- il y a 19 minutes
Avec Julien Odoul, porte-parole du RN et député de l'Yonne
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoz.
00:07Il est 8h29 à l'écoute de Sud Radio, l'heure du grand entretien politique.
00:12Aujourd'hui Jacques, vous recevez Julien Oudoul, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement National.
00:17Julien Oudoul, bonjour.
00:18Bonjour Jacques Cardoz.
00:19Alors on a le sentiment qu'après la séquence un petit peu mouvementée de la semaine dernière, Marine Le Pen
00:23a remis de l'ordre dans la maison.
00:25Il n'y avait pas besoin de remettre de l'ordre, elle a lancé sa campagne avec un beau discours,
00:30un discours percutant et utile pour les français,
00:34notamment sur une problématique qui les concerne au quotidien qui est le logement.
00:38On a assisté véritablement au lancement de la campagne présidentielle avec une candidate qui a des propositions à faire valoir,
00:45qui parle aux français, qui ne parle pas aux états-majors politiques, qui ne parle pas aux concurrents de la
00:51primaire,
00:52mais véritablement une candidate qui a à cœur de rassembler nos compatriotes autour de la bataille sociale,
00:58parce qu'il y a une bataille sociale à mener et à gagner en 2027.
01:01On va y venir, tout est en ordre de marche autour d'une seule patronne, d'une seule candidate, Marine
01:05Le Pen,
01:05l'affaire du voile de la semaine dernière, l'affaire du policier municipal, le voyage de Jordan Bardella,
01:10tout ça est un peu mis de côté, un peu oublié ?
01:12Non mais il y a des polémiques qui ont été construites, exagérées, instrumentalisées.
01:17Ce qui intéresse les français, je pense, c'est de voir un duo de chocs, Marine Le Pen, Jordan Bardella,
01:24qui sont aujourd'hui concentrés, qui vont mettre toute leur énergie dans cette bataille,
01:27puisqu'il en va du sauvetage de la France, il en va de la survie du peuple français,
01:32de considérations extrêmement importantes comme leur pouvoir d'achat,
01:35et compte tenu des chiffres terrifiants de l'inflation, il y a urgence à changer les choses.
01:40Et on voit bien que ce duo qui est unique dans le paysage politique,
01:44qui est unique, qui est soudé, qui fait partie évidemment des personnalités politiques préférées des français,
01:50est une force pour notre mouvement.
01:51Mais il y a eu quand même ce petit moment avec cette accolade hier,
01:55on a senti Jordan Bardella un petit peu crispé,
01:58on a senti que Marine Le Pen a essayé de lui dire,
02:01allez, fais pas ta tête.
02:03C'est un peu comme ça que je l'ai interprété.
02:05Comment vous l'avez interprété vous ?
02:06Mais pas du tout, on a tout au long du week-end.
02:09Il a existé ce moment, donc c'est qu'il y a bien quelque chose quand même.
02:12Je rassure tout le monde, s'il y a besoin de rassurer, il n'y a aucune crispation.
02:17Il n'y a pas d'yatus entre eux ?
02:18Non, non, non, en fait nous ne sommes pas comme nos adversaires politiques.
02:21Nous avons le souci des intérêts de la France,
02:25nous sommes conscients de l'enjeu de cette élection présidentielle de 2027.
02:29Jordan et Marine sont unis et soudés,
02:33ils ont des liens politiques et d'amitié extrêmement forts.
02:37Alors je ne vous cache pas qu'effectivement ce ne sont pas des robots,
02:39ils peuvent avoir des nuances, ils peuvent avoir des divergences quelquefois,
02:43qu'ils expriment.
02:44C'est peut-être logique aussi.
02:45Ils sont tous les deux candidats,
02:47puisque Marine Le Pen est candidate pour être chef de l'État
02:50et Jordan Bardella est candidat pour être chef du gouvernement.
02:53En tous les cas, il n'y aura pas d'échappée solitaire,
02:55il ne va pas partir Jordan Bardella,
02:57il ne va pas nous faire une Bruno Maigret.
02:59Non, comme je vous le dis, nous ne sommes pas comme les autres.
03:01Et ils sont unis et soudés
03:03pour aller faire gagner les idées
03:05qui sont partagées par une majorité de Français.
03:06Alors on a lu un tweet dithyrambique de Marion Maréchal
03:09à la suite du discours.
03:11Quelle place aura Marion Maréchal dans cette campagne ?
03:14Elle aura la place que tous ceux qui gravitent autour du Rassemblement National,
03:19tous ceux qui ont envie que nos valeurs et nos idées triomphent en 2027,
03:23et puis la place que déterminera évidemment Marine Le Pen.
03:26Elle est la bienvenue.
03:27Elle est la bienvenue au sein du...
03:29Mais tous ceux qui partagent nos idées et nos valeurs,
03:31tous ceux qui ont envie qu'on change les choses,
03:33tous ceux qui ont envie qu'on tourne cette page funeste
03:36des dix années de Macronisme,
03:38sont évidemment les bienvenus.
03:39Et nous nous appelons le Rassemblement National.
03:42Et nous souhaitons rassembler tous les patriotes,
03:45d'où qu'ils viennent,
03:46et on aura besoin de toutes les bonnes volontés pour gagner.
03:48Alors, les propositions autour du logement,
03:51c'est l'axe phare, vous l'avez dit, de la campagne,
03:54en tous les cas de ce début de campagne.
03:56Une bonne partie du débat, d'ailleurs,
03:58enfin de son discours d'hier,
03:59Jean-Luc Mélenchon dit que vous voulez créer des ghettos de riches
04:02en supprimant l'obligation de créer les 25% de logements sociaux.
04:05Ça vous fait rire ?
04:06Oui, ça me fait rire de la part du millionnaire Jean-Luc Mélenchon.
04:08Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas de mots assez durs
04:12pour cibler et stigmatiser ceux qui ont un petit peu d'argent,
04:16ceux qui réussissent.
04:17D'ailleurs, il demande,
04:18j'ai bien noté à la fête de l'humanité dans son discours,
04:20il demande aux jeunes de ne jamais vouloir réussir,
04:24de ne jamais être riches,
04:25comme si ce serait honteux,
04:27comme si c'était une tâche indélébile.
04:29Alors que lui-même,
04:30il s'est fait et s'est construit un gros patrimoine.
04:33Il a le patrimoine le plus juteux, d'ailleurs,
04:35de tout le paysage politique français.
04:37Ça, ça ne le dérange pas.
04:38Donc, c'est évidemment deux poids, deux mesures.
04:40Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.
04:42Nous, nous souhaitons une France de propriétaires.
04:45Nous souhaitons que les jeunes puissent accéder à la propriété.
04:49Nous souhaitons que ceux qui occupent un logement social
04:52puissent également, à un moment donné,
04:55acheter...
04:55Ça, c'est un point important.
04:56C'est un point très, très important.
04:58C'était déjà le cas.
04:59Mais la nouveauté, c'est que vous souhaitez que les loyers
05:02qui ont été versés soient pris en compte, c'est ça ?
05:04Exactement, exactement.
05:06C'est-à-dire que ceux de nos compatriotes qui...
05:08Ce sera applicable ?
05:09Bien sûr que ce sera applicable.
05:11Ce sera applicable avec une politique volontariste.
05:14Le logement, vous savez, c'est une politique globale.
05:16C'est d'ailleurs une politique qui concerne près d'un tiers du pouvoir d'achat des ménages.
05:22Parce que si on calcule à la fois les loyers,
05:24si on calcule le remboursement des prêts,
05:26et puis les prix de l'énergie qui n'ont cessé d'augmenter,
05:29c'est un tiers du pouvoir d'achat, c'est énorme.
05:31Donc c'est vraiment une politique ambitieuse qu'a proposée Marine Le Pen.
05:35Mais est-ce que ça veut dire au global moins de logements sociaux ?
05:39Non.
05:39Au total, en termes de construction, je parle.
05:41Ça veut dire mieux de logements sociaux.
05:42Nous, nous voulons relancer la construction de logements.
05:45Et l'attribution.
05:46Et l'attribution.
05:48Puisque aujourd'hui, vous avez un parc social qui ne bénéficie plus aux Français.
05:52Ce qui est incroyable et ce qui est totalement injuste,
05:54c'est que vous avez 70% de nos compatriotes qui sont éligibles au logement social,
05:59qui est une aide sociale.
06:00Or, vous avez seulement 11% de Français qui accèdent au logement social.
06:05Vous avez une préférence étrangère qui est totalement scandaleuse aujourd'hui en France.
06:10Vous avez près d'un ressortissant algérien sur deux qui vit dans un logement social.
06:15Et vous avez des Français, des familles françaises,
06:17qui attendent depuis des années et qui n'obtiendront jamais cette aide sociale.
06:20J'ajoute, et c'est important, que le logement social,
06:22il est financé et entretenu avec les impôts des Français.
06:26Alors, sur ce point, vous avez été clair, Marine Le Pen a été clair,
06:29il y aura des expulsions des familles de délinquants.
06:32Bien sûr.
06:33Comment vous allez faire ?
06:34C'est très simple et ça devrait déjà exister.
06:38Nous souhaitons la règle du casseur-payeur.
06:42Vous vous rappelez de la petite phrase de Gabriel Attal
06:44qui n'a jamais été appliquée après les émeutes de 2023.
06:47Le logement social, c'est une aide sociale.
06:49Les contribuables français n'ont pas à payer pour des familles
06:52qui laissent leurs enfants devenir des menaces pour la société
06:55et les délinquants multirécidivistes.
06:56Mais concrètement, comment vous passez à l'acte ?
06:58C'est-à-dire que ce sera en fonction de la condamnation, par exemple, de la peine ?
07:01Bien sûr, bien sûr, ce sera en fonction de la condamnation.
07:04Nous souhaitons également suspendre les allocations familiales,
07:08les prestations sociales aux familles de mineurs multirécidivistes.
07:12Vous savez, dans un quartier, quand vous avez quelques familles
07:15qui pourrissent le quartier,
07:18que vous avez des délinquants qui agressent les forces de l'ordre,
07:21qui dégradent, qui font du trafic de drogue
07:23et qui constituent une menace pour la vie sociale et l'environnement urbain,
07:29il faut évidemment sévir.
07:31Il faudra parfois attendre des années avant que ces personnes soient jugées aussi.
07:35Parce que si c'est sur la base de la condamnation...
07:36Ça peut être, encore une fois, assez rapide.
07:39Vous le savez, la plupart, d'ailleurs, des délinquants qui pourrissent la vie des quartiers
07:43sont des multirécidivistes.
07:44Ils sont déjà connus des services de police et de la justice.
07:47Alors, passons à ce week-end, qui a été très chargé d'un point de vue politique.
07:51Un mot de Bruno Retailleau, qui a attaqué le RN en qualifiant la rencontre Bardella-Farage
07:55d'une preuve d'amateurisme.
07:57Il dit que le RN n'est pas prêt.
07:59Quand on voit le bilan de M. Retailleau,
08:01qui a été l'un des pires ministres de l'Intérieur, si on en croit les chiffres,
08:05M. Retailleau, il a signé 384 000 nouveaux titres de séjour
08:10quand il était ministre de l'Intérieur.
08:11Ça a été l'un des ministres les plus laxistes.
08:14Il a beaucoup parlé, il a beaucoup hurlé vis-à-vis des OQTF,
08:20notamment des OQTF venant d'Algérie.
08:22Les OQTF expulsés ont toujours été au nombre de 7%.
08:26Ça a été ridicule.
08:27Donc, M. Retailleau aime bien parler.
08:30Visiblement, il n'aime pas agir.
08:31Nous, nous parlons, mais nous, nous agissons et nous avons un courage politique
08:34qui, visiblement, est totalement absent de cette fausse droite.
08:38Autre discours important ce week-end, celui d'Éric Zemmour.
08:41Vous l'avez écouté ?
08:42Non, je n'ai pas écouté Éric Zemmour.
08:44C'est vrai qu'il s'exprimait au même moment que Marine Le Pen.
08:46Et comme vous étiez sur scène, vous avez peut-être pris connaissance de ce qu'il a dit après.
08:49Il veut faire de l'intelligence artificielle un axe au fort de sa campagne
08:54et remplacer les prétendus immigrés indispensables,
08:56c'est lui qui parle, je le cite,
08:57qui font les travaux dont les Français ne veulent pas.
08:59Est-ce que vous approuvez cette idée de remplacer les immigrés par l'intelligence artificielle ?
09:04M. Zemmour, moi j'aimerais qu'il remplace son hostilité vis-à-vis du Rassemblement National
09:10par une intelligence politique, surtout.
09:13L'intelligence politique, ce serait d'accompagner, de soutenir la candidate du camp national
09:19qui peut gagner, qui peut sauver notre pays.
09:22Et ce n'est pas d'être en permanence dans une frustration.
09:25Ce n'est pas qu'il ne doit pas être candidat.
09:27Encore une fois, chacun est libre de sa candidature.
09:30On est en démocratie, chacun peut défendre ses idées.
09:33Mais je considère qu'à chaque fois qu'il prend la parole,
09:36taper sur Marine Le Pen, taper sur Jean-Denis Bardella est totalement contre-productif.
09:42Et il faut à un moment donné être raisonnable et responsable.
09:44Vous regrettez, par exemple, de voir le positionnement de Sarah Knafo
09:47qui cartonne avec son casse du siècle, son livre qui est déjà vendu à 60 000 exemplaires en deux semaines
09:52et voir que c'est elle, comme Éric Zemmour, n'appelle pas à soutenir Marine Le Pen ?
09:57J'ai noté que Sarah Knafo avait en tout cas indiqué qu'elle pourrait entrer dans un gouvernement
10:05avec Marine Le Pen et Jean-Denis Bardella.
10:08Donc, j'observe qu'il y a quand même quelques inflexions.
10:11Après, il faut donner des gages et on verra dans le cours de la campagne.
10:14Mais très clairement, moi je distingue ceux qui font partie du camp national,
10:19ceux qui normalement doivent faire gagner et aider à faire gagner nos idées
10:23et nos adversaires politiques, voire nos ennemis politiques
10:26que sont la meute et les filles qui constituent un vrai danger pour notre pays.
10:29Parce qu'en fait, vous comprenez que certains électeurs, finalement, vous reprocheraient de ne pas vous entendre.
10:35À combien vous les situez, le couple Zemmour-Knafo ?
10:39À combien pourrait-il...
10:41Je ne fais pas de pronostics et d'ailleurs, même concernant les sondages qui touchent et concernent Marine Le Pen,
10:48je les regarde avec beaucoup de distance.
10:51La campagne ne fait que commencer.
10:52Certains disent qu'ils feraient moins de 5%.
10:54Oui, je n'en sais rien, mais peu importe.
10:56Mais vous savez, quelques pourcents peuvent nous empêcher de passer la barre du premier tour.
11:02Chacun doit prendre ses responsabilités de l'enjeu qui est aujourd'hui devant nous,
11:07avec la menace de l'extrême-gauche, une extrême-gauche dangereuse, raciste, antisémite, mobilisée,
11:13mobilisée, qui est en ordre de bataille.
11:15Donc chacun prend ses responsabilités.
11:17Nous, nous avons lancé cette campagne et nous appelons tous les Français à nous rejoindre
11:22pour faire gagner ce projet et cette bataille sociale très importante.
11:26Alors justement, en parlant de social, Julien Audoul, porte-parole du Rassemblement National,
11:29est notre invité ce matin.
11:30La rentrée parlementaire, c'est le budget.
11:32Maude Bréjon a confirmé les 30 milliards d'économies à faire.
11:35On voit bien que les retraités devront faire un effort,
11:38possible désindexation de certaines pensions,
11:40pas de cadeau sur le carburant ou sur l'énergie.
11:42Est-ce que déjà les lignes rouges sont franchies pour vous,
11:44au Rassemblement National, avec ces informations-là ?
11:47Il est clair que cette punition qui serait infligée aux retraités
11:52est insupportable et intolérable.
11:54On ne peut pas, dans la situation que nous vivons,
11:57avec des retraités qui ont vu leur pouvoir d'achat et leur pouvoir de vivre
12:01s'amenuiser d'année en année avec l'inflation,
12:05avec la hausse des charges obligatoires,
12:08on ne peut pas, quand on est le gouvernement de M. Lecornu,
12:10qu'il n'a fait aucun effort.
12:12Aucun effort, c'est ça qui est choquant.
12:13C'est qu'on demande des efforts aux retraités,
12:16alors que le gouvernement, l'État, ne veut pas réduire sa dépense publique,
12:19ne veut pas réduire son train de vie,
12:21ne veut pas réduire la coopération internationale,
12:23ne lutte pas contre la fraude sociale,
12:25ne demande pas la diminution des contributions obligées de l'Union Européenne.
12:29Donc, à un moment donné, stop, stop.
12:30C'est d'abord à l'État et le gouvernement de faire les efforts
12:33et de réduire son train de vie.
12:34Stop, ça veut dire censure ?
12:36Nous verrons le moment venu,
12:37nous verrons la copie précise du gouvernement pour le budget,
12:41mais nous, on n'aura qu'une seule boussole,
12:42c'est l'intérêt de la France et des Français.
12:44Et si le budget qui nous est proposé
12:47est une nouvelle sanction,
12:48est une nouvelle purge sociale,
12:50évidemment que nous serons là pour faire barrage.
12:52Est-ce que c'est vraiment dans l'intérêt des Français
12:54de faire une censure à 7 ou 8 mois
12:56d'une élection présidentielle,
12:57où par définition, toutes les cartes seront rebattues ?
13:00Il est vrai que l'échéance majeure et le moment de vérité,
13:04si je puis dire,
13:05c'est la bataille présidentielle.
13:07Ce sera le 2 mai et le second tour de l'élection présidentielle.
13:10Mais nous ne devons pas faire l'impasse sur ce budget.
13:13Et le gouvernement ne doit pas infliger,
13:18je le dis,
13:19de nouvelles sanctions
13:20au peuple français,
13:21alors qu'il a tant subi
13:23après 10 années de macronisme.
13:25Julien Audoul,
13:25porte-parole du Rassemblement National,
13:27est notre invité ce matin.
13:28Dans la deuxième partie,
13:29Julien Audoul,
13:29vous restez avec nous.
13:30On vous demandera de réagir
13:31à l'actualité des réseaux,
13:32à la question d'un auditeur,
13:34et vous pourrez également développer
13:35votre carte blanche.
13:37A tout de suite.
13:44C'est Julien Audoul,
13:45le porte-parole du Rassemblement National,
13:47qui est notre invité ce matin.
13:48Et dans cette deuxième partie,
13:50on va vous demander de réagir
13:51à l'actualité des réseaux,
13:52dans un instant,
13:52avec Benjamin Gless,
13:53qui nous a rejoint.
13:54Il y aura la question d'un auditeur.
13:56Et tout de suite,
13:56vous avez la possibilité,
13:58Julien Audoul,
13:58de développer votre carte blanche.
14:00C'est ce que nous proposons
14:01à chacun de nos invités.
14:02Un thème,
14:02et vous avez choisi celui des OQTF,
14:07et en particulier d'une affaire
14:08qui s'est déroulée à Putot.
14:10Oui, je voulais parler d'Étienne Droin,
14:13ce jeune Français de 31 ans,
14:15qui a été lynché
14:17par un migrant sous OQTF
14:19d'origine soudanaise.
14:21Ça s'est passé fin août.
14:24Il est décédé après 15 jours de coma.
14:26C'est un nouveau drame
14:27de l'immigration sauvage.
14:29Et ce qui m'a choqué et révolté,
14:31c'est que pratiquement
14:32personne n'en a parlé.
14:34C'est devenu en fait
14:37un phénomène habituel
14:38qui est totalement banalisé.
14:41Des Français qui se font massacrer,
14:44agresser, violer
14:45par des étrangers sous OQTF.
14:47Et c'est la responsabilité
14:49terrifiante de l'État
14:50qui a failli,
14:51puisque si l'État avait fait son boulot,
14:53si le gouvernement avait expulsé
14:54ce migrant soudanais,
14:57Étienne serait toujours en vie.
14:59Alors, comment vous pouvez garantir,
15:01si le RN arrive au pouvoir,
15:02que les OQTF seront exécutés ?
15:04En l'espèce,
15:05le Soudan est en guerre.
15:07Donc, vous ne pouvez pas
15:08le renvoyer chez lui ?
15:09Alors si,
15:10puisque les critères
15:12du droit d'asile
15:15seront revus
15:16avec Marine Le Pen,
15:17présidente de la République.
15:18Et puis surtout,
15:20il y aura un principe simple
15:21avec les gouvernements
15:22des pays d'origine,
15:25c'est que nous exigerons
15:27avec des mesures de rétorsion
15:31qu'ils reprennent
15:32leur brebis galeuse.
15:34C'est-à-dire que
15:35s'ils refusent,
15:36nous couperons l'intégralité des visas.
15:38Il n'y aura plus un centime
15:40de coopération internationale.
15:41Nous suspendrons
15:42les transferts de fonds.
15:44Autant de mesures
15:45qui, je le pense,
15:46et c'est inévitable,
15:48conduiront les pays d'origine
15:50à reprendre le ressortissant
15:51parce qu'on n'a pas
15:52à accueillir
15:53et à maintenir
15:53sur le territoire national
15:54tous les délinquants
15:55et tous les criminels
15:56de la Terre.
15:56Donc mesures de rétorsion
15:58systématique
15:58avec les pays
15:59qui refuseraient
16:00de reprendre
16:01leurs ressortissants
16:02jugés dangereux.
16:04Est-ce que,
16:05par exemple,
16:05le hub de retour
16:06dont on parle beaucoup
16:08à l'échelon européen,
16:10est-ce que le Rassemblement National
16:11pourrait mettre en place
16:12ces hubs de retour ?
16:13Oui, ça fait partie
16:14effectivement
16:14des mesures
16:16qui sont sur la table.
16:19Mais beaucoup
16:20de ces pays d'origine
16:21sans passer
16:22par un hub de retour
16:24ne souhaiteraient pas
16:25des mesures
16:26de rétorsion
16:27et effectivement
16:29seraient enclins
16:30à reprendre
16:30leurs ressortissants.
16:31Je parle évidemment
16:32du gouvernement algérien
16:33qui est un gouvernement
16:34profondément francophobe
16:35qui mène avec nous
16:37un bras de fer
16:37sur le volet migratoire.
16:39Quand vous avez
16:40des dirigeants algériens
16:41qui viennent se soigner
16:41en France,
16:42quand vous avez des visas
16:43qui sont toujours octroyés
16:44aux ressortissants algériens
16:46alors même que ce gouvernement
16:47nous crache dessus
16:48en permanence
16:49et qu'il détient
16:49l'un de nos compatriotes
16:50et d'ailleurs
16:51on observe
16:52que le gouvernement
16:53est totalement attentiste,
16:55passif
16:55pour libérer
16:57notre journaliste,
16:58très clairement
16:59il y a un vrai sujet.
17:00Oui.
17:00Alors on va passer
17:02à un tout autre sujet
17:02avec une question
17:03d'un auditeur,
17:04Julien Audoul.
17:05Bonjour M. Julien Audoul,
17:06c'est Simon de Perpignan.
17:08J'aurais une question
17:09à vous poser.
17:10Votre proposition
17:11de retraite
17:12à 62 ans,
17:13pensez-vous
17:13qu'elle est viable
17:14à long terme
17:15du fait que la durée
17:16de ville maintenant
17:17est plus importante
17:18et qu'au niveau européen
17:20ce n'est pas un dispositif
17:22qui est appliqué
17:23puisque leur durée
17:25de travail
17:25est beaucoup plus importante.
17:26Merci pour votre réponse.
17:29Alors c'est une très bonne question,
17:31ce n'est pas la retraite
17:32à 62 ans.
17:33La retraite à 62 ans
17:34c'est la caricature
17:36de nos adversaires.
17:37Nous avons une retraite
17:38qui s'adapte
17:39au profil
17:40de chaque Française
17:41et de chaque Français.
17:41C'est-à-dire que
17:42pour les Français
17:42qui ont commencé
17:43à travailler le plus tôt,
17:44qui ont eu des métiers
17:45difficiles,
17:45Manuel et qui ont commencé
17:46à travailler avant 20 ans,
17:48quelqu'un qui a travaillé
17:49à 17, à 18 ans,
17:50il pourra partir
17:51avec une retraite
17:52à taux plein
17:52avec ses 40 annuités travaillées.
17:53Ça c'est la carrière longue.
17:54Ensuite,
17:55vous avez les Français
17:55qui ont commencé
17:56à travailler
17:57entre 20 et 24 ans et demi.
17:59Ceux-là,
18:00ils peuvent partir
18:01avec une retraite
18:02à taux plein
18:02avec 42 annuités travaillées.
18:04Je prends un exemple,
18:06quelqu'un qui a commencé
18:06à travailler
18:07après ses études,
18:08à 24 ans,
18:09il pourra partir
18:10à 66 ans
18:11avec une retraite
18:12à taux plein.
18:13Ce qui est évidemment
18:14un système
18:15qui est meilleur
18:16que le système actuel.
18:18Et puis,
18:18nous souhaitons surtout aussi
18:19inciter les Français
18:20qui le veulent
18:21et qui le peuvent
18:22à travailler
18:22plus longtemps
18:23au-delà de l'âge légal
18:25avec notamment
18:26une baisse
18:27de 15%
18:28des cotisations
18:32chômage
18:32pour l'entreprise
18:33et une augmentation
18:34de 15%
18:35du salaire.
18:37Il y aura une baisse
18:38des charges
18:38pour ceux
18:39qui dépassent
18:41l'âge légal.
18:42Mais la question
18:43et le sens de la question,
18:44c'est est-ce que vous aurez
18:45les moyens ?
18:45Parce que le cours
18:46de l'histoire,
18:47c'est plutôt
18:47de travailler plus longtemps.
18:48On voit bien que
18:49tous les choix
18:49aujourd'hui en Europe
18:50vont à l'inverse
18:51du choix du Rassemblement
18:52national.
18:53C'est ça qui interpelle
18:54au moment où il faut
18:55trouver chaque année
18:56presque 30 milliards
18:57parce qu'on n'a pas
18:58les moyens
18:59de pouvoir suivre
19:01cette politique.
19:02Alors,
19:03économiquement,
19:03en fait,
19:03c'est faux
19:04puisque repousser
19:06l'âge de départ
19:07à la retraite
19:08est un gouffre financier
19:09puisque nous avons
19:10en France
19:10une spécificité malheureuse.
19:12C'est que vous avez
19:13un Français sur deux
19:14qui atteint
19:15l'âge de la retraite
19:15qui est au chômage.
19:17Donc,
19:18continuez,
19:19repoussez encore plus
19:20comme le veulent
19:20certains,
19:2167,
19:22peut-être 70 ans
19:23et autres.
19:24C'est-à-dire que vous continuez
19:25à payer
19:25soit du chômage,
19:27soit du RSA,
19:28soit de l'assurance maladie,
19:29etc.
19:29Donc,
19:30des coûts,
19:31un budget social
19:33faramineux.
19:33Ce n'est pas tellement
19:34ce que disent
19:35les économistes.
19:35Le corps le dit.
19:37Tout à fait.
19:38Le Conseil d'orientation
19:38des retraites
19:40le dit.
19:40On a un vrai problème
19:41sur un mot que je n'aime pas
19:42mais sur l'employabilité
19:43des seniors.
19:44On a un vrai problème aussi
19:45sur l'entrée des jeunes
19:47sur le marché du travail.
19:48Ça,
19:48c'est une politique globale.
19:50Et puis,
19:50ce système de retraite
19:51par répartition
19:52ne peut être sauvé
19:53qu'avec la relance
19:54de la croissance
19:54et surtout
19:55le retour de natalité.
19:56C'est pour ça
19:57que Marine Le Pen
19:59souhaite favoriser
20:00la natalité en France
20:02avec des mesures
20:03sociales,
20:04fiscales,
20:04avec une pleine part
20:05de fiscalité
20:06à partir
20:06du deuxième enfant.
20:07On passe à l'actualité
20:08des réseaux
20:08avec vous,
20:09Benjamin Gleis.
20:10Vous nous avez rejoint.
20:11Bonjour Julien Audoul.
20:11C'est l'une des questions
20:12qui agitent beaucoup
20:13les réseaux.
20:14Va-t-on vers un retour
20:14des Gilets jaunes ?
20:15Oui,
20:15question posée
20:16alors que les appels
20:17la manifesté se multiplient
20:18sur fond de flambée
20:19des prix des carburants.
20:20Une date circule pas mal
20:21actuellement sur les réseaux sociaux,
20:22celle du 17 octobre.
20:23Alors,
20:24pour le moment,
20:24difficile de savoir
20:25ce qui va réellement se passer
20:26ce jour-là.
20:27En tout cas,
20:27de nombreux politiques
20:28ont déjà donné leur avis
20:29sur un éventuel retour
20:30du mouvement des Gilets jaunes.
20:31Exemple,
20:32tenez avec Bruno Le Maire
20:33qui dit réfléchir
20:34par ailleurs à être candidat
20:35en 2027.
20:35Pour l'ancien ministre
20:36de l'économie,
20:36le contexte actuel
20:37est le même
20:38qu'en novembre 2018.
20:39Écoutez,
20:39c'était sur RTL Public Sénat.
20:40Vous sentez,
20:41vous redoutez
20:42un retour des Gilets jaunes
20:43où ce n'est pas du tout
20:44le même contexte ?
20:45C'est exactement
20:45le même contexte.
20:46C'est un contexte
20:47où beaucoup de Français
20:48souffrent.
20:49Regardez où en étaient
20:50les prix de l'essence
20:50et les prix du diesel
20:51à l'époque.
20:52Infiniment plus bas.
20:53Aujourd'hui,
20:53les gens ne manifestent pas
20:54pour leur plaisir.
20:55Ils manifestent parce qu'ils crèvent,
20:57parce qu'ils ne s'en sortent pas.
20:58Vous avez des agriculteurs
20:59qui se retrouvent
20:59avec 600 euros de revenus
21:01qui voient que le prix
21:02des intrants va monter
21:03parce que les prix du pétrole
21:04et les prix du gaz
21:05augmentent.
21:06Vous avez des ménages modestes,
21:08âgés,
21:08dans les zones rurales
21:09qui se disent
21:09mais comment je vais payer
21:10ma facture
21:10pour ma cuve de fioul ?
21:12Vous avez des aides-soignantes
21:13qui viennent de démarrer
21:14dans la vie,
21:14qui ont 24, 25 ans,
21:15qui font 80, 100 kilomètres
21:17par jour
21:17et qui se disent
21:18je ne peux pas payer
21:18150 ou 200 euros
21:20de plus par mois.
21:21C'est ça la réalité
21:22de la France ?
21:22C'est ça la réalité
21:23de la France,
21:24Julien Audoul.
21:24Bruno Le Maire a bien compris
21:25ce que vivent les Français
21:26aujourd'hui.
21:27Non mais Bruno Le Maire
21:28n'a pas de figure.
21:29Bruno Le Maire
21:30était ministre
21:31d'Emmanuel Macron
21:31au moment de la crise
21:32des gilets jaunes.
21:33Il a participé
21:34avec cette politique
21:35de taxes sur les carburants
21:37à faire exploser
21:39la marmite
21:40et à générer
21:41une colère
21:42totalement légitime.
21:43Alors oui,
21:44la situation actuelle
21:45est bien pire
21:46que celle de 2018
21:47puisque vous avez
21:48un litre de diesel
21:49qui avoisine
21:50les 2,30 euros
21:51alors qu'en 2018
21:52il était entre 1,50
21:54et 1,60.
21:55Donc la situation
21:55elle est bien pire.
21:56Moi je dis à nos concitoyens
21:57qui en ont ras-le-bol,
21:59qui en ont marre de payer,
22:00je leur dis
22:01de patienter
22:02230 jours
22:03puisque dans 230 jours
22:04on peut changer les choses.
22:06On peut avec la politique
22:07de Marine Le Pen
22:07et Jordan Bardella
22:08rendre de l'argent
22:09aux Français
22:09avec la baisse des taxes
22:10sur les carburants.
22:11Cette baisse de taxes
22:12que refuse toujours
22:14le gouvernement
22:14de Macron
22:15et effectivement
22:16les 12 milliards
22:17sont largement financés
22:18par les économiques
22:19que nous allons faire
22:19par ailleurs.
22:20Cette baisse de taxes
22:21c'est-à-dire
22:22passer la TVA
22:23sur les carburants
22:24de 20% à 5,5
22:26et la baisser
22:26sur toutes les énergies
22:27électricité,
22:28gaz,
22:29fuel,
22:29c'est un gain
22:30de pouvoir d'achat
22:31immense pour les Français.
22:32Donc vous dites aux Français
22:32ne descendez pas dans la rue
22:34le 17 octobre prochain ?
22:35C'est ce que vous dites ?
22:35Je ne dis pas aux Français
22:36de ne pas descendre dans la rue,
22:37je comprends totalement
22:38la colère légitime.
22:39C'est totalement,
22:41encore une fois,
22:43juste
22:44et justifié
22:44que les Français
22:46veuillent s'exprimer
22:47dès maintenant
22:48parce que la situation
22:48elle est insurmontable
22:50dès maintenant.
22:50C'est des Français
22:51qui s'arrêtent de travail.
22:52Du coup,
22:52le 17 octobre,
22:53vous-même,
22:53le Rassemblement National,
22:54vous serez dans la rue
22:55à leur côté ?
22:56Aux côtés des Français
22:57qui luttent pour leur pouvoir d'achat.
22:58On l'a été au début
22:59de la crise des gélis jaunes,
23:00vous le savez.
23:02Ensuite,
23:03ce mouvement,
23:03malheureusement,
23:03avait été récupéré,
23:04instrumentalisé
23:05par des mouvements violents
23:06de type
23:07Black Bloc,
23:08proche de la France insoumise.
23:10Mais vous l'avez vu,
23:11les mouvements sociaux
23:12ont évidemment une vertu,
23:14mais d'un point de vue politique,
23:16ils sont systématiquement
23:17mis en échec.
23:18Donc vous êtes prêts,
23:18en tout cas,
23:19à les soutenir
23:19et aller dans la rue
23:20le 17 octobre prochain ?
23:22Je n'ai aucune difficulté,
23:23encore une fois,
23:24et nous l'avons fait
23:24par le passé,
23:25mais je le dis,
23:26le moment de vérité
23:27qui permettra
23:28de changer les choses,
23:29notamment sur le front
23:30du pouvoir d'achat
23:30et de la baisse des taxes,
23:32c'est l'élection présidentielle.
23:33Ce n'est pas la même chose
23:34que de dire,
23:35et c'est la position
23:35du Parti communiste,
23:36de dire qu'eux,
23:37ils appellent les gens
23:39à descendre dans la rue.
23:40Le Rassemblement National,
23:40vous appelez les gens
23:41à descendre dans la rue ou pas ?
23:42Non,
23:42ce n'est pas encore une fois
23:43notre politique
23:45et ce n'est pas le message
23:46que nous envoyons.
23:48Les Français qui le souhaitent,
23:51veulent exprimer un message,
23:52sont évidemment libres de le faire
23:54et nous les soutenons
23:55parce qu'il y a un ras-le-bol
23:56qui est aujourd'hui insupportable,
23:58mais nous disons
23:58que cette situation
24:00ne pourra être débloquée.
24:01Nous appelons les Français
24:02à se mobiliser dans les urnes.
24:03C'est les urnes
24:04qui permettront de baisser
24:05les taxes sur le carburant,
24:06c'est les urnes
24:07qui permettront de défendre
24:08leur pouvoir d'achat.
24:09Julien Audoul
24:09était l'invité de Sud Radio ce matin.
24:12Merci beaucoup.
24:13Merci à vous.
24:14Excellente journée à vous.
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