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Olivier Faure, candidat à la primaire socialiste, était l'invité de BFMTV ce mardi 22 septembre
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00:00Bonsoir Olivier Faure.
00:01Bonsoir Sonia Mabrouk.
00:02Merci d'être notre invité ce soir. Vous êtes candidat à la primaire socialiste, candidat à la présidentielle.
00:07Nous avons suivi en partie ce discours ensemble.
00:11Est-ce qu'il y a un discours volontariste du président sur notamment la réouverture du détroit d'Hormuz
00:17et les conséquences qui sont les nôtres, notamment conséquences sociales ?
00:20Est-ce que vous avez senti là une vraie influence et un poids de la France ?
00:25Je l'espère en tout cas parce que d'un président à l'autre, il faudra que la parole de
00:30la France soit respectée.
00:32Et nous avons là aujourd'hui une situation qui est très inquiétante.
00:35Le pari formé par à la fois Netanyahou et Trump est un pari raté.
00:42Cette guerre n'a ni libéré le peuple iranien auquel il faut penser et qui subit aujourd'hui une double
00:47peine.
00:47A la fois un régime d'Hemola qui est plus dur que jamais et en même temps les bombardements qui
00:53n'ont pas affaibli le régime, bien au contraire.
00:57Et donc nous sommes maintenant otages de ce conflit qui se solde par à la fois le détroit d'Hormuz
01:03mais c'est aussi maintenant avec l'entrée en piste, si j'ose dire, des outils du Yémen et des
01:10chiites de Syrie.
01:10C'est aussi le pipeline, l'oléoduc qui relie d'est en ouest, qui traverse l'Arabie Saoudite et qui
01:18était le plan B
01:18et qui est désormais un plan qui est un plan largement contrôlé et impossible à mettre en œuvre.
01:26Et donc on est dans une situation incroyable où les choix pris par deux puissances prennent en otage l'ensemble
01:37du monde.
01:37Nous sommes pris en étau et nous avons des conséquences sociales qui sont réelles, un mécontentement qui est très vif
01:43et un gouvernement, Olivier Faure, qui a essayé d'y répondre ce soir avec quelques annonces qui sont estimées.
01:48Toute la facture est à 450 millions avec une aide aux gros rouleurs qui est prolongée,
01:53d'autres aides ciblées qui sont également reconduites. Suffisant ?
01:59D'abord il y a des évolutions qui sont des évolutions positives.
02:02Moi je ne suis pas de ceux qui sont dans l'opposition et qui considèrent que quand le gouvernement dit
02:05blanc et que c'est blanc,
02:06il faut le reconnaître. Et donc il y a des éléments positifs.
02:10Le fait qu'on ait doublé le nombre de bénéficiaires potentiels, c'est un bon point.
02:15Et c'était une demande que j'ai formulée il y a bien longtemps et je suis heureux qu'elle
02:18soit entendue.
02:20J'entends qu'également on va passer de 20 centimes à 40 centimes.
02:25Ça aussi c'est un bon point et donc je considère qu'il y a là une évolution positive.
02:30Il y a une demande que j'ai formulée aussi qui est celle de rendre cette aide automatique.
02:37Elle n'est pas complètement entendue puisqu'elle n'est entendue que pour ceux qui avaient déjà demandé la première
02:42aide.
02:43Et si on est à 450 millions, c'est parce qu'en réalité le gouvernement ne met rien de plus
02:47sur la table.
02:47Vous reconnaissez déjà que la facture quand la caisse est cramée est pas mal déjà, non ?
02:51Non mais je viens de vous dire que je n'étais pas de ceux qui m'égottent sur les efforts
02:56qui sont réalisés.
02:58Simplement ce que je dis c'est qu'aujourd'hui en fait on consomme, on va consommer ce qui n
03:04'avait pas été consommé précédemment
03:05parce que justement ces aides n'étaient pas automatiques.
03:08Et donc je souhaite qu'elles le deviennent et l'État en a les moyens.
03:11Ensuite, deuxième point...
03:13Pourquoi ? Attendez, c'est important, vous dites l'État en a les moyens.
03:16Quand on a une telle désespérance sociale pour certains, pourquoi l'État ne met pas tout alors s'il en
03:20a les moyens ?
03:21Non, j'ai dit qu'il a les moyens de faire en sorte de recouper sa nombre d'informations
03:25et donc il sait qui sont les gens qui roulent, il sait ce que sont les revenus fiscaux de référence,
03:31il sait aussi, donc il a tous ces éléments-là, il sait aussi les immatriculations des véhicules,
03:36donc il a tous ces éléments et donc il peut à un moment rendre automatique cette aide.
03:41Et ça permettrait à des gens qui ne la demandent pas parce que c'est trop compliqué,
03:45parce qu'on sait très bien que le non-recours est une question pour toutes les aides qui sont aujourd
03:50'hui
03:50les aides que peut fournir l'État mais que des gens ne demandent pas
03:53simplement parce qu'ils ne comprennent pas comment ils peuvent faire pour l'obtenir.
03:56Bien, mais si je vous écoute bien ce soir, vous dites que c'est quand même un gouvernement malgré tout
03:59qui est à l'écoute, qui a entendu la colère, qui a entendu aussi la souffrance d'une partie des
04:03Français.
04:04Il a en partie entendu, il est d'ailleurs obligé de entendre ce qui se passe
04:09parce que c'est le sujet de la session partout.
04:11En fait, je ne vois nulle part de gens qui ne parlent pas de cette question du prix des carburants.
04:18Mais ce que je dis, c'est que la réalité, c'est qu'ils pourraient aller encore plus loin.
04:23Le plus loin, c'est quoi ?
04:25C'est tout simplement le fait que vous avez aujourd'hui des raffineurs,
04:28des distributeurs qui font d'immenses marges.
04:30Rendez-vous compte que sur le premier semestre,
04:33Total a battu un record en faisant quasiment 10 milliards de bénéfices.
04:38Ça veut dire quoi ?
04:39Ça veut dire tout simplement qu'en dépit du plafonnement qu'il s'est auto-infligé,
04:45eh bien, Total continue à faire d'immenses bénéfices qui sont liés à quoi ?
04:48Qui sont liés au fait qu'il a su, Total a su spéculer au bon moment.
04:53Et donc, il y a de l'argent...
04:54Un profiteur de crise ?
04:56Vous le diriez ainsi aujourd'hui ?
04:58Oui, je l'ai déjà dit.
04:59Il y a des gens qui, je ne dis pas qu'ils ont eux-mêmes créé la crise.
05:03Je dis que quand tout le monde est appelé à se serrer la ceinture,
05:07et donc qu'on a des millions de Français
05:09qui n'arrivent plus, au milieu du mois, à assumer leurs dépenses,
05:14il n'est pas complètement sain d'avoir des gens qui, pour les mêmes raisons,
05:18sont eux en train de faire des bénéfices records
05:20et distribuer des dividendes comme jamais.
05:22Et donc, oui, il y a un sujet.
05:24Et le sujet, là, en l'occurrence, c'est que le gouvernement...
05:28J'entends ce que dit le gouvernement allemand, le gouvernement portugais,
05:32le gouvernement espagnol, le gouvernement italien, le gouvernement autrichien,
05:36le gouvernement polonais.
05:37Tous appellent à ce que l'on puisse prélever sur les profits exceptionnels des pétroliers.
05:43Et il y a aujourd'hui une parole de la France qui, elle, est absente du Conseil européen.
05:47Et donc, puisque le chef de l'État s'exprimera jeudi en France sur toutes les antennes...
05:51Je l'appelle solennellement à faire en sorte qu'il rejoigne le Conseil des Nations européennes
05:57et que lui aussi appelle à ce qu'il y ait, effectivement,
06:03une taxation exceptionnelle sur les profits exceptionnels des pétroliers.
06:08Reprenons la liste que vous avez citée, Olivier Faure,
06:10que ce soit l'Espagne, que ce soit l'Italie, que ce soit l'Allemagne, que ce soit la Pologne,
06:13tous ont fait des efforts sur les prix ou la TVA, tous.
06:18Et ils ont un point commun que nous n'avons pas.
06:20Lequel, selon vous ?
06:21Tous les efforts qu'ils ont fait sur les réformes structurelles que nous n'avons pas fait.
06:25Oui.
06:26Est-ce que nous payons la facture aujourd'hui, par exemple, du gel de la réforme des retraites ?
06:30Non. Là, c'est sans rapport.
06:32Pardon, mais enfin, si vous voulez parler de la dette, on peut en parler.
06:35Mais les mille milliards de dettes qui sont aujourd'hui sous nos yeux,
06:39ils ne sont pas venus tomber du ciel par je ne sais quelle calamité naturelle.
06:43Et ça n'est pas lié à la réforme des retraites.
06:45La réforme des retraites, vous savez très bien que c'est moins de 3 milliards cette année.
06:48Et donc, la réalité, c'est que ces 1 000 milliards,
06:51ils sont venus tout simplement de choix qui ont été faits par le gouvernement Macron depuis le début.
06:55Certainement en partie. Mais vous ne reconnaissez pas, Olivier Faure, que les autres pays ont fait des efforts,
07:00et parfois même avec du sang et des larmes, ce que nous n'avons pas fait et ce que nous
07:04payons aujourd'hui, ce n'est pas ça ?
07:05Mais vraiment, Sonia Barbrouc, est-ce que vous voulez infliger à notre pays du sang et des larmes ?
07:09Ah, mais je vous pose la question.
07:10Non, mais moi, je vous la pose aussi à mon tour, puisque vous avez hâte de dire que, malheureusement, en
07:14France,
07:14on n'a pas demandé aux Français du sang et des larmes.
07:18Non, la question que vous pensez, c'est pourquoi nous n'avons pas les marges de manœuvre aujourd'hui ?
07:20Moi, je trouve que les Français, ils payent déjà très cher la politique qui est conduite et qu'il est
07:23temps d'en changer.
07:24Mais pourquoi nous n'avons pas les marges de manœuvre de l'Italie, de l'Espagne ?
07:27D'ailleurs, vous avez salué vous-même, Olivier Faure, la politique de votre camarade, si je puis dire, M. Sanchez.
07:35Camarade, ami.
07:36Oui, camarade, ami, oui, c'est la même chose.
07:38Non, non, ce n'est pas toujours la même chose, mais en tout cas, en l'occurrence, c'est le
07:41cas.
07:41Bon, en tout cas, il y a une vraie proximité et sans doute que vous voulez vous inspirer de sa
07:45politique.
07:45Il est repassé sous les 100% de dettes publiques reportées au PIB.
07:49Vous avez salué d'ailleurs la politique du pays qui a revalorisé les salaires, augmenté les salaires,
07:54mais vous avez omis l'élément fondamental.
07:56Quel âge de départ à la retraite ?
07:58Mais j'aurais pu me douter que cette question viendrait.
08:01La réalité, c'est que vous comparez, en fait, des systèmes qui n'ont rien de comparable.
08:05Et qu'en France, nous avons deux âges, en réalité.
08:09Vous avez l'âge légal du départ à la retraite, 64 ans aujourd'hui, si la réforme borne n'est
08:14plus suspendue,
08:1562 ans avant la réforme borne, et puis vous avez une deuxième borne qui est les 67 ans,
08:21qui est l'âge du taux plein pour tout le monde.
08:22Et donc, on confond, en fait, des systèmes qui n'ont rien à voir.
08:26Vous avez en Espagne un système qui, effectivement, est celui du taux plein au même âge que le nôtre.
08:31Et vous avez, ensuite, des décotes pour ceux qui partent plus tôt.
08:34Mais quand vous regardez ce qui se passe dans les pays européens,
08:37la réalité, c'est que tout le monde part à peu près au même moment.
08:39Voilà la question que je vous pose, M. Faure, au-delà des retraites,
08:42puisqu'on arrive à une discussion budgétaire qui va être assez importante pour notre pays.
08:47On va le voir avec un effort inédit, en tous les cas, annoncé par Sébastien Lecornet de 54 milliards d
08:52'euros.
08:53Est-ce que vous pouvez dire vraiment, les yeux dans les yeux, si je puis dire, en conscience aujourd'hui
08:56à ceux qui nous regardent,
08:57que tout le monde ne va pas devoir faire des efforts ?
08:59Les retraités, les étudiants, malheureusement aussi ceux qui sont, je ne dis pas les plus modestes,
09:04mais certains retraités qui sont quand même dans une limite et qui ne peuvent pas être considérés comme aisés.
09:09Est-ce qu'on peut vraiment leur dire, dormez braves gens, vous, vous serez épargnés ?
09:14Est-ce que vous pouvez dire aux grandes fortunes, aux grands patrimoines, aux grandes entreprises,
09:20dormez braves gens, vous serez vous épargnés ?
09:22Parce que c'est ce que dit le gouvernement.
09:24Vous vous rendez compte qu'au moment où il s'apprête à ponctionner sur les malades, sur les étudiants, sur
09:30les retraités,
09:32sur tous ceux qui, sur les fonctionnaires,
09:35pendant ce temps-là, il dit aux 500 plus grandes entreprises en France,
09:40il leur dit, vous, pendant ce temps-là, je baisse votre imposition de 3 milliards et demi.
09:45Est-ce que vous pensez que c'est entendable ?
09:48Est-ce que vous pensez qu'à un moment où, désormais, on sait,
09:53il y a dans les 15 prochaines années, 9 000 milliards d'euros d'héritage qui vont être redistribués ?
10:00Mais là, on n'y touche pas.
10:02On a la place peut-être enviable, nous sommes second sur le podium mondial
10:09de distribution de dividendes au premier semestre.
10:12Et on ne touche pas à ça.
10:14Il y a une autre place enviable.
10:15On est quasiment avec la médaille d'or du pays le plus imposé aussi.
10:20Certes.
10:21Mais là aussi, j'aimerais bien pouvoir...
10:23C'est dommage, on n'aura pas le temps.
10:24Mais enfin, j'aimerais quand même qu'un jour, on se pose la question de savoir
10:27ce qu'est un système solidaire par rapport à ce qu'il y a un système comme le système américain,
10:31où c'est votre carte bleue qui vous fait rentrer à l'hôpital ou pas.
10:34Et là, vous vous rendriez compte qu'en réalité, les Américains mettent beaucoup plus d'argent
10:39sur leur santé que nous n'en mettons parce que nous avons justement, nous, un système solidaire.
10:43Et moi, je me félicite du fait que quand vous allez à l'hôpital,
10:45on ne vous demande pas quel est votre compte en banque.
10:47On vous demande simplement si vous allez bien ou pas.
10:49Et ce système-là, il faut le défendre.
10:51Parce que si nous ne le défendons pas, effectivement, progressivement,
10:54ce sera le règne de l'assurance privée et chacun sera renvoyé à sa propre fortune.
10:57– Le reste de bas, mais sujet, évidemment, qui doit être posé dans le débat public pour la campagne.
11:01Mais si je vous entends depuis tout à l'heure, M. Faure,
11:03jamais, évidemment, vous ne voterez un tel budget.
11:05Donc la censure est acquise, on peut le dire.
11:08– Si rien ne bouge, évidemment, la censure est acquise.
11:10– Pourquoi le gouvernement bougerait alors que les marges de manœuvre sont réduites,
11:13que la caisse est cramée ?
11:14– Mais la caisse est cramée, je me répète.
11:17– Dis-t-il, en tout cas ?
11:18– Oui, mais enfin, si, si, elle est largement cramée.
11:21Mais elle est cramée par qui et pourquoi ?
11:23Et donc, la question, ce n'est pas de savoir si quelqu'un doit payer.
11:27Bien sûr qu'à un moment, il va falloir qu'on puisse redresser les comptes publics.
11:30Mais la question, c'est qui va contribuer majoritairement, très majoritairement, à cette…
11:36– Vous le savez désormais.
11:37– Oui, je vois que le choix du gouvernement est un choix de faire payer la multitude.
11:43Et moi, ce que je dis, c'est que plutôt que de faire payer la multitude,
11:46vous vous rendez compte, enfin, est-ce que vous pensez sérieusement
11:48que quand on a 2000 euros de retraite, on est à retraiter riche ?
11:53On ne peut même pas, en Ile-de-France, se payer l'EHPAD.
11:56Et donc, on considère là que ces gens-là sont suffisamment fortunés
12:00pour devoir les ponctionner.
12:02En revanche, pas de problème pour les très grandes fortunes.
12:05Mais c'est ça qui est choquant.
12:07Parce que c'est ça aussi qui distingue la gauche de la droite.
12:09C'est que la droite, elle a toujours les yeux de chimène pour les plus grandes fortunes.
12:13Et elle nous a vendu pendant 10 ans, pendant 10 ans, la théorie du ruissellement.
12:18En nous disant, ne vous inquiétez pas, braves gens,
12:20quand on donne aux plus fortunés, ça finit par ruisseler jusqu'à vous.
12:25Mais on n'a pas vu une goutte d'eau ni de pétrole.
12:28On n'a rien vu venir.
12:29Et donc, c'est la raison pour laquelle il faut changer de politique.
12:31– Et donc, censurer.
12:33– Et donc, le moment venu, censurer, bien sûr.
12:36– Oui, mais moi, j'interroge, puisque vous dites la différence entre la gauche et la droite.
12:38La différence aussi, peut-être, avec la gauche et la droite,
12:40c'est un moment, un choix, une décision.
12:43Nous sommes à 7 mois de la présidentielle.
12:45Vous êtes candidat à la primaire et donc à la présidentielle, M. Faure.
12:49Qu'apporterait une censure ?
12:50Qu'apporterait un changement de gouvernement ?
12:53Qu'apporterait une telle situation alors que les Français vont s'exprimer dans les urnes ?
12:57Pourquoi ajouter du chaos ?
12:58Est-ce que vous seriez prêt aujourd'hui à ajouter du chaos au chaos ?
13:00– Vous aurez remarqué que, quand il a fallu prendre sa responsabilité, je l'ai prise.
13:08Et que ce gouvernement a accepté l'an passé de négocier.
13:13Et sur la table, il y avait la situation de la réforme des retraites.
13:16Il y avait le repas à 1 euro pour les étudiants.
13:19Donc, on voit le succès, de la façon, malheureusement,
13:22c'est la preuve qu'il y avait un réel besoin,
13:24puisque tous les Crous de France sont envahis par les étudiants
13:28qui cherchent à simplement se nourrir.
13:30J'étais, la fin de la semaine dernière, avec l'association Copains,
13:36qui, elle-même, délivre des repas
13:38et délivre aussi de la nourriture aux étudiants.
13:41Mais la réalité, c'est qu'il y a une vraie crise.
13:44Et je me félicite du fait que nous ayons obtenu cela.
13:47Je me félicite du fait qu'on ait obtenu aussi
13:49une augmentation très substantielle de la prime d'activité.
13:52– La situation politique a changé.
13:53Vous n'êtes plus en mesure de tendre le bras du gouvernement.
13:56– Mais oui, mais enfin, qu'on ne me demande pas
13:58alors de devenir un supplétif de ce gouvernement.
14:00– Donc censure, assumer et affirmer.
14:02– Je ne suis pas macroniste et je n'entends pas le devenir.
14:06Quand l'an passé, il y avait justement la question
14:08déjà posée sur les retraites.
14:10Vous vous souvenez que nous avons obtenu le fait
14:13qu'on n'y touche pas.
14:14Il y avait sur les franchises médicales
14:16la volonté du gouvernement, déjà à l'époque,
14:19de vouloir augmenter ces franchises médicales.
14:21Elles viennent d'augmenter par décret.
14:23Le frappé, ça y est, c'est la même chose.
14:25C'est la même chose pour le tarif pour les urgences.
14:27Et donc vous voudriez que nous, nous endossions
14:30en fait ce travail qui est celui du gouvernement.
14:33– Non, mais paradoxalement, vous me dites
14:34que c'est un choix raisonnable que de censurer.
14:36C'est ce que vous me dites ce soir.
14:37– Ce que je vois, la seule arme qu'a une opposition,
14:40c'est effectivement un moment de se faire entendre.
14:42Et si le gouvernement ne veut pas être censuré,
14:44ce qui est possible,
14:45et bien qu'il fasse l'effort d'entendre ce que nous disons.
14:47C'est pas à chaque fois à nous de faire l'effort.
14:49Et moi, je ne vois pas, je n'entends pas
14:51ni M. Retailleau, ni M. Attal,
14:53ni M. Philippe, qui sont dans la majorité actuelle,
14:58qui soutiennent ce gouvernement.
15:00Mais quel est celui d'entre eux qui a dit
15:02« Oui, il faut négocier.
15:04Oui, il faut effectivement entendre ce qu'ils ont à dire.
15:06Oui, il faut effectivement que nous puissions
15:08revenir sur la politique de l'offre. »
15:10– Personne ne le dit.
15:11Et donc, vous voudriez que moi, je dise,
15:14au nom du chantage qu'on me fait,
15:15à chaque fois de me dire,
15:17écoutez, vous soyez responsable.
15:17– Je veux que vous expliquiez votre choix
15:19à 7 mois de la présidentielle.
15:21– Oui, j'entends bien.
15:22C'est votre rôle de le faire.
15:24Et je fais comme si vous étiez le gouvernement.
15:25– J'entends, j'entends.
15:26– Je m'en excuse auprès de vous.
15:27Voilà, vous n'êtes pas le gouvernement.
15:29Mais moi, en tout cas, ce que je leur dis,
15:31c'est que je ne suis pas prêt à devenir,
15:33en fait, leur supplétif.
15:34– Le président Emmanuel Macron,
15:36M. Faure, va donc s'exprimer ce jeudi à la télévision,
15:38en grande partie également,
15:39pour certainement expliciter la menace russe
15:42et s'expliquer sur l'intensification du danger.
15:45Vous avez fait partie de cette réunion
15:47dans le bunker de l'Élysée.
15:49Et c'est vrai qu'au sortir de cette réunion,
15:50votre prise de parole a étonné certains.
15:53Par rapport, notamment, à Marine Tondelier,
15:54vous avez immédiatement,
15:56vous n'avez pas reproché de le faire,
15:58vous avez immédiatement parlé
15:59de la flambée des prix des carburants,
16:00alors que la réunion était consacrée
16:02véritablement à la menace russe.
16:04Avez-vous préparé un discours
16:05prêt à être digéré, avalé,
16:08avant même d'entrer en réunion ?
16:08– Non, je pense qu'en fait,
16:11il faut, dans une période comme celle
16:13que nous allons traverser,
16:14beaucoup de sang-froid.
16:16– Qui n'en a pas ?
16:18– Je le dis pour tout le monde,
16:19je ne juge personne.
16:21Je dis qu'il faut beaucoup de sang-froid,
16:23qu'il faut éviter, par ailleurs,
16:26de chercher à gouverner par la peur,
16:30et que nous devons répondre
16:31aux inquiétudes des Françaises et des Français,
16:34indépendamment de ce que nous savons.
16:36– M. Ford, donc,
16:37qui cherche à gouverner par la peur ?
16:38Le Président ?
16:40À vous entendre ?
16:41– Non, je ne veux pas,
16:42je ne suis pas là pour régler des comptes
16:43avec qui que ce soit, là, en l'occurrence.
16:44– Vous dites qu'il ne faut pas gouverner par la peur,
16:46qui est au pouvoir,
16:46et qui part de la menace ?
16:47– C'est une remarque générale,
16:49c'est que je pense que,
16:50dans un moment comme celui-là,
16:52il faut éviter de donner le sentiment
16:55que nous sommes au bord d'une guerre mondiale,
16:56nous ne sommes pas au bord d'une guerre mondiale,
16:59et ce qui nous a été rapporté
17:01par les services de renseignement…
17:02– Mais permette-moi d'insister,
17:03qui vous donne le sentiment ou l'information
17:05que nous sommes au bord d'une guerre mondiale ?
17:07Vous avez été quand même au cœur
17:08d'une réunion stratégique,
17:10je sais que vous ne pouvez pas nous dire ici,
17:11sur ce plateau tout à l'heure.
17:12– Justement, précisément,
17:12je n'ai pas eu le sentiment,
17:13en écoutant les services de renseignement,
17:15militaire, plus des GSE, plus des GSI,
17:18je n'ai pas eu le sentiment
17:20qu'on nous amenait à conclure
17:22au fait que nous étions au bord d'une guerre
17:25qui engagerait toute l'Europe.
17:27– Donc voilà différents participants
17:28qui n'ont pas entendu la même chose
17:29d'une même réunion.
17:30– Non, non, non, mais,
17:32parce qu'il y a un mais,
17:33et il est d'importance.
17:34Il y a eu un fait, au mois d'août,
17:36à Leipzig,
17:38qui n'est pas un fait anodin.
17:39Pour la première fois,
17:40un drone russe a cherché
17:43à venir détruire un avion Antonov
17:48qui avait pour destination l'Ukraine
17:51et qui donc transportait vraisemblablement
17:53des armes ou des composants pour l'Ukraine.
17:56Et que si ce drone avait réussi sa mission,
17:59nous nous serions trouvés
18:00dans une situation nouvelle
18:02puisque les pays de l'OTAN
18:03auraient été appelés,
18:04article 4, article 5 du traité de l'OTAN,
18:06auraient été appelés à se constater
18:08pour savoir quelle était
18:09la riposte à apporter
18:10puisque un État membre, l'Allemagne,
18:12avait été directement visée
18:14sur son sol
18:15par des agents russes.
18:18Et donc, il y a là, effectivement,
18:19un risque d'escalade.
18:21Et il ne faut pas le négliger,
18:22ni le mépriser.
18:23– Mais ce n'est pas pour autant
18:24le seuil d'une confrontation directe
18:26avec la Russie.
18:26C'est ce que vous dites ce soir.
18:27– Absolument. Je dis simplement
18:28que c'est là qu'il faut garder son sang-froid.
18:30Ne pas être dans une forme d'escalade
18:32nous-mêmes
18:32parce que nous avons besoin
18:34de rechercher à la fois
18:36à nous défendre
18:37et donc,
18:39quand il y a une loi de programmation militaire,
18:40il faut la voter.
18:41Mais en même temps,
18:42il faut éviter
18:43de donner le sentiment
18:44que nous sommes dans une escalade
18:45sans fin
18:46qui nous conduirait
18:47à un conflit généralisé.
18:48– C'est bien que quelqu'un
18:49vous a donné ce sentiment.
18:50Donc, je suppose,
18:51c'est le président de la République.
18:52– Non, je dis simplement
18:53pour moi-même.
18:54Je le dis,
18:55moi, je ne veux pas participer
18:56à une forme de...
18:58– Qu'il entretient alors ?
19:00– De terreur.
19:00– Non, mais je ne dis pas
19:01qu'elle existe.
19:02Je dis simplement que...
19:02– C'est si compliqué
19:03de répondre à cette question,
19:04M. Faure.
19:05– Mais...
19:06– Est-ce qu'il y a...
19:06Par exemple,
19:07nous avons posé la question
19:08à Ségolène Réal.
19:09Elle, elle affirme
19:09qu'il y a une forme de diversion
19:10de la part du président.
19:12Éric Ciotti,
19:13reconnaissait que c'est quand même
19:13l'autre bord politique,
19:15affirme qu'il y a également
19:15une forme de communication
19:17de la part du président.
19:18Est-ce que vous pensez
19:19qu'il est en sincérité
19:20inquiet de la situation ?
19:21– Non, je pense que le président
19:21a cherché, vraisemblablement,
19:22à se remettre
19:24dans la tête des Français
19:25et qu'il préparait
19:26son intervention de jeudi
19:27et qu'il avait en tête
19:29de mettre en scène
19:29son retour sur la scène nationale.
19:31Mais je n'ai pas dit
19:32qu'il y avait la volonté
19:36d'exagérer une menace.
19:37On verra bien
19:38ce qu'il dit jeudi.
19:39Je dis simplement que,
19:40de ce que j'ai entendu,
19:41il y a la psyche,
19:43il y a le fait
19:44qu'il y a une guerre hybride
19:45qui est menée
19:45depuis de longues années,
19:47mais qui n'est pas nouvelle
19:49et sur laquelle
19:50nous devons être vigilants.
19:52Mais je ne veux pas
19:53non plus par mon expression
19:55et je ne parle pas des autres,
19:56je dis ne pas donner
19:57le sentiment
19:58que nous serions
19:59dans une forme d'escalade
20:00que nous ne maîtriserions pas.
20:01Parce qu'il faut justement
20:02à ce moment-là
20:03avoir du sang-froid
20:04et je pense que
20:05ce que nous on a
20:05des dirigeants politiques,
20:06c'est aussi d'avoir
20:07du sang-froid.
20:09Parce que quand on n'en a pas,
20:11le risque c'est de prendre
20:12des décisions
20:14à la légère
20:14ou en tout cas
20:16prises sur un coup de sang
20:17et moi je ne suis pas de cela.
20:18Vous allez sans doute
20:19trouver la transition brutale
20:21mais imaginons
20:22vous président demain
20:23avec un gouvernement,
20:24allons-y,
20:25disons aux affaires étrangères,
20:26Mathilde Panot,
20:28peut-être Sophia Chiquirou
20:29à la justice,
20:29Louis Boyard,
20:30je vois que ça vous fait sourire,
20:32à l'intérieur,
20:32Manuel Bompard à l'économie.
20:33C'est du pur fantasme
20:34ou c'est une feuille de route
20:36qui tient la route ?
20:38Mais allez demander même
20:39aux intéressés
20:40si je leur proposais,
20:42si tu avais cette idée-là,
20:44si l'un d'entre eux
20:44accepterait d'être
20:45dans ce gouvernement-là.
20:46Vous savez très bien
20:46que non.
20:47Et donc c'est une...
20:48C'est intéressant
20:49de répondre par la négative
20:51mais moi je vous pose
20:51action à vous.
20:52Oui mais en fait
20:53cette proposition
20:54est en réalité
20:56une proposition
20:57fantasmatique
20:57et je sais bien
20:59qu'on me la pose
20:59à chaque interview
21:00parce qu'on voudrait
21:01dans cette primaire
21:02des socialistes
21:03m'accoler l'étiquette
21:05d'insoumis
21:06et faire de moi
21:07une espèce de type
21:10qui serait...
21:11Le fauné du mélanchonisme.
21:13Moi je vous pose
21:13action différemment.
21:14Est-ce que votre socialisme
21:15reste prisonnier
21:16du mélanchonisme ?
21:17Mais en rien.
21:18En quoi le serais-je ?
21:19Mais c'est pas moi
21:20qui le dis.
21:21Monsieur Getsch,
21:22par exemple,
21:22candidat à la primaire,
21:23vous accuse de vouloir
21:24faire des accords législatifs
21:25avec la France insoumise.
21:26Il affirme que c'est un point
21:27de rupture entre vous et lui.
21:28Lui il dit
21:29c'est clair,
21:29moi c'est jamais.
21:31Le mot jamais
21:31c'est jamais.
21:33J'entends ce qu'il peut dire.
21:35J'entends qu'il a changé
21:36souvent d'avis.
21:38Sur la France insoumise ?
21:39Bien sûr.
21:40En fait,
21:40si monsieur Getsch,
21:41comme vous dites,
21:41est député,
21:42c'est parce qu'en 2022
21:44il a participé à un accord
21:45qui s'appelait la NUPES.
21:47Qui a été mis en place par qui ?
21:49Par l'ensemble
21:50des forces politiques
21:51de la gauche
21:51et par moi-même bien sûr
21:53mais je l'assume complètement.
21:54Et de la même façon
21:55que j'assume
21:56le nouveau Front populaire,
21:57parce que si
21:58le nouveau Front populaire
21:59n'avait pas existé,
22:00l'extrême droite
22:01serait déjà au pouvoir
22:02et que mon obsession à moi
22:03c'est de ne pas installer
22:04l'extrême droite
22:05et donc
22:06toutes celles et ceux
22:07qui nous expliquent
22:09en permanence
22:09que le débat
22:10est un débat
22:10gauche-gauche
22:11mais qui en finissent
22:13par oublier
22:13que le combat central
22:15de la gauche
22:15c'est contre l'extrême droite
22:17moi je ne sais pas
22:18mais enfin
22:19c'est pas ma thèse.
22:20J'entends.
22:20Ce que je veux comprendre
22:22enfin je pense que
22:22ceux qui vont voter pour vous
22:24et qui vont regarder
22:25cette primaire
22:25sont en droit
22:27de vous poser la question
22:27différemment.
22:28Si on veut avoir
22:29la certitude
22:29qu'il n'y aura jamais
22:30d'accord de législative
22:31ou d'accord tout court
22:32avec LFI,
22:33quel bulletin
22:34faut-il glisser
22:35dans l'urne de la primaire
22:37socialiste ?
22:37Mais chacun glissera
22:39le bulletin
22:39qu'il entend mettre.
22:41C'est de la langue de bois.
22:42Mais ce n'est pas
22:42de la langue de bois.
22:43Est-ce que si je glisse
22:43le bulletin Olivier Ford
22:44je suis sûre qu'il n'y a
22:45pas de rapprochement
22:46avec LFI ?
22:47Non mais vous vous rendez
22:48compte qu'on est en train
22:49de faire une primaire
22:50des socialistes
22:51et apparentés
22:52et que le seul sujet
22:54en permanence
22:55c'est LFI.
22:56Mais moi je ne me définis
22:57pas par rapport
22:57à LFI.
22:58Je me définis
22:59par rapport
22:59à moi-même.
23:00Moi j'ai repris
23:00votre communiqué
23:01il y a quelque temps
23:02à l'époque
23:02en mars 2026
23:03vous aviez parlé
23:04de Roland antisémite
23:05donc je me dis
23:05comment quelqu'un
23:08honnête
23:09on vous fait le crédit
23:10que vous
23:10pourrez accepter
23:11qu'un parti
23:13avec des relats antisémites
23:14soit votre associé
23:14demain.
23:15Mais ce communiqué
23:16disait qu'il n'y aurait
23:17pas d'accord national
23:18il n'y en a pas eu.
23:19National ?
23:20Oui.
23:20Mais vous remarquerez
23:21qu'y compris
23:22dans les soutiens
23:23de M. Glucksmann
23:24il y a des gens
23:24qui ont fait des accords
23:24avec la France insoumise.
23:26Ah vous pensez
23:26qu'il n'est pas clair
23:27sur le sujet ?
23:28Mais non
23:28il se présente vraiment
23:30comme le candidat
23:30anti-mélenchement.
23:31Ce que je dis simplement
23:31c'est qu'il faut faire
23:33attention à ce que l'on dit
23:34et que demain
23:35si vous avez
23:36ce n'est pas évidemment
23:38l'hypothèse que je privilégie
23:39parce que je pense
23:40que Marine Le Pen
23:41mordra la poussière
23:42et que nous ferons
23:42tout pour cela.
23:44Mais imaginez
23:45qu'elle soit présidente
23:46de la République
23:47et qu'elle appelle
23:48les Français
23:48à lui donner
23:49une majorité.
23:51Est-ce que nous devons
23:52absolument expliquer
23:53qu'il n'y aura
23:54jamais de gens
23:55qui se consacreront
23:56pour savoir comment
23:57on fait pour bloquer ?
23:58Comment est-ce qu'on fait
23:59pour éviter un drame
24:00qui sera un drame
24:01pour des millions de Français ?
24:02Elle est quasiment
24:03aux portes du second cours.
24:04Mais je ne dis rien du tout.
24:05Je viens de vous dire
24:06que je pense
24:06que nous le ferons
24:07mordre la poussière.
24:08Et que les Français
24:10dans un dernier réflexe
24:11au moment où ils auront
24:12à se poser la question
24:13de savoir s'ils sont prêts
24:14à avoir quelqu'un
24:15qui nous explique
24:16à longueur de journée
24:17qu'elle a en réalité
24:19des solutions
24:20qui sont des solutions
24:21exclusives.
24:22C'est toujours l'étranger
24:23qui est visé
24:23quel que soit le sujet.
24:25Et donc
24:26est-ce que les Français
24:28considéreront
24:29qu'elle a réponse
24:30aux questions
24:31qui sont posées aujourd'hui ?
24:32Et ils s'apercevront
24:33que non.
24:34Et donc
24:35ce que nous allons faire
24:36comme démonstration
24:36c'est celle-là.
24:37Avant la présidentielle
24:37il y a la primaire.
24:38Je pense que c'est important
24:39de savoir
24:40si demain
24:41vous serez capable
24:41de marcher main dans la main
24:42avec M. Mélenchon.
24:44Et ce n'est pas une question
24:44qui est de...
24:45Mais Jean-Luc Mélenchon
24:46est candidat à l'élection présidentielle.
24:48Je suis candidat
24:49à l'élection présidentielle.
24:50Nous sommes concurrents.
24:52Et donc
24:53vouloir en permanence
24:54ramener le sujet
24:54de cette façon-là
24:55c'est absurde.
24:56J'ajoute
24:58que toutes celles
24:59et ceux
25:00qui nous disent
25:00mais je vais taxer
25:02les super-profits
25:03je vais faire
25:04une politique de gauche
25:05je vais engager
25:07une révolution écologique
25:09mais ils veulent
25:10à l'Assemblée nationale
25:12le faire avec qui ?
25:13Parce que
25:14la sincérité
25:16c'est aussi de dire
25:18comment est-ce qu'on fait
25:19pour un moment
25:19mettre en oeuvre
25:20les mesures qu'on avance.
25:21Alors vous êtes en train
25:22de me dire
25:22qu'il n'y a pas le choix
25:23que d'une telle alliance.
25:25Je ne parle pas d'alliance.
25:26Je vous dis simplement
25:27que vous ne pouvez pas
25:28jeter à la mer
25:30toute une série de gens
25:31qui votent à 80%
25:33avec vous
25:33à l'Assemblée nationale.
25:35C'est tout.
25:36Je dis simplement
25:37qu'on ne peut pas
25:37passer sa vie
25:38à être dans l'antagonisme
25:40avec la gauche
25:42là où nous avons besoin
25:43de dresser une muraille
25:45face à l'extrême droite.
25:46Et que je dis simplement
25:48que si on est sincère
25:49si on veut véritablement
25:50dire
25:51que l'on fera demain
25:52comme président
25:53et comme éventuellement
25:55chef d'une majorité
25:56même si c'est le Premier ministre
25:57qui est chef de la majorité
25:58mais enfin
25:59si on veut une majorité
26:00qui soit capable
26:01de faire par exemple
26:03la taxe Zuckman.
26:04Mais est-ce que vous pensez
26:05sérieusement ?
26:05On le voit bien
26:06dans le budget
26:06qu'il nous est proposé aujourd'hui.
26:08Ce n'est pas avec les macronistes
26:09que vous ferez la taxe Zuckman.
26:11Ce n'est pas avec eux
26:11que vous ferez la révolution écologique.
26:12Ils ont fait fondre
26:14le fond vert.
26:15Mais oui mais
26:16moi ce que je dis simplement
26:17c'est qu'à un moment
26:18il faut se poser
26:19les bonnes questions.
26:20et arrêter
26:21de prendre les français
26:22pour des imbéciles.
26:24Parlons à présent
26:24justement de la primaire socialiste
26:26et place publique
26:27à laquelle vous concourez.
26:28Olivier Faure
26:28il y a eu un véritable coup de théâtre
26:31qui a fait beaucoup réagir
26:32avec l'un des six candidats
26:33qui a donc été écarté
26:34de la course.
26:35Philippe Brun
26:36accusation de violence
26:37portée par son ancienne collaboratrice
26:39lui conteste.
26:40Il parle de manipulation
26:41contre lui.
26:42Il demande d'ailleurs
26:42à être réintégré
26:43à la primaire.
26:44Il a annoncé ce matin
26:45qu'un référé
26:46est examiné
26:46par la justice
26:47pour obtenir
26:47cette réintégration.
26:49Vous êtes allé trop vite
26:50en besogne ?
26:51Écoutez d'abord
26:52c'est une décision
26:53qui a été prise
26:53à l'unanimité.
26:55C'est suffisamment rare
26:56pour le souligner.
26:57Parfois les décisions
26:58prises à l'unanimité
26:59peuvent être mauvaises.
27:00Mais peut-être
27:00qu'elle est mauvaise.
27:01Je n'étais pas partie
27:02prenante de ce vote
27:03puisque je me suis déporté
27:05depuis que je suis candidat
27:06à l'élection présidentielle
27:07et que je ne voulais pas
27:10être juge et parti
27:12pour quoi que ce soit.
27:13Donc je ne préside
27:14aucune des commissions
27:15qui ont été consultées.
27:17Je ne préside pas
27:18la commission de la primaire.
27:21Je ne préside même
27:22pas les bureaux nationaux.
27:22Vous avez quand même
27:23une influence
27:23premier secrétaire du parti.
27:26A tout le moins
27:26vous avez les éléments
27:27du dossier pour la possibilité.
27:28Je n'ai pas tous
27:29les éléments du dossier
27:30mais je suis parfaitement
27:32solidaire de la décision
27:33prise à l'unanimité
27:34par le bureau national
27:36et par le groupe parlementaire.
27:37Pourquoi ?
27:38Parce que tout simplement
27:39en fait nous ne sommes pas
27:41la justice.
27:41La justice dira son fait
27:43le moment venu.
27:45Mais écoutez,
27:46je vous ai entendu
27:47il y a peut-être
27:49je ne sais plus
27:50quand a démarré
27:51l'affaire Quatennasse
27:512022.
27:53Effectivement.
27:53A l'époque
27:54vous étiez parmi les premières
27:56à dire aux insoumis
27:57justement
27:57quand même
27:58une gifle
27:59ce n'est pas tolérable.
28:01Un homme qui frappe
28:02une femme
28:02n'a même pas sa place
28:04à l'Assemblée.
28:04Il l'a reconnu.
28:05Là je ne sais pas.
28:06Vous étiez avec
28:06M. Brun
28:07ni moi ni vous
28:08M. Faure ?
28:09Il me semble
28:10que les preuves
28:11qui ont été apportées
28:12par la victime présumée
28:13sont suffisamment fortes
28:15sur trois chefs
28:16d'accusation
28:17à la fois la violence
28:19en même temps
28:19l'emploi familial
28:21qui est interdit
28:21à l'Assemblée
28:22et en même temps
28:23les faits de raccèlement.
28:24Moi c'est ce que j'ai
28:25compris de ce qui
28:26m'a été présenté.
28:27Je n'en sais pas
28:28beaucoup plus.
28:29Je ne suis pas parti
28:30à cette affaire
28:30et donc je comprends
28:32que désormais
28:34il faut croire
28:35les femmes.
28:36Attendez.
28:36Ça c'est un point essentiel.
28:38Oui.
28:38M. Faure,
28:39il y a l'écoute
28:40de la voix des femmes
28:41et il y a aussi
28:41la présomption d'innocence.
28:43Mais bien sûr.
28:44Mais moi je sais bien
28:45qu'il est déjà exclu.
28:47C'est-à-dire
28:48on croit d'abord
28:49les femmes
28:49et après on voit
28:50si véritablement
28:51on peut lui laver
28:52son honneur ou pas.
28:54Mais pardon,
28:55en fait de la même façon
28:56qu'autrefois
28:57il y avait une jurisprudence
28:58vous vous souvenez
28:58au gouvernement
28:59quand un ministre
29:00était mis en examen
29:00donc pas coupable
29:02Lionel Jospin
29:03avait imposé
29:04que ce ministre
29:04prenne le temps
29:05de se défendre
29:06devant la justice
29:07et donc sorte du gouvernement
29:08parce qu'à un moment
29:10il faut aussi faire preuve
29:11d'exemplarité.
29:12Est-ce que la décision
29:13est facile ?
29:14J'imagine que pour ceux
29:15qui ont eu à la prendre
29:15elle était très difficile.
29:17Ça n'entache pas
29:17la crédibilité de la primaire ?
29:19Ça n'entache pas
29:19la crédibilité de la primaire
29:20et je souhaite
29:24à Philippe Brun
29:25le fait qu'il dise la vérité.
29:27Moi je ne suis pas là
29:28pour dire
29:28si Philippe Brun
29:29dit la vérité ou pas
29:29je n'en sais rien.
29:30Je dis simplement
29:31qu'il y a des preuves
29:32qui visiblement
29:32ont été apportées
29:33et qui semblaient accablantes
29:35à ceux qui ont participé
29:36à cette décision
29:36et que donc ça suppose
29:38à un moment donné
29:40que les décisions soient prises
29:41parce que nous ne pouvions pas
29:43justement laisser
29:44entacher une procédure
29:45que nous voulons
29:46la plus claire
29:47et la plus nette possible
29:48et donc faire en sorte
29:49qu'il n'y ait pas
29:50au milieu de la primaire
29:51un scandale
29:52parce que nous aurions
29:53laissé passer
29:53alors que nous avions
29:54connaissance de faits
29:56très graves
29:56que nous avions laissé passer
29:57cette candidature.
29:58C'est ce que j'ai compris
29:59de la décision prise
30:00à l'unanimité
30:00et donc encore une fois
30:02j'en suis solidaire
30:03même si maintenant
30:05la justice doit passer
30:06et vous parlez d'un référé
30:07le référé ne juge pas au fond
30:08il juge juste sur la forme.
30:10– Bien sûr, le premier tour
30:12de la primaire aura lieu
30:13les 9 et 10 octobre prochains
30:15et ça chauffe un petit peu
30:16Ségolène, enfin un petit peu
30:17beaucoup, Ségolène Royal
30:18qui a qualifié
30:20Raphaël Glucksmann
30:21de stagiaire
30:23lui-même lui a répondu
30:25j'ai vu qu'il y avait
30:25un courrier qui a été
30:26adressé à Mme Royal
30:28qui a été recadré
30:28par l'organisation
30:29de la primaire
30:31ce sont des propos
30:32qui étaient hors propos
30:33justement.
30:35– Je viens de vous dire
30:36que j'étais
30:36moi pour les gauches
30:40réconciliables
30:41– Elle est aussi
30:42pour la France tranquille
30:43ça ne l'empêche pas
30:44d'être une flingueuse
30:45– Oui, ça veut dire quoi ?
30:46Ça veut dire que
30:46je ne vais pas moi-même
30:48participer à ce débat
30:49sur le passé
30:50et sur le passif
30:51de chacun des candidats
30:53je vais faire
30:54tout ce que je peux
30:56pour présenter
30:56une voie
30:57qui permette
30:58de rassembler
30:59les socialistes
30:59– Je suis d'accord
31:00mais est-ce qu'on franchit
31:01une ligne rouge ?
31:01– Et de faire en sorte que
31:01nous puissions avancer
31:02ensemble
31:03et que nous puissions
31:04être fiers
31:04à la fois
31:05de ce que nous avons
31:06entrepris ensemble
31:07– C'est une compétition
31:07les gens doivent choisir
31:09donc je suppose
31:10que si vous n'allez pas
31:11vous envoyez que des roses
31:12même si vous êtes
31:13le parti socialiste
31:14donc est-ce que vous estimez
31:15qu'elle a franchi
31:16la ligne rouge ainsi ?
31:17– Mais moi je ne suis pas là
31:19pour donner des bons points
31:20et des mauvais points
31:21ce que je dis simplement
31:22c'est que
31:23ce que je souhaite
31:24c'est que nous puissions avancer
31:26et ce que je ferai
31:27dans les débats
31:28dans les trois semaines
31:30qui nous séparent
31:30du premier tour
31:31c'est que je chercherai
31:32à rassembler
31:33les socialistes
31:34et celles et ceux
31:35qui sont prêts
31:36à nous rejoindre
31:36puisque cette primaire
31:38est ouverte
31:39et que toutes celles et ceux
31:39qui le veulent
31:40peuvent venir sur le site
31:41du PS
31:41et s'inscrire
31:42pour pouvoir voter
31:43sur le vote électronique
31:44qui aura lieu
31:44les 8 et 9 octobre
31:46et bien ce que je dis
31:47c'est que moi je ferai tout
31:49pour que tout le monde
31:49soit fier
31:50et que nous ayons
31:51un candidat
31:52ou une candidate
31:53qui nous emmène
31:53à l'élection présidentielle
31:54et que nous puissions
31:55être en mesure
31:56d'aller contester
31:58le leadership
31:59de l'extrême droite.
31:59Deux questions très rapides
32:01pour terminer
32:01M. Fort
32:01si vous pouviez répondre
32:03aussi rapidement
32:04Charles Sapin
32:05finalement
32:05qui jette l'éponge
32:06de France Inter
32:07c'était un édito
32:08la direction lui avait proposé
32:09un débat
32:10et finalement ça s'est terminé
32:12ainsi
32:13qui est le garant
32:13de l'information
32:14de la diversité
32:15de la pluralité
32:16dans le service public
32:16et en l'occurrence
32:17à France Inter.
32:18Écoutez moi
32:18je ne connais pas
32:19Charles Sapin
32:21je ne sais pas
32:22ce qu'il est
32:23comme journaliste
32:24mais je sais
32:25qu'il est directeur adjoint
32:26d'un journal
32:27qui était condamné
32:27pour racisme
32:28à plusieurs reprises
32:30et donc
32:30quand on porte
32:32la parole
32:33d'un journal
32:34puisque c'est à ce titre là
32:34qu'il est invité
32:35sur le service public
32:36je pense que
32:37le service public
32:37ne s'honore pas
32:38en accueillant
32:39sur ses antennes
32:40des gens qui sont
32:41donc
32:42les chefs
32:43d'un journal
32:43condamné
32:43pour racisme
32:44le racisme
32:46n'est pas simplement
32:47une opinion
32:47il n'a pas participé
32:48à cette une
32:48très important
32:49vous n'allez pas
32:50lui faire porter
32:51une étiquette
32:51une infamie
32:52il a choisi
32:53de venir dans un journal
32:54qui a été condamné
32:54à plusieurs reprises
32:55pour racisme
32:56et donc le racisme
32:57ce n'est pas simplement
32:58une opinion
32:58ce n'est pas
32:59un élément de plus
33:01dans le débat
33:01le racisme
33:02c'est un délit
33:03et donc c'est la raison
33:04pour laquelle
33:04la décision prise
33:05finalement par la direction
33:06après une grève
33:07des salariés
33:08de France Inter
33:09et bien
33:09est une décision bienvenue
33:10vive la pluralité
33:12la diversité
33:12des opinions
33:13merci monsieur
33:14la pluralité
33:17elle existe
33:17je suis avec vous
33:19je ne crois pas
33:20que je n'ai jamais
33:21dit que sur BFM
33:23il ne fallait pas
33:23que Sonia Barbrook
33:24puisse intervenir
33:25je dis simplement
33:26que si vous étiez
33:27vous aujourd'hui
33:28à minute
33:29je ne sais même pas
33:30si vous en hésitez encore
33:31je crois que ça aurait été compliqué
33:32oui mais un journal
33:35qui est condamné
33:36ce n'est pas
33:37n'importe quel journal
33:38et donc
33:39toutes les opinions
33:40sont tolérables
33:41dès lors qu'elles respectent
33:42la loi
33:42merci Olivier Faure
33:43merci à vous
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