- il y a 12 minutes
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:02Générique
00:00:11Bonjour à tous et bienvenue dans Midi BFM. Bonjour Roselyne.
00:00:14Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:15Nous sommes très contents de vous accueillir avec évidemment Laurent Neumann, Patrick Sos qui nous accompagne et Frédéric Bianchi
00:00:20qui sont évidemment les piliers de cette émission avec beaucoup d'actualité, la présence également de nos envoyés spéciaux, nos
00:00:26spécialistes qui sont évidemment partout.
00:00:27Il faudrait que certains soins ne soient plus remboursés par la Sécu mais par les mutuelles.
00:00:33C'est un rapport d'experts qui fait cette suggestion. Il faudrait par exemple que la Sécu se décharge des
00:00:39remboursements pour les lunettes, les prothèses auditives ou encore les taxis sanitaires.
00:00:43Clairement Laurent Neumann, il faut faire des économies partout.
00:00:45Oui, hier c'était les arrêts maladie, aujourd'hui c'est les mutuelles et encore le budget. Ça n'est
00:00:49que dans trois semaines donc il va y avoir encore plein d'idées sur la table.
00:00:51Nous irons également dans Dresson à Évry après l'agression d'une enseignante qui a été frappée par un élève
00:00:56de 8 ans à un enfant lourdement handicapé.
00:01:00C'est ce que vient de dire le ministre de l'éducation nationale. Il était visiblement mal encadré. Nous serons
00:01:04sur place dans quelques instants avec Jérémy Brossard.
00:01:09Dans 24 heures, le pape sera en France. Sécurité maximale pour accueillir le souverain pontife.
00:01:15On va vous faire vivre tout ça en direct sur BFMTV. Vous allez voir comment le dispositif a été mis
00:01:20en place, 14 000 forces de l'ordre, des rafales au-dessus des Champs-Elysées et tout un dispositif.
00:01:25C'est Patrick Sos qui va nous raconter tout ça.
00:01:27Et puis la vérité sur les marges des raffineurs. Frédéric Bianchi, on va en parler avec vous. Il y a
00:01:31un grand débat autour de ces marges des raffineurs. Peut-on les bloquer ?
00:01:34Oui, Jean-Luc Mélenchon a raison sur un point. Les marges ont explosé. Par contre, il est bloqué. Légalement, on
00:01:39peut le faire économiquement. On va voir les conséquences.
00:01:41Allez, on va détailler tout ça évidemment avec vous. Il faudrait que certains soins ne soient donc plus remboursés par
00:01:45la sécu, mais pas les mutuelles.
00:01:47Alors, encore des propositions, Roselyne, pour faire des économies. Et c'est un rapport d'experts de la santé qui
00:01:53fait cette suggestion.
00:01:54Qui voudrait que désormais les mutuelles prennent en charge à 100% ? Vous le voyez, les lunettes par exemple,
00:01:58les prothèses auditives ou encore les taxis sanitaires, voire le paiement des premiers jours d'arrêt de travail.
00:02:05Le détail des propositions avec Romain Langlais.
00:02:09La santé a un coût que l'État ne peut aujourd'hui plus payer seul. Voici le constat du rapport
00:02:15d'experts remis hier au gouvernement.
00:02:17Pour cesser de creuser le déficit de la sécurité sociale, le document d'une vingtaine de pages préconise donc de
00:02:22transférer une partie des dépenses vers les mutuelles.
00:02:25Une nouvelle répartition des rôles où les complémentaires santé assuraient alors en intégralité les remboursements optiques et d'audioprothèses, dispositifs
00:02:33qu'elles financent de moitié ou plus actuellement.
00:02:36Chiffré à 6,7 milliards d'euros par an, les transferts de patients non-urgents reviendraient également à la charge
00:02:41des mutuelles, tout comme le paiement des indemnités journalières pour les premiers jours d'arrêt maladie.
00:02:46Un changement qui provoquerait mécaniquement une hausse significative des cotisations des Français, mais qui pourrait toutefois être contenu selon l
00:02:53'économiste et co-signataire du rapport Nicolas Bouzou.
00:02:56Notre système d'assurance maladie aujourd'hui, il est en risque. Nous arrivons au bout d'un système.
00:03:01Et donc nous, ce que nous proposons, c'est de dire au fond, aux complémentaires santé, c'est vous qui
00:03:06aurez à négocier des prix qui soient des prix plus bas pour ne pas que les cotisations augmentent ou en
00:03:11tout cas pour qu'elles augmentent le moins possible.
00:03:12En dépit de telles mesures, une augmentation du prix des mutuelles est elle d'ores et déjà prévue en 2027,
00:03:18entre 7 et 8%.
00:03:20Il s'agit donc une nouvelle fois de faire des économies, des économies pour la sécu, aux dépens des complémentaires
00:03:25santé.
00:03:26Exactement. Alors qu'en pensez-vous ? Évidemment, c'est à condition d'avoir une mutuelle. Et puis on se
00:03:31demande si derrière, elle ne va pas nous le répercuter.
00:03:33On vous a fait réagir à cette proposition avec Isor Delagorse et Nisrine El-Yagoubi.
00:03:37On a moins d'argent à la retraite. Donc on fait un peu plus attention à ça.
00:03:43Je crois que je vais la supprimer. Je ne suis pas malade. Si j'étais malade, peut-être. Et encore
00:03:48même qu'en étant malade, vu ce qu'ils remboursent, c'est un beauf.
00:03:51La santé est quand même un endroit où il faut faire des dépenses. Donc je pense pouvoir absorber cette augmentation.
00:04:01Si je paye plus de mutuelles et puis que la sécu me rembourse moins, je devrais payer moins de sécu.
00:04:05La règle devrait être comme ça, en fait, finalement. On devrait payer proportionnellement à ce qu'on est remboursé.
00:04:10Voilà, Laurent Demand, Frédéric Bianchi. Ça soulève beaucoup, effectivement, de remarques et de questions. On va prendre un exemple ici.
00:04:16Aujourd'hui, l'optique est remboursée à un peu plus de 68% par les mutuelles et les prothèses auditives
00:04:20à un peu plus de 50%.
00:04:21Ça veut dire que l'intégralité de ces frais serait donc prise en charge par les mutuelles.
00:04:25Laurent, d'abord, à condition d'en avoir une. Tout le monde n'a pas de mutuelle. On est d
00:04:28'accord ?
00:04:29Non. Quand on est salarié, on a une mutuelle qui est payée d'ailleurs pour partie par l'employeur et
00:04:34par partie par le salarié.
00:04:37Quand vous n'êtes plus salarié, par exemple, quand vous devenez traité, vous payez votre propre mutuelle.
00:04:46Il est midi et demi. Des drones russes, Roselyne, bientôt sur la France.
00:04:50C'est l'alerte de la CIA qui est reliée ce matin par la presse espagnole.
00:04:53Ces drones seraient cachés à bord de navires de la flotte fantôme. Alors, quels seraient leurs cibles ? Comment se
00:04:58protège-t-on ?
00:04:59On va poser toutes ces questions très faciles à Patrick Sos.
00:05:02Alors que le gazole bat un record en Europe. Coup de gueule dans quelques instants de Laurent Demand.
00:05:08Je peux vous dire que les murs vont trembler.
00:05:09Sur ces guichets d'aide qui n'ouvrent que maintenant, pas étonnant dans ces conditions évidemment que les sous n
00:05:14'arrivent pas.
00:05:14Ségolène Royal veut, elle, bloquer les prix des carburants de super 1,70 jusqu'à Noël.
00:05:18Et on la prendra au mot aux alentours de 13 heures.
00:05:20Et justement, taxer Total, taxer les très riches, la France est-elle contre les grands groupes ?
00:05:26On posera la question à une dirigeante d'entreprise qui fait partie du MEDEF dans un instant.
00:05:29On reviendra aussi sur toutes les propositions des patrons ces derniers jours.
00:05:32Après les pays d'Europe de l'Est, la Russie se prépare-t-elle donc à cibler la Méditerranée
00:05:36avec peut-être des drones envoyés non seulement sur la France mais aussi l'Espagne et l'Italie ?
00:05:40C'est la mise en garde en tout cas de la CIA qui est relayée par le quotidien espagnol El
00:05:44Mundo.
00:05:44Les drones seraient lancés depuis la mer en toute discrétion.
00:05:49Emeline Dercourt.
00:05:51Au cœur de l'article d'El Mundo, cette carte.
00:05:54Des navires commerciaux de la flotte fantôme russe à distance des eaux territoriales
00:05:59pourraient abriter des drones et leurs catapultes
00:06:01mettant à portée de tir des pays pourtant éloignés de la Russie
00:06:05en utilisant des appareils d'une portée de 600 kilomètres.
00:06:08Les drones en question seraient des Gerbera de mise en œuvre facile, 18 kilos,
00:06:13pouvant emporter une charge explosive de 4 à 5 kilos.
00:06:16A la clé, pas forcément de très gros dégâts mais de quoi perturber un aéroport par exemple.
00:06:21De quoi aussi démontrer selon le journal que la Russie peut atteindre l'arrière du continent européen.
00:06:27France, Italie, Espagne, en plus des pays comme l'Allemagne, la Roumanie, la Pologne ou la Finlande déjà exposés.
00:06:33Provoquer directement la France, l'Italie, l'Espagne, ce serait vraiment franchir une étape.
00:06:37Une étape concrète.
00:06:38La France n'a pas attribué officiellement à la Russie toutes ces attaques
00:06:42à la différence de ce qu'a fait l'Allemagne pour le drone de Leipzig.
00:06:45Donc là, les Russes mettraient le pied dans un engrenage.
00:06:48L'article est signé par le correspondant du journal à Vilnius.
00:06:51Il s'appuie sur des sources au sein du renseignement lituanien,
00:06:53selon lesquelles, en rentrant de son voyage à Moscou,
00:06:57le patron de la CIA a alerté ses collègues du renseignement européen.
00:07:01Et l'article est formel.
00:07:02Les gouvernements espagnols, français et italiens ont été informés
00:07:07qu'une opération de drone russe pourrait être menée contre l'un de ces pays.
00:07:12– Tiens, Patrick Sos, c'est pour ça qu'Emmanuel Macron a convoqué
00:07:14les chefs de parti vendredi dernier ?
00:07:16– C'est compliqué, c'est passionnant le renseignement,
00:07:18parce qu'il n'y a jamais une info qui tombe du camion, en fait.
00:07:20On va le dire comme ça, sans caricaturer.
00:07:22C'est-à-dire que cette information est donnée aux Espagnols
00:07:26par les services de renseignement lituaniens.
00:07:29Ça a été très bien décrit par Emeline à l'instant.
00:07:32La CIA donne une info aux services de renseignement européens.
00:07:35Et qui sort l'info à des pays qui paraissent très très loin de l'Ukraine ?
00:07:39La Lituanie.
00:07:41Là, il y a une demi-heure, j'ai reçu, comme les Français qui sont sur ce lien,
00:07:46un nouveau message de conseil aux voyageurs,
00:07:49c'est-à-dire le quai d'Orsay qui dit « alerte au drone sur la Lituanie,
00:07:52faites attention si vous êtes en voyage ».
00:07:53Donc les Lituaniens, eux, sont habitués à cette menace
00:07:57qui devient physique de la part des Russes.
00:07:58Qu'est-ce qu'ils disent maintenant aux pays méditerranéens ?
00:08:01Alors la France, oui, mais aussi sur l'Espagne et l'Italie.
00:08:05Attention, préparez-vous à une possible attaque.
00:08:08Ça convient aux Lituaniens, ça convient aux Américains,
00:08:12ça convient surtout aux Russes.
00:08:13Parce que lorsque vous ouvrez El Mundo, que vous voyez cette carte
00:08:16avec un navire d'une flotte fantôme qui serait en face d'Ajaccio,
00:08:20un autre en face de la base de l'OTAN de Naples.
00:08:23C'est possible, ça ?
00:08:24C'est très peu crédible.
00:08:25On les surveille, rassurez-moi.
00:08:26C'est nécessaire la flotte fantôme quand même.
00:08:27C'est d'abord d'envoyer du pétrole dans des pays
00:08:29qui sont prêts à payer plus pour avoir du pétrole russe.
00:08:32Un navire de cette flotte fantôme qui irait dans une route
00:08:34qui est très très loin de l'habituel,
00:08:37en se rapprochant notamment de la base navale de Toulon.
00:08:39Il y a un organisme qui est très fort pour ça,
00:08:41qui a une compétence mondiale,
00:08:42dans un sous-sol de la préfecture maritime de Brest,
00:08:45c'est ce qu'on appelle le Mika Center.
00:08:46Il voit absolument tout.
00:08:48Ce n'est pas pour ça qu'on les arrête à chaque fois.
00:08:50On peut de temps en temps faire un arraisonnement
00:08:52avec les commandos marines,
00:08:53mais je peux vous dire que s'il y a un navire flotte fantôme,
00:08:56un cargo un peu bizarre avec un pavillon de complaisance
00:08:59mais qui vient de Novosibirsk ou d'un autre port russe,
00:09:03il ne passera jamais cette ligne au-dessus d'Ajaccio,
00:09:06ça c'est certain.
00:09:07Mais la menace, elle est là.
00:09:09Le chef du renseignement militaire danois
00:09:11a évoqué ce matin un risque faible,
00:09:14mais croissant, d'attaque russe sur un pays de l'OTAN.
00:09:17Comment faut-il l'interpréter ?
00:09:19J'ai bien lu la phrase, et c'est là aussi qu'on est encore...
00:09:22Pourquoi il n'a aucune vocation à parler,
00:09:24le chef du renseignement danois ?
00:09:26Il dit, il ne faut pas l'exclure,
00:09:29mais le scénario est improbable.
00:09:31J'ai vu un certain nombre de sites médias,
00:09:33évidemment, qui ont enlevé le « mais c'est improbable ».
00:09:35Mais ils sont là.
00:09:36Et les Danois, c'est pareil, ils payent pour voir.
00:09:39Ils ont un détroit entre eux et l'Allemagne.
00:09:41Dans ce détroit, ils voient passer du navire russe.
00:09:43S'ils enlevaient un peu d'eau,
00:09:45ils verraient qu'il y a du sous-marin russe.
00:09:46Et surtout, au fond, il y a, dans le détroit qui amène à la Baltique,
00:09:51un certain nombre de câbles qui sont en train d'être testés par les russes.
00:09:54Donc les Danois, là aussi,
00:09:55ils passent leur temps à voir des drones qui arrivent,
00:09:57de la désinformation.
00:09:58Et donc, vous sentez qu'il n'y a pas qu'en France, finalement,
00:10:02qu'il y a un problème de méconnaissance,
00:10:05voire, on l'a vu avec les politiques qui sortaient de la salle Vega vendredi,
00:10:08en disant, je suis un peu sidéré,
00:10:10je ne pensais pas que ça arriverait.
00:10:11Eh bien, ça vaut pour absolument toute l'Europe.
00:10:13Donc il y a ce curseur à mettre pour tous les services de renseignement
00:10:17et les politiques encore en place dans les 27,
00:10:20pour dire, il faut que vous sachiez,
00:10:21vos populations européennes,
00:10:22sans mettre tout le monde en panique.
00:10:24Il en va de la sécurité,
00:10:25mais aussi de la cohésion nationale dans chacun des pays.
00:10:28Avec le Kremlin,
00:10:28qui reste dans une sorte de zone grise
00:10:30vis-à-vis de l'OTAN et de l'Union européenne.
00:10:32Il n'y a jamais de traces,
00:10:33jamais de revendications, effectivement.
00:10:34C'est ça, la guerre hybride.
00:10:35C'est ça, exactement, la guerre hybride.
00:10:36Alors que la guerre, la vraie,
00:10:38elle se poursuit en Ukraine,
00:10:39avec des attaques quasi quotidiennes,
00:10:41à coups de drones,
00:10:42de missiles balistiques.
00:10:43Aussi, une frappe sur une entreprise agricole
00:10:45a fait 7 morts.
00:10:46Et puis des victimes aussi à Kiev,
00:10:47où on vous retrouve,
00:10:48Igor Saïri, avec Chloé Berthaud.
00:10:50Cette nuit,
00:10:50il y a eu plus d'une quinzaine d'explosions ?
00:10:57Absolument.
00:10:584 morts et 8 blessés à ce stade,
00:11:00bilan provisoire.
00:11:0116 morts et 59 blessés
00:11:02sur l'ensemble du territoire.
00:11:04Ce que je peux vous dire,
00:11:05c'est que nous avons passé
00:11:06une nuit terrifiante avec Chloé Berthaud.
00:11:09On l'a passé dans une station
00:11:10de métro de Kiev,
00:11:12où beaucoup d'habitants
00:11:13de la capitale se réfugient
00:11:15pour se protéger précisément
00:11:17de ces attaques de missiles
00:11:19balistiques russes.
00:11:20Car chez eux,
00:11:21la sécurité n'est pas assurée.
00:11:23Écoutez quelques secondes
00:11:26de ce qu'ont vécu ces habitants,
00:11:27de ce qu'on a vécu avec Chloé Berthaud.
00:11:429 explosions au total sur 15
00:11:44qu'on a vécu entre 1h30 et 2h du matin.
00:11:47Les seuls tremblaient
00:11:48alors qu'on était en souterrain.
00:11:50C'est pour vous dire un petit peu
00:11:51la violence de ces explosions
00:11:52liées à ces missiles balistiques.
00:11:55Depuis 3 mois,
00:11:56350 attaques russes
00:11:57ont visé la capitale.
00:11:59C'est pour cela que
00:12:00Volodymyr Zelensky
00:12:01réclame des missiles
00:12:02intercepteurs patriotes
00:12:04aux Etats-Unis
00:12:05parce qu'il n'en a pas assez
00:12:06aujourd'hui en Ukraine
00:12:07pour assurer la sécurité
00:12:09des habitants.
00:12:10Passionnant.
00:12:11Et ce qui est fascinant,
00:12:12Patrick, on le voit
00:12:12d'ailleurs derrière Igor,
00:12:13c'est que les Ukrainiens
00:12:15sont très résilients.
00:12:15La vie reprend,
00:12:17j'allais dire,
00:12:18vu évidemment de Paris,
00:12:19comme si de rien n'était.
00:12:20La petite fille dormait dans le métro
00:12:21quand nous on sursaute.
00:12:22Oui, vous vous souvenez aussi
00:12:23des images de Juan Palencia
00:12:24il y a deux semaines
00:12:25avec cette petite fille
00:12:26qui faisait de la balançoire
00:12:27et un épais nuage noir.
00:12:29Là où se trouve Igor
00:12:30avec Chloé Berthaud
00:12:31à 50 mètres de là
00:12:33environ sur sa gauche,
00:12:34il y avait le siège du SBU
00:12:36qui a été touché
00:12:37par une frappe aussi des Russes.
00:12:39Mais ça se poursuit.
00:12:40Mais attention,
00:12:41personne ne s'y habitue.
00:12:43Les gens ne dorment plus
00:12:44depuis 4 ans et demi.
00:12:45Emmanuel Macron
00:12:46reviendra certainement ce soir
00:12:47sur cette menace russe.
00:12:49Les moyens d'aider l'Ukraine.
00:12:50Grande interview en direct
00:12:52sur BFM TV.
00:12:53Ce sera à partir de 20h10.
00:12:55La situation aussi au Moyen-Orient.
00:12:57Sans réouverture d'Ormousse.
00:12:59Évidemment, pas de baisse durable
00:13:00des prix du carburant.
00:13:01En attendant,
00:13:02vous êtes nombreux à trouver
00:13:03que les aides ne sont pas
00:13:04à la hauteur.
00:13:05D'autant que les prix ne baissent pas.
00:13:06Au contraire,
00:13:07plutôt en phase de stabilisation
00:13:08en ce moment.
00:13:08Mais jusqu'à quand ?
00:13:09Le gazole est au plus haut
00:13:10dans toute l'Europe.
00:13:122,23.
00:13:13Le moyen,
00:13:14c'est un record.
00:13:14Et vous savez que chez nous,
00:13:15c'est 20 centimes de plus.
00:13:17C'est aux alentours
00:13:17de 2,40 euros.
00:13:18Et selon notre enquête
00:13:19et là pour BFM TV,
00:13:21vous êtes 70%
00:13:22à réclamer
00:13:23une baisse des taxes,
00:13:24quoi qu'il en coûte.
00:13:26Julien Migaud-Muller
00:13:27avec Baptiste Keïta
00:13:27et Camille Fournier.
00:13:30Devant la pompe,
00:13:31la même interrogation.
00:13:32Face à la hausse continue
00:13:34du prix du carburant,
00:13:35qu'attendez-vous
00:13:36du gouvernement ?
00:13:36Qu'il nous aide,
00:13:38voilà,
00:13:39c'est tout,
00:13:40tout simplement.
00:13:41Une diminution des taxes,
00:13:43ça serait vraiment,
00:13:44vraiment encourageant.
00:13:45Mais ça,
00:13:46ça coûte cher
00:13:47et le gouvernement
00:13:48l'a déjà clairement dit.
00:13:49Il faut juste être cohérent
00:13:50et honnête
00:13:51avec les Français.
00:13:52Nous avons des contraintes
00:13:53de finances publiques.
00:13:54D'ailleurs,
00:13:54près d'un Français sur trois
00:13:55estime qu'il ne faut pas
00:13:56baisser les taxes.
00:13:57La santé financière
00:13:58de la France
00:13:59doit passer avant.
00:14:00Les aides,
00:14:00elles,
00:14:01doivent aller
00:14:02à celles et ceux
00:14:03qui en ont vraiment besoin.
00:14:04On est en énorme déficit
00:14:05en France.
00:14:06Je peux me débrouiller.
00:14:08Il y en a qui ne peuvent pas.
00:14:09Alors,
00:14:09eux,
00:14:09il faut les aider.
00:14:10Et à l'inverse,
00:14:11vous êtes 70%
00:14:12pour que le gouvernement
00:14:13prenne des mesures,
00:14:14même si cela
00:14:14aggrave le déficit.
00:14:16Le déficit,
00:14:17il est déjà bien creusé,
00:14:18j'ai l'impression,
00:14:19donc je ne suis pas sûr
00:14:19que ça va changer grand-chose.
00:14:21Alors,
00:14:22qu'annoncera Emmanuel Macron
00:14:23ce soir ?
00:14:24Les syndicats sont unanimes.
00:14:25Il faut que l'État
00:14:26mette la main à la poche.
00:14:28Et vite.
00:14:28La colère,
00:14:29elle monte.
00:14:30La fraude et l'évasion fiscale,
00:14:32c'est 100 milliards par an.
00:14:33En 2025,
00:14:34211 milliards d'aides
00:14:35aux entreprises
00:14:36sont en contrepartie.
00:14:38Donc,
00:14:38de l'argent,
00:14:39quand on veut en trouver,
00:14:41on en trouve.
00:14:42Tout cela dans un contexte
00:14:43où le prix du baril
00:14:43a encore augmenté aujourd'hui.
00:14:45Plus 3% ce matin,
00:14:47au-dessus des 106 dollars.
00:14:50Et comme la France insoumise
00:14:51ou encore les communistes,
00:14:52Ségolène Royal
00:14:53propose de bloquer les prix.
00:14:55Jusqu'à la fin de l'année,
00:14:56elle voudrait les ramener
00:14:57au niveau d'avant-guerre.
00:14:59Ce que je propose,
00:15:00c'est de le bloquer
00:15:01jusqu'au 31 décembre.
00:15:03C'est-à-dire,
00:15:04vous voyez,
00:15:05ça crée une accalmie,
00:15:06ça crée une respiration,
00:15:07ça crée un soulagement.
00:15:08C'est-à-dire que les Français
00:15:10sauront que jusqu'au 31 décembre,
00:15:12l'essence sera à 1,70 €.
00:15:15Et ensuite,
00:15:15j'espère que d'ici là,
00:15:17il faut faire aussi
00:15:18tous les efforts diplomatiques
00:15:19pour que la guerre en Iran
00:15:20s'arrête.
00:15:21On va décortiquer
00:15:22cette proposition
00:15:22de Ségolène Royal
00:15:23dans une vingtaine de minutes maintenant.
00:15:25Mais c'est possible ou pas ?
00:15:26Elle veut supprimer
00:15:27ou au moins suspendre
00:15:29les certificats d'économie d'énergie
00:15:30jusqu'à fin décembre,
00:15:31baisser la TVA
00:15:32et puis peut-être taper
00:15:34Total au portefeuille aussi.
00:15:35On va la prendre au mot
00:15:36dans quelques instants.
00:15:37En attendant,
00:15:37Laurent Neumann,
00:15:38vous aviez envie aujourd'hui
00:15:40de pousser un coup de gueule
00:15:41sur ce thème
00:15:42des aides au carburant ?
00:15:43Oui,
00:15:43c'est l'info
00:15:44qui m'a mis en colère hier.
00:15:46Figurez-vous que le gouvernement
00:15:47a ouvert hier,
00:15:48donc hier,
00:15:49on était le mercredi,
00:15:5023 septembre,
00:15:51le guichet des aides
00:15:52aux pêcheurs
00:15:53pour les mois
00:15:54de juin,
00:15:55juillet et août.
00:15:57Du coup,
00:15:57on comprend pourquoi
00:15:58les aides
00:15:59ne sont pas arrivées
00:15:59chez les pêcheurs.
00:16:00Figurez-vous,
00:16:00le guichet n'était pas ouvert.
00:16:03Il n'est ouvert
00:16:04que depuis hier.
00:16:05Et encore,
00:16:06tenez-vous bien,
00:16:07c'est le guichet
00:16:08de l'aide
00:16:09à 25 centimes
00:16:10le litre.
00:16:11Vous vous souvenez
00:16:11que la semaine dernière,
00:16:12la ministre de la Mer
00:16:13a promis 35 centimes.
00:16:14Ah oui,
00:16:14mais les aides
00:16:15à 25 centimes
00:16:16pour juin,
00:16:17juillet et août
00:16:18n'ont pas encore
00:16:19été versé.
00:16:20Donc,
00:16:20la promesse
00:16:20de 35 centimes,
00:16:21ce sera pour
00:16:22octobre,
00:16:23novembre,
00:16:24décembre,
00:16:25donc pour un guichet
00:16:26qui s'ouvrira
00:16:26en janvier
00:16:27et donc pour des sommes
00:16:28qui seront versées
00:16:29bien plus tard.
00:16:30D'ici là,
00:16:31ils seront morts.
00:16:31Certains seront morts
00:16:32et certains le disent
00:16:32d'ailleurs.
00:16:33Absolument.
00:16:34Et vous savez quoi ?
00:16:34Non seulement ces aides
00:16:36ne sont pas arrivées,
00:16:37mais pour les demander,
00:16:38écoutez bien,
00:16:39pour les demander,
00:16:40il faut fournir
00:16:41un dossier complet.
00:16:42Il faut être à jour
00:16:43de toutes ces obligations
00:16:44sociales et fiscales.
00:16:46Il faut surtout
00:16:48fournir une attestation
00:16:49d'un expert comptable
00:16:51sur le nombre
00:16:51de litres de carburant
00:16:52que vous avez acheté.
00:16:53Autrement dit,
00:16:53vous êtes pêcheur,
00:16:55vous n'avez pas
00:16:55d'expert comptable,
00:16:56vous n'avez pas d'aide.
00:16:57Et je le répète,
00:16:58vous avez raison,
00:16:59cette trésorerie
00:17:00qui leur fait tant défaut,
00:17:01c'est maintenant
00:17:02qu'ils ont besoin
00:17:02d'argent.
00:17:03figurez-vous que les sommes
00:17:04dont on parle
00:17:05ne seront versées
00:17:06que quatre semaines
00:17:07plus tard.
00:17:08Et comme le guichet
00:17:09est ouvert jusqu'au 30 octobre,
00:17:10cet argent,
00:17:11ils ne le verront pas
00:17:11avant le mois de novembre
00:17:13pour de l'argent
00:17:14qu'ils ont dépensé
00:17:15depuis le mois de juin.
00:17:17C'est à vous rendre dingue.
00:17:18On s'étonne
00:17:19qu'ils soient en colère.
00:17:19Les infirmières aussi,
00:17:20mécontentes,
00:17:21on les croyait entendues,
00:17:22en fait non ?
00:17:22Alors moi le premier,
00:17:24franchement quand j'ai entendu
00:17:25les annonces du gouvernement,
00:17:26je me suis dit
00:17:26ça y est,
00:17:27enfin on a entendu
00:17:28les infirmières.
00:17:29Oui mais,
00:17:30oui mais,
00:17:30l'aide aux gros rouleurs
00:17:31auxquels elles vont avoir droit,
00:17:33en fait,
00:17:34malgré le relèvement du seuil,
00:17:35la plupart d'entre elles
00:17:37ne vont pas toucher
00:17:38ces fameux 100 euros.
00:17:39Et les 80 euros
00:17:40qu'on a baptisés
00:17:42territoire et ruralité,
00:17:4480 euros,
00:17:45bah oui mais il faut faire
00:17:46100 kilomètres par jour
00:17:48au minimum
00:17:48pour y avoir droit.
00:17:49Ça ne concerne donc
00:17:50que 25 000 infirmières
00:17:51sur plus de 100 000,
00:17:53c'est-à-dire
00:17:53à peine un quart.
00:17:56Là on n'est plus
00:17:56dans l'aide ciblée.
00:17:57Vous savez combien ça coûte
00:17:58cette petite mesure ?
00:18:002 millions d'euros.
00:18:01Donc on n'est plus
00:18:02dans l'aide ciblée,
00:18:03on est dans l'aide chirurgicale,
00:18:05on est dans l'aide cosmétique.
00:18:07Mais vitale.
00:18:07Mais vous vous étonnez
00:18:08après que les gens
00:18:09sont en colère.
00:18:10Bah non,
00:18:10et j'espère d'ailleurs
00:18:11que le président de la République
00:18:12ce soir il ne va pas nous parler
00:18:13que de la menace russe,
00:18:15fondamentale,
00:18:15mais qu'il va aussi parler
00:18:16de ce qui est connecté
00:18:18à la vie quotidienne
00:18:19des infirmières,
00:18:19des pêcheurs,
00:18:20des agricultures
00:18:20et de nous tous en fait.
00:18:22Bonjour Dominique Carlag,
00:18:23dirigeante d'entreprise
00:18:23et membre du MEDEF.
00:18:24Je vous voyais beaucoup réagir
00:18:25pendant l'actionnique
00:18:26de Laurent Neumann.
00:18:27Ce n'est pas tout à fait
00:18:28votre secteur
00:18:28mais ça vous fait réagir
00:18:29et ça vous agace.
00:18:30Bah oui,
00:18:31en fait je réagis
00:18:31parce que Laurent Neumann
00:18:32a raison sur la temporalité.
00:18:34En fait,
00:18:35les entreprises,
00:18:36c'est actuellement
00:18:37qu'elles en ont besoin
00:18:37et depuis un certain temps.
00:18:39Et vous parlez de la colère,
00:18:40oui,
00:18:41il y a des colères catégorielles
00:18:42parce que les gros rouleurs,
00:18:43et merci d'avoir rappelé
00:18:45aussi ceux qui font
00:18:46le travail de la mer,
00:18:47c'est-à-dire qu'hier nous
00:18:48on était,
00:18:49vous savez je suis membre
00:18:50du CESE
00:18:50et il y a Olivier Lenezet
00:18:52qui représente
00:18:52la pêche hauturière
00:18:54qui disait
00:18:55alerte,
00:18:55alerte rouge en fait.
00:18:57C'est-à-dire que
00:18:57que ce soit le poisson
00:18:59et la terre,
00:19:00tout le monde
00:19:01a un vrai problème.
00:19:02Et puis il y a des choses
00:19:03qui sont en embuscade aussi.
00:19:05Les artisans du bâtiment,
00:19:07je ne vous en parle même pas.
00:19:07Si, il faut en parler.
00:19:09Voilà les artisans du bâtiment.
00:19:10Le matin en fait,
00:19:11votre chantier,
00:19:11vous le prenez
00:19:12parce que vous mettez
00:19:13quelqu'un dans le camion
00:19:14et le camion
00:19:14il va sur le chantier.
00:19:17pour aller sur le chantier,
00:19:18c'est la même chose
00:19:19que l'infirmière.
00:19:20L'infirmière,
00:19:20je suis touchée vraiment de près.
00:19:22Ma belle-sœur
00:19:22est l'infirmière libérale.
00:19:23Ça fait dix ans
00:19:24que le matin,
00:19:25elle se lève à 5h du matin
00:19:26pour aller faire les toilettes
00:19:26pour les anciens,
00:19:27les piqûres,
00:19:28les prises de sang
00:19:29et qu'elle arrête à 20h.
00:19:31Aujourd'hui,
00:19:31elle me dit
00:19:31mais moi je travaille
00:19:32pour le gasoil en fait aujourd'hui
00:19:33et du coup,
00:19:34la raison d'être
00:19:35de toutes ces professions
00:19:35qui prennent soin des gens,
00:19:38qui amènent à manger aux gens,
00:19:39qui amènent tous les matins
00:19:40des camions à Rungis
00:19:41pour que la France se nourrisse.
00:19:42En fait,
00:19:43les gens sont en colère.
00:19:43Alors,
00:19:44il faut avoir une distinction
00:19:45entre deux choses.
00:19:46La première chose,
00:19:47c'est les gros rouleurs
00:19:48ou les gros utilisateurs
00:19:48de carburant.
00:19:49Donc,
00:19:50la pêche,
00:19:50l'agriculture,
00:19:51l'industrie,
00:19:52la chimie,
00:19:53et évidemment,
00:19:54le bâtiment au milieu de tout ça.
00:19:56Et puis,
00:19:56il faut y avoir aussi,
00:19:57pas le raz-de-marée,
00:19:58mais l'inquiétude généralisée
00:20:00qui monte chez tous les autres.
00:20:01Ils ne sont pas vraiment touchés
00:20:03mais parce qu'en fait,
00:20:04qu'est-ce qu'on va monter ?
00:20:05Le coût de la dette,
00:20:06on voit la conséquence
00:20:07et le taux d'emprunt
00:20:11à la vache,
00:20:11si je dois faire des investissements
00:20:13et si je dois emprunter
00:20:14que je n'ai pas capacité
00:20:15d'autofinancement,
00:20:16ça va me coûter plus cher
00:20:17d'investir.
00:20:18Ça,
00:20:18c'est la première chose.
00:20:18Les faillites en hausse
00:20:20parce qu'effectivement,
00:20:21vous avez raison,
00:20:21le temps de cycle,
00:20:22si vous touchez une aide
00:20:23en novembre
00:20:24et que vous avez
00:20:25une augmentation colossale,
00:20:27je vais vous prendre
00:20:27deux exemples très concrets.
00:20:29Un agriculteur en Bretagne
00:20:30qui dit,
00:20:31moi,
00:20:31habituellement,
00:20:32c'était 40 000 euros
00:20:32de carburant par an,
00:20:34d'un coup,
00:20:34c'est 100 000 euros.
00:20:36Et une ETI familiale,
00:20:38patrimoniale,
00:20:39entreprise de taille intermédiaire,
00:20:41qui dit,
00:20:42moi,
00:20:42j'ai une flotte,
00:20:43j'ai 3 000 salariés,
00:20:45j'ai une flotte de véhicules,
00:20:46la facture de carburant,
00:20:47c'est plus 1 million.
00:20:50Plus 1 million.
00:20:51Est-ce que Total
00:20:51devrait faire plus ?
00:20:52Total fait déjà énormément
00:20:54pour les Français.
00:20:55Suffisamment ?
00:20:56Très largement.
00:20:56D'abord,
00:20:57il est le seul.
00:20:58Et donc,
00:20:58merci Total,
00:20:59j'ai envie de dire,
00:21:00parce que,
00:21:00je ne sais pas si vous avez vu
00:21:01au pompe à essence le week-end,
00:21:02la queue qu'il y a
00:21:03et le désespoir qu'il y a
00:21:05des gens qui disent,
00:21:06ben mince,
00:21:06je suis arrivé,
00:21:06j'étais le dernier,
00:21:07je n'ai pas eu le dernier litre
00:21:08parce qu'ailleurs,
00:21:09je vais passer à 2,34.
00:21:11Il y a aussi 11 milliards
00:21:12de surprofits à côté.
00:21:13De surprofits,
00:21:14de quoi parle-t-on ?
00:21:15De quoi parle-t-on ?
00:21:16C'est dingue,
00:21:17une entreprise
00:21:18qui fait ce cadeau
00:21:21aux salariés,
00:21:23aux exploitants agricoles,
00:21:25aux indépendants,
00:21:26et on leur dit,
00:21:27vous faites des surprofits,
00:21:28mais c'est parce que
00:21:28c'est une entreprise
00:21:29qui va bien
00:21:30qu'elle peut se permettre
00:21:31d'aider la nation.
00:21:33Madame Carlag,
00:21:34dans ces conditions,
00:21:34qui a aujourd'hui
00:21:35des marges de manœuvre
00:21:36pour nous sortir
00:21:38de cette crise
00:21:40des carburants ?
00:21:41Qui ?
00:21:41En fait,
00:21:42je pense qu'on est en train
00:21:44de tous faire fausse route
00:21:45à se dire...
00:21:46Parce que ce que vous décrivez,
00:21:46c'est une situation
00:21:46évident catastrophique
00:21:47pour toutes les entreprises,
00:21:48notamment les petites entreprises.
00:21:50Exactement.
00:21:50Alors,
00:21:51il y en a qui sont moins exposées
00:21:52quand même.
00:21:54Une PME,
00:21:54une ETI
00:21:55dans les services
00:21:56qu'il y a à Paris,
00:21:57elle n'a pas une flotte
00:21:58qui fait que ça lui coûte
00:21:59d'un coup beaucoup plus cher.
00:22:01Mais comme je vous le dis,
00:22:01c'est l'inquiétude généralisée.
00:22:03Alors,
00:22:03qui peut ?
00:22:04En fait,
00:22:05c'est là où on est en train
00:22:05de se tromper
00:22:06et ça cristallise
00:22:07parce qu'en fait,
00:22:07on a une campagne présidentielle
00:22:08qui arrive
00:22:09et que tout le monde
00:22:10veut choisir son totem
00:22:11et que tout le monde
00:22:12veut choisir les bons,
00:22:13les méchants,
00:22:13le blanc,
00:22:14le noir,
00:22:14le bien,
00:22:14le mal,
00:22:15en disant
00:22:16pour les uns,
00:22:16ça va être les retraités
00:22:17qui doivent payer,
00:22:18l'autre,
00:22:18c'est les chômeurs,
00:22:19l'autre,
00:22:19c'est les immigrés,
00:22:20l'autre,
00:22:20c'est les entreprises,
00:22:21l'autre,
00:22:21c'est l'État.
00:22:22En fait,
00:22:22je pense qu'il faut
00:22:23qu'on ait une conscience nationale
00:22:24que les milliards,
00:22:26là,
00:22:27qui nous manquent,
00:22:28qu'au 1er janvier,
00:22:29quand on a 16 milliards de plus
00:22:30pour assumer notre dette,
00:22:32c'est l'affaire de tous
00:22:34et de toutes,
00:22:35en fait.
00:22:35Est-ce que moi,
00:22:36à échelle individuelle,
00:22:37je peux renoncer
00:22:38à un petit quelque chose ?
00:22:39Et c'est vraiment
00:22:40une prise de conscience collective
00:22:41et une responsabilité
00:22:42de l'État
00:22:43et de la nation
00:22:44de se dire
00:22:45à ma petite échelle,
00:22:46je suis prêt à renoncer
00:22:47à quoi ?
00:22:48Quand j'entends hier
00:22:49Patrick Martin,
00:22:50le patron du MEDEF,
00:22:51dire
00:22:52il faut renoncer,
00:22:53il faut 3 jours de carence,
00:22:55voilà,
00:22:55vous êtes en arrêt maladie,
00:22:563 premiers jours,
00:22:57il faut arrêter de payer,
00:22:58ce sera une façon
00:22:59d'agir sur le comportement
00:23:01des salariés.
00:23:03Je regardais
00:23:03pour quelqu'un
00:23:04qui est à 2200 euros par mois,
00:23:05c'est 300 euros de moins
00:23:06par mois
00:23:07à la fin du mois.
00:23:08Sérieusement,
00:23:09c'est ça la réponse ?
00:23:10En fait,
00:23:11mon propos
00:23:13était nuancé
00:23:14en disant
00:23:14chacun doit faire
00:23:16un petit effort
00:23:16à hauteur de ses moyens.
00:23:18C'est comme quand
00:23:18dans un couple
00:23:19qui se sépare,
00:23:20c'est la proportion
00:23:20de ce qu'on peut faire
00:23:21chacun,
00:23:22et bien là,
00:23:23c'est la même chose.
00:23:23C'est-à-dire que
00:23:24quand il a parlé
00:23:25des arrêts maladie,
00:23:26je pense que ce n'est
00:23:27absolument pas anodin.
00:23:28On sait tous
00:23:29qu'il y a 16 milliards
00:23:30qui coûtent
00:23:31d'arrêts maladie
00:23:32de courte durée.
00:23:33Je ne suis pas en train
00:23:34de dire la personne
00:23:34qui est au stade terminal,
00:23:36qui est en chimio intensive
00:23:37ou qui est vraiment
00:23:38super malade.
00:23:39Je dis peut-être
00:23:41que les petits arrêts
00:23:42qui ont explosé,
00:23:44explosé depuis
00:23:44quelques mois...
00:23:45Pardon,
00:23:46je vous interromps,
00:23:46je comprends très bien
00:23:47le raisonnement,
00:23:48mais la réponse
00:23:48à l'angoisse
00:23:49que vous décriviez
00:23:50formidablement bien,
00:23:51c'est de dire aux gens,
00:23:52aux salariés,
00:23:53désormais,
00:23:54quand vous serez malade,
00:23:54les trois premiers jours,
00:23:55on ne vous indemnisera pas
00:23:57et donc on vous retirera
00:23:58à la fin du mois
00:23:58300 euros.
00:23:59Je pense qu'on peut
00:23:59faire tous des efforts.
00:24:01C'est ça que je m'en propose.
00:24:02Mais là,
00:24:02c'est un effort colossal.
00:24:04Un effort colossal ?
00:24:05300 euros sur un salaire
00:24:06de 2200 euros,
00:24:07c'est un effort colossal.
00:24:08En fait,
00:24:08ce qu'on cherche,
00:24:09c'est à se dire
00:24:09qu'il faut qu'on soit
00:24:10tous solidaires.
00:24:11Je ne sais pas
00:24:12si vous vous rendez compte
00:24:13de comment s'est déplacée
00:24:14la conflictualité
00:24:15dans les entreprises.
00:24:16elle n'est plus forcément
00:24:18entre l'employeur
00:24:19et les salariés.
00:24:21Entre les salariés eux-mêmes,
00:24:23dont certains sont plombés
00:24:25dans la charge de travail
00:24:26par ces petits arrêts maladie
00:24:29de un ou deux jours
00:24:30assez ciblés
00:24:32et qui du coup
00:24:33désorganisent complètement
00:24:34le travail
00:24:35et on ne va pas aller
00:24:35appeler le patron pour ça,
00:24:36bien sûr.
00:24:37C'est en interne
00:24:38comment on s'organise.
00:24:39Donc,
00:24:40je dis évidemment
00:24:41que 300 euros
00:24:42sur un petit salaire,
00:24:42c'est colossal
00:24:44comme effort.
00:24:44Par contre,
00:24:45des petits efforts
00:24:46plus comportementaux
00:24:47de tous,
00:24:48peut-être que ça peut aider.
00:24:50Mais Mme Carac,
00:24:51vous comprenez
00:24:52que dans le débat public,
00:24:53on se tourne de plus en plus
00:24:54vers les grandes entreprises.
00:24:56On parle quand même
00:24:58d'entreprises...
00:24:58On va prendre le CAC 40,
00:25:0073 milliards d'euros de bénéfices
00:25:01sur les six premiers mois
00:25:02de l'année 2026.
00:25:03Est-ce que vous comprenez
00:25:04que dans cette période difficile,
00:25:06les Français,
00:25:06voire l'État,
00:25:07se disent
00:25:07« Je pense que c'est à elles
00:25:08aussi de nous aider ».
00:25:09Je vais vous répondre
00:25:10trois choses.
00:25:10Un, la part du salaire
00:25:12dans la valeur ajoutée
00:25:13depuis 1990
00:25:14n'a pas bougé.
00:25:15On n'a pas demandé plus.
00:25:17D'accord ?
00:25:17La deuxième chose,
00:25:19c'est heureusement
00:25:20qu'on a des grandes entreprises
00:25:21qui embauchent.
00:25:23Beaucoup de jeunes
00:25:24en sortie d'école,
00:25:25beaucoup de femmes,
00:25:26beaucoup de diversité,
00:25:27beaucoup de handicaps,
00:25:28bref,
00:25:28qui font tout bien
00:25:29ce qu'on leur demande de faire
00:25:30qu'ils ne peuvent pas faire
00:25:31des plus petits structures.
00:25:32Et la troisième,
00:25:34j'en resterai la deuxième.
00:25:36Ne cherchons pas
00:25:38des boucs émissaires.
00:25:39La troisième,
00:25:40je l'ai retrouvée,
00:25:40c'est soyons fiers
00:25:42de ce qui marche
00:25:42quand on cherche des solutions.
00:25:44L'entreprise,
00:25:45c'est la solution,
00:25:45ce n'est pas le problème.
00:25:46Merci beaucoup
00:25:47d'être venu sur le plateau,
00:25:48Dominique Carlac.
00:25:49Et la solution de Ségolène Royal
00:25:50dans un instant,
00:25:51c'est de bloquer les prix
00:25:52du carburant à 1,70€
00:25:53jusqu'à la fin de l'année.
00:25:54On la prend au mot tout de suite.
00:26:02Pris au mot,
00:26:03notre rendez-vous évidemment
00:26:04quotidien dans le Midi BFM.
00:26:05On a choisi, Roselyne,
00:26:06de prendre au mot aujourd'hui
00:26:07Ségolène Royal.
00:26:08Ségolène Royal qui était
00:26:09l'invité ce matin
00:26:09d'Apolline de Malherbe
00:26:11et qui fait une nouvelle proposition.
00:26:13Elle voudrait
00:26:13que l'on bloque
00:26:15les prix des carburants
00:26:16et sans ces diesels
00:26:17jusqu'à la fin de l'année.
00:26:19Écoutez à combien ?
00:26:21Ce que je propose,
00:26:22c'est de le bloquer
00:26:23jusqu'au 31 décembre.
00:26:25C'est-à-dire,
00:26:26vous voyez,
00:26:27ça crée une accalmie,
00:26:28ça crée une respiration,
00:26:29ça crée un soulagement.
00:26:31C'est-à-dire que les Français
00:26:32sauront que jusqu'au 31 décembre,
00:26:34l'essence sera à 1,70€.
00:26:37Et ensuite,
00:26:38j'espère que d'ici là,
00:26:39il faut faire aussi
00:26:40tous les efforts diplomatiques
00:26:41pour que la guerre en Iran
00:26:42s'arrête.
00:26:43Laurent Neumann,
00:26:44Frédéric Bianchi nous accompagne,
00:26:45ainsi que Philippe Chalmin.
00:26:46Bonjour Philippe,
00:26:47économiste spécialiste
00:26:48des matières premières.
00:26:48Comment avez-vous réagi
00:26:49lorsque vous avez entendu
00:26:50cette proposition ?
00:26:52Écoutez,
00:26:53je me suis demandé
00:26:55si le stagiaire
00:26:57auquel Ségolène Royal
00:26:59a demandé conseil
00:27:02avait quelques compétences.
00:27:03Parce qu'en réalité,
00:27:04dans sa proposition à 1,70€,
00:27:07il est intéressant de voir
00:27:09que l'ancienne ministre
00:27:10de la transition énergétique
00:27:12remet en cause
00:27:13et met la pause
00:27:15sur les certificats
00:27:16d'économie d'énergie,
00:27:18effectivement,
00:27:19ça permet d'économiser
00:27:20normalement 17 centimes.
00:27:22Et puis,
00:27:23pour le reste,
00:27:23elle propose quoi ?
00:27:24Elle propose de baisser
00:27:26de 20% à 10% la TVA,
00:27:28ce qui permettrait
00:27:29à peu près
00:27:30d'économiser 18 centimes.
00:27:32Donc,
00:27:32on n'arriverait pas
00:27:34à 70,
00:27:34mais on n'arriverait
00:27:35pas loin de là,
00:27:36mais 18 centimes.
00:27:38Il faut bien se rendre compte
00:27:39que 1 centime
00:27:41de taxe à la pompe,
00:27:43ça représente
00:27:44en année pleine
00:27:45500 millions d'euros.
00:27:4818 centimes.
00:27:49Et je fais ça
00:27:50à peu près à la louche,
00:27:51ça fait 9 milliards d'euros.
00:27:53Comme elle le propose
00:27:54juste sur un trimestre,
00:27:56ce serait quand même
00:27:57une dépense
00:27:57de 3 milliards d'euros.
00:27:59Croyez-vous que la France
00:28:00en est les moyens ?
00:28:01Il me semble
00:28:02que de manière
00:28:04relativement légitime,
00:28:05M. Lecornu
00:28:06a annoncé
00:28:07un train de mesure
00:28:07qui coûtait seulement
00:28:09450 millions d'euros.
00:28:11Donc,
00:28:12très franchement,
00:28:13la proposition
00:28:15de Mme Royal
00:28:16me paraît
00:28:20totalement hors sol,
00:28:22nulle et sans intérêt.
00:28:24Ça, c'est fait.
00:28:25Mais c'est pour son stagiaire
00:28:26en même temps, Philippe.
00:28:28Vous ironisez
00:28:29sur le fait
00:28:29qu'elle s'est moquée
00:28:30de Raphaël Glucksmann
00:28:31en temps de stagiaire.
00:28:32Ce qu'elle dit,
00:28:33ceci dit Laurent Neumann,
00:28:34c'est que les autres
00:28:34y sont arrivés.
00:28:35Alors oui, je sais,
00:28:35les finances publiques
00:28:36ne sont pas les mêmes,
00:28:37mais l'Espagne ?
00:28:38Alors moi,
00:28:38je ne la qualifierais pas
00:28:39de stagiaire.
00:28:40Il faut toujours écouter
00:28:41ce que dit Ségolène Royal.
00:28:42Même si on n'est pas d'accord
00:28:44avec elle, d'ailleurs,
00:28:45il faut essayer de comprendre
00:28:46quel est son raisonnement.
00:28:47La première étape
00:28:48de son raisonnement,
00:28:49c'est effectivement
00:28:49de suspendre
00:28:51jusqu'à la fin de l'année
00:28:52les fameux certificats
00:28:53d'économie d'énergie.
00:28:55Et effectivement,
00:28:56rapporté à ce qu'il rapporte
00:28:57sur un an,
00:28:58j'ai fait le calcul,
00:28:59ça ferait environ
00:29:002 milliards d'euros
00:29:01de moins
00:29:02pour la transition écologique.
00:29:04Mais pas que ça.
00:29:05Le problème que ne pose pas
00:29:06M. Chalmin,
00:29:07c'est qu'est-ce qu'on fait
00:29:08au 1er janvier ?
00:29:09On les remet ?
00:29:10Oui,
00:29:11parce qu'une fois
00:29:12que vous avez stoppé tout ça,
00:29:14la difficulté,
00:29:15c'est de remettre
00:29:16le système en marche.
00:29:17Et donc,
00:29:17vous n'êtes pas sûr
00:29:18qu'au 1er janvier,
00:29:19le prix de l'essence
00:29:20aura baissé.
00:29:21Vous serez peut-être obligé
00:29:23soit de continuer,
00:29:24donc de continuer à dépenser,
00:29:25ou alors de dire aux Français
00:29:27« Bon, écoutez,
00:29:28on vous a aidé pendant 4 mois,
00:29:29mais maintenant c'est fini,
00:29:30on n'a plus d'argent ».
00:29:30Deuxième étape
00:29:31de son raisonnement,
00:29:32la baisse de la TVA.
00:29:34Et là,
00:29:34je rejoins M. Chalmin,
00:29:36effectivement,
00:29:36ce serait 10 milliards d'euros
00:29:38par an rapportés
00:29:39à 4 mois,
00:29:40ce serait 3 milliards d'euros
00:29:42au moins en moins
00:29:43dans les caisses de l'État.
00:29:44Donc la question,
00:29:45c'est comment on fait
00:29:46pour les financer.
00:29:47Mais ça ne fait toujours pas
00:29:4950 ou 60 centimes
00:29:50pour arriver à 1,70 €.
00:29:52Et c'est la troisième étape
00:29:53qui est intéressante
00:29:54parce que la troisième étape,
00:29:55c'est de dire
00:29:56« On va aller demander à Total ».
00:29:58On va aller demander à Total.
00:29:59Elle parle d'une spéculation
00:30:01de la part de Total.
00:30:02Elle parle de bloquer
00:30:03les marges de raffinage
00:30:04pour avoir les 15 ou 20 centimes
00:30:07qui manquent
00:30:07pour aller à 1,70 €.
00:30:09Et alors là,
00:30:09bonne chance.
00:30:10Bon,
00:30:10qu'est-ce qui est faisable
00:30:11alors dans ces propositions,
00:30:12Frédéric ?
00:30:12Non,
00:30:13mais ce n'est pas vraiment
00:30:13une proposition,
00:30:14c'est un souhait.
00:30:16Ou un vœu pieux.
00:30:18Ou c'est une candidate
00:30:19en campagne.
00:30:20Alors,
00:30:21ce qui est intéressant
00:30:21dans ce qu'elle dit,
00:30:22c'est « Regardons ce qu'ont fait
00:30:23nos voisins espagnols ».
00:30:25Et c'est vrai.
00:30:25L'Espagne,
00:30:26ce qu'elle a fait dans un premier temps,
00:30:26c'est qu'elle a divisé la TVA par deux.
00:30:28Elle a rapidement arrêté.
00:30:29Le 1er juillet,
00:30:30c'était terminé
00:30:30parce que ça coûtait beaucoup d'argent.
00:30:32Plusieurs milliards d'euros
00:30:32ont été dépensés.
00:30:33L'Espagne peut davantage
00:30:34le permettre que nous.
00:30:35Ensuite,
00:30:35ce qu'elle a fait,
00:30:36c'est qu'elle est allée toquer
00:30:37à la porte de l'Union européenne
00:30:38en disant
00:30:38« On a une taxe
00:30:39qui s'appelle l'assise,
00:30:40on en parle beaucoup,
00:30:41qui est sur les volumes cette fois.
00:30:43Est-ce que vous pouvez nous permettre
00:30:44de la baisser
00:30:45en dessous des seuils recommandés ? »
00:30:48Donc ça,
00:30:48effectivement,
00:30:48l'Espagne l'a fait
00:30:49et elle permet aujourd'hui
00:30:50cette baisse de taxes
00:30:52de proposer.
00:30:53En Espagne,
00:30:53on est à 1,92 le litre aujourd'hui.
00:30:55Donc oui,
00:30:55c'est plus bas.
00:30:56Mais ce sont des recettes fiscales en moins.
00:30:58Oui, oui,
00:30:59Filipe.
00:30:59Vous allez réagir,
00:31:00Philippe.
00:31:00Laissez Frédéric finir.
00:31:01Vous réagissez dans un instant.
00:31:02En France,
00:31:03juste pour dire,
00:31:04nous,
00:31:04on a à peu près 60 centimes
00:31:06d'assise sur le carburant.
00:31:08Donc,
00:31:08on n'a même pas besoin
00:31:09de demander une dérogation à l'UE.
00:31:10On pourrait les baisser.
00:31:11mais l'ensemble
00:31:12de ces baisses de taxes
00:31:13assises,
00:31:14TVA
00:31:15et les C2E,
00:31:16les fameux C2E,
00:31:17ce sera à peu près
00:31:186 milliards d'euros
00:31:19sur les trois derniers mois de l'année
00:31:20qui peut être sérieux
00:31:24et dire qu'on peut vraiment
00:31:25sacrifier autant d'argent
00:31:26pour baisser les cartes.
00:31:27Alors qu'on cherche 54 milliards d'économies.
00:31:28Philippe Chalmin.
00:31:30Oui,
00:31:30alors,
00:31:31j'ai un tout petit avantage
00:31:32parce que
00:31:33là où je vous parle,
00:31:34je suis en Espagne.
00:31:36Donc,
00:31:36je peux vous dire
00:31:37que nous sommes plutôt
00:31:39dans la plupart
00:31:40des stations espagnoles
00:31:42que j'ai croisées.
00:31:43On est légèrement
00:31:44au-delà de 2 euros
00:31:45et en cherchant un peu,
00:31:47vous trouvez
00:31:47du 100 euros 95
00:31:48à 1,98.
00:31:50Ce qui est exact,
00:31:51c'est qu'il y a toujours eu
00:31:52entre la France et l'Espagne
00:31:54pour des différences
00:31:55de fiscalité
00:31:5520 à 30 centimes
00:31:57d'écart.
00:31:58Il est exact
00:31:59que M. Sanchez
00:32:00dans un premier temps
00:32:02avait baissé la TVA,
00:32:04ce qu'il a peu à peu
00:32:05annulé.
00:32:06Mais oserais-je vous rappeler
00:32:08que l'Espagne
00:32:10est quand même
00:32:11un tout petit peu
00:32:11plus vertueuse
00:32:12que la France,
00:32:13que le déficit budgétaire
00:32:14cette année en Espagne,
00:32:16même s'ils ont été incapables
00:32:17de voter un budget
00:32:18depuis trois ans,
00:32:19ils sont toujours
00:32:20sur le budget 2024
00:32:21et ils font 2,8%
00:32:24de déficit budgétaire.
00:32:26La France,
00:32:26cette année,
00:32:27on est à 5,4.
00:32:29La croissance espagnole,
00:32:30elle est de l'ordre
00:32:31de 2,5%.
00:32:32La croissance
00:32:33cette année en France,
00:32:34elle sera légèrement
00:32:36supérieure à 0%.
00:32:38On est pratiquement
00:32:39à la croissance zéro.
00:32:40Alors, c'est bien de dire
00:32:42les Espagnols se dérouillent mieux.
00:32:43Les Espagnols ont su s'adapter,
00:32:46ont su se réformer,
00:32:47ce que nous n'avons pas su faire.
00:32:49Donc, est-ce qu'ils vous dites
00:32:51en substance que l'une
00:32:52des possibilités peut-être
00:32:53c'est de s'attaquer
00:32:53aux marges des raffineurs ?
00:32:55Non, les marges de raffinage,
00:32:57là aussi,
00:33:01le mot marge de raffinage
00:33:02n'a pas de sens.
00:33:03C'est la différence de prix
00:33:05qu'il y a sur le marché international
00:33:07entre le prix du brut
00:33:08et le prix des produits raffinés.
00:33:11Puisque vous avez un prix international
00:33:13sur différents marchés,
00:33:15il varie un petit peu,
00:33:16que ce soit pour le diesel,
00:33:17que ce soit pour le kérosène,
00:33:19que ce soit pour l'essence.
00:33:20Et donc, aujourd'hui, c'est vrai,
00:33:22du fait de la fermeture
00:33:27d'un certain nombre de raffineries
00:33:28au Moyen-Orient,
00:33:29du fait des frappes ukrainiennes
00:33:30sur les raffineries en Russie
00:33:32et de l'embargo russe
00:33:34sur leurs exportations
00:33:36de produits raffinés,
00:33:37du fait de problèmes de raffinage
00:33:39aussi en Chine,
00:33:40nous avons aujourd'hui
00:33:41un différentiel,
00:33:43ce que les Américains appellent
00:33:45un krach entre le brut
00:33:48et les produits raffinés
00:33:50qui n'a jamais été aussi élevé.
00:33:51Oui, les raffineurs
00:33:52gagnent de l'argent,
00:33:53mais ils ne gagnent pas forcément
00:33:54de l'argent en France,
00:33:55ils en gagnent partout.
00:33:57Et à la limite,
00:33:58je vais vous dire,
00:33:59heureusement que nous avons
00:34:00quand même Total en France
00:34:02qui, pour des tas de raisons,
00:34:04mais aussi des bonnes raisons,
00:34:06a accepté de perdre
00:34:09potentiellement de l'argent
00:34:10en nous vendant,
00:34:12notamment du 95 à la 99.
00:34:15On prend Ségolène Royal au mot,
00:34:18bloquer les prix jusqu'à Noël.
00:34:20Laurent, possible ?
00:34:21Un vœu pieux,
00:34:22mais très, très, très cher.
00:34:24Frédéric ?
00:34:25Totalement impossible.
00:34:27Merci beaucoup,
00:34:27Frédéric Chalman.
00:34:28En attendant,
00:34:28on ne sait pas ce qu'on va faire
00:34:29pour faire baisser les prix.
00:34:30Et bon séjour en Espagne.
00:34:32Vous restez avec nous,
00:34:33on cherche de l'argent.
00:34:34Tiens,
00:34:35si on allait la trouver,
00:34:36en ressuscitant la vignette
00:34:38sur nos voitures,
00:34:39c'est une idée qui fait son chemin.
00:34:40A tout de suite.
00:34:47Ça irrigue l'actualité
00:34:48et le midi BFM
00:34:49depuis des jours,
00:34:50pour ne pas dire
00:34:50que c'est des semaines.
00:34:51Où trouver de l'argent ?
00:34:53Où trouver de l'argent ?
00:34:54Et là,
00:34:54il y a une nouvelle idée
00:34:57qui émerge.
00:34:58Trouver de l'argent
00:34:59en faisant peut-être réapparaître
00:35:00la vignette
00:35:01sur nos pare-brises.
00:35:02Vous vous souvenez de la vignette ?
00:35:03De quand la vignette ?
00:35:041956.
00:35:05Elle a disparu.
00:35:07Elle est supprimée en 2000.
00:35:08Heureusement qu'on l'avait préparée.
00:35:10Figurez-vous que l'idée
00:35:11de la ressusciter,
00:35:12la Cour des Comptes,
00:35:13l'avait déjà eue.
00:35:14Mais aujourd'hui,
00:35:15c'est au tour
00:35:15de l'Institut Mobilité en Transition
00:35:17pour lequel vous travaillez.
00:35:19Antoine Trouche,
00:35:19bienvenue sur le plateau.
00:35:20Je ne vous cache pas
00:35:21qu'on a déjà eu
00:35:21plein de réactions de téléspectateurs
00:35:23comme Paulette
00:35:23qui dit
00:35:23une taxe de plus.
00:35:24Franchement,
00:35:25en ce moment,
00:35:25vous choisissez mal votre moment.
00:35:27On va en parler dans un instant.
00:35:28Vous allez déjà nous expliquer
00:35:29le principe.
00:35:30Moins de voitures thermiques vendues,
00:35:32moins de carburants vendus,
00:35:34moins de recettes pour l'État.
00:35:35Donc, on va en trouver
00:35:37avec une vignette ?
00:35:38Alors, on est bien d'accord
00:35:39que là,
00:35:39ce dont on parle,
00:35:40ce n'est pas pour maintenant,
00:35:41tout de suite.
00:35:41On n'est pas du tout
00:35:42en train de parler
00:35:42de mettre en place
00:35:43une nouvelle taxe.
00:35:43Maintenant,
00:35:44il y a plein d'autres choses
00:35:44beaucoup plus urgentes à faire.
00:35:46Nous, ce qu'on dit,
00:35:47c'est qu'il faut faire attention
00:35:47parce que toutes les taxes,
00:35:48toute la fiscalité routière,
00:35:49c'est 68 milliards d'euros.
00:35:51Et ces 68 milliards d'euros,
00:35:52pour moitié,
00:35:53ça va financer
00:35:53notamment de la route.
00:35:55C'est à peu près 30 milliards,
00:35:56l'investissement
00:35:56et l'entretien dans la route.
00:35:58Mais pour l'autre moitié,
00:35:58c'est beaucoup de dépenses
00:35:59non fléchées.
00:36:00Ça finance la formation professionnelle,
00:36:02puis ça finance
00:36:02tout le secteur public.
00:36:03Ça finance la défense,
00:36:04les retraites, etc.
00:36:05Donc, c'est une somme importante
00:36:07qui a déjà baissé
00:36:08depuis 6 ans.
00:36:08En fait, depuis 6 ans,
00:36:09on est déjà passé
00:36:10de 5,4 % du budget
00:36:12du secteur public
00:36:12à 4,6 %.
00:36:14Et nous, ce qu'on dit,
00:36:15c'est, par ailleurs,
00:36:16entre l'électrification d'un côté,
00:36:18les véhicules électriques
00:36:18sont beaucoup plus efficaces
00:36:19et c'est une très bonne chose
00:36:20de passer aux véhicules électriques,
00:36:21mais ça occasionne
00:36:22moins de rentrées fiscales.
00:36:23Et par ailleurs,
00:36:24il y a plein de taxes
00:36:24qui ne sont pas indexées
00:36:25sur l'inflation
00:36:25et sur le niveau de vie.
00:36:26Typiquement,
00:36:27l'assise sur les produits pétroliers,
00:36:29elle n'est pas indexée
00:36:29sur l'inflation.
00:36:30Donc, chaque année,
00:36:31l'État en perd un peu moins.
00:36:31Puis en plus,
00:36:32les véhicules particuliers,
00:36:33même avant crise,
00:36:34ils parcourent de moins en moins
00:36:34de kilomètres.
00:36:35Les véhicules thermiques,
00:36:36ils consomment un peu moins
00:36:37chaque année.
00:36:37Donc, tout ça fait que
00:36:38ces taxes et ces rentrées fiscales
00:36:39baissent.
00:36:40Et le résultat,
00:36:41c'est que quand on projette
00:36:42les mécanismes fiscaux actuels,
00:36:44en 2035,
00:36:45il va nous manquer
00:36:45de l'ordre de 22 milliards d'euros
00:36:47de 2035
00:36:48pour que la fiscalité routière,
00:36:49elle contribue autant
00:36:50aux recettes du secteur public
00:36:51que maintenant.
00:36:52Mais l'idée,
00:36:53pardonnez-moi,
00:36:53mais il faut aller un peu vite,
00:36:55mais cette vignette,
00:36:56elle serait pour qui
00:36:57et pour quel genre de véhicule ?
00:36:58Alors,
00:36:59pourquoi est-ce qu'on se préoccupe de ça ?
00:37:01Parce que juste,
00:37:01on a d'abord des choses à financer.
00:37:03On a tout le secteur public
00:37:04qui continuera d'avoir des besoins.
00:37:05Puis il faut qu'on entretene mieux
00:37:06nos routes.
00:37:07On a un déficit d'entretien
00:37:08et il faut les adapter
00:37:09au changement climatique.
00:37:10Il y a plein de mauvaises façons
00:37:11de régler le problème.
00:37:12Nous, on en propose une
00:37:12qui, à notre avis,
00:37:13résout tous les problèmes d'un coup.
00:37:15C'est cette redevance annuelle véhicule.
00:37:16C'est une taxe à la détention,
00:37:18alors qui ne serait pas mise en place maintenant.
00:37:19À la chasse de la voiture ?
00:37:20Non, à la détention.
00:37:21Donc chaque année ?
00:37:22Chaque année.
00:37:23Qui serait annoncée bien en avance,
00:37:25qui vaudrait pour tous les véhicules,
00:37:27les véhicules particuliers,
00:37:28les VUL,
00:37:29les poids lourds, etc.
00:37:29Tous au même prix ?
00:37:30Exactement.
00:37:31Alors, surtout pas au même prix.
00:37:32Parce que, pourquoi est-ce qu'on passerait
00:37:33par la vignette ?
00:37:34Parce que c'est beaucoup plus malin
00:37:35que l'assise sur les produits pétroliques.
00:37:36Mais quelle que soit la voiture,
00:37:37quelle que soit la motorisation,
00:37:38non, la motorisation thermique.
00:37:39Alors, ça vaudrait pour toutes les motorisations,
00:37:41mais à des niveaux différents.
00:37:43Le but, c'est qu'un ménage
00:37:44qui est riche,
00:37:46qui habite en ville,
00:37:47qui possède un gros véhicule thermique,
00:37:48il faut évidemment qu'il paye plus
00:37:49qu'un ménage qui est modeste,
00:37:51qui habite à la campagne.
00:37:52Mais vous ne trouvez pas
00:37:52qu'on en a assez, franchement.
00:37:53Mais donnez des prix,
00:37:54parce que l'échelle est vaste.
00:37:56Ça va de quoi ?
00:37:56De 30 euros à 900 euros ?
00:37:58Exactement.
00:37:59Alors, ce qu'on est en train de se dire,
00:38:00les 900 euros,
00:38:02c'est le cas le plus extrême
00:38:03d'un ménage qui serait très riche,
00:38:04qui aurait plusieurs véhicules thermiques
00:38:06en ville avec des alternatives.
00:38:08Nous, ce qu'on dit,
00:38:08c'est que juste pour maintenir
00:38:09le niveau des rentrées fiscales de l'État,
00:38:11on ne propose pas quelque chose
00:38:12qui va ajouter des rentrées fiscales à l'État.
00:38:14On dit juste,
00:38:14on arrête l'érosion
00:38:15pour financer la route correctement.
00:38:17Il faudrait avoir une taxe
00:38:18qui serait de l'ordre de 140 euros par an,
00:38:20par véhicule, en 2030.
00:38:22Mais attention,
00:38:23les 140 euros,
00:38:24c'est beaucoup moins pour quelqu'un
00:38:25qui habite en zone rurale
00:38:26avec un véhicule de taille raisonnable
00:38:29et qui est pauvre.
00:38:30C'est par contre plus pour quelqu'un
00:38:31effectivement qui est riche,
00:38:32qui a des alternatives à la voiture
00:38:33et qui habite en ville.
00:38:34Vous ne trouvez pas qu'on en paye assez ?
00:38:36Des taxes et des impôts ?
00:38:37Moi, si c'était que moi,
00:38:38je fais pour qu'on paye zéro taxe.
00:38:39Moi, ce que je vois juste,
00:38:41c'est que le secteur public,
00:38:42les retraites, la défense, etc.
00:38:44a toujours des besoins.
00:38:44Et puis surtout, j'insiste,
00:38:45l'entretien de la route
00:38:46et son adaptation au changement climatique,
00:38:48c'est indispensable pour avoir des voitures
00:38:49qui circulent dans des bonnes conditions.
00:38:50Vous êtes membre de l'Institut
00:38:53Mobilité en transition,
00:38:54mais là, c'est mobilité en punition, pardon.
00:38:57Vous êtes en train d'expliquer aux gens
00:38:58qu'il faut absolument passer à l'électrique,
00:39:01que d'ailleurs, avec l'électrique,
00:39:03ils ne paieront plus l'essence,
00:39:04donc ils paieront beaucoup moins de taxes.
00:39:06Et vous êtes en train de leur dire
00:39:07« Ah oui, mais attendez,
00:39:08votre comportement vertueux,
00:39:09ça va faire perdre de l'argent à l'État,
00:39:11donc on va vous reprendre de l'argent autrement. »
00:39:13C'est punitif.
00:39:17C'est-à-dire qu'on demande aux gens
00:39:18un comportement vertueux,
00:39:19mais on va quand même les punir.
00:39:21Donc, pour le coup,
00:39:22il n'y a plus aucune raison
00:39:23de devenir vertueux.
00:39:24Premier point.
00:39:25Deuxième point,
00:39:26si on taxe autant l'automobiliste,
00:39:28autant, c'est notamment parce qu'il pollue,
00:39:31parce qu'il abîme les routes,
00:39:32pour mille raisons,
00:39:33mais demain, s'il roule à l'électrique,
00:39:36par définition, il va moins polluer.
00:39:38Pourquoi faire peser, du coup,
00:39:40demain, lorsque l'automobiliste sera vertueux,
00:39:43la même punition ?
00:39:44Au contraire, on devrait le récompenser de cela.
00:39:47Or, vous dites,
00:39:48« Non, non, non, l'État va perdre de l'argent,
00:39:50il faut quand même lui prendre de l'argent à l'automobiliste. »
00:39:53Là, j'avoue que le raisonnement,
00:39:54j'ai du mal à le dire.
00:39:54Et j'ajoute que l'État peut aussi faire des économies.
00:39:56Bon, ça, c'est un autre sujet.
00:39:57Allez-y.
00:39:57Alors, si l'État arrive à faire plein d'économies par ailleurs,
00:39:59ce serait une très bonne nouvelle
00:40:00et on n'aura pas besoin de nouvelles taxes.
00:40:01Le point important,
00:40:02c'est que la taxe dont on parle,
00:40:04la vignette, justement,
00:40:04il faut qu'elle soit modulée
00:40:05en fonction de la motorisation.
00:40:06L'électrique, c'est la meilleure façon
00:40:08de nous sécuriser face à la hausse des prix des carburants.
00:40:09Attendez, allons pas plus loin.
00:40:11Ça veut donc dire que demain,
00:40:12si je prends une voiture électrique,
00:40:15en 2035,
00:40:16j'aurai pas de vignette ?
00:40:17Si, il y aura une vignette,
00:40:18mais qui sera moins importante
00:40:20que pour un véhicule thermique.
00:40:21Frédéric ?
00:40:23Juste un point.
00:40:25On ne taxe pas l'automobiliste
00:40:26parce qu'il n'est pas vertueux,
00:40:27on taxe l'automobiliste
00:40:27parce qu'on a besoin d'argent.
00:40:28D'accord.
00:40:29Il faut...
00:40:30Non, mais c'est ça, la réalité.
00:40:31C'est qu'on a besoin de cet argent,
00:40:32de cette TVA,
00:40:33de cette assise.
00:40:34Il y a quand même un enjeu à prendre
00:40:35dans cette vidéo.
00:40:36Pourquoi pas l'automobiliste,
00:40:37pas le cycliste,
00:40:38pas le trottinettiste ?
00:40:39Quand on n'aura plus que des voitures électriques en France,
00:40:41on va s'asseoir sur 30 milliards d'euros
00:40:42de recettes fiscales d'assises.
00:40:45Il faut bien le trouver quelque part,
00:40:46cet argent.
00:40:47Alors Christophe dit,
00:40:47il faut faire des économies.
00:40:48Très bien, évidemment qu'il faut faire des économies.
00:40:50Mais malgré tout,
00:40:50c'est une recette fiscale importante
00:40:52qui vient financer le train de vie de l'État,
00:40:55les dépenses publiques.
00:40:55Non, vous êtes pour la vignette ?
00:40:56Je ne suis pas pour la vignette,
00:41:03au Royaume-Uni.
00:41:03Alors, ce n'est pas une vignette
00:41:04qu'ils mettent en place,
00:41:05c'est une taxe kilométrique,
00:41:07je crois qu'elle n'est pas encore en place,
00:41:08mais elle est prévue.
00:41:08Chaque année,
00:41:09les possesseurs de voitures électriques,
00:41:11ils déclarent leur nombre de kilomètres,
00:41:1310 000 kilomètres par exemple,
00:41:14et là-dessus,
00:41:15on leur fait payer une taxe
00:41:17qui est, je crois,
00:41:18de 3 pence par kilomètre,
00:41:20et ils payent une taxe.
00:41:22Ce serait aux alentours
00:41:23de 300 livres par an.
00:41:24Donc c'est les gros rouleurs qui payent.
00:41:26Il faudra bien trouver une solution.
00:41:27Moi, la vignette,
00:41:28a priori,
00:41:28c'est vrai que ça fait un peu
00:41:30vieille idée.
00:41:31La vignette,
00:41:31la supprimée en 2000,
00:41:33elle était censée financer
00:41:34dans un premier temps
00:41:36la solidarité avec les personnes âgées,
00:41:37moi je ne vais pas dire vieux,
00:41:38et dans un second temps,
00:41:40après, je crois que c'était
00:41:40les départements.
00:41:41Mais c'est vrai qu'il va bien
00:41:42falloir trouver une solution
00:41:43quand on sera tous à l'électrique.
00:41:44Est-ce que ce seront nos factures
00:41:45électriques qui vont flamber ?
00:41:46Est-ce que ce seront
00:41:47une nouvelle taxe qui va apparaître ?
00:41:49Il faudra trouver une solution.
00:41:50Mais c'est intéressant
00:41:51ce que dit Frédéric.
00:41:52C'est ce que l'étape d'après,
00:41:53si on se montre le même raisonnement.
00:41:54Puisqu'on ne prendra plus
00:41:56de taxes sur l'essence,
00:41:57puisqu'on en utilisera
00:41:58beaucoup moins,
00:41:59demain on va prendre
00:42:00des taxes sur l'électricité.
00:42:01Donc ce qu'on nous vend
00:42:02comme un carburant pas cher,
00:42:04l'électricité,
00:42:05demain on va l'accabler de taxes
00:42:06pour qu'en fait
00:42:07on paye autant
00:42:08que quand on payait l'essence.
00:42:09En tout cas,
00:42:10en tout cas le débat,
00:42:11oui en un mot,
00:42:12mais le débat est lancé.
00:42:13La vignette,
00:42:13c'est justement une façon
00:42:14d'être beaucoup plus malin
00:42:15que de mettre une taxe kilométrique
00:42:16ou une hausse du prix de l'électricité.
00:42:17Parce que ça permet
00:42:18de remplir les caisses de l'État
00:42:19pour entretenir nos routes,
00:42:20mais en le faisant
00:42:21de façon juste.
00:42:22Ça permet de faire en sorte
00:42:23que quelqu'un de riche
00:42:23ait qu'habite en ville
00:42:24et paye moins
00:42:24que quelqu'un de pauvre
00:42:25qu'habite à la porte.
00:42:25On verra si votre idée
00:42:26est retenue horizon 2030.
00:42:28Elle va continuer
00:42:28à faire du vélo
00:42:29et moi à marcher.
00:42:30Oui, c'est sûr.
00:42:31Parce qu'on a la chance
00:42:32aussi de pouvoir le faire.
00:42:33Vous restez avec nous
00:42:34dans un instant.
00:42:34On continue à chercher
00:42:35de l'argent
00:42:36pour les finances publiques.
00:42:37Et si les mutuelles,
00:42:39prenez 100% en charge
00:42:41les lunettes,
00:42:42les prothèses auditives
00:42:43ou encore les taxis sanitaires.
00:42:45C'est une idée qui monte.
00:42:51Qui a-t-il, Roselyne,
00:42:53derrière ce rapport
00:42:53qui propose
00:42:54que certains soins
00:42:55ne soient plus remboursés
00:42:56par la Sécu
00:42:57mais par les mutuelles ?
00:42:59C'est un nombre
00:42:59de propositions
00:43:00donc important
00:43:01pour faire des économistes.
00:43:02Un rapport d'experts
00:43:03de la santé,
00:43:03d'économistes aussi
00:43:04qui fait cette suggestion.
00:43:05Ils sont quatre
00:43:06et l'un des auteurs,
00:43:07Franck Van Lemenep,
00:43:07est avec nous.
00:43:08Ancien directeur
00:43:09de la Sécurité sociale
00:43:10va nous expliquer tout de suite
00:43:11quel est le principe
00:43:12de cette mesure,
00:43:13les avantages aussi.
00:43:14On accueille également
00:43:15Frédéric Blizzard
00:43:16sur le plateau,
00:43:17économiste spécialiste
00:43:18de la santé,
00:43:18professeur à l'ESCP.
00:43:20Laurent Neumann
00:43:21et Frédéric Bianchi
00:43:22sont toujours avec nous.
00:43:23On sera aussi en direct
00:43:23avec l'ancien ministre
00:43:24de la Santé,
00:43:25Yannick Deder.
00:43:26Franck Van Lemenep,
00:43:27on commence avec vous.
00:43:28Vous avez donc participé
00:43:29à la rédaction
00:43:30de ce rapport.
00:43:31L'idée,
00:43:32c'est que des dépenses
00:43:33de soins
00:43:34qui sont aujourd'hui
00:43:34prises en charge
00:43:35par la Sécu
00:43:36basculeraient uniquement
00:43:37côté mutuel.
00:43:39Lesquels ?
00:43:41Bonjour.
00:43:42Alors,
00:43:43comme vous dites l'idée,
00:43:43c'est une proposition
00:43:44parmi d'autres.
00:43:45Et l'idée,
00:43:47quand même,
00:43:48l'angle du rapport,
00:43:49c'est de dire,
00:43:50par rapport à la situation
00:43:51actuelle où tout le monde
00:43:52est mécontent
00:43:53et où tout le monde
00:43:54considère que le système
00:43:55ne fonctionne pas bien
00:43:56entre l'assurance maladie
00:43:57et les complémentaires,
00:43:58est-ce qu'on peut passer
00:43:59à une situation
00:43:59où ça fonctionne mieux
00:44:00pour les patients d'une part
00:44:01et pour la régulation
00:44:02de la dépense de santé
00:44:03parce que n'oublions pas
00:44:03que nous avons un problème
00:44:04d'évolution de la dépense de santé.
00:44:06Et donc,
00:44:06dans l'ensemble de propositions
00:44:08que nous faisons,
00:44:09nous commençons par une proposition
00:44:10qui consiste à dire
00:44:11qu'il faudrait mieux cibler
00:44:15les soins qu'on rembourse.
00:44:16Assurance maladie obligatoire
00:44:17et complémentaire.
00:44:18Arrêtons de rembourser
00:44:19des soins
00:44:19qui ne sont pas strictement
00:44:21nécessaires,
00:44:21qui ne sont pas prouvés
00:44:23scientifiquement.
00:44:25Certains médicaments,
00:44:26certaines prestations de cure,
00:44:28certains remboursements
00:44:29par les complémentaires
00:44:30de prestations dites de confort,
00:44:32etc.
00:44:33Donc ça,
00:44:33c'est ce qu'on appelle,
00:44:34nous,
00:44:34un panier de soins essentiels
00:44:35qui devrait être redéfini
00:44:37et resserré
00:44:37par rapport à aujourd'hui.
00:44:38Et à côté de ça,
00:44:39ce qu'on dit,
00:44:40c'est au sein de ce panier de soins,
00:44:41on pourrait faire évoluer
00:44:43le partage
00:44:44entre l'assurance maladie
00:44:45et les complémentaires
00:44:46pour que,
00:44:47contrairement à aujourd'hui,
00:44:49les complémentaires
00:44:49ne soient pas
00:44:51justement des complémentaires,
00:44:52ne soient pas simplement
00:44:53en remboursement complémentaire
00:44:55partiel
00:44:56après l'assurance maladie,
00:44:57mais qu'elles sont complémentaires
00:44:58et un champ d'action
00:44:58en propre à elles,
00:45:00encadré bien sûr
00:45:01par les pouvoirs publics,
00:45:02mais à elles,
00:45:02sur lesquels elles pourraient
00:45:03déployer des nouveaux services,
00:45:05mieux réguler la dépense,
00:45:06mieux s'occuper
00:45:07de leurs assurés.
00:45:09Et sur ce champ,
00:45:09nous proposons de le faire,
00:45:10en effet,
00:45:12sur l'optique,
00:45:13sur les œufs de prothèse
00:45:14et sur les transports sanitaires.
00:45:15Et peut-être mieux les contrôler.
00:45:17Alors,
00:45:17il faut rappeler que
00:45:18les mutuelles
00:45:20supporteraient seuls
00:45:20le remboursement de l'optique
00:45:21et des prothèses auditives.
00:45:23Il faut rappeler ce chiffre.
00:45:23Elles remboursent déjà 68%,
00:45:25un tout petit peu plus
00:45:26des remboursements d'optique
00:45:27et un peu plus de 50%
00:45:28du financement des prothèses.
00:45:29Mais l'idée,
00:45:30c'est quoi ?
00:45:30Ça serait de décharger la sécu
00:45:32au profit des mutuelles
00:45:34et peut-être également
00:45:36mieux contrôler ces soins.
00:45:37C'est ça que ça veut dire ?
00:45:39Oui,
00:45:40alors quand on dit
00:45:40décharger la sécu,
00:45:41il faut bien voir
00:45:42ce qui se passe en ce moment.
00:45:42Il y a ce qu'on appelle
00:45:43des transferts.
00:45:44C'est en cours.
00:45:44D'ailleurs,
00:45:44le gouvernement en a annoncé
00:45:45depuis cet été
00:45:46pour plus d'un milliard et demi
00:45:47qui sont des hausses
00:45:48de tickets modérateurs
00:45:49sur les dentistes par exemple
00:45:50ou sur certains médicaments.
00:45:52Mais en fait,
00:45:52ça ne change pas
00:45:53la manière dont ensuite
00:45:54les soins sont régulés.
00:45:56C'est-à-dire qu'en fait,
00:45:57on garde ces deux étages,
00:45:58l'assurance pavie
00:45:58et les complémentaires.
00:45:59Simplement,
00:45:59on change de façon
00:46:01un peu incrémentale
00:46:02le partage entre les deux.
00:46:02C'est ce qu'on appelle
00:46:03des transferts.
00:46:04Donc nous,
00:46:04ce qu'on dit,
00:46:05c'est plutôt que de faire
00:46:05des transferts comme ça
00:46:07non pilotés
00:46:07et qui en fait
00:46:08ne changent pas le système,
00:46:09essayons de faire autrement
00:46:10et de confier des champs entiers
00:46:11de remboursement
00:46:13aux complémentaires
00:46:13pour qu'en effet,
00:46:14elles puissent contractualiser
00:46:15avec les prestataires
00:46:18et les offreurs de soins,
00:46:19qu'elles puissent négocier
00:46:20les prix,
00:46:20qu'elles puissent négocier
00:46:21les conditions de prise en charge
00:46:22complètement
00:46:23sans que l'assurance maladie
00:46:24s'en mêle.
00:46:26Laurent Neumann,
00:46:27comment vous analysez
00:46:28cette nouvelle idée
00:46:30de répartir différemment
00:46:32la gestion des soins ?
00:46:33Alors d'abord,
00:46:34il y a deux remarques
00:46:35qui me viennent immédiatement
00:46:36à l'esprit.
00:46:37Si un certain nombre
00:46:38de soins sont transférés
00:46:39sur les mutuelles,
00:46:40par définition,
00:46:42les mutuelles vont augmenter
00:46:43leurs cotisations.
00:46:44Donc ça va coûter plus cher
00:46:46à l'assurer.
00:46:47Mais le problème,
00:46:48c'est que de l'autre côté,
00:46:49les cotisations sociales
00:46:50qu'on paye à la Sécurité sociale
00:46:52pour nos soins de santé,
00:46:54ces cotisations
00:46:55ne vont pas baisser.
00:46:55Donc pour l'usager,
00:46:57pour le patient...
00:46:59L'état y gagne,
00:46:59nous y perdons.
00:47:01Pour le patient,
00:47:02le coût va augmenter.
00:47:04Et puis j'écoutais
00:47:04ce que disait monsieur,
00:47:05il faudrait donc
00:47:06qu'il y ait un panier
00:47:07de soins essentiels.
00:47:09Pourquoi les mutuelles
00:47:11pourraient tailler
00:47:12dans ces frais inutiles,
00:47:14qui n'ont pas d'intérêt médical,
00:47:16thérapeutique ?
00:47:17Pourquoi pourraient-elles le faire ?
00:47:19Et pourquoi l'assurance maladie,
00:47:21elle, n'y parviendrait pas ?
00:47:22Moi, j'avoue que c'est un mystère
00:47:23que j'ai du mal à comprendre.
00:47:24S'il y a des soins inutiles,
00:47:26pourquoi l'assurance maladie
00:47:28continue-t-elle à les rembourser ?
00:47:29Frédéric, essayez d'expliquer
00:47:31à nos téléspectateurs
00:47:31quelle est la logique
00:47:33en fait de ce rapport.
00:47:35L'idée sous-jacente,
00:47:36c'est quoi ?
00:47:36Le sous-texte, c'est quoi ?
00:47:38Le rêve des complémentaires santé,
00:47:40c'est de ne pas se désengager
00:47:41du rôle de complémentaire
00:47:43qu'elles ont,
00:47:43puisqu'en fait,
00:47:43elles payent le ticket modérateur
00:47:45qui normalement
00:47:45devrait être payé par vous-même
00:47:47à quelques exonérations près,
00:47:48des infections de longue durée,
00:47:49et de conserver cette rente
00:47:51de 17 ou 18 milliards
00:47:52et en même temps
00:47:53de contrôler une partie
00:47:55des soins
00:47:56qui sont notamment
00:47:56l'optique et l'audioprothèse
00:47:58pour avoir complètement
00:47:58la main sur la gestion
00:47:59de ces soins-là.
00:48:00Ce qui est vrai
00:48:01et ce qui est juste
00:48:02dans l'analyse qu'ils font,
00:48:03c'est qu'il faut différencier
00:48:05le champ d'intervention,
00:48:06la couverture du risque
00:48:07entre l'assureur public
00:48:08qui n'a pas le même mécanisme,
00:48:09il est redistributif.
00:48:12La sécurité sociale,
00:48:12c'est quelque chose
00:48:13qui redistribue
00:48:13des riches vers les pauvres
00:48:15et des bien-portants
00:48:16vers les malades.
00:48:18Ce n'est pas du tout
00:48:18le rôle des mutuelles.
00:48:19Les mutuelles font payer
00:48:21exactement à tout le monde.
00:48:21C'est pour ça
00:48:22qu'il faut qu'elles interviennent
00:48:23de façon très juste
00:48:24et régulée
00:48:25parce que quand on dit
00:48:26que ça coûte très cher,
00:48:27ça coûte surtout très cher
00:48:29à la classe moyenne
00:48:29et à la classe populaire.
00:48:30Tout le monde paye la même chose.
00:48:32Donc quand on dit
00:48:32qu'il y a un transfert
00:48:33de 100 euros
00:48:34et ici de 5 milliards d'euros,
00:48:36en fait,
00:48:36vous allez avoir
00:48:37un taux d'effort,
00:48:38c'est-à-dire
00:48:38une participation
00:48:39au pouvoir d'achat
00:48:40qui est quasiment intenable
00:48:41pour les retraités
00:48:43de la classe moyenne.
00:48:44Donc cette belle intention
00:48:45d'à la fois conserver
00:48:46le rôle de complémentaire
00:48:48et de se dire
00:48:48on veut être supplémentaire
00:48:49tout seul
00:48:50sur l'optique
00:48:51et l'audioprothèse
00:48:52a un coût
00:48:53qui est intenable.
00:48:54Et à la fin de la journée,
00:48:56je voudrais qu'on m'explique
00:48:57qui est gagnant,
00:48:58qui en profite de ça.
00:49:00Ce n'est certainement
00:49:00pas l'assuré
00:49:01qui va être obligé.
00:49:03Ça, c'est mon voisin
00:49:04Laurent Neumann
00:49:04qui l'a dit.
00:49:05Mais vous voyez,
00:49:06il y a des choses justes
00:49:07dans ce que dit
00:49:09Vendel Napidi.
00:49:10Il va pouvoir répondre.
00:49:11Il faut faire le tri
00:49:12un peu dans la chose.
00:49:13Mais là où ils ne vont pas
00:49:14assez loin,
00:49:14mais ce n'est peut-être
00:49:15pas leur rôle.
00:49:15C'est-à-dire
00:49:15qui doit faire le tri ?
00:49:17On en parlait ce matin,
00:49:18c'est que c'est très casse-gueule
00:49:19pour tout candidat
00:49:21à la présidentielle
00:49:22puisque comme on commençait
00:49:23à dire
00:49:23il va falloir qu'on commence
00:49:24à dérembourser,
00:49:25certains l'ont dit avant,
00:49:26là vous ne savez plus
00:49:27vous vous arrêtez.
00:49:28Donc en fait,
00:49:29il faut mettre en place
00:49:29une gouvernance
00:49:30qui est chargée
00:49:31sur des bases scientifiques
00:49:32et démographiques
00:49:33de savoir comment on fait
00:49:34une gestion dynamique
00:49:35du panier de soins
00:49:37qui est remboursé.
00:49:37Donc on est dans
00:49:38de la gouvernance
00:49:39et il faut une réforme
00:49:40beaucoup plus globale
00:49:40que des petits jeux
00:49:41comme ça de transfert.
00:49:42Moi j'ai simplement
00:49:43une question à l'auteur de rapport
00:49:44qui est très complète
00:49:45et très intéressante.
00:49:46Les mutuelles,
00:49:46elles dépensent
00:49:48à peu près 9 milliards
00:49:49d'euros par an
00:49:49de ce qu'on appelle
00:49:50les frais de gestion.
00:49:51C'est-à-dire gérer les dossiers,
00:49:52faire de la publicité,
00:49:53aller chercher de nouveaux clients.
00:49:55La sécurité sociale,
00:49:56c'est 7 milliards
00:49:57alors qu'elles remboursent
00:49:58beaucoup plus de soins.
00:50:00Est-ce qu'on est certain
00:50:02qu'en transférant
00:50:03ces 5 milliards,
00:50:04là, aux mutuelles ?
00:50:06Demain,
00:50:07les mutuelles seront
00:50:08plus efficaces.
00:50:08Est-ce qu'on sera mieux remboursé,
00:50:10mieux soigné
00:50:10alors que, encore une fois,
00:50:12ces frais de gestion
00:50:12sont plus élevés
00:50:13que pour la sécu ?
00:50:14Franck Von Leneb,
00:50:15justement,
00:50:15est-ce que vous pouvez nous garantir
00:50:16que les mutuelles
00:50:16seraient plus efficaces
00:50:17et nous garantir aussi,
00:50:18on l'évoquait,
00:50:19que nos primes,
00:50:20nos cotisations
00:50:21ne vont pas augmenter
00:50:22pour compenser
00:50:23le surcoût pour elles ?
00:50:25Alors, je réponds
00:50:26à la deuxième partie
00:50:27de votre question.
00:50:27Vous savez,
00:50:28vos primes,
00:50:28vos cotisations,
00:50:29enfin nos primes,
00:50:30nos cotisations,
00:50:30elles vont augmenter
00:50:31l'année prochaine,
00:50:32et indépendamment
00:50:32d'un rapport,
00:50:33parce qu'avec le transfert
00:50:34de charges qui est annoncé,
00:50:36de toute façon,
00:50:37c'est bien ce qui se passe
00:50:37depuis quelques années,
00:50:38on en parle beaucoup,
00:50:40les primes,
00:50:40elles augmentent.
00:50:41Donc, il faut peut-être
00:50:42faire autrement.
00:50:43Nous, ce qu'on dit,
00:50:44c'est plutôt que de faire
00:50:44comme on fait
00:50:45ces dernières années,
00:50:45faisons autrement
00:50:46et donnons aux complémentaires
00:50:48des champs de remboursement
00:50:50sur lesquels
00:50:51elles vont être vraiment
00:50:52responsabilisées
00:50:52plutôt que de faire
00:50:53ce qu'on fait aujourd'hui.
00:50:53Donc, notre sujet,
00:50:54il n'est pas d'augmenter
00:50:57la charge qui pèse
00:50:58sur les assurés.
00:50:58Il est de ce qu'on le fait,
00:51:00de le faire autrement
00:51:01et de le faire mieux.
00:51:01Et à la fin,
00:51:02je suis d'accord avec
00:51:02Frédéric Bidard,
00:51:03ce qui compte,
00:51:03c'est la dépense totale.
00:51:05C'est de toute façon,
00:51:05si la dépense totale
00:51:06de santé augmente fortement,
00:51:08on va payer plus,
00:51:08que ce soit par la sécu
00:51:09ou que ce soit par les complémentaires.
00:51:11Donc, de toute façon,
00:51:12le plus important,
00:51:13c'est de mieux réguler
00:51:14la dépense,
00:51:14de mieux organiser les soins,
00:51:15etc.
00:51:16Mais au sein de cette dépense,
00:51:17nous, ce qu'on dit,
00:51:18c'est qu'aujourd'hui,
00:51:19dans la répartition
00:51:20des responsabilités,
00:51:21on ne fait pas au mieux.
00:51:22Alors ensuite,
00:51:22sur la question
00:51:23sur les frais de gestion,
00:51:25alors pour le coup,
00:51:25moi, je suis ancien directeur
00:51:26de la sécurité sociale,
00:51:27donc les sujets
00:51:28de gestion de la sécu,
00:51:29je connais bien.
00:51:30Et oui,
00:51:31on a depuis 10 ou 15 ans
00:51:34réussi à limiter
00:51:36les frais de gestion
00:51:37de la sécurité sociale.
00:51:38Ils ont même baissé
00:51:39en euros courants.
00:51:40Baissé en euros courants,
00:51:41je pense qu'il n'y a pas
00:51:41tant d'acteurs
00:51:42qui peuvent dire ça
00:51:44dans le public
00:51:44ou dans le privé.
00:51:45Ce n'est pas le cas
00:51:46des complémentaires.
00:51:47Ils ont continué
00:51:48d'augmenter,
00:51:48ils continuent d'augmenter.
00:51:49C'est un point de vigilance
00:51:50et nous en parlons
00:51:51dans notre rapport
00:51:51en disant qu'il faut
00:51:52plus de transparence,
00:51:53plus de transparence
00:51:54vis-à-vis des assurés.
00:51:55Il faut que les assurés
00:51:55sachent combien ils payent.
00:51:57Nous notons dans l'apport
00:51:57qu'il y a à peu près 20%,
00:51:59c'est-à-dire à peu près
00:52:00un contrat individuel sur 5,
00:52:01qui sont souvent des retraités,
00:52:03qui ont des frais de gestion
00:52:04de plus de 25%.
00:52:05Ils ne le savent pas,
00:52:05ils ont des frais de gestion
00:52:06de plus de 25%.
00:52:07Ça n'est pas acceptable.
00:52:08Donc il faut en effet
00:52:09plus de transparence.
00:52:10Mais pardon pour la naïveté
00:52:11de ma question,
00:52:12c'est quoi ces frais de gestion ?
00:52:19de plus de 25%
00:52:20pour une partie du marché.
00:52:21La moyenne, c'est 19%.
00:52:22Et vous en avez
00:52:23qui sont en dessous de 15%.
00:52:25Dans les frais de gestion,
00:52:25vous avez trois choses.
00:52:27Vous avez le coût
00:52:28pour recruter des assurés
00:52:29en contrat individuel
00:52:30et en contrat collectif.
00:52:31Donc il faut avoir
00:52:32des marges commerciales,
00:52:33de la publicité,
00:52:34mais pas que la pub,
00:52:35des services commerciaux, etc.
00:52:37Ensuite, vous avez le coût
00:52:38de gestion d'un contrat.
00:52:40Il faut appeler les cotisations,
00:52:41il faut gérer le contrat,
00:52:43les gens qui rentrent,
00:52:43les gens qui sortent.
00:52:44Et après, à la fin,
00:52:44vous avez le coût de gestion
00:52:45des sinistres.
00:52:46Ce qu'on appelle les sinistres,
00:52:46c'est des remboursements.
00:52:47Chaque fois que vous avez
00:52:48un remboursement
00:52:48à l'assurance maladie
00:52:49ou à la complémentaire,
00:52:50derrière, il y a des gens,
00:52:52il y a des systèmes d'information,
00:52:53etc.
00:52:53Ça coûte.
00:52:54Voilà.
00:52:54Donc c'est tout ça.
00:52:55Donc que tout ça, ça coûte,
00:52:56c'est normal, c'est logique.
00:52:58Simplement, ce qu'on dit nous,
00:53:00c'est qu'il n'est pas acceptable
00:53:02que les assurés comportent
00:53:04par leur cotisation
00:53:05une hausse, une dérive
00:53:06d'une certaine façon
00:53:07de ces frais de gestion.
00:53:08Et il faut donc
00:53:10qu'à travers la transparence,
00:53:12le marché puisse bien agir.
00:53:14C'est quand même ce que ça sert à ça.
00:53:16dans une économie de marché
00:53:17et que les assurés
00:53:18ou que les entreprises,
00:53:18parce qu'il y a beaucoup
00:53:19de contrats collectifs
00:53:19que les entreprises
00:53:20puissent choisir
00:53:21ceux qui offrent
00:53:21les frais de gestion
00:53:22les plus bas.
00:53:23Justement, les assurés,
00:53:24on va les entendre dans un instant
00:53:25à l'œil de l'ancien ministre
00:53:26Yannick Deder,
00:53:26mais d'abord,
00:53:27on va aller à la rencontre
00:53:28des Français avec vous,
00:53:29Nicolas Coadou.
00:53:30Ils en pensent quoi
00:53:30de cette idée
00:53:31que les mutuelles
00:53:32prennent en charge,
00:53:33payent à 100%
00:53:34certains soins ?
00:53:37Eh bien, ils le prennent
00:53:38avec fatalité
00:53:39parce que ces assurés,
00:53:40notamment les retraités,
00:53:42eh bien, ils considèrent
00:53:43que c'est un poste de dépense
00:53:44sur lequel ils ne peuvent
00:53:45pas rogner.
00:53:46Ils anticipent d'ores et déjà
00:53:47que la part de cette mutuelle
00:53:49augmentera l'année prochaine
00:53:50dans leur budget
00:53:51et qu'ils ne pourront
00:53:52encore une fois
00:53:52pas rogner dessus.
00:53:53Il faudra donc faire
00:53:54d'autres économies
00:53:55sur leur budget
00:53:56comme par exemple
00:53:57les loisirs
00:53:57ou encore l'alimentation.
00:53:59On parle principalement
00:54:00de retraités
00:54:01parce que, évidemment,
00:54:02plus l'âge augmente,
00:54:03plus le besoin
00:54:04de considérer
00:54:06d'avoir des soins médicaux
00:54:07augmente
00:54:08et donc plus les cotisations
00:54:09à la mutuelle
00:54:10sont élevées.
00:54:11On parle donc
00:54:11d'une augmentation
00:54:12de 8%
00:54:13qui pèsera principalement
00:54:14sur les retraités.
00:54:15Je vous propose
00:54:15de les écouter.
00:54:18On a moins d'argent
00:54:19à la retraite.
00:54:21Donc, on fait
00:54:22un peu plus attention
00:54:22à ça.
00:54:23Je crois que je vais
00:54:24la supprimer.
00:54:25Je ne suis pas malade.
00:54:27Si j'étais malade,
00:54:28peut-être.
00:54:29Et encore,
00:54:29même qu'en étant malade,
00:54:30vu ce qu'ils remboursent,
00:54:31un beauf.
00:54:32La santé est quand même
00:54:34un endroit
00:54:35où il faut faire
00:54:36des dépenses.
00:54:38Donc,
00:54:39je pense pouvoir
00:54:40absorber
00:54:40cette augmentation.
00:54:42si je paye plus
00:54:42de mutuelles
00:54:43et puis que la sécu
00:54:44me rembourse moins,
00:54:44je devrais payer
00:54:45moins de sécu.
00:54:46La règle devrait être
00:54:47comme ça,
00:54:48en fait,
00:54:48finalement.
00:54:49On devrait payer
00:54:50proportionnellement
00:54:50à ce qu'on est remboursé.
00:54:51L'interrogation principale
00:54:52des personnes
00:54:53qu'on a pu interroger
00:54:54ce matin également,
00:54:54c'est de se dire
00:54:55si la mutuelle augmente,
00:54:57pourquoi les cotisations sociales,
00:54:59vu que la sécurité sociale
00:55:00rembourse moins,
00:55:01ne baisserait-elle pas ?
00:55:02Une réponse
00:55:03auxquelles les administrés
00:55:04et les retraités
00:55:05n'ont pas encore
00:55:05de réponse pour l'instant.
00:55:07Yannick Noderre,
00:55:08merci d'être avec nous,
00:55:09ancien ministre de la Santé.
00:55:10Quel est votre regard
00:55:11sur ces suggestions ?
00:55:13Est-ce qu'à votre avis,
00:55:14ça permettra
00:55:14au système de santé français
00:55:16d'être plus efficace
00:55:17et à nous,
00:55:18d'être mieux soignés ?
00:55:21En tout cas,
00:55:21l'intérêt de ce rapport,
00:55:23c'est que ça permet
00:55:23de poser le questionnement
00:55:25du rôle des mutuelles.
00:55:27Pour l'instant,
00:55:27les mutuelles ont été considérées
00:55:29comme une variable
00:55:30d'ajustement,
00:55:31d'économies,
00:55:32de dépenses non réalisées
00:55:34par l'État
00:55:34et donc ont accès
00:55:35les mutuelles.
00:55:36Moi, je crois
00:55:36qu'il faut poser le sujet
00:55:38et je pense que
00:55:39la présidentielle sera
00:55:40le moment de poser le sujet
00:55:41de quelle santé
00:55:42on veut en France.
00:55:44Je crois qu'utiliser
00:55:45ce rapport pour alimenter
00:55:47des justifications
00:55:48de coups de rabot
00:55:49lors de l'examen budgétaire
00:55:50du mois d'octobre
00:55:51et du mois de novembre
00:55:52ne serait pas souhaitable.
00:55:53Par contre,
00:55:54que ce rapport puisse poser
00:55:55sur la table
00:55:56un certain nombre de pistes.
00:55:57Par contre,
00:55:58je crois quand même
00:55:58que la santé n'a pas de prix
00:56:00mais elle a un coût
00:56:01et je crois que c'est important
00:56:02de pouvoir poser ce sujet
00:56:03dans la globalité.
00:56:05Les téléspectateurs
00:56:05que vous avez interviewés
00:56:07ne s'y trompent pas,
00:56:08c'est-à-dire qu'il ne faut pas
00:56:09que ce soit la double peine
00:56:11pour les Français,
00:56:12c'est-à-dire une majoration
00:56:13de la cotisation
00:56:14de la mutuelle
00:56:16plus des cotisations
00:56:17sociales et patronales
00:56:19qui grèvent en gros
00:56:20le pouvoir d'achat
00:56:21des Français
00:56:22et qui grèvent
00:56:23la compétitivité
00:56:24des entreprises.
00:56:25Donc je crois
00:56:26que nous avons besoin
00:56:26de remettre à plat
00:56:27notre système
00:56:28en gardant la maxime
00:56:31qui était celle
00:56:31du général de Gaulle
00:56:32de l'après-guerre
00:56:33de pouvoir cotiser
00:56:34selon ses moyens
00:56:36mais de bénéficier
00:56:37selon ses besoins
00:56:38et de pouvoir aussi
00:56:39faire des vraies réformes
00:56:40structurelles
00:56:41notamment en positionnant
00:56:42notamment les mutuelles
00:56:43sur le champ
00:56:44de la prévention.
00:56:45La France dépense
00:56:46beaucoup pour ses dépenses
00:56:47de santé,
00:56:47on est troisième
00:56:49contributeur au niveau
00:56:50mondial en termes
00:56:50de PIB
00:56:51mais on dépense très peu
00:56:52pour notre prévention
00:56:53et on sait très bien
00:56:54que la meilleure dépense
00:56:56qu'on ne fera pas
00:56:57c'est d'éviter
00:56:58que les gens soient malades
00:56:59donc on devrait davantage
00:57:00raisonner en termes
00:57:01de santé publique
00:57:02sur le nombre d'années
00:57:03gagnées en bonne santé
00:57:05et qui nous permettrait
00:57:06aussi d'aborder
00:57:07plus sereinement
00:57:07la condition du travail.
00:57:09On a un rapport
00:57:10au travail en France
00:57:11où on doit se positionner.
00:57:12Moi j'étais très frappé
00:57:13quand j'étais ministre
00:57:15de la Santé
00:57:16lors des conseils
00:57:17des ministres européens
00:57:18de voir mes collègues
00:57:19allemands,
00:57:20italiens,
00:57:20Danemark
00:57:21avoir des âges
00:57:22de retraite
00:57:22à 67-70 ans
00:57:25et de quelque part
00:57:26apprécier le modèle
00:57:28de sécurité sociale français
00:57:29mais de ne pas
00:57:30le recopier
00:57:30et en France
00:57:31en fait
00:57:32on a ce souci-là
00:57:33c'est-à-dire qu'on veut
00:57:33un niveau de protection sociale
00:57:34élevé
00:57:35et la santé
00:57:36est une des principales
00:57:37préoccupations des Français
00:57:38donc c'est normal
00:57:39que le débat s'invite
00:57:40mais il faut qu'on puisse voir
00:57:42dans quels moyens
00:57:43on peut contribuer
00:57:44à financer
00:57:46ces dépenses
00:57:47qui spontanément
00:57:48je le rappelle
00:57:49c'est 4%
00:57:50de dépenses
00:57:50d'augmentation de santé
00:57:51annuelle
00:57:52alors qu'actuellement
00:57:53nous avons un taux de croissance
00:57:54à zéro
00:57:54qui sera réévalué
00:57:55à 0,5
00:57:56donc il faut poser
00:57:57ce sujet
00:57:58de qui finance la santé
00:58:00et à quelle proportion
00:58:01de ces moyens
00:58:02mais en tout cas
00:58:02on ne pourra pas
00:58:03encore une fois
00:58:04taxer les contribuables
00:58:06et notamment les retraités
00:58:07avec des frais
00:58:08qui vont augmenter
00:58:09on sait très bien
00:58:09que c'est dans les dernières
00:58:10années de vie
00:58:11qu'on consomme du soin
00:58:12pour certains retraités
00:58:13ça commence à devenir
00:58:15un peu difficile pour eux
00:58:16entre les discussions
00:58:17de l'indexation des retraites
00:58:18l'augmentation
00:58:20des mutuelles
00:58:21je crois qu'il faut
00:58:22poser le débat
00:58:23mais en tout cas
00:58:24ce rapport apporte
00:58:25on va essayer de le faire
00:58:26le débat
00:58:26si vous voulez bien
00:58:27autour de la table aussi
00:58:28Laurent, Frédéric Bizarre
00:58:30veulent réagir
00:58:30oui juste un mot
00:58:31pour que les gens
00:58:32comprennent bien
00:58:32on peut prendre un exemple
00:58:34les lunettes
00:58:35quand vous allez acheter
00:58:36une paire de lunettes
00:58:37après être paché
00:58:37chez votre ophtalmo
00:58:39quand vous arrivez
00:58:40chez le revendeur
00:58:40de lunettes
00:58:41vous avez les lunettes
00:58:42au tarif sécu
00:58:43et vous avez
00:58:44une part des lunettes
00:58:45les moches
00:58:46on va le dire
00:58:46voilà
00:58:47et une part du prix
00:58:48des lunettes
00:58:49qui est prise en charge
00:58:50ou pas
00:58:50par votre mutuelle
00:58:51demain
00:58:52tout va passer
00:58:53dans la mutuelle
00:58:54mais comme vous le savez
00:58:55les mutuelles
00:58:56qui en fait
00:58:56sont des complémentaires santé
00:58:58la moitié seulement
00:58:59sont des mutuelles
00:59:00les autres sont des entreprises
00:59:01privées à but lucratif
00:59:02ce ne sont pas
00:59:04des philanthropes
00:59:04donc cette part
00:59:05on va vous dire
00:59:06dans votre contrat
00:59:07dans mon contrat
00:59:08de bien
00:59:09de soins essentiels
00:59:10il y aura toujours
00:59:11les lunettes sécu
00:59:13mais si vous voulez plus
00:59:14il faut monter
00:59:16le montant de la prime
00:59:18il faut payer plus
00:59:19tous les mois
00:59:20d'ailleurs
00:59:20je peux vous faire
00:59:21une petite révélation
00:59:22demandez à Frédéric Bizarre
00:59:24quelle est la réserve financière
00:59:26des mutuelles
00:59:26et des complémentaires santé
00:59:27je pense que vous allez
00:59:28tomber à l'envers
00:59:30c'est de l'ordre de 70 milliards
00:59:32il y a une petite cerise
00:59:34sur le gâteau
00:59:35dans le rapport
00:59:35donc vous voulez dire
00:59:36qu'elle vaut encore
00:59:37ce goin frais
00:59:37non mais je n'ai pas dit ça
00:59:38je vous donne un chiffre
00:59:39je n'ai pas cette expression-là
00:59:41mais il y a une petite cerise
00:59:42sur le gâteau
00:59:43dans le rapport
00:59:43qui est de dire
00:59:43en fait
00:59:44pour ne pas qu'on augmente
00:59:45nos primes
00:59:45il faut que vous nous supprimiez
00:59:46notre taxe
00:59:47la TSA
00:59:48ou la BC
00:59:49de 11 points
00:59:49qui est quand même
00:59:50quelque chose d'assez drôle
00:59:51dans un secteur
00:59:53qui ne manque pas
00:59:53de réserve
00:59:54moi je voudrais dire une chose
00:59:55j'ai trouvé très intéressant
00:59:5670 milliards de réserve
00:59:58comme toujours
00:59:58les réactions des citoyens
01:00:00je pense qu'il faut dire
01:00:01la vérité
01:00:03aux citoyens
01:00:04c'est que
01:00:04si on veut aller
01:00:05vers un système efficace
01:00:06il faut faire
01:00:07ce que font les autres pays
01:00:08c'est-à-dire avoir
01:00:09à peu près
01:00:0918, 19, 20
01:00:11pourcentage
01:00:11de l'ensemble des dépenses
01:00:12qui soit du reste à charge
01:00:14directement payé
01:00:14par les ménages
01:00:15ce que fait
01:00:15c'est la moyenne
01:00:16c'est 18 dans l'OCDE
01:00:17donc il faut leur dire
01:00:18quand vous allez aller
01:00:19dans les pharmacies
01:00:21voir votre médecin
01:00:21vous allez payer
01:00:222 ou 3 euros
01:00:23parce que c'est le reste à charge
01:00:24qui permet justement
01:00:25de maîtriser
01:00:26la dépense courante
01:00:26en revanche
01:00:27quand vous êtes vraiment malade
01:00:28et on supprime
01:00:30toutes les franchises
01:00:30vous êtes remboursé à 100%
01:00:32pour les affections
01:00:32de longue durée
01:00:33c'est comme ça
01:00:33que le système
01:00:34doit fonctionner
01:00:35et les mutuelles
01:00:36on les sort
01:00:37de ce panier dit
01:00:40essentiel
01:00:40je suis d'accord
01:00:41avec le principe
01:00:42et on les met
01:00:43sur ce qui n'est pas remboursé
01:00:44mais avec un contrat minimum
01:00:47qui est partagé
01:00:48sur l'ensemble
01:00:49de la population
01:00:49et libre
01:00:50à chaque citoyen
01:00:51s'il souhaite passer
01:00:52pour aller acheter
01:00:53des lunettes
01:00:53à travers son assureur
01:00:54le faire
01:00:55mais il faut savoir
01:00:56que la plupart
01:00:57de nos voisins européens
01:00:58n'assurent plus les lunettes
01:00:59parce que c'est
01:00:59ce qu'on appelle
01:01:00une dépense sans aléas
01:01:01quand vous avez une lunette
01:01:02vous savez que tous les 3 ans
01:01:03il faut la changer
01:01:03donc il vaut mieux
01:01:04que vous mettiez
01:01:04300 euros
01:01:06sur votre compte d'épargne
01:01:07plutôt que de passer
01:01:08par votre assureur
01:01:08qui a besoin
01:01:09de frais de gestion
01:01:10de dépenses et autres
01:01:11bon
01:01:11mais donc
01:01:12c'est comme ça
01:01:13qu'on va faire baisser
01:01:14à peu près de moitié
01:01:15le coût
01:01:16de la complémentaire
01:01:18demain
01:01:18de la supplémentaire santé
01:01:19et de rendre
01:01:20le système soutenable
01:01:21et d'avoir cette fameuse
01:01:23responsabilité collective
01:01:23des dépenses de santé
01:01:24Franck Van Leneb
01:01:25c'est ça en fait
01:01:26c'est une santé
01:01:26un petit peu plus
01:01:27à la carte
01:01:27finalement
01:01:28avec des franchises
01:01:29avec
01:01:29on est soigné
01:01:30selon ses moyens
01:01:33non on n'est pas soigné
01:01:34selon ses moyens
01:01:34ça nous avons
01:01:36alors moi je ne suis pas
01:01:36le défenseur des complémentaires
01:01:38ici vous l'avez compris
01:01:38ce n'est pas mon parcours
01:01:39donc je ne vais pas réagir
01:01:41surtout
01:01:41tous ces propos
01:01:42mais en tout cas
01:01:43non ce que nous proposons
01:01:44c'est un système
01:01:45qui reste évidemment solidaire
01:01:47évidemment qui conserve
01:01:48une assurance maladie
01:01:49avec les affections
01:01:50de longue durée
01:01:50comme vous venez de le dire
01:01:51à l'instant
01:01:51prise en charge à 100%
01:01:53etc évidemment
01:01:54il n'y a rien
01:01:55dans nos propositions
01:01:56qui cherche à fragiliser
01:01:57cette solidarité
01:01:58au contraire
01:01:58même du côté
01:01:59des complémentaires
01:02:00nous faisons une proposition
01:02:01qui est de renforcer
01:02:02la solidarité
01:02:03en réaction d'ailleurs
01:02:04j'en réagis là-dessus
01:02:06après les personnes
01:02:08que vous avez interrogées
01:02:09les retraités tout à l'heure
01:02:09nous faisons des propositions
01:02:10pour alléger
01:02:12la facture de complémentaires
01:02:13des retraités modestes
01:02:14aujourd'hui
01:02:14un retraité
01:02:15de plus de 80 ans
01:02:16assez âgé
01:02:17il peut avoir
01:02:17une complémentaire
01:02:18qui chaque mois
01:02:19va lui coûter
01:02:20150 euros
01:02:21180 euros
01:02:22on s'approche des 200 euros
01:02:23ce n'est pas soutenable
01:02:24évidemment pour des gens
01:02:25qui vont avoir des retraites
01:02:26de 1200, 1400, 1500 euros
01:02:27donc nous ce que nous proposons
01:02:29c'est qu'il y ait une aide
01:02:30au sein des complémentaires
01:02:31pour ces personnes-là
01:02:32nous voulons plus de solidarité
01:02:34c'est sûr
01:02:34mais dans nos propositions
01:02:36nous faisons des propositions
01:02:38pour qu'il y ait aussi
01:02:39un peu plus de marge de liberté
01:02:41et comme vous disiez
01:02:42par exemple
01:02:42certaines franchises
01:02:43on pourrait tout à fait imaginer
01:02:44d'avoir des complémentaires
01:02:45qui ne remboursent pas
01:02:46toujours tout à 100%
01:02:48qui proposent des contrats
01:02:49par exemple sur l'optique
01:02:50dont on parlait à l'instant
01:02:51avec des remboursements
01:02:52où il n'y ait pas
01:02:53une inflation des garanties
01:02:54il faut quand même bien
01:02:55avoir en tête
01:02:55qu'aujourd'hui
01:02:56la moitié des garanties
01:02:57sur le marché
01:02:59sont décidées en fait
01:03:00par les partenaires sociaux
01:03:01ce sont des contrats collectifs
01:03:02en entreprise
01:03:03et en fait
01:03:03les partenaires sociaux
01:03:04très souvent
01:03:05demandent des garanties
01:03:06très larges
01:03:07ils veulent
01:03:08les salariés
01:03:09veulent être recouverts
01:03:09y compris pour l'optique
01:03:10donc en réalité
01:03:11ce n'est pas juste
01:03:12un choix des complémentaires
01:03:13c'est les français
01:03:14qui aujourd'hui
01:03:16considèrent que
01:03:16la complémentaire
01:03:17doit couvrir
01:03:18le mieux possible
01:03:19et je pense qu'il y a
01:03:20vraiment un effort
01:03:20de pédagogie
01:03:21pour expliquer
01:03:22que plus ça court
01:03:23et plus ça coûte
01:03:23et qu'à un moment
01:03:24peut-être
01:03:25on peut décider
01:03:25pour que ça coûte moins cher
01:03:27qu'on couvre un peu moins
01:03:28par exemple
01:03:29je rejoins tout à fait
01:03:30les propos sur l'optique
01:03:32Est-ce que c'est la condition
01:03:33de survie du système
01:03:34dans lequel nous évoluons
01:03:35ça Frédéric ?
01:03:36Oui très probablement
01:03:37oui en tout cas
01:03:38il va falloir trouver
01:03:39l'idée c'est de
01:03:40faire passer
01:03:415 milliards d'euros
01:03:42de dépenses
01:03:42aux mutuelles
01:03:44et ça peut
01:03:45ça doit aussi passer
01:03:46parce qu'il y a un point
01:03:47important dans le rapport
01:03:47c'est la prévention
01:03:48c'est-à-dire que
01:03:49bon on connaît l'adage
01:03:50mieux vaut prévenir
01:03:50que guérir
01:03:51et il y a notamment
01:03:52une mesure
01:03:52une proposition
01:03:53qui est faite
01:03:54si M. Vandenep
01:03:54peut nous en parler
01:03:56j'ai lu un bonus
01:03:58pour se faire vacciner
01:03:59ou dépister
01:04:01est-ce que
01:04:01d'abord est-ce que
01:04:02la Sécu ne pourrait pas le faire
01:04:03est-ce qu'on doit être payé
01:04:04finalement
01:04:05quand on voit
01:04:05les taux de vaccination
01:04:06pour la grippe
01:04:06qui reculent
01:04:07est-ce qu'il faut payer
01:04:09les Français
01:04:10pour se faire vacciner
01:04:11pour se faire dépister
01:04:12et quel est un peu
01:04:13le sens de cette mesure
01:04:14M. Vandenep
01:04:16Alors c'est une vraie
01:04:18question de débat
01:04:19aujourd'hui
01:04:20je crois qu'il monte
01:04:20dans le débat public
01:04:21qui est face à la prévention
01:04:22et en effet en particulier
01:04:23vaccination
01:04:24dépistage
01:04:25est-ce qu'il faut chercher
01:04:26des leviers incitatifs
01:04:28financiers
01:04:28et après
01:04:28vous savez
01:04:29ça peut prendre deux formes
01:04:30soit des bonus
01:04:30c'est-à-dire on vous donne
01:04:32quelque chose
01:04:32on vous fait une ristourne
01:04:33de cotisation
01:04:34si vous vous faites vacciner
01:04:35par exemple
01:04:36soit des malus
01:04:38ou par exemple
01:04:39on va moins bien
01:04:40vous rembourser
01:04:40si vous ne vous faites pas
01:04:43vacciner
01:04:44on peut donner l'exemple
01:04:44d'une personne âgée
01:04:46qui irait à l'hôpital
01:04:48alors qu'elle ne s'est pas
01:04:50vaccinée contre la grippe
01:04:51et ce n'est pas du tout
01:04:52notre proposition
01:04:53mais sur laquelle
01:04:53il y aurait un malus
01:04:54ce n'est pas du tout
01:04:55notre proposition
01:04:55nous considérons
01:04:56qu'il ne faut pas de malus
01:04:57que ce serait aujourd'hui
01:04:59pas accepté dans le débat
01:05:00simplement ce que nous mettons
01:05:01sur la table
01:05:01c'est d'essayer de mettre
01:05:02des bonus
01:05:03alors oui ça pourrait passer
01:05:04par l'assurance maladie
01:05:05on pourrait imaginer
01:05:06des bonus par l'assurance maladie
01:05:07mais c'est plus compliqué
01:05:09ce serait probablement
01:05:11beaucoup moins d'optionnel
01:05:11parce que par l'assurance maladie
01:05:13on ne sait pas faire
01:05:14de l'optionnel
01:05:14c'est la même chose
01:05:14pour tout le monde
01:05:15donc nous ce qu'on dit
01:05:16c'est testons-le
01:05:16avec les complémentaires
01:05:17de façon optionnelle
01:05:18et peut-être d'abord
01:05:19en contrat d'entreprise
01:05:21dans des contrats collectifs
01:05:22où d'ailleurs
01:05:22on pourrait tout à fait imaginer
01:05:23que les employeurs
01:05:24soient beaucoup plus responsables
01:05:26qu'aujourd'hui
01:05:26d'une forme de prévention
01:05:27en santé de leurs salariés
01:05:28avec l'aide des complémentaires
01:05:30donc oui on a beaucoup
01:05:31de propositions
01:05:31sur la prévention
01:05:32en entreprise en particulier
01:05:33on pourrait tout à fait imaginer
01:05:34que demain
01:05:35les employeurs soient responsabilisés
01:05:36sur la vaccination
01:05:37contre la grippe
01:05:38de leurs salariés
01:05:39il y a beaucoup d'employeurs
01:05:40qui déjà le font
01:05:40ils pourraient le faire
01:05:41encore plus demain
01:05:42et à ce moment-là
01:05:43nous ce qu'on propose
01:05:43c'est pourquoi pas tester
01:05:44des bonus
01:05:45donc des ristournes
01:05:46de cotisations
01:05:48sur certains actes
01:05:49de prévention
01:05:50ça ne remplace pas
01:05:51toutes les autres politiques
01:05:51de prévention
01:05:52il n'y a aucun doute
01:05:53mais ce serait plutôt
01:05:54une piste d'expérimentation
01:05:56pour voir si ça fonctionne
01:05:57il y a beaucoup d'expérimentations
01:05:58qui existent ailleurs
01:05:59à l'étranger
01:05:59certaines donnent des résultats
01:06:01avec les bonus
01:06:02encore une fois
01:06:02j'écarte les malus
01:06:04La meilleure incitation financière
01:06:06de rester en bonne santé
01:06:07c'est justement
01:06:07de pouvoir choisir
01:06:08des contrats
01:06:09qui soient minimalistes
01:06:10si vous n'avez pas besoin
01:06:11d'une grande couverture
01:06:12donc c'est d'avoir
01:06:12une liberté de choix
01:06:13et je rejoins
01:06:14parce que les mutuelles
01:06:15passent vite
01:06:16sur les frais de gestion
01:06:17mais la meilleure façon
01:06:18de baisser les frais de gestion
01:06:20c'est d'avoir ce contrat minimum
01:06:21avec un prix
01:06:22qui est donc le contrat minimum
01:06:23qui est commercialisé
01:06:24par tous les assureurs
01:06:26et de façon à ce que vous ayez
01:06:27un prix standard
01:06:27et là vous voyez
01:06:28les assureurs
01:06:29les plus compétitifs
01:06:30et donc ça force les autres
01:06:31à baisser
01:06:32leur coût de gestion
01:06:33par rapport à ça
01:06:34et il faut un comparateur public
01:06:35c'est en fait
01:06:36une délégation
01:06:37de services publics
01:06:37au secteur privé
01:06:38l'assurance santé
01:06:39c'est pas
01:06:40vous faites ce que vous voulez
01:06:41donc il faut qu'il y ait
01:06:41un corpus qui soit régulé
01:06:43et encore une fois
01:06:44avec un espace de liberté
01:06:45pour ceux qui veulent s'assurer
01:06:47mais sans en avoir
01:06:48le besoin absolu
01:06:49Yannick Noder
01:06:50en conclusion
01:06:51en tant qu'ancien ministre
01:06:52en quelques mots
01:06:53comment est-ce qu'on peut garantir
01:06:54que les patients
01:06:55seront toujours bien soignés
01:06:56alors qu'on sait qu'aujourd'hui
01:06:57beaucoup se privent de soins
01:06:59un quart
01:06:59un quart
01:07:00selon l'UFC
01:07:00que choisir
01:07:01l'été dernier
01:07:03je crois qu'il faut quand même veiller
01:07:04c'est ça aussi
01:07:05notre justice sociale
01:07:07c'est que
01:07:07tout patient
01:07:08qui a besoin d'une prise en charge
01:07:10pour une prise en charge
01:07:11de pathologie
01:07:12puisse le faire
01:07:13et ça c'est le B.A.B.
01:07:14de notre système
01:07:15donc je crois qu'on est tous d'accord
01:07:16qu'il y ait une prise en charge
01:07:18maximale
01:07:19pour des affections
01:07:20longue durée
01:07:21type cancer
01:07:22type pathologie cardiovasculaire
01:07:24type santé mentale
01:07:26par contre
01:07:26que l'on puisse renforcer
01:07:27la prévention
01:07:28c'est indispensable
01:07:29la France consacre
01:07:31180 euros
01:07:32par habitant
01:07:32à la prévention
01:07:33l'Allemagne 450
01:07:34et faire en sorte
01:07:35qu'au niveau de l'entreprise
01:07:37au niveau de l'employeur
01:07:38ces sujets de prévention
01:07:39puissent s'inviter
01:07:40est une bonne chose
01:07:41la santé au travail
01:07:42doit être un sujet
01:07:44car encore une fois
01:07:44il y aura ces sujets aussi
01:07:46de temps de travail
01:07:47de cotisation
01:07:48retraite et autres
01:07:49donc par contre
01:07:50il faudra
01:07:50comme pour les usagers
01:07:52les employeurs
01:07:53il va falloir
01:07:54qu'on puisse aussi
01:07:55gagner des marges
01:07:55parce qu'on ne pourra pas
01:07:56faire payer les usagers
01:07:58les employeurs
01:07:59des cotisations
01:07:59si demain
01:08:00d'autres systèmes
01:08:01sont mis en place
01:08:02il faut quand même
01:08:03une juste répartition
01:08:04des charges
01:08:06merci infiniment
01:08:07à tous
01:08:07passionnant
01:08:08ce débat
01:08:09sur l'avenir
01:08:09et notre système
01:08:11de santé
01:08:12le pape
01:08:13arrivé demain
01:08:14dans moins de 24 heures
01:08:16il sera là
01:08:17dans moins de 24 heures
01:08:18Paris vous le savez
01:08:18évidemment
01:08:19première étape
01:08:20de ce voyage
01:08:20de trois jours
01:08:21avec déjà des quartiers
01:08:23qui sont en partie
01:08:23bouclés
01:08:24un très important
01:08:26dispositif policier
01:08:27nos envoyés spéciaux
01:08:28évidemment sur les points clés
01:08:29et Isor Delagorse
01:08:30qui nous attend
01:08:31du côté de Notre-Dame de Paris
01:08:34Isor
01:08:34l'un des premiers rendez-vous
01:08:36du pape à Notre-Dame
01:08:36ce sera demain
01:08:40exactement
01:08:40et c'est déjà
01:08:41l'effervescence
01:08:42devant la cathédrale
01:08:43qui se prépare
01:08:43à accueillir
01:08:44cette cérémonie
01:08:45des vèpres solennels
01:08:46qui va être donc
01:08:47célébrée demain
01:08:48et vous le voyez
01:08:49ont déjà été installés
01:08:50des drapeaux français
01:08:51et aussi
01:08:51quatre oriflames
01:08:52aux couleurs
01:08:53du Vatican
01:08:54ce matin
01:08:55l'organisation
01:08:56a démarré très tôt
01:08:57parce qu'il a fallu
01:08:58installer des milliers
01:08:59de chaises
01:09:00pour les diacres
01:09:01les religieux
01:09:01les religieuses
01:09:02qui vont assister
01:09:03à cette cérémonie
01:09:04des écrans géants
01:09:05ont aussi été installés
01:09:06pour pouvoir suivre
01:09:07la cérémonie de demain
01:09:08qui aura lieu
01:09:09à partir de 17h
01:09:09mais autour de nous
01:09:10vous le voyez
01:09:11il y a beaucoup de touristes
01:09:12qui sont aussi présents
01:09:14sur le site
01:09:14alors pour l'instant
01:09:15la cathédrale est fermée
01:09:16mais ils sont nombreux
01:09:17à venir pour prendre
01:09:18des photos
01:09:18et regardez comment
01:09:19se déroulent
01:09:20ces installations
01:09:21c'est votre cas
01:09:22Jean-Marie
01:09:22vous êtes retraité
01:09:23vous êtes venu spécialement
01:09:24ce matin assez tôt
01:09:25pour suivre justement
01:09:26ces préparatifs
01:09:27tout à fait
01:09:28et alors qu'est-ce que
01:09:29vous attendez
01:09:29de cette journée de demain
01:09:30vous voulez venir
01:09:32vous espérez voir le pape
01:09:33j'espère effectivement
01:09:35pouvoir voir
01:09:37de près ou de loin
01:09:37le pape
01:09:38oui quand même
01:09:39vous êtes surtout
01:09:41un fan de Notre-Dame
01:09:42et vous voyez
01:09:43à travers les années
01:09:45votre monument préféré
01:09:47voir différentes visites
01:09:49qu'est-ce que
01:09:49vous étiez là déjà
01:09:50pour d'autres visites
01:09:51de personnalités
01:09:53oui effectivement
01:09:54un roi de Grande-Bretagne
01:09:57je ne sais plus
01:09:57comment il s'appelle
01:09:58d'ailleurs
01:09:58Charles III
01:09:59je crois
01:10:00oui
01:10:00et qu'est-ce que
01:10:01Charles V
01:10:015 pardon
01:10:02et qu'est-ce que
01:10:04à quelle heure
01:10:05vous allez arriver
01:10:05demain par exemple
01:10:06pour espérer voir le pape
01:10:07alors espérons
01:10:08que les transports
01:10:08fonctionnent correctement
01:10:09ça c'est autre chose
01:10:10peut-être vers
01:10:129h30-10h
01:10:12tout dépend
01:10:13merci beaucoup
01:10:14et les touristes
01:10:15seront nombreux
01:10:16près d'un million
01:10:17sur ces deux journées
01:10:18à Paris
01:10:19pour espérer voir le pape
01:10:21un événement historique
01:10:22puisque ça fait depuis 2008
01:10:23que la ville de Paris
01:10:24n'a pas accueilli
01:10:25un souverain pontife
01:10:26les touristes
01:10:27et les fidèles
01:10:28avec effectivement
01:10:28une déambulation du pape
01:10:30demain dans les rues de Paris
01:10:31cette grande messe aussi
01:10:32en plein air
01:10:33sur les Champs-Elysées
01:10:34ça va déborder
01:10:34au-delà de l'Arc de Triomphe
01:10:35vous imaginez le défi logistique
01:10:37et en termes de sécurité
01:10:39il y aura du bleu partout
01:10:40a dit le ministre de l'Intérieur
01:10:4115 000 policiers
01:10:43et gendarmes mobilisés
01:10:44parce que oui évidemment
01:10:44la menace existe
01:10:47on est face à un éventail
01:10:48de menaces
01:10:49qui est extrêmement large
01:10:50on va partir de la prise à partie
01:10:52peut-être même juste
01:10:53de l'injure
01:10:54à l'occasion de la procession
01:10:56de l'acte isolé
01:10:57d'une personne
01:10:58manifestant son mécontentement
01:10:59jusqu'à une menace
01:11:00terroriste
01:11:01peut-être même
01:11:02qui pourrait être hybride
01:11:03avec l'utilisation
01:11:03de moyens aériens
01:11:04comme les drones
01:11:04on sait que là
01:11:05il va y avoir
01:11:06des processions importantes
01:11:07qui vont se dérouler
01:11:08et durant ces processions
01:11:09il arrive que le pape
01:11:10lui-même aille vers la foule
01:11:11qui se saisissent
01:11:12même d'enfants
01:11:13là on est dans des cas
01:11:14un peu non conformes
01:11:15de protection
01:11:15de rapproché
01:11:16de personnalité
01:11:17pour autant
01:11:17c'est quelque chose
01:11:18à laquelle les forces de sécurité
01:11:19sont habituées
01:11:21Bonjour Yannick Landreau
01:11:22secrétaire régional
01:11:23du syndicat Alliance Police Paris
01:11:24il y a un peu de stress
01:11:26avant ce rendez-vous
01:11:27évidemment important
01:11:2815 000 policiers
01:11:29et gendarmes mobilisés
01:11:30c'est ça
01:11:31comment on se déploie
01:11:32pour sécuriser
01:11:33un espace
01:11:34qui sera très long
01:11:35puisqu'il y a la déambulation
01:11:36du pape
01:11:36il y a la messe
01:11:37il y a sa présence
01:11:38à Notre-Dame de Paris
01:11:39comment s'organise
01:11:41ce déploiement ?
01:11:41On s'organise
01:11:42on a l'habitude
01:11:42j'ai envie de vous dire
01:11:45depuis les JO
01:11:46on a appris beaucoup de choses
01:11:47on a changé
01:11:48qu'est-ce que vous avez appris ?
01:11:49notre façon de travailler
01:11:50la sécurité
01:11:51l'évolution de la menace
01:11:53et on s'est adapté
01:11:55on s'est adapté
01:11:56sur les différents
01:11:59spectres qu'on pouvait faire
01:12:00et s'établir
01:12:01des gros sols
01:12:02en l'air
01:12:02alors il y aura
01:12:03des moyens terrestres
01:12:04ça effectivement
01:12:05vous l'avez dit
01:12:0615 000 personnes
01:12:0615 000 forces de l'ordre
01:12:08des gendarmes
01:12:09des policiers
01:12:09des pompiers
01:12:10mais il y aura aussi
01:12:11les militaires
01:12:12de l'armée de l'air
01:12:13avec la lutte anti-drone
01:12:14nouvelle menace
01:12:15où il faut être efficace
01:12:17il y aura
01:12:18les moyens nautiques aussi
01:12:19parce qu'il ne faut pas
01:12:19les oublier
01:12:20on en parle rarement
01:12:21mais il y aura
01:12:21la brigade civiale
01:12:22de la préfecture de police
01:12:23de Paris
01:12:24sur la Seine
01:12:24sur la Seine
01:12:25forcément
01:12:26tout ça
01:12:27bout à bout
01:12:28on y arrive
01:12:29on a l'habitude
01:12:30nous les forces de l'ordre
01:12:31les policiers
01:12:31on a l'habitude
01:12:32de recevoir
01:12:32en plus sur Paris
01:12:35des chefs d'Etat
01:12:37donc le pape
01:12:38c'est important
01:12:39les bains de foule
01:12:40vous détestez en fait
01:12:41dites-le
01:12:41c'est ingérable
01:12:42un pape
01:12:42qui va embrasser
01:12:43tous les petits bébés
01:12:44sur le chemin
01:12:44c'est pas que c'est ingérable
01:12:46c'est extrêmement délicat
01:12:47voilà
01:12:48mais il y a une protection
01:12:49rapprochée
01:12:49et mes collègues
01:12:51des hautes personnalités
01:12:52ont l'habitude
01:12:53du service des hautes personnalités
01:12:54ont l'habitude
01:12:55des bains de foule
01:12:56c'est là où il y a
01:12:57la menace
01:12:58qui est la plus risquée
01:12:59puisque
01:12:59vous n'êtes pas
01:13:01à proximité
01:13:02et vous touchez pas
01:13:03la personne
01:13:03vous laissez
01:13:04vous avez travaillé
01:13:05avec la sécurité
01:13:06rapprochée du pape
01:13:07pas du tout
01:13:08moi non
01:13:09personnellement
01:13:10mais tous les services
01:13:11de police
01:13:12effectivement
01:13:12oui
01:13:13le préfet de police
01:13:14ont pris contact
01:13:14le ministère de l'Intérieur
01:13:15ont pris contact
01:13:16avec les services
01:13:17de sécurité du pape
01:13:18c'est une évidence
01:13:18c'est facile de travailler
01:13:20avec les gardes suisses
01:13:23je pense
01:13:24je pense
01:13:25ils viennent sur
01:13:26ils sont obligés
01:13:28même si c'est
01:13:29leur garde privée
01:13:30la protection privée
01:13:31ils sont obligés
01:13:32de jouer jeu
01:13:33si on peut dire
01:13:35avec les forces françaises
01:13:36Patrick
01:13:37c'est tout le défi
01:13:38quand même
01:13:38d'accueillir
01:13:39un chef d'état
01:13:39chef d'église
01:13:40en même temps
01:13:40oui mais je crois
01:13:42lorsqu'on interrogeait
01:13:43des représentants
01:13:43de la police
01:13:45et des forces
01:13:45de sécurité intérieure
01:13:46avant les JO
01:13:47de 2024
01:13:47vous n'aviez pas
01:13:48tout à fait
01:13:48la même sérénité
01:13:50et là le rétex
01:13:51le retour d'expérience
01:13:52fait que
01:13:52que ce soit
01:13:53dans les forces
01:13:54de sécurité de l'Intérieur
01:13:55et moi
01:13:55lorsque je discute
01:13:56avec des militaires
01:13:57je ne vais pas jusqu'à dire
01:13:58qu'ils sont sereins
01:13:58jamais
01:13:59parce que là
01:14:00on se prépare quand même
01:14:00à une grosse opération
01:14:01de maintien de l'ordre
01:14:03ou j'allais presque dire
01:14:04de maintien de la paix
01:14:05autour du souverain pontife
01:14:07mais cet exemple
01:14:09alors qu'il y avait
01:14:09énormément d'alerte
01:14:11moi je le vois
01:14:12au niveau militaire
01:14:12sur la lutte anti-drone
01:14:14mais évidemment
01:14:14que ce soit
01:14:15du déséquilibré
01:14:17jusqu'à la vraie menace
01:14:18terroriste
01:14:18tout s'est extraordinairement
01:14:20bien passé
01:14:21pour les JO
01:14:21et Paralympiques
01:14:22de Paris
01:14:23avec cette
01:14:24là aussi
01:14:24je crois qu'on va essayer
01:14:25de retrouver
01:14:26le même fil
01:14:26c'est-à-dire
01:14:27ce sentiment
01:14:28pour les gens
01:14:29d'être en sécurité
01:14:30sans voir
01:14:31forcément du bleu partout
01:14:33le bleu était là
01:14:34mais le bleu se fondait
01:14:35dans les couleurs
01:14:36de la scène
01:14:37et les briquets
01:14:37c'est exactement l'idée
01:14:38avec une différence
01:14:40c'est qu'on n'est plus
01:14:40dans des stades
01:14:41avec des sportifs
01:14:43qui sont sur le terrain
01:14:43mais bien
01:14:44quelqu'un qui vient
01:14:46au-devant des spectateurs
01:14:47mais là aussi
01:14:48on entendait ce monsieur
01:14:49qui était interrogé
01:14:49par Israël Delagorse
01:14:50souvenez-vous
01:14:51lorsque le roi Charles III
01:14:52est venu
01:14:53vers cette cathédrale
01:14:55Notre-Dame
01:14:56il y avait des bains de foule
01:14:57pourtant c'est le roi d'Angleterre
01:14:58ça s'est très bien passé
01:14:59nous sommes avec le père
01:14:59Jean-Baptiste
01:15:00bienvenue
01:15:00bonjour
01:15:01prêtre à la Sainte Trinité
01:15:02à Paris
01:15:02vous êtes en train de préparer
01:15:03en fait le premier événement
01:15:05entourant la visite du pape
01:15:07en l'occurrence
01:15:07la veillée
01:15:08des influenceurs catholiques
01:15:10à Saint-Sulpice
01:15:11vous sentez monter
01:15:13sinon la pression
01:15:14du moins l'émotion
01:15:16il y a beaucoup d'émotion
01:15:17il y a beaucoup de joie
01:15:18hier j'étais avec
01:15:19tous les jeunes de la paroisse
01:15:20pour la rentrée
01:15:22du groupe de prière
01:15:22on était à peu près 350
01:15:23et je voyais une ferveur
01:15:25une intensité
01:15:26il y a un peu d'excitation
01:15:27parce qu'ils se disent
01:15:28comment on va s'organiser
01:15:29est-ce que tu as eu tes places
01:15:30comment tu vas te déplacer
01:15:31mais c'est surtout
01:15:32la conscience de vivre
01:15:33un événement un peu exceptionnel
01:15:35un événement qui les dépasse
01:15:37et en même temps
01:15:37on sent qu'ils sont en train
01:15:38de se préparer
01:15:39à devenir la génération Léon
01:15:42il y a un message
01:15:43que vous voudriez
01:15:44faire passer au pape
01:15:46à l'occasion de cette visite ?
01:15:48j'ai surtout envie
01:15:49d'écouter le message
01:15:51qu'il a à nous donner
01:15:51je pense qu'on peut
01:15:53se laisser enseigner
01:15:54il va y avoir
01:15:55beaucoup de prises de parole
01:15:56moi c'est surtout
01:15:57son message
01:15:57que j'ai envie d'entendre
01:15:58alors justement
01:15:59qui a convaincu le pape
01:16:00de venir en France
01:16:01pour cette visite exceptionnelle
01:16:02c'est Paris
01:16:03Lourdes
01:16:04Metz
01:16:04et bien ça vient
01:16:06du cardinal archevêque
01:16:07de Marseille
01:16:07Mgr Aveline
01:16:08que Jeanne Dodé a rencontré
01:16:10et il lui raconte
01:16:11comment ça s'est passé
01:16:12évidemment ça a été long
01:16:15bonjour éminence
01:16:16bonjour Jeanne
01:16:17merci de nous accueillir ici
01:16:18au sein du siège
01:16:19de la conférence des évêques
01:16:20de France
01:16:20dont vous êtes le président
01:16:21en trois ans
01:16:23c'est le deuxième pape
01:16:24que vous faites venir en France
01:16:26François c'était chez vous
01:16:27à Marseille
01:16:28en septembre 2023
01:16:29et là le pape Léon
01:16:30qui s'apprête
01:16:31à arriver pour quatre jours
01:16:33en France
01:16:33comment l'avez-vous convaincu
01:16:35de venir ici
01:16:36c'est son cinquième voyage apostolique
01:16:38j'avais vu tout le bien
01:16:40qu'avait fait à Marseille
01:16:41la visite du pape François
01:16:43et je me suis dit
01:16:44que ça serait bien
01:16:44qu'on essaye de faire
01:16:45la même chose
01:16:46pour toute la France
01:16:47donc j'en ai parlé
01:16:48très vite au pape Léon
01:16:49qui n'a pas été difficile
01:16:51à convaincre
01:16:52parce qu'il a des attaches
01:16:54dans notre pays
01:16:54ne serait-ce que par
01:16:55ses origines
01:16:56et puis aussi parce que
01:16:58la France s'intéresse
01:17:00s'intéresse beaucoup
01:17:01aujourd'hui
01:17:01vu de l'étranger
01:17:02l'église de France
01:17:04a traversé
01:17:05comme d'autres
01:17:06ils sont confrontés
01:17:08aujourd'hui
01:17:08des vagues
01:17:09de sécularisation
01:17:10de l'option politique
01:17:12pour la laïcité
01:17:13avec ses avantages
01:17:14et ses difficultés aussi
01:17:15et puis en même temps
01:17:17elle tient
01:17:19elle tient
01:17:19et même on observe
01:17:21d'une certaine façon
01:17:22un certain renouveau
01:17:23alors c'est ça
01:17:24qui l'attire aussi
01:17:26et pour nous
01:17:27c'est important
01:17:27de l'écouter
01:17:28à ce sujet
01:17:29ça n'a pas été trop compliqué
01:17:30à intégrer
01:17:31dans un agenda
01:17:32il a été élu
01:17:34il y a 16 mois maintenant
01:17:35à intégrer la France
01:17:36aussi rapidement
01:17:37dans son agenda
01:17:37oui c'est à dire
01:17:38que quand j'ai commencé
01:17:39à demander
01:17:41puisque bon
01:17:41le pape était d'accord
01:17:42sur le principe
01:17:43il fallait trouver une date
01:17:45on m'a dit
01:17:45non 26
01:17:46il n'y a plus rien
01:17:46il faut faire 27
01:17:48mais 27
01:17:49nous on a
01:17:49les élections présidentielles
01:17:52donc on ne peut pas
01:17:54et puis après les élections
01:17:55on verra bien
01:17:55on ne sait pas
01:17:56donc ça fait 28
01:17:57mais 2028
01:17:59c'est loin
01:17:59et puis pendant ce temps là
01:18:01je voyais que
01:18:01son agenda
01:18:02se remplissait
01:18:03se remplissait
01:18:04se remplissait
01:18:04et donc je suis allé voir
01:18:06celui qui tient l'agenda
01:18:08pour lui demander
01:18:10s'il y avait une solution
01:18:11il me dit non
01:18:11parce que regarde
01:18:122026
01:18:12il va chercher l'agenda
01:18:14on va regarder
01:18:14on a regardé
01:18:16effectivement tout était plein
01:18:17et il me dit
01:18:18là il y avait un voyage prévu
01:18:19mais il ne se fera pas
01:18:21et c'est comme ça
01:18:22que j'ai dit tout de suite
01:18:23il vaut mieux le faire
01:18:24même si on n'a plus que 4 mois
01:18:26pour préparer
01:18:26dont 2 mois d'été
01:18:27ce qui est extrêmement court
01:18:29mais il vaut mieux le faire
01:18:31et puis en fin de journée
01:18:32moi j'allais
01:18:33dans un taxi
01:18:35pour aller à Ciampino
01:18:36pour prendre le Ryanair
01:18:38pour entrer à Marseille
01:18:40et un peu avant
01:18:41d'arriver à l'aéroport
01:18:42je reçois un message
01:18:43qui me dit
01:18:44il papa a accepté
01:18:47alors je dis ça
01:18:47et le papa a accepté
01:18:49une fois que le papa a accepté
01:18:51il y a eu une ferveur
01:18:53qui est montée dans le pays
01:18:54notamment lorsque les inscriptions
01:18:55sont ouvertes
01:18:56on a vu très rapidement
01:18:57des dizaines
01:18:58des centaines de milliers
01:18:59de français
01:19:00qui se sont inscrits
01:19:01aux différents événements
01:19:02est-ce que vous attendiez
01:19:03à une telle ferveur ?
01:19:04on a vu effectivement
01:19:05cette vague
01:19:08qu'on va voir
01:19:09je ne sais pas
01:19:10enfin vraiment
01:19:10si elle est conforme
01:19:12à ce qu'on dit d'elle
01:19:13est importante
01:19:15et il me semble
01:19:16qu'il y a une soif spirituelle
01:19:19dans notre pays
01:19:20parce que peut-être
01:19:20il y a une crise spirituelle aussi
01:19:22et que la parole de quelqu'un
01:19:24qui est une parole de paix
01:19:26qui est une parole sobre
01:19:27qui n'est pas en démonstration
01:19:30mais qui est habité
01:19:32par ce qu'il dit
01:19:33je pense que ça
01:19:34c'est attendu
01:19:35et au-delà des cercles catholiques
01:19:38c'est en tout cas
01:19:39ce que je sens
01:19:39et ce que j'espère beaucoup
01:19:41pour notre pays
01:19:43vous qui avez travaillé
01:19:44plusieurs années
01:19:44vous l'avez dit
01:19:45avec Léon XIV
01:19:46notamment au sein du dicaster
01:19:48pour les évêques
01:19:48parlez-nous de ce pape
01:19:50que certains ne connaissent pas
01:19:51encore beaucoup
01:19:51qu'est-ce qui ressort
01:19:52de ces premiers mois de pontificat
01:19:54et qu'est-ce qui ressort
01:19:54de sa personnalité
01:19:55que vous pourriez dévoiler
01:19:57à nos téléspectateurs ?
01:19:58c'est quelqu'un qui écoute d'abord
01:19:59puis après il est pape
01:20:01alors ses qualités
01:20:03évidemment elles y sont
01:20:04et on le voit bien
01:20:05il y a beaucoup de prudence
01:20:06prudence ça ne veut pas dire de peur
01:20:08mais d'abord écouter beaucoup
01:20:10avant de parler
01:20:12et puis les voyages
01:20:14qu'il a pu effectuer
01:20:15bon les deux premiers
01:20:16c'était parce que ça avait été décidé
01:20:18par son prédécesseur
01:20:19mais à partir de voyages en Afrique
01:20:21l'Algérie
01:20:22le Cameroun
01:20:23la Guinée
01:20:25l'Angola
01:20:26à partir de là
01:20:28plus l'Espagne
01:20:29on a vu
01:20:29on a vu
01:20:30la force de ça
01:20:32la force de ce caractère
01:20:33la force de ce primat donné
01:20:36à l'écoute
01:20:37et du courage
01:20:37aussi des paroles
01:20:38on l'a vu surtout
01:20:39dans l'écart
01:20:41avec les propositions
01:20:43du président des Etats-Unis
01:20:44d'Amérique
01:20:44et alors du coup
01:20:45il s'est révélé
01:20:47et cette stature
01:20:48qui est profondément
01:20:50en harmonie
01:20:50avec ce qu'il est
01:20:51ce qu'il est lui-même
01:20:53il est le pape
01:20:55de l'homme qu'il est
01:20:56voilà
01:20:58il est fidèle
01:20:59à l'homme qu'il est
01:21:00et ça je crois
01:21:01que les gens le pressent
01:21:02et du coup
01:21:03ça rend sa parole
01:21:04très attendue
01:21:05sa parole
01:21:06qui sera en français
01:21:07lors de ce voyage
01:21:07il apprend un peu
01:21:09le français je crois
01:21:09ces derniers temps
01:21:10la dernière fois
01:21:10que je l'ai vu
01:21:11il y a une quinzaine
01:21:11de jours
01:21:12il m'a dit
01:21:12j'étudie le français
01:21:14voilà
01:21:15donc il essaye
01:21:16mais tout sera en français
01:21:17sauf le discours à l'UNESCO
01:21:18à l'UNESCO
01:21:19l'Elysée a annoncé
01:21:20que le président Emmanuel Macron
01:21:21n'assisterait à aucune messe
01:21:23durant ce voyage
01:21:23contrairement par exemple
01:21:24à ce qu'il avait fait à Marseille
01:21:25où il avait assisté
01:21:26à la messe au vélodrome
01:21:27qu'est-ce que vous pensez
01:21:28de cette décision
01:21:29de la part du chef de l'Etat
01:21:30bon c'est une décision
01:21:31qui est libre
01:21:31quand il est venu
01:21:32à la messe au vélodrome
01:21:33on a dit
01:21:33mais c'est pas bien
01:21:34c'est pas normal
01:21:35que le chef de l'Etat
01:21:36aille à la messe
01:21:37maintenant qu'il va pas
01:21:37on dit c'est pas bien
01:21:38c'est pas normal
01:21:39qu'il aille pas à la messe
01:21:40alors il faut savoir
01:21:41donc moi je crois que
01:21:42les relations en tout cas
01:21:43avec lui
01:21:44et avec tous les pouvoirs publics
01:21:46sont très bonnes
01:21:47ça je peux en témoigner
01:21:48et je voudrais même
01:21:49rendre hommage
01:21:50parce que
01:21:50à tous les niveaux
01:21:51de l'Etat
01:21:52et aux préfectures en particulier
01:21:54qui ont beaucoup
01:21:55beaucoup travaillé
01:21:56la qualité de la coopération
01:21:58a été extraordinaire
01:21:59Dernière question
01:22:00Eminence
01:22:00comment vous vous sentez vous
01:22:01alors que le pape
01:22:02s'apprête à arriver
01:22:04est-ce qu'il y a une séquence
01:22:05de ce voyage
01:22:06que vous attendez en particulier ?
01:22:10Moi je me sens serein
01:22:11parce que je vois
01:22:12non seulement
01:22:15l'enthousiasme
01:22:15qui vient
01:22:16mais aussi
01:22:17le travail
01:22:18de tous ces bénévoles
01:22:19de tous les gens
01:22:19qui ont donné de leur temps
01:22:21de leur énergie
01:22:21qui vont continuer
01:22:22je pense en particulier
01:22:23à tous ceux
01:22:24qui c'était vrai à Marseille
01:22:26il y en avait aussi
01:22:27qui étaient en dessous
01:22:28au stade
01:22:29pour travailler
01:22:29pour tout ça
01:22:30c'est-à-dire les gens
01:22:30ils donnent de leur temps
01:22:31et à la fin
01:22:33ils ne profitent pas
01:22:34comme les autres
01:22:34de l'événement
01:22:35et là il y en a beaucoup aussi
01:22:37donc je pense beaucoup à eux
01:22:38mais moi je suis serein
01:22:40évidemment j'attends beaucoup
01:22:42la séquence à Lourdes
01:22:43Lourdes c'est comme un pèlerinage
01:22:44dans le voyage
01:22:46et le pape y va
01:22:47en pèlerin d'abord
01:22:48et puis
01:22:50la grâce de Lourdes
01:22:51c'est les personnes malades
01:22:53c'est
01:22:53c'est leur
01:22:55la priorité
01:22:56qui leur est donnée
01:22:57parce qu'à Lourdes
01:22:58c'est un laboratoire
01:22:59d'une humanité
01:22:59à l'endroit
01:23:00où les pauvres
01:23:01et les malades
01:23:02sont à la première place
01:23:03la sérénité
01:23:05en tout cas
01:23:05merci beaucoup
01:23:06éminence
01:23:07de nous avoir accordé
01:23:08cet entretien
01:23:09et effectivement
01:23:09ces 4 jours de voyage
01:23:11seront à suivre
01:23:11évidemment sur BFM TV
01:23:14évidemment
01:23:15et ça commence
01:23:15dès demain matin
01:23:17merci à tous
01:23:17vous serez là aussi
01:23:18pour vivre ce moment historique
01:23:20arrivé demain matin
01:23:22et à 10h
01:23:23toutes les cloches
01:23:24toutes les églises de France
01:23:25sonneront
01:23:25pour accueillir le pape
01:23:27ce sera à vivre
01:23:28sur BFM TV
01:23:29autre rendez-vous
01:23:29ce soir
01:23:30le chef de l'état
01:23:31qui prend la parole
01:23:32pour nous dire quoi
01:23:33évoquer notamment
01:23:34la menace russe
01:23:35comment se protéger
01:23:37il sera question aussi
01:23:38sans doute
01:23:38de la crise du carburant
01:23:40et de l'aide du gouvernement
01:23:41on vous dit à demain