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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur la visite du Pape en France et l'émotion qu'elle a suscitée chez les Français.

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Transcription
00:00Si le pape pouvait venir chaque vendredi, je trouve que je ne serais pas...
00:05Et que chaque dimanche ou chaque samedi, il y ait une messe classe de la Concorde.
00:10Je trouve que ça donnerait à ce pays un climat différent. Qu'en pensez-vous ?
00:14Le pape, il était dans l'avion et puis il a évoqué, c'est des images d'Emeric Pourbaix.
00:20Je félicite évidemment Emeric, que vous connaissez, qui a fait un travail formidable avec Charles Baget,
00:25qui a suivi le pape dans l'avion et les images que vous allez voir, ce sont des images exclusives
00:30de CNews
00:31et ce qu'a dit le pape dans l'avion lorsqu'il est reparti pour Rome et l'aéroport de
00:35Fiumicino.
00:38Personnellement, je me sens béni d'avoir eu le privilège de visiter la France et d'encourager particulièrement les jeunes.
00:45C'est les jeunes qui sont à la recherche de quelque chose.
00:49Le soir au Stade de France, avec 80 000 jeunes rassemblés venant de toute la France,
00:53leur enthousiasme, leur joie, le sentiment d'espoir qu'ils ont suscité, qu'ils ont reçu
00:59et qu'ils seront désormais capables de partager à autrui.
01:03Il y a cette photo extraordinaire qui a fait le tour du monde,
01:06parce que c'est la photo de la Pieta et on était avec Clotilde, la mère de Marie Garance.
01:11Cette photo est absolument incroyable, elle nous a raconté comment ça s'est passé,
01:14c'est un hasard complet.
01:16Mais un hasard magnifique.
01:18Oui.
01:19Non mais franchement, elle explique que ce n'était pas prévu
01:21et que tout le monde s'est dit « il faut que le pape bénisse ses deux petites filles ».
01:24L'histoire, elle est belle dans la belle histoire déjà,
01:27dans cette photo qui a touché tout le monde au cœur.
01:31Elle a touché, moi je suis autant touchée par la photo que l'émotion qu'elle a suscité.
01:37Parce que qu'est-ce que ça veut dire qu'on soit aussi ému,
01:39que ça touche autant notre cœur de voir cet homme se pencher avec autant de bonté
01:44sur la fragilité absolue en fait.
01:48C'était un rappel...
01:49Mais vous voyez, il y a des rappels qui ne prennent pas la forme de leçons de morale en fait.
01:55Ils sont donnés par l'exemple et je repense aux images qu'on a vues précédemment.
01:59Peut-être que c'est ça la meilleure éducation en fait.
02:01C'est de dire l'exigence d'un chemin de bonté
02:05et puis dans la foulée de le montrer discrètement, sans faire de bruit,
02:10de montrer ce qu'il faut faire en fait.
02:11Et il y avait tout ça dans cette photo et en effet derrière cette photo,
02:15il y a cette mère qui est objectivement...
02:17Vous disiez l'autre jour, on se rend compte pendant le week-end
02:19qu'il y a des gens qu'on ne met pas en valeur en fait.
02:23Cette mère, et ce père d'ailleurs, cette famille, force le respect,
02:27édifie au sens strict du terme, édifie.
02:30Il nous donne envie d'être meilleurs en fait.
02:32Je ne peux pas dire autre chose quoi.
02:34Clotilde est la mère de Marie Garance et elle a eu six enfants
02:37et ils ont choisi d'adopter trois enfants,
02:41qui sont trois enfants, je crois que c'est trois,
02:44mais trois enfants qui sont handicapés.
02:47Et si Marie Garance n'avait pas croisé la route de Clotilde et de Nicolas,
02:55ses parents adoptifs, elle serait aujourd'hui dans un centre,
03:00dans des conditions de vie difficiles.
03:02Elle a dix ans, Marie Garance, et elle est poli-handicapée.
03:07Donc c'est une image tout à fait exceptionnelle et d'émotion.
03:11Et ce que vous avez dit est une nouvelle fois tellement juste, Charlotte.
03:14Alors ça a été une parenthèse enchantée.
03:16Je voudrais qu'on revoie peut-être certaines images,
03:19parce que ça a touché évidemment au cœur.
03:20Et puis ça permet...
03:22On va être avec Clotilde tout à l'heure.
03:25Espérons que ce soit une source plus qu'une parenthèse.
03:27Oui, mais moi, la peur que j'ai, c'est qu'effectivement...
03:31Mais n'ayez pas peur, Pascal.
03:32Oui, n'ayez pas peur.
03:35Bien.
03:37La peur que j'ai, c'est que tout ça soit oublié.
03:43Mais voyons le sujet à l'instant sur cette parenthèse.
03:48Et puis on va être avec Colette aussi.
03:50On réécoutera Colette hier.
03:51Vous savez, elle était sur la place de la Concorde.
03:53Et puis hier, j'ai lancé un appel.
03:55Et Colette a reçu plein de témoignages.
03:59Et je lui dis, venez nous parler, Colette.
04:01Venez nous dire qui vous êtes.
04:03Parce que cette parole-là, on doit l'entendre sur notre antenne.
04:06Voyez le sujet de Tanguere de Guillotel.
04:11Sur le tarmac, le Saint-Père adresse un dernier salut.
04:15Avant de s'envoler pour Rome.
04:17C'est la fin de quatre jours de visite apostolique en France.
04:21Quatre jours de ferveur, de prière.
04:24Quatre jours vécus comme une parenthèse enchantée par les fidèles présents.
04:27C'était une très grande émotion de voir que notre pape est venu jusque chez nous, jusqu'à nous.
04:33Moi, je retiens d'avoir cette jeunesse aussi qui est là et qui est pleine de foi dans le Seigneur.
04:41Une jeunesse venue au Stade de France pour une discussion cœur à cœur avec le Saint-Père.
04:47Franchement, il nous a passé vraiment de très très beaux messages.
04:49Et même ça a venu l'émotion, l'éphorie qu'il y avait autour de lui.
04:54Franchement, c'est vraiment incroyable de voir autant de gens solidaires autour du même cause.
04:59À Paris et à Metz, Léon XIV s'est exprimé pour la paix et l'unité entre les peuples.
05:04À Lourdes, il a réconforté les malades.
05:07Moi, je repars avec la joie au cœur, une immense action de grâce, une grâce d'abandon.
05:16Et puis, mon pèlerinage, il ne fait que commencer.
05:24La venue du pape a également profondément marqué les bénévoles.
05:28On a tellement reçu aujourd'hui, je crois, qu'on a envie de donner.
05:37Mais pour l'instant, on ne sait pas encore distribuer notre joie, notre paix, tout ça.
05:42Mais ça va venir.
05:44Quatre jours avec Léon XIV, une source de joie et d'espérance pour les catholiques français.
05:51Voilà, tout le monde n'a pas le même regard et ne porte pas la même analyse.
05:54Et c'est bien d'ailleurs, c'est pour ça que le débat est riche en France.
05:58Donc écoutons ce que disait M. Cohen ce matin sur l'ententeur.
06:01Gare à l'illusion d'optique, ce qu'on a vu ces derniers jours, c'est une minorité pratiquante, certes
06:08mobilisée, rajeunie, visible, capable de remplir l'espace public, heureuse de l'avoir fait.
06:13Mais cela reste une minorité.
06:16Et malgré la saturation médiatique, les audiences télé sont restées modestes.
06:194,5 millions de téléspectateurs pour la messe de la Concorde, dispersés sur 5 chaînes, soit bien moins qu'un
06:27match des Bleus ou un mariage royal, sans parler des 23 millions de la cérémonie d'ouverture des JO.
06:32C'est donc pas la France entière qui a communié avec le pape, loin de là.
06:37Alors tous ceux qui connaissent la télévision savent qu'on ne compare pas un programme à 15h avec un match
06:44à 20h30 ou une cérémonie à 21h.
06:46Tout ça est grotesque, effectivement.
06:49Quel plaisir prend-il à blesser et injurier les catholiques de France ?
06:53Mais parce que...
06:54Je ne comprends pas.
06:55Mais si !
06:56Autant je peux comprendre ces attaques politiques, mais là, il s'en prend à des jeunes qui sont venus manifester
07:01leur foi, en disant c'est une minorité.
07:04Mais bon, quelle joie un journaliste peut-il ressentir à blesser, sans risque finalement pour lui ?
07:11Mais c'est la nature, c'est sa nature, la joie mauvaise.
07:14Non mais on s'en appelle beaucoup.
07:15Mais c'est la joie mauvaise.
07:16Mais il y a des gens méchants, c'est la joie mauvaise, c'est le ressentiment, la rancœur, l'aigreur,
07:22la jalousie, pourquoi pas ?
07:24C'est des sentiments qui animent certaines personnes, les passions tristes.
07:29Ah ben ben ben ben ben...
07:31Sans évocat.
07:31Sans évocat.
07:33Comment ?
07:33Non mais je vais peut-être vous étonner.
07:35Ça existe.
07:36Je vais peut-être vous étonner, mais il n'a pas tort dans le constat.
07:40Moi je ne me sens pas du tout injuriée.
07:42C'est factuel, il y avait ce week-end, on a eu le spectacle dans la mobilisation d'une France
07:50catholique pratiquante qui est une minorité aujourd'hui.
07:54Simplement, je poursuivrai l'analyse de Patrick Cohen en disant que ce qu'on a vu aussi, c'est une
08:02population bien plus large que cette minorité être aimantée par ce qui se passait.
08:07Donc est-ce que cette minorité, parce que si ce qu'on a vu ce week-end et ces scènes
08:12de liesse, de joie, de paix étaient majoritaires en France, on serait au chômage et on ferait autre chose et
08:18ce serait formidable.
08:19Vous voyez ce que je veux dire ?
08:22Non mais factuellement, tout ce que la presse de manière générale vous disait très justement, d'ailleurs, on ne parle
08:29jamais des trains qui arrivaient à l'heure.
08:30Si tous les trains arrivaient à l'heure, que les Français étaient dans une concorde immense, dans une paix formidable...
08:35Mais je pense qu'il y a beaucoup plus de gens que vous ne pensez.
08:37C'est ce que je vous dis.
08:38Je pense que l'espace médiatique ne traduit pas la réalité de ce pays dans beaucoup de domaines.
08:44Ce qui est vrai, c'est que les catholiques pratiquants qui formaient le noyau dur de ce qu'on a
08:49vu ce week-end sont une minorité,
08:52qu'il y a une très large minorité, voire une majorité en France qui a été aimantée, aspirée, qui a
08:57envie de ça, de cette ambiance, de cette paix et même du message qu'a fait passer le Saint-Père.
09:04Et simplement, la question, c'est est-ce que cette minorité peut apporter quelque chose de sa paix à la
09:09majorité ?
09:10C'est pour ça que je poursuivrai, on va dire, l'édito de Patrick Cohen, mais factuellement, moi, je ne
09:13me sens pas du tout injuriée.
09:14Il y a un ton un peu cohenesque.
09:17Bon, voilà, il est comme ça, on le connaît.
09:19Complètement décalé, déplacé.
09:20Moi, je crains.
09:20Après ces quatre jours exceptionnels, il y aura un avant et un après.
09:24Je ne pourrais pas parler.
09:24Ça, j'espère.
09:25Ce n'est pas possible.
09:26Vincent Herouette, mais c'est intéressant.
09:28Non, mais les catholiques pratiquants sont effectivement minoritaires dans le pays.
09:32Mais je crains qu'à Radio France, il soit vraiment gros musculaire.
09:35Ça, c'est possible.
09:36Ça, c'est possible.
09:37Mais au moins, il ne nous dit pas qu'il a eu peur.
09:41Parce que j'ai vu des gens qui étaient très inquiets de ce qu'ils ont vu, qui ont eu
09:44peur.
09:44Moi, je me suis dit, mais qu'il n'a pas peur de croire.
09:46Non, mais il y a quelqu'un, il y a Patrick Menet qui nous écoute tous les jours
09:50et que j'aurais pu citer hier d'ailleurs sur ce qu'il me disait sur le pape,
09:54mais qui dit une chose très juste.
09:56Le même Cohen va nous dire que la France est descendue dans la rue
09:58quand 100 000 manifestants de gauche descendent dans la rue.
10:01Ça, c'est vrai.
10:02C'est-à-dire que vous avez une manif contre la retraite,
10:06ils sont 100 000 et France Inter, on parle maintenant,
10:09comme les blocages.
10:10Ah oui, ça, c'est vrai.
10:11Les blocages, je veux dire, il y avait 4,5 millions de gens peut-être devant la télévision
10:16et il y avait beaucoup de catholiques dans la rue.
10:19Bon, les blocages, c'est une minorité.
10:21Et ils vont parler de la colère des lycéens, ils vont généraliser.
10:25Donc, tout ça...
10:27Par ailleurs, en fait, la question du rapport de force de qui a le plus grand nombre
10:30qui fait les meilleures audiences est assez peu intéressante
10:33par rapport à ce qu'a généré, en fait, cette visite.
10:35Mais évidemment, et puis on ne compare pas des audiences,
10:37je veux dire, on ne compare pas une audience à 15 heures,
10:39quand on est un professionnel de l'audiovisuel,
10:41on ne compare pas une audience à 15 heures d'une messe un samedi
10:45avec un match de l'équipe de France à 21 heures.
10:47Tout le monde sait ça.
10:48Le même, le mot fiasco, vous vous rendez compte ?
10:50Fiasco, c'est la vie.
10:53Mais c'est la vie, il y a des gens qui...
10:55Fiasco, c'est pas le mot.
10:56Le fiasco, c'est...
10:58Il n'y a que le plaidoyer du papal pour l'école privée,
11:05pour la défense de la vie, de la naissance à la mort,
11:09pour les racines chrétiennes de l'Europe,
11:13pour la guerre, la guerre comme une impasse.
11:16Tiens, ça, c'est un sujet aussi.
11:18Tous ces propos qui sont assez subversifs,
11:22on ne les entrempe jamais, effectivement,
11:24sur l'antenne de France Inter.
11:26Parce que ce sont des propos qui...
11:27Ce sont des questions qui restent ouvertes.
11:29Alors, je ne sais pas quelle fécondité aura ce voyage.
11:31Je crois qu'elle est d'abord spirituelle,
11:34donc elle nous est cachée.
11:37Mais même sur le plan strictement du combat des idées ou politiques,
11:42c'est vrai que tous les thèmes...
11:44C'est la racine chrétienne de l'Europe, par exemple.
11:46Tous les thèmes soulevés par le Saint-Père,
11:49ça reste des questions ouvertes.
11:52Épareil, pas de l'œil d'œil d'œil d'œil d'œil d'œil d'œil d'œil.
11:52Merci.

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