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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur l'obsession de Patrick Cohen pour CNews et pour lui.

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00:01Vous disiez tout à l'heure que vous ne souhaitez pas que la campagne présidentielle tourne à la campagne entre
00:07médias.
00:08Je pense vraiment que ça n'intéresse personne, mais je me trompe peut-être.
00:11Ça n'intéresse personne, mais ça a l'air pas vrai, mais ça dit beaucoup de notre société.
00:16C'est-à-dire que nous sommes venus l'obsession de Cotidien, l'obsession de France Inter, l'obsession de
00:21C'est à vous, l'obsession...
00:22Bon, ils nous accusent de choses évidemment qui n'ont pas de sens, mais c'est pas grave.
00:26Bon, et je voulais qu'on écoute l'excellente chronique de Laurent Tessier.
00:30C'est pas à moi d'en parler, puisque je ne veux pas être jugé parti.
00:33Je préfère que Laurent a fait une excellente chronique.
00:35On n'écoutera également pas la marque tout à l'heure.
00:38Donc écoutez cette chronique qui met en perspective ce qui a été dit hier
00:42et qui met en perspective ce que disait M. Cohen lorsqu'il était, par exemple, entendu à la commission d
00:48'enquête.
00:49Écoutez cette chronique qui doit durer 2-3 minutes.
00:53En repris, il y a un mois et déjà, France Inter envoie ses fidèles lieutenants pour nous adresser quelques petits
00:59messages.
00:59Hier matin, sur le service public, Patrick Cohen a tenu des propos d'une grande violence contre CNews, Europe 1
01:04et Pascal Praud.
01:06Les médias Bollorais ne se contentent plus de promouvoir ouvertement les partis d'extrême droite.
01:10Ils en sont le bras armé.
01:12Pascal Praud endosse la marotte historique de l'extrême droite.
01:15Ils dressent des listes.
01:16Ils façonnent un ennemi commun en désignant les mauvais citoyens.
01:20Le bras armé, dressé des listes, les mots ont un sens, c'est grave, dangereux.
01:24Et ça se passe sur France Inter, radio du service public financée avec notre argent, nos impôts.
01:28Et pourtant, l'an dernier, le 18 décembre, Patrick Cohen était auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur l
01:34'audiovisuel public.
01:35Et il affirmait qu'il n'était pas question pour lui de donner son opinion dans ses éditos.
01:40Les auditeurs ou téléspectateurs se fichent de mes opinions.
01:43Mon métier, alors évidemment, je sais bien que l'idée de l'éditorialiste, c'est celui qui donne son point
01:49de vue.
01:49Mais moi, je considère que mon métier n'est pas de donner mes opinions et encore moins peut-être d
01:55'avoir des opinions.
01:56Non, pas du tout d'opinion.
01:58Mais à part ça, nous serions à CNews le bras armé.
02:01C'est savoureux.
02:02Patrick Cohen, c'est aussi s'en prendre à des personnalités.
02:05Oui, alors il y a aussi eu des grands discours auparavant pour montrer qu'il était un journaliste militant par
02:09excellence.
02:09On peut rappeler l'histoire du café avec deux responsables du Parti Socialiste l'an dernier à Paris,
02:14avec Thomas Legrand de Libération et cette phrase,
02:16nous on fait ce qu'il faut pour Rachida Dati, Patrick et moi.
02:18Patrick Cohen, c'est donc le journaliste militant qui répétait l'an dernier ces fabuleux principes.
02:24Dans la construction de mes chroniques aujourd'hui, comme dans la construction de mes matinales auparavant,
02:29je me fixe quelques principes.
02:30Veiller à ce qu'aucun citoyen ne se sente exclu ou agressé,
02:34quelles que soient ses opinions politiques, c'est quelque chose auquel je tiens.
02:38Si je résume ce qu'il disait en commission d'enquête parlementaire,
02:41mon métier n'est pas de donner mes opinions.
02:44Veiller à ce qu'aucun citoyen ne se sente exclu.
02:46Pourquoi disait-il alors ceci du RN en juin 2024 sur France 5 ?
02:51Les gens finissent par se dire, c'est pas si grave le RN, si c'est la même chose.
02:55Vous avez diminué le danger représenté par le Rassemblement National à travers vos discours
03:01et ces discours-là que vous venez de tenir.
03:03Les électeurs du RN apprécieront, mais sinon son métier n'est pas de dire au effort ce qu'il pense.
03:08Et vous l'avez dit Romain, Patrick Cohen sait aussi s'en prendre à des personnalités.
03:11Parce qu'encore une fois, il dit ne pas donner son opinion.
03:14Mais pourquoi avait-il alors tenté de donner une leçon de morale à l'animatrice télé Karine Lemarchand,
03:18l'an dernier au mois de mai ?
03:19D'autres avant vous ont reproché de copiner avec Marine Le Pen.
03:23On peut faire le reproche plus général d'une proximité trop grande
03:27avec des personnages politiques pour lesquels il faut garder une distance.
03:30Mais à part ça, toujours pas d'opinion.
03:32Patrick Cohen sait pointer du doigt des personnalités
03:34quand elles ne sont pas dans le discours classique de la bien-pensance médiatique,
03:38comme son édito sur France Inter le lendemain du décès de Brigitte Bardot en décembre dernier.
03:44Bardot a été condamné cinq fois pour incitation à la haine.
03:47Plus signifiant que sa sympathie affichée pour le FN de Jean-Marie Le Pen,
03:52ce moment bien identifié dans ses mémoires
03:54où celle qui a été sculptée en Marianne a cessé d'aimer la France.
03:59Patrick Cohen, c'est le journaliste militant, donneur de leçons depuis des années.
04:02Aujourd'hui, il s'en prend violemment à CNews, Europe 1, le JDD, le JD News.
04:06Et il s'était plutôt bien défini en commission d'enquête parlementaire
04:09avec une belle lucidité.
04:12Évidemment que je ne suis pas neutre.
04:13Personne n'est neutre dans ce métier.
04:15Sauf qu'il n'est pas neutre sur une radio du service public
04:18avec notre argent, nos impôts.
04:19C'est là toute la différence.
04:21Laurent Tessier, c'était ce matin sur l'antenne d'Europe 1
04:24et c'était également sur l'antenne de CNews.
04:27Charlotte Dordellas, est-ce que ça vous fait réagir ?
04:30Non, mais ce qui me fait réagir, c'est qu'en effet, il a raison,
04:33il n'est pas neutre.
04:33Personne ne l'est, aucun d'entre nous.
04:36Moi, je ne crois pas non plus que nous soyons objectifs.
04:39Il faudrait pour ça que nous soyons de purs objets.
04:41Nous sommes des sujets.
04:42Nous avons un regard sur les choses, des affinités.
04:44Par ailleurs, nous sommes également des électeurs.
04:47Personne n'est privé du droit de vote quand il devient journaliste.
04:51Donc, il y a ce regard-là.
04:53L'important, c'est que ces regards puissent s'ajouter les uns aux autres,
04:56surtout dans le service public,
04:57et que les regards cohabitent sans injures permanentes
05:02et sans rejet au préalable
05:04de ce qui est identifié par Patrick Cohen,
05:06mais choisi par des millions de Français,
05:08comme un danger.
05:10Et ça suffit.
05:11Cette phrase est folle.
05:13Il y a certains hommes politiques avec qui il faut,
05:15il faut de majesté,
05:17tenir une certaine distance,
05:18qu'on n'adopte pas avec d'autres.
05:20Mais au nom de quoi ?
05:21Au nom de Patrick Cohen.
05:22Selon quel principe ?
05:23Mais voilà.
05:24Donc, si c'est au nom de Patrick Cohen,
05:25il faut vraiment à côté,
05:26pour préserver justement cet équilibre
05:29et cette honnêteté,
05:30qui est préférable à, en effet,
05:32une neutralité absurde,
05:34pour préserver l'équilibre
05:36et l'honnêteté de chacun,
05:37il faut à côté que quelqu'un puisse lui dire
05:39« Vas-y, explique-moi pourquoi ».
05:40Mais on a tous besoin de cette personne à côté
05:42qui nous dit « Mais attends, ça a l'air évident pour toi ».
05:44On a tous des évidences
05:45qui, pour l'autre, n'en sont pas.
05:47Bon, moi, qu'on en soit encore là,
05:50après l'épisode, je vous assure
05:51que je ne comprends toujours pas Charles Sapin.
05:54Je ne comprends pas comment on peut,
05:55à ce point, se tirer une balle dans le pied,
05:59en toute détente.
06:01Je trouve ça incroyable.
06:03Mais Mme Pigalle,
06:03qui n'a aucun courage,
06:06qui avait choisi Sapin
06:08et qui l'a lâchée en race campagne,
06:10a pris la parole dans le Parisien.
06:12Et c'est pour ça qu'hier,
06:13c'était aussi un règlement de compte
06:14de France Inter.
06:15Parce qu'effectivement,
06:17France Inter, nous avons remis en cause
06:19l'idée du pluralisme
06:20qui n'existe pas sur France Inter.
06:22Et l'affaire Sapin l'a prouvé.
06:23Donc, hier, c'était un règlement de compte,
06:26bien évidemment.
06:26Et sans doute, Mme Pigalle
06:28a tenu le stylo, peut-être,
06:31de M. Cohen.
06:33Et Mme Pigalle a dit ceci dans le Parisien.
06:35S'il l'avoir recruté a ouvert la voie
06:36à ce piège.
06:38Alors, oui, c'est regrettable
06:39et je ne peux pas m'en satisfaire.
06:40Mais il faut aussi garder le sens des proportions.
06:42Charles Sapin n'était pas l'alpha et l'oméga
06:44du pluralisme sur France Inter.
06:46Évidemment, mais j'ai appris ce mercredi
06:48qu'il allait finalement accepter
06:49cet exercice du débat
06:50sur une autre radio.
06:51C'est vrai qu'il va sur RTL, manifestement.
06:52Mais M. Sapin, il est étonnant
06:53d'accepter ailleurs
06:54ce que l'on jugeait impossible ici.
06:56J'y verrais presque une forme
06:57d'opportunisme chez certains.
06:58C'est une honte de dire cela.
07:00C'est une honte, c'est minable.
07:01Mais bon, qu'est-ce que vous voulez...
07:03Non, mais il faut expliquer pourquoi.
07:04C'est pas...
07:05C'est-à-dire qu'elle dit
07:06que c'est étonnant d'accepter la base
07:08qu'il a refusée ici.
07:08Il n'a pas refusé par principe
07:10un débat sur France Inter.
07:11Il a refusé qu'au terme d'une campagne
07:14de diffamation complètement dingue,
07:16on lui propose un débat
07:17à la place de sa chronique.
07:18Or, RTL, probablement,
07:19ne lui a proposé qu'un débat initialement.
07:21Il n'est pas contre l'idée
07:22d'un débat nulle part.
07:24Donc, c'est pour ça qu'en effet,
07:25cette phrase...
07:26On va voir s'ils vont m'inviter,
07:27France Inter.
07:27...qui retourne l'accusation.
07:29On va voir s'ils vont m'inviter.
07:29Ils ne m'ont toujours pas appelé depuis.
07:30Non, ils ne m'ont pas appelé.
07:32Par ailleurs, tout ça s'est passé
07:34au terme d'une campagne
07:36qui a consisté au préalable
07:38à accuser Charles Sapin
07:40de pouvoir tenir des propos
07:41en raison de condamnations passées
07:43d'un journal dans lequel
07:43il travaille depuis deux mois.
07:44Je ne sais pas si tout le monde
07:46réalise bien que ces personnes
07:47nous expliquent toute la journée
07:48que rien n'a rien à voir avec rien,
07:50que jamais de rien,
07:51que l'amalgame est insupportable,
07:53que les liens sont insupportables.
07:55L'intelligence consiste à faire des liens.
07:56On n'a plus le droit de le faire,
07:57c'est insupportable.
07:59Là, il y a une assimilation
08:01à travers le temps, l'espace.
08:03Ce n'est évidemment pas
08:04la condamnation de Valeurs Actuelles
08:05sur le roman de l'été
08:07qui les gêne.
08:08Ils perdent leur nerf.
08:10Vous le savez bien,
08:11ils perdent leur nerf.
08:13Parce qu'ils sont aujourd'hui
08:14en très grande difficulté.
08:16Bien sûr.
08:17Vous parlez de courage.
08:19Vous parlez de courage, Pascal.
08:20Moi, je pense que
08:21ces gens-là ne peuvent pas
08:22avoir de courage.
08:23Ils sont élus pour ne pas en avoir.
08:26Je ne vais pas citer de nom,
08:28mais ces gens-là,
08:30ce n'est pas le courage
08:31qui les étouffe.
08:33Alors, on va écouter.
08:34C'est ce que je vous dis.
08:35Non, mais bien sûr, bien sûr.
08:37Bien sûr.
08:38Et puis,
08:38après,
08:39moi, je dis toujours la même chose.
08:41Dans notre petit milieu,
08:43tout le monde sait qui est qui.
08:44Tout le monde sait qui est qui.
08:46Là, je ne parle pas simplement
08:47de la valeur professionnelle,
08:48je parle aussi de la valeur humaine.
08:50Tout le monde sait qui est qui.
08:51Tout le monde se connaît,
08:52tout le monde a travaillé ensemble,
08:54tout le monde sait qui est gentil,
08:55tout le monde sait qui est désagréable,
08:57tout le monde sait qui est suffisant,
08:59tout le monde sait qui est arrogant,
09:01tout le monde sait qui a la grosse tête,
09:02qui ne...
09:03Bon, parce que c'est normal,
09:05puisqu'on est tous passés
09:06dans les mêmes radios,
09:07dans les mêmes...
09:08Donc, voilà.
09:09Tout le monde sait qui est qui.
09:10Mais c'est vrai.
09:11Quoi ?
09:12Il faut aller au bout, là.
09:13Mais non,
09:13il n'y a rien à dire de plus que ça.
09:15Je pense aussi,
09:15de plus en plus,
09:16que les Français savent qui est qui
09:17et que beaucoup de masques
09:18sont tombés depuis un an et demi.
09:20J'ai vu Mme Pigalle
09:22à l'occasion de l'élection présidentielle à venir,
09:24qu'elle doit être l'avenir
09:25de l'audiovisuel public.
09:26Et Mme Pigalle,
09:27je l'ai vue à E-Télé,
09:28ils ont monté une cabale à Éric Zébou.
09:30Oui, mais...
09:30Ils l'ont virée.
09:31Mais Mme Pigalle a aussi...
09:32Je l'ai vue de mes yeux vus.
09:34Je ne peux pas vous dire autre chose.
09:35Mme Pigalle a aussi recruté des gens
09:37ailleurs que sur France Inter.
09:38Donc, il y a aussi une ambiance à France Inter.
09:41Et pardonnez-moi, Mme Pigalle,
09:42si elle avait...
09:43Enfin, moi, je veux bien
09:43qu'on fasse des leçons de courage
09:44aux uns et aux autres.
09:45Elle était bien seule aussi dans cette histoire.
09:47Vous avez vu le Bloc Central
09:48réagir sur cette affaire ?
09:49La ministre de la Culture,
09:52elle s'est tue.
09:53Elle a des syndicats.
09:54C'est extrêmement...
09:54On a bien vu.
09:55Je vous dis, moi,
09:56ce spectacle a réussi à m'étonner.
09:58Mais je le dis sincèrement,
09:59a réussi à me sidérer.
10:00si elle était vraiment raccord
10:03avec elle-même,
10:03elle démissionnerait
10:04puisqu'elle n'a même pas pu imposer
10:06une éditorialiste,
10:08un éditorialiste sur sa chaîne.
10:10Donc, en fait,
10:11tu comprends qu'elle n'est directrice
10:13de rien du tout.
10:14C'est l'achat de la paix sociale
10:15et l'immobilisme.
10:15Voilà, c'est-à-dire
10:16que c'est les syndicats
10:17qui lui ont imposé sa décision.
10:20Et là, elle vient ce matin
10:21dans Le Parisien
10:22expliquer que c'est Charles Sapin
10:24qui est parti tout seul.
10:24Mais c'est ça qui est...
10:25C'est ce que je voulais
10:26que je vous dise.
10:26Mais les gens sont ce qu'ils font,
10:29comme dit l'autre.
10:29Les gens sont ceux qu'ils font.
10:30Mais c'est vrai que la transformation
10:31de l'histoire derrière,
10:32ça, c'est assez...
10:33Tout ça se voit quand même.
10:34Bien sûr que ça se voit.
10:35Elle explique que c'est Charles Sapin
10:37qui est parti tout seul.
10:38Le pauvre, il a été insulté.
10:39Non, mais même, nous prenons...
10:40Le pauvre a communiqué,
10:41il était fou.
10:42Mais tout était fou, je vous dis.
10:43Tout était fou.
10:44Et c'est...
10:45Il cible le cyberharcèlement, etc.
10:48D'ailleurs, on pourra écouter hier
10:50ce que disait M. Lacarrière.
10:53C'est assez intéressant,
10:54je le dis pour Lucas,
10:55qui va pouvoir ressortir
10:56ce passage qu'on a passé hier soir.
10:58Mais écoutez ce que disait
10:58Paul Amard.
11:00Paul Amard,
11:00qui est représentant du service public,
11:02qui a connu un autre service public
11:03dans les années 80.
11:04Parce que c'est ça
11:04qu'est aussi, Gérard.
11:06Les gens cohabitaient
11:07avec des positions différentes
11:09et qu'il y a une intolérance maintenant
11:10qui est toujours du même côté,
11:12qui est de la gauche
11:13et de l'extrême gauche.
11:14Écoutez ce que disait Paul Amard.
11:17Un éditorial d'une violence inouïe
11:20à votre égard,
11:22à l'égard du groupe.
11:25Et là, de ce point de vue,
11:26je note que Patrick Cohen
11:27a manqué au devoir élémentaire
11:29de l'audiovisuel public,
11:31qui est le devoir de neutralité.
11:34Le service public vit grâce
11:36à notre argent et à nos impôts.
11:39Donc en l'écoutant ce matin,
11:40il s'est posé davantage en militant
11:42qu'en journaliste.
11:43Ça, c'est la première raison
11:44qui me fait dire
11:45que c'est une attaque
11:46d'une violence inouïe.
11:47Il y a une deuxième raison.
11:48C'est la direction de France Inter
11:50et de Radio France.
11:51J'attends demain de savoir
11:53si Patrick Cohen va reprendre
11:54son édito demain matin.
11:55Après une telle attaque personnelle
11:59contre vous,
12:00il devrait être désavoué.
12:01Je pense qu'il ne le sera pas.
12:03Et donc, dans une certaine mesure,
12:05la direction de Radio France
12:06est complice de Patrick Cohen
12:08parce qu'elle l'autorise
12:09à mener ce genre d'attaque
12:10sur le service public
12:12et à utiliser le service public
12:15à titre personnel,
12:16à titre politique,
12:17à titre militant.
12:19Il y a une troisième raison
12:19qui est à mon avis
12:20encore plus inquiétante
12:21que les deux premières.
12:23Elle est liée
12:23à la méthode de Patrick Cohen.
12:26Vous savez,
12:26il y a eu un pogrom
12:27le 7 octobre 2023
12:28en Israël.
12:29Et aussitôt,
12:31inversion accusatoire,
12:32la formule n'est pas de moi,
12:32elle est de Gilles Kepel.
12:33Inversion accusatoire.
12:35La victime est devenue coupable.
12:38Et le coupable
12:38s'est présenté en victime.
12:40Je vais vous poser une question,
12:42Pascal.
12:42Est-ce que vous avez dîné
12:43secrètement ou pas
12:44avec Marine Le Pen
12:45pour lui proposer
12:46votre service,
12:47vos services
12:48et votre soutien ?
12:49Non.
12:50Voilà.
12:50Patrick Cohen
12:51a été pris en flagrant délit
12:53de compromission
12:54avec un parti.
12:55De gauche,
12:55il aurait pu être de droite,
12:56je vous assure
12:57que j'aurais dit
12:58exactement la même chose.
12:59Voilà donc un homme
13:00qui a été pris en flagrant délit
13:02de compromission
13:03avec un parti,
13:03avec Thomas Legrand,
13:05qui n'a pas été désavoué
13:06par la direction
13:07de sa radio,
13:09en l'occurrence
13:09France Inter
13:10et Radio France,
13:12et qui,
13:12en coupable,
13:13se transforme
13:15en procureur
13:15contre un coupable
13:16imaginaire,
13:17en l'occurrence
13:18vous.
13:19Il y a une quatrième raison
13:20et j'en finirai
13:20avec ce monologue
13:22que vous me permettez d'avoir,
13:23quatrième raison
13:24liée au contexte.
13:26Vous en êtes témoin,
13:27je l'ai dit déjà
13:28à votre antenne.
13:30C'est un enfant
13:31de Gérardie Spéli
13:31qui vous parle.
13:32Un auditeur
13:33et un téléspectateur
13:33attentif
13:34de l'EGW
13:35qui vous parle.
13:36Depuis deux ans,
13:36je dis qu'une partie,
13:38qu'une grande partie
13:38de la rédaction
13:39est sur la ligne
13:40Mélenchon.
13:41Il y a quelques exceptions
13:42remarquables.
13:43Benjamin Duhamel,
13:44libre,
13:45Léa Salamé,
13:46libre,
13:47il y a des exceptions.
13:48Mais on l'a vu
13:48à l'occasion
13:49de l'affaire
13:50Charles Sapin,
13:52exclue,
13:53d'abord
13:54excommunier,
13:55condamné médiatiquement
13:56et ensuite exclue.
13:57On le voit aujourd'hui,
13:59ils sont sur la ligne
13:59Mélenchon
14:00et ils sont,
14:01si j'ose ce terme,
14:02ces journalistes-là,
14:03pas tous,
14:04avec l'appui
14:04de certains syndicats
14:05en position
14:06de combat.
14:08Dans la campagne
14:10présidentielle
14:10qui s'ouvre,
14:11ils ont décidé
14:12d'être au service,
14:13eux,
14:14publiquement,
14:15je ne dévoile rien,
14:16publiquement,
14:17d'une ligne politique
14:18extrême.
14:18Je ne dirais même pas
14:19de gauche sociale-démocrate,
14:21je dirais
14:21d'extrême-gauche.
14:22Voilà où on en est
14:23aujourd'hui
14:24dans l'audiovisuel public.
14:25Paul Amard,
14:26et c'est l'avis
14:27effectivement autorisé
14:29de quelqu'un
14:30qui connaît bien
14:30le service public
14:31et je vous parlais
14:31de Cyril Lacarrière.
14:32Alors,
14:32Cyril Lacarrière,
14:33je ne suis pas sûr
14:33que le grand public
14:33le connaisse,
14:34c'est quelqu'un
14:34qui parle médias
14:36sur France Inter
14:36et qui,
14:37tous les jours,
14:37parle de nous,
14:38comme ce quotidien,
14:39parle tous les jours
14:39de nous,
14:40comme Nouvelle Obs,
14:41comme Libé,
14:42comme France Inter,
14:43etc.
14:43Nous sommes des cibles
14:44pour ces gens-là.
14:45Donc, écoutez ce que
14:45disait M. Lacarrière hier.
14:48Hier soir,
14:49Teddy Riner
14:49était sur le plateau
14:50de C'est à vous.
14:51Oui,
14:52dès qu'il y aura
14:52une ligne rouge,
14:53on m'entendra.
14:54Je suis un citoyen
14:55avant tout,
14:56j'ai mon mot à dire.
14:57Et le 5 fois
14:58Mayday et dehors
14:58aux Jeux Olympiques
14:59ne compte pas
15:00se laisser intimider
15:00par Pascal Praud
15:01et sa clique
15:01car du côté
15:02de ces news
15:03et des médias
15:03de Vincent Bolloré,
15:04ils sont désormais
15:05en ordre de marche
15:06pour attaquer
15:06toutes les personnalités
15:07qui critiquent publiquement
15:08le Rassemblement National.
15:10Comme l'a très justement
15:11dit Patrick Cohen
15:11ce matin,
15:12dans la matinale,
15:13ces médias
15:14et Pascal Praud en tête
15:15sont devenus
15:15le bras armé médiatique
15:16de l'extrême droite
15:17et on sait
15:18ce qu'il se passe
15:18ensuite
15:19un déferlement
15:20d'attaques en ligne
15:21ce qu'on appelle
15:22du cyberharcèlement.
15:23Ce à quoi on assiste
15:24c'est exactement
15:25ce qui s'est passé
15:26lorsque le rappeur Booba
15:27attaquait l'agente
15:28des influenceurs
15:29Magali Berda
15:30et que ses followers
15:31la mitraillaient
15:31ensuite de menaces.
15:33Booba sera jugé
15:34pour cyberharcèlement
15:35aggravé l'année prochaine
15:36qui sait
15:37si Pascal Praud
15:38ne sera pas un jour
15:38lui aussi
15:39dans ce même box
15:40des accusés.
15:41Et qui sait
15:41si Monsieur Lacarrière
15:42pour cette chronique
15:43puisque je suis
15:44cyberharcelé
15:45de la même manière
15:46après les propos
15:47de Monsieur Cohen
15:48hier matin
15:48et les propos
15:49de Monsieur Lacarrière
15:50qui sait
15:50si Monsieur Lacarrière
15:51ne sera pas précisément
15:52dans le box
15:53qu'il parle
15:54à l'instant.
15:55Bien évidemment
15:56puisque c'est
15:57là c'est manifestement
15:58c'est lui
15:59qui parle de nous
16:00c'est lui
16:01qui cible
16:01c'est lui
16:02qui nous met
16:04en difficulté
16:05mais c'est ainsi
16:06il est nommé
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