- il y a 4 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.ir.
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00:00Grand soir, en direct, comme tous les jours, et comme tous les jours, on ouvre dans un instant les débats
00:03qui secouent la présidentielle.
00:06Faut-il plafonner le prix du carburant ? C'est ce que réclament ce soir Michel-Edouard Leclerc et Jean
00:11-Luc Mélenchon.
00:12Mélenchon, ça fait des mois, voire des années qu'il le réclame. Mais Michel-Edouard Leclerc, désormais, le rejoint là
00:17-dessus.
00:17On en parlera dans un instant. Juste avant, c'est l'autre information politique de la soirée.
00:20Édouard Philippe en appelle aux autres candidats de la droite et du centre. Il faut se rassembler.
00:25Sinon, ce sera un deuxième tour. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, la droite et le centre.
00:30Volent-ils tout droit vers une défaite dès le premier tour ? Bonsoir Jean-François Copé.
00:34Bonsoir.
00:34Merci beaucoup d'être avec nous ce soir en direct. Maire Les Républicains, deux mots avec moi.
00:39Lisa Haddeff, Anne-Sorah Dubois, Yves Traire pour vous interroger. Et d'abord, on écoute évidemment Édouard Philippe.
00:45Je suis, pour l'instant, je n'en tire aucune gloire. Je suis, pour l'instant, le mieux placé dans
00:51les sondages.
00:51Donc, c'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons-nous, parlons-nous.
00:58Nous ne sommes pas obligés de le faire. Parlons-nous. Si nous ne pouvons pas nous parler, si nous ne
01:03sommes incapables de nous parler entre nous, tranquillement, en confiance,
01:09alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ?
01:12C'est le début de la panique ?
01:14Ah ben non, c'est le début de la sagesse, plutôt. C'est le début de la sagesse. On n
01:17'arrête pas de le dire. On est un certain nombre.
01:19Il y a beaucoup de candidats.
01:21Ah oui, il y a beaucoup.
01:21Mais il y a aussi beaucoup de non-candidats qui sont juste là pour dire, écoutez, il faut qu'on
01:24se mette d'accord avant qu'il ne soit trop tard.
01:26Donc, le message d'Édouard Philippe qui aurait d'ailleurs pu ou dû être prononcé de la même manière par
01:33les deux autres prétendants que sont Bruno Retailleau ou Gabriel Attal,
01:38c'est un message de sagesse. C'est même indispensable que les trois se parlent.
01:43Parce qu'en réalité, on est en train de jouer le sort de la France. Cette élection présidentielle, moi je
01:49ne cesse de le dire, mais je ne suis pas le seul.
01:51Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Michel Barnier, enfin on est beaucoup à droite à dire, mais oh, vous êtes bien conscients
01:57de ce dont on parle.
01:59Je ne vais pas vous dire que l'actualité allemande ne nous donne pas envie de le dire de plus
02:03en plus fort.
02:03Mais Jean-François Copé, quand il dit Édouard Philippe, il a raison parce que factuellement, ce n'est pas faux
02:08qu'il est en tête dans les sondages.
02:10On peut lui répondre qu'on parle de lui puisqu'il est décédé il n'y a pas très longtemps.
02:16Édouard Balladur faisait, huit mois avant la présidentielle, course en tête dans les sondages.
02:21Et néanmoins, c'est Jacques Chirac qui a remporté la mise.
02:25En plus, là, vous me prenez par les sentiments puisque, comme vous le savez, j'étais un chiracien à l
02:30'époque.
02:31Écoutez, vous avez raison. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai trouvé qu'Édouard Philippe ne la ramène
02:37pas.
02:37Il a simplement dit, pour l'instant, je suis en tête.
02:41Ce qui est vrai, dans tous les sondages et dans tous les scénarios, il apparaît qu'il ne faut qu
02:47'il n'y ait qu'un seul candidat de droite et c'est lui qui est en tête à chaque
02:50fois.
02:51On verra où on en est au mois de novembre parce qu'en réalité, dès lors que tous ces gens
02:54n'ont pas voulu de primaire et que maintenant, il est totalement trop tard.
02:57– C'est trop tard. – Écoutez, ça va, c'est trop tard.
03:00Donc, à partir de là, on sait que pour y arriver, il faut être chef de parti parce qu'il
03:05faut des moyens financiers, il faut une dynamique de mobilisation.
03:08Bon, c'est pour ça que ce sont les trois qui sont plutôt testés.
03:11C'est Bruno Ratailleau, Édouard Philippe et Ébrard Lattal.
03:14OK. Sauf qu'on va maintenant rentrer dans le vif du sujet.
03:17Ils n'ont pas voulu de primaire, donc il ne nous reste plus que les sondages.
03:20Alors, si tout le monde est à touche-touche, c'est compliqué.
03:22Ce qu'on est en train de constater depuis un certain nombre de mois, c'est que ce n'est
03:25plus tout à fait le cas.
03:26On verra où on en est en novembre.
03:27Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut qu'ils se parlent et que non seulement ils se
03:31parlent, mais qu'ils parlent d'avenir.
03:32Parce qu'en réalité, il faut pouvoir proposer aux Français une alternative à la bourrasque extrémiste du tandem Mélenchon-Le
03:42Pen.
03:42Et pas simplement en faisant barrage. Il faut proposer une rupture.
03:45Et en réalité, c'est ce qui est un peu en train de se faire.
03:47C'est un message que vous adressez au candidat de votre parti, Bruno Retailleau.
03:50Parce que lui, à ce stade en tout cas de l'histoire, il dit que ce sont les héritiers du
03:53macronisme entre eux.
03:54Je n'ai rien à leur dire. La réunion ne s'y participerait pas.
03:57Vous lui dites qu'il faut changer de braquet, il faut parler avec Édouard Philippe.
04:01Je dis d'abord que c'est humain. Il est en pleine campagne.
04:03Ce n'est pas maintenant qu'il va répondre.
04:05D'abord, c'est dix minutes après.
04:10Ensuite, on a été LR quand même.
04:14Lui en premier, puisqu'il a été ministre de l'Intérieur.
04:16Ce n'était pas une cohabitation.
04:19Il y était et on était tous pour qu'il y soit, avec beaucoup d'autres,
04:22pour, d'une certaine manière, limiter les dégâts du macronisme en matière de sécurité.
04:28Lui dit, j'étais un ministre de l'Intérieur de Cohabitation.
04:30Oui, mais ce n'est pas ce qu'il dit.
04:32Moi, j'aime bien qu'on soit précis du point de vue institutionnel.
04:35Une cohabitation, c'est une majorité à l'Assemblée d'un parti
04:39qui s'oppose au président de la République de l'autre parti.
04:41Il n'y a pas de majorité du tout.
04:43C'est l'anarchie complète à cause de cette folle dissolution de Macron.
04:46Donc, en réalité, ce n'était pas une cohabitation.
04:49C'était une coalition pour essayer de limiter les dégâts.
04:52Je rappelle que Michel Barnier était aux premières loges
04:55avant d'être censuré par les socialistes dans les conditions lamentables que vous savez.
04:58Et le RN dans les conditions lamentables que vous savez.
05:01Vous souhaitez à long terme qu'ils dialoguent avec Édouard Philippe et Gabriel Nathalie ?
05:03Oui, mais pour moi, c'est absolument vital que les trois dialoguent.
05:08Mais on le dit tous aux trois, en vrai.
05:12Parce qu'on sait très bien qu'à la fin de la journée, comme disent les Anglais,
05:16il va bien falloir que tous les trois structurent une offre de droite et de centre-droite
05:21qui reconstitue un clivage droite-gauche.
05:23Parce qu'il y en a marre de discuter avec la gauche.
05:25Il y a la gauche d'un côté de gouvernement.
05:27Ils se débrouillent avec le LFI et ils se compromettent de manière assez lamentable.
05:31Et puis, il y a la droite du gouvernement que nous incarnons.
05:35Et je rappelle, accessoirement, qu'Édouard Philippe comme Bruno Retailleau
05:39sont issus de la même famille, encore plus, d'ailleurs,
05:43Édouard Philippe, historiquement, que Bruno Retailleau qui était villiériste.
05:48Programmatiquement, excusez-moi,
05:50quand on regarde les propositions de Bruno Retailleau,
05:52notamment sur le plan institutionnel, le référendum,
05:57le fait que par référendum on puisse passer par-dessus la tête du Conseil constitutionnel,
06:01enfin, je ne vais pas rentrer dans les détails.
06:03Et ce que propose Édouard Philippe, il peut y avoir aussi des différences.
06:06Et surtout avec Gabriel Attal, d'ailleurs, qui lui vient de la gauche.
06:09Oui, oui, oui, ça lui vient de la gauche.
06:11Mais il est quand même assez à droite, maintenant.
06:12Oui, oui, bien sûr.
06:13Mais vous savez quoi ?
06:15De toute façon, les macronistes, ils ont un sujet existentiel,
06:17c'est qu'ils vont faire un split
06:19entre les macronistes de droite et les macronistes de gauche.
06:22Il y a des millions de gens de droite qui ont voté Macron
06:24et qui, aujourd'hui, cherchent un candidat de droite.
06:26Alors, en ce qui concerne les divergences,
06:29moi, ce qui, moi, m'intéresse beaucoup, c'est qu'il y a à la fois
06:32beaucoup de convergences sur beaucoup de sujets.
06:34Il y a des divergences.
06:36Clairement, il y en a une parce que le rapport à l'État de droit est fondamental.
06:39Et, encore une fois, je n'ai rien contre les référendums.
06:42Pourquoi pas de temps en temps ?
06:43Mais qu'on ne nous dise pas qu'on revient au gaullisme
06:45en voulant contourner le Conseil constitutionnel.
06:47Mais alors, attendez, là, il faut que j'explique, Jean-François Copé.
06:49Il faut que j'explique à ceux qui nous regardent.
06:50Et il faut que j'explique aussi qui vous êtes en train d'attaquer, pardon,
06:52mais en disant cela.
06:54Bruno Retailleau, qui est donc le patron de votre parti,
06:57qui dit ce soir, moi, la discussion avec les macronistes, hors de question,
07:00c'est une réunion entre macronistes, pour les macronistes, je n'y vais pas.
07:03La semaine dernière, que propose-t-il ?
07:05Il dit, en gros, si je suis élu, ce que je propose,
07:09c'est que si le Conseil constitutionnel censure une loi,
07:11eh bien, les Français, par référendum,
07:13pourront s'opposer à la décision du Conseil constitutionnel.
07:16Ça, ça vous va ?
07:17Non, parce qu'en réalité, il faut changer la Constitution.
07:21On ne peut pas faire ça comme ça.
07:22Pour pouvoir faire ça.
07:23Parce que sinon, le Conseil constitutionnel dira,
07:25ben non, vous ne pouvez pas le faire,
07:26parce qu'il y a un domaine prévu pour le...
07:28Sinon, ça s'appelle un coup d'État.
07:30Et je ne pense pas à une seconde que Bruno Retailleau va faire un coup d'État.
07:32Donc, en réalité, il faut modifier la Constitution.
07:34Pour ça, il faut effectivement une majorité absolue, etc.
07:37Donc, c'est beaucoup de choses.
07:38Il y a une chose qui est certaine,
07:39c'est que si on fait une loi via le référendum
07:42pour contourner le Conseil constitutionnel,
07:44c'est-à-dire qu'on aura des lois qui seront conformes à la Constitution
07:46et d'autres qui ne le seront pas.
07:48Ce qui est un petit peu compliqué pour notre ordre juridique.
07:50Mais en tout cas, peu importe...
07:52Donc, on a perdu Bruno Retailleau.
07:54Non, mais encore une fois, tout le monde n'est pas aligné.
07:58Mais moi, je note qu'il y a beaucoup, beaucoup d'accords
08:00sur l'école, la sécurité, les sujets d'immigration,
08:04la baisse des dépenses publiques, la baisse des impôts.
08:06Enfin, il y a quand même beaucoup de points communs.
08:08Et la vertu de cette période, il faut bien qu'on en trouve une,
08:11c'est que ça foisonne.
08:12Il y a plein d'idées, parfois un peu bizarres,
08:14mais parfois hyper intéressantes.
08:16Donc, laissons vivre ce débat.
08:18On ne peut pas, quand c'est la droite qui produit des idées
08:21qui sont parfois un peu en rupture,
08:22il faut les entendre quand même.
08:23On ne peut pas juste cogner sous prétexte que c'est la droite.
08:26Si on admet qu'à la Toussaint,
08:28admettons qu'à la Toussaint,
08:29M. Attal et M. Retailleau se rangent derrière
08:33Édouard Philippe, qui c'est vrai,
08:35on peut le dire, par rapport à Gabriel Attal,
08:37à 4 ou 5 points d'avance,
08:40par rapport à Édouard Philippe,
08:42à Bruno Retailleau, c'est plutôt 7 ou 8 points.
08:46Plus que ça, il y a une douzaine de points.
08:49Il se rangent derrière.
08:50Est-ce qu'à ce moment-là,
08:52les deux ralliements,
08:56ils doivent faire un ticket ?
08:58Comment ça se passe ?
08:58Comment ils s'organisent ?
08:59Vous savez quoi, Yves Tréer ?
09:00Je vais vous dire, à ce stade,
09:02on en est très loin,
09:03vous le voyez bien,
09:04ils sont tous lancés chacun dans leur truc,
09:06avec leur TikTok, leur machin.
09:08Très bien.
09:09Moi, ce qui m'importe aujourd'hui,
09:10c'est surtout quand même de bien montrer
09:12qu'une campagne présidentielle,
09:14c'est très long.
09:15C'est très, très long.
09:17Et donc, aujourd'hui,
09:17il y a une espèce d'ambiance,
09:19rassemblement national pour toujours,
09:21ils sont merveilleux,
09:22on ne les a jamais essayés,
09:23regardez comme ils sont frais et printaniers.
09:26Moi, l'objectif,
09:27c'est qu'en réalité,
09:28semaine après semaine,
09:29ils commencent à prendre
09:30quelques coups de boutoir.
09:31Alors, je suis désolé,
09:32on ne veut faire de peine à personne,
09:33il paraît qu'ils sont formidables,
09:34mais quand même,
09:35quand même,
09:36quand je vois l'accumulation
09:39des coups tordus
09:40que se font Bardella et Le Pen.
09:41On fait semblant de ne pas voir,
09:42non, non, ce n'est pas grave.
09:43OK.
09:43Les retraites,
09:45les retraites,
09:46la différence sur le voile,
09:48tout d'un coup,
09:48il y en a un qui veut l'interdire
09:49depuis toujours,
09:50puis l'autre,
09:50il ne veut plus l'interdire.
09:51Et enfin,
09:54dernière affaire en date,
09:55l'affaire britannique
09:56où Bardella est allé tout seul
09:59signer un papier absolument scandaleux
10:01avec Farage,
10:02qui est quand même le type
10:04qui a fait sombrer la Grande-Bretagne
10:06en la faisant sortir de l'euro,
10:07de l'Europe, pardon,
10:08et que vous avez pendant ce temps-là
10:10une Marine Le Pen
10:11qui ne fait pas de commentaire,
10:12moi, je vous dis tout de suite,
10:13il y a un petit sujet quand même.
10:14On ne peut pas se contenter,
10:15alors que nous,
10:16dès qu'on fait une petite erreur,
10:17on nous en met plein la figure,
10:18de dire non,
10:18mais ce n'est pas grave.
10:19Eux, ils peuvent se permettre.
10:20Non, je suis désolé,
10:21parce qu'en réalité,
10:23Bardella,
10:23il a menti aux Français.
10:24On a bien regardé,
10:25parce qu'il faut faire
10:25un peu de fact-checking
10:26de temps en temps.
10:27On a regardé les deux versions
10:28anglaises et françaises
10:28dans la version française.
10:30On ne précise pas,
10:31alors que c'est dans la version anglaise,
10:32que les Français s'engagent
10:33à récupérer la totalité des migrants
10:35qui seraient venus
10:36de manière clandestine
10:37en Angleterre.
10:38Ça a été dit largement
10:39sur ce plateau.
10:40Oui, absolument.
10:41Mais c'était pas...
10:42Non, mais attendez,
10:43il travaille pour l'intérêt de la France
10:44ou il veut se faire un copain
10:45pour la première fois
10:45qu'il a une visite internationale,
10:47M. Bardella ?
10:47Parce que derrière tout ça,
10:49il y a quand même un sujet
10:49très grave,
10:50très, très grave.
10:52C'est qu'on ne va pas supporter
10:53quand même longtemps
10:54le double langage aux Français
10:55et que les Français vont juste dire
10:57c'est pas grave,
10:57on s'en fiche
10:58parce que c'est eux.
10:59Il va falloir que tout ça
11:00nous renvoie à notre humaine condition
11:02de citoyen
11:03vis-à-vis de l'avenir.
11:04Oui, mais il va falloir
11:04que vous soyez très, très fort
11:05parce que je vais vous dire une chose.
11:07Ça tombe bien
11:07parce qu'on fait beaucoup
11:08de musculation ensemble.
11:09Oui, mais alors...
11:09Parce que franchement,
11:10il va y avoir un moment de vérité.
11:12Non, mais il serait...
11:12Il va y avoir un moment de vérité.
11:14Et moi, je dis d'ailleurs...
11:14On ne le voit pas venir.
11:15Tout...
11:16Écoutez, ne dites pas ça.
11:17On n'arrête pas d'en parler.
11:19On ne peut pas dire
11:19qu'on n'en parle pas.
11:20Oui, mais les Français
11:21n'entendent rien.
11:22Les Français, ils font monter
11:23Mme Le Pen et M. Mélenchon.
11:26Écoutez, quand tout à l'heure
11:26vous m'avez...
11:27Dégagisme !
11:27Quand tout à l'heure
11:28vous m'avez parlé
11:29de Baladio et Chirac,
11:30ça ne vous gênait pas
11:30de dire que ça pouvait durer 6 mois.
11:32Et là, ça ne peut plus durer 6 mois
11:33quand c'est pour nous ?
11:34Ah bon, quand même.
11:35D'accord.
11:36Donc, on va laisser
11:36la campagne se dérouler.
11:38Les coups de boutoir,
11:39ça veut dire que de manière méthodique,
11:41on va démonter
11:42la folie du programme,
11:44du RN et de LFI
11:45pour que les Français
11:46soient suffisamment alertés
11:47qu'ils votent en connaissance de cause.
11:49Si malgré tout ce qu'on aura pu dire,
11:51malgré le fait qu'on aura nous
11:52présenté un programme de rupture,
11:54parce que c'est le challenge pour nous,
11:55malgré tout ça,
11:56il préfère Le Pen.
11:57Quand je vois ce qui est en train
11:58de se passer en Allemagne
11:59avec l'AFD,
12:00au moins on aura prévenu.
12:01J'ai pris le temps,
12:02avant de venir vous voir,
12:03de regarder un peu en détail
12:04le programme de l'AFD,
12:05c'est-à-dire le parti néo-nazi allemand.
12:07Il faut un décryptage complet
12:09et ça, c'est votre boulot de le faire.
12:10Vous verrez à cette occasion
12:12dans le programme de l'AFD
12:13qu'il y a quand même
12:14quelques sacrées similitudes
12:15avec les néo-nazis,
12:17lorsque vous retrouvez là-dedans
12:18un programme complet
12:20de refonte des programmes
12:21d'enseignement de l'Histoire,
12:22avec donc, en vrai,
12:24une négation de ce qui s'est passé
12:26dans les années 30.
12:26Pour réécrire ce qui s'est passé
12:27à ce moment-là.
12:27Une exclusion des enfants handicapés
12:30des écoles.
12:31Tout ça a été dit.
12:32Oui, oui, mais ça a été dit,
12:33sauf que ça a été dit
12:35entre le scandale de la Tour Eiffel.
12:37Il faut que ce soit tympanisé,
12:39c'est très important.
12:40C'est dans les sorties
12:42des enfants handicapés.
12:44Que de la même manière,
12:45le projet de remigration,
12:46ce n'est pas juste
12:46qu'on vire un OQTF.
12:47C'est un projet
12:48de société identitaire complet.
12:50Ça, c'est le programme
12:50de l'AFD en Allemagne,
12:51ce n'est pas le programme
12:52de Marine Le Pen en France.
12:53Ah, mais Max, je vous attendais.
12:54Tranquillement,
12:54je savais que ça allait arriver.
12:55Alors, ça dépend des jours.
12:56Parce que quand vous regardez de près,
12:58vous vous rendez compte
12:58que Bardella,
12:59parce qu'il paraît
12:59qu'ils sont horrifiés
13:00au RN de l'AFD.
13:02M. Tanguy est horrifié.
13:03C'est ce qu'il disait ce matin.
13:04D'accord.
13:05Sauf que dans le même temps,
13:07M. Bardella a voté
13:08avec l'AFD
13:09la totalité des textes
13:11du Parlement européen.
13:12Ils ont refusé
13:13toutes les aides à l'Ukraine.
13:15Le nouveau truc,
13:16c'est de dire
13:16qu'on ne va pas payer
13:17pour l'Ukraine,
13:17on n'a plus d'argent.
13:18Mais quand on paye
13:19pour la défense de l'Ukraine,
13:20c'est pour payer un pays
13:22qui défend nos intérêts
13:24face aux attaques russes.
13:26Effectivement,
13:26l'AFD,
13:27ce n'est pas son sujet.
13:27Ils sont maqués avec les Russes.
13:29Et ça tombe bien,
13:30le RN aussi,
13:31ils sont liés avec les Russes.
13:32Donc, ces sujets,
13:33il va bien falloir
13:34qu'on les mette sur la table.
13:35Et le double langage
13:36du Rassemblement national
13:37est un pur scandale.
13:38Mais Jean-François Copé,
13:39Jean-François Copé,
13:40je ne vous parle même pas
13:40de Zemmour,
13:41qui lui trouve ça merveilleux.
13:42Alors lui, il a dit
13:43non, non, ce n'est pas du tout
13:43des néo-nazis,
13:44il n'y a aucun problème.
13:45Je salue leur victoire.
13:46Jean-François Copé,
13:47j'entends tout ce que vous dites.
13:47En attendant,
13:48je me mets à la place
13:48de téléspectateurs.
13:49Ils se disent
13:50à 8 mois d'élection présidentielle,
13:51vous en êtes toujours là.
13:52Vous ne nous êtes toujours
13:53pas mis d'accord,
13:54tous dans ce groupe du centre.
13:56Oui, comme le RN non plus,
13:58j'ai envie de démontrer.
13:58Et de centre droit,
13:59oui, mais eux,
13:59ils ont une candidate,
14:00pas vous.
14:01Ah ben, c'est exact.
14:02C'est bien pour ça
14:03qu'on va faire ce processus
14:05et qu'il va bien falloir
14:05qu'on y arrive.
14:06Et deuxièmement,
14:06Jean-François Copé,
14:07on vous écoute depuis tout à l'heure,
14:08vous, vous pourriez avoir
14:09un candidat,
14:09le président de votre parti,
14:10sauf que vous n'êtes même pas d'accord
14:11avec une partie de son programme.
14:12Ben, ça arrive.
14:13Je suis d'accord avec d'autres.
14:14Mais heureusement
14:16qu'on n'est pas tous alignés.
14:17Attendez,
14:17il y a des tas de sujets
14:18sur lesquels je suis complètement en phase
14:20et avec ce que dit Bruno Retailleau
14:21et avec ce que dit Edouard Philippe
14:24et même avec ce que dit
14:24sur certains sujets Gabriel Attal.
14:26Enfin, c'est des gens
14:27qui en réalité,
14:28quand on les pousse un peu
14:29dans leur approche globale,
14:31ce sont des gens
14:31qui défendent des valeurs
14:32de droite et de centre droit
14:33qui incarnent un parti de gouvernement
14:36par rapport à la démagogie
14:38des partis populistes.
14:39C'est tout l'enjeu.
14:40Est-ce que vous croyez
14:40à la possibilité d'une victoire
14:41de Bruno Retailleau
14:42pour la prochaine élection présidentielle ?
14:43Aujourd'hui,
14:44les sondages ne le montrent pas.
14:46Mais encore une fois,
14:46c'est Yves Tréard qui l'a dit,
14:47je le pense aussi,
14:48la route est longue.
14:49Mais ce qui est vrai,
14:50c'est qu'il y aura
14:51un moment de vérité.
14:52Vous en êtes plutôt spontanément
14:54à ce stade de la campagne
14:55à lui dire,
14:56rangez-vous,
14:56en tout cas discutons
14:57avec ceux qui sont en tête.
14:58Ce que j'ai dit,
14:59c'est qu'il faut que les trois discutent
15:00et que cette idée proposée
15:02par Edouard Philippe
15:03de le faire en novembre
15:04me paraît une excellente idée.
15:05Parce que c'est une bonne date
15:06pour commencer un peu
15:07à faire l'état des lieux.
15:09Si votre candidat était
15:10le poisson pilote,
15:11vous ne diriez pas ça.
15:12Vous diriez,
15:13on va attendre,
15:13on va voir, etc.
15:14Là, vous dites plutôt,
15:15c'est une excellente idée,
15:16précisément,
15:17parce que vous n'avez pas l'air
15:17de croire beaucoup
15:18à la possibilité
15:19de la victoire de Bruno Le Pen.
15:20Non, non, non.
15:21Mais depuis le début,
15:22je n'ai pas cessé
15:23de dire la même chose.
15:24Il faut un candidat unique.
15:26Mais si j'étais seul à le dire,
15:27à la limite,
15:27tout le monde s'en ficherait.
15:28Mais tout le monde le dit.
15:30Mais on arbitre sur quoi ?
15:31C'est ça, ma question sous-tente.
15:32On arbitre sur quoi ?
15:33Sur les sondages ?
15:33On n'a pas d'autre choix,
15:34ils n'ont pas voulu faire de primaire.
15:35Mais moi, j'étais le premier
15:37à dire qu'il fallait faire une primaire.
15:38Ils n'ont pas voulu faire de primaire.
15:39Ça ne pouvait le faire
15:39qu'avant l'été.
15:40Donc on arbitre sur les sondages ?
15:41Vous avez une autre solution ?
15:43Écoutez,
15:43si toutes les intentions de vote
15:45de manière régulière
15:46pendant des semaines
15:47et des semaines
15:48et des semaines
15:48mettent une personne
15:49très en tête
15:50par rapport aux autres,
15:52il faut en tirer les conséquences.
15:53Sauf que la primaire de 2017
15:56a tort ou a raison,
15:57à mon avis,
15:57a tort d'être amère
15:58beaucoup aux amis de droite.
16:00Oui, mais parce qu'ils ne sont pas objectifs.
16:02en méritait cette primaire.
16:03Je le dis d'autant plus,
16:04j'ai fait 0,3%.
16:05Moi, je suis très détendu.
16:06Franchement, je suis très détendu.
16:07Oui, vous étiez candidat.
16:08J'étais candidat.
16:09Excellent candidat,
16:10mais ça ne s'est pas retrouvé
16:11dans les scores.
16:11Enfin bon, c'est la vie.
16:14C'est très formateur.
16:15Et en plus,
16:15ça permet à ceux
16:16qui ne m'aiment pas,
16:17à chaque fois que j'ai le malheur
16:18d'ouvrir de la bouche,
16:18dire qu'il a fait 0,3%
16:20à la primaire il y a 10 ans.
16:21Donc ça les détend.
16:22Et moi, honnêtement,
16:23ça ne me gêne pas plus que ça
16:25parce que la vie est belle
16:27quand on se bat pour notre pays.
16:29Donc il faut dépasser
16:30ces petites choses.
16:31Néanmoins,
16:31cette primaire,
16:32un, elle s'est très bien passée.
16:34Deux, il y avait des millions
16:35de gens qui ont participé.
16:36Trois, elle a ouvert la voie
16:38à un candidat
16:39autour duquel on s'est rassemblés,
16:41en l'occurrence François Fillon,
16:42y compris moi,
16:43ce qui est quand même
16:44un bel effort.
16:45Mais je rappelle à la fin
16:46de tout cela
16:46que premièrement,
16:48il n'a pas perdu
16:48à cause de ça.
16:49Vous êtes d'accord avec ça ?
16:50Et deuxièmement,
16:51et surtout,
16:52c'était une primaire
16:53de droite,
16:54de droite,
16:55c'est-à-dire que ceux
16:55qui ont voté
16:55ces électeurs de droite,
16:57qui au premier tour
16:58ne voulaient pas,
16:59ils l'ont montré,
17:00que Nicolas Sarkozy
17:01soit notre candidat,
17:02il sortit troisième,
17:03et ensuite ils ont arbitré
17:04entre Fillon et Juppé,
17:05celui des deux
17:05qui étaient le plus à droite.
17:06Mais là,
17:06on n'est plus là-dedans.
17:07Là, on n'est plus du tout là-dedans.
17:09Le match aujourd'hui,
17:10il est face au rassemblement national
17:11d'un côté,
17:12et LFI de l'autre.
17:13Il faut donc
17:14que les partis de gouvernement
17:15se réorganisent
17:16à droite d'une part,
17:17à gauche d'autre part.
17:17Oui, mais sauf que vous avez
17:18justement,
17:19et c'est à mon avis
17:20le gros handicap,
17:22c'est qu'il y a
17:23une vague de dégagisme
17:24qui continue,
17:25et que ceux
17:27qui veulent dégager,
17:27les Français,
17:28c'est très général
17:29comme propos,
17:30très général,
17:31et bien ils veulent dégager
17:32ceux qui ont déjà été
17:33aux affaires.
17:33Écoutez,
17:34vous voulez que je vous dise
17:34ce que vous dites ?
17:35C'est très vrai,
17:35on le voit tous les jours,
17:37et c'est là où,
17:38de mon point de vue,
17:38cette campagne va être
17:39très très dure,
17:41mais passionnante,
17:42parce qu'on va devoir,
17:45comme on dit,
17:45mouiller la chemise,
17:46pour inviter les Français
17:48à se poser des questions
17:50existentielles.
17:51Ok,
17:52vous en avez marre,
17:53vous êtes déçus par Macron,
17:55il y a de quoi.
17:56Vous ne voulez plus
17:57voir les mêmes têtes.
17:58Ok, très bien,
17:59super,
17:59on l'entend.
18:00Sauf que vous devez,
18:01en tant que citoyen,
18:02en tant que parent,
18:03en tant que jeune Français
18:04et française,
18:06regarder les programmes
18:07de Mme Le Pen
18:08et de Mélenchon
18:08avant de les choisir.
18:09Ça ne suffit pas
18:10simplement de dire
18:11je veux dégager
18:13la droite
18:14ou la gauche,
18:15et je n'ai jamais
18:16essayé Mme Le Pen.
18:17On n'a pas le droit
18:18de dire qu'on n'a jamais
18:19essayé l'extrême droite
18:20ou l'extrême gauche.
18:20L'histoire de l'Occident,
18:22c'est le match
18:23permanent et à mort
18:24entre les démocraties
18:26et les dictatures,
18:27entre les partis
18:28de gouvernement
18:28et les populismes.
18:29Et s'ils s'affrontent
18:30au second tour,
18:30vous faites quoi ?
18:32Qui ?
18:32Marine Le Pen
18:33et Jean-Luc Mélenchon.
18:34Jamais je me place
18:35dans cette option,
18:35de quoi vous me parlez ?
18:36Jamais.
18:37Pardon,
18:37vous êtes depuis tout à l'heure
18:38en train de vous placer
18:38dans cette option,
18:39en disant il faut éviter
18:39cette option.
18:40Il faut l'éviter,
18:40oui, absolument,
18:41on va tout faire pour l'éviter.
18:42Mais c'est que de votre point de vue,
18:44le risque existe.
18:46Bien sûr.
18:47Donc,
18:48je vous propose
18:48qu'on se retrouve
18:49à ce moment-là,
18:50si cette tragédie arrive,
18:51je vous promets
18:51que je vous dirai
18:51ce que j'en pense.
18:52Moi, j'ai une ligne.
18:53J'ai toujours dit
18:54que je mettais un signe égal
18:55entre les deux partis extrémistes
18:56et je n'en démore pas.
18:57Le fond du sujet,
18:58c'est qu'un parti populiste,
19:00je l'ai écrit dans mon livre,
19:02un parti populiste,
19:03c'est un parti
19:03qui, par définition,
19:05ne cherche pas de solution.
19:06Et systématiquement,
19:07dans l'exploitation
19:08des émotions populaires
19:09pour essayer
19:10de les instrumentaliser
19:11et d'avoir des formules simplistes
19:13et qui mènent à la catastrophe.
19:14Regardez l'État de la Hongrie,
19:16regardez les États-Unis
19:17avec Trump
19:17pour ne prendre
19:18que ces deux exemples
19:19catastrophiques.
19:20Et regardez le danger
19:21en Allemagne.
19:22Ne tombons pas dans ce piège.
19:23Moi, je vais déployer
19:24toute l'énergie possible
19:25comme tous ceux
19:26qui partagent nos idées
19:27pour dire
19:28nous avons un programme
19:29de rupture
19:29qui respecte l'État de droit
19:31et qui soit courageux.
19:32Et je vous dis,
19:34Yves Tréhard,
19:35Anne-Sourad-Dubois,
19:36de la même manière,
19:36ne mettons pas
19:37tous nos œufs
19:38dans le même panier,
19:39ne jouons pas simplement
19:40la fatalité
19:40de l'arrivée
19:41de l'extrême droite
19:42ou de l'extrême gauche.
19:43Il faut entendre
19:43toutes les parties
19:44et leur donner du crédit
19:45et les prendre au sérieux.
19:47Merci Jean-François Copé.
19:47Merci à vous.
19:48Merci.
19:48Merci.