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00:03C'est l'heure de Medi-Info, bienvenue à vous tout de suite les titres de votre journal.
00:08Les femmes en tête de liste partisanes dans différentes circonscriptions électorales de la région,
00:16Casablanca-Stadt, une tendance qui reflète l'importance de la participation des candidates au-delà des mécanismes de quota.
00:27La débâcle en Allemagne de la CDO et du chancelier Merz, victoire de l'extrême droite dans le Mecklenburg et
00:36de l'extrême gauche à Berlin.
00:39Le chancelier allemand reconnaît un désastre électoral.
00:45Et puis la journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer a lieu tous les 21 septembre.
00:51250 000 personnes en sont atteintes au Maroc.
00:55La maladie représente un défi majeur pour la santé publique et ce chiffre pourrait doubler d'ici 2050.
01:06Et avant de développer ces titres, sachez que Sa Majesté le roi Mohamed VI, Amir el-Mouminin,
01:12présidera ce lundi la veillée religieuse qui sera organisée au mausolée Mohamed V à Rabat.
01:18Ce sera l'occasion, à l'occasion, du 28e anniversaire de la disparition de feu.
01:25Sa Majesté le roi Hassan II, c'est ce qu'annonce un communiqué du ministère de la Maison Royale,
01:30du protocole et de la chancellerie.
01:33Cette veillée religieuse sera retransmise en direct sur les ondes de la radio et à la télévision
01:40à partir du Marib de ce jour.
01:45On ouvre tout de suite notre page consacrée aux élections législatives du 23 septembre.
01:58Et c'est après demain que les 15 801 162 Marocains iront aux urnes pour élire les 395 futurs membres
02:08de la Chambre des représentants scrutins au suffrage universel direct que nous allons suivre
02:14et vous faire vivre sur Médien TV, notamment avec les journalistes de la rédaction
02:19qui ont été déployées dans les 12 régions du Royaume.
02:22La campagne officielle, vous le savez, s'achève demain soir à minuit.
02:26Le vote, lui, aura lieu mercredi.
02:31Je vous le disais, nos journalistes couvrent les 12 régions du Royaume pour ce scrutin.
02:36Younes Benzineb est dans la région de Benimillel-Khnifra
02:40où il nous parle des enjeux du scrutin pour la région.
02:44Ici, nous sommes à Benimillel, au cœur de la région de Benimillel-Khnifra.
02:48L'approche du jour du scrutin, les signes de la campagne électorale deviennent de plus en plus visibles
02:53avec des affiches, des panneaux, des permanences de partis politiques,
02:57mais surtout des discussions qui commencent à tourner dans les espaces publics autour du vote de mercredi.
03:02La région compte cinq provinces.
03:05Benimillel, Azzilal, Freybun Salah, Khnifra et Khouribga.
03:08Là, ces territoires ne se ressemblent pas puisqu'ici, par exemple, on est à Benimillel, dans un environnement urbain.
03:13À une dizaine de kilomètres derrière moi, le décor change complètement.
03:17On retrouve des zones agricoles, des communes rurales et plus loin encore,
03:23les reliefs et les zones montagneuses d'Azilal et de Khonifra.
03:27Cette diversité fait d'ailleurs la particularité de cette région, notamment sur le plan électoral.
03:32La région compte un peu plus de 2,5 millions d'habitants.
03:36Presque la moitié de cette population vit en milieu rural.
03:41Cette réalité est très importante parce que les attentes et les préoccupations de la population ne sont pas presque les
03:47mêmes.
03:48Ici, à Benimillel, on parle d'emploi, d'éducation, de santé.
03:51Dans les zones rurales, on parle plutôt d'accès à l'eau, de désenclavement de territoire et d'accès aux
03:58opportunités économiques.
03:59La région compte 6 circonscriptions. Au total, 32 sièges sont à pourvoir.
04:04Ici, 25 au niveau local et 7 au niveau régional.
04:09Derrière ces chiffres se trouve un territoire très contrasté, une région à la fois urbaine, rurale, industrielle et minière
04:16avec des problématiques qui varient fortement d'un territoire à l'autre.
04:20C'est justement cette réalité que nous allons suivre de près jusqu'au jour du scrutin.
04:25Et dans la région de Dakhla Ouad Dahab, c'est Sana Yassari qui nous donne les éléments sur l'ambiance
04:32à J-2 des élections.
04:34Économie, proximité, défis d'avenir.
04:38À l'approche du jour du vote, Dakhla offre le visage d'une population pleinement engagée dans son destin démocratique.
04:48Mercredi 23 septembre, les urnes parleront.
04:53A Dakhla, Sana Yassari pour Média TV.
04:56Et à l'approche de ces législatives, de plus en plus de femmes s'imposent en tête des listes partisanes
05:02locales.
05:02À Antfa, par exemple, dans la mégalopole de Casablanca.
05:06Ces candidates représentent même plus d'un tiers des têtes de listes.
05:10C'est un récit de Papa Aljonsar.
05:13Les élections législatives du 23 septembre se conjuguent aussi au féminin.
05:18Au-delà des mécanismes habituels de quota, plusieurs femmes s'imposent cette année directement en tête des listes partisanes dans
05:25plusieurs circonscriptions locales.
05:27C'est la circonscription de Casablanca, Antfa, qui se distingue particulièrement avec six femmes.
05:32Tête des listes sur les 20 candidatures en lise.
05:35Mais cette avancée nécessite une lecture prudente.
05:40Une femme placée en tête d'une liste locale n'est pas seulement bénéficiaire d'un quota.
05:45Elle entre directement dans la compétition électorale.
05:48Cependant, la prudence reste démise parce qu'à l'échelle nationale, seulement 121 des 1515 listes locales sont conduites par
05:56une femme, soit environ 7,5%.
06:02Pour lui, l'implantation de ces candidats dans ces zones urbaines, clés comme Antfa ou El Jadida, révèle une vraie
06:10maturité politique.
06:11Ces femmes s'appuient sur un parcours déjà consolidé.
06:17Il faut observer lesquelles sont investies, avec quelles ressources politiques.
06:21Les femmes qui s'investissent disposent souvent des gens d'une expérience parlementaire ou locale, d'une notoriété professionnelle ou
06:28médiatique.
06:29La question n'est donc pas celle de la compétence des femmes, mais celle des conditions dans lesquelles cette compétence
06:34est reconnue par les formations politiques et transformée en investiture.
06:40Mais un décalage persiste.
06:42Les femmes représentent 46% du corps électoral marocain et leur place dans l'éducation, l'activité économique, les professions
06:49et la vie sociale a profondément évolué.
06:52L'enjeu est désormais de savoir si l'offre politique reflète suffisamment la société telle qu'elle est devenue.
06:59Les mécanismes instaurés ont permis de garantir un plancher de présence féminine, mélangé et désormais de rompre avec une sous
07:07-représentation historique.
07:09Le défi n'est donc plus seulement lié à l'entrée dans la compétition, mais au passage d'une parité
07:14de présence à une parité d'éligibilité.
07:17Le temps est donc donné avec l'objectif de faire de la candidature féminine une vraie composante du paysage électoral
07:24marocain.
07:26Et dans la région de l'Oriental, c'est notre journaliste Nassaruddin Ounein qui couvre la région pour ses législatives.
07:33Voici les enjeux du scrutin pour cette région.
07:36On se retrouve ici à Oujda, ville millénaire, capitale de l'Oriental.
07:41Ici, comme dans toute la région, la campagne électorale rentre dans sa dernière ligne droite.
07:4523 sièges locaux sont à prendre, 23 sièges qui se répartissent entre les 8 circonscriptions de la région,
07:524 sièges pour Rujda-en-Gade, 4 sièges pour Nador, 3 sièges pour Berkane, 3 sièges pour Figuig, 3 pour
07:58Driwesh, 2 à Jlada, 2 à Terriert et 2 à Gersif.
08:02À ces 23 sièges locaux s'ajoutent 7 sièges régionaux, réservés d'ailleurs aux femmes, pour atteindre un nombre total
08:09de sièges de 30 rattachés directement à la région.
08:13Les derniers jours de campagne ici sont consacrés à la mobilisation avant le grand appel du 23 septembre où les
08:21citoyens pourront faire entendre leur voix via les urnes.
08:25À Fès Meknes, c'est Anès Bachar qui nous présente les enjeux du scrutin pour cette région. On regarde et
08:31on écoute.
08:32Et on continue cette couverture des élections législatives qui, on le rappelle, se dérouleront ce mercredi 23 septembre avec, bien
08:40entendu, la capitale spirituelle du royaume.
08:42Fès pour couvrir ces élections dans la région de Fès-Meknes, une région très importante dans cette bataille électorale.
08:4847 sièges au total seront disputés durant ces élections.
08:5337 locaux répartis dans 11 circonscriptions ainsi que 10 régionaux qui, on le rappelle, pour ces élections sont réservés aux
09:00listes féminines.
09:01Concernant la répartition de ces sièges, on parle bien sûr de Fès comme bastion important de cette région en étant
09:07le chef-lieu de la région Fès-Meknes.
09:108 sièges au total, 4 dans la circonscription de Fès-Nord et 4 dans Fès-Sud.
09:14Meknes également avec ses 6 sièges, Tiaza, avec ses 5 sièges.
09:17Le reste des sièges, bien sûr, est réparti dans les autres circonscriptions.
09:20On parle de Qalias Ben Mohamed Ghefsay, on parle de Boulmen, on parle de Sfro, on parle de Moulay Yaqub,
09:25El Hajib, également Taounet El Tissa.
09:28Et dans la région de Sous-Massa, nous retrouvons Myriam Kokaïna qui nous parle des enjeux du scrutin pour cette
09:37région depuis Agadir.
09:39Nous sommes à Agadir, capitale de la région Sous-Massa, une région qui résume un ensemble d'enjeux électoraux majeurs.
09:48Une région qui regroupe environ 3 millions d'habitants et qui va envoyer 28 députés à la Chambre des représentants.
09:5421 élus qui seront issus des listes électorales locales qui comptent pour cette circonscription.
10:01A cela s'ajoutent 7 élus, 7 sièges au niveau régional.
10:06Nous sommes donc aujourd'hui à Agadir, une ville qui est plutôt connue pour son littoral touristique, pour ses activités
10:15portuaires.
10:15Mais dans l'ensemble de la région Sous-Massa, il y a là aussi d'autres secteurs dans l'économie
10:20qui dynamisent l'économie de la région.
10:24Par exemple, si l'on s'arrête à la préfecture de Inziken-Eitmilol, celle-ci est très dynamique de par
10:31son tissu industriel.
10:34Un peu plus au sud, nous avons la province de Stuka-Eitbaha.
10:37Celle-ci est très connue pour ses activités agricoles qui permettent une exportation massive de denrées.
10:44Et cela à l'échelle du monde.
10:46C'est donc une région, certes, qui a créé des emplois ces dernières années, mais qui continue quand même de
10:52faire face à une problématique majeure, celle du chômage.
10:55D'après les dernières annonces du HCP, les derniers chiffres qui datent de 2024,
11:00le chômage des jeunes, soit des 15-24 ans, comptait pour plus de 39%.
11:05Un chiffre assez important qui traduit la difficulté à transformer ses opportunités économiques en emplois durables.
11:14Ayman Chalaghi est membre du conseil d'administration du réseau citoyen Talar Ibn Ziyad Initiative.
11:20Et il évoque les enjeux du scrutin législatif de ce mercredi. Je vous propose de l'écouter.
11:24On sait que l'État a fait un appel justement aux différents administrateurs pour pouvoir un peu libérer les fonctionnaires,
11:34en tout cas garantir une certaine participation justement assez aisée pour que les fonctionnaires et les autres admis d'État
11:41puissent aller voter.
11:42J'espère également que la CGEM et que le secteur privé va justement lancer un appel.
11:48J'espère aujourd'hui ou demain justement aux patrons d'entreprise afin de permettre quand même aux salariés d'aller
11:54justement faire ce devoir constitutionnel le mercredi.
11:57Et c'est vrai, et vous l'avez dit à juste titre, les chiffres de midi comment ils sont à
12:00prendre avec des pincettes,
12:02parce que même s'il y a effectivement, je dirais, facilité pour tout le monde d'aller voter,
12:08c'est vrai en général cette tendance, et on l'a vu lors des élections passées,
12:12ce n'est qu'en après-midi que le flux effectivement des votants est beaucoup plus massif, beaucoup plus fort.
12:17Et du coup, les chiffres de midi ne vont absolument pas donner une idée claire et je dirais fidèle sur
12:23le taux de participation global.
12:24Il faudrait attendre la fin de journée pour pouvoir y statuer.
12:27En tout cas, il y a un très grand intérêt pour ces élections.
12:30Il y a un très grand intérêt et le débat, il bat son plein, soit dans la rue, ou sur
12:37les forums, sur les réseaux sociaux,
12:39ou bien sûr en agglomération séville.
12:43Je pense que ces élections ne laissent personne indifférent, ça c'est sûr.
12:47Maintenant, l'autre revers de la discussion, c'est est-ce que justement ces personnes qui sont fortement engagées,
12:54en tout cas intellectuellement, moralement, psychologiquement avec ces élections,
12:57sont-ils inscrites sur les listes électorales et vont-ils aller justement le jour du vote voter ?
13:03Il y en a ceux qui ont des idées fermes et claires, ils savent exactement sur qui ils vont voter.
13:07Il y en a d'autres qui attendent peut-être la dernière minute pour pouvoir trancher définitivement sur les listes
13:11de leurs circonscriptions.
13:12Et il y en a d'autres qui, par conviction justement, ou par un choix intellectuel aussi, disent que
13:18« mon abstention est également » chose que je ne recommande pas en général et que nous ne recommandons pas
13:23à l'initiative Tariq Brouziad.
13:25On demande aux citoyens qui sont inscrits sur les listes électorales d'aller voter le jour du vote,
13:30d'aller exprimer un choix, d'aller faire un arbitrage au cas où justement il n'y a pas de
13:36choix déterminé.
13:37L'important, c'est que le taux de participation, ce n'est pas uniquement important pour le pays ou pour
13:42son image.
13:43Non, le taux de participation indique tout simplement, et ce qui est plus fortement, une confiance.
13:48Une confiance dans un système électoral qui peut-être a également, je dirais un peu, ses points d'amélioration,
13:59mais qui permet de dégager un gouvernement, qui permet de dégager effectivement des alliances gouvernementales
14:04et qui va permettre effectivement au pays d'affronter les enjeux qui sont devant lui.
14:10Et n'oublions pas que ce gouvernement prochain et ses élections, c'est effectivement un gouvernement
14:16qui, bien sûr, va croiser les grands investissements et doit trouver des réponses aux contraintes hydriques,
14:22aux enjeux énergétiques, l'industrialisation, la protection sociale et surtout une conjoncture géopolitique beaucoup plus instable.
14:28Du coup, les enjeux, ils sont énormes et j'appelle mes concitoyens inscrits sur le liste l'oral d'aller
14:34voter le jour, du vote le mercredi.
14:37Et avec ces enjeux énormes, Selma Saleh, nous parle maintenant du poids que représente le vote du monde rural.
14:46On regarde.
14:47Un Marocain sur trois vit en milieu rural, mais dans les urnes, c'est presque un électeur sur deux.
14:54Et cet écart change la lecture du scrutin.
14:57Sur les 15,8 millions d'électeurs inscrits, 45% vivent en milieu rural contre 55% en milieu urbain.
15:08Autrement dit, au moment de voter, l'écart entre rural et urbain se resserre fortement.
15:14Mais le poids du monde rural ne se résume pas aux urnes.
15:18En 2024, il rassemble 13,7 millions d'habitants, soit 37,2% de la population marocaine.
15:27Et derrière ces chiffres, il y a des préoccupations très concrètes comme l'école, l'accès aux soins, l'eau,
15:35l'assainissement, l'emploi ou encore les services publics.
15:39Des progrès ont été réalisés, notamment sur les conditions de vie.
15:42Mais les écarts entre territoires restent importants, en particulier dans l'accès à certains services essentiels.
15:49Pendant ce temps, le Maroc continue de s'urbaniser.
15:5262,8% de la population vit désormais en ville, soit près de 2 Marocains sur 3.
15:59Et c'est là que le contraste apparaît clairement.
16:0237,2% de la population, mais 45% du corps électoral.
16:08Le monde rural pèse donc davantage parmi les électeurs que dans la population du pays.
16:14Et derrière ces 45%, il y a surtout des attentes très concrètes.
16:18Celles de millions de Marocains qui voteront aussi en fonction de leur quotidien.
16:30Et on poursuit avec cette décision de l'Association des barreaux du Maroc.
16:35Les avocats marocains vont poursuivre leur grève jusqu'au 7 octobre prochain.
16:40C'est ce qui ressort de leur réunion tenue hier à Rabat.
16:44Ce qui prolonge donc de fait cette grève entamée depuis le mois de juin dernier.
16:50Selon un communiqué publié à l'issue de la réunion de dimanche,
16:54la suspension de la grève à partir du 7 octobre
16:58ne signifie pas l'abandon des revendications portées par les avocats.
17:02Leur association explique vouloir laisser aux nouvelles institutions
17:06qui seront issues des urnes la possibilité de traiter leur dossier.
17:11Je vous rappelle que les avocats protestent contre la nouvelle loi régissant leur profession.
17:18C'est une première dans l'histoire de l'Allemagne depuis 1945.
17:23Le chancelier Merz et son parti, la CDU, ne sont pas parvenus à se faire élire.
17:29A l'Assemblée régionale, Nathaniel Palabar, éliminatoire des 5%.
17:35Je vous parle de la région du nord-est du pays, le Meclambourg-Poméranie occidental.
17:41Le parti anti-migrants alternatif pour l'Allemagne.
17:45L'AFB est en effet arrivé en tête avec environ 38% des voix,
17:49même si c'est une alliance de la gauche qui semble en meilleure position
17:52pour former l'exécutif régional.
17:54A Berlin, c'est la gauche radicale, dit Linke, avec 25% qui devance.
17:59La CDU, avec 20%, est en position de lui ravir la mairie.
18:06L'AFD est aussi en forte progression, environ 15%.
18:14Aujourd'hui, nous avons assisté à deux élections aux résultats très différents.
18:18Nous ne pouvons pas minimiser le résultat en Meclambourg-Poméranie occidental.
18:23C'est une catastrophe.
18:25La CDU s'est battue durement, mais au final, c'est elle qui a été écrasée
18:29par la polarisation entre le SPD et l'AFD.
18:34Le parti de Vladimir Poutine a de son côté remporté sans surprise
18:38une large majorité législative d'hier,
18:41un scrutin marqué par les piratages informatiques
18:43et des attaques de drones ukrainiens auxquels Moscou a promis une riposte.
18:49Ces élections se sont déroulées également dans les territoires d'Ukraine
18:53occupés et annexés par la Russie,
18:56selon les résultats officiels relayés après le dépouillement des trois quarts des bulletins.
19:01La Russie unie remporte plus de 57% des voix contre 14% pour les communistes
19:07et 8,7% pour les nationalistes du LDPR.
19:10La formation au pouvoir semble en passe de nettement améliorer son score de 2021
19:18et elle est selon les projections d'ores et déjà assurée de conserver sa majorité
19:24des deux tiers des députés siégeant à la Douma.
19:28Les Etats-Unis ont suggéré à la Chine de créer un mécanisme de dialogue
19:34entre les deux puissances au sujet de l'intelligence artificielle
19:38sur fond d'inquiétude face au risque de voir cette technologie échapper à tout contrôle.
19:43Cette proposition a été faite par le ministre américain des Finances, Scott Benson,
19:48à la fin d'une journée de discussion à New York avec le vice-premier ministre chinois Yi Li Feng.
19:54La réunion a été organisée à quelques jours d'un sommet entre les présidents Donald Trump
19:59et Xi Jinping à Washington.
20:02Sommet censé dissiper les tensions commerciales, technologiques, stratégiques.
20:07On écoute le ministre américain des Finances, Scott Benson.
20:15Ce dont nous avons discuté, c'est de la mise en place d'un mécanisme.
20:19Il sera appelé « Dialogue américano-chinois sur l'IA ».
20:22Nous avons convenu de nous revoir.
20:24Les Etats-Unis ont proposé la mise en place d'un mécanisme de notification entre les deux pays.
20:29Nous voulons parvenir à une vision commune avec des objectifs et des menaces partagées.
20:39Un 21 septembre, c'est aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer
20:43avec environ 250 000 personnes atteintes au Maroc.
20:48Cette maladie représente un défi majeur pour la santé publique.
20:51Ce chiffre pourrait même doubler d'ici 2050.
20:55En effet, cette maladie concerne directement ou indirectement 2% de la population marocaine.
21:00Elle affecte, vous le savez, particulièrement la mémoire, l'orientation.
21:04Et avec le temps, l'autonomie aussi des personnes touchées, rendant une prise en charge essentielle.
21:11Bien qu'il n'existe encore aucun traitement curatif,
21:15le diagnostic permet néanmoins de mettre en place, ou plutôt, une prise en charge adaptée
21:21et donc de ralentir la progression de la maladie, notamment à travers des activités cognitives.
21:32Au Niger, à présent, les autorités locales viennent de procéder au relogement de 134 familles
21:39impactées par les travaux d'aménagement de la zone aéroportuaire de Niamey.
21:44L'opération, pensée en avril, a déjà entraîné l'évacuation de plusieurs habitations
21:49en vue d'une extension, d'une sécurisation du site Les Familles,
21:52qui dispose désormais de nouveaux logements sociaux à la cité,
21:56dite de la refondation.
21:57Les détails avec Jean-Débril William.
22:01Trois chambres à coucher, un salon, une cuisine fonctionnelle, ainsi qu'un grand jardin.
22:06Pour Momouni Aruna, difficile de réaliser que cette maison tout juste construite lui appartient désormais.
22:14C'est ancien chef de quartier et depuis ce matin, l'un des premiers habitants de la cité
22:17de la refondation construite à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Niamey.
22:22Un nouveau foyer qui vient compenser la perte de son ancienne maison,
22:26détruite dans le cadre d'une opération de déguerbissement entamée il y a quelques mois
22:30aux abords de l'aéroport de Niamey.
22:34Nous venons de visiter cette maison et je suis agréablement surpris par la qualité des travaux.
22:39C'est vrai que nous étions assez tristes de devoir quitter notre ancienne maison,
22:43mais je peux vous dire que celle-ci la dépasse de très loin en termes de confort et de standing.
22:50Comme lui, ils sont 134 bénéficiaires à avoir reçu ce matin les clés de leur nouveau logement social.
22:56Un soulagement pour ces familles, impacté par la première phase de l'opération d'extension
23:01de la zone aéroportuaire de Niamey, entamée en avril dernier.
23:07Ce n'est jamais facile de quitter sa maison, surtout lorsqu'on y a vécu plusieurs années.
23:12Nous avons d'ailleurs eu des doutes lorsqu'on nous a promis un relogement
23:15et j'ai encore du mal à réaliser que je tiens les clés de notre nouveau foyer.
23:22Je suis à la fois heureuse et soulagée car les autorités ont tenu leur promesse de reloger nos familles
23:27qui avaient été obligées de quitter leur foyer.
23:29Ils nous ont promis qu'il y aurait également des écoles, un marché et même un commissariat.
23:34C'est donc une nouvelle vie qui commence pour nous
23:36et j'espère que toutes les autres familles bénéficieront également d'un nouveau logement.
23:42Pour l'état du Niger, l'opération de réaménagement entamée en avril dernier
23:46devrait à terme entraîner le déguerpissement de quatre lotissements
23:50construits de manière illégale sur près de 20% du périmètre aéroportuaire.
23:55Une mesure sécuritaire qui prévoit également le relogement de près de 26 000 personnes.
24:03En prélude au 66e anniversaire de l'indépendance du Mali,
24:09célébré demain, le palais présidentiel a ouvert les portes de la place
24:13qui symbolise le combat des fils et des filles du Mali pour sa souveraineté.
24:18Je vous propose de regarder ce reportage de Mohamed Danyoko.
24:21Précédemment appelé le jardin du gouverneur,
24:24cette place porte depuis bientôt une année le nom de Malitiebaou aux grands hommes du Mali.
24:29Ici, ce sont désormais des stèles de différents présidents du Mali
24:34à commencer par celles du père de l'indépendance, Moudibou Keïta,
24:39qui ont remplacé celles des colonisateurs.
24:42Les stèles qui étaient là symbolisaient la colonisation.
24:46Donc les autorités de la transition ont estimé juste de les remplacer
24:49par des fils et filles qui ont travaillé,
24:53qui ont œuvré pour l'indépendance de ce pays-là.
24:56À côté des autorités civiles, dans la vingtaine de stèles,
25:01il y a en bonne place celle des officiers militaires
25:04qui ont marqué l'histoire du Mali, des indépendances et du Mali contemporain.
25:10En le rebaptisant au lieu de place du gouverneur,
25:13place du Mali, Kaleke Masao,
25:15c'est tout simplement reconnaître, rétablir l'histoire dans sa véritable dimension.
25:21Notre histoire n'a pas été que l'avènement des colons
25:26ou des hommes qui ont servi l'administration coloniale
25:28ou même les faits militaires coloniaux dans notre pays,
25:30mais notre histoire aussi a été marquée par des hommes
25:32qui ont toujours fait montre de la volonté de faire en sorte
25:35que les dignes fils de ce pays prennent en charge leur destin.
25:39Cette visite ouverte au public à quelques jours de la fête de l'indépendance
25:45témoigne de la volonté des autorités de valoriser les efforts de ceux qui ont lutté
25:49pour que le Mali célèbre aujourd'hui son indépendance et sa souveraineté.
25:57Direction le Croco-Park d'Agadir à présent,
26:00une reconstitution grandeur nature d'une espèce de dinosaure
26:04associée aux anciens écosystèmes du Maroc y est exposée.
26:08Longue de 11 mètres, cette reconstitution invite à découvrir le Spinosaurus,
26:14l'un des animaux préhistoriques les plus emblématiques du Maroc.
26:17Elle permet aussi au public de mieux visualiser les dimensions impressionnantes de cet animal
26:22et de comprendre l'environnement dans lequel il évoluait.
26:26Le Spinosaurus prend place au cœur d'un décor évoquant son environnement ancien,
26:31aux côtés des fossiles d'empreintes et de grandes fresques consacrées au monde disparu du Crétacé,
26:37le célèbre dinosaure du plateau de Kem Kem,
26:39qui a vécu il y a environ 100 millions d'années,
26:43se démarque par son long museau rappelant celui des crocodiles,
26:47sa grande voile dorsale et sa morphologie particulièrement adaptée à un environnement proche de l'eau.
26:57La nouvelle exposition de Hassan Kouen à Rabat, à l'espace Rivage,
27:01est ouverte au public jusqu'au 6 octobre au siège de la fondation Hassan II.
27:06Pour les Marocains résidant à l'étranger,
27:08une quarantaine de toiles témoignent de la maturité de l'expérience créative de l'artiste maroco-américain.
27:14Ce retour offre une occasion de découvrir de près ses œuvres les plus récentes
27:19et mesurer l'évolution de son expérience artistique nourrie de différentes cultures,
27:24vous le voyez, qui ont marqué son parcours,
27:26tout en reflétant la présence profondément ancrée du Maroc dans sa mémoire et sa vision artistique.
27:33On écoute la directrice du pôle art, culture et communication de la fondation Hassan II
27:37pour les Marocains résidant à l'étranger, Fatiha Amoulouk.
27:42Aujourd'hui, nous renouons avec cet artiste, avec son univers,
27:45pour une exposition qui réunit une quarantaine de tableaux
27:49qui illustrent et qui témoignent d'une vivacité dans sa démarche artistique.
27:56L'espace Rivage reste fidèle à sa vocation,
28:00qui est celle de présenter des artistes et des créateurs marocains dans l'étranger
28:04et aussi, pourquoi pas, les accompagner tout au long de leur parcours artistique.
28:09Le cas de Hassan Kouhin en est un exemple
28:13parce que six ans après la première exposition,
28:16il a su se frayer un chemin bien à lui
28:20et c'était important pour nous de le recevoir une deuxième fois
28:24dans des conditions meilleures que la première exposition.
28:28Place à présent à notre entretien avec l'invité de Medi-Info.
28:43A deux jours des législatives, les partis jouent leur dernière carte
28:47pour convaincre les électeurs encore indécis.
28:50Mais derrière cette indécision, quelles sont les attentes ?
28:54Par le pouvoir d'achat, d'emploi, de santé, d'éducation, de logement aussi.
28:58Les préoccupations sont nombreuses, notamment au sein de la classe moyenne.
29:02En même temps, les partis de la coalition sortante doivent défendre leur bilan
29:06alors que certaines promesses formulées en 2021
29:10n'ont pas été tenues ou ne l'ont été que partiellement.
29:14Face à cette expérience, les nouveaux engagements peuvent-ils encore convaincre ?
29:18Les indécis sont-ils simplement à la recherche d'une nouvelle offre politique
29:24ou exprime-t-il surtout une défiance à l'égard des promesses électorales ?
29:29Pour essayer de comprendre cette problématique,
29:35j'ai le plaisir de recevoir Badr Zahar El-Zraq,
29:40professeur de droit, des affaires et de l'économie à l'Université Hassan II de Casablanca.
29:47Bonjour et bienvenue à vous.
29:49Bonjour, merci à vous.
29:52Alors, à quelques jours du vote, que recouvre exactement cette notion d'indécis pour les élections ?
30:00Est-ce que ce sont des électeurs qui hésitent encore en plusieurs parties
30:05ou aussi des citoyens qui hésitent encore à se déplacer aux urnes ?
30:11Je pense qu'il faut d'abord éviter une idée reçue.
30:14Un lecteur indécis n'est pas forcément quelqu'un qui ne s'intéresse pas à la politique.
30:20Il peut-être avoir décidé d'aller voter, mais il hésite encore entre plusieurs parties aux plusieurs candidats.
30:26Donc, cette hésitation peut aussi venir du fait qu'on apprécie le programme national d'un parti,
30:33mais qu'on est moins convaincu par son candidat local.
30:37Et puis, il y a aussi ceux qui hésitent encore entre participer et s'abstenir.
30:43Donc, à quelques jours de scrutin, ceux qui peuvent faire évoluer leur choix, ce n'est pas forcément une nouvelle
30:49promesse.
30:49Je pense que c'est surtout la crédibilité.
30:53L'électeur veut savoir si ce qu'on lui proposait réellement faisable, dans quel délai et avec quelle moyenne.
31:01Et surtout, il regarde ce qui s'est passé auparavant.
31:04De façon générale, je pense que les indécis comparent trois choses.
31:07Ce qu'on lui avait promis en 2021, ce qui a effectivement été réalisé pendant ces cinq ans,
31:14et ce qu'on lui propose aujourd'hui pour la prochaine législature.
31:18Donc, son hésitation n'est pas nécessairement un signe de désintérêt.
31:22Il peut aussi être le signe d'un électeur qui veut prendre un peu plus de temps avant de faire
31:29son choix,
31:29parce qu'il devient plus attentif au décalage éventuel entre le discours politique et sa réalité quotidienne.
31:36D'accord. Alors, allons un peu plus loin pour en savoir plus sur ces indécis.
31:41Quels sont les profils qui restent aujourd'hui les plus difficiles à convaincre ?
31:47Plutôt les jeunes, la classe moyenne, les Marocains urbains ou plutôt les primo-votants ?
31:55Je pense qu'aujourd'hui, cette catégorie des personnes et des citoyens et des électeurs
32:02qui hésitent entre les candidats, entre les programmes électoraux,
32:09se concentre surtout au niveau de la classe moyenne.
32:12Aujourd'hui, la classe moyenne, elle se voit un petit peu égarée entre plusieurs programmes
32:18qui promet, par exemple, l'augmentation, le renforcement des régimes de subvention et d'aide.
32:24Et cette classe moyenne ne se trouve pas au niveau de cette catégorie de promesses et de programmes,
32:29parce que cette classe toujours cherche une qualité de service, une qualité de santé, une qualité d'enseignement.
32:37Donc, à un certain niveau, ces services publics peuvent produire un impact positif sur le pouvoir d'achat,
32:48parce que ce qui préoccupe aujourd'hui la classe moyenne, c'est le taux de dépense
32:52en relation avec surtout ces services de santé et d'enseignement,
32:56parce que la plupart de la classe moyenne, aujourd'hui, préfèrent, surtout en ce qui concerne l'enseignement,
33:01d'envoyer leur enfant vers, par exemple, l'enseignement privé.
33:06Donc, aujourd'hui, ce qu'ils cherchent, ils ne cherchent pas seulement des promesses,
33:10mais ils cherchent aussi la feuille de route à travers laquelle ces partis politiques
33:14vont essayer de mettre en œuvre ces promesses et vont honorer leur engagement.
33:19Mais en même temps, cette classe moyenne, toujours, ils comparent les anciens engagements
33:24de cette coalition gouvernementale et les actuels engagements et promesses
33:29et cherchent. Est-ce que vraiment cette coalition a honoré ses engagements
33:35pour récompenser cette coalition gouvernementale ou bien, au contraire,
33:45aller choisir d'autres partis politiques pour essayer avec eux une nouvelle feuille de route
33:50pour soulager un petit peu le pouvoir achat et renforcer la qualité des services rendus
33:56au niveau de l'enseignement et de la santé ?
33:57Alors, est-ce que c'est cette nouvelle feuille de route dont vous parlez
34:01qui pourrait leur faire changer d'avis ? Qu'est-ce qui peut, aujourd'hui, encore faire évoluer
34:05leur choix dans les tout derniers jours, selon vous ?
34:09Pour beaucoup, la question ne semble plus seulement être pour qui voter,
34:15vous l'avez dit, mais pourquoi voter, notamment ?
34:19Je pense que les indices, aujourd'hui, cherchent plus de crédibilité au niveau des…
34:24C'est-à-dire, ils cherchent une certaine concrétisation des dites promesses
34:31à travers la mise en œuvre.
34:35Comment ces partis politiques, une fois à la commande, au niveau du pouvoir,
34:41ils peuvent concrétiser ces promesses et honorer ces engagements ?
34:45Ce qui manque aujourd'hui à ces promesses, à ces programmes électoraux,
34:48c'est la feuille de route, c'est la concrétisation, c'est comment on va mettre en œuvre ces promesses.
34:54Et ça, c'est le doute au niveau de certains citoyens, certains électeurs
35:00qui voient seulement une certaine reproduction des mêmes promesses qu'auparavant.
35:05C'est-à-dire, en 2021, c'était presque pareil.
35:08Les partis politiques promis, par exemple, l'augmentation de salaire,
35:12le soulagement du pouvoir d'achat, la création d'un million de postes d'emploi,
35:16le renforcement de qualité des services.
35:19Et vous voyez le résultat.
35:21On ne va pas dire que rien n'a été fait,
35:23mais ce n'est pas à la hauteur de ce qui était promis par les partis politiques
35:27aujourd'hui au gouvernement.
35:28Donc, c'est un déci aujourd'hui qu'on va reproduire le même scénario.
35:33Donc, c'est la raison pour laquelle je pense que c'est légitime
35:35de chercher plus de crédibilité et de demander à ces partis politiques
35:39de se rattraper à la fin de cette campagne électorale,
35:42tout en montrant aux citoyens, aux électeurs, comment on va concrétiser
35:46et honorer ces engagements.
35:49Alors, pour honorer ces engagements, les programmes des partis
35:53ont-ils réellement identifié les véritables préoccupations
35:56qui peuvent faire revenir les électeurs vers les urges ?
36:01Vous en avez cité quelques-unes, en passant par l'éducation et l'enseignement notamment.
36:06Mais en ce qui concerne peut-être la zone urbaine et la zone rurale,
36:13les préoccupations divergent.
36:16Oui, je pense.
36:17À mon avis, à certains temps, je me trouve devant certains programmes électoraux
36:21qui se ressemblent.
36:22Ils reprennent les mêmes engagements et les mêmes promesses.
36:25C'est ça vraiment qui met l'électeur dans une situation un petit peu délicate et difficile.
36:31Comment je vais choisir entre ces programmes électoraux qui se ressemblent ?
36:36C'est la raison pour laquelle une grande partie des électeurs
36:38votent pour la personne, pour des personnes au niveau local,
36:41c'est-à-dire des personnes qu'ils connaissent déjà,
36:44au lieu de voter pour des programmes nationaux.
36:47Et vraiment, lorsqu'on constate que ce soit les programmes électoraux
36:53des partis qui sont aujourd'hui au gouvernement,
36:55ou bien qui représentent la majorité,
36:56ou bien qui se trouvent au niveau de l'opposition,
36:59ils touchent les mêmes préoccupations, je pense.
37:02La santé, l'emploi, l'enseignement, le pouvoir d'achat, le SMIC, la retraite.
37:11Donc voilà, ce sont la même chose.
37:13Et qui est parfois, qui même, qui promet,
37:17qui trace et qui dessine les mêmes objectifs,
37:19parfois, et qui donne les mêmes chiffres.
37:21Et voilà, ça, ce qui met vraiment l'électeur dans une situation délicate
37:25et qui renforce ses doutes, est-ce que ce sont des vraies promesses ?
37:30Est-ce que les partis politiques vont tenir à ces promesses ?
37:33Est-ce qu'on va seulement reproduire le même scénario des dernières élections ?
37:38Donc voilà, je pense que les partis politiques aujourd'hui
37:42doivent fournir plus d'éclaircissement, plus de tournées.
37:45Ils doivent montrer leur feuille de route.
37:46Comment on va mettre en œuvre ?
37:48Comment on va concrétiser cet engagement ?
37:50Je pense là, on peut dire que vraiment,
37:52si ces partis politiques arrivent à élaborer
37:54et à communiquer cette feuille de route,
37:56on peut convaincre une grande partie des électeurs indécis
37:58pour aller le jour de 23 et voter pour ces partis politiques.
38:02Oui, il reste 48 heures maintenant, à peine,
38:05puisque la campagne s'achève dans 24 heures.
38:09Vous venez de le dire, on retrouve partout, presque,
38:13c'est vrai, la notion du pouvoir d'achat,
38:16l'emploi, la santé, l'éducation et la protection sociale.
38:18Finalement, où se situent alors les véritables différences
38:22entre les offres partisanes aujourd'hui,
38:26celles qui pourraient faire changer d'avis à un indécis,
38:30qu'ils soient issus de la classe moyenne
38:33ou peut-être de la jeunesse aussi,
38:35dont on a encore très peu parlé
38:37et qui ne semblent pas beaucoup se mobiliser
38:41pour ce scrutin du 23 septembre prochain ?
38:45Malheureusement, aujourd'hui, on cherche à faire la différence
38:48entre ces différents programmes
38:50et je pense qu'on ne peut pas faire la différence
38:54et distinguer entre ces programmes seulement
38:55à travers ce qui a déjà été promis par les partis politiques
38:58parce qu'il y a une petite différence au niveau des chiffres.
39:03Par exemple, certains partis promis de créer un million d'emplois,
39:08d'autres 750 000 postes d'emplois,
39:11d'autres promis, par exemple, de renforcer le pouvoir d'achat,
39:15de fixer le SMIC à 5 000 dirhams.
39:18Donc, ce sont certaines distinctions
39:20qui peuvent être établies au niveau seulement des chiffres
39:23donnés par ces partis politiques.
39:25Mais je pense que la distinction doit être établie
39:30au niveau des instruments de la mise en œuvre
39:32qui sont absents au niveau des programmes électoraux.
39:37Malheureusement, cette situation,
39:39cette absence flagrante des feuilles de route
39:42et des instruments de mise en œuvre
39:44rend la tâche un peu difficile pour les électeurs
39:47d'ici aujourd'hui pour trancher la question
39:49et dire voilà, je vais voter pour cette partie
39:51ou pour l'autre.
39:52Donc, c'est la raison pour laquelle
39:55la plupart des électeurs favorisent un vote
39:57en relation avec la personne elle-même
40:00tout en écartant ses programmes électoraux
40:05et ses promesses.
40:07Donc, on s'attache à la personne elle-même
40:09ce qui rend la tâche de suivre,
40:11d'évaluer cette personne
40:14ou bien même les partis politiques
40:17un petit peu difficiles
40:18parce qu'il manque d'indicateurs.
40:19Il manque aussi une idée
40:24sur les vrais instruments de mise en œuvre
40:26pour qu'on peut évaluer prochainement
40:28les prochaines élections,
40:30le rendement de sous-gouvernement
40:32et des partis qui forment ce gouvernement.
40:34La question des jeunes,
40:35je pense qu'il est un petit peu absente,
40:36même au niveau du discours,
40:38même au niveau de communication.
40:39Les partis sont absents à ce niveau.
40:41Ils ont marginalisé un petit peu les jeunes
40:43qui représentent un peu surtout
40:44la catégorie 18-24,
40:47qui représentent un peu 4% des électeurs.
40:51Je pense que le discours a marginalisé
40:55cette catégorie.
40:56Et même au niveau des promesses,
40:58même au niveau des programmes électoraux,
41:03la plupart des partis politiques
41:05n'ont pas accordé une attention particulière
41:06à cette catégorie de jeunes
41:08qui est descendue récemment dans les rues
41:11pour revendiquer.
41:12Plus de revendications en relation
41:13avec les services publics,
41:14en relation avec la liberté et la démocratie.
41:17Donc je pense qu'il reste 48 heures.
41:19J'aimerais bien que ces partis politiques
41:21profitent de ce qui reste du temps
41:22pour adresser un autre message
41:25directement ciblé vers cette catégorie
41:27d'électeurs.
41:29Merci, merci infiniment
41:32Badal Zahar Zraq
41:34d'avoir répondu à nos questions.
41:36Je rappelle que vous êtes professeur
41:37de droit des affaires
41:38et de l'économie
41:39à l'université Hassan II
41:41de Casablanca.
41:43Merci.
41:46Voilà, et tout de suite,
41:48c'est l'essentiel de l'actualité économique
41:50avec Mehdi Jaziri.
42:00Il est temps de faire le tour
42:02de l'actualité économique
42:03et on commence au Maroc,
42:04dans le détroit de Gibraltar.
42:06Tangemède toujours au sommet
42:08et cette fois,
42:08ce n'est pas nous qui le disons,
42:09c'est la presse économique française.
42:12Le quotidien La Tribune
42:13consacre un article élogieux
42:15aux ports marocains
42:16présentés comme le premier port
42:17à conteneur de la Méditerranée
42:19et d'Afrique.
42:20Les chiffres d'ailleurs parlent d'eux-mêmes.
42:22Plus de 11 millions
42:23de conteneurs traités en 2025,
42:25une hausse de plus de 8% sur un an
42:27et un débit qui dépasserait carrément
42:30celui de Los Angeles.
42:31Sacré exploit pour une infrastructure
42:32qui n'a même pas 20 ans d'existence.
42:35La raison de cette forme olympique,
42:37la mise en service
42:38de l'extension du terminal TC4
42:40exploité par les néerlandais
42:42d'APM Terminal.
42:43Cette performance intervient
42:45dans un contexte difficile.
42:46Les tensions géopolitiques,
42:48la guerre en Iran,
42:49les à-coups du commerce mondial
42:50qui devait pourtant freiner
42:52le trafic maritime,
42:53ont finalement joué en faveur
42:55de Tangemède.
42:56Ça vous concerne si vous voyagez
42:58ou si vous importez le dirham ?
43:00Les analystes d'Atijari Global Research
43:02viennent de revoir leurs prévisions
43:04et le message est clair.
43:06Le dollar devrait continuer
43:07à se renforcer légèrement
43:09face au dirham marocain.
43:11Dans les prochains mois,
43:12on parle d'un dollar
43:13à 9,51 dirhams dans un mois
43:16contre 9,39 dirhams actuellement.
43:19On vient de dramatique
43:20mais si vous prévoyez
43:21un séjour aux Etats-Unis
43:22ou un achat de devises,
43:24gardez l'œil sur la pendule.
43:26Allez, on change de continent
43:27en direction Paris
43:28où la dette flirte
43:29avec des sommets historiques
43:31selon les projections
43:32du ministère de l'économie
43:33et des finances.
43:34La dette publique française
43:36va poursuivre son ascension
43:37119,3% du PIB en 2026
43:40puis 121,7% en 2027
43:43du jamais vu depuis 1995.
43:45En 2025, elle représentait déjà
43:47115,6% de la richesse nationale.
43:51Du côté de Bercy,
43:52on se veut rassurant.
43:54Il parle d'une hausse mécanique
43:55conséquence d'un déficit
43:56qui demeure élevé.
43:58Un déficit justement attendu
44:00à 5,4% du PIB en 2026
44:03contre 5,1% en 2025
44:06avant un repli annoncé
44:07à 5% en 2027
44:09un objectif que le ministre
44:11de l'économie et des finances
44:12défend bec et ongle.
44:13Ces chiffres ont été transmis
44:15dans la nuit
44:15au Conseil des finances publiques
44:17le fameux HCFP
44:19qui doit désormais se prononcer
44:21sur ce qu'il appelle
44:22la sincérité
44:22et la crédibilité
44:24de ses trajectoires macroéconomiques.
44:26Un avis loin d'être anodin
44:27c'est justement
44:28ce gendarme budgétaire
44:29qui ces dernières années
44:30a régulièrement épinglé
44:32des prévisions de croissance
44:34jugées trop optimistes
44:35par les gouvernements successifs.
44:37Un dossier explosif
44:38à un mois d'un débat parlementaire
44:40qui s'annonce
44:41une fois de plus
44:42sous très haute tension.
44:44La tech chinoise nouvelle
44:46Eldorado
44:46des investisseurs étrangers
44:48sur les 8 premiers mois de 2026
44:51les investissements directs étrangers
44:53dans les secteurs chinois
44:54de haute technologie
44:55ont bondi
44:56de 35,1% sur un an
44:58pour atteindre
44:59200,26 milliards de yuan
45:02paierait de 30 milliards de dollars
45:04un chiffre qui détonne
45:05car dans le même temps
45:06l'ensemble des flux
45:07d'IDE vers la Chine
45:08lui recule
45:09de 5,3%
45:11à 479,95 milliards de yuan
45:15soit 71,66 milliards de dollars.
45:20Résultat
45:20la tech pèse désormais
45:2241,7%
45:23de tous les investissements
45:25étrangers
45:25effectivement utilisés
45:27dans le pays
45:27une hausse de 12,4 points
45:29en un an
45:30dans le détail
45:31les secteurs manufacturés
45:32ont capté
45:33119,55 milliards de yuan
45:36environ
45:3617,85 milliards de dollars
45:39mais c'est bien
45:40les services
45:41qui raflent la mise
45:42avec
45:43350,42 milliards de yuan
45:46soit
45:4652,32 milliards de dollars
45:49près de
45:503 fois plus
45:51autre indicateur
45:53à surveiller
45:53le nombre de
45:54nouvelles entreprises
45:55à capitaux étrangers
45:56créés en Chine
45:57qui progresse timidement
45:58de 0,3%
46:00à 42,582 sociétés
46:04avec une dynamique
46:05particulièrement marquée
46:06dans les activités
46:07liées à l'innovation
46:09le message envoyé
46:10par Pékin
46:11est limpide
46:11même avec
46:12des flux globaux
46:13en berne
46:14la Chine reste
46:15un aimant
46:16pour qui mise
46:16sur la technologie
46:17de demain
46:18et on termine
46:20avec une belle opération
46:21hôtelière
46:22qui redessine
46:23la carte du tourisme
46:24africain
46:25le groupe
46:25singabourien
46:26Banyan Group
46:27vient d'annoncer
46:28le rachat de
46:29Newmark Hotel et Réserve
46:30une société
46:31de gestion
46:32basée au cap
46:33à la clé
46:3326 hôtels et réserve
46:35répartis dans
46:357 pays africains
46:36que voici
46:37Afrique du Sud
46:38Il-Maurice
46:39Namibie
46:40Nigeria
46:40Ouganda
46:41Tanzanie
46:41et le Zimbabwe
46:43avec cette acquisition
46:44Banyan pèse désormais
46:45près de 130 adresses
46:47dans 28 pays
46:47à travers le monde
46:48et le Maroc
46:49participe activement
46:50à cette stratégie
46:51panafricaine
46:52le groupe
46:53y possède déjà
46:53le Banyan Tri
46:54Tamouda Bay
46:55et des Riades
46:56à Marrakech
46:57il prépare
46:57une prochaine ouverture
46:59au Bénin
47:00c'est la fin
47:00de ce journal économique
47:03Voilà c'était
47:04l'essentiel
47:04de l'actualité
47:05que ça va suivre
47:06des programmes
47:06sur Média
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