00:00Et aujourd'hui, quelle est votre position ? Faut-il cette aide la prolonger, la recalibrer, la diminuer, l'interroger
00:06?
00:06Comme l'a dit Marine Le Pen, elle doit correspondre à des besoins et des intérêts qui sont l'intérêt
00:11de la France et des Français
00:12et l'aide qu'on veut apporter concrètement à l'Ukraine par des moyens défensifs, par des moyens, le cas
00:17échéant, financiers,
00:18par des moyens humanitaires, par des moyens matériels, des formations, tout un tas de moyens, mais qui doivent rester sur
00:23le contrôle de la France.
00:24Là où il y a une ligne rouge, évidemment, du Rassemblement National, c'est quand, à travers la Commission Européenne,
00:30un certain nombre d'intérêts veulent embarquer la France au nom du soutien à l'Ukraine, qui en l'occurrence
00:33est un soutien dévoyé,
00:34dans une nouvelle forme de fédéralisme, et à travers la menace géopolitique, créer un État fédéral qui n'est pas
00:42la volonté des Français.
00:43Mais la France souveraine, quand elle décide de cette aide, si vous êtes au pouvoir, elle la recalibre, elle la
00:50diminue, elle la maintient, elle l'amplifie ?
00:52Elle la calibre à ce que la position de la France, c'est-à-dire que c'est l'aide
00:56de la France.
00:56Non, mais c'est très simple. Vous savez, moi, je suis un souverainiste vieille école, un gaulliste.
01:00Il faut que la France ait l'aide qu'on a souverainement décidée, et pas une aide dans laquelle on
01:05est embarquée à travers Mme Brantalaïa.
01:07Donc, j'interroge cette aide souverainement décidée. Quelle serait-elle ? Puisque si vous êtes au pouvoir, vous aurez à
01:11décider.
01:11Nous n'avons jamais, et Marine Le Pen l'a rappelé, demandé de diminution de l'aide actuelle, de l
01:16'enveloppe globale de l'aide.
01:18Elle sera maintenue ?
01:18Oui.
01:19Donc, rien ne change, en fait. Vous, Emmanuel Macron, le pouvoir.
01:21Dans la préparation du programme, puisque vous savez qu'on prépare les arbitrages financiers,
01:25Marine Le Pen n'a passé à nos équipes aucune commande de diminution de cette aide.
01:28Donc, ce qu'elle a été très, très claire sur une antenne concurrente l'autre soir,
01:34que le peuple ukrainien avait été courageux, c'était un peuple patriote.
01:37Donc, en tant que patriote, évidemment, on soutient un effort patriotique pour défendre son propre territoire,
01:41pour défendre, évidemment, des familles qui ont été attaquées, des civils innocents qui ont perdu la vie dans des territoires
01:45de souveraineté de l'Ukraine.
01:48Donc, nous sommes extrêmement clairs.
01:49Et Louis Alliot, le premier, vous savez, d'ailleurs, à l'époque, a pris un risque personnel,
01:53parce que personne ne savait comment ça allait évoluer à l'époque.
01:55Malgré tout, c'est lui-même qui avait dit qu'il fallait couper le robinet à l'Ukraine.
01:58Oui, vous êtes une excellente journaliste et vous avez posé une excellente question.
02:02Et M. Alliot l'a dit lui-même, il est reparti sur la question que vous avez posée.
02:06Mais d'ailleurs, l'expression « couper le robinet », c'est reprendre le contrôle.
02:10C'est en fait ne plus être embarqué dans des versements automatiques.
02:13Quand on apporte plusieurs milliards, chaque année 6 milliards, selon le monde, en moyenne, à l'Ukraine,
02:17ça doit être sous contrôle français.
02:18Et je pense que tout le monde devrait être d'accord avec ça.
Commentaires