- il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Oui, politique, ça marche pas.
00:01Attendez, Lisa, Lisa, Lisa, Lisa, Lisa, que propose ce soir Bruno Retailleau ?
00:05Bruno Retailleau, M. Brisson.
00:08Dit ce soir, je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire
00:14avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum
00:18et par le peuple,
00:19par exemple, de renoncer au droit du sol.
00:22Renoncer au droit du sol ?
00:23Si les Français le décident.
00:24Si ça, c'est pas parler à la droite ?
00:26C'est revenir à la Vème République.
00:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on s'aperçoit, c'était un peu dans votre débat de tout à
00:32l'heure,
00:32M. Jardin qui le disait, que le Parlement décide, et puis le Conseil constitutionnel dit souvent des choses très différentes.
00:40Et moi, j'ai beaucoup de collègues aujourd'hui, et ça me pose un vrai problème,
00:43qui lorsqu'ils préparent leurs amendements, lorsqu'ils préparent la fabrique de la loi,
00:47se disent comment le Conseil constitutionnel va réagir.
00:50Ce n'est pas le Conseil constitutionnel dans l'esprit de la Vème République qui fait la loi.
00:54Donc cela veut dire qu'il n'y a rien au-dessus du peuple souverain.
00:56Et que la Vème République, c'est le peuple souverain, et ça a été ça le grand apport du général
01:01de Gaulle.
01:02Je n'ai pas dit ça, mais je dis qu'on est très loin de l'esprit de la Vème
01:05République que voulait le général de Gaulle,
01:07c'est-à-dire donner la parole au peuple.
01:08Donc ce que dit Bruno Rotaillot, c'est très simple.
01:11Quand le Président de la République estimera qu'une décision du Conseil constitutionnel est éloignée de ce que veut le
01:17peuple,
01:18il donnera la parole au peuple souverain, et le peuple souverain tranchera,
01:21et le Conseil constitutionnel devra bien respecter la parole du peuple souverain.
01:25Et donc on revient à...
01:27Le Conseil constitutionnel ne sert plus à rien.
01:29Comme en 1958, il aura le rôle qu'il avait au départ.
01:32Il a largement élargi le périmètre de son action, revenons à cette constitution de 1958.
01:38Sans s'énerver.
01:39Non, je ne m'énerve pas vraiment.
01:41Je sais.
01:43J'adore quand il farde, il s'en s'énerver.
01:45C'est la passion qui emporte Max Brisson.
01:48Il a raison d'ailleurs.
01:49Mais ça veut dire que le Conseil constitutionnel ne servira quand il validera les décisions du Président.
01:53Comment vous faites pour réformer la Constitution, afin de faire ce que vous voulez faire ?
01:58Mais il n'y a pas besoin.
01:59C'est-à-dire de passer l'obstacle du Conseil constitutionnel.
02:04Excusez-moi, il n'y a pas besoin.
02:05Aujourd'hui, un Président de la République qui verrait qu'une loi n'a pas passé le Conseil constitutionnel,
02:10n'a pas besoin qu'on modifie la Constitution pour lui donner le pouvoir de le faire.
02:12Il faut de la volonté politique.
02:13À minuit, M. Benninger, on ne va peut-être pas s'enfermer entre l'article 11 et l'article 89
02:18de la Constitution.
02:19À minuit, peut-être que les prédateurs ne méritent pas cela.
02:22Il me semble que dans un excellent journal qui s'appelle Le Figaro,
02:25M. Retailleau a largement expliqué comment on pourra réviser la Constitution
02:30pour permettre au peuple français, sur des sujets très précis...
02:34Ce n'est pas fait comme ça de réviser la Constitution, c'est difficile.
02:37Dans un référendum de Président de la République élu,
02:40on peut penser que dans les premières semaines,
02:42il aura la légitimité pour assurer cette révision de la Constitution.
02:45Et tout cela, c'est des phénomènes très concrets.
02:48Ce n'est pas un débat constitutionnel de spécialistes.
02:51Un certain nombre de choses qui empoisonnent la vie de nos concitoyens,
02:54un certain nombre d'attentes de nos concitoyens,
02:56ne trouveront un règlement que si on modifie les règles du jeu,
03:01telles que si on fait en sorte que la volonté du peuple trouve une concrédération politique.
03:05– Attendez, il y a une proposition ce soir de Bruno Retailleau,
03:07enfin, il l'égrène depuis un bout de temps,
03:10pour devenir français, il y a le droit du sol ou le droit du sang.
03:12Lui dit on arrête le droit du sol.
03:14On revient sur le droit du sol ? Complètement ? Terminé ?
03:17C'est-à-dire que vous naissez en France, vous n'avez plus la possibilité de devenir français ?
03:21– En tous les cas, le moins qu'on puisse dire,
03:23c'est que le droit du sol a largement été utilisé pour des faits
03:27qui n'étaient pas celles pour lesquelles il avait été créé à l'origine.
03:30Il y a quand même aujourd'hui des situations politiques.
03:33Vous savez, il faut quand même aussi écouter les Français,
03:36il faut aussi écouter le peuple.
03:37Moi, je veux très bien qu'on s'enferme dans un état de droit
03:39qu'on considérerait comme immuable.
03:42Moi, j'entends, je suis en train actuellement sur un autre sujet,
03:45de coprésider et d'animer une commission d'enquête du Sénat
03:49sur un drame qui est celui des violences sexuelles dans le secteur périscolaire.
03:54Et qu'est-ce que je vois ?
03:55Je vois des juges, je vois des procureurs qui me disent
03:59procédures, droits et procédures.
04:00Et qu'est-ce que je vois en face ?
04:01Je vois des parents qui sont dans la souffrance.
04:04Et moi, je me dis que de temps en temps,
04:05il faut aussi écouter le peuple,
04:07parce qu'à force de donner ce sentiment
04:09que le peuple n'est pas écouté,
04:11un, on s'éloigne de la Constitution de la Vème République,
04:13deux, on permet à M. Ménager, aujourd'hui,
04:15d'apprendre le droit du sol,
04:16le droit du sol ne vous répondez pas.
04:17Le droit du sol ne vous répondez pas.
04:18Et donc, sur le droit du sol,
04:20s'il n'est pas immuable, cela peut bouger.
04:23Il n'a pas toujours existé dans notre histoire.
04:25L'état de droit n'est pas immuable.
04:27Et s'il faut faire bouger les choses
04:28pour entendre les Français,
04:30pour entendre leur détresse,
04:32pour leur donner des solutions
04:33à ce qu'ils demandent,
04:34faisons évoluer les choses.
04:35Et est-ce que c'est...
04:36Non, non, non, Yves, là-dessus,
04:38vous êtes d'accord, ton aménager ?
04:39Mais oui, enfin, je veux dire,
04:40nous, on le propose depuis des années.
04:41Le référendum de M. Retailleau,
04:43tant mieux, vous voyez, on se retrouve,
04:45tant mieux s'il propose exactement
04:46ce que l'on développe depuis des risques,
04:48c'est-à-dire un référendum sur l'immigration
04:50et notamment, dans ce texte,
04:52la suppression du droit du sol.
04:53Mais il y a plein de pays,
04:53plein de démocratie,
04:54où, en fait, vous héritez de vos parents,
04:58votre nationalité.
04:59Mais, soyons clairs,
05:01si vous demandez la nationalité,
05:03vous pourrez être naturalisé,
05:05c'est-à-dire que la naturalisation
05:05existera encore,
05:07comme tout un tas de personnes
05:08qui sont devenues françaises,
05:10sans même avoir...
05:11Est-ce que le rassemblement national,
05:13comme Bruno Retailleau,
05:14pourra faire ça de façon prioritaire,
05:16à l'heure où la priorité,
05:19pour les Français,
05:19si on en croit les sondages,
05:20c'est le pouvoir d'achat,
05:22c'est le prix de l'essence ?
05:23Est-ce que vous allez...
05:23Monsieur Trat,
05:24vous savez très bien
05:24le poids de l'immigration
05:26sur le modèle social,
05:27sur le logement,
05:29quand 50%...
05:29Commencez par réviser la Constitution.
05:31Oui, mais il faudra le faire,
05:32parce que quand vous avez 50%,
05:34par exemple,
05:35dans les tribunaux administratifs,
05:36du contentieux,
05:37c'est le contentieux des étrangers.
05:39Quand vous savez le poids
05:40que pèse l'immigration
05:41sur notre modèle social,
05:43sur le logement,
05:43c'est pas moi qui le dis,
05:44c'est l'Office,
05:45c'est M. Leschi,
05:45qui n'est pas du Rassemblement national.
05:47On sait très bien
05:48à quel point l'immigration,
05:50aujourd'hui,
05:51cette immigration à contrôler,
05:53pèse aujourd'hui,
05:54sans compter le coût
05:55sur la sécurité,
05:57lié aussi à cette immigration.
05:59En vous entendant,
06:00M. Ménager,
06:00j'ai l'impression d'entendre
06:01des mots que Bruno Retailleau
06:03a déjà prononcés.
06:04C'est vrai que le discours
06:05qui vient d'être tenu,
06:06vous ne pouvez pas dire
06:07que ça vous choque.
06:08Il a plutôt des conceptions
06:11de l'immigration,
06:12de la lutte contre l'immigration
06:13qui sont très similaires.
06:14Ce sont celles des Français.
06:16Non, non, mais...
06:16C'est celles de la majorité nationale.
06:21Je vous en prie, madame, pardon.
06:26Je vous en prie.
06:28Vous avez dit
06:29qu'il n'y avait pas
06:30de concordance possible
06:31avec les héritiers
06:33du macronisme.
06:34Qu'est-ce qui,
06:35aujourd'hui,
06:36au moins sur ce sujet,
06:36vous différencie
06:37du Rassemblement national ?
06:38Est-ce que vous n'avez pas peur
06:39à un moment
06:39que les Français préfèrent,
06:40selon l'expression consacrée
06:42à l'origine,
06:42à la copie ?
06:43Quelle est votre différence
06:44avec le Rassemblement national,
06:46aujourd'hui ?
06:46Sans me tromper,
06:47je suis certainement
06:48le plus ancien
06:50autour de cette table,
06:51sur ce plateau.
06:52Moi, je cours après
06:53Charles Pasquois
06:54et ce qu'a été le RPR.
06:56Je cours après une droite
06:57qui a osé s'assumer
06:58et qui, peut-être,
06:59le jour où on ne s'est plus assumée,
07:00a laissé un large espace
07:01à l'extrême droite.
07:02Moi, je cours après mon histoire,
07:04qui est celle
07:04d'un jeune militant
07:05que j'ai pu être,
07:06qui s'est engagé
07:07à l'époque du RPR,
07:08où ce type de discours
07:09était largement assumé
07:11avec des personnalités
07:12de la force,
07:13de caractère
07:13de Charles Pasquois.
07:14Voilà, moi, mon histoire.
07:15Mais l'ancien RPR,
07:16est-ce que ce n'est pas
07:17le RN aujourd'hui ?
07:19L'histoire est quand même
07:20un peu différente.
07:21Moi, je n'ai jamais eu
07:21de proximité
07:22avec Mme le RPR.
07:23Je vous parle de programme,
07:24évidemment.
07:24Et par rapport au programme
07:25d'aujourd'hui,
07:26et pour revenir à 2026,
07:27moi, je suis heureux
07:28de voir que M. Ménagère
07:29est tout à fait satisfait
07:31des propos
07:32de M. Retailleau.
07:33Mais je pense que
07:34Bruno Retailleau,
07:35sur ce sujet,
07:36a mis en place,
07:37à travers un excellent article,
07:39une excellente interview
07:39dans le FIRO,
07:40a mis en place
07:42un mécanisme
07:42qui va permettre
07:44que notre Constitution
07:45retrouve
07:46ce qui était
07:47son souffle
07:48et sa force
07:49en 1926.
07:50Mais pas de la même manière.
07:53Pas de la même manière.
07:54Sinon,
07:54les propos de Bruno Retailleau
07:59n'auraient pas entraîné
08:00l'émotion
08:02qu'il y a pu y avoir
08:03et un certain nombre
08:04d'interventions,
08:05de réactions,
08:06comme celle
08:06de la présidente
08:07de l'Assemblée nationale.
08:08Quelle différence,
08:09M. Briceau ?
08:09Sur la nécessité
08:12d'une réforme
08:13de la Constitution
08:13qui n'est pas liée
08:14à l'immigration.
08:15Ce n'est pas un référendum
08:16sur l'immigration.
08:17C'est un référendum
08:18pour redonner
08:19la parole.
08:20Le dernier mot...
08:21Moi, j'ai la réponse...
08:22J'ai la réponse
08:24à madame.
08:26Je veux dire,
08:27il y a deux éléments.
08:28C'est-à-dire que le premier point,
08:29c'est qu'on a aujourd'hui
08:30un parti qui est les Républicains
08:31qui défend le référendum
08:33après que Nicolas Sarkozy
08:34et j'étais le premier
08:35à être déçu,
08:35s'est assis tout bêtement
08:37sur le résultat
08:37du référendum de 2005.
08:38Mais qu'il avait aussi créé,
08:39qu'il a aussi fondé...
08:40Excusez-moi,
08:42c'est le général de Gaulle
08:45qui a rétabli
08:45le référendum dans ce pays.
08:47Et le général de Gaulle
08:48ne pouvait pas être suspect
08:49de la moindre amitié
08:50avec les forces
08:51dont vous êtes les héritiers.
08:53Vous répondez,
08:53vous cherchez à déchourer
08:54attention sur le référendum de 2005.
08:56Le deuxième point,
08:57c'est Bruno Retailleau
08:58que c'était tâché du macronisme
08:59alors qu'il a été
09:00dans un gouvernement
09:01avec à sa droite
09:02des gens d'horizon
09:03et des gens de naissance.
09:04Moi, mon souci,
09:05c'est M. Bruno Retailleau.
09:09Est-ce qu'on peut
09:10se faire entendre
09:11pour remonter,
09:12je dirais,
09:12dans les sondages,
09:13continuer sa progression
09:15et continuer sa campagne,
09:16à faire campagne
09:17sur la réforme
09:18de la Constitution
09:19quand la concentration
09:23des Français,
09:23quand l'intérêt
09:24des Français
09:25est polarisé
09:26sur le pouvoir d'achat ?
09:27Vous avez raison.
09:28Ça me paraît quand même
09:30assez compliqué.
09:31C'est un sujet majeur.
09:33Ce qu'il faut qu'on dise
09:34clairement français,
09:35c'est qu'on peut lancer
09:36des slogans,
09:37on peut faire des promesses.
09:39Il y a certains candidats
09:39qui sont excellents
09:40pour cela.
09:41Si on ne change pas
09:42la clé,
09:43si on ne change pas
09:44les règles,
09:45ces promesses...
09:46C'est difficile à expliquer.
09:47C'est difficile à expliquer.
09:48Donc cela veut dire
09:49que pour lutter
09:50contre les narcotrafiques,
09:51pour lutter
09:52contre l'insécurité
09:53qu'il peut y avoir
09:54au bas des immeubles,
09:56pour lutter
09:57contre l'immigration
09:57illégale,
09:58il est nécessaire
09:59de redonner
10:00du pouvoir
10:00au peuple
10:01et aux politiques
10:02parce que dans
10:02l'état actuel
10:03de nos institutions,
10:04on n'y arrivera pas.
10:05Et ça,
10:05les Français
10:06peuvent le comprendre
10:06si on leur montre bien
10:07que ça les concerne
10:09dans leur vie quotidienne.
10:10Vous savez,
10:11c'est très simple.
10:11Avant de jouer
10:12un match de rugby,
10:13il faut connaître
10:13les règles.
10:14Les règles actuelles,
10:15elles entraînent
10:16un véritable blocage
10:17de nos institutions
10:18et donc de l'action publique.
10:20Mais les Français
10:20se rendent bien compte
10:21que le pouvoir public
10:22est en impuissance.
10:23Eh bien,
10:24il faut qu'on lève
10:25cette impuissance
10:25et ça passe
10:26par un déverrouillage
10:27de nos règles.