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Préparez-vous pour un débrief d'actualité tech hebdomadaire qui ne manquera pas de piquant ! Cette semaine, nous décortiquons le nouveau Pacte Numérique et IA signé entre le gouvernement et la filière privée.

Est-ce que cette initiative insufflera un nouvel élan à la commande publique française ? Nos experts Alexandra Itéanu et Alain Staron débattent des engagements moraux et politiques face aux réalités juridiques d'un tel pacte.

Nous explorons l'importance croissante de la souveraineté numérique, à l'instar des stratégies déjà mises en place par les États-Unis et la Chine. La France peut-elle vraiment innover en dictant les solutions, ou un véritable dialogue entre l'État et les entreprises est-il la clé du succès ?

Rejoignez-nous pour un tour d'horizon des critères restrictifs encadrant ce pacte, visant à privilégier les solutions franco-françaises. Nous aborderons également l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle avec un invité de marque.

Enfin, préparez-vous pour notre revue de presse habituelle, où cartons rouges et verts seront de sortie pour donner notre avis tranché sur l'actu tech, avant de terminer par une découverte fascinante dans le domaine du biomimétisme.

#PacteNumerique #IAFrance #SouveraineteNumerique

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Transcription
00:03C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech que vous regardez sur Bismarck en direct les jeudis.
00:09C'est désormais toutes les semaines, ça dure 43 minutes.
00:12Alors donc on a plein de sujets à vous présenter, mais je vais déjà vous présenter les commentateurs du jour
00:16avec nous.
00:17Alexandra Itéanu, bonjour Alexandra.
00:19Bonjour Delphine.
00:20Avocate au cabinet Itéanu et Alain Staron.
00:22Bonjour Alain.
00:22Bonjour Delphine.
00:23Qui est le CIO de Artifil, donc une boîte dans la tech, et très disruptive bien sûr, parce que c
00:30'est le regard disruptif d'Alain qu'on sollicite ici.
00:33On aura peut-être la chance d'avoir Audrey Sousson avec nous, qui est membre de France Digitale et qui
00:37devait nous rejoindre, mais qui n'est pas arrivé.
00:39Comme on est en direct, on démarre quand même.
00:41On va parler de quoi aujourd'hui ? Du pacte numérique et IA qui a été signé entre le gouvernement
00:46et la filière numérique, la filière privée.
00:49On aura en invité un sénateur, puisqu'il est le co-auteur du rapport sur l'empreinte environnementale de l
00:56'intelligence artificielle.
00:57Beaucoup d'attentes autour de ce sujet.
01:00Et puis ce sera le moment de la revue de presse.
01:02On va sortir nos cartons rouges, nos cartons verts pour donner notre avis.
01:06Et on terminera avec une découverte dans le domaine du biomimétisme.
01:10Mais c'est parti, on démarre avec ce pacte numérique et IA.
01:13Donc signé par David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes Publics, Anne Le Hénanf, la ministre de
01:19l'Intelligence artificielle et du numérique.
01:21Avec le comité stratégique de filière logiciels et solutions numériques de confiance.
01:26Avec Numéum, qui est un syndicat représentatif aussi de la filière.
01:30Et Exatrust pour la partie filière de cybersécurité.
01:34La volonté c'est vraiment d'accélérer sur l'achat public de solutions souveraines françaises.
01:42Première question que j'ai envie de vous poser, Alexandra et Alain, c'est
01:45Est-ce que vous y croyez à ce sursaut possible dans la commande publique après ce pacte ?
01:51Alexandra ?
01:52En fait c'est une très bonne chose, on ne peut pas ne pas saluer cette initiative.
01:56Après, d'un point de vue clairement juridique, ce n'est pas un contrat, ce n'est pas un engagement
02:01contractuel,
02:02ce n'est pas une obligation légale non plus.
02:04Donc ça reste plutôt un engagement moral et politique de l'État.
02:07Donc est-ce que vraiment ça va donner quelque chose ?
02:09En tout cas, ça donne le bon signal à la filière.
02:13Est-ce que ça ira jusqu'au bout ?
02:16On peut l'espérer quand même, parce que c'est vrai que les...
02:18En bas de la page, il y a la signature de deux ministres, mais qui sont un peu en sursis,
02:24puisqu'on est dans une période en plus électorale.
02:28Alain ?
02:29C'est ce que font les États-Unis, c'est ce que fait la Chine, depuis très longtemps.
02:32La préférence nationale pour toute la commande publique.
02:35Y compris pour des choses qui ne marchent pas.
02:38C'est-à-dire, y compris pour des choses qui ne marchent pas ?
02:40Les États-Unis passent des commandes sur des produits qui n'existent pas.
02:43Ah oui, d'accord.
02:44Spastic, ça a démarré comme ça.
02:45OK.
02:46Donc, un, il est temps, il était temps, et on n'a pas le choix.
02:49Donc je pense qu'on ne va pas revenir en arrière, parce que les autres font ça.
02:52Si nous, on ne le fait pas, on va juste continuer à se faire vassaliser.
02:55Et tout le monde a compris le problème.
02:56Donc ça, c'est très bien.
02:57La difficulté que je vois, c'est à chaque fois que la France, l'État, propose des programmes,
03:04la France, l'État, dit exactement ce qui doit être fait par les entreprises.
03:08Oui.
03:09Et ?
03:09Et bien, donc, il se met à la place des entreprises pour faire de l'innovation.
03:13Oui.
03:13Et bien, on va bien à la limite.
03:14Parce que là, ce qui est intéressant, c'est que c'est justement, c'est un dialogue
03:17qui va être instauré entre l'État et la filière numérique, puisque l'idée, c'est
03:24de dire, on vous fait part de notre expression de besoin, on vous dit quelles sont nos priorités.
03:29Sauf si ils se disent, et je voudrais bien que vous fassiez ça comme ça.
03:33Le jour où ils font ça, on est mort.
03:35Ça fait penser un peu à ce qu'a fait l'État avec la suite, au final.
03:41Tu sais, la fameuse...
03:42La suite numérique.
03:43La suite numérique, au début, ils avaient fait une sorte d'appel d'offres, si je comprends
03:46bien, et après, ils l'ont développé en interne.
03:47Donc, là, on a peut-être espoir que ça se passe un peu différemment.
03:51Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a trois critères, je crois, pour adhérer
03:54à ce pacte numérique quand on est un industriel.
03:56Il faut avoir son siège social en France, pas en Europe, en France, si tu l'as bien compris.
04:01Avoir des capacités industrielles en France aussi, ça c'est quand même...
04:04Et ne pas être soumis à des lois extraterritoriales, bien sûr.
04:09Donc, c'est encore plus restrictif que des qualifications comme c'est Gnum Cloud, par exemple.
04:12C'est vrai.
04:13Il faut quand même saluer ça, et donc, ça sera vraiment franco-français, pour le coup.
04:18Eh bien, voilà, on a notre commentatrice qui est arrivée.
04:21Merci beaucoup.
04:23Alors, je pose la question de votre réaction, comme ça, à brûle pour poing sur la signature
04:28du pacte numérique entre le gouvernement et la filière numérique.
04:34Est-ce que vous croyez, vous, un sursaut possible dans la commande publique ?
04:38Vous dites, ok, c'est ce que vous espérez.
04:41Oui, tout à fait.
04:41Alors, moi, je dirais que la partie positive, c'est que là, il y a un dialogue qui va être
04:45effectivement créé entre les différents ministères et les filières.
04:50Et bien sûr, au-delà de ce dialogue, il y a une définition des besoins.
04:54Donc, ça, c'est évidemment très positif et on sent qu'il y a un élan du gouvernement
04:57pour aller vers plus de souveraineté, notamment française, comme vous le soulignez, plus
05:03même qu'européenne.
05:04Maintenant, il y a un frein juridique que je suis sûre que vous avez déjà soulevé,
05:07qui est ce frein que le droit de l'Union européenne empêche que la commande publique
05:12soit tournée vers des sociétés françaises ou même vers des sociétés européennes.
05:15Alors, quand même, quand on entend la ministre du Numérique, Anne Le Hénant,
05:18elle nous explique qu'aujourd'hui, il y a possibilité quand même de faire de la
05:22préférence nationale à travers la commande publique, en détournant un petit peu l'interprétation.
05:30Je crois que c'est exactement ça.
05:31On est obligé un petit peu de jongler et de danser autour de...
05:34Donc, c'est possible.
05:35Alors, en tout cas, c'est possible dans certaines limites.
05:38Idéalement, en fait, il faudrait revoir ce droit et ce droit européen de manière à
05:42ce que ce soit beaucoup plus fluide, beaucoup plus facile et que la commande publique
05:45soit majoritairement tournée.
05:46Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'elle soit tournée que vers les sociétés françaises,
05:50mais vers des sociétés européennes, puisque chacun, on est complémentaire dans la chaîne
05:55de valeurs technologiques.
05:56Ce qu'on pourrait un petit peu déplorer, c'est que le pacte, ce n'est pas vraiment
05:59une commande publique à proprement parler.
06:01Le pacte, c'est effectivement un dialogue, c'est une définition des besoins, c'est une promesse
06:08de discussion, mais ce n'est en rien une allocation budgétaire.
06:12Ce n'est en rien un engagement, quel qu'il soit.
06:16Donc ça, on peut un petit peu le déplorer, mais disons que ça va dans mon sens.
06:19La deuxième chose que je déplorerais un petit peu, c'est qu'au vu des associations
06:23qui ont été sélectionnées des différentes filières, on a le sentiment que...
06:28C'était Numéum, Exatrust, alors en plus, oui, j'ai pas précisé, pardon, et le comité
06:34stratégique de filière solutions de confiance, j'ai pas précisé que les priorités se reportaient
06:40d'abord sur les solutions de suite collaborative, justement, sans doute pour répondre à la polémique
06:45autour de la suite numérique qui a été créée par la DINUM, et sur la cybersécurité.
06:49Tout à fait.
06:51Et donc ces associations-là, en fait, elles vont probablement flécher les discussions
06:55et les réflexions sur les grands acteurs, les fleurons français, et c'est très bien.
07:01Déjà que ça redirige la commande publique vers la France, c'est parfait.
07:05Moi, qui travaille dans le monde de l'innovation, je travaille pour un fonds d'investissement
07:08et je représente France Digital, l'association qui vise à promouvoir l'innovation tech française
07:13et européenne. Mon objectif, c'est que, voilà, au sein de ces ministères, on retrouve
07:18des sociétés qui soient très innovantes, des sociétés qui soient à la pointe de la
07:21technologie, des sociétés qui soient très agiles. Et donc, voilà, moi, je voudrais
07:25juste mettre un petit point de méfiance et, en tout cas, encourager les acteurs des
07:29ministères à bien parler à des sociétés innovantes et que ce ne soit pas One Point,
07:35Dassault, enfin, je n'ai rien contre eux, mais...
07:37Pas toujours les mêmes, en fait.
07:38Voilà, exactement. En tout cas, que ce soit l'innovation...
07:40J'imagine que Alain va rejoindre Audrey sur ce point.
07:42C'est ce que j'ai dit. Alors, t'as oublié le troisième sujet qui est les infrastructures
07:45critiques.
07:46Oui, c'est vrai.
07:47Et c'est exactement ce qu'on fait. Nous, nous sécurisons les infrastructures critiques.
07:49Alors, on n'a pas six ans, on est 24 et donc, effectivement, on est sous les radars.
07:53Et ce que je rebondis sur ce que je disais tout à l'heure, quand la techno est neuve,
07:57la commande publique, les acteurs de la commande publique peuvent ne pas être rassurés
08:01et dire soit je prends des leaders et on n'encourage pas l'innovation, donc ça ne va
08:05pas du tout, soit je dis aux startups ce qu'ils doivent faire et comment ils doivent
08:09le faire et ça ne va pas non plus.
08:10Là, on a une opportunité qui est une opportunité incroyable, qui est que grâce à cette définition
08:14des besoins, on peut tout remettre à plat et être à la pointe de l'innovation.
08:19Donc, empruntons, utilisons ce momentum qui est très, très fort pour vraiment utiliser
08:26le meilleur de ce qu'on a en France et en Europe.
08:29Alors, Alexandra le rappelait, ce n'est pas un contrat, ça n'a rien de...
08:33Ce n'est pas une obligation légale non plus.
08:35Absolument. Et derrière, il va y avoir des groupes de travail.
08:38On a un calendrier quand même.
08:39Il y a un petit calendrier, mais il va y avoir des groupes de travail.
08:41Est-ce qu'on n'a pas un peu peur de la lenteur et de ce qui peut ressortir d
08:45'un groupe
08:46de travail ? Enfin, je ne sais pas, l'exemple qu'on a en entreprise, ce n'est pas forcément
08:50convaincant. Alors, peut-être qu'au niveau ministère, c'est beaucoup plus efficace.
08:54Il s'arrête vite. Il s'arrête à l'expression des besoins qu'ils ont déjà. Dans le sujet
08:59des infrastructures critiques, j'attends juste un groupe de travail dans lequel on dit
09:02« Oui, effectivement, nous avons plein d'infrastructures critiques à risque. Rechercher une solution
09:06pour résoudre le problème. »
09:08Avec telle et telle fonctionnalité.
09:10Avec telle et telle fonctionnalité. Et nous l'avons. Donc, allons-y.
09:12Non, mais saluons l'initiative. Parce que sans débat, sans groupe de travail, sans expression
09:19des besoins, il n'y aura pas de commande publique. Donc, je dirais que c'est la première étape.
09:22Et bien sûr, chacun autour de la table, on est tous très intéressés par l'innovation
09:27qui va vite. Et donc, on s'attend à ce qu'il y ait un après-ça. Mais il faut
09:31bien commencer
09:31par cette étape.
09:31Non, mais c'est-à-dire que ça fait tellement de mois, j'allais dire peut-être d'années,
09:35en fait, qu'on parle de l'indépendance numérique et qu'on parle de l'importance de la commande
09:40publique, bien avant de parler de la question des subventions, que oui, on est un peu
09:47impatients. Ça, c'est sûr.
09:48Et il vaut mieux une commande publique que de la subvention.
09:51Ben oui.
09:51La subvention, l'argent qu'on reçoit, pour faire ce qu'on parle, on doit répondre à un vrai besoin.
09:56En tout cas, l'écosystème dit ça. Tu confirmes, toi aussi, en tant que start-upper ?
10:01Moi, je confirme.
10:02Et France Digital ?
10:03Voilà, j'allais dire, en tant que représentante de France Digital, on a sorti un baromètre
10:07justement du premier semestre de l'état de l'innovation en France. Et la première
10:12demande des start-up et des scale-up françaises, c'est la commande publique qu'elle soit plus
10:17tournée vers la France et l'Europe. 43% mettent cette demande-là en premier. Donc, c'est
10:22vraiment plus que des subventions. Et dans le contexte qu'on connaît actuel de restrictions
10:26budgétaires, on sait qu'on ne sera pas forcément aidés sur ce niveau-là. Et c'est bien ce qui
10:31nous différencie avec l'écosystème tech américain. Donc, il faut que, voilà, on soit
10:38au niveau de ce que les autres régions nous proposent.
10:42Bon, c'est quand même intéressant de voir qu'il y a un dialogue qui va quand même réussir
10:46à se nouer entre le gouvernement, donc les décisionnaires aussi, parce que tout ça va
10:52être piloté par la DINUM, qui est elle aussi en pleine transformation en interne. Donc,
10:57ça va être intéressant de voir comment ils échangent, que l'écosystème prenne conscience
11:01des besoins des administrations, mais aussi que l'administration découvre l'écosystème.
11:06Mais non, mais parce qu'ils ne sont pas forcément au courant de tout ce qui existe.
11:09Effectivement, tu dis artifices sous les radars. Il y a plein de sociétés aujourd'hui sous
11:13les radars. Et pourtant, nous, on a l'impression qu'ils sont évidentes. Voilà, en tout cas,
11:18dans le smart tech, on les reçoit. Pour nous, ce sont des pépites. Ils ne sont pas forcément
11:21connus.
11:22Une petite accélération possible, c'est les élections. Pas parce qu'on va élire quelqu'un.
11:27À toi, tu dis accélération, mais au contraire.
11:29Non, non, non, non. Pourquoi ?
11:30Nous, on constate, nous sécurisons les infrastructures critiques. Que nous disent nos clients ?
11:37Une recrudescence des actes de sabotage. Voilà. Donc, il faut s'attendre à...
11:42De toute façon, le sujet de la sécurité informatique et de la cybersécurité, là, je crois que...
11:48Et quand les gars scient un pylône de RTE, on n'est pas dans la cyber.
11:52Dans l'administration, ils sont quand même en mode d'urgence.
11:53Il n'y a plus d'électricité dans tout le bassin.
11:55La dernière fois, c'est d'attendre les bras.
11:57Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une prise de conscience actuellement,
12:00à la fois au niveau géopolitique,
12:02du fait des pouvoirs américains
12:05qui prennent des actions
12:07qu'on n'avait jamais vues auparavant,
12:09couper des fables,
12:10couper des moteurs IA
12:14à des Européens
12:15sous prétexte qu'ils sont Européens.
12:16On n'avait jamais vu ce genre d'action auparavant.
12:19Mais à la fois du fait des élections politiques en France,
12:22mais à la fois du fait de l'urgence environnementale.
12:25En fait, ce n'est pas le sujet de la sécurité de l'IA.
12:26Mais bon, oui, tout à fait.
12:27Il y a un contexte toujours...
12:28Voilà, il y a l'urgence environnementale,
12:29il y a la cybersécurité, il y a la...
12:31On me dit qu'on a un sénateur impatient de nous parler.
12:34Et nous, on est impatients de l'écouter.
12:36Donc, c'est le moment d'accueillir Damien Michelet,
12:39qui est sénateur de l'ISER,
12:41membre de la commission...
12:42Pardon, il est surtout co-auteur...
12:44Parce que je ne vais pas faire tout le détail,
12:45on va aller vite puisqu'il nous attend.
12:46Il est surtout co-auteur du rapport d'information du Sénat,
12:49l'empreinte environnementale de l'IA,
12:51un défi pour la planète,
12:52une opportunité pour la France et l'Europe.
12:56Bonjour, monsieur le sénateur.
12:57Vous nous entendez bien, vous nous voyez bien,
12:58tout va bien ?
13:00Bonjour, je vous entends très bien,
13:02je vous vois très bien.
13:04Et j'ai pu écouter avec intérêt
13:06le débat sur le pacte numérique et l'IA.
13:08Oui, on est assez d'accord,
13:10tous autour de la table, sur ce sujet.
13:12Mais alors, est-ce que ça va être le cas sur votre sujet,
13:14sur la question de l'impact environnemental
13:16de l'intelligence artificielle ?
13:17Quels sont, vous, les deux grands constats
13:18que vous avez envie de nous partager, déjà,
13:20à la suite de ce rapport ?
13:22Alors, d'abord, préalablement, ce rapport,
13:24on n'a pas regardé l'intérêt de l'IA ou pas,
13:29on n'est pas allé là-dedans,
13:30on s'est vraiment concentré,
13:31avec mes collègues sénateurs,
13:32sur l'empreinte environnementale de l'IA.
13:34Deux points essentiels,
13:36c'est aussi fou que ça puisse paraître,
13:38c'est qu'on y voit une vraie opportunité pour la France,
13:41parce que, lorsque l'on veut diminuer l'empreinte environnementale
13:44des usages de l'intelligence artificielle,
13:46utiliser de l'énergie française,
13:48c'est de l'énergie décarbonée,
13:50et en France, on est en capacité
13:52d'avoir des modèles de data center
13:54qui consomment beaucoup, beaucoup, beaucoup moins d'eau,
13:56c'est la réglementation qui l'impose,
13:57et donc, avoir des data center en France,
13:59c'est une meilleure IA qu'ailleurs,
14:02d'un point de vue environnemental.
14:04D'accord, et vous dites aussi que c'est une opportunité,
14:06parce qu'en fait, il y a un volet environnemental,
14:08mais vous le présentez aussi comme une opportunité.
14:12Oui, une opportunité,
14:13parce qu'il y a des débats autour de l'installation de data center,
14:17il y a une adhésion qui n'est pas forte sur certains territoires,
14:23et il faut aussi comprendre pourquoi un data center en France,
14:27au-delà des aspects de souveraineté,
14:29de création de filières, peut avoir un intérêt,
14:32c'est simplement que dans nos usages,
14:34un data center qui est en France,
14:35lorsqu'on fait de l'IA, on a une empreinte environnementale
14:38qui est beaucoup moindre que lorsqu'on utilise un data center
14:41qui est aux Etats-Unis ou en Chine.
14:43Je voulais dire une opportunité aussi économique, industrielle,
14:47c'est un point que vous soulevez également.
14:49Quel est le constat sur l'empreinte actuelle
14:52de l'intelligence artificielle,
14:53l'empreinte environnementale ?
14:55Alors, c'est un constat qui est assez difficile à établir,
14:59parce qu'on a très peu de métriques.
15:01Donc, on a deux grands éditeurs d'intelligence artificielle
15:05qui ont essayé de mettre une équation sur la table.
15:08On a Google et MistralEye,
15:10qu'on a rencontré dans le cadre de notre rapport.
15:13Les deux approches sont différentes,
15:14donc on peut commenter les résultats.
15:16En tous les cas, ce sont les deux seuls
15:18qui ont mis sur la table une équation
15:22de consommation de l'intelligence artificielle.
15:27Donc, on a eu quand même des difficultés
15:29à trouver des éléments.
15:31On a rencontré un peu plus de 80 interlocuteurs.
15:35On a fait des auditions très longues.
15:36Ça a duré neuf mois pour arriver à un constat
15:40où il est urgent de s'entendre sur une équation de mesure
15:44ou en tout cas sur un métrique de l'empreinte environnementale
15:48de l'intelligence artificielle comme on l'a fait au niveau du numérique.
15:52Alors, comment faire, justement ?
15:53Parce qu'en fait, c'est le sujet clé, effectivement, aujourd'hui.
15:58Bon, quelle est cette empreinte de l'IA ?
16:00Mais d'abord, c'est comment fait-on pour la mesurer ?
16:03Donc, quelles sont vos recommandations
16:04pour qu'on puisse vraiment avancer sur ce sujet ?
16:08Alors, on a plusieurs approches.
16:11D'abord, s'appuyer sur l'ARCEP
16:12qui, dans le cadre de la Loirenne, a des obligations de consolidation de data.
16:18Donc, le vrai sujet, c'est d'avoir la donnée.
16:20L'ARCEP est en chemin sur ce sujet-là.
16:23Derrière, on a rencontré également l'AFNOR
16:25parce qu'il est fondamental que ce ne soit pas que de la réglementation,
16:28mais que les industriels s'entendent sur l'équation à mettre en place.
16:32Et l'objet du rapport est de signifier qu'en fait,
16:36et ça rejoint un peu ce que vous disiez
16:37dans votre débat préalablement sur le pacte,
16:40c'est qu'on est en capacité, en mesurant l'empreinte environnementale
16:44de l'intelligence artificielle,
16:45de créer des dynamiques économiques françaises et européennes.
16:48Parce qu'en France, on est très avertis de ces sujets environnementaux
16:52dans nos comportements,
16:53mais aussi dans nos relations patrons-salariés,
16:56dans nos modèles économiques d'entreprise.
16:58Et si la commande publique pouvait avoir quelques critères,
17:02des éco-scores, par exemple,
17:04eh bien, ça lancerait des dynamiques très intéressantes
17:07pour les industriels français et européens.
17:09Oui, ça donnerait un avantage aux industriels françaises.
17:12Notre façon de faire de la préférence, effectivement.
17:15Une réaction là-dessus ?
17:17Oui, Alexandra ?
17:18Ou une question pour le sénateur, d'ailleurs ?
17:20C'était plutôt juste une remarque,
17:22c'est que c'est aussi opaque que leur technologie,
17:25leur empreinte écologique, au final.
17:28Non, mais c'est vrai, on n'en sait pas.
17:29On ne sait pas comment mesurer ça,
17:31on ne sait pas vraiment comment ça fonctionne.
17:32Moi, j'ai vraiment eu un sentiment d'opacité globale
17:35sur comment ça fonctionne,
17:37qu'est-ce que ça coûte à l'environnement, etc.
17:40Donc, c'est vrai que ça, ça demanderait peut-être
17:42des obligations de transparence aussi.
17:44Peut-être, est-ce que c'est des choses
17:45que vous avez soulevées ?
17:46Est-ce que ça a été soulevé dans le rapport ?
17:48Est-ce que ça a été évoqué ?
17:50Sur l'obligation de transparence, oui.
17:53Vous avez raison.
17:55Après, ce qu'on a essayé de faire,
17:57c'est que ce ne soit pas une nouvelle réglementation
17:59qui vienne s'asseoir et casser les dynamiques de la filière.
18:02Donc, en fait, on cherche absolument
18:04à créer des dynamiques de mesure,
18:06mais pour accompagner la filière,
18:09la filière française et européenne,
18:11et pour essayer de dire,
18:12quand on a de l'énergie décarbonée,
18:14une IA qui tourne en France
18:16et dans certains pays d'Europe,
18:18en fait, elle consomme différemment
18:20qu'une IA qui tourne
18:21avec de l'énergie fossile aux États-Unis.
18:24Mais là où je vous rejoins,
18:25c'est que pour avoir les données
18:26et pour motiver à aller vers cette voie-là,
18:30ce n'est pas simple.
18:31Ce n'est pas simple.
18:32Et ce qui n'est pas simple,
18:32c'est aussi que mettons dans cet outil de mesure,
18:35parce qu'il n'y a pas forcément de consensus
18:37sur les bonnes métriques
18:39et les externalités positives, négatives.
18:42Alors, une réaction ?
18:42J'avais une question complémentaire
18:45sur la partie
18:48IA frugale.
18:49Oui.
18:49J'ai vu dans le rapport
18:50que vous militiez en faveur d'une IA frugale.
18:53Donc, ma question,
18:53c'est est-ce que vous avez déjà
18:54des pistes technologiques
18:55sur ce qu'il faudrait faire ?
18:57Alors, une piste techno,
18:59ce n'est pas trop le sujet du Sénat.
19:02On laisse aux industriels ces voies-là.
19:04Par contre,
19:05on s'est aperçu
19:06que les dynamiques d'IA
19:08étaient vraiment différentes
19:09et qu'il y en a en France, en fait.
19:11Et que les petits modèles,
19:12les modèles spécialisés
19:13qui vont s'attacher
19:14à une problématique,
19:15un process,
19:16un marché,
19:18la France
19:18et encore une fois l'Europe
19:20sont en capacité
19:21de répondre
19:22à cette problématique-là.
19:23Et donc,
19:24il y a un moment
19:24où il faut accélérer.
19:25Pour accélérer,
19:26il faut accompagner.
19:28On peut accompagner
19:28en réglementant,
19:29mais il faut aussi,
19:29encore une fois,
19:30créer ces dynamiques
19:31de création de valeur.
19:32Donc,
19:32sur l'IA frugale,
19:33on en a fait plusieurs points
19:34dans notre rapport
19:35où, en fait,
19:36on préconise absolument,
19:38on va jusqu'à d'ailleurs,
19:40pour être un peu conclusif,
19:41mais on va jusqu'à dire,
19:42on a une opportunité
19:43sur l'IA,
19:44les grands modèles.
19:45C'est quand même
19:45un peu compliqué
19:45pour la France,
19:46même si on a Mistral AI
19:48et pour l'Europe
19:49de lancer des choses maintenant.
19:51Par contre,
19:51sur les petits modèles,
19:53on a une opportunité fantastique.
19:54Et l'empreinte environnementale
19:56peut être un catalyseur
19:57de tous nos industriels,
19:59par industriel,
20:00comprenez tous les acteurs
20:00qui fabriquent
20:01de l'intelligence artificielle.
20:02Donc, oui,
20:03l'IA frugale peut être
20:04une opportunité fantastique
20:06pour la filière
20:06d'un point de vue environnemental,
20:08mais aussi d'un point de vue
20:09création de valeur.
20:09Il faut avoir les moyens aussi
20:10de la faire cette IA frugale.
20:11Il faut avoir la bonne techno,
20:12il faut avoir les moyens.
20:14Il y a un choix marketing aussi.
20:16Plus que marketing,
20:17de business.
20:18Quels sont les marchés
20:20des petits modèles
20:21versus le marché
20:22des grands modèles ?
20:23Est-ce qu'ils ne peuvent pas
20:24se faire bouffer
20:24l'un par l'autre ?
20:25Ce serait dommage
20:26de s'engouffrer
20:26dans une voie
20:28qui s'avère transition.
20:29De se contenter finalement
20:30d'un mini-marché
20:31qui risque d'être
20:33complètement absorbé ?
20:34Non, mais attention,
20:34on parle d'un mini-marché.
20:35Moi, ce dont j'ai le sentiment,
20:37c'est qu'on est en train de dire
20:38que parfois,
20:39on utilise à mauvais escient
20:40les énormes modèles
20:42et que pour chaque besoin,
20:44il pourrait y avoir
20:45un petit modèle dédié.
20:46Ce qui n'empêche pas
20:47que le marché soit gigantesque.
20:48C'est juste qu'il faut arbitrer.
20:51D'ailleurs, nous,
20:52chez Ventex,
20:52c'est exactement ce qu'on fait.
20:53C'est essayer de trouver
20:54des solutions qui orchestrent
20:55les modèles les plus performants
20:56en fonction du besoin,
20:57en fonction du prompt.
20:58On a une société dans le portefeuille
20:59qui s'appelle Amber
21:00qui fait ça très bien,
21:01qui va rediriger en fonction
21:02du prompt de l'utilisateur
21:03vers le bon modèle.
21:04Et d'ailleurs, on le voit,
21:05même Mistral lui-même,
21:06vous le mentionnez tout à l'heure,
21:07qui a développé son propre modèle
21:09et donc, il pourrait dire
21:10je le privilégie
21:11puisque c'est le mien,
21:11c'est moi qui ai investi
21:13énormément en Capex
21:14pour pouvoir le développer.
21:15On voit qu'eux-mêmes,
21:16ils mettent à disposition
21:17aussi des utilisateurs finaux,
21:19des modèles,
21:20notamment open source chinois,
21:22ce qui a posé plein de questions,
21:24mais ils le mettent aussi
21:25à disposition
21:25pour rediriger chaque besoin
21:27au bon modèle.
21:28Donc ça, à mon avis,
21:28c'est une bonne direction
21:30et ensuite, sur la question
21:31de la complexité,
21:33évidemment, du scoring,
21:34la complexité de l'évaluation
21:35de l'empreinte environnementale,
21:37moi, je pense qu'il faut
21:37qu'on se concentre
21:38sur le gros,
21:39le gros de l'empreinte carbone
21:41et qu'il faut qu'on se concentre
21:42sur ce qu'on sait déjà.
21:43On sait que l'électricité française,
21:45elle est 13 fois moins carbonée
21:47que l'électricité américaine
21:48et que cette électricité...
21:49Après, il y a l'eau,
21:50il n'y a pas que les...
21:50Alors, c'est vrai qu'il y a l'eau aussi,
21:51mais on sait aussi,
21:52le sénateur l'a rappelé,
21:53qu'il y a cette réglementation française
21:55qui vient imposer aux data centers
21:56de moins utiliser de l'eau.
21:58Et nous, chez Ventec aussi,
21:59on réfléchit à plein d'innovations
22:00sur comment moins utiliser l'eau
22:03dans les data centers
22:04ou les utiliser de manière plus précise
22:06au niveau de la puce
22:07pour qu'elle puisse fonctionner
22:09en circuit fermé,
22:10donc qu'on n'ait pas besoin
22:11de réalimenter de l'eau à chaque fois.
22:12Donc, des innovations dans le domaine,
22:13il y en a plein,
22:14et des innovations françaises
22:15et européennes.
22:16Et donc, il faut effectivement
22:17avancer dans ce sens-là
22:19plutôt que de sur-réglementer.
22:20Quand, monsieur le sénateur,
22:22vous avez rencontré
22:22les hyperscalers,
22:25j'imagine qu'ils sont quand même
22:26très sensibilisés aussi
22:28à cette question environnementale
22:29parce qu'aux États-Unis,
22:31on entend de plus en plus
22:32de soulèvements
22:34contre l'installation
22:34de data centers.
22:37Alors, aux États-Unis,
22:38l'approche d'installation
22:39d'un data center
22:40est un tout petit peu différente
22:41qu'en France.
22:41J'y suis allé il y a quelques mois.
22:43J'ai rencontré des acteurs
22:47de la tech
22:48qui installent des data centers.
22:50Ils ont une approche
22:51un peu plus, pardonnez-moi mesdames,
22:53plus virile
22:54dans l'installation
22:55d'un data center.
22:55Là où, en France,
22:56on a une réglementation,
22:58on a le ZAN,
22:59on a les études environnementales
23:02qui poussent à aller
23:04vers des approches
23:06plus saines.
23:08Et donc, les grands acteurs
23:10extraterritoriaux
23:11que nous avons pu rencontrer
23:12ont tous une approche
23:13environnementale
23:14avec le RSE, etc.
23:15Et c'est ce qu'ils nous ont indiqué.
23:17Mais précisément sur l'empreinte
23:18environnementale,
23:19nous n'en avons vu que deux,
23:21Mistral et AI
23:21et Google,
23:22qui avaient une approche
23:23de calcul.
23:24Encore une fois,
23:25c'est discutable
23:26l'approche qu'ils ont eue,
23:27mais on n'en a rencontré
23:28que deux
23:28qui avaient une approche
23:30de mesure
23:30au travers d'une équation
23:32de leur empreinte environnementale
23:34sur l'usage
23:35de l'intelligence artificielle.
23:36Merci beaucoup,
23:37Damien Michelet,
23:38d'avoir été avec nous.
23:39Je rappelle que vous êtes
23:39le sénateur de l'ISER
23:40et donc le co-auteur
23:41de ce rapport
23:42sur l'empreinte environnementale
23:44de l'IA.
23:44On voit aussi tout le reste à faire.
23:47en discutant avec vous
23:48et à la lecture de ce rapport
23:49et au combien c'est important.
23:51Merci encore.
23:52Nous, on enchaîne
23:53avec notre revue de presse.
23:56Allez, on commence
23:57avec les échos.
23:58Sécurité de l'IA,
23:59l'agenda européen
24:00n'est pas déterminé
24:01par les patrons américains
24:02de l'IA.
24:03Je ferme les guillemets.
24:04C'est Anne Le Hénor
24:05qui s'exprime ainsi
24:06dans les échos.
24:08Alors, question
24:09carton rouge, carton vert.
24:10Vous pensez qu'on doit
24:12ralentir
24:13dans le développement
24:14de l'IA
24:15ou pas ?
24:16Oui, vert,
24:17on doit ralentir.
24:19Non, rouge,
24:20on ne doit pas ralentir.
24:23On est presque tous d'accord.
24:25Alain, on ne voit pas ton carton.
24:27Pardon.
24:27Oui, voilà, très bien.
24:29Et Audrey non plus,
24:30devant le micro.
24:31Très bien.
24:31Donc, Alexandra,
24:33prioritaire,
24:33puisque vous avez
24:35un avis plus mesuré, maître.
24:36Non, en fait,
24:37ce que je me dis,
24:37c'est qu'il faut
24:39que tout le monde
24:39ralentisse.
24:40Et donc,
24:41c'est ça qui me fait peur
24:43dans ces coups de com'
24:45qu'ils ont.
24:45Alors, au début,
24:46ils étaient contre
24:46la réglementation,
24:47l'IA,
24:48ils n'ont pas arrêté
24:49de taper dessus
24:49pendant des années.
24:50Et aujourd'hui,
24:51ils viennent nous voir
24:52en nous disant
24:52qu'il faut une réglementation mondiale,
24:54il faut encadrer ça,
24:54etc.
24:55Donc,
24:56j'ai peur que ce soit
24:57entre guillemets
24:57un discours commercial
24:58qui leur serve à eux,
25:00qui desserve les plus petits
25:00qui vont être réglementés
25:02par la suite.
25:03mais au final,
25:04il faudrait des règles communes
25:06d'une certaine manière.
25:07Donc, ralentir,
25:07oui,
25:07mais ralentir tous.
25:08Et aujourd'hui,
25:09je ne suis pas sûre
25:10que ce soit le cas,
25:12en tout cas,
25:12qu'ils se visent eux-mêmes
25:13quand ils parlent
25:13de ralentir ce genre de technologie.
25:15Allez,
25:16la parole est au carton rouge !
25:18Oui,
25:19Audrey.
25:20En tout cas,
25:20ce qu'on comprend,
25:21c'est que je pense
25:21qu'on n'est pas dupe,
25:22c'est qu'il y a effectivement
25:23des gros coups de com'
25:24et que leur volonté
25:26de ralentir,
25:27c'est aussi
25:27que maintenant
25:27qu'ils ont cette avance
25:29technologique,
25:32cette avance technologique
25:33et quelque part,
25:35on empêche l'innovation.
25:37Évidemment,
25:38moi,
25:38je suis contre
25:38empêcher l'innovation
25:39puisque c'est mon métier
25:40qu'il y ait toujours
25:41des vagues d'innovation
25:42supplémentaires.
25:43Donc,
25:43je pense que l'encadrer,
25:45ça,
25:45c'est évident,
25:46sans ralentir,
25:47l'encadrer,
25:48et c'est bien
25:48ce qu'on essaye de faire
25:50en Europe
25:50et ce qui a été rappelé
25:53par la ministre.
25:54Donc,
25:54je pense qu'il faut
25:55continuer dans cette direction,
25:56être maître
25:57le plus possible
25:58de notre souveraineté européenne
26:00et de cet encadrement.
26:02Je parle moindre
26:02de réglementation
26:03que d'encadrement
26:04parce que pour moi,
26:04il vaut mieux
26:05avoir un incentive positif,
26:07c'est-à-dire pousser les gens
26:08à privilégier,
26:09surtout la commande publique
26:10mais aussi la commande privée,
26:11à privilégier
26:12des modèles plus responsables,
26:14des modèles moins invactants,
26:15des modèles plus précis,
26:17plus spécifiques
26:17que ralentir l'innovation.
26:19Non,
26:19il faut continuer l'innovation
26:20dans un modèle réglementé.
26:22Il y a une carte rouge
26:23aussi pour Alain.
26:23Il y a une carte rouge
26:23sur l'intelligence artificielle générale.
26:28Pas seulement les petits modèles,
26:30pas seulement.
26:31Et parce que c'est là
26:31qu'eux font la course en tête
26:33et c'est là
26:33qu'ils veulent se séparer
26:34du reste du monde.
26:36Je pense que tout le monde
26:37a compris.
26:38C'est juste
26:38vous ralentissez
26:39et nous on continue.
26:40Donc c'est fondamental
26:41que l'Europe accélère.
26:43Oui,
26:43parce qu'en plus,
26:44ils demandent
26:45à ce qu'il y ait
26:46un cadre international
26:48qui fixe des règles
26:50et des limites
26:50et tout ça.
26:51Mais enfin,
26:51ce serait,
26:52si j'ai bien compris,
26:53quand même,
26:53une autorité
26:54à la façon ICAN,
26:56c'est-à-dire américaine,
26:57principalement.
26:57C'est international,
26:59mais c'est quand même
26:59piloté par les Américains.
27:01Et puis,
27:01ce n'est pas contraignant
27:02commercialement.
27:03Donc,
27:04nous,
27:04on aurait tort
27:05quand même
27:05de surinterpréter
27:06aussi leur appel
27:07à ralentir,
27:08je pense.
27:09Et moi,
27:10j'ai mis carton rouge
27:11parce que moi,
27:11au contraire,
27:12il faut accélérer.
27:13Et accélérons même
27:14dans la sécurité de l'IA
27:15où là aussi,
27:16il y a une opportunité
27:17vraiment de tirer
27:18notre épingle du jeu
27:19en Europe.
27:20Et en fait,
27:20ce qu'on voit bien aussi,
27:21c'est que ces acteurs
27:22américains,
27:23ils sont là aussi
27:24très challengés
27:24par l'open source chinois
27:25notamment.
27:26Ils voient bien
27:27qu'il y a des modèles
27:28qui sont en train
27:28de se développer,
27:29qui ne coûtent pas cher
27:30et que,
27:31voilà,
27:31s'il y a trop de modèles
27:33qui arrivent sur le marché,
27:35le prix risque de baisser,
27:36de pousser à la baisse.
27:38Ça met en question
27:39leur propre business model.
27:40Oui,
27:40et puis,
27:41il y a quand même
27:41cette histoire
27:41de discours marketing.
27:43Est-ce que ce n'est pas
27:43juste un peu du marketing,
27:45tout ça,
27:45pour dire,
27:46regardez,
27:46notre outil
27:47est super puissant.
27:49D'ailleurs,
27:49on l'a vu
27:50à l'événement
27:51France Digital,
27:53le France Digital Day,
27:54merci.
27:55Beaucoup de personnalités politiques
27:57reprenaient l'image
27:58de l'arme nucléaire
27:59des gens artificiels.
28:01On est d'accord
28:02que c'est...
28:03On revient
28:04à cette histoire
28:04d'opacité,
28:05en fait.
28:05On est complètement
28:06pendus aux lèvres
28:07de ces dirigeants-là
28:08sans vraiment comprendre
28:09ce qu'il y a derrière.
28:11Et d'ailleurs,
28:11quand le législateur
28:12essaye lui-même
28:13de comprendre
28:13en auditionnant,
28:14etc.,
28:14c'est aussi très flou
28:15pour lui.
28:16Donc,
28:16c'est quand même
28:17pour moi
28:17le problème principal
28:19de cette technologie-là
28:20aujourd'hui.
28:20C'est que ce manque
28:21de transparence
28:22qui fait qu'on est tous
28:22à la merci de leur discours,
28:24en fait.
28:24Et c'est fondamental
28:25pour faire peur.
28:26Surtout de ne pas dire
28:26ce qu'on fait.
28:27Si nous,
28:27on a intérêt
28:28à se faire plus transparent
28:29aussi,
28:29à ne pas oublier
28:30d'être idiots
28:30et à faire ce qu'on doit
28:31faire nous de notre côté
28:32en disant,
28:33non,
28:33il ne faut pas avoir peur.
28:33Dans la rédaction
28:34du règlement
28:35sur l'intelligence artificielle,
28:36l'AI Acte,
28:36il y avait toute une obligation
28:38de transparence
28:39qui était à la base
28:40très fournie
28:41et qui a été petit à petit
28:42vidée de son sens
28:43par les lobbying
28:44et par ces fournisseurs
28:45d'IALA
28:45en disant,
28:46non,
28:46mais ça doit être protégé
28:47par le secret des affaires,
28:48etc.
28:49Et on en vient aujourd'hui
28:50à des technologies
28:51qu'il est difficile
28:52de les encadrer,
28:53de les réglementer
28:54si on ne les comprend pas.
28:55Est-ce que cet AI Acte,
28:56justement,
28:57tiens question pour l'avocate,
28:59il nous fait quand même
29:00un peu ralentir,
29:01nous,
29:02sur l'IA en Europe ?
29:05Pour notre propre écosystème.
29:07Moi,
29:07j'en suis pas si sûre.
29:08En fait,
29:08cet AI Acte,
29:09pour moi aujourd'hui,
29:10sincèrement,
29:10je vais le dire comme je le pense,
29:11c'est plutôt une coquille vide.
29:12C'est-à-dire qu'il y a
29:13une obligation de cybersécurité
29:14qui ne vaut pas grand-chose.
29:16C'est un article 15
29:17qui est tout petit.
29:18Il n'y a pas de règle
29:19de responsabilité adaptée
29:20dans cet AI Acte non plus.
29:22La propriété intellectuelle,
29:23bon,
29:23il y a des codes
29:23de bonne conduite,
29:24etc.
29:24Mais en réalité,
29:26il n'y a pas grand-chose
29:26dans cet AI Acte d'aujourd'hui.
29:27C'est plus une conduite éthique
29:29et une réglementation
29:29par les risques.
29:30Alors,
29:30c'est évident pour tout le monde
29:31que la notation sociale
29:32ou que la manipulation
29:34doit être interdite.
29:35C'est assez au final,
29:37aujourd'hui,
29:37je trouve,
29:39je ne suis pas sûre
29:39que ça freine vraiment
29:40l'innovation,
29:44tout de suite.
29:45Ça va aller jusqu'en 2028.
29:46Donc,
29:47on ne peut pas vraiment
29:48taper sur les réglementations
29:49aujourd'hui pour dire
29:49que l'innovation
29:50n'avance pas en Europe.
29:51En tout cas,
29:51ce n'est pas le sentiment
29:52que j'ai
29:52et ce n'est pas le sentiment
29:53qu'on a au cabinet.
29:54C'est exactement
29:55ce qu'on recherche.
29:56On recherche un encadrement
29:57qui ne soit pas trop strict,
29:58qui ne soit pas trop contraignant
29:59et qui ne nous freine pas.
30:01Et après,
30:01à nous d'en faire
30:02les meilleurs usages
30:03et d'optimiser au mieux
30:06cet encadrement.
30:07Et je pense que
30:08c'est une bonne solution
30:09justement pour privilégier
30:10aussi des solutions
30:12européennes
30:12chez nos acteurs publics
30:14et privés
30:14et notamment
30:15avec l'aide de sociétés
30:17qui viennent
30:17enlever tous les freins.
30:18On a une société
30:19en portefeuille
30:19qui s'appelle Naya
30:20qui aide à la gouvernance
30:21et à la compliance
30:22de l'AIA Act
30:24justement.
30:25Donc,
30:25pour toute société
30:25qui se sent un peu perdue
30:26ou qui pourrait avoir peur
30:28de cette réglementation,
30:29avec cette société
30:30comme Naya,
30:31on peut se laisser
30:34entre les mains
30:35d'experts,
30:35justement d'experts
30:36du juridique
30:37cette contrainte
30:40tout en évoluant,
30:42en continuant
30:42à innover
30:43mais dans un monde
30:44encadré.
30:44C'est vraiment
30:45ce qu'on a besoin.
30:45Très bien.
30:46On passe à Libé.
30:47Libération
30:48qui titre
30:48sur l'interdiction
30:49des réseaux sociaux
30:50au moins de 15 ans.
30:51Emmanuel Macron
30:52demande à Ursula
30:52von der Leyen
30:53un nouveau texte européen.
30:55Donc,
30:55il y a eu des annonces
30:56qui ont été faites
30:56par la Commission européenne.
30:59Ma question,
31:00c'est,
31:00est-ce que vous pensez,
31:01je vous ai déjà fait parier
31:02plusieurs fois sur ce sujet
31:03mais comme il ne cesse
31:05de revenir,
31:06est-ce que vous pensez
31:07que ça va passer
31:08cette interdiction
31:09des réseaux sociaux
31:10au moins de 15 ans
31:11en France ?
31:13Donc,
31:14oui,
31:14je pense que ça va passer.
31:15Non,
31:15je ne pense pas
31:16que ça va passer.
31:19Ah,
31:19c'est très divisé.
31:20D'accord.
31:22Alors,
31:22à qui je donne la parole ?
31:23À ceux qui pensent
31:24que ça va passer
31:24parce que ça m'intrigue.
31:26Alors,
31:26Alain.
31:2710 août 2026,
31:3048 États américains
31:31poursuivent Meta.
31:32Oui.
31:32200 milliards
31:33d'aventure potentielle.
31:34Oui.
31:3526 août 2026,
31:36ils se font un deal,
31:3716 milliards
31:38et en échange Meta.
31:39Coupe les réseaux sociaux
31:41entre minuit et 6 heures,
31:42interdit les notifications
31:43pendant les heures de classe
31:45et surtout stoppe
31:46le compteur de like
31:47qui est un vrai problème.
31:49Le sujet,
31:49c'était la santé des ados.
31:51Oui.
31:5226 août,
31:53accord américain.
31:5427 août,
31:55la Commission européenne
31:56demande à Meta
31:56de faire la même chose
31:57en Europe.
31:59On va y arriver.
32:00Mais Alain,
32:00nous,
32:01le dossier était déjà prêt
32:01avec le digital service
32:02et ça,
32:03on avait déjà tout été prêt.
32:04Mais attendez,
32:05c'est un moment où
32:05on va pas être quand même
32:07plus libertarien
32:09que les Américains.
32:11Il faut arrêter.
32:12C'est en Europe,
32:13normalement,
32:13pour protéger les citoyens.
32:15L'interdiction totale
32:15d'accès aux réseaux sociaux
32:17pour les moins de 15 ans,
32:18c'est ça aujourd'hui
32:19dont on parle.
32:20Audrey ?
32:21Là,
32:21je pense qu'on était
32:21sur un point technique
32:23légal
32:23que je vais laisser
32:24à Maître commenté.
32:26Mais j'ai l'impression
32:27qu'il y avait un point technique
32:27qui empêchait cette loi
32:28de passer.
32:29Mais sinon,
32:30il y avait un accord,
32:31une adhésion totale
32:32pour que cette loi,
32:33elle passe.
32:33C'est une évidence.
32:34Pas autour de cette table,
32:36non,
32:36mais peut-être,
32:37ailleurs.
32:38C'est vrai que le Conseil
32:39constitutionnel
32:40n'a pas censuré
32:41le fait d'interdire
32:42les réseaux sociaux,
32:43mais plutôt l'interdiction
32:44qui était globale
32:45et qui interdisait
32:46tous les réseaux sociaux,
32:47notamment les réseaux
32:48de partage
32:49de contenu de loisirs,
32:50etc.
32:50Donc,
32:51c'était ça
32:51que le Conseil
32:51a censuré.
32:53Et il a mis en avant
32:54la liberté d'accès
32:55à ces services numériques
32:56comme une liberté fondamentale
32:57quand même
32:57pour les adolescents.
32:58C'est quand même important.
33:00C'est leur nouvelle,
33:00enfin, nouvelle,
33:01je ne sais pas,
33:01mais c'est une liberté
33:02de communiquer
33:03pour ces gens-là aujourd'hui.
33:04Donc,
33:05c'est pour ça
33:05que moi,
33:05je me dis...
33:06C'est mortifère.
33:07Comment est-ce que ça va...
33:09C'est-à-dire,
33:09c'est mortifère.
33:09Mais ça dépend quoi ?
33:11Si on autorise tout,
33:13on met le verre dans le feu.
33:15Non, mais d'abord,
33:15on peut faire...
33:17Tu citais les Etats-Unis,
33:18on peut faire la même chose.
33:20On peut imposer,
33:20avec notre digital service
33:22Sysact,
33:22on peut imposer
33:23aux plateformes
33:24de changer leurs pratiques.
33:25Et faisons-le sur les grosses.
33:27On fait Meta,
33:28on a Insta et Facebook,
33:30et on a fait le gros du job.
33:31Mais tu peux demander
33:31à changer les pratiques
33:32sans forcément interdire.
33:33En fait,
33:33le problème qui m'est posé,
33:37c'est la vérification
33:38de l'âge systématique
33:39pour tous les utilisateurs.
33:40Oui, il y a peut-être
33:42un entre-deux
33:42qui pourrait être trouvé
33:43qui est que,
33:45plutôt que de choisir
33:45l'âge spécifiquement,
33:47qui est une donnée
33:48qui n'est pas forcément
33:49illustrative
33:50des problèmes
33:51que ça peut poser,
33:52il faudrait idéalement
33:53évaluer le contexte
33:55dans lequel l'usage
33:56du réseau social est fait,
33:58l'endroit, le lieu.
33:59Il y a eu aussi
33:59une polémique
34:00sur l'utilisation
34:02des téléphones
34:02dans les lycées
34:03et les collèges.
34:04Donc, effectivement,
34:05idéalement,
34:06il faudrait rentrer
34:06dans une granularité.
34:07Et puis, les plateformes
34:08sont capables aujourd'hui
34:09de vérifier
34:10si les utilisateurs
34:11ont plus ou moins
34:12de 13 ans,
34:13parce que c'est déjà interdit
34:14au moins de 13 ans,
34:14on est d'accord.
34:15Et puis, avec l'IA,
34:16on peut tellement mieux
34:17targeter,
34:17on peut tellement mieux
34:18targeter,
34:19au lieu d'utiliser
34:20ce targeting
34:20à la publicité,
34:21on pourrait peut-être
34:22le targeter
34:22sur le contenu lui-même
34:24et pousser le bon contenu.
34:25Alors, je sais
34:25qu'il y avait quelqu'un
34:27qui avait...
34:27On va voir.
34:28On va voir qui emporte
34:30si ça marche ou pas
34:30puisqu'on était très partagés
34:32autour de cette table.
34:32On verra s'il gagne à la fin.
34:34Je voulais qu'on termine
34:35quand même
34:35avec les annonces Meta.
34:37Donc là,
34:37c'est un papier de 0.1 net
34:39qui nous apprend
34:41que cette nuit,
34:42Meta a dégainé
34:43deux nouvelles lunettes
34:44connectées Ray-Ban,
34:46dont une version
34:47sans caméra.
34:49Alors,
34:49qu'avez-vous pensé de...
34:51Je vais demander
34:51au disrupteur
34:52à l'Instaron.
34:54Est-ce que tu t'es dit
34:55que c'est une super idée
34:57de sortir des lunettes
34:57sans caméra,
34:58100% audio,
34:59juste pour discuter
35:00avec son...
35:01On avait la rentrée des classes.
35:03Oui.
35:03On avait les profs.
35:05Alors, attends.
35:05J'aime ou j'aime pas
35:06déjà les annonces de Meta ?
35:08Sans lunettes, j'aime.
35:09Sans caméra.
35:10Sans caméra, pardon.
35:10Sans caméra.
35:11Oui.
35:12Moi, je mets quand même...
35:13Audrey, on ne voit pas votre carton.
35:14OK.
35:15Donc, c'est avec moi
35:15qui suis rouge.
35:16Allez-y pour les verres.
35:18Donc, rentrée des classes,
35:19les professeurs qui disent
35:20qu'on a un vrai sujet
35:21parce que les gosses
35:22avec des lunettes
35:23dont on ne sait pas
35:24s'il n'y a pas des lunettes de vue
35:25filment ce qu'ils ont devant eux.
35:26Ils ont une petite oreillette
35:27et il y a quelqu'un
35:28en back-office
35:28qui raconte ce qu'il doit faire.
35:30Oui, non, mais je précise
35:31que Meta n'a pas sorti du marché
35:33les lunettes avec les caméras.
35:35C'est juste un nouveau modèle.
35:36Oui, sauf qu'aujourd'hui,
35:37il y a ça.
35:38Il y a dans la vie publique,
35:39il y a plein de gens
35:39qui se disent
35:40est-ce que ce gars-là
35:40n'est pas en train
35:41de me filmer à mon insu ?
35:42Oui, mais ça continue d'exister.
35:44Ces lunettes continuent d'exister.
35:46Pour l'instant,
35:47il y a d'abord
35:47la deuxième solution
35:48qui existe sans caméra.
35:50Il n'y a pas de faire la différence.
35:51Oui, c'est ça.
35:52Et à un moment,
35:53je pense qu'il va falloir
35:54protéger cela.
35:54Enfin, on n'a pas le droit
35:55de mettre un portier
35:56devant sa porte
35:57qui filme le trottoir.
35:58On n'a pas le droit.
35:59Pourquoi est-ce qu'on a le droit
35:59de se balader des lunettes
36:00qui filment tout ?
36:01Je n'ai pas le droit
36:02de mettre un drone.
36:02J'ai un drone,
36:03je ne peux pas le mettre
36:03dans Paris.
36:04Parce que je n'ai pas le droit
36:05de filmer.
36:05Pourquoi je pourrais filmer
36:06avec des lunettes ?
36:07Ça devrait être
36:07sous le coup de la loi.
36:08Tiens.
36:08Allez, vous deux,
36:09rapidement, dites-moi
36:10pourquoi vous êtes contentes
36:11de ces annonces ?
36:13Alors non, moi,
36:14j'ai mis le vert,
36:15mais en fait,
36:15je ne suis pas forcément content.
36:16Je pensais qu'ils avaient retiré
36:17les lunettes avec la...
36:19Ah oui, au final.
36:20Non, non, non.
36:20Non, non, mais ils le font.
36:21Ils ont sorti ce nouveau produit
36:22parce qu'ils sentent bien
36:23que la réglementation
36:24ou du moins l'encadrement européen
36:25est en train de se durcir
36:26sur ces sujets-là.
36:28Ils ont un produit prêt.
36:28Et donc, ils veulent avoir
36:29un produit qui est prêt
36:29dans le cas où,
36:31ou dans les circonstances
36:32ou dans les contextes
36:33où ce serait interdit
36:33avec la caméra,
36:34tout simplement.
36:35Donc, tout ça,
36:35ça va privilégier
36:36la rapidité
36:37de cet encadrement, je pense.
36:38Et à côté de ça,
36:39ils ont quand même sorti aussi
36:40un petit Tamagoshi,
36:41un petit boîtier
36:42pour discuter avec son IA,
36:44Muse,
36:45vachement mimi.
36:46Moi, je trouve ça
36:46un peu déconnecté
36:47de la réalité
36:48par rapport justement
36:48à tous les procès
36:49intentés sur la responsabilité
36:52de Meta vis-à-vis des jeunes.
36:53Il faut peut-être rappeler
36:54qu'il y avait un collier
36:54qui s'appelait
36:55le collier Friends,
36:56je crois,
36:56et lui qui a été interdit
36:58de commercialisation.
36:59Donc, potentiellement,
37:01il a été interdit
37:02en Europe, je crois,
37:03ou en tout cas en France,
37:04justement pour des questions
37:05d'atteinte à la vie privée,
37:07de violation des données personnelles,
37:08etc.
37:09Est-ce que ça va être
37:09le sort qui va être réservé
37:10à ces lunettes ?
37:11En tout cas,
37:11on voit que c'est possible.
37:12Ça a déjà été...
37:14La bonne nouvelle
37:15d'avoir une lunette
37:16sans caméra,
37:17c'est qu'on fait exister
37:18l'alternative.
37:19Donc, on peut plus facilement
37:20interdire la lunette
37:20avec caméra.
37:21C'est déjà le point numéro un.
37:22Là, je suis d'accord.
37:24Oui, c'est vrai.
37:25Effectivement,
37:25c'est un bon point.
37:27Après, reste le sujet.
37:28Est-ce qu'on a envie
37:29de porter des lunettes connectées ?
37:30Moi, je trouve qu'en termes
37:31de produits,
37:32la montre,
37:33c'est beaucoup plus sympa.
37:33Je n'ai pas forcément
37:34envie d'avoir des lunettes,
37:35mais bon.
37:35Alors là, moi,
37:36je m'oppose.
37:38C'est que je pense
37:39que dans les lunettes,
37:39vous pouvez,
37:40avec une technologie de display,
37:42vous pouvez intégrer aussi
37:43des informations dans la lunette
37:44en temps réel
37:45qui sont beaucoup plus...
37:46Dans certains contextes à nouveau.
37:47Oui, mais pourquoi faire ?
37:47Typiquement,
37:48dans le monde sportif,
37:49nous, on investit
37:49dans une société de lunettes
37:50connectées dans le monde sportif.
37:51Vous avez envie de savoir
37:52sans avoir à regarder votre monde
37:53quand vous êtes un sportif
37:54de haut niveau.
37:55Il y a des usages spécifiques.
37:55Voilà, exactement.
37:56Pour se balader dans la rue
37:57tous les jours...
37:59Allez, on passe...
38:00Je vous ai dit
38:00qu'on allait faire une découverte
38:02dans le monde du biomimétisme.
38:04Petite jingle
38:04pour accueillir cette séquence.

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