00:00Donc, quelle est la prochaine étape ?
00:01La prochaine étape, c'est qu'on ne sera plus les derniers remparts de la République parce qu'on ne
00:05pourra plus.
00:05Ce n'est pas qu'on n'est pas professionnels, ce n'est pas qu'on n'a pas la
00:08foi, ce n'est pas qu'on n'a pas la vocation,
00:09c'est qu'on n'a plus les moyens aujourd'hui d'assurer la sécurité des personnes et des biens.
00:14Donc, bien entendu, il y a le pouvoir d'achat des policiers, mais bien entendu, il y a aussi les
00:17conditions de travail, les moyens matériels.
00:19Et une situation proche de l'insurrection du chaos que tout le monde connaît, ce n'est pas de la
00:24posture syndicale,
00:25le citoyen le voit tous les jours et on tire la scène d'alarme, mais on a un gouvernement qui,
00:30malheureusement,
00:31hormis le ministre de l'Intérieur qui dit qu'il nous écoute, qu'il nous soutient,
00:34on a peut-être un Premier ministre qui devrait faire un arbitrage favorable envers les policiers pour le budget 2027.
00:41Et aujourd'hui, on l'attend toujours.
00:43C'est dommage parce que ce fameux Premier ministre, il était à l'époque, soi-disant, réserviste en gendarmerie.
00:48Donc, il devrait connaître les problèmes du métier du maintien de l'ordre,
00:51il devrait connaître les difficultés du métier de policier et des gendarmes, d'ailleurs.
00:56Et on ne voit rien venir, on ne considère pas le policier.
00:58Donc, le ras-le-bol va s'installer, la colère, elle est bien prégnante.
01:01Il y avait 10 000 policiers dans la rue le 15 septembre.
01:04S'il faudra revenir avec 20 000, on reviendra avec 20 000.
01:06Et s'il faut des gilets bleus partout dans Paris et en province,
01:10d'ailleurs, il y aura des actions demain, mais il y en aura après-demain,
01:12il y en aura à Lourdes, il y en aura à Metz, il y en aura à Marseille,
01:15eh bien, on le fera tous les jours jusqu'à temps que, malheureusement, on nous écoute.