00:01Vous disiez tout à l'heure que vous ne souhaitez pas que la campagne présidentielle tourne à la campagne entre
00:07médias.
00:08Je pense vraiment que ça n'intéresse personne, mais je me trompe peut-être.
00:11Ça n'intéresse personne, mais ça a l'air pas vrai, mais ça dit beaucoup de notre société.
00:16C'est-à-dire que nous sommes venus l'obsession de Cotidien, l'obsession de France Inter, l'obsession de
00:21C'est à vous, l'obsession...
00:22Bon, ils nous accusent de choses évidemment qui n'ont pas de sens, mais c'est pas grave.
00:26Bon, et je voulais qu'on écoute l'excellente chronique de Laurent Tessier.
00:30C'est pas à moi d'en parler, puisque je ne veux pas être jugé parti.
00:33Je préfère que Laurent a fait une excellente chronique.
00:35On n'écoutera également pas la marque tout à l'heure.
00:38Donc écoutez cette chronique qui met en perspective ce qui a été dit hier
00:42et qui met en perspective ce que disait M. Cohen lorsqu'il était, par exemple, entendu à la commission d
00:48'enquête.
00:49Écoutez cette chronique qui doit durer 2-3 minutes.
00:53En repris, il y a un mois et déjà, France Inter envoie ses fidèles lieutenants pour nous adresser quelques petits
00:59messages.
00:59Hier matin, sur le service public, Patrick Cohen a tenu des propos d'une grande violence contre CNews, Europe 1
01:04et Pascal Praud.
01:06Les médias Bollorais ne se contentent plus de promouvoir ouvertement les partis d'extrême droite.
01:10Ils en sont le bras armé.
01:12Pascal Praud endosse la marotte historique de l'extrême droite.
01:15Ils dressent des listes.
01:16Ils façonnent un ennemi commun en désignant les mauvais citoyens.
01:20Le bras armé, dressé des listes, les mots ont un sens, c'est grave, dangereux.
01:24Et ça se passe sur France Inter, radio du service public financée avec notre argent, nos impôts.
01:28Et pourtant, l'an dernier, le 18 décembre, Patrick Cohen était auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur l
01:34'audiovisuel public.
01:35Et il affirmait qu'il n'était pas question pour lui de donner son opinion dans ses éditos.
01:40Les auditeurs ou téléspectateurs se fichent de mes opinions.
01:43Mon métier, alors évidemment, je sais bien que l'idée de l'éditorialiste, c'est celui qui donne son point
01:49de vue.
01:49Mais moi, je considère que mon métier n'est pas de donner mes opinions et encore moins peut-être d
01:55'avoir des opinions.
01:56Non, pas du tout d'opinion.
01:58Mais à part ça, nous serions à CNews le bras armé.
02:01C'est savoureux.
02:02Patrick Cohen, c'est aussi s'en prendre à des personnalités.
02:05Oui, alors il y a aussi eu des grands discours auparavant pour montrer qu'il était un journaliste militant par
02:09excellence.
02:09On peut rappeler l'histoire du café avec deux responsables du Parti Socialiste l'an dernier à Paris,
02:14avec Thomas Legrand de Libération et cette phrase,
02:16nous on fait ce qu'il faut pour Rachida Dati, Patrick et moi.
02:18Patrick Cohen, c'est donc le journaliste militant qui répétait l'an dernier ces fabuleux principes.
02:24Dans la construction de mes chroniques aujourd'hui, comme dans la construction de mes matinales auparavant,
02:29je me fixe quelques principes.
02:30Veiller à ce qu'aucun citoyen ne se sente exclu ou agressé,
02:34quelles que soient ses opinions politiques, c'est quelque chose auquel je tiens.
02:38Si je résume ce qu'il disait en commission d'enquête parlementaire,
02:41mon métier n'est pas de donner mes opinions.
02:44Veiller à ce qu'aucun citoyen ne se sente exclu.
02:46Pourquoi disait-il alors ceci du RN en juin 2024 sur France 5 ?
02:51Les gens finissent par se dire, c'est pas si grave le RN, si c'est la même chose.
02:55Vous avez diminué le danger représenté par le Rassemblement National à travers vos discours
03:01et ces discours-là que vous venez de tenir.
03:03Les électeurs du RN apprécieront, mais sinon son métier n'est pas de dire au effort ce qu'il pense.
03:08Et vous l'avez dit Romain, Patrick Cohen sait aussi s'en prendre à des personnalités.
03:11Parce qu'encore une fois, il dit ne pas donner son opinion.
03:14Mais pourquoi avait-il alors tenté de donner une leçon de morale à l'animatrice télé Karine Lemarchand,
03:18l'an dernier au mois de mai ?
03:19D'autres avant vous ont reproché de copiner avec Marine Le Pen.
03:23On peut faire le reproche plus général d'une proximité trop grande
03:27avec des personnages politiques pour lesquels il faut garder une distance.
03:30Mais à part ça, toujours pas d'opinion.
03:32Patrick Cohen sait pointer du doigt des personnalités
03:34quand elles ne sont pas dans le discours classique de la bien-pensance médiatique,
03:38comme son édito sur France Inter le lendemain du décès de Brigitte Bardot en décembre dernier.
03:44Bardot a été condamné cinq fois pour incitation à la haine.
03:47Plus signifiant que sa sympathie affichée pour le FN de Jean-Marie Le Pen,
03:52ce moment bien identifié dans ses mémoires
03:54où celle qui a été sculptée en Marianne a cessé d'aimer la France.
03:59Patrick Cohen, c'est le journaliste militant, donneur de leçons depuis des années.
04:02Aujourd'hui, il s'en prend violemment à CNews, Europe 1, le JDD, le JD News.
04:06Et il s'était plutôt bien défini en commission d'enquête parlementaire
04:09avec une belle lucidité.
04:12Évidemment que je ne suis pas neutre.
04:13Personne n'est neutre dans ce métier.
04:15Sauf qu'il n'est pas neutre sur une radio du service public
04:18avec notre argent, nos impôts.
04:19C'est là toute la différence.
04:21Laurent Tessier, c'était ce matin sur l'antenne d'Europe 1
04:24et c'était également sur l'antenne de CNews.
04:27Charlotte Dordellas, est-ce que ça vous fait réagir ?
04:30Non, mais ce qui me fait réagir, c'est qu'en effet, il a raison,
04:33il n'est pas neutre.
04:33Personne ne l'est, aucun d'entre nous.
04:36Moi, je ne crois pas non plus que nous soyons objectifs.
04:39Il faudrait pour ça que nous soyons de purs objets.
04:41Nous sommes des sujets.
04:42Nous avons un regard sur les choses, des affinités.
04:44Par ailleurs, nous sommes également des électeurs.
04:47Personne n'est privé du droit de vote quand il devient journaliste.
04:51Donc, il y a ce regard-là.
04:53L'important, c'est que ces regards puissent s'ajouter les uns aux autres,
04:56surtout dans le service public,
04:57et que les regards cohabitent sans injures permanentes
05:02et sans rejet au préalable
05:04de ce qui est identifié par Patrick Cohen,
05:06mais choisi par des millions de Français,
05:08comme un danger.
05:10Et ça suffit.
05:11Cette phrase est folle.
05:13Il y a certains hommes politiques avec qui il faut,
05:15il faut de majesté,
05:17tenir une certaine distance,
05:18qu'on n'adopte pas avec d'autres.
05:20Mais au nom de quoi ?
05:21Au nom de Patrick Cohen.
05:22Selon quel principe ?
05:23Mais voilà.
05:24Donc, si c'est au nom de Patrick Cohen,
05:25il faut vraiment à côté,
05:26pour préserver justement cet équilibre
05:29et cette honnêteté,
05:30qui est préférable à, en effet,
05:32une neutralité absurde,
05:34pour préserver l'équilibre
05:36et l'honnêteté de chacun,
05:37il faut à côté que quelqu'un puisse lui dire
05:39« Vas-y, explique-moi pourquoi ».
05:40Mais on a tous besoin de cette personne à côté
05:42qui nous dit « Mais attends, ça a l'air évident pour toi ».
05:44On a tous des évidences
05:45qui, pour l'autre, n'en sont pas.
05:47Bon, moi, qu'on en soit encore là,
05:50après l'épisode, je vous assure
05:51que je ne comprends toujours pas Charles Sapin.
05:54Je ne comprends pas comment on peut,
05:55à ce point, se tirer une balle dans le pied,
05:59en toute détente.
06:01Je trouve ça incroyable.
06:03Mais Mme Pigalle,
06:03qui n'a aucun courage,
06:06qui avait choisi Sapin
06:08et qui l'a lâchée en race campagne,
06:10a pris la parole dans le Parisien.
06:12Et c'est pour ça qu'hier,
06:13c'était aussi un règlement de compte
06:14de France Inter.
06:15Parce qu'effectivement,
06:17France Inter, nous avons remis en cause
06:19l'idée du pluralisme
06:20qui n'existe pas sur France Inter.
06:22Et l'affaire Sapin l'a prouvé.
06:23Donc, hier, c'était un règlement de compte,
06:26bien évidemment.
06:26Et sans doute, Mme Pigalle
06:28a tenu le stylo, peut-être,
06:31de M. Cohen.
06:33Et Mme Pigalle a dit ceci dans le Parisien.
06:35S'il l'avoir recruté a ouvert la voie
06:36à ce piège.
06:38Alors, oui, c'est regrettable
06:39et je ne peux pas m'en satisfaire.
06:40Mais il faut aussi garder le sens des proportions.
06:42Charles Sapin n'était pas l'alpha et l'oméga
06:44du pluralisme sur France Inter.
06:46Évidemment, mais j'ai appris ce mercredi
06:48qu'il allait finalement accepter
06:49cet exercice du débat
06:50sur une autre radio.
06:51C'est vrai qu'il va sur RTL, manifestement.
06:52Mais M. Sapin, il est étonnant
06:53d'accepter ailleurs
06:54ce que l'on jugeait impossible ici.
06:56J'y verrais presque une forme
06:57d'opportunisme chez certains.
06:58C'est une honte de dire cela.
07:00C'est une honte, c'est minable.
07:01Mais bon, qu'est-ce que vous voulez...
07:03Non, mais il faut expliquer pourquoi.
07:04C'est pas...
07:05C'est-à-dire qu'elle dit
07:06que c'est étonnant d'accepter la base
07:08qu'il a refusée ici.
07:08Il n'a pas refusé par principe
07:10un débat sur France Inter.
07:11Il a refusé qu'au terme d'une campagne
07:14de diffamation complètement dingue,
07:16on lui propose un débat
07:17à la place de sa chronique.
07:18Or, RTL, probablement,
07:19ne lui a proposé qu'un débat initialement.
07:21Il n'est pas contre l'idée
07:22d'un débat nulle part.
07:24Donc, c'est pour ça qu'en effet,
07:25cette phrase...
07:26On va voir s'ils vont m'inviter,
07:27France Inter.
07:27...qui retourne l'accusation.
07:29On va voir s'ils vont m'inviter.
07:29Ils ne m'ont toujours pas appelé depuis.
07:30Non, ils ne m'ont pas appelé.
07:32Par ailleurs, tout ça s'est passé
07:34au terme d'une campagne
07:36qui a consisté au préalable
07:38à accuser Charles Sapin
07:40de pouvoir tenir des propos
07:41en raison de condamnations passées
07:43d'un journal dans lequel
07:43il travaille depuis deux mois.
07:44Je ne sais pas si tout le monde
07:46réalise bien que ces personnes
07:47nous expliquent toute la journée
07:48que rien n'a rien à voir avec rien,
07:50que jamais de rien,
07:51que l'amalgame est insupportable,
07:53que les liens sont insupportables.
07:55L'intelligence consiste à faire des liens.
07:56On n'a plus le droit de le faire,
07:57c'est insupportable.
07:59Là, il y a une assimilation
08:01à travers le temps, l'espace.
08:03Ce n'est évidemment pas
08:04la condamnation de Valeurs Actuelles
08:05sur le roman de l'été
08:07qui les gêne.
08:08Ils perdent leur nerf.
08:10Vous le savez bien,
08:11ils perdent leur nerf
08:13parce qu'ils sont aujourd'hui
08:14en très grande difficulté,
08:16bien sûr.
08:17sur le роumine de l'été
08:17pour la fin.
08:17Je vous laisse