- il y a 4 semaines
Ce lundi 21 septembre, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Erick Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Muzinich & Co, et Louis O'Connor, gérant de fonds chez Uzès Gestion, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Dans un instant, il sera à 9h, l'ouverture des marchés européens.
00:14Petite hausse en préouverture pour les grands indices, grâce notamment à une petite détente sur les cours du pétrole.
00:19Le WTI, le baril américain, est sous les 100 dollars pour la première fois en l'espace de 10 jours.
00:23Le Brent et sa 102 dollars, alors que Donald Trump tient un discours plutôt optimiste en ce qui concerne notamment
00:30le discours des Nations Unies qui va se tenir en milieu de semaine.
00:33Il est ouvert à rencontrer le président iranien.
00:36Tout cela participe donc à affaiblir un petit peu les cours du pétrole ce matin.
00:41Ce sera une semaine importante, que ce soit d'un point de vue international avec la rencontre de Xi Jinping
00:46et de Donald Trump ce jeudi,
00:49mais également d'un point de vue macroéconomique avec beaucoup d'indicateurs qui seront publiés cette semaine.
00:53Éclairage dans un instant avec Florian Yelpo qui nous attend depuis Genève et en plateau Eric Müller pour Musini Canco.
00:59Et puis en dernière partie de l'émission, Louis O'Connor nous accompagnera pour revenir notamment sur NVIDIA.
01:04Et John Seng Yang qui était la semaine dernière en Écosse et qui a dit qu'il prévoyait un doublement
01:08des ventes de puces NVIDIA l'an prochain.
01:10Est-ce que ce scénario trop optimiste est déjà intégré dans les courts éléments de réponse ?
01:15Donc à partir de 9h20 à 9h30 vous retrouvez les experts avec leur closier 9h30, 10h30.
01:21Absolument, aujourd'hui nos invités, Leonidas Calogero-Poulos, le PDG de Médiation et Arguments,
01:25Guillaume Poitrinal, fondateur de WO2 et puis Eric Heyer, directeur du département Analyse et Prévisions de l'OFCE.
01:31Beaucoup de discussions budgétaires bien évidemment, 54 milliards est-ce que c'est sincère comme proposition budgétaire ?
01:36Et puis on reviendra sur les élections en Allemagne.
01:38Si jamais les anti-européens commencent à prendre le pouvoir en Allemagne,
01:41est-ce que c'est mauvais pour la France qui a besoin de soutien notamment autour de sa dette ?
01:44Voilà, ça c'est le programme. Rendez-vous dans 25 minutes.
01:47Pour les experts, avec donc leur closier.
01:49En attendant, il est 9h, toute l'information économique du jour avec Erwan Maurice.
01:56Et à la une, les impôts vont bien augmenter l'an prochain,
01:59contrairement à ce qui avait été annoncé par le gouvernement.
02:02Selon le projet de budget 2027, les prélèvements obligatoires
02:06atteindront l'an prochain 44,2% du PIB contre 43,9% cette année.
02:11Cela représente 9 milliards d'euros de hausse.
02:14Cela est notamment dû à la réduction de certaines niches fiscales.
02:17Alors pour boucler son budget, le Premier ministre mise notamment sur les repentis fiscaux.
02:21Il souhaite permettre à certains contribuables de régulariser leur situation l'an prochain,
02:27en s'inspirant de ce qu'avait déjà fait Bernard Cazeneuve,
02:29alors ministre du budget sous François Hollande,
02:31un dispositif qui avait permis à Bercy de récupérer plusieurs milliards d'euros.
02:36Le prix du carburant, c'est l'autre sujet chaud du gouvernement.
02:392,41 euros le litre de gasoil, 2,17 euros pour le sans-plomb 95.
02:43Ce week-end, les prix à la pompe ont continué d'exploser et de battre de nouveaux records.
02:48Alors le gouvernement réfléchit à aider les automobilistes les plus précaires
02:52sans faire déraper les finances publiques.
02:54C'est un jeu d'équilibriste.
02:56Sébastien Lecornu tient aujourd'hui de Réunion à Matignon avec ses ministres
03:00pour tenter de trouver des solutions à cette crise.
03:03Et c'est dans ce contexte que la France se rapproche du Canada.
03:07Emmanuel Macron et Marc Carnet misent sur le gaz naturel liquéfié canadien
03:10pour diversifier les sources énergétiques de l'Europe.
03:14Alliance relancée lors de la rencontre entre les deux chefs d'État ce week-end
03:17à Saint-Pierre-et-Miquelon.
03:18Un rapprochement qui risque de déplaire au président américain.
03:22Une rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron
03:24doit d'ailleurs avoir lieu ce soir à New York.
03:26Ce sera à 23h30, heure de Paris,
03:28dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies.
03:31Emmanuel Macron s'exprimera lui jeudi
03:34dans une interview télévisée à 20h
03:36où il sera largement question des tensions géopolitiques.
03:39Les États-Unis ont discuté avec la Chine
03:42d'un mécanisme de dialogue sur l'intelligence artificielle
03:45sur fond d'inquiétude face au risque de voir cette technologie échapper à tout contrôle.
03:50La déclaration du ministre américain des Finances,
03:52Scott Besant, à la fin d'une journée de discussion à New York
03:54avec le vice-premier ministre chinois.
03:56Une réunion organisée à quelques jours d'un sommet
03:59entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington
04:01censé dissiper les tensions commerciales, technologiques et stratégiques.
04:06Et puis dans l'actualité internationale, toujours,
04:09cette défaite cuisante entre l'Allemagne,
04:11en Allemagne pour Friedrich Merz.
04:14Le chancelier a subi des revers dans deux Landes
04:17face à l'extrême droite arrivée en tête
04:19et à la gauche radicale.
04:21Plus de 38% des voix pour l'AFD,
04:23le parti d'extrême droite dans une région du nord-est de l'Allemagne
04:26où la CDU du chancelier n'obtient aucun élu.
04:29Le pire résultat pour les conservateurs depuis 1949.
04:33Pour autant, Merz écarte l'idée d'une démission.
04:36Merci beaucoup Erwann Maurice.
04:38Il est 9h02.
04:39Le CAC 40 rebondit ce matin de 0,6%
04:41après avoir cédé 1,4% vendredi.
04:448116 points pour l'indice parisien.
04:46L'euro stock 50 de son côté prend 0,8%.
04:49Les valeurs à suivre ce matin.
04:51Société Générale, c'est de loin la plus forte hausse à l'ouverture,
04:53plus 4,3%.
04:54Le groupe a présenté ce matin à 10h à Londres
04:57devant les investisseurs son plan stratégique 2029.
05:00Ce matin, il a déjà donné les premières lignes.
05:02Le coefficient d'exploitation, c'est l'indicateur de référence
05:04dans le secteur bancaire, est attendu sous les 55% en 2029
05:08quant à un objectif de 60% aujourd'hui.
05:10En ce qui concerne Boursobank, qui est d'ores et déjà rentable,
05:13objectif 14 millions de clients en 2029
05:15contre 9 millions à fin juin.
05:17Sur les trois prochaines années,
05:18le groupe compte redistribuer 13 milliards à ses actionnaires.
05:21Ça représente quand même 23% de la capitalisation boursière,
05:2413 milliards à une fourchette basse,
05:26puisque si les objectifs sont dépassés,
05:27l'excédent sera redistribué aux actionnaires.
05:2975,80 euros pour ce titre Société Générale.
05:33Volkswagen, de son côté, qui perdait déjà 5% vendredi à Francfort,
05:37perd 2,2% à l'ouverture.
05:39Volkswagen qui sort aujourd'hui de l'Eurostox 50.
05:43Le groupe avait annoncé un énième profit warning vendredi,
05:46marge opérationnelle qui sera au mieux de 1% cette année,
05:49à cause notamment du marché chinois qui est toujours difficile
05:52et de sa participation dans Porsche,
05:53qui est une nouvelle fois dépréciée.
05:55Vous avez donc du nouveau dans l'indice Eurostox 50,
05:58avec Engie et Nokia qui font leur retour.
06:01Et puis donc Volkswagen et Walters Klauer
06:03qui sortent aujourd'hui de l'indice européen de référence.
06:07Les matières premières ce matin se dégonflent un petit peu,
06:09avec donc un WTI qui est à 97 dollars,
06:12101 dollars pour le baril de Brent.
06:14Et puis en ce qui concerne le marché obligataire,
06:16petite détente sur le 10 ans français qui perd 7 points de base à 4,50
06:20quand le boom de son côté est à 3,48.
06:23Un écart de taux entre la France et l'Allemagne
06:24qui est donc toujours au-delà des 100 points de base.
06:27On se retrouve dans un instant, très courte pause,
06:29avec nos deux invités Eric Möller et Florian Yelpo.
06:32A tout de suite.
06:38BFM Business.
06:419h, 9h30.
06:42Good Morning Market.
06:44Etienne Braque.
06:45Avec en plateau Eric Möller,
06:46responsable des stratégies obligataires corporate chez Musine Kenko.
06:49Bonjour Eric.
06:50Bonjour Thierry.
06:50Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Florian Yelpo
06:53depuis Genève, depuis Lombard, Audi et compagnie
06:55où il est en charge de la macroéconomie.
06:57Bonjour Florian.
06:58Merci également de nous accompagner ce matin
07:00pour parler du marché obligataire
07:03qui se détend un petit peu grâce notamment au pétrole
07:05qui est sur des plus bas de 10 jours ce matin.
07:09Et puis dans un instant, nous aborderons cette semaine importante
07:11quand ce soit d'un point de vue international
07:13avec le sommet des Nations Unies à l'ONU à New York
07:17mais également avec cette visite très attendue
07:19de Xi Jinping aux Etats-Unis.
07:21Ça sera jeudi.
07:23Bon, commençons par le marché obligataire.
07:254,50 donc ce matin pour le 10 ans français.
07:27Eric Möller, le Bund est à 3,48.
07:30Avec notamment un pétrole qui se détend ce matin.
07:33On l'a beaucoup évoqué sur ce plateau.
07:35C'est bien sûr ce baril de pétrole et ces pressions inflationnistes
07:39qui font pression sur ce marché obligataire.
07:41Comment vous voyez la situation évoluer là sur les prochaines séances ?
07:45Pour l'instant, ça reste assez confus pour moi
07:47parce que la raison de la détente qu'il a eue sur le pétrole aujourd'hui,
07:53c'est la tentative de retour d'un dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran.
07:58Or pour l'instant, pour moi, l'administration américaine a une position assez claire.
08:01Elle va essayer d'enjamber les mid-term avec cette histoire de la guerre en Iran.
08:08Et donc je ne vois pas de détente absolument durable
08:11sans un début d'accord qui soit raisonnable.
08:14Alors il y a des tentatives de conciliation.
08:16On a vu le Qatar revenir en Iran ce week-end.
08:20On voit le Pakistan qui va aussi revenir en Iran
08:25pour essayer de rapprocher les points de vue.
08:27Mais je pense que tactiquement, l'administration Trump a décidé d'enjamber les mid-terms.
08:33Donc il y a une respiration, tant mieux.
08:36Mais je ne crois pas que ce soit durable.
08:38Une respiration, en effet.
08:3997 dollars pour le WTI, 101 dollars ce matin pour le baril de Brent.
08:45La géopolitique qui reprend toute sa place, Florian Yelpo.
08:49Au milieu de tout ça, on a des actifs financiers qui tiennent bien,
08:53plutôt bien, notamment la partie action qui est très résiliente
08:57et une volatilité qui est toujours faible.
08:59Quand vous regardez le VIX, l'indice de volatilité aux États-Unis,
09:03on était sous les 15 points vendredi soir.
09:07Bonjour Etienne, bonjour à tous.
09:09Effectivement, ce qui est impressionnant, c'est de voir la profondeur surtout de ce mouvement-là.
09:14C'est-à-dire que globalement, où qu'on regarde,
09:17le sentiment de marché dans sa globalité reste positif.
09:20Alors, effectivement, il y a ce bruit géopolitique en fond,
09:25mais il n'y a pas que ça.
09:26Il y a, comme on l'a réputé de nombreuses fois à cette antenne,
09:31la macro tient plutôt bien, voire accélère.
09:35On a un plus grand nombre de pays qui participent à l'effort croissance global cette année.
09:40Et en plus de ça, le côté micro va plutôt bien.
09:43Le troisième trimestre des résultats devrait lui aussi être plutôt chargé en bonne surprise.
09:50Donc, les investisseurs doivent faire la part des choses entre le risque géopolitique,
09:55qui reste un risque, c'est-à-dire quelque chose qui peut amener des rendements négatifs
09:59dans les marchés financiers, mais avec une probabilité qui est très inférieure à 50%.
10:03Et à côté de ça, l'image fondamentale qui reste très positive, très forte,
10:07et surtout en perpétue de l'amélioration.
10:10Les derniers chiffres qu'on a reçus, les enquêtes avancées globales, étaient très positifs.
10:14Et cette semaine, on aura les PMI, qui sont d'autres indicateurs avancés du cycle en Europe,
10:19aux États-Unis notamment, qui devraient donner plus ou moins la même image.
10:22En dépit des pressions sur les prix, en dépit de la géopolitique,
10:26l'économie va bien et donc les marchés vont bien.
10:28Avec notamment, mercredi, la publication des PMI aux États-Unis.
10:32Vendredi, vous aurez les commandes de biens durables,
10:35mais également la confiance des consommateurs pour l'instant.
10:38Jusqu'ici, tout va bien, Éric Muller.
10:40Ce qui fait que, même sur votre partie, sur la partie obligataire,
10:43la partie crédit résiste bien.
10:45On est dans un cycle, certes, à court terme, inflationniste,
10:49mais les entreprises sont globalement en bonne santé,
10:52surtout les entreprises de taille importante.
10:55Et donc, quand vous regardez aujourd'hui,
10:57malgré les tensions sur les taux longs,
10:59il y a toujours de l'appétit.
11:00C'est vrai, encore la semaine dernière,
11:01on a eu des journées record en termes d'émissions sur le HILD.
11:04Alors, il y a plusieurs phénomènes sur le marché du crédit obligataire aujourd'hui.
11:08Le premier, c'est que les spreads sont très serrés,
11:10et ce, malgré la hausse des taux,
11:13et effectivement, comme Florian l'a dit,
11:15les fondamentaux crédits sont très solides.
11:17T2 a été très fort en termes de résultats,
11:19plus 39% globalement.
11:21T3 s'annonce tout à fait solide.
11:22Donc, le problème, s'il y en a un,
11:24ce sera plutôt 2027 avec la hausse des taux et la hausse des frais financiers.
11:26Mais pour l'instant, compte tenu que la croissance est plutôt mieux orientée globalement,
11:33la qualité des fondamentaux crédits reste très forte.
11:37Donc, il n'y a pas de pression vendeuse.
11:40Le deuxième point que vous soulignez, c'est l'offre de papier.
11:43Cette offre de papier, elle a été aux États-Unis tout à fait considérable au mois d'août,
11:48un tout petit peu moins surprenante au mois de septembre.
11:51Septembre est traditionnellement très occupé et très abondant en termes d'émissions.
11:56Pour l'instant, c'est absorbé.
11:58Mais ça s'absorbe et sans qu'on ait un écartement des spreads manifeste.
12:03Donc, les concessions qui sont offertes par les émetteurs sont relativement limitées
12:08et suffisantes aujourd'hui pour attirer les investisseurs en marché primaire.
12:12En revanche, depuis deux semaines,
12:15on voit que les flux nets obligataires commencent à se tasser.
12:19Alors que pendant l'été, on a vu des entrées de capitaux dans cette classe d'actifs,
12:23on voit que là, il y a un petit arbitrage qui est en train de se faire,
12:27des obligations vers le marché actions,
12:30parce que la hausse des taux fait un peu peur
12:32et que les performances depuis le début de l'année,
12:35en termes pour l'investment grade, par exemple, le crédit de meilleure qualité,
12:39ces performances commencent à être à zéro ou un peu négatifs
12:42à cause de la hausse des taux gouvernementaux.
12:44Et donc, du coup, les investisseurs sont un peu plus réticents
12:46et viennent se porter sur des actions.
12:49Alors, on verra probablement un reflux d'ici la fin de l'année,
12:51mais en ce moment, il y a un peu moins de demandes obligataires.
12:55Est-ce que si je souhaite synthétiser et grossir un petit peu le trait,
12:58c'est des entreprises qui émettent de la dette aujourd'hui
13:01en se disant qu'il vaut mieux le faire,
13:02on peut évoluer demain,
13:03et dans le même temps, des investisseurs qui sont prudents sur cette partie obligataire
13:06parce qu'ils se disent, si demain, on a des taux longs qui continuent de pousser,
13:09on va y aller un petit peu mollo sur la partie obligataire.
13:12C'est ça, aujourd'hui, un petit peu la situation dans laquelle est ce marché ?
13:16Vous avez raison, Étienne.
13:18L'été a été utilisé par les émetteurs,
13:20et en particulier les hyperscalers,
13:22pour venir avec des très grosses émissions
13:24sur un ensemble de courbes
13:26et profiter de la demande de l'époque.
13:28Aujourd'hui, cette demande est un peu plus faible
13:30et elle se porte sur d'autres actifs.
13:33Donc, effectivement, il peut y avoir un effet d'entonnoir
13:36avec un peu moins de demandes
13:38et toujours de l'offre parce que l'offre de papier,
13:41les hyperscalers vont continuer d'émettre
13:44et les entreprises, aujourd'hui,
13:46ça reste des niveaux de taux intéressants pour émettre du papier
13:49parce que l'année prochaine, ce sera peut-être plus élevé encore.
13:52Comment vous voyez ce marché évoluer, Florian Yelpo,
13:54depuis Lombard-Roddy et compagnie,
13:56sachant que la France a encore fait dégrader vendredi soir
13:58par l'agence européenne Scope,
14:01qu'aux États-Unis, les mid-terms approchent à grands pas ?
14:04Bref, on est dans un timing un petit peu compliqué
14:06d'un point de vue politique.
14:08Même encore ce week-end, c'était compliqué
14:09pour la CDU de Friedrich Schmerz en Allemagne.
14:12Tout cela ne plaide pas forcément en faveur
14:14des taux longs des souverains, non ?
14:17Alors, je pense qu'il...
14:19Je vais amener toujours un message un peu plus positif.
14:22Mais gardons bien en tête qu'aux États-Unis,
14:24désormais, on a deux adultes dans la pièce.
14:27Vous savez l'expression consacrée
14:28qui disait que Scott Bessent était un adulte dans la pièce
14:31et qu'il avait une expérience, il avait le cuir de faille,
14:34il avait une expérience vis-à-vis des marchés financiers
14:36qui l'amenait à faire le choix de la raison.
14:39On a aujourd'hui un deuxième adulte dans la pièce
14:42et c'est Kevin Noir, c'est-à-dire qu'on a un banquier central
14:45à la tête des États-Unis dont on a pu craindre,
14:47justement, qu'il cède à la pression politique
14:50et clairement, il fait une hausse de taux avant les mid-terms.
14:53Soyons clairs, il fait son travail,
14:55il répond à la montée des pressions inflationnistes.
14:58La progression récente des taux,
15:01elle s'est faite sur la base de deux éléments,
15:03on le voit très bien dans les données.
15:05La progression des prix du pétrole,
15:06ça, très difficile à prévoir,
15:08mais on est un peu en train de former un deuxième top.
15:11Et puis l'autre élément, c'est les anticipations
15:13de la politique monétaire de Kevin Walsh.
15:15Et aujourd'hui, à quoi on s'attend ?
15:17On s'attend à retrouver des taux qui vont flirter
15:19avec les 5% à horizon 18 mois,
15:22c'est-à-dire qu'on nous remettrait des taux d'intérêt
15:24qui étaient suffisants pour faire partir
15:27un choc d'inflation de l'ordre de 10%.
15:30On est à 3,4% aux États-Unis,
15:33dont 2,4% d'inflation au cœur.
15:35On n'est pas du tout dans la situation
15:36qu'on a connue en 2022.
15:38Donc, il faut bien se rappeler ces deux éléments-là.
15:40Oui, il y a le risque géopolitique.
15:42Cette semaine, les discussions devraient mettre
15:44ce risque sur la table
15:45et avoir une discussion entre États-Unis et Chine.
15:50Mais en plus de ça, en termes d'anticipation banque centrale,
15:54on est déjà sur des niveaux assez élevés,
15:57très élevés, voire même trop élevés
15:58vis-à-vis de la situation économique
16:00dans laquelle on est véritablement aujourd'hui.
16:02Le marché est toujours dans l'anticipation.
16:04Il intègre, Eric Pelleur, déjà d'autres hausses de taux,
16:07que ce soit de la part de la BCE,
16:10mais également de la part de la Fed.
16:12Le 10 ans américain est toujours scotché
16:14sur ce fil des 5%.
16:16Est-ce que vous partagez cet avis de Florian Lepo ?
16:19C'est-à-dire que déjà,
16:20beaucoup de choses ont été intégrées.
16:22Sur la partie courte, je suis tout à fait d'accord.
16:24Je crois qu'il faut regarder aujourd'hui
16:25les anticipations actuelles
16:27et le pricing des marchés.
16:29Et on a déjà anticipé une banque centrale européenne
16:32qui va jusqu'à 3% sur son taux de référence.
16:35Et effectivement,
16:37trois hausses des taux supplémentaires
16:40sur la réserve fédérale.
16:41Si on devait envisager
16:43des mesures de politique monétaire
16:45plus fortes encore,
16:47on serait dans un scénario
16:48qui n'aurait rien à voir
16:49avec le scénario actuel.
16:51Or, effectivement,
16:52on n'est pas en 2022,
16:53on n'a pas à faire face
16:55à une même inflation.
16:56Il y a trois chocs
16:57qui aujourd'hui
16:59viennent frapper l'économie mondiale.
17:01Il y a ce choc sur l'inflation,
17:03le choc de l'IA
17:04et le choc fiscal.
17:06Le choc sur l'inflation
17:08n'est pas en ligne avec celui de 2022,
17:10demande une réponse modérée,
17:12mais ferme.
17:13Et c'est ce qui est en train
17:14de presser le marché.
17:15Le choc sur l'IA,
17:16c'est un peu comme une courbe en S.
17:18Au début,
17:18ça a un impact inflationniste.
17:20Ensuite,
17:20ça aura un impact
17:21sur la productivité.
17:22Et le choc fiscal,
17:24c'est celui qui me dérange
17:24le plus aujourd'hui
17:25parce que,
17:27j'ai eu l'occasion
17:27plusieurs fois de le dire,
17:29le compas fiscal est perdu.
17:31Il est perdu aux Etats-Unis,
17:32il est perdu en Europe.
17:34On ne sait plus très bien
17:35quel genre de politique fiscale
17:36il faut mener.
17:37S'il faut réduire les dépenses
17:38mais casser la croissance
17:39ou au contraire,
17:40laisser la dépense publique
17:42se faire,
17:43créer de la croissance.
17:44Mais quelle dépense publique
17:45avec quelle productivité ?
17:47Et ça,
17:48pour moi,
17:48c'est le problème
17:48qui fait que la partie longue
17:50de la courbe
17:50continuera probablement
17:52d'augmenter
17:52dans les prochains mois.
17:53Mais la partie courte
17:54est arrivée
17:55à un niveau d'équilibre.
17:55Néanmoins,
17:56l'économie tient,
17:57vous l'avez souligné,
17:58ce qui fait que le marché
18:00obligataire,
18:00la partie crédit
18:01résiste plutôt bien.
18:03Est-ce que,
18:03là aussi,
18:04le marché a pris en compte
18:06les facteurs
18:07que vous venez d'expliquer ?
18:08C'est-à-dire que,
18:09oui,
18:09les résultats,
18:10pour l'instant,
18:10sont solides
18:11mais toutes les entreprises
18:12n'ont pas encore reçu
18:12leurs factures énergétiques
18:14et n'ont pas encore
18:15reçu toutes ces pressions
18:17inflationnistes.
18:18Est-ce qu'aujourd'hui,
18:19vous êtes encore optimiste
18:20pour les deux derniers trimestres
18:22qui n'ont pas encore
18:22été publiés ?
18:24Alors,
18:24la dynamique de résultats
18:25me semble suffisamment solide
18:27pour tenir tout l'ensemble
18:29de 2026.
18:30Puisque le chiffre d'affaires
18:31augmente,
18:32puisque les revenus
18:33augmentent,
18:34on aura des résultats
18:35qui seront probablement
18:36très solides en T3
18:37et possiblement en T4.
18:39Donc,
18:39ce n'est pas le sujet 2026.
18:41Je pense que le plus gros sujet
18:42sera 2027
18:43où, effectivement,
18:44tous les renouvellements
18:45de refinancement
18:45vont se faire
18:46à des niveaux plus élevés
18:47où l'ensemble des coûts
18:48d'approvisionnement
18:49aura été réévalué
18:50à la hausse
18:51et où, là,
18:52le cycle de résultats
18:53peut être beaucoup plus dispersé
18:55qu'en 2026,
18:56parce qu'en 2026,
18:58que l'on regarde
18:59par secteur,
19:00que l'on regarde
19:00par zone géographique,
19:02que l'on regarde
19:03par nature de business,
19:05ça a été vraiment
19:06une très belle année
19:07sur l'ensemble
19:08de ces dimensions-là.
19:0927, ce sera plus dispersé.
19:10À partir de ce contexte,
19:13de cet état des lieux,
19:14Florian et Elpo,
19:15est-ce qu'aujourd'hui,
19:17c'est un petit peu
19:17un retour à la neutralité
19:18en termes d'allocations
19:20ou est-ce que, non,
19:21il faut continuer
19:21à croire au scénario
19:24macroéconomique,
19:24Goldilocks,
19:25comme vous le souvenez
19:26souvent sur ce plateau,
19:27et donc continuer
19:28à pousser des actifs risqués ?
19:31Un peu des deux.
19:32C'est-à-dire que
19:32si vous avez le luxe
19:34d'avoir une poche de cash
19:35aujourd'hui,
19:35il peut être opportun
19:37de la redéployer
19:38et à la fois du côté
19:39des actions
19:40et à la fois du côté
19:40des obligations.
19:42Moi, j'ai grandi
19:42avec l'idée
19:44que les obligations
19:45étaient juste
19:46une source de diversification
19:47dans les mauvais moments.
19:48Force est de constater
19:49qu'aujourd'hui,
19:50les rendements attendus
19:51à horizon 5-10 ans
19:53sur les obligations d'État
19:55et les obligations d'entreprise
19:57vont faire une claire compétition
19:59aux actions.
20:00Donc aujourd'hui,
20:01notre façon de penser,
20:02c'est si vous avez du cash,
20:04redéployons-le
20:05à la fois du côté
20:05obligations un peu plus long
20:07sur la courbe
20:08et puis allons également
20:09continuons à garder
20:10une surpondération
20:11assez large
20:12en fait sur les actions
20:14à la fois évidemment
20:16les États-Unis
20:16mais aussi l'Asie
20:18et un petit peu d'Europe,
20:20un petit peu de Suisse également.
20:21Et en termes de secteur,
20:22est-ce qu'il faut continuer
20:23à pousser le secteur manufacturier
20:24ou au contraire
20:26non être plus prudent
20:27au vu de ce contexte
20:28inflationniste à court terme ?
20:31Alors, pour répondre à cette question-là,
20:32il faut bien comprendre
20:33jusqu'où va la dynamique
20:34de taux.
20:34Le secteur manufacturier
20:35a beaucoup souffert
20:36justement de la grande remontée
20:38des taux
20:38à laquelle on a assisté
20:39entre 21 et 22.
20:41Aujourd'hui,
20:42si on a quelques hausses de taux,
20:45ce n'est pas,
20:46disons,
20:46la fin du monde
20:47pour ce secteur manufacturier.
20:48Par contre,
20:49si on va au-delà de ça,
20:50si effectivement,
20:51on retourne à 5%
20:52aux États-Unis,
20:53alors effectivement,
20:54le marché,
20:55enfin,
20:55le monde manufacturier
20:57devrait afficher
20:58une croissance
20:59beaucoup moins soutenue.
21:00Pour le moment,
21:02comme vous le disiez précédemment,
21:03l'heure est plutôt
21:04à l'expansion du rallye,
21:06c'est-à-dire,
21:06ça n'est plus un rallye
21:07porté par l'IA,
21:08c'est un rallye porté
21:09par un grand nombre
21:10de secteurs aujourd'hui
21:11et c'est ce à quoi on adhère.
21:13Du côté du marché obligataire,
21:14Eric Müller,
21:15le mot de la fin,
21:15Muzini Canco,
21:17partie crédit,
21:18c'est là-dessus
21:18où vous êtes spécialisé,
21:20le high yield,
21:21ça a été un pari
21:22pour l'instant gagnant
21:23pour vous.
21:24Comment vous voyez
21:25la suite aujourd'hui ?
21:26Eh bien,
21:26on maintient notre position,
21:28c'est-à-dire qu'il y a
21:29deux choses qui nous inquiètent,
21:30c'est la duration
21:31et la volatilité
21:32des taux gouvernementaux
21:34et ce que nous préférons,
21:37c'est la partie courte
21:38à intermédiaire
21:38avec une dose de crédit
21:40high yield,
21:40plus ou moins prononcée
21:41selon la tolérance
21:42pour le risque
21:43parce que je crois
21:45que là,
21:45les spreads
21:46qui ne vont pas
21:47largement s'écarter,
21:48on bénéficie
21:49d'un portage
21:50qui est bien plus intéressant
21:51et sans la volatilité
21:52de la partie longue
21:53de la courbe.
21:54Merci à tous les deux
21:54de nous avoir accompagnés
21:55ce matin en plateau
21:56donc Eric Müller,
21:57responsable des stratégies
21:58obligataires corporate
21:59chez Muzini Canco
22:00et à distance depuis Genève,
22:01Florian Yelpau
22:02en charge de la macroéconomie
22:03chez Lombard-Odillet IEM.
22:05Désolé,
22:05nous allons parler
22:06des valeurs technologiques
22:07avec Louis O'Connor.
22:09Good morning market
22:11sur BFM Business.
22:13Louis O'Connor,
22:14gérant de ponts
22:15chez Usage Gestion.
22:16Bonjour Louis,
22:16merci de nous accompagner
22:17ce matin afin de revenir
22:18notamment sur NVIDIA.
22:20La semaine dernière,
22:21John Seng Yang
22:22était en déplacement
22:23en Écosse,
22:23il a fait une déclaration
22:24qui a fait réagir,
22:26il a dit
22:27NVIDIA,
22:27on va doubler
22:28les ventes de puces
22:29l'an prochain.
22:30Bon,
22:31ce n'est pas une boîte
22:31qui fait 10% de croissance,
22:33loin de là.
22:33Le groupe avait déjà dit
22:34à la fin du mois d'août
22:35en publiant ses résultats
22:36qu'il prévoyait 70%
22:38de croissance
22:38l'année prochaine.
22:39Visiblement,
22:40trois semaines après
22:41avoir publié ses résultats,
22:43ces prévisions
22:43sont déjà caduques.
22:44Elles ne sont pas caduques
22:46quelque part,
22:46c'est une confirmation
22:47en fait des prévisions
22:49que la société donne.
22:50Alors,
22:51comme vous l'avez dit,
22:52la société prévoit
22:53une croissance
22:54à minima de 70%
22:55sur l'exercice fiscal
22:572027.
22:59Cette croissance,
23:01malgré tout,
23:01est limitée
23:02par les facteurs
23:03limitants
23:04dans les semi-conducteurs
23:05qui sont la production
23:06de puces,
23:07notamment chez
23:08Taïwan Semi-Conducteur.
23:09Et ils ont dit
23:10que s'ils arrivent
23:11à avoir plus de capacités,
23:12ils pourront produire
23:14davantage de puces
23:15et surpasser
23:17ce niveau de croissance.
23:19Ils disent
23:19qu'ils voient
23:21un doublement
23:22de la croissance
23:22si les capacités
23:24leur sont données.
23:26Comment aujourd'hui
23:26vous appréhendez
23:27regarder ce titre
23:28Nvidia
23:29qui s'est bien repris
23:31ces derniers jours,
23:32même s'il sous-performe
23:33l'indice des semi-conducteurs,
23:35plus 17%
23:36depuis le début de l'année,
23:37222 dollars
23:38vendredi soir
23:38à la clôture,
23:40sachant que
23:41dans le même temps,
23:41la croissance des profits
23:42va bien plus vite
23:43que le cours de bourse.
23:45Nvidia,
23:46il faut le rappeler,
23:47c'est une société
23:47qui,
23:48certaines années,
23:49a fait moins 30%,
23:50moins 40%,
23:51et d'autres années
23:52a fait plus 40%,
23:53plus 80%.
23:54Je pense qu'il faut
23:55être patient
23:55et qu'il faut se concentrer
23:57sur la qualité
23:58des résultats.
23:58Ici,
23:59on a une grande qualité
24:00dans les résultats.
24:01On a une capacité
24:03d'exécution
24:04qui est phénoménale
24:06et absolument
24:07impressionnante.
24:09Il faut rappeler
24:10que de produire
24:10et d'avoir un cycle
24:13de renouvellement
24:14de puces,
24:14c'est-à-dire
24:15introduire
24:16une nouvelle puce
24:17chaque année
24:17sur le marché,
24:18celle d'aujourd'hui
24:19qui est la Vera Rubin,
24:21c'est extrêmement complexe.
24:22Il y a des milliers
24:23de sociétés
24:24qui sont
24:26en fait
24:26dans chaque puce
24:28et d'un point de vue
24:29opérationnel
24:29et de chaînes
24:30d'approvisionnement,
24:31c'est tout simplement
24:33phénoménal
24:33ce qu'ils font.
24:34Conviction forte
24:35aujourd'hui
24:35sur ce titre
24:36Nvidia.
24:38Dans le secteur
24:38de la cybersécurité,
24:40Palo Alto
24:41a vu son titre
24:42doubler
24:42ou presque
24:43depuis le début
24:44de l'année.
24:45C'est vrai
24:45qu'il y a
24:45beaucoup d'actualités
24:46sur ce secteur
24:47de la cybersécurité,
24:48d'autant plus
24:49avec l'émergence
24:50des nouveaux modèles
24:50d'intelligence artificielle.
24:53Néanmoins,
24:53ce titre a parfois
24:54été chahuté
24:55comme l'ensemble
24:55du secteur
24:56des softwares
24:56en disant
24:57est-ce que demain
24:57l'IA,
24:58certes,
24:59va attaquer peut-être
25:00certaines solutions
25:01d'IA mais ne va pas
25:02aussi remplacer
25:03certains logiciels
25:04d'IA ?
25:05Effectivement
25:05et je pense
25:06que les dépenses
25:08que l'IA fait grimper
25:09au lieu de les détruire,
25:12c'est dans le secteur
25:12de la cybersécurité.
25:14C'est pour cela
25:15qu'on a vu
25:15une surperformance
25:18énorme
25:19par rapport
25:19au reste
25:20du panier software.
25:22La cybersécurité
25:23est perçue
25:24par le marché
25:24comme un gagnant
25:26de l'IA
25:27puisque l'IA
25:28on a vu
25:28dans les dernières
25:30nouvelles
25:32les agents
25:32d'OpenAI
25:33qui s'échappent
25:34des environnements
25:35fermés.
25:37Le marché
25:38aujourd'hui
25:38est en train
25:38de vous dire
25:39que la cybersécurité
25:40va prendre une place
25:41de plus en plus importante
25:42au sein des développements
25:44et du contrôle
25:46en interne
25:47de ces modèles
25:48d'intelligence artificielle.
25:50Est-ce que
25:51toutes ces bonnes nouvelles
25:51ne sont pas néanmoins
25:52dans les cours ?
25:53Quand vous voyez
25:53les niveaux de valorisation
25:54on est sur des niveaux
25:55de valorisation
25:56très soutenus.
25:57Alors certes
25:57on est dans le segment
25:58du logiciel
25:58qui est un secteur
26:00surtout aux Etats-Unis
26:01qui est onéreux
26:02mais quand vous voyez
26:03ce titre
26:04qui a doublé
26:04depuis le début de l'année
26:05un groupe qui se paye
26:0720 fois les ventes
26:08est-ce que tout ça
26:08ce n'est pas déjà
26:09dans les cours ?
26:10Certainement
26:10il y a une part
26:13de toutes ces bonnes nouvelles
26:14qui sont dans les cours
26:15effectivement.
26:17363 dollars
26:18vendredi soir
26:19le titre Palo Alto
26:20à la clôture
26:21et puis il nous reste
26:22une minute peut-être
26:23pour parler de Oracle
26:24qui a là aussi
26:25publié ses résultats
26:27au début du mois
26:27de septembre
26:29qui s'est beaucoup
26:30endetté
26:30pour financer
26:31ses dépenses
26:32d'infrastructure
26:33est-ce que là
26:34avec la remontée
26:34des taux longs
26:35il ne faut pas être
26:35un petit peu plus
26:36prudent sur ce titre Oracle ?
26:38Alors je pense qu'il faut
26:39être prudent sur le titre Oracle
26:42mais pour d'autres raisons
26:43notamment on a un carnet
26:45de commandes
26:46qui est désormais
26:48de 664 milliards de dollars
26:50et 50% de ce carnet de commandes
26:53est lié à un client
26:54OpenEye
26:55aujourd'hui la réaction
26:57qu'on a vue
26:59après la publication
27:01des résultats
27:01elle traduit ça
27:02elle traduit une inquiétude
27:03du marché
27:04qui en fait vous dit
27:05on ne souhaite pas prendre
27:06plus de risques
27:07sur ce titre
27:08l'action est passée
27:10de plus 9%
27:10à environ moins 1%
27:12en séance
27:13après sa publication
27:14le marché
27:16doute
27:17de la capacité
27:18d'Oracle
27:18et veut aujourd'hui
27:20voir la couleur
27:21du cash
27:22Et aujourd'hui
27:23votre position
27:24sur ce titre
27:25plutôt neutre
27:26à l'écart
27:26qu'est-ce que vous attendez
27:27qu'est-ce qui pourrait faire
27:28que demain
27:28l'histoire Oracle
27:29repart en bourse
27:30là le titre perd 25%
27:32depuis le début de l'année
27:32Nous restons plutôt
27:33à l'écart
27:34puisque
27:34il y a parfois
27:36des nouvelles
27:37de ralentissement
27:38de différents projets
27:39et
27:42c'est très complexe
27:43d'analyser
27:44projet par projet
27:46quelles sont
27:47les tranches de dette
27:48qui sont à risque
27:49ou non
27:49chez cet émetteur
27:51Merci beaucoup
27:52Louis O'Connor
27:52nous a accompagné ce matin
27:53gérant de portefeuille
27:54chez Usage Gestion
27:56pour faire un point
27:56sur ces trois valeurs
27:58technologiques
27:58américaines
28:00Oracle
28:00Palo Alto
28:01et donc Nvidia
28:02au début de cet entretien
28:03Le CAC 40 gagne 0,6%
28:05ce matin
28:06rebond donc après
28:07la baisse de 1,4%
28:08vendredi
28:098 115 points
28:10grâce notamment
28:10à une petite détente
28:11des cours du pétrole
28:12101 dollars pour le Bren
28:1397 pour le WTI
28:15détente également
28:15sur le marché obligataire
28:17Société Générale
28:18gagne 4%
28:18après la présentation
28:19de son plan stratégique
28:20ce matin
28:2175-50
28:21et puis à l'inverse
28:22le secteur du luxe
28:23se fait encore dégrader
28:24ça pèse sur Kering
28:25ou encore Hermès
28:26ce sont les deux plus
28:27fortes baisses du CAC 40
28:28dans un instant
28:28il sera 9h30
28:29les experts à leur closier
28:30séance à suivre
28:3115h30 avec Antoine Larigauderie
28:33dans USA Today
28:34très bonne journée
28:36Good Morning Market
28:37sur BFM Business