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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

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Transcription
00:00Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Mathieu Bocoté.
00:04Cher Mathieu, bonsoir.
00:06Bonsoir.
00:06Heureux de vous retrouver.
00:07Arthur de Vatrigan, bonsoir.
00:09Bonsoir, Elliot.
00:10Cher Arthur, bonsoir.
00:11A la une de Face à Mathieu Bocoté, le départ de la honte.
00:16Charles Sapin claque la porte de France Inter après cette défaite en race campagne de la direction face aux censeurs
00:22de la rédaction rouge
00:24qui ont tout fait pour évincer le journaliste et baïonner une chronique de deux minutes sur le service public.
00:29Dans un message à encadrer dans les écoles de journalisme, Charles Sapin explique son départ chronique d'un fiasco annoncé
00:37signé Mathieu Bocoté dans un instant.
00:40A la une également de la polémique Marion Maréchal cette semaine au scandale de Ceuta.
00:44Comment les médias et politiques s'emploient parfois à falsifier le réel pour mener la bataille.
00:51On oublie la réalité.
00:53Explication dans un instant avec Mathieu Bocoté.
00:55Et enfin ce samedi soir, vous recevez Jean-Yves Le Gallou, Mathieu, l'un des penseurs d'un concept au
01:02cœur du débat politique aujourd'hui.
01:05Auteur, vous le voyez, il y a 42 ans de la préférence nationale réponse à l'immigration.
01:12Jean-Yves Le Gallou sera votre invité.
01:15Mathieu Bocoté, ne tardons pas.
01:17Charles Sapin est donc devenu, depuis quelques semaines, bien malgré lui, un sujet d'actualité suite à son embauche sur
01:24France Inter pour tenir un éditorial de 2 minutes 30 le dimanche matin.
01:29Mieux vaut en rire qu'en pleurer.
01:30On a appris aujourd'hui que sa chronique lui a finalement été retirée.
01:34Que comprendre de cette séquence ?
01:36Alors, rappel des événements.
01:38Charles Sapin, alors, lorsqu'il est approché, est au point.
01:41Il est au point et entre-temps, il va migrer à Valeurs Actuelles.
01:45France Inter l'approche à l'horizon de la présidentielle en se disant, bon, il nous faut couvrir la diversité
01:50des sensibilités politiques.
01:52Comprenons que lorsqu'il est approché au point plutôt qu'à Valeurs, on se dit, c'est un homme de
01:56centre-droit.
01:56Nous aurons un éditorialiste de centre-droit intelligent, brillant, raffiné, nuancé, qui a écrit des livres importants.
02:03Alors, voilà un homme qui nous apportera quelque chose.
02:07Mais voilà, il passe entre-temps à Valeurs Actuelles et pour une partie de la gauche, de la gauche de
02:12la salle de rédaction,
02:13la gauche du syndicat de rédaction, on pourrait dire aussi du soviet de rédaction,
02:18eh bien, l'arrivée d'un journaliste de Valeurs Actuelles sur le service public, c'est vu comme une hérésie.
02:24C'est vu comme un blasphème.
02:26C'est vu comme une offense faite à la majesté du service public.
02:29Donc, se manifeste d'abord une grogne chez les syndicats.
02:32Les syndicats disent, c'est inacceptable, le pluralisme, oui peut-être, mais certainement pas avec Charles Sapin.
02:39S'ajoute à ça, je prends la peine de le dire, on l'a un peu oublié,
02:42une pétition de 300 aristocrates de la culture, des aristocrates socialistes de la culture,
02:48qui ne connaissent Sapin en rien, mais qui signent néanmoins, à la manière d'une meute aboyante,
02:54une pétition pour dire Sapin dégage.
02:57Sur le service public, sur France Inter, rébellion des chroniqueurs,
03:01et plus particulièrement de ceux qu'on appellera de manière technique les humoristes stupides.
03:05Les humoristes stupides, non mais j'ai juste le souci des faits,
03:10se manifestent, et là il y en a qui vont le traiter de nazi.
03:13D'autres vont utiliser des formules semblables pour parler de Sapin.
03:19Donc c'est au nom de l'antifascisme et même de l'antinazisme
03:22qu'on doit désormais bloquer Charles Sapin.
03:26Sapin devient forme de monstre en quelque sorte.
03:29Celui qui ne doit pas passer.
03:31C'est l'homme qu'on doit bloquer pour stopper la prochaine étape du fascisme triomphant.
03:36Les arguments, il y en a deux.
03:37Le premier, on nous dit le pluralisme oui,
03:40mais un pluralisme limité, et voilà pourquoi on refuse Sapin.
03:43Parce que Valeur Actuelle a déjà été condamné par le système
03:47pour injure raciale et ainsi de suite.
03:50Dans un contexte polémique, il serait juste toujours de revenir sur ce jugement
03:54pour se demander qu'est-ce qui a véritablement eu là-dedans.
03:56Est-ce qu'on n'était pas devant une forme de jugement idéologique ?
03:58Et deuxièmement, encore plus délirant, on dit, vous savez,
04:00Valeur Actuelle sont en croisade contre le service public.
04:03Donc on comprend que le service public ne doit plus accueillir
04:07des éditorialistes travaillant pour des journaux
04:09qui critiquent l'hégémonie, la monomanie,
04:13le monolithisme idéologique du service public.
04:16Alors qu'est-ce qu'on fait ?
04:17Grève.
04:18Une grève pour empêcher Sapin de passer.
04:21La sapinophobie.
04:23Bon, grève un.
04:24Grève deux.
04:25Alors là, la direction devant cela, n'écoutant que son courage,
04:29dit, OK, on va avoir une solution alternative.
04:32On ne va pas...
04:34On va proposer à Sapin plutôt un débat.
04:37Donc ça ne sera pas une conique, ça ne sera pas un édito,
04:39ça va être un débat.
04:40Et dans le cadre de ce débat, sa parole sera équilibrée.
04:43Et là, ça sera soudainement tolérable.
04:46Je prends la peine de dire que c'est une méthode
04:47souvent utilisée sur le service public à l'automne dernier
04:50pour mon livre « Les deux Occidents ».
04:52Donc d'abord, en tout, on m'invite pour venir en parler
04:53parce que c'était la période où ils avaient besoin
04:55de donner des preuves de pluralisme.
04:57Donc là, on m'invite soudainement.
04:58On a toujours un intello réac en réserve quelque part.
05:01Réac, boc côté, oui, bonjour.
05:03Mais là, au bout de 24 ou 48 heures,
05:05on se dit qu'on va quand même nuancer la chose.
05:06Donc on m'invite avec un contradicteur
05:08pour s'assurer que ce que je dis ne soit pas
05:10comme ça en toute liberté.
05:12Donc il fallait quand même m'encadrer
05:13à la manière d'un chien méchant.
05:15Là, qu'est-ce que quoi qu'il en soit,
05:17Sapin, vous n'aurez pas votre édito,
05:19ben Sapin dit qu'il y a quand même des limites.
05:20Donc il décide de se retirer, dit
05:22je ne veux pas me prêter à ce jeu.
05:24Qui crie victoire?
05:25Qui dit « Ourra, Ourra, Ourra »?
05:27Les gens de LFI et plus largement
05:29la mouvance de la gauche radicale
05:31au sein de la rédaction de France Inter
05:32qui a vu une démonstration de force et de puissance.
05:36On a vu qui commande vraiment.
05:39On a vu qui contrôle vraiment la rédaction.
05:41On voit qui a le pouvoir de frapper d'interdit.
05:43Et de ce point de vue,
05:45France Inter est déjà une radio privatisée.
05:47C'est une radio privatisée par la gauche radicale
05:50qui en a fait un instrument politique à son service.
05:52Alors comment a réagi la direction de France Inter, Mathieu Bocon ?
05:56Ben oui, parce que là, ils ont viré.
05:57Mais ils ne veulent pas avouer qu'ils ont viré.
05:59Donc ils se sont dit
05:59« Qu'est-ce qu'on peut faire? SOS Orwell.
06:02Comment on peut être capable de s'adresser à ça? »
06:04Donc je cite le communiqué,
06:05en fait le tweet qui est exceptionnel,
06:07France Radio France.
06:09« Nous prenons acte de la décision de Charles Sapin.
06:12Ce n'est une victoire pour personne.
06:15Conformément à nos obligations et missions de services publics,
06:17France Inter continuera d'être un lieu de dialogue. »
06:20Là, je vais commenter.
06:23« Réflétant la diversité des sensibilités.
06:26Notamment durant la campagne présidentielle. »
06:29Encore.
06:29Trois rires pour une phrase et demie environ.
06:32C'est quand même pas mal.
06:33Parce que qu'est-ce qu'on voit?
06:34Moi, je veux savoir si Sapin a été viré
06:37et qu'il faut quand même quelqu'un
06:38pour occuper la fonction sapin au nom du pluralisme.
06:41J'aimerais savoir qui sera le briseur de grève,
06:43qui sera le scab, comme on dit en anglais,
06:45qui sera celui qui décidera d'être le sapin de rechange,
06:47le sapin alternatif, le sapin bis, le sapin 2,
06:51Qui sera sapin sans être sapin?
06:53J'ai hâte de voir qui va accepter ce rôle-là.
06:56Par ailleurs, ça nous en dit beaucoup sur le...
06:58En fait, tout ce qu'on pense de la question du pluralisme
07:01dans l'espace public est condensé dans cette histoire.
07:04Premièrement, on nous dit qu'il faut que la droite soit...
07:05La gauche nous dit, oui, mais on accepte que la droite soit représentée,
07:08mais une droite acceptable.
07:09D'ailleurs, je sapiens le note dans son message.
07:11Il dit une droite, mais pas cette droite-là.
07:13Donc, on comprend que la gauche a le droit de décider
07:16avec quelle droite elle va parler.
07:18Et là, c'est dans ces moments-là que la droite a toujours...
07:19La gauche a le moyen de nous faire rire.
07:20En disant, nous acceptons le débat avec des hommes de droite
07:23comme Jacques Chirac ou Xavier Bertrand.
07:25L'homme honorable, la question n'est pas là.
07:27Mais disons qu'il ne représente pas ce qu'on pourrait appeler
07:28la droite la plus militante aujourd'hui.
07:30Donc, on se retrouve devant cette idée
07:32qu'il faut que la droite tolérable est une gauche pâle,
07:35une gauche au ralenti.
07:36C'est quelqu'un qui dit, on est d'accord avec la gauche,
07:38mais pas avec ses moyens.
07:39On est d'accord avec la gauche, mais pas avec son rythme.
07:42On est d'accord avec la gauche,
07:43mais pouvons-nous déplacer une virgule au moins?
07:45Donc, ça, c'est la droite tolérée par le système,
07:47le service public.
07:49Deuxième élément, c'est la fonction du concept
07:51d'extrême-droite dans la vie publique.
07:53Et ça, Dieu sait que je vous casse les oreilles
07:54avec ça depuis des années, mais j'y reviens.
07:56Le concept d'extrême-droite est le concept sur lequel
07:58repose la possibilité de l'interdit social.
08:01Dès lors qu'on vous dit que vous êtes d'extrême-droite,
08:03par exemple, vous, Eliott, si on vous dit
08:04que vous êtes d'extrême-droite,
08:05à partir de ce moment-là, on ne parle pas
08:07au genre d'extrême-droite, on les combat.
08:09L'étiquette suffit à disqualifier,
08:11et l'étiquette, plus encore, ne se justifie pas.
08:13Si je vous dis que vous êtes d'extrême-droite,
08:15je ne vais pas prendre la peine de le prouver.
08:17C'est lancé, l'étiquette est lancée,
08:19elle suffit à disqualifier.
08:20C'est une étiquette qui sert à assurer
08:22la mort sociale dans les circonstances.
08:25Et il est légitime même,
08:27puisque vous êtes d'extrême-droite,
08:28vous n'êtes pas le bienvenu dans l'espace public,
08:30mais il est même légitime que les services publics,
08:32donc la radio, la télévision publique,
08:34combattent votre idéologie.
08:36Donc, concrètement, le commun et mortel,
08:38avec ses taxes et ses impôts,
08:39doit financer le service public pour qu'on puisse
08:41ensuite combattre l'idéologie qu'on lui prête.
08:43Donc, c'est une forme de rééducation
08:45financée à même l'argent public.
08:47Par ailleurs, on voit la fonction,
08:48je l'ai dit, de ces condamnations
08:50pour propos à la haine raciale,
08:52et ainsi de suite, le propos haineux,
08:53parce que c'est toujours le même argument.
08:55Qui doit-on faire taire?
08:56Les haineux et les désinformateurs.
08:58Mais quand on voit la définition de la haine aujourd'hui,
09:01n'importe qui peut être extrême-droiteisé,
09:03n'importe qui peut être accusé de propos haineux.
09:05Et à la lumière de cela,
09:06quand vous avez une condamnation
09:08qui vient des tribunaux, souvent militants,
09:09ça sert en fait à une forme de déchéance de citoyenneté.
09:13Vous perdez vos droits civiques,
09:15vous perdez vos droits médiatiques,
09:16vous perdez vos droits politiques,
09:17vous n'êtes plus le bienvenu dans la vie publique.
09:19Donc, cette histoire autour de Charles Sapin,
09:21qui n'en demandait pas tant.
09:23Franchement, dans le paysage des journalistes marqués à droite,
09:26ce n'est pas le plus radical.
09:28C'est un homme courtois, sympathique, et ainsi de suite.
09:30Eh bien, Sapin, dans les circonstances,
09:33devient le symbole, bien malgré lui,
09:34de l'intolérance sectaire, absolue, ravageuse, toxique,
09:39et dans une logique de terreur de la gauche médiatique.
09:41Que faire devant cela, Mathieu Bocoté?
09:44Est-il même possible de faire quelque chose, finalement?
09:47La vérité, pas vraiment.
09:49C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on fait?
09:50Imaginons qu'on se dise qu'il faut réformer le service public.
09:53Donc, il faut, premièrement, réformer les institutions,
09:56mais ceux qui les contrôlent ne veulent rien céder.
10:00120 secondes, 150 secondes d'édito de droite
10:04dans une semaine, c'est le dimanche matin.
10:06C'est encore trop.
10:08Ça, les 100 ou 150 secondes en question, sont intolérables.
10:13Donc, premièrement, on ne tolère pas, dans le système actuel,
10:16la possibilité même d'un désaccord civilisé.
10:19Donc, il faudrait tout réformer.
10:21Il ne faudrait pas simplement ajouter, comme dirait Che Guevara,
10:23un Charles Sapin, deux Charles Sapins, cinq Charles Sapins,
10:26dix Charles Sapins, cent Charles Sapins.
10:27Non, ce n'est pas comme ça que ça marche.
10:29Parce qu'imaginons qu'on les multiplie, les éditorialistes, à 2 minutes 30.
10:32Dans les faits, qui contrôle une radio comme celle-là?
10:35C'est généralement l'intervieweur.
10:37C'est l'intervieweur avec des questions toujours orientées de la même manière sur le service public.
10:42Toujours été orienté de telle manière que l'intervieweur est un militant,
10:45même s'il se cache derrière le titre de journaliste.
10:48Ensuite, la sélection des invités.
10:50Regardez un peu sur France Inter qui on vous présente comme les grands intellectuels
10:53et qui on ne vous présente pas de cette manière.
10:54Qui est invité avec le label penseur de qualité et qui n'est pas invité
10:59ou qui est invité simplement pour être capable en fin de mois
11:01de dire qu'on a quand même invité un pas propre de temps en temps?
11:04Il faudrait liquider, juridiquement évidemment,
11:06sur le plan propre, pas sur le plan physique, ça va de soi,
11:09mais il faudrait liquider professionnellement la caste des humoristes stupides
11:13payés à même l'argent public pour faire la leçon à tout le monde.
11:15En quoi sont-ils utiles de quelque manière que ce soit?
11:18Si au moins ils étaient drôles,
11:20mais ils sont aussi drôles que je suis convaincant comme prof de gym et de yoga.
11:24Bon, ça ne marche pas vraiment.
11:26Donc, c'est irréformable.
11:27C'est tout simplement irréformable.
11:29Voilà pourquoi devant cela, il y a deux options.
11:31La privatisation ou tout simplement la fermeture.
11:35C'est-à-dire, est-ce que la France a besoin de se lester
11:38d'un service public rééducateur,
11:40d'une pravda avec des moyens immenses pour rééduquer la population?
11:45L'affaire Charles Sapin, elle est atroce.
11:47Sapin ne méritait pas ça.
11:49C'est un révélateur de l'orientation.
11:51À quel point Charles Aloncle avait raison de A à Z
11:53dans sa commission d'enquête?
11:55C'est un révélateur à quel point Aloncle avait raison.
11:58Et à travers tout cela, on se dit,
11:59ces guignols qui se prennent pour des journalistes
12:01et qui décident de sanctionner un pauvre homme
12:03qui voulait simplement faire son travail
12:05ne méritent tout simplement pas le beau titre de service public.
12:07Une dernière chose.
12:08Vous savez, quand il y a eu la rencontre des syndicats
12:10en disant, bon, le pluralisme jusqu'où?
12:12Là, ils se sont dit, valeurs actuelles maintenant.
12:15Et c'est quoi demain?
12:17Boulevard Voltaire ou l'incorrect?
12:19Et posons la question aux meilleurs amis du service public
12:23et notamment de France Inter,
12:25le plus proche des plus proches de Patrick Cohen et Thomas Legrand.
12:28D'ailleurs, pardonnez-moi, vous avez eu une réaction
12:30en soutien à Charles Sapin de Patrick Cohen?
12:33Je n'ai pas vu.
12:34Peut-être l'a-t-il fait, mais il lui manque peut-être de temps aussi.
12:36Bon, écoutez, ça peut arriver jusqu'à demain matin.
12:40Arthur de Batrigan, quel regard vous portez
12:43sur ce qu'il s'est passé concernant Charles Sapin?
12:45La seule question qui vaille, c'est qu'est-ce qu'il faut faire à présent?
12:49Alors déjà, je voudrais faire un mea culpa
12:51parce que votre micro de repeint, cher Elliot,
12:54on discutait de ce sujet et j'avais dit naïvement
12:57qu'il y avait une nouveauté, c'est que la direction résistait.
13:00Et vous m'aviez dit que nenni, vous êtes bien naïf,
13:02ça ne va pas marcher.
13:04Vous aviez raison.
13:05Alors, donc, Radio France a prêté officiellement
13:08allégeance à Jean-Luc Mélenchon.
13:09Parce que c'est Jean-Luc Mélenchon
13:10qui a demandé la démission de Charles Sapin.
13:13Donc, il y en a un qui fait la tronche en ce moment,
13:14c'est Mathieu Pigasse,
13:15parce qu'il voit un concurrent à Radio Nova qui arrive
13:17avec un budget à 1 milliard financé par les Français.
13:19Donc, depuis trois semaines,
13:20les journalistes de Radio France
13:22rejouent le théâtre antifasciste
13:23en marchant dans les pas de Jean-Luc Mélenchon
13:26et de la France Insoumise.
13:27Il y a beaucoup de pas.
13:28Pour quelles raisons?
13:29On l'a rappelé, Charles Sapin,
13:30excellent journaliste qui a officié au Figaro,
13:33à l'Opinion,
13:34qui a écrit un remarquable essai
13:35que la milice syndicalisée devrait lire,
13:37ça les rouvrirait deux, trois autres perspectives
13:39qui s'appellent les moissons de la colère.
13:42Et donc, bref, il est poursuivi
13:43parce qu'il a un édito, on l'a dit, de deux minutes.
13:45Alors, ils ont quand même cherché,
13:47façon stasis, c'est-à-dire scruter,
13:48regarder ses déclarations, son passif,
13:50ses réseaux sociaux, bref tout.
13:52Ils n'ont rien trouvé.
13:53Que dalle.
13:53Donc, qu'est-ce qu'ils ont fait?
13:54Ils ont dit, on brandit Valeurs Actuelles.
13:56Valeurs Actuelles qui n'est pas un fanzine,
13:59qui est un magazine de grande qualité,
14:00qui compte dans l'espace médiatique français.
14:03Et ils ont dit, il est condamné.
14:05Alors, pardon, si une condamnation interdit
14:07l'entrée à Radio France,
14:08dans ces cas-là, il faut virer
14:09les journalistes de l'Obs,
14:10les journalistes de Libé,
14:12les journalistes du Monde
14:12et même les journalistes de Radio France.
14:14Parce qu'ils ont tous été condamnés.
14:15Il ne va plus rester grand-chose.
14:16Alors, peut-être l'incorrect,
14:17on n'a jamais été condamnés.
14:18Mais bon, a priori, je ne suis pas le bienvenu.
14:20Alors, après, ils disent,
14:21oui, mais c'est une condamnation
14:23à la haine raciale.
14:24Oui, Libé aussi a été condamné
14:26à la provocation, à la violence
14:27et à la haine raciale.
14:28On fait quoi ?
14:29On les vit à l'Ibée ?
14:29Ce Thomas Legrand, il a fait 40 ans
14:31de Radio France.
14:31Il était dans le journal
14:32pendant la condamnation.
14:35Ensuite, on sait que tout ceci
14:36ne sont évidemment que des prétextes.
14:38Ces fonctionnaires qui sont
14:40des révolutionnaires fonctionnalisés,
14:42comme on dit,
14:42l'opinion, c'est oui,
14:43à condition, en fait,
14:44que ça soit la leur.
14:45C'est l'URSS.
14:47Donc, à proposer la direction
14:48courageuse comme Nicolas Beaux,
14:49on va faire un débat.
14:51Je rappelle que les syndicats
14:52ont refusé cette proposition au début.
14:54Ce qui est quand même assez cocasse.
14:55Un débat, c'est quoi ?
14:56C'est parole sous contrôle.
14:57C'est l'opinion sur surveillance.
14:58On fout un garde-chaume derrière vous
15:00qui vérifiait le papier que vous lisez
15:01correspond au cahier des charges
15:03qu'ils ont eux-mêmes dicté.
15:04Alors, ce qui est quand même
15:05un traitement de faveur pour Charles Sapin
15:06parce qu'ils ne l'ont pas proposé
15:08à Patrick Cohen,
15:08ils ne l'ont pas proposé
15:09aux éditorialistes.
15:11Donc, ça signifie que pour Sapin,
15:13c'est obligation de montrer
15:14à Ousweiss avant que les micros s'ouvrent.
15:15C'est ça que ça signifie.
15:17Donc, évidemment que l'expulsion
15:19de Charles Sapin,
15:20parce que c'en est une,
15:21contrairement à ce que dit les syndicats,
15:22la SDJ dit,
15:23« Nous prenons acte de la décision
15:26de Charles Sapin de se retirer. »
15:27Vaste blague.
15:28C'est-à-dire, quand on vous fait
15:29une proposition que vous ne pouvez
15:30que refuser,
15:31ça appelle une expulsion.
15:32Donc, ça prouve simplement
15:34que, contrairement à ce que je pensais,
15:36c'est beaucoup trop grand grainé.
15:38On ne pourra rien faire de cette radio.
15:40Donc, Mathieu a raison.
15:42Fermeture aux privatisations.
15:43Il y a un petit message
15:44pour Madame Pigalle.
15:46La honte, le déshonneur et la lâcheté,
15:48ça fait quand même beaucoup
15:48pour une seule personne.
15:50C'est une histoire
15:51et on va parler d'un autre sujet à présent
15:53quand les grands médias
15:55fabriquent une ou plusieurs fake news,
15:57revoient le réel
15:59à des fins peut-être idéologiques.
16:01Certainement, on dirait certains.
16:02C'est une histoire
16:03qui met en scène Marion Maréchal,
16:04la France insoumise
16:05et certains grands médias.
16:06Une histoire qui démontre,
16:07selon vous, Mathieu Bocoté,
16:08comment les grands médias
16:09falsifient trop souvent la réalité
16:11et qui annoncent peut-être
16:12le traitement qui sera réservé
16:14au camp national
16:15dans la présidentielle à venir.
16:17De quoi parlez-vous, Mathieu ?
16:18Alors, c'est une séquence
16:19qui m'a fasciné cette semaine.
16:21Donc, on apprend,
16:22je vois dans les journaux,
16:23ça passe,
16:24Marion Maréchal fait sa rentrée politique
16:27à travers un événement pro-vie,
16:29anti-avortement apparemment,
16:30et ça mettrait dans l'embarras
16:32le Rassemblement national.
16:34Je me dis,
16:34d'autant qu'elle est réintégrée en ce moment
16:36dans la structure de la présidentielle.
16:38Je me dis, qu'est-ce que c'est que ça ?
16:39Donc, je fouille un peu
16:41et voilà comment ce récit,
16:42puis ensuite, je précise que c'est une nouvelle
16:44qui circule dans la presse de gauche
16:45et le service public.
16:47Voilà les événements
16:48et voilà comment ça nous est raconté.
16:50Marion Maréchal est députée
16:51au Parlement européen.
16:52Elle est de passage,
16:53vous savez,
16:53quelquefois dans des bâtiments publics,
16:55vous avez des expositions de photos.
16:57Il y a une exposition,
16:58un truc qui est effectivement
16:59une exposition pro-vie.
17:01Elle croise là un de ses collègues.
17:02Elle croise un de ses collègues,
17:03elle lui parle.
17:04Vous savez, de temps en temps,
17:05en société,
17:05on parle à ses collègues.
17:07Une députée de LFI
17:09voit la scène,
17:12filme
17:12et diffuse sur les réseaux sociaux
17:14en disant
17:15« Ah, Marion Maréchal présente
17:18un événement pro-vie
17:19au Parlement européen,
17:20elle qui est réintégrée en ce moment
17:22par Marine Le Pen
17:23dans la structure de la présidentielle.
17:24Est-ce que ce n'est pas honteux,
17:26finalement, cette présence ? »
17:28On voit bien quelles sont
17:29la véritables logiques
17:31du Rassemblement national.
17:33Étape qui suit,
17:34des titres de presse,
17:35la politesse m'interdit de les nommer,
17:37décide de s'emparer de l'histoire.
17:38Donc, par exemple,
17:39là, on dit,
17:40l'un d'entre eux,
17:41« Marion Maréchal fait sa rentrée politique
17:44sous le signe de la lutte
17:45contre l'avortement. »
17:47C'est faux.
17:48Ce n'est pas un petit peu vrai.
17:49Ce n'est pas un tout petit peu vrai.
17:51C'est tout simplement faux.
17:53Mais on lance l'histoire.
17:54Un autre titre,
17:55et ça, ça en est presque amusant,
17:57un autre titre commence
17:58à aller téléphoner
17:59aux différents députés du RN
18:01en disant,
18:02« Excusez-moi,
18:02que Marion Maréchal
18:03fasse sa rentrée politique
18:04sous le signe de la lutte
18:05contre l'IVG.
18:06Qu'est-ce que vous en pensez ? »
18:08Il répond,
18:09« Bon, on est plutôt mal à l'aise. »
18:10On ne le savait pas,
18:10mais on est plutôt mal à l'aise.
18:12On publie ensuite
18:12un article là-dessus
18:13pour se dire,
18:13« Malaise créé par Marion Maréchal
18:16autour de sa prise de position
18:18contre l'IVG à la rentrée. »
18:20Tout ça,
18:20vous l'aurez compris,
18:22n'est pas un petit peu vrai.
18:23On est dans une logique
18:24de fabrication du faux.
18:26Et ça, ça va circuler
18:27dans tout un environnement médiatique
18:29au point où
18:31on cherchera même
18:32à utiliser ça
18:32pour mettre en scène
18:33la rivalité réelle
18:34ou supposée,
18:34ça, j'en sais rien,
18:35entraîne Jordan Bardella
18:36sur le mode,
18:37voilà, deux lignes
18:37qui se confrontent.
18:38Donc, on est ici
18:40devant une séquence
18:42intégralement fausse
18:43pour disqualifier un personnage.
18:45Alors, vous me direz,
18:45« Oui, mais ça arrive
18:46peut-être une fois,
18:46c'est une erreur. »
18:47Non, c'est une méthode à gauche
18:49quand on voit
18:49le traitement médiatique
18:50des uns des autres.
18:51Je vous raconte
18:52deux autres histoires
18:53qui touchent
18:53le camp national aussi.
18:55Rappelez-vous Éric Zemmour,
18:56son meeting du Trocadéro
18:57en 2022.
18:58Il est là.
18:59Et là, c'est un meeting
19:00assez impressionnant quand même.
19:01On en pense qu'on veut.
19:02On peut ne pas aimer,
19:02mais c'est un meeting impressionnant.
19:04Et là, il y a dans l'assistance
19:06une trentaine de types,
19:07une dizaine de types,
19:08j'en sais rien,
19:08qui disent « Macron assassin,
19:10Macron assassin ».
19:11Zemmour ne l'entend pas.
19:12Il y a des milliers de gens
19:13devant lui.
19:14On sait c'est quoi un meeting,
19:15mais il dit ça.
19:16Un journaliste
19:17du service public,
19:18je crois,
19:18ou non,
19:19c'était d'une chaîne privée,
19:20pardonnez-moi,
19:21l'entend à ce moment-là.
19:23Apparaît le bandeau
19:23sur cette chaîne privée
19:25« Macron assassin
19:26scandé au meeting de Zemmour ».
19:28Donc, le meeting n'existe plus.
19:30Ce qui existe,
19:30c'est l'écrit de 30 zozos
19:31qui hurlent ça dans le meeting.
19:33Ensuite,
19:34qu'est-ce qu'on voit à ce moment-là?
19:35Eh bien,
19:35les journalistes vont voir
19:36les politiques en disant
19:37« Qu'est-ce que vous pensez
19:38de ce meeting ? »
19:40On dit « Macron assassin ».
19:41Tout le monde dénonce
19:41les uns les autres
19:42avec raison de dire
19:43« C'est scandaleux, ta ta ta ».
19:44Et à terme,
19:45le meeting n'existe plus.
19:46Et ce qui existe,
19:47c'est le récit alternatif
19:49qui est créé autour de cela
19:51à partir d'un journaliste
19:52qui prend une phrase
19:53complètement décontextualisée
19:54qui n'était pas entendue
19:55par le candidat
19:55pour discréditer l'événement,
19:58le rassemblement du Trocadéro.
20:00Ou autre exemple,
20:01dernier en la matière de RN,
20:03en 2024,
20:04rappelez-vous,
20:04j'en avais parlé ici,
20:05Joseph Martin,
20:06ce candidat du Rassemblement national
20:07qui s'était réjoui
20:09de la mort de Forisson,
20:10l'historien négationniste,
20:12il dit,
20:13il s'était réjoui de sa mort,
20:14eh bien,
20:14on avait trouvé le moyen
20:15dans l'Ibé
20:15de faire croire
20:16que c'était un négationniste lui-même.
20:18Et on a détruit sa réputation.
20:20Le RN, à ce moment-là,
20:21est obligé de le liquider
20:22avant de le réintégrer
20:23parce qu'on a compris
20:24que c'était faux.
20:25Mais le faux,
20:26donc on avait créé du faux
20:27à partir d'une information tronquée.
20:30Qu'est-ce que je vois
20:30à travers cela?
20:31C'est tout simplement
20:32que nous sommes devant
20:32une falsification du réel
20:35où un récit idéologiquement orienté
20:37se substitue à la réalité des faits
20:39dans un monde qui,
20:40apparemment,
20:40pour des médias,
20:41se soucient officiellement
20:41de la vérité.
20:42Cette falsification des faits,
20:44qu'entendez-vous
20:44par là, Mathieu Bocoté?
20:46Alors,
20:47le système médiatique
20:48est d'une force redoutable.
20:49Vous prenez un tout petit élément,
20:50vous l'enrobez,
20:52vous le densifiez médiatiquement,
20:54idéologiquement,
20:54et le réel,
20:55à l'origine,
20:56ne compte plus.
20:57Ça ne compte plus.
20:57Donc, vous basculez
20:58dans un monde parallèle
21:00construit par des journalistes militants,
21:02construit par des gens
21:03qui cherchent à détruire
21:04les réputations,
21:04et de cette manière,
21:06le réel n'a plus le droit de citer.
21:08Vous basculez
21:08dans un monde parallèle,
21:09et trop souvent,
21:10quand je regarde
21:11les grands médias,
21:11services publics,
21:12un peu dans le privé,
21:13quelquefois,
21:13je vois cette espèce
21:15d'univers parallèle
21:16où le récit médiatique
21:17se substitue
21:18à la vérité des faits.
21:19Or,
21:19pourquoi les grands médias
21:20veulent-ils qu'on les défende
21:21si souvent?
21:21Parce qu'on le dise,
21:22nous,
21:22on a le souci de la vérité,
21:23on n'est pas des idéologues.
21:25Regardez ce qui s'est passé
21:26avec Ceuta.
21:26On a eu l'occasion
21:27d'en dire un mot
21:28avant l'émission.
21:30Quand on va en parler
21:31sur, je crois que c'était
21:32hier ou avant-hier,
21:34Zemmour,
21:34il dit,
21:35ah, non,
21:35il n'y a plus personne,
21:36rien ne s'est passé à Ceuta.
21:37À l'origine,
21:37on nous disait
21:38de 15 à 30 personnes
21:39cherchent à rentrer.
21:40Ils étaient des dizaines
21:41de milliers.
21:42Ensuite,
21:42on nous dit,
21:43ils sont tous repartis.
21:44C'est faux,
21:44ils restent encore.
21:45Par ailleurs,
21:45on nous dit,
21:46ça s'est bien passé.
21:46Ce n'est pas exactement le cas.
21:48Négation du réel,
21:49falsification du réel,
21:51falsification des faits.
21:52Tout comme il y a,
21:53de la même manière,
21:53vous le noterez,
21:54des méthodes interdites
21:55pour disqualifier quelqu'un,
21:562019,
21:57rappelez-vous ce qu'on faisait
21:57à Bellamy pendant les Européennes.
21:59On lui pose une question
22:00sur l'IVG.
22:01Il répond.
22:02Et là, à partir de là,
22:03on lui pose sans arrêt
22:04la question sur l'IVG
22:05à laquelle il répond
22:05chaque fois,
22:05en un instant,
22:06la chose européenne,
22:07ce n'est pas le sujet,
22:07de quoi parlez-vous?
22:08Et là, dans les médias,
22:09on disait,
22:09François-Xavier Bellamy,
22:10obsédé par la question de l'IVG.
22:12Donc, on est vraiment
22:13devant des méthodes
22:13de falsification du réel
22:15qui m'exaspère profondément.
22:16Je l'avoue,
22:17je pense que les médias
22:18ont un travail
22:19de description des faits
22:20avec un angle,
22:21certes,
22:21mais certainement pas
22:22de fabrication
22:22d'une réalité alternative.
22:23Ça fait un peu URSS.
22:24On aurait pu rajouter
22:25ce week-end
22:26le scandale de l'aumônier
22:28à Carcassonne.
22:29Là aussi,
22:29on a une belle falsification
22:30du réel.
22:32Arthur Devatrigan
22:33de Marion Maréchal
22:34à Ceuta
22:36ou encore Carcassonne
22:37quand le récit médiatique
22:38dépasse les faits.
22:39Quel regard portez-vous
22:40sur ce sujet?
22:41Déjà, il ne faut vraiment
22:42pas être surent
22:43pour monter une cabale
22:44aussi grotesque.
22:45Alors que la France insoumise
22:46appartienne à la communauté
22:48de ceux qui osent tout,
22:49on ne va pas le découvrir
22:50ce soir,
22:50mais il faut quand même
22:51leur connaître
22:52une continuité assez admirable
22:53dans les mythos.
22:54Mais pour qu'une opération
22:55pareille fonctionne,
22:56il faut du personnel.
22:57C'est-à-dire,
22:58il faut reprendre,
22:58il faut emballer,
22:59il faut distribuer.
23:00Et là, on a vu,
23:00en effet,
23:01certains journalistes
23:02du service public
23:02et d'autres,
23:03mais surtout du service public,
23:05se retrouver avec une vocation
23:06assez bouleversante
23:07d'attacher de presse.
23:07C'est-à-dire que
23:08LFI fournit l'accusation
23:13qui a une opération politique
23:14assez évidente,
23:15assez grossière,
23:16c'est que le projet
23:17de la Nouvelle-France,
23:18étonnamment,
23:19n'emporte pas la majorité
23:20des Français.
23:20Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
23:21On va dégommer le favori,
23:23à savoir le RN
23:24et Marine Le Pen.
23:25Alors, comment on fait ?
23:25Vous avez deux méthodes.
23:26La plus ancienne,
23:27c'est on les rend infréquentables.
23:28Et la deuxième,
23:30c'est la vieille stratégie
23:31de Caius Détritus,
23:32c'est on met le bazar.
23:34On rentre dans le village,
23:34on met le bazar
23:35et puis on les regarde se taper.
23:36Alors, le problème,
23:37c'est que ce qui marche
23:38ce qu'il y a présent,
23:39à savoir l'immigration
23:39et l'islamophobie,
23:40ça ne marche plus aujourd'hui.
23:41Donc, on trouve un deuxième sujet.
23:42Qu'est-ce qui reste de tabou
23:43en France plus grand-chose
23:44si l'IGG est le sujet sociétaux ?
23:47Donc, en plus,
23:47ça présente un double avantage,
23:48c'est que ça divise le RN
23:49et puis ça renforce
23:50tout le monde contre le RN
23:51parce qu'évidemment,
23:52personne ne va dire
23:52je ne suis pas progressiste.
23:54Et sur les sujets sociétaux,
23:55si vous regardez,
23:56le RN, globalement,
23:57est divisé en trois.
23:58Une petite minorité
23:59est progressiste,
23:59une petite minorité
24:00est conservateur
24:01et la grande majorité
24:02s'intéresse autant
24:03que Mathieu s'intéresse au football.
24:04Donc, en gros,
24:05forcément, ça crée la division.
24:06Et donc, c'est idéal
24:07et c'est quoi le nouveau péril aujourd'hui ?
24:09C'est l'IGG.
24:09Et ça me fait penser
24:10à cette déclaration
24:11de Pierre Moscovici
24:12qui est passée un peu inaperçue
24:13qui dénonce
24:14la principale menace en France,
24:16je cite,
24:17une domination sans partage
24:18du catholicisme.
24:20Vous vous promettez
24:20qu'il y a des bornes,
24:21ils sont pas mal quand même.
24:2319h21,
24:23on revient dans un instant,
24:24vous allez recevoir
24:25Jean-Yves Le Gallo
24:25qui a écrit
24:27il y a désormais
24:28plus de 40 ans
24:29et pensé
24:30la fameuse préférence nationale.
24:33du discours
24:35Aïna Beaumont,
24:35au discours de rentrée politique
24:36de Marine Le Pen.
24:38Et ça a inondé
24:39le débat politique
24:40tout au long de la semaine.
24:41Donc, nous reviendrons
24:42sur ce sujet
24:42dans quelques instants
24:44pour face
24:45à Mathieu Bocoté.
24:46A tout de suite
24:47pour la deuxième partie
24:47de notre émission.
24:5130 sur CNews,
24:52merci d'être avec nous
24:53pour la deuxième partie
24:54de face à Mathieu Bocoté,
24:56toujours avec Mathieu
24:57et Arthur Devatrigan
24:57et Jean-Yves Le Gallo
24:58nous a rejoint.
24:59Merci d'être avec nous.
25:00On sera député européen,
25:02écrivain également
25:03et c'est vous
25:03l'un des penseurs,
25:04si ce n'est le penseur,
25:06de la préférence nationale.
25:08Vous aviez pris la plume
25:09à l'époque,
25:09je crois,
25:10c'était en 1984.
25:1384-85, oui.
25:15Autant dire au Moyen-Âge.
25:16Pourquoi avoir invité
25:18M. Le Gallo ce soir,
25:19cher Mathieu Bocoté ?
25:20Votre présentation
25:21donnait la réponse.
25:22On a parlé cette semaine
25:23beaucoup de la priorité nationale,
25:25formulation nouvelle
25:26pour la préférence nationale
25:28et on disait
25:29que c'est de retour
25:30au RN.
25:31Comme si on avait laissé
25:32ça de côté pendant un temps.
25:33C'est présenté
25:34comme un retour
25:34aux fondamentaux.
25:36Dans ces moments-là,
25:36il faut avoir le souci
25:38des origines,
25:39retrouver comment ce concept
25:40est apparu pour une première fois.
25:42Puisqu'on a l'occasion
25:42d'en parler à celui
25:43qui l'a théorisé,
25:44conceptualisé,
25:45c'était l'occasion.
25:46Jean-Yves Le Gallo,
25:46bonsoir.
25:46Bonsoir.
25:47Alors, nous aurons l'occasion
25:48de parler de la préférence nationale
25:49de votre livre
25:50il y a plus d'une quarantaine d'années.
25:52Mais d'abord et avant tout,
25:53puisque vous êtes très engagé
25:54dans le combat
25:54pour la liberté d'expression,
25:56j'aimerais savoir
25:56quelle est votre réaction
25:57par rapport à la séquence
25:58Charles Sapin-France Inter
26:00aujourd'hui ?
26:01Je suis assez stupéfait
26:03et il y a deux choses
26:05particulièrement,
26:07je trouve, étonnantes.
26:08D'abord, le fait
26:08que le syndicat des journalistes
26:10se soit prononcé
26:12à l'unanimité,
26:13à l'unanimité.
26:14Derrière toute une unanimité,
26:15il y a un peu
26:16de totalitarisme
26:18mais à l'unanimité
26:19donc c'est quand même incroyable
26:20et le fait
26:21que la direction
26:22Madame Pigalle
26:23ait fini par céder.
26:25Madame Pigalle,
26:26objectivement,
26:27au panthéon des censeurs,
26:29elle a toute sa place
26:29puisqu'elle avait censuré
26:31il y a maintenant
26:31peut-être un peu plus
26:32d'une dizaine d'années
26:33et M. Ménard
26:35et M. Zemmour
26:36à l'époque d'Itélé
26:38et donc Madame Pigalle
26:39est vraiment une senseuse
26:42parce que je mets
26:42quand même au féminin
26:43pour être tout à fait correct
26:45de premier ordre.
26:46Alors, il y a plus de 40 ans,
26:48vous êtes à l'époque
26:49à l'UDF
26:50avant de passer
26:51plus tard
26:52au Front National
26:53mais vous êtes à l'UDF
26:54au moment où vous écrivez
26:55et vous publiez ce livre
26:56La préférence nationale
26:57réponse à l'immigration.
26:58Qu'est-ce qui vous amène
27:00à l'époque,
27:00au moment où la question
27:01de l'immigration émerge,
27:02qu'est-ce qui vous amène
27:03à écrire La préférence nationale
27:04que désignez-vous
27:05par ce concept ?
27:06Alors, à l'époque,
27:07je considère
27:08que l'immigration
27:10est un problème.
27:11C'est déjà un problème
27:12qui est d'ailleurs
27:13déjà apparu
27:15électoralement
27:15aux élections municipales
27:17notamment
27:17de 1983
27:20qui sont sans doute
27:22les élections municipales
27:23les plus à droite
27:23du pays
27:24sur la longue période.
27:26Et donc, je considère
27:28que c'est un problème
27:29déjà en termes d'identité,
27:31en termes de sécurité
27:33et aussi en termes
27:34de scolarité.
27:35Et donc, je me pose
27:37la question
27:38comment on répond
27:40à ce problème ?
27:40Et d'ailleurs,
27:41le sous-titre du livre
27:42La préférence nationale
27:43réponse à l'immigration.
27:44Comment on répond
27:46au problème ?
27:46Au fond,
27:48en essayant
27:49de moins encourager
27:51moins encourager
27:53les étrangers
27:54à venir
27:55et à s'installer
27:56en France.
27:57D'où l'idée
27:57de la préférence nationale,
27:59c'est-à-dire
28:00de distinguer
28:01entre les Français
28:02et les étrangers
28:03en ce qui concerne
28:04l'accès au travail,
28:06l'accès au logement,
28:07l'accès aux droits sociaux
28:08pour éviter
28:10au fond
28:10ce que j'appelle,
28:12et c'est un terme
28:12qui est assez repris
28:13depuis,
28:14les pompes aspirantes
28:16à l'immigration,
28:17le fait qu'un certain
28:18nombre d'étrangers
28:19ont intérêt
28:20à venir
28:21et à rester.
28:21Même un étranger
28:22peut parfois venir
28:23quand il a un travail,
28:25parfois il a intérêt
28:26à rester
28:26quand il n'en a plus
28:27parce qu'il bénéficie
28:29des aides sociales.
28:30Et donc,
28:31je propose
28:31comme élément,
28:32ce n'est pas forcément
28:33le seul,
28:34mais comme élément
28:35de solution
28:36au problème
28:37de l'immigration,
28:38d'arrêter
28:39les pompes aspirantes
28:40et de réserver
28:42de manière préférentielle
28:44un certain nombre
28:45de droits économiques
28:46et sociaux
28:48aux Français.
28:49Alors,
28:49comment ce concept
28:50est-il accueilli
28:51à l'époque ?
28:51Parce que,
28:53relisant les polémiques
28:54autour de l'époque,
28:55une partie de la droite
28:56classique va s'en réclamer,
28:57je crois,
28:57ensuite ça va évoluer,
28:58mais comment il est
28:59accueilli d'abord ?
28:59Il est d'abord,
29:00il est accueilli,
29:01il est publié
29:01chez Alba Michel,
29:02qui est un grand éditeur,
29:05je ne suis plus édité
29:06chez Alba Michel,
29:07mais enfin,
29:07c'est un grand éditeur,
29:09et il est accueilli
29:11par de bons articles
29:12dans le Figaro,
29:13par exemple,
29:14et j'ai notamment,
29:15je l'ai déjà raconté ici,
29:16donc je ne vais pas recommencer,
29:18Alain Perfitte,
29:20l'académicien Alain Perfitte,
29:21le mémorialiste
29:22du général de Gaulle,
29:23me reçoit longuement
29:24et me dit
29:26qu'il partage
29:28globalement
29:29les thèses du livre
29:30tout en me disant
29:32le prochain gouvernement
29:33RPA-UDEF,
29:34on est en 85,
29:36Chirac va arriver
29:37premier ministre,
29:38ne pourra pas
29:39ou ne voudra pas
29:39ou ne saura pas
29:40la mettre en oeuvre,
29:41voilà,
29:41et c'est ce qui m'amène
29:42à ce moment-là
29:44à porter en quelque sorte
29:45le concept
29:46au Fonds national
29:48qui était à l'époque
29:49dirigé par Jean-Marie Le Pen,
29:51voilà.
29:51Alors,
29:52l'accueil,
29:52donc à quel moment
29:53peut-on dire
29:54que le concept
29:54de préférence nationale
29:55sera diabolisé ?
29:56Très rapidement
29:57dans les années 90
29:58parce que ça devient
29:59aujourd'un marqueur
30:00de diabolisation.
30:01Oui,
30:01alors il sera diabolisé
30:02dans les années
30:03oui,
30:0490,
30:0490,
30:0695,
30:06il ne l'est pas
30:08immédiatement,
30:09il n'est pas mis
30:10en oeuvre,
30:12mais il y a
30:14un certain nombre
30:15de lois
30:16à l'époque
30:17du gouvernement
30:18Chirac
30:19et du gouvernement
30:19Baladur
30:20avec Pasqua
30:22comme ministre
30:23de l'Intérieur
30:23et d'autres ministres
30:24qui vont un peu
30:25dans ce sens-là
30:26mais qui vont
30:27toutes être cassées
30:28par le Conseil
30:29constitutionnel
30:30qui est à l'époque
30:31dirigé par Robert
30:32Badinter
30:33qui au fond
30:34s'oppose
30:36à toute mesure
30:37s'approchant
30:38de près
30:39ou de loin
30:39de cela
30:40et d'ailleurs
30:41c'est ainsi
30:42que Robert
30:42Badinter
30:43a mérité
30:44sa place
30:44au Panthéon.
30:45– Arthur Le Matrigan
30:46– Alors oui
30:47c'est maintenant
30:48des expressions
30:48qui sont marquées
30:49au fer rouge
30:50préférence nationale
30:51alors que si on réfléchit
30:52un État
30:52une nation
30:53qui préfère
30:53ses citoyens
30:54ça te paraît
30:54bon
30:54mais disons
30:55que l'expression
30:55est marquée
30:56au fer rouge
30:56– Sinon il n'y a plus
30:56de nation
30:57– Mais j'ai un truc
30:57que je ne comprends pas
30:58c'est que la préférence nationale
30:59existe déjà en France
31:01et elle existait déjà
31:01à cette époque
31:02– Pour le vote
31:02– Non mais pour le vote
31:04mais il me semble que
31:04alors peut-être qu'ils n'appellent
31:05pas ça préférence nationale
31:06c'est vrai que dans la culture
31:07on dit exception culturelle
31:08française
31:09mais dans la télé
31:09il y a une préférence nationale
31:10à la radio
31:11il y a une préférence nationale
31:12dans le vote
31:13il y a une préférence giga nationale
31:14mais même à certains ministères
31:16il me semble
31:17fonction publique
31:17– Oui
31:18– Comment expliquer
31:19alors que cet argument-là
31:21ne soit jamais arrivé
31:21sur la table
31:22qu'il y a des bonnes
31:22et des mauvaises
31:23préférences nationales ?
31:25– Bah oui
31:26c'est un des arguments
31:28du livre d'ailleurs
31:28que la préférence nationale
31:30effectivement
31:31elle est à la base
31:32de la constitution
31:32puisque le vote
31:34est réservé
31:35aux citoyens
31:36aux citoyens français
31:37– Ça veut dire
31:38que c'est vraiment
31:38parce que c'est Jean-Marie Le Pen
31:40qui a récupéré politiquement
31:41que ça s'est dédiabolisé
31:42et que si ça avait été
31:43un autre parti
31:44ça n'aurait pas été aussi diabolisé ?
31:45– Non parce que
31:46c'est pas tout à fait un hasard
31:47si ça n'a pas été repris
31:48par les autres partis
31:50il y a eu un vote
31:51au conseil général
31:52d'Ile-de-France
31:53un vote sur la préférence nationale
31:55qui n'a absolument pas été
31:58mis en oeuvre
31:59et puis après effectivement
32:00c'est devenu probable
32:02progressivement
32:03en quelque sorte
32:03diabolisé ou marginalisé
32:05par les mêmes forces
32:06que celles qui interdisent
32:08ce brave sapin
32:09de s'exprimer
32:10sur France Inter
32:11– Alors
32:12on dit quelquefois
32:13c'est une formule
32:14qui est souvent utilisée
32:15Friedman
32:16Milton Friedman disait
32:17soit on a l'État-providence
32:18soit on a l'immigration massive
32:19mais on ne peut pas avoir les deux
32:21les pays scandinaves
32:22qui ont subi
32:24l'immigration massive
32:25ont réformé
32:26notamment le Danemark
32:26on parle souvent
32:27du cas danois
32:28une forme de réformer
32:29leur état social
32:30pour le réserver
32:31relativement aux nationaux
32:32est-ce qu'on peut dire
32:33qu'aujourd'hui
32:33un pays comme le Danemark
32:34ou d'autres pratiquent
32:35une forme de préférence nationale
32:36– Ah oui clairement
32:37clairement
32:38le Danemark est probablement
32:39le pays européen
32:40le plus restrictif
32:41en étant dirigé
32:42par des socialistes
32:44mais une gauche nationale
32:46le Danemark
32:47d'un pays très nationaliste
32:48et donc même
32:49la gauche
32:50est nationale
32:51et je crois
32:53que c'est eux
32:53qui vont
32:54le plus loin
32:56et qui ont commencé
32:58à influencer
32:59leurs voisins
33:00suédois
33:01et norvégiens
33:03mais c'est vrai
33:04qu'un état-providence
33:05il prélève
33:07ses recettes
33:08sur un petit territoire
33:09s'il distribue
33:12ses dépenses
33:13à tout le monde
33:15et bien évidemment
33:16l'état-providence
33:16s'effondre
33:17c'est d'ailleurs
33:18ce qui s'explique
33:18en France
33:20le grand
33:21l'éléphant caché
33:24dans le couloir
33:25à propos de la dette
33:26c'est l'immigration
33:27parce qu'effectivement
33:29l'immigration massive
33:31que nous subissons
33:32et une immigration
33:33qui est très peu
33:34une immigration d'emploi
33:35mais beaucoup plus
33:36une immigration
33:37d'aide sociale
33:38attirée par les pompes
33:39aspirantes
33:40est un des éléments
33:42majeurs
33:43de la dette
33:43française
33:44on est en train
33:45de couler
33:45l'état-providence
33:47et quand on parle
33:47du problème
33:48des retraites
33:48bah oui
33:49il faut choisir
33:50entre les retraites
33:51et l'immigration
33:53voilà
33:54alors
33:55le concept va évoluer
33:56dans les années
33:57je crois 2000
33:58ou 2010
33:59vous me corrigerez
33:59au franc national
34:01devenu le rassemblement national
34:02on ne parlera plus
34:02de préférence nationale
34:04mais de priorité nationale
34:05est-ce que l'évolution
34:07est-ce que le changement
34:08de terme
34:09témoigne d'un changement
34:10d'orientation
34:11ou globalement
34:12c'est la même chose
34:13c'est une pasteurisation
34:15c'est-à-dire
34:16la préférence nationale
34:17bah vous allez réserver
34:19les logements
34:20ou l'aide sociale
34:22par exemple
34:22ou le RSA
34:23aux français
34:26la priorité nationale
34:28telle qu'elle a été
34:28redéfinie
34:29par Marine Le Pen
34:32c'est
34:33vous allez
34:34la réserver
34:36aux français
34:37et l'étendre
34:38aux étrangers
34:39qui sont là
34:40depuis 3 ans
34:41ou 5 ans
34:42voilà
34:42idem pour le regroupement
34:43familial
34:44on veut essayer
34:45de le restreindre
34:46aux étrangers
34:47au bout de 3 ans
34:49ou de 5 ans
34:49mais je pense
34:51que c'est pas très cohérent
34:52parce que la grande
34:53distinction
34:54c'est entre
34:55la nationalité
34:57française
34:57et une autre
35:00nationalité
35:00alors on entend
35:01la préférence nationale
35:03est à mon avis
35:03plus cohérente
35:04je pourrais
35:04oui
35:05on entend souvent
35:06dans le même esprit
35:07que cette réforme
35:08serait imposée
35:09parce que
35:09ce serait
35:10anticonstitutionnel
35:11est-ce que c'est
35:11vous qui remettez
35:12le théoricien
35:13à l'origine
35:13est-ce qu'on peut dire
35:14que c'est anticonstitutionnel
35:15alors écoutez
35:16je vais vous dire
35:17je ne parle pas
35:19de la constitution
35:21du contrôle
35:21du conseil constitutionnel
35:23dans ce livre
35:23qui est paru
35:25en 1985
35:26et écrit en 1983
35:2785
35:28le seul moment
35:29où je cite
35:30la constitution
35:30c'est effectivement
35:31pour évoquer
35:32la différence
35:33en matière de vote
35:34entre les citoyens
35:35et les non-citoyens
35:36pourquoi je n'en parle pas ?
35:38parce que
35:38tout ce qu'on dit
35:39aujourd'hui
35:40comme étant
35:41anticonstitutionnel
35:42ça ne vient pas du tout
35:43de la constitution
35:44c'est pas écrit
35:45dans la constitution
35:46c'est ce qu'on appelle
35:47le bloc de constitutionnalité
35:48c'est-à-dire
35:49la surinterprétation
35:51de textes généraux
35:52qui ont été faits
35:54par les juges
35:55constitutionnels
35:56notamment
35:57à partir
35:58du gouvernement
36:00constitutionnel
36:01de monsieur Badinter
36:01c'est-à-dire
36:02de
36:051986
36:07à
36:101995
36:10et donc
36:11c'est une invention
36:12quand on dit
36:13la constitution
36:13aujourd'hui
36:15on parle du bloc
36:16de constitutionnalité
36:17c'est-à-dire
36:19de construction
36:20juridique
36:21politiquement correcte
36:23c'est-à-dire
36:23on dit
36:23on ne va pas autoriser ça
36:24et on cherche
36:25les arguments
36:25alors on cherche
36:26les arguments
36:27dans des conventions
36:29internationales
36:29dans des textes
36:30anciens
36:31c'est un mensonge
36:33de dire
36:33que c'est contraire
36:34à la constitution
36:34c'est contraire
36:35à ce qu'on appelle
36:36le bloc de constitutionnalité
36:37qui est dû
36:38à l'imagination
36:39de Robert Badinter
36:41et des dirigeants
36:42du conseil constitutionnel
36:43qui lui ont succédé
36:44et des gens
36:45du conseil d'état
36:46qui derrière
36:47le conseil constitutionnel
36:48mettait
36:49les décisions politiques
36:51en sauce juridique
36:53vous parliez
36:53des conséquences économiques
36:56alors là
36:56on est en plein dedans
36:57sauf que dans un pays
36:58en déclin
36:59ou sur-endetté
37:00il y a toujours
37:00des gagnants
37:01de la rente
37:02et est-ce que
37:03vous ne pensez pas
37:03que cette préférence nationale
37:05a été aussi diabolisée
37:06par une autre élite
37:07dont on parle moins
37:08il y a les élites médiatiques
37:09les élites politiques
37:10qui prescrivent des choses
37:11et qui ne subissent jamais
37:12les effets secondaires
37:13on sait
37:13mais il y a le patronat
37:14parce que
37:15qui dit immigré
37:16non français
37:18dit payé au black
37:19dit pas cher
37:20et dit bénéfice
37:22est-ce que le patronat
37:23n'est pas finalement
37:24l'opposant
37:25le plus puissant
37:26à ça aujourd'hui
37:27et déjà en 85
37:29alors
37:30il a effectivement
37:31un discours
37:33souvent favorable
37:35à l'immigration
37:38moi je crois
37:39à la différence
37:41peut-être
37:41de certains
37:42gens du patronat
37:44que l'immigration
37:45n'est pas la solution
37:46à la pénurie
37:48de main d'oeuvre
37:48l'immigration
37:49est ce qui crée
37:51la pénurie de main d'oeuvre
37:52parce que dans un secteur
37:53donné
37:53on peut penser
37:54au bâtiment
37:54par exemple
37:55ou à la restauration
37:56vous avez
37:58des gens
37:58qui vont accepter
37:59des gens venus d'ailleurs
38:01qui vont accepter
38:02des emplois
38:05sous-payés
38:06et qui évidemment
38:08vont chasser
38:09les français
38:11ou d'ailleurs
38:12les étrangers
38:14au chômage
38:15de ces emplois-là
38:17je pense d'ailleurs
38:19que ça pourrait être
38:21réglé
38:22relativement rapidement
38:23je vais vous donner
38:23un exemple
38:26l'essentiel
38:27de ce que sont
38:29les employés
38:29de Delivero
38:31ou d'Uberitz
38:33c'est
38:36hors normes sociales
38:37on va dire
38:37et souvent
38:38hors normes
38:40juridiques
38:41il y aurait
38:42une arme
38:43très facile
38:43pour céder cela
38:44pour arrêter cela
38:45c'est tout simplement
38:46la fermeture administrative
38:47qu'est-ce qui s'est passé
38:48au moment du Covid
38:49on a dit au restaurateur
38:51si vous ouvrez
38:53en dehors des heures
38:54ou que vous servez
38:55le café assis
38:56et pas debout
38:57on vous ferme
38:58ça a été très efficace
38:59on pourrait donc
39:01aussi le faire
39:02dans d'autres domaines
39:03pour éviter
39:04là on ne règle pas
39:05totalement
39:05ce n'est même pas
39:05le problème
39:06à proprement parler
39:07de la préférence nationale
39:08c'est le problème
39:09du travail clandestin
39:10mais le travail clandestin
39:11il débouche ensuite
39:12sur la régularisation
39:13la régularisation
39:14débouche
39:15sur un groupement familial
39:16et ça embraye
39:18toute la machine
39:18alors imaginons
39:20que le gouvernement
39:21du camp national
39:22émerge
39:22quel qu'en soit
39:23le dirigeant
39:24le RN
39:25sans revendiquer
39:262027 l'emporte
39:27et la présidentielle
39:28et les législatives
39:29et qu'ils décident
39:30de véritablement
39:31appliquer ce principe
39:32concrètement
39:32quelles seraient
39:33les modalités
39:34d'application
39:35pour qu'on y comprenne
39:35quelque chose
39:36parce qu'on nous dit
39:36quelquefois
39:37si c'est les
39:37imaginons que ce soit
39:38constitutionnel
39:39c'est par ailleurs
39:40inapplicable
39:40donc c'est une autre
39:41manière de le balayer
39:42comment ça pourrait
39:43s'appliquer
39:43c'est extrêmement simple
39:45je prends l'exemple
39:45du logement
39:46l'exemple du logement
39:47aujourd'hui
39:49on attribue
39:50beaucoup de logements
39:51HLM
39:52beaucoup de logements
39:53HLM
39:53et je vais vous donner
39:54une deuxième explication
39:56on attribue
39:57beaucoup de logements
39:58HLM
39:58à des étrangers
40:00qui viennent d'arriver
40:01pourquoi ?
40:02parce qu'ils ont
40:02des revenus bas
40:03et qu'ils ont souvent
40:05un nombre d'enfants
40:06non négligeable
40:07et donc
40:08d'après les critères
40:09purement sociaux
40:10ils bénéficient
40:11en priorité
40:12de fait
40:13du logement
40:14si vous avez
40:15la préférence nationale
40:16vous mettez
40:17en haut de la pile
40:18les français
40:19et il y a des demandeurs
40:20et vous traitez
40:21ensuite
40:22s'il reste des places
40:24les autres
40:25donc ça
40:25c'est extrêmement facile
40:26je vais vous donner
40:27une autre raison
40:28il y aurait une manière
40:29assez simple de faire
40:30aujourd'hui
40:31si vous êtes
40:32un restaurateur
40:33et que vous voulez
40:35faire travailler
40:36des français
40:36ou si vous êtes
40:38un particulier
40:39qui veut faire travailler
40:40des français
40:41pour rénover
40:43son logement
40:45ou le nettoyer
40:46que sais-je encore
40:47vous ne pouvez pas
40:48passer d'annonce
40:49disant
40:50cherche
40:50travailleurs français
40:51vous n'avez pas le droit
40:52vous pourrez l'autoriser
40:53c'est très simple
40:54là il suffit
40:55c'est une loi
40:56abrogatoire
40:57et au moins
40:58vous laissez aux gens
40:59la liberté
40:59aujourd'hui
41:00il n'y a pas la liberté
41:00voilà
41:01donc ça serait déjà
41:02le rétablissement
41:03d'une liberté
41:04ça c'est très simple aussi
41:05Arthur Le Matrigan
41:06Je voudrais vous poser
41:07une question
41:07qui est en lien
41:08évidemment
41:09qui est plus d'actualité
41:10vous avez forcément
41:11vu cette une
41:11du Figaro Magazine
41:13qui reprend cette étude
41:14de l'Observatoire
41:15de la démographie
41:16et de l'immigration
41:17qui propose
41:17trois scénarios
41:19pour la France
41:20d'ici 50
41:21donc la France de 2070
41:22le premier scénario
41:24qui selon vous
41:25serait positif
41:25avec une politique
41:26très restrictive
41:27c'est qu'on aurait
41:28dans les personnes
41:29qui vivent en France
41:2930% issues
41:30d'une immigration
41:31extra-européenne
41:32et dans un scénario
41:33qui serait plus alarmant
41:34de votre point de vue
41:35mais un peu du mien
41:36également je le reconnais
41:37ça serait plus de 50%
41:39de français
41:39qu'est-ce que cette étude
41:41vous dit
41:41et finalement on se dit
41:43que malgré ce truc
41:44qui peut être angoissant
41:45pour certains
41:46la politique
41:46finalement peut freiner
41:47quand même pas mal de choses
41:48et inverser une trajectoire
41:51si vous voulez
41:52c'est assez simple
41:53c'est valable pour la France
41:55mais pour les autres
41:55pays européens
41:57si vous n'arrêtez pas
41:59les entrées
41:59d'immigrés
42:01nouvelles
42:01les entrées
42:02d'étrangers
42:03nouvelles
42:03et que vous n'engagez pas
42:05progressivement
42:06un processus
42:08de retour
42:09qu'on peut appeler
42:10remigration
42:10ou pas
42:12à ce moment-là
42:13le basculement
42:15démographique
42:17a lieu
42:17c'est-à-dire qu'on est vraiment
42:19au pied
42:21au pied du mur
42:22où on arrête
42:23maintenant
42:24en France
42:25et dans les autres pays européens
42:26la même question se pose
42:27
42:28la
42:30mise en minorité
42:31démographique
42:32des européens
42:33et des français
42:34de souche
42:34aura lieu
42:35elle est déjà
42:36lieu
42:36si vous allez
42:37dans les maternités
42:38d'Île-de-France
42:40les
42:41petits-enfants
42:42de souche
42:43européenne
42:44française
42:44sont
42:45aujourd'hui
42:46déjà
42:46minoritaires
42:47quant aux projections
42:48démographiques
42:49le Figaro
42:50le Figaro
42:51magazine
42:52est un récidiviste
42:53parce qu'ils ont
42:54publié
42:551985
42:57ils ont posé
42:58la question
42:59Marianne
43:00serait-elle
43:00encore française
43:01dans 30 ans
43:02et ce qui est
43:03absolument
43:04incroyable
43:05c'est qu'en
43:062015
43:07les chiffres
43:08qu'ils annonçaient
43:09pour 2015
43:10en 85
43:11ont été
43:12vérifiés
43:13alors ils sont
43:14arrivés au bon
43:15résultat
43:16avec
43:17une ou deux
43:17erreurs
43:18qui se sont
43:18corrigées
43:19mais ça c'est
43:19les aléas
43:19donc il faut
43:20prendre très au
43:21sérieux
43:21l'étude
43:22de l'observatoire
43:24de l'information
43:24de la démographie
43:26parue
43:26dans le Figaro
43:28magazine
43:28d'aujourd'hui
43:28parce qu'ils ont
43:29eu raison
43:30il y a 30 ans
43:31et ça avait fait
43:32un scandale
43:33je me souviens
43:33voyez-vous
43:34d'un homme politique
43:35qui est parfois
43:35bien vu dans
43:36certains milieux
43:37souverainistes
43:38monsieur
43:38Seguin
43:40RPR
43:41souverainiste
43:41et progressiste
43:42qui avait dit
43:43d'un air dégoûté
43:44dans le Figaro magazine
43:45je ne fais que
43:46les mots croisés
43:47voilà
43:48les mots croisés
43:48avaient raison
43:50il nous reste deux minutes
43:51un peu moins de deux minutes
43:51en fait
43:52retour sur le concept
43:53de préférence nationale
43:54devenu priorité nationale
43:55est-ce qu'il s'agirait
43:56aujourd'hui dans le cadre
43:57d'une politique
43:58de restauration
43:58du fait national
43:59en France
43:59donc densifier
44:00le concept de nation
44:01est-ce qu'il s'agirait
44:02du point de départ
44:03de toute politique sérieuse
44:05en la matière
44:05oui
44:06et alors
44:07au-delà des aspects
44:08purement économiques
44:09et sociaux
44:10il y a aussi
44:10les aspects
44:11culturels
44:12de transmission
44:13et pas seulement
44:14l'exception culturelle
44:15française
44:15mais on aimerait avoir
44:16l'exception culturelle
44:17dans les programmes scolaires
44:19par exemple
44:20peut-être passer davantage
44:21de temps
44:21sur l'histoire
44:23de la monarchie française
44:24que sur les royaumes
44:25du Dahomey
44:27ou du Mali
44:27qui sont sûrement
44:28intéressants
44:29mais qui sont quand même
44:30moins
44:31qui nous concernent
44:32un peu moins
44:32et puis en géographie
44:34peut-être étudier
44:35nos montagnes
44:36nos fleuves
44:36plutôt que le bidonville
44:38de Bacoco
44:39qui lui aussi
44:40est sûrement
44:40très intéressant
44:41mais peut-être
44:42un peu moins
44:43dans nos préoccupations
44:44donc il y a tout un volet
44:45de préférence culturelle
44:47de préférence de civilisation
44:49qui devrait compléter
44:50la préférence nationale
44:5145 secondes encore
44:52donc autrement dit
44:53l'idée de
44:54de votre point de vue
44:55l'idée de faire
44:56de la culture française
44:56la culture de référence
44:57en France
44:58ça s'inscrit dans la logique
44:59de la préférence nationale
45:00ou de la priorité nationale
45:01absolument
45:02alors dans un double but
45:04d'abord si on veut
45:05je ne crois plus beaucoup
45:06à l'assimilation
45:07je crois qu'il est trop tard
45:08mais d'abord si on avait
45:09ceux qui défendent
45:10l'assimilation
45:11devraient commencer
45:12par avoir des programmes
45:13scolaires
45:14qui le permettent
45:15et puis surtout
45:16pour éviter
45:16la désassimilation
45:18la déstructuration
45:19des enfants français
45:21merci Jean-Yves Le Gableau
45:23d'être venu nous voir
45:23ce samedi soir
45:24merci Mathieu Bocoté
45:26Arthur Devatrigan
45:27dans un instant
45:27c'est l'heure des pro 2
45:29avec les toutes dernières
45:30déclarations
45:31on va vous faire découvrir
45:32aussi les réactions politiques
45:33après ce scandale
45:34donc et l'éviction
45:36de Charles Sapin
45:37c'est vrai que
45:38pour la première fois
45:39de l'histoire
45:40on a une privatisation
45:41du service public
45:42par l'extrême gauche
45:43mais c'est la première
45:44privatisation
45:45payée par le contribuable français
45:47je ne suis pas certain
45:48que ce soit la première
45:49cher ami
45:49en tous les cas
45:50c'est la plus récente
45:52c'est la plus récente
45:53vous avez raison
45:54il est 19h49
45:56on revient dans un instant
45:58je peux vous
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