui est lié
54:24Qui est la diffusion
54:24De ces modèles
54:25Dans le tissu économique
54:26Et sur ça
54:28La France
54:29Est un peu dans la
54:30Est-ce que les entreprises
54:32Adoptent ces technologies
54:33Quels que soient les modèles
54:34Et c'est aussi de ça
54:36Qu'ensuite viennent
54:36Les gains de productivité
54:38Et sur ça
54:39La France
54:40Est un peu en retard
54:41Par rapport
54:42En tout cas
54:43Par rapport aux Etats-Unis
54:44Par rapport aux meilleurs adopteurs
54:46Dans l'Union Européenne
54:46On est un peu en dessous
54:47De la moyenne européenne
54:48Pas très loin
54:48Et ça c'est un enjeu
54:50Qui aussi pour la présidentielle
54:51Est très important
54:52Et un peu sous les radars
54:54On a assez peu
54:56On a quelques
54:56Notamment à BPI
54:57Il y a quelques dispositifs
54:58D'accompagnement à la diffusion
54:59Mais c'est pas un axe
55:01De politique publique majeur
55:02Comme ça peut l'être
55:03Dans d'autres pays
55:04Notamment Singapour
55:05La Corée du Sud
55:06Donc ça c'est tout
55:07Un autre axe de réflexion
55:08Qui est complémentaire
55:09Parce qu'une fois
55:10Que vous avez un tissu économique
55:11Qui adopte plus l'IA
55:12Ça vous fait aussi
55:13Une demande
55:13Naturellement plus élevée
55:15Pour vos champions nationaux
55:17Notamment Mistral
55:18Et peut-être d'autres demain
55:19Bon pour l'instant
55:20On efface la dette
55:20On est très loin
55:21De ce genre de discussion
55:23Mais c'est le début
55:24De la campagne
55:25C'est le début
55:26De la campagne
55:26Merci beaucoup
55:27A tous les trois
55:27D'être venus ce matin
55:28Philippe Mutristique
55:29Xavier Jarabet
55:29Et Stéphanie Villers
55:31On se retrouve demain
55:32Pour une nouvelle salle
55:33Des experts
55:349h30-10h30
55:35Disponible évidemment
55:35En replay
55:36Et en podcast
55:38Dans un instant
55:38On parle immobilier
55:39Avec Marie-Cœur de Roy
55:40Les experts de l'IMO
55:41Je vous dis à demain
55:42Bonne journée
55:44Débat et controverse
55:46Les experts sur BFM Business
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