- il y a 4 minutes
Avec Anne Luzin, Olivier Bikao, Bastien Debono, Dominique Anract, Bruno Aïm , Alexis Roux de Bézieux et Ancelin Émery
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Art et designTranscription
00:01Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h-11h, Ferniaud fait le marché.
00:12Bonjour les amis, bon dimanche à tous. Vous aimez la France qui gagne, je le sais, vous aimez la France
00:17qui gagne.
00:18Eh bien vous n'allez pas être déçus, on a gagné. Oh là là, enfin on a gagné. Pas moi
00:22en l'occurrence.
00:23Mais il y en a qui ont gagné parce que c'est une émission entièrement de palmarès ce matin parce
00:29que c'est la saison.
00:31Qu'est-ce que vous voulez ? On a récompensé d'un côté la restauration mais aussi les métiers de
00:36bouche, les anciens, les nouveaux, les futurs.
00:39Tout le monde en a eu pour son grade et c'était merveilleux.
00:43On va commencer immédiatement avec une grande cérémonie qui s'est déroulée en début de semaine.
00:47C'était les trophées, le chef de l'année.
00:50Sud Radio, Ferniaud fait le marché.
00:53Pour en parler ce matin, une quasi-habituée de l'émission. Bonjour Anne Luzin.
00:58Bonjour Vincent.
00:59Anne Luzin, c'est la patronne, c'est la directrice de la RHF et surtout du magazine Le Chef.
01:04Exactement.
01:05Magazine Le Chef qui fêtait un bel anniversaire.
01:07Tout à fait, 40 ans, plus de 40 ans auprès de la gastronomie et on a eu la chance de
01:12fêter cette 40e cérémonie au Parc des Princes.
01:15Et je dois dire que c'était un moment assez unique.
01:17Alors, je dois dire également que vous n'étiez pas là il y a 40 ans.
01:21C'est votre père Francis Luzin qui avait lancé et le magazine et les éditions de la RHF parce qu
01:26'il y a d'autres.
01:27Il y a Grande Cuisine.
01:28Sur la restauration.
01:29Oui, la restauration.
01:30Oui, beaucoup de magazines.
01:31RHF d'ailleurs, ça veut dire quoi ?
01:32Restauration hors foyer.
01:33Absolument.
01:34Oui, enfin, cela dit, la restauration, c'est généralement pas au foyer.
01:37C'est un peu un pléonasme, la restauration hors foyer.
01:39Très bien, je vais tout changer, Vincent, pour toi.
01:42Juste air, quoi, la restauration.
01:44Alors, Anne Luzin, donc un magnifique anniversaire, un lieu assez emblématique puisque le Parc des Princes, c'est pas habituel
01:51de se retrouver sur la pelouse.
01:53On avait dit que pour les 40 ans, on voulait marquer le coup, je crois.
01:56Il me semble qu'on a marqué le coup.
01:57Ça a marqué le coup, vous étiez sur scène aux côtés de l'ami Laurent Mariotte, dans un duo qui
02:04pétait le feu.
02:05Non, vraiment, vraiment, vous avez fait une très très belle cérémonie.
02:08Alors, je dirais à ceci près qu'il y avait dans le palmarès un, deux, trois Marseillais qui étaient un
02:16tout petit peu gênés d'être au Parc des Princes.
02:18Ah, ça les a tendus d'être en Parc, recevoir quelque chose, on sentait une petite tension.
02:24Ah oui, le ici c'est Paris était un peu dur pour les Marseillais.
02:27Voilà, en tout cas, c'était une belle cérémonie qui récompense, il faut le rappeler, les chefs, et c'est
02:32un vote.
02:32Ce n'est pas, vous n'êtes pas un guide.
02:35On ne donne pas nous des notes, notre avis, nous on demande à la profession de voter, on fait parler
02:40ceux qui font la gastronomie,
02:41et donc effectivement, chacun vote pour le chef de l'année, le pâtissier de l'année, sommelier de l'année
02:45et le prix du service.
02:46C'est vraiment un vote sous huissier de justice.
02:49Oui, parce que le magazine, le chef, c'est un magazine professionnel, c'est-à-dire c'est la famille
02:54des chefs qui parle de la famille des chefs.
02:56C'est la revue des chefs pour les chefs, par les chefs, donc effectivement, elle n'est pas en kiosque,
03:00mais avec le digital, on peut la trouver.
03:01Oui, et en même temps, c'est bien aussi parce que du coup, ils se sentent un petit peu libres
03:07d'ouvrir leur cœur, d'ouvrir leur maison d'une autre façon que dans les guides grand public.
03:13Ça crée un lien, évidemment, de confiance et de bienveillance, quand on a la chance d'exister depuis 40 ans,
03:18évidemment qu'on a un lien qui traverse les années.
03:21On suit les gens, on voit où ils vont, où ils ont été, où est-ce qu'ils iront demain,
03:25leurs équipes qui changent, les petits qui partent pour aller ouvrir leur restaurant, c'est une grande chance de les
03:30suivre.
03:30Oui, c'est un baromètre un peu de la profession qui a un petit peu souffert cette année, notamment cet
03:35été.
03:36Dur, dur, effectivement, la conjoncture n'est pas avec eux, la météo n'a pas été avec eux, il y
03:41a beaucoup de choses qui font que la restauration est tendue,
03:44mais on a en France une grande diversité, une pluralité et une résilience qui est assez marquante, donc on leur
03:50souhaite de continuer le chemin qui est évidemment semé d'embûches.
03:53Oui, parce que s'il faut le rappeler, la restauration, elle fait partie de notre culture à table, mais de
03:58la culture plus largement, la culture française,
04:01ce n'est pas un bien de première nécessité, c'est-à-dire que souvent, dès que les revenus baissent
04:06ou son pouvoir d'achat baisse, on va faire un petit peu l'impasse sur le restaurant.
04:10Exactement, on se frustre un peu, on se restreint et on sort moins, ou en tout cas on choisit de
04:15façon plus fine et moins souvent, peut-être mieux, mais moins souvent, et ça, ça ne fait pas le bonheur
04:21des restaurants.
04:21Alors, ce palmarès que l'on surnommait le chef de l'année, parce que c'est le chef cuisier historique
04:30et final, en fait, on devrait plutôt l'appeler les chefs de l'année,
04:34parce que dans chaque secteur de la profession, vous décernez des trophées.
04:38Exactement, il y a cette partie élection avec les votes pour les catégories que je viens de nommer, et nous
04:43aussi, on met en avant pas mal d'acteurs via la transmission,
04:49les tremplins pour les jeunes, l'espoir, il y a un concours qui a lieu l'après-midi à l
04:53'Institut Cordon Bleu.
04:55Donc c'est vrai qu'il se passe finalement beaucoup de choses, du plus jeune au moins jeune, et sur
05:00tout ce qui compose un restaurant gastronomique aujourd'hui,
05:03le service bien sûr, la sommellerie, la pâtisserie et le chef, évidemment.
05:08Alors on plonge un petit peu dans le palmarès, moi j'ai envie de parler de ce prix de la
05:13transmission.
05:14Bon, c'est de la transmission, mais c'est plus presque un Oscar pour l'ensemble d'une œuvre que
05:20vous accordez.
05:21Effectivement, on aura rarement un prix de la transmission sur un jeune trentenaire, on va pas se mentir.
05:26Mais en même temps, on a des parcours à certains âges qui sont extraordinaires, comme les, alors tu me laisses
05:32la primeur de dire qu'il y a eu le prix de la transmission cette année,
05:35c'est Alain Passart qui, au-delà d'avoir formé beaucoup de chefs, et c'est évident, on pourrait citer
05:40le regretté Bertrand Grébeau, David Toutain,
05:43enfin il a eu vraiment beaucoup de gens dans ses cuisines, Mauro Colagreco, ce giron.
05:48Mais surtout, Alain Passart, c'est un passeur de tendance, c'est quelqu'un qui a très vite enlevé la
05:53viande dans les années 2000,
05:54qui aujourd'hui, depuis l'année dernière, est totalement végétal, il intellectualise, pas facile à dire, la cuisine, c'est
06:02poétique,
06:03il y a plein de choses autour du légume, c'est quelqu'un vraiment qui a marqué les esprits, qui
06:07continue à le faire, encore preuve en est,
06:09il garde ses trois étoiles avec un menu 100% végétal, c'est vraiment quelqu'un d'hors normes.
06:13Moi, ce que j'aime bien avec Alain Passart, c'est d'abord que c'est un des fricheurs, il
06:18a eu des idées avant tout le monde,
06:21c'est un très grand cuisinier également, qui a su mettre sa cuisine au service du légume et du fruit,
06:27comme vous le disiez,
06:29pour autant, il n'a jamais revendiqué ça sur le plan politique, c'est-à-dire qu'il ne se
06:35revendique pas végane,
06:36il dit cuisine végétale, mais ça reste une cuisine gourmande, et pour autant, il n'est pas dogmatique.
06:45Non, mais c'est un amoureux de ses jardins, tout simplement, c'est un amoureux de la nature, des produits,
06:49et qu'il met en musique d'une façon assez incroyable, il est assez unique en son genre, en tout
06:54cas en France,
06:56nous, voilà, c'est ce qu'on a voulu saluer, en plus, cette année particulièrement, nous, c'était nos 40
07:00ans,
07:01lui, c'était les 40 ans de son restaurant Arpège, 30 ans qu'il a, 3 étoiles, voilà, ça nous
07:06a semblé totalement cohérent de mettre Alain à l'honneur.
07:10Alors, si on parle de transmission, on parle de jeunes, vous, vous aimez bien les jeunes et les jeunes chefs
07:15?
07:15On les oublie jamais, bien sûr, ça fait plus de 30 ans, alors les trophées ont 40 ans, mais ça
07:20fait plus de 30 ans qu'on remet aussi les tremplins,
07:22ce sont des jeunes qui ont fait leur première installation, et quand je dis jeunes, pas toujours,
07:26la première installation parfois arrive à 40, 50 ans après une carrière, donc ça, cette année,
07:30et effectivement, il y en a eu 6, on a traversé la France, on a été du Jura à la
07:34Drôme, dans le Gard, en Sarthe, en Savoie, enfin, si jeunes...
07:38Et dans le Jura, c'est qui le Jura ?
07:40C'est Mathias Marc, qui a ouvert sa maison des cimes.
07:42Alors, je vous signale, quand même, que Malbusson, c'est dans le Doubs et non pas dans le Jura, c
07:49'est à la frontière.
07:50Non, non, parce que moi, je suis con toi.
07:51Vous faites bien de me corriger, vous faites bien de me corriger.
07:53Oui, parce que j'ai noté quand même, alors c'est vrai que c'est pas loin de la limite
07:58du département.
07:58C'est excusé, ça va ?
08:00C'est excusé, mais ceux du Haut-Doux ont eu quand même le frisson, voilà.
08:04Donc, Mathias Marc, effectivement, la maison des cimes.
08:06On s'est bien baladé, on a été à Dinan, chez Marie-Léa Coulon, on a été dans la Sarthe,
08:10au Grenier-à-Cel,
08:11dans le Gard à Nîmes, Nicolas Fontaine Poésie, voilà, 6 personnes mises en avant.
08:15Et on a également un concours, l'après-midi, de l'Espoir, qui a moins de 30 ans, qui est
08:20en brigade.
08:21Ça fait 39 ans qu'on fait ce concours, 39 ans qu'on met les jeunes trentenaires à l'honneur.
08:26Et cette année, le lauréat, c'est quelqu'un qui nous vient de Kaisersberg, chez Olivier Nasti,
08:30Lou Thérèseau, qui a fait un super concours, avec un plat et un dessert.
08:34Ah oui, Kaisersberg, où se prépare, justement, avec Eric Brifard, qui était à la manœuvre pour ce concours.
08:40À l'Institut Cordon Bleu, absolument.
08:41Il se prépare, entre Eric Brifard et Olivier Nasti, le championnat du monde de la tourte chaude de gibier.
08:47Ça va être quelque chose, ça.
08:49C'était quelque chose, c'est la deuxième édition, et je crois qu'ils sont sur les starting blocks.
08:53Évidemment, évidemment.
08:54Et en tout cas, un très beau concours qui permet de mettre en lumière quoi, exactement, chez ces jeunes ?
08:59Simplement, les jeunes sont en brigade, ils sont évidemment à des postes, qu'ils soient chefs de parti ou second,
09:05même.
09:06Et c'est vrai qu'ils ne sont pas forcément dans la lumière, déjà.
09:08Et ensuite, se confronter un petit peu au regard d'un jury, un jury qui est souvent assez exceptionnel.
09:13Le président du jury était Hugo Rollinger, chef de l'année 2025.
09:16Il y avait autour de la table Jean-François Piège, Nicolas Masse, Louis-Philippe Vigilant du relais Bernard Loiseau.
09:22Oui, que des bonhommes, quoi.
09:23Il y avait Eugénie Bézia du Ritz.
09:25Voilà, donc ça permet aussi de se confronter, de se mesurer un petit peu à ses confrères.
09:29Et puis de voir un petit peu où on en est.
09:31C'est pour eux un grand moment d'être avec leur père, avec des grands chefs et de se confronter
09:36sur une thématique.
09:37Est-ce que c'est une façon aussi de rentrer dans le mercato, éventuellement, d'être observé et peut-être
09:44choisi par des chefs pour leur brigade ?
09:46Il y a du mouvement ?
09:48Oui, il y en a toujours un petit peu, un mouvement naturel.
09:51Après, c'est vrai que ces jeunes, souvent, sont bien dans leur maison.
09:54S'ils participent à des concours, ça veut dire aussi qu'ils ont envie d'apprendre.
09:56Ça, c'est très important.
09:58Et on sait que les chefs sont dans la transmission.
09:59On en parlait il y a quelques instants.
10:01Donc, c'est vrai que c'est une possibilité pour eux de se confronter, de continuer dans la maison où
10:05ils sont,
10:05ou peut-être d'avoir envie de partir.
10:07Ça, on a dans l'historique des exemples d'espoirs qui sont restés très longtemps dans leur maison et qui
10:15sont très heureux.
10:16Il y a un petit peu de tout.
10:17Mais en tout cas, voilà, c'est les jeunes trentenaires qui seront probablement des chefs demain.
10:22Anne Luzin, évidemment, vous avez ouvert le palmarès il y a déjà quelques années aux pâtissiers,
10:29aux chefs pâtissiers des restaurants, qui est un métier différent de la pâtisserie boutique.
10:33D'ailleurs, c'est drôle, j'étais dans la file d'attente, parce qu'il y avait du monde pour
10:36rentrer au Parc des Princes avec la sécurité.
10:39J'étais avec Nina Métayé, à qui on discutait de cela.
10:42Il y avait eu ce prix en 2016, absolument.
10:45La pâtisserie, on l'a mis à l'honneur en 2008.
10:47Ça fait 18 ans qu'on met les pâtissiers de restaurants étoilés à l'honneur, effectivement.
10:52Et tous les ans, sort une personnalité élue par les professionnels.
10:57Là, c'est un qui a bougé l'année dernière.
10:59Exactement.
10:59En plus, c'est un qui a changé de maison.
11:00Alors, c'est un qu'on connaissait bien, qui est resté longtemps dans la même maison et qui est arrivé
11:04au Bristol il y a un an et demi.
11:05Et Maxence Barbeau a remporté cette année le vote de la profession pour être pâtissier de l'année.
11:09Super pâtissier, passé d'une grande maison à une autre grande maison, avec une équipe incroyable d'ailleurs au Bristol
11:18qui se bat pour garder les étoiles.
11:23L'excellence avec le chef Arnaufaille, exactement.
11:25Bien sûr, Arnaufaille qui venait de la Côte d'Azur.
11:27Alors, on va se quitter une minute et on se retrouve pour continuer le palmarès.
11:32Avec plaisir.
11:33Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
11:41Sud Radio, 10h-11h, Fergnot fait le marché.
11:45Septembre, le mois des palmarès et on est avec Anne Luzin, la patronne du magazine Le Chef pour les trophées,
11:51le chef de l'année.
11:53On a commencé à dérouler un petit peu le programme, mais on va continuer, Arnaufaille.
11:57Oui, alors il y a quelque chose qui m'intéresse en particulier dans votre palmarès, parce que beaucoup de concours
12:02ou simplement de reconnaissances sont portés vers les chefs et la cuisine.
12:06Mais vous, vous avez élargi évidemment à toute la restauration et notamment la salle.
12:11Exactement, on parlait tout à l'heure des pâtissiers depuis 2008.
12:13La salle, elle, depuis 10 ans, avant de parler de la sommellerie depuis 22 ans.
12:17Donc la salle, c'est le dixième cette année.
12:19Dixième anniversaire, c'est important parce qu'on est trop souvent oublié, et notamment dans les guides où on passe
12:28sous silence le travail de tout ce qui se passe autour du chef cuisinier.
12:31La gastronomie est plurielle et il faut parler de tous ces métiers.
12:34Bien sûr, bien sûr.
12:35Alors il y a quelqu'un qui a remporté cette année ce trophée du service en salle, métier du service.
12:43Eh bien, c'est le directeur du restaurant Alain Ducasse au Meurisse à Paris et il est avec nous au
12:49téléphone.
12:50Bonjour Olivier Bicao.
12:52Bonjour M. Farniaux, bonjour Anne.
12:54Bonjour Olivier.
12:55Allez, on va dire Vincent, ça marche.
12:57On n'est pas au Meurisse, on peut tomber la cravate.
13:02Olivier, on était très content de voir dans le public votre nomination parce que c'est la reconnaissance d'un
13:12travail bien fait.
13:12Alors c'est la reconnaissance aussi d'une équipe, j'imagine, puisque vous l'avez évoqué dans votre discours, enfin
13:20votre courte allocution on va dire.
13:22Mais c'est surtout un parcours parce que vous êtes jeune et voir un jeune à la tête d'un
13:28restant aussi prestigieux, c'est extraordinaire.
13:31Oui, c'est vrai que j'ai eu cette opportunité extraordinaire par le fruit du travail.
13:37Alain Ducasse me confie les rênes de ce restaurant à 32 ans.
13:41Et il ne fait pas les choses à la légère en général.
13:43Non.
13:44Ce n'est pas genre un coup de tête.
13:45Il avait dû voir quelque chose quand même, il avait dû sentir le potentiel Olivier.
13:49Oui, le chef est assez pointu et puis il a beaucoup de personnes autour de lui aussi qui regardent et
13:56qui observent.
13:56Donc c'est que la candidature, c'est lui qui a décidé.
14:00Donc il m'a dit je te donne les clés du Meurisse.
14:02Donc c'est lui qui a décidé, je pense qu'il avait bien réfléchi.
14:05Et c'est vrai que c'est une opportunité extraordinaire puisque c'est une maison emblématique.
14:10Et puis d'avoir la chance de travailler pour le plus grand chef du monde.
14:13Et puis on a la chance d'avoir un pâtissier à la même hauteur.
14:15Donc c'est assez grandiose.
14:17C'est ce qu'on appelle une équipe de numéro 10 quand même.
14:20Oui, c'est ça.
14:22C'est aussi la première chanson qui me vient en tête.
14:26En plus, au Parc des Princes, il me semble que contrairement à certains Marseillais
14:29ou certaines personnes du Sud qui étaient un peu embêtées d'être sur scène au Parc,
14:33toi c'est quelque chose qui était plutôt élu par la profession au Parc des Princes ?
14:38Oui, ça le faisait.
14:39Ça a un peu résonné, ça m'a coupé un peu les pattes.
14:44C'est moins gênant pour un directeur d'hôtel que pour un footballeur d'avoir les pattes coupées.
14:49Oui, c'est ça.
14:50Exactement.
14:50Donc c'est vrai que c'était un peu la consécration ultime d'être couronné par mes pères au Parc
14:56des Princes.
14:57C'est assez grandiose.
14:58Olivier Vicao, vous avez suivi certainement les palmarès du service pendant 10 ans,
15:03puisque l'usin nous le disait, c'est la 10e édition.
15:07Et ça vous fait quoi de succéder à tous ces grands hommes et ces grandes femmes du service ?
15:17Bah, c'est un grand honneur d'être associé à ces noms.
15:21En plus, dans cette liste, il y a quelques de mes mentors comme Denis Courtiade.
15:26Oui, oui.
15:27Voilà, donc 10 ans après pour cet anniversaire, pour être le 10e personnage de salle,
15:32de me dire que le petit Olivier Vicao qui a parcouru son chemin,
15:35c'est quelque chose de très gratifiant et qui résonne en soi.
15:39On peut dire le grand Olivier Vicao, ne soyez pas modeste.
15:43Avec un ballon d'or dans la salle des trophées, ça compte maintenant.
15:48Alors moi qui suis le père de trois filles, il y a un truc qui m'impressionne encore plus,
15:52Olivier Vicao, à votre jeune âge, vous êtes déjà papa de 5 nanas.
15:57C'est extraordinaire.
15:58Alors moi, j'adore.
15:59Oui, oui.
16:00Ce qui est bien, c'est que toute la semaine, j'ai beaucoup de pression, il y a beaucoup d
16:03'attentes.
16:04Mais ce qui est bien, c'est qu'à la maison, c'est pareil.
16:07Donc comme ça, au moins, je reste actif et sous tension en permanence.
16:10Vous êtes toujours sous le regard de quelqu'un.
16:12Si ce n'est pas les équipes d'Anna Ducasse, c'est vos enfants.
16:15C'est ça, et elles sont encore plus pointilleuses.
16:18Restez avec nous parce que je voudrais décliner ce trophée adressé au service
16:24vers une autre profession du service de la salle qui est la sommellerie, Anne Luzin.
16:30Exactement.
16:31Autre point très important dans un restaurant, le vin et même aujourd'hui et plus généralement la boisson
16:36parce qu'aujourd'hui, il y a aussi beaucoup de sang d'alcool dans les restaurants gastronomiques.
16:40prix qu'on a créé il y a 22 ans.
16:41Il y avait moins de boissons sans alcool à l'époque.
16:43Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
16:44Aujourd'hui, ça s'est beaucoup développé.
16:46Et les sommeliers de rappel, même l'eau, le thé, les infusions, tout fait partie de leur prérogative.
16:52Ça en fait pas mal, effectivement.
16:53Et cette année, on part...
16:55Au bord du lac d'Annecy ?
16:56Exactement.
16:57Celui qui a été élu et chez Johan Comte, c'est Bastien De Bonneau.
17:01Et il est avec nous au téléphone.
17:03Bonjour Bastien.
17:05Coucou tous les trois.
17:07Ah, le réseau est moins bien.
17:09On sent que c'est coupé un peu par les montagnes, mais enfin, on va faire...
17:11Ça va aller.
17:12Je suis sûr, Bastien.
17:14Le Marseillais ne s'est pas remis du Parc des Princes.
17:17Ah, c'est...
17:18Voilà.
17:18Alors, Bastien, tout à l'heure, on chambrait un petit peu...
17:21Enfin, je chambrais Anne Luzin en disant que le seul point difficile,
17:25c'est les Marseillais qu'on a récompensés au Parc des Princes.
17:28Ça leur est resté un petit peu en travers de la gorge, c'est votre cas, non ?
17:32Oui, bien sûr.
17:33Après, c'était surtout l'occasion de tous se retrouver.
17:37Donc, voilà, moi, j'adore le sport et j'étais quand même ému d'être sur cette pelouse.
17:43Bien sûr.
17:44Voilà.
17:44Puis, c'est vrai que ça fait longtemps qu'un Marseillais n'a rien remporté, en tout cas, au Parc
17:49des Princes.
17:49Eh bien, vous, oui.
17:50Vous, oui, ça y est.
17:51Vous êtes le premier depuis longtemps.
17:53Cela dit...
17:53Je me suis bien fait taquiner.
17:54Vous avez forcément pensé à Marseille qui gagne au Parc des Princes, quoi.
17:59Voilà, exactement.
18:01Alors, je disais, l'accent est mis sur les métiers de la salle.
18:05Et la sommellerie, c'est un magnifique métier de la salle, puisque vous travaillez, je dirais,
18:11main dans la main avec, justement, les directeurs des restaurants, avec les maîtres d'hôtels,
18:16avec tout le service.
18:18Souvent, même, il y a des sommeliers qui deviennent directeurs de restaurants.
18:23Il y a des ponts, en effet.
18:24Il y a des ponts.
18:25C'est un peu la voie royale, également.
18:28Vous, comment ça se passe, quand vous arrivez sur scène, après avoir succédé à tant de grands noms,
18:35comment est-ce que vous avez ressenti ce moment ?
18:38C'est vrai que c'est souvent le sommelier à vocation à devenir directeur de salle.
18:43Moi, ça fait quelques années que ça me poursuit un petit peu à la Maison Bleue.
18:47Mais c'est un métier qui demande tellement d'exigence, d'approfondissement, d'expérience,
18:54que je ne me sentais pas prêt à relever la double casquette.
18:57Et je suis sans regret, puisqu'aujourd'hui, mon meilleur ami est rentré dans l'équipe
19:01et est quelqu'un de brillant.
19:03Et je trouve que chacun a sa spécialité, même si elles sont complémentaires.
19:06Et quand on voit le petit travail que fait Olivier, il est bien spécifique
19:10et il a une équipe entourée avec lui.
19:11Alors bon, pour monter sur scène, très ému, déjà, le lieu grandiose, l'organisation fabuleuse.
19:17Et c'est vrai que je suis assez sensible aux magazines, évidemment,
19:20qui étaient créés pour les cuisiniers, mais aussi qui mettent en avant la salle.
19:23Depuis 10 ans pour la salle et 22 ans pour la sommellerie.
19:26Parce qu'on a des métiers, aujourd'hui, qui sont moins mis en avant que la cuisine
19:30et on sent qu'il y a moins de candidats qui postulent, ça intéresse un petit peu moins.
19:35Et donc, on est un peu en pénurie de talent.
19:38Et je pense que c'est cette promotion-là que fait la famille Huisin
19:42permet vraiment de remettre un peu à l'honneur nos métiers de salle
19:45qui sont en souffrance et qui sont des super métiers.
19:47Et il ne faut pas oublier que les maîtres de telles étaient les grandes stars
19:50il y a 40-50 ans et vice-versa.
19:53Mais oui, bien sûr.
19:54Et c'est vrai que la télé est un peu passée à côté.
19:56Et c'est un peu, on essaie d'y penser, mais il y a les chefs,
20:00il y a la pâtisserie, évidemment, avec Cyril Lignac qui fait énormément d'émissions.
20:03Top Chef, on n'en parle même plus.
20:04Et on se dit, mais à quand...
20:06À quand top sale ?
20:08À quand top sale ?
20:09Il faudrait qu'on fasse quelque chose.
20:10Vous en seriez des très bons ambassadeurs.
20:12En tout cas, si quelqu'un nous écoute qui est dans la télé,
20:14nous, on a un vivier de gagnants, de champions.
20:18N'hésitez pas, on saura vous guider.
20:20Bah écoutez...
20:21À l'événement, on en a plein.
20:22Il faut juste enlever le levier de la loi Huisin
20:24qui bloque en fait la partitionnalerie sur tout.
20:27Oui, mais maintenant que vous pouvez servir du kombucha,
20:29du vin sans alcool, des infusions, du café,
20:32il y a de quoi faire à côté du vin.
20:35C'est bon, Vincent.
20:37Olivier Bicao, vous êtes prêts, vous aussi,
20:39pour une grande émission de télé sur le service ?
20:43Ah, il nous a quittés ?
20:45D'avoir une grande scène.
20:46Non, non, je suis là.
20:46Ah non, il est là, il est là.
20:47Oui, dites-moi.
20:48Non, non, je pense qu'on est tous prêts
20:50à avoir cette grande scène
20:51et de pouvoir montrer toute la beauté de notre métier
20:53et toute la subtilité.
20:55On pourrait faire une grande pièce de théâtre
20:57parce qu'aussi, la salle, il se joue à chaque service
21:00quand même un ballet incroyable.
21:02Moi qui ai la chance d'aller quelques fois au restaurant,
21:05voire même très souvent,
21:07je vis ce moment-là comme un ballet,
21:10comme une représentation avec les acteurs que vous êtes.
21:13Mais ce qui est touchant, c'est que vous n'êtes pas des acteurs,
21:16vous vivez avec une sincérité et une authenticité vos services
21:19qui rendent quand même quelque chose de l'ordre du frisson.
21:22Et ça, on aimerait quand même en parler un peu plus.
21:25En tout cas, nous, on le fait et n'hésitez pas à nous suivre.
21:28Et on sait très bien que les meilleurs
21:31vous transmettent des choses extraordinaires
21:33de la science sans être compassé,
21:38sans être trop serré, trop strict.
21:42On aime bien qu'il y ait même des petits traits d'humour
21:44dans la conversation que l'on peut avoir autour de la table.
21:48C'est votre grande force, c'est de vous adapter aussi
21:49aux personnes que vous avez, exactement, c'est fabuleux.
21:53Voilà, alors je rappelle donc,
21:56Bastien Debono au bord du lac d'Annecy,
21:59chez Johan Comte,
22:00et Olivier Bicao, directeur du restaurant Alain Ducasse
22:04au Meurisse à Paris.
22:05Voilà, deux fois deux étoiles d'ailleurs,
22:07vous avez ça en commun messieurs.
22:08C'est ça, exactement.
22:09Absolument.
22:10Et on vous souhaite une longue carrière.
22:12Avant de terminer, Anne Luzin,
22:14on va peut-être révéler quand même
22:16qui était le chef de l'année.
22:17On a quand même pas mal passé le palmarès en revue,
22:20la pâtisserie, la sommellerie, le service,
22:22les jeunes, la transmission, tout.
22:23Mais qui était chef de l'année 2026 ?
22:26C'est Mickaël Arnoux,
22:27qui a le restaurant Les Morénières à Jongeux
22:30avec son épouse Ingrid,
22:31qui y sont installés depuis plus de 20 ans,
22:34qui font un travail minutieux,
22:36d'excellence, extraordinaire.
22:38C'est la Savoie d'en bas, Jongeux.
22:39À Flanc-de-Coteau,
22:40dans un lieu complètement improbable,
22:41un tout petit village.
22:42Et voilà, c'est une belle histoire,
22:44une belle humilité et un très beau travail.
22:47Ils sont aussi discrets que talentueux.
22:49Absolument.
22:50Et ce n'est que récompenser le savoir-faire,
22:53le talent incroyable de Mickaël Arnoux et de sa femme.
22:57Et la profession a effectivement reconnu ce talent
22:59et cette discrétion et cette excellence
23:00en le mettant en avant cette année
23:03et en l'élisant chef de l'année.
23:05Merci beaucoup Anne Luzin d'être venue nous voir.
23:07Bonne journée messieurs, un bon dimanche.
23:09Vous allez faire le marché là ?
23:11Moi ? Non, j'ai déjà fait le marché,
23:12j'essaierai à manger maintenant.
23:13Ah bon d'accord, allez à table chez les Luzins.
23:16On se retrouve dans une minute
23:17pour parler d'un autre palmarès,
23:18des jeunes uniquement.
23:21Léal Métro, premier fournisseur et livreur
23:23de produits frais et locaux
23:25aux restaurateurs partout en France,
23:27vous présente.
23:28Sud Radio, 10h-11h,
23:31Ferniaud fait le marché.
23:32Je vous l'ai dit mes amis,
23:33ce matin l'émission est entièrement dédiée
23:36au talent, au talent autour des métiers de bouche,
23:40de la restauration,
23:41au talent français.
23:42Ça fait du bien quand même de se dire
23:44qu'on n'est pas un vieux pays terminé
23:46et qu'il y a encore de la jeunesse
23:48notamment qui va relever le gant de tout ce talent.
23:52On a fêté cette semaine
23:54les rabelais des jeunes talents.
23:56C'est un magnifique palmarès.
23:58On en parle tout de suite.
24:02Pour en parler de cette belle manifestation,
24:06j'ai ce matin au téléphone Dominique Enracht,
24:08le président de la CGAD.
24:10C'est les commerces de détail,
24:13pour faire simple.
24:14Bonjour Dominique Enracht.
24:15Bonjour.
24:17Dominique, on vous a connu.
24:19Sud Radio, vous connaissez bien,
24:20vous êtes venu souvent dans différentes émissions
24:22et avec votre casquette de président
24:24de la Confédération de la Boulangerie
24:26et vous avez élargi à tous les commerces.
24:30Oui, tout à fait.
24:31C'est la Confédération Générale de l'Alimentation des Thaïs
24:34qui nous donne les 18 métiers de l'alimentation,
24:37tous les commerces que vous trouvez
24:38finalement au centre-ville où on se fait du bien.
24:40Oui, c'est important parce que ce sont à la fois
24:43des commerçants mais surtout beaucoup d'artisans
24:45qui font des métiers de production
24:47et pas seulement d'ailleurs,
24:49on va le voir dans le palmarès.
24:52Tout à fait, c'est vraiment les commerces
24:54bouchers, boulangers, charcutiers, cabistes,
24:57brasseurs, pâtissiers, chocolatiers,
24:59vraiment tout ce qui fait les fromagers, etc.
25:02Tout ce que vous retrouvez dans le centre-ville.
25:02Ce qu'on appelle le commerce de centre-ville.
25:04Oui, c'est ça.
25:04Voilà, tout à fait le commerce de centre-ville.
25:06Dominique Horact, avant de parler
25:09du palmarès des Rabelais avec vous
25:12et puis on aura tout à l'heure
25:14deux des présidents des confédérations
25:16pour illustrer un petit peu cela,
25:18j'aimerais qu'on parle justement
25:20des commerces de détail.
25:21On sait bien que c'est assez tendu.
25:24Le pouvoir d'achat est carrément en berne
25:26pour les Français.
25:27Le prix du carburant,
25:29ça c'est un bien de première nécessité.
25:32Comment s'en sortent les commerces de détail
25:34depuis six mois ?
25:36Écoutez, c'est évidemment compliqué.
25:38On ne va pas pleurer.
25:39On sait qu'on voit bien à la télé
25:41que tous ces problèmes de matières premières,
25:43d'énergie, là avant c'était l'électricité,
25:45maintenant aujourd'hui c'est le carburant.
25:46On a des problèmes d'avitalement
25:48de matières premières,
25:49de prix de matières premières
25:50et tout ça avec des choses
25:53qu'on ne peut pas toujours répercuter
25:55au niveau des prix
25:55parce qu'on n'a pas envie
25:56de perdre la clientèle
25:57avec des concurrences de GMS.
26:00Alors même si ce n'est pas les mêmes produits,
26:01si vous voulez,
26:01ce qui nous gêne quand même,
26:02c'est le pouvoir d'achat.
26:03Alors évidemment que les gens sont résilients,
26:05ils travaillent,
26:06ils prennent aussi sur leurs marges
26:07et ils continuent toujours
26:09à faire de la qualité
26:10mais c'est vrai que c'est parfois
26:12un peu plus compliqué.
26:13Pour autant,
26:14il y a une vraie affection
26:16des Français
26:18de cette culture gastronomique
26:20qui fait qu'on a envie
26:22d'aller chercher le produit
26:23mais aussi le conseil
26:25dans les commerces de proximité.
26:28Oui tout à fait,
26:29on a d'ailleurs eu le congrès
26:30CGAD hier
26:31qui précédait les Rabelais
26:33et on a eu le rendu
26:36d'une enquête CSA
26:37qui donnait qu'en fait
26:3990% des consommateurs
26:42souhaitent aller dans leurs commerces
26:44de proximité,
26:44ils souhaitent en avoir plus
26:45et ils venaient pour la qualité
26:47à 90%
26:48et à 90% aussi
26:49pour l'accueil
26:50et le lien social.
26:51Donc ça veut dire
26:52que quand même,
26:53même s'ils n'ont pas toujours
26:54les moyens,
26:54ils aiment ces commerces
26:55de proximité.
26:56Oui, mais c'est aussi un peu
26:58de ce tissu de sociabilité rurale
27:03le plus souvent,
27:04les derniers pôles attraction
27:08des petits villages,
27:09c'est le commerce,
27:10c'est le boulanger,
27:11c'est le café,
27:13c'est l'épicerie,
27:15ça perdure
27:16ou est-ce qu'il y en a beaucoup
27:17qui disparaissent ?
27:18Écoutez, il y a évidemment
27:20des commerces qui ferment
27:21parce que bien souvent,
27:22c'est qu'on manque de repreneurs,
27:23même pas pour des côtés économiques
27:26mais souvent un manque de repreneurs
27:27mais il y a quand même
27:28toute une jeunesse qui arrive
27:30qui se forme
27:30et qui reprend ces commerces
27:32et on le voit avec
27:33différentes bourses
27:34qu'on a pu mettre en place
27:35où des jeunes,
27:36quand ils viennent
27:37et qu'ils font bien,
27:38ils explosent
27:38et là on voit qu'il y a encore
27:40une réussite dans ces commerces.
27:42On voit que chaque consommateur
27:44veut aller chercher la qualité,
27:46veut aller chercher une bonne viande,
27:47une bonne terrine,
27:48un bon gâteau
27:49et ça, on ne peut pas passer à côté.
27:50Bien sûr.
27:51Alors ce qui est extraordinaire,
27:52c'est qu'en même temps,
27:54vous,
27:54les Rabelais des Jeunes Talents,
27:56comme son nom l'indique,
27:57ça récompense les jeunes.
27:58Beaucoup de ces jeunes
28:00sont en apprentissage
28:01et beaucoup sont déjà
28:03meilleurs apprentis de France
28:04dans le palmarès
28:06parce que je crois
28:06qu'il y avait 37 jeunes
28:09qui étaient célébrés
28:10cette semaine.
28:11Oui, tout à fait.
28:12Alors ce qu'il faut savoir,
28:13c'est qu'on fait 80 000 apprentis
28:14chaque année à la Céjadé.
28:16Donc dans tous ces commerces,
28:18ces jeunes font des concours,
28:20arrivent à s'illustrer
28:22dans différents concours
28:23et examens
28:23et en fait,
28:24les meilleurs,
28:25les trois meilleurs
28:25de chaque catégorie,
28:27chaque famille
28:28vient et récompense
28:30cette soir
28:30des Rabelais des Jeunes Talents
28:31et de la gastronomie.
28:32Qui décide de ça ?
28:33Qui les note ?
28:34Qui les identifie
28:36comme étant Rabelais ?
28:38En fait, c'est chaque fédération
28:39qui organise des concours
28:41comme Meilleur apprenti de France
28:43ou Meilleur jeune Bollanger
28:44ou Meilleur jeune Boucher,
28:45etc.
28:46Et donc,
28:46ils sélectionnent
28:47les trois meilleurs,
28:48parfois dans des catégories
28:49hommes-femmes,
28:50parfois au général.
28:51D'accord.
28:52Tous ces trois
28:53sont vraiment la crème,
28:54ceux qui ont tout gagné,
28:55parfois plusieurs concours
28:56et en sortant d'apprentissage.
28:58C'est-à-dire que
28:59ce sont des tout jeunes apprentis,
29:01ils arrivent,
29:01ils sont tous jeunes.
29:02Oui,
29:03et encore à l'école,
29:04évidemment,
29:04par définition,
29:05ce sont des apprentis.
29:06Tout à fait,
29:06ou sortis.
29:07Par exemple,
29:07le MAF se fait
29:08durant l'école
29:09et il y a d'autres concours
29:10qui se font en sortant
29:11d'apprentissage.
29:12Mais d'une manière générale,
29:13ce sont des jeunes talents.
29:15Moi,
29:16ce que j'aime bien,
29:17au moment où
29:18on voit un petit...
29:19Enfin bon,
29:20je ne veux pas jeter la pierre,
29:21mais un peu l'échec
29:23des filières générales
29:24avec ce classement PISA
29:26qui est dramatique
29:27pour la France,
29:28c'est un petit peu
29:29un coup de bousse
29:30pour les filières pro.
29:32Tout à fait,
29:33ça montre qu'en fait,
29:34on regarde par exemple
29:35dans des pays étrangers
29:36comme l'Allemagne
29:37ou la Suisse
29:38où ils forcent vraiment
29:40sur l'apprentissage,
29:40où ce n'est pas un lieu
29:42de perdition,
29:43d'échec scolaire,
29:44c'est vraiment
29:45comment le graal.
29:47Et en fait,
29:47en France,
29:48il faut absolument que...
29:49Et je pense que l'IA,
29:50beaucoup de postes
29:51vont disparaître.
29:52Et en voyant
29:53ce genre de cérémonie,
29:54montre que ce sont
29:55des métiers
29:57tout à fait honorables
29:58et sur lesquels
29:58les jeunes ont vraiment
29:59des carrières
30:01superbes à faire
30:02puisque généralement,
30:03ces jeunes arrivent
30:04parfois jusqu'aux
30:05meilleures routes de France
30:05à s'installer,
30:06à partir dans le monde entier.
30:08Donc,
30:08ils ont vraiment
30:09des carrières à faire
30:10chez eux.
30:1013 métiers
30:11étaient récompensés,
30:13enfin 13 catégories,
30:14donc ceux
30:15qu'on connaît bien,
30:16ceux de nos commerçants
30:18de centre-ville
30:19que sont les bouchers,
30:20les charcutiers,
30:21traiteurs,
30:21les boulangers,
30:22les pâtissiers,
30:23les chocolatiers.
30:25Évidemment,
30:25j'ai noté également
30:27les épiciers,
30:28j'ai noté les brasseurs,
30:29enfin les microbrasseries
30:30en tout cas,
30:31le travail,
30:32les cavistes
30:33et tous avec
30:35vraiment
30:36les glaciers
30:37et tous une ferveur
30:38incroyable.
30:39Enfin,
30:39vraiment,
30:40il y a du talent
30:42et de l'envie.
30:44C'est ça qui est extraordinaire
30:45parce qu'on se lamente
30:45beaucoup sur le manque
30:47de motivation des jeunes.
30:48Eux,
30:48ils en ont de la motivation.
30:50Là,
30:50je peux vous dire
30:51que ce soir,
30:51enfin hier soir,
30:52c'était vraiment
30:52une soirée incroyable.
30:54On a mis en plus
30:55faire venir
30:56les anciens
30:57jeunes rabelais
30:58qui étaient là
30:59il y a une dizaine
31:00d'années
31:00dans les premiers
31:01et qui ont montré
31:02ce qu'ils avaient réussi.
31:03Certains se sont installés,
31:04certains sont partis
31:05partout en province
31:06à l'étranger
31:07et c'est que des réussites.
31:09C'est-à-dire
31:09que c'est des gens
31:11qui encouragent aussi
31:12les jeunes
31:12à faire ça,
31:13à continuer.
31:13Ça reste une famille
31:14aussi de jeunes motivés
31:16et là,
31:16on s'aperçoit
31:17que la jeunesse
31:17en fait,
31:18elle a une pêche d'enfer.
31:19Il faut juste les motiver,
31:20juste leur expliquer
31:21et qu'il y ait vraiment
31:22un dialogue
31:23au niveau des parents
31:24en disant
31:24écoutez,
31:25ce n'est pas parce qu'on va faire
31:25un métier manuel
31:26que vous n'aurez pas la faute.
31:28On peut tout à fait réussir.
31:29Il faut changer
31:30cette image
31:31de métier manuel.
31:32Vous,
31:33président de la CGAD,
31:34est-ce que vous rêvez
31:35à d'autres catégories
31:37qui n'ont pas encore
31:39trouvé leur voie
31:40dans ce concours
31:41des Rabelais
31:41des jeunes talents ?
31:42Est-ce qu'on peut imaginer
31:43dans l'avenir
31:44d'autres formes
31:45d'artisanat
31:46des métiers de bouche
31:47ou de commerce
31:47qui peuvent rejoindre
31:48ce concours ?
31:49Écoutez,
31:50c'est vrai
31:51qu'on a quand même
31:51englobé
31:52beaucoup de métiers
31:53de l'analympation
31:54mais c'est quelque chose
31:55qui pourrait se faire
31:57dans tout l'artisanat.
31:58Et il y a déjà
31:59des concours
31:59notamment je pense
32:00aux WorldSkills
32:01qui se passent en ce moment
32:03à Shanghai
32:03les finales nationales.
32:04D'ailleurs,
32:05on a des candidats
32:06dans différents métiers
32:07et là,
32:08on s'aperçoit
32:08qu'il y a le bâtiment,
32:09il y a l'informatique
32:10et c'est vraiment
32:11les WorldSkills
32:12et aussi une très grosse
32:13organisation mondiale
32:15et qui met en valeur
32:16tous ces métiers
32:17de l'intelligence
32:18de la main.
32:19Donc ça,
32:20on voit que ça avance,
32:22ça prend
32:23et on a maintenant
32:24déjà d'une part
32:26des jeunes
32:26qui ne sont pas là
32:28par erreur
32:28ou par échec scolaire
32:29mais qui le veulent
32:30même parfois
32:31après le bac
32:31et on a aussi
32:3215% de reconversion.
32:34C'est-à-dire
32:34ce sont des gens
32:34qui avaient fait
32:36des études
32:37bac plus 5
32:37et qui à un moment donné
32:38reviennent
32:39fromager,
32:40boucher,
32:41boulanger,
32:41qui reviennent
32:42en fait en reconversion
32:43et qui s'installent
32:44et avec lesquels
32:45ça marche bien.
32:46Donc ça veut dire
32:46que parfois
32:47ils n'ont pas
32:48chopé le métier
32:50au passage
32:50parce que
32:51pour des histoires
32:52de famille
32:53c'est bien l'école
32:54et d'un seul coup
32:55ils se disent
32:55écoute le vieux rêve
32:56que j'avais
32:57je prends le temps
32:57je le fais
32:58en plus on a
32:59beaucoup de passerelles
32:59de formation
33:00donc on récupère
33:02beaucoup de gens
33:02comme ça.
33:03Bon et on est très heureux
33:04que vous soyez
33:05avec votre passé boulanger
33:08ce président
33:09de la CGAD
33:09qui réunit tout le monde
33:11et c'est vrai
33:11que la boulangerie
33:12c'est un peu le symbole
33:13du commerce quotidien
33:15et de proximité
33:16dans nos villes
33:17et nos villages.
33:18Merci Dominique
33:18Enracte
33:19on va passer un coup de fil
33:20à des présidents heureux
33:22qui étaient justement là
33:23à la soirée des Rabelais.
33:25Merci beaucoup.
33:27Léal Métro
33:28premier fournisseur
33:29et livreur
33:30de produits frais
33:31et locaux
33:31aux restaurateurs
33:32partout en France
33:33vous présente
33:34Sud Radio
33:3510h-11h
33:36Fergnot
33:37fait le marché
33:38Cette semaine à Paris
33:39se tenait
33:40avait lieu
33:41la cérémonie
33:42de remise des prix
33:44des Rabelais
33:44des jeunes talents
33:46qui s'adressent
33:46aux commerçants
33:47et artisans
33:48de métiers de bouche
33:49des jeunes
33:50des jeunes en apprentissage
33:52donc c'est merveilleux
33:53c'est vraiment
33:54l'avenir
33:55de la profession
33:56de ces professions
33:5713 professions
33:58des métiers de bouche
33:58qui étaient récompensées
33:59et on est en téléphone
34:01avec des présidents
34:02heureux
34:03Ah oui
34:04j'en ai un par exemple
34:05Bruno M
34:06qui est le président
34:07de la Confédération
34:08des Glaciers de France
34:09Bonjour Bruno
34:11Bonjour Vincent
34:11Bonjour les éditeurs
34:12Merci d'être avec nous
34:14ce matin
34:15je vous ai vu
34:16le soir de la cérémonie
34:18tellement content
34:18parce qu'il y a
34:19une particularité
34:20alors je ne peux pas
34:21avoir les 13 présidents
34:22des 13 catégories
34:24en tout cas
34:24des 13 professions
34:25qui étaient récompensées
34:26mais il m'a semblé
34:27que les deux
34:28que j'ai choisis
34:29les glaciers
34:30et les épiciers
34:32qu'on verra
34:33dans une seconde
34:33ne sont pas souvent
34:35sur le devant
34:35de la scène
34:36et moi j'avais envie
34:37de donner un petit coup
34:37de projo
34:39vous aviez en plus
34:40la chance Bruno
34:41d'avoir 3 candidats
34:43qui étaient des candidates
34:44pour pas paraphraser
34:46ce que faisait Coluche
34:47dans le schmilblick
34:48les candidats
34:49étaient des candidates
34:50donc 3 jeunes femmes
34:52récompensées
34:52pour la profession
34:53de glacier
34:53c'est merveilleux ça
34:55Ah c'est vraiment merveilleux
34:56c'est la première fois
34:57qu'on a 3 jeunes femmes
34:583 grandes professionnelles
35:00qui ont fait un travail
35:01remarquable
35:02et c'est pour ça d'ailleurs
35:02que mercredi
35:03nous avons récompensé
35:05de ce magnifique trophée
35:06Alors je ne veux pas
35:07être accusé de machisme
35:09je parle de glacier
35:10parce que si on parle
35:11de glacière
35:12on pense plutôt
35:13à des caisses de polystyrène
35:14qu'à des jeunes femmes
35:16Absolument
35:16on est toujours habitué
35:17de dire des glaciers
35:18mais même si
35:18ce sont des femmes
35:19c'est une glacière
35:20Oui une glacière
35:22c'est un peu
35:22je vous dis
35:24ce côté isotherme
35:25qui me gêne
35:26un tout petit peu
35:26en tout cas
35:27Bruno M
35:28ces jeunes femmes
35:30qui sont
35:31tellement jeunes
35:33comme tous
35:33ceux qui étaient
35:35récompensés
35:36lors de cette cérémonie
35:37elles ont déjà
35:38l'esprit
35:40bien installé
35:41une personnalité
35:43bien plantée
35:44dans ce métier
35:45qui pourtant
35:46alors je dirais
35:47n'est pas émergent
35:48ça fait très longtemps
35:49qu'on fait des glaces
35:49et qu'il y a de très
35:50beaux artisans glaciers
35:51mais c'est toujours
35:52une lutte contre l'industrie
35:53l'artisan glacier
35:55Tout à fait
35:56alors c'est pour ça
35:57qu'on innove
35:58tous les ans
35:59tous les jours
35:59on innove dans nos laboratoires
36:01avec des nouveaux produits
36:01et puis on s'est aperçu
36:03que ces trois jeunes femmes
36:06ont vraiment perçu
36:07le métier de glacier
36:09et elles sont
36:10à la recherche déjà
36:11dès leur plus jeune âge
36:13elles ont 17 ans
36:14jusqu'à 23 ans
36:14et elles recherchent déjà
36:15la perfection
36:16Oui il y en a une
36:17qui travaille je crois
36:18chez le nôtre
36:18en tout cas
36:19l'autre qui est
36:21dans une affaire familiale
36:22dans le nord
36:23me semble-t-il
36:25et la troisième
36:26dans le midi
36:27dans les roues
36:28dans les roues
36:31absolument
36:31elle travaille
36:32chez un pâtissier glacier
36:35et on voit
36:36quand elle parle de glace
36:38elle a les yeux
36:38qui pétillent
36:39elle a plein d'étoiles
36:40dans les yeux
36:40C'est pas facile
36:41de faire des glaces
36:42avec des bulles dedans
36:43mais bon
36:43c'est la technique
36:45qu'est-ce que vous voulez
36:46Bruno
36:47qu'est-ce que ça vous inspire
36:48pour l'avenir
36:49de cette profession
36:50d'ailleurs
36:50est-ce qu'il y a
36:51une demande
36:52des jeunes
36:54vers votre profession
36:55de glacier
36:56est-ce qu'on sait
36:57que les français
36:58consomment pas mal
36:59de glace
36:59loin des anglo-saxons
37:01comment se porte
37:02le marché
37:03et la profession
37:03justement ?
37:05Alors la profession
37:05elle va plutôt
37:06elle va même
37:07très très bien
37:08malheureusement
37:08avec l'échauffement
37:09de la planète
37:09on consomme
37:10de plus en plus
37:10de glace
37:11on consomme
37:13de la glace
37:13et il n'y a pas
37:14si longtemps
37:15on était à 6 litres
37:16par an
37:16et par français
37:17et on est à 7 litres
37:18alors c'est pas beaucoup
37:19par rapport aux américains
37:20qui sont à 20 ou 22 litres
37:21mais c'est de la bonne glace
37:23surtout
37:24et les gens sont aperçus
37:26oui je vous écoute
37:27et les gens sont aperçus
37:29que les artisans glaciers
37:30il y avait vraiment
37:31une différence
37:31avec la glace industrielle
37:33oui vous vous êtes obligé
37:34de faire un peu
37:35la police tout le temps
37:36parce que
37:37beaucoup se prétendent
37:39d'artisans glaciers
37:39dans nos rues
37:41dans les rues
37:42notamment
37:42des stations balnéaires
37:44ou des lieux de tourisme
37:45et pendant l'été
37:46or pour être artisan
37:48il faut produire
37:49vraiment quoi
37:50il faut produire
37:51avec des matières premières
37:53respectables
37:54absolument
37:54déjà il faut
37:55minimum
37:56avoir un sapet de glace
37:58être inscrit
37:59en achat des métiers
38:00et puis avoir une recherche
38:01et pas
38:01prendre la simplicité
38:04d'acheter des poudres
38:05et de mettre de l'eau
38:06ou du lait
38:07et faire de la glace
38:09mais le glacier
38:10c'est un vrai métier
38:11on a des fruits
38:11il faut les éplucher
38:12il faut les nettoyer
38:13la glace
38:14il y a du lait
38:14des oeufs
38:15de la crème
38:15il n'y a quand même
38:16que des produits nobles
38:17alors puisqu'on parle
38:18de noblesse du métier
38:20j'ai un autre président
38:21de la fédération
38:22des épices d'étouance
38:23qui est avec nous
38:24c'est Alexis Roude-Bizieux
38:25bonjour Alexis
38:26bonsoir
38:27alors j'ai ce sentiment
38:31que l'épicier
38:32il y a une
38:32comment dire
38:34il y a un quiproquo
38:35sur le nom
38:36l'épicier
38:37c'est trop souvent
38:38rattaché à la petite épicerie
38:39du coin
38:41la supérette
38:42alors que l'épicier
38:43est un noble métier
38:46alors c'est un métier
38:47qui est très ancien
38:48c'est un métier
38:50de sélection
38:50c'est un métier
38:51qui avait le monopole
38:51des poids et mesures
38:53et aujourd'hui
38:54il s'effectue
38:54de manière très très diverse
38:56sur tout le territoire
38:58il y a ceux
38:58qui sélectionnent
38:59véritablement des épices
39:00et uniquement des épices
39:01et puis il y a ceux
39:02qui ont des gammes de produits
39:03beaucoup plus larges
39:05et qui font voyager
39:06le client dans le monde entier
39:07donc c'est un
39:08c'est un grand cabal
39:09l'épicerie aujourd'hui
39:11parce qu'on y trouve
39:12beaucoup de types
39:13d'épiceries
39:14il n'y en a pas une
39:15qui ressemble à l'autre
39:16alors nous on a défini
39:17qu'il y avait trois catégories
39:19quelque part
39:20il y a les hédonistes
39:21qui créent du lien
39:22qui sélectionnent des produits
39:24il y a les pratiques
39:25qui rendent un multiservice
39:27un service de proximité
39:28et puis il y a les ethniques
39:30qui servent
39:31une communauté d'origine
39:32des épiciers lusitaniens
39:34là où la communauté portugais
39:35est importante
39:36des épiciers italiens
39:38des épiciers des Balkans
39:41sur tout le territoire national
39:42en fonction des implantations
39:43des communautés
39:45et de leur origine géographique
39:46il y a des épiciers
39:47qui pratiquent le métier
39:49de manière très différente
39:51avec beaucoup
39:52beaucoup de spécificité
39:53et à chaque fois
39:53un rapport avec le client
39:55et un vrai rapport
39:56de proximité
39:57et de sélection
39:58et de curation
39:59on pourrait dire
40:00pour un client donné
40:02Alors vous
40:03vous êtes épicier
40:04à Paris
40:05avec les épiceries
40:06Kos
40:06et on va dire
40:07avec une forte teneur
40:10régionaliste
40:10en tout cas
40:11de terroir
40:12voilà
40:12vous êtes un peu
40:13un épicier de terroir
40:14on est d'accord
40:15Alors épicier de terroir
40:17épicier du quotidien
40:19donc on essaie de couvrir
40:20l'ensemble des unités
40:21de besoin
40:23dont a besoin
40:24un client pour vivre
40:25sans avoir de marque nationale
40:27sans jouer la contre-saison
40:29sur les fruits et légumes
40:29et en ayant du personnel
40:31sur la surface de vente
40:32pour recréer un lien
40:33et un service
40:35j'ai envie de dire presque
40:36un service public
40:37de proximité
40:37Oui c'est ça
40:39personnalisé quasi
40:40beaucoup de épiciers
40:40indépendants
40:42Et ça tombe bien
40:43parce que hier était
40:44pardon hier
40:45cette semaine
40:45était récompensé
40:46un garçon
40:48qui travaille
40:49chez vous
40:50c'est Ancelin Emery
40:52qui a été donc
40:53Rabelais
40:54jeune talent
40:54dans la catégorie
40:56épicier
40:56Bonjour
40:58Ancelin
40:59Bonjour
41:00Ancelin
41:00j'ai aimé
41:01dans votre discours
41:02parce qu'il y avait
41:02une présentation
41:03de tous les jeunes
41:05une petite vidéo
41:06et j'ai aimé
41:08la façon dont vous
41:09présentiez
41:09votre vocation
41:11un peu
41:11non pas tardive
41:12parce que vous êtes jeune
41:13mais en tout cas
41:14vous avez été happé
41:16par le métier d'épicier
41:20Alors plus que happé
41:22c'est que je me suis
41:23rendu compte
41:24que c'est le
41:26un des métiers
41:27qui me rendrait
41:27le plus heureux
41:28dans la vie
41:28Ah c'est important
41:30Ouais
41:31Moi j'étais vraiment
41:32dans un cursus
41:33qui me rendait pas heureux
41:35et je suis un peu
41:36revenu aux sources
41:37parce que mes parents
41:38sont dans ce monde là
41:39et je me suis questionné
41:41je me suis dit
41:41mais qu'est-ce qui me
41:42rend vraiment heureux
41:43et c'était
41:44ce dont a parlé Alexis
41:45c'est créer du lien social
41:47m'intéresser aux produits
41:49qu'on va vendre
41:50pour à la fois
41:51ma culture personnelle
41:53mais aussi pour renseigner
41:54ce qu'il y a au mieux
41:55donc c'est tous
41:56ces éléments
41:57qui m'ont
41:59comme vous dites
41:59happé
42:00vers ce métier
42:02Il y a un truc
42:02qui est intéressant
42:03dans ce que vous disiez
42:04là encore
42:04et c'est pour ça
42:05que je vous ai demandé
42:05d'être avec nous
42:06même si le temps passe vite
42:07et qu'on s'approche
42:08de la fin de l'émission
42:10j'ai aimé le fait
42:11qu'il y ait une distinction
42:13entre ces artisans
42:15commerçants
42:16qui produisent
42:17qui fabriquent
42:18le type
42:19les charcutés traiteurs
42:20les boulangers
42:20etc
42:21et ceux qui ne font
42:22que distribuer
42:23les produits
42:24fabriqués par d'autres
42:25ce qui vous impose
42:26vous pour vous différencier
42:27d'avoir une connaissance
42:30pléthorique
42:31de savoir le communiquer
42:33de vous passer votre temps
42:34à raconter en fait
42:35les produits
42:36Oui c'est ça
42:37c'est une grosse partie
42:38du métier
42:38et personnellement
42:39moi c'est quelque chose
42:40que j'adore
42:41parce que ça en fait
42:42ça nous permet de
42:43passer un moment privilégié
42:45avec un ou plusieurs clients
42:46moi je me rappelle
42:47certains souvenirs en boutique
42:49où on passait vraiment
42:49des minutes
42:51et des dizaines de minutes
42:51à parler d'un seul sujet
42:53d'un sujet à un autre
42:54et comme vous dites
42:55il faut avoir des connaissances
42:56sur
42:57à la fois
42:58ça va être
42:59les fruits et légumes
42:59les épices
43:00les produits
43:02pour l'apéritif
43:03voilà
43:03ça va couvrir
43:04un ensemble de domaines
43:06sur lesquels
43:06on va être plus ou moins
43:08bien renseigné
43:08mais à force
43:10à force de se renseigner
43:11de parler avec les gens
43:13on va avoir
43:14de plus en plus de connaissances
43:14et à mon avis
43:16c'est aussi une de nos missions
43:17de transmettre
43:18ces connaissances là
43:19pour informer
43:21le consommateur au mieux
43:24Alexis Roudbézu
43:25un dernier mot
43:27l'élocution
43:28aussi
43:29je crois que c'est le
43:30c'est le critère
43:31qui est déterminant
43:33pour tous ces jeunes
43:33qui étaient récompensés
43:34lors de la cérémonie
43:35une élocution
43:36parce qu'ils savent tous
43:37parler de leur métier
43:38et de leur passion
43:40oui alors en fait
43:41dans l'élocution
43:41il y a la maîtrise du langage
43:43et la connaissance
43:44en effet
43:44et il y a surtout un point
43:46c'est que
43:47l'ensemble
43:47qu'ils soient artisans
43:48ou pas
43:48ils étaient commerçants
43:50ils n'étaient pas distributeurs
43:51bien sûr
43:51et tout à l'heure
43:52vous avez employé
43:52le terme de distributeur
43:53un distributeur
43:54il met en rayon
43:55et c'est le client
43:56qui fait le travail
43:57entre guillemets
43:57pousser son cadenas
43:58à chercher le produit
43:59limite le scanner
44:00en caisse
44:01le commerçant
44:02c'est lui qui sélectionne
44:03et c'est lui qui conseille
44:04et ça c'est une vraie différence
44:06et l'élocution
44:07fait bien évidemment
44:08partie de ça
44:09c'est à dire qu'il y a
44:10une phrase par exemple
44:10chez nous qui est bannie
44:11c'est la phrase
44:12personne suivante
44:13on entend souvent
44:14un effet du supermarché
44:15on entend ça souvent
44:17là on passe du temps
44:19le bip
44:20le bip
44:21et puis le
44:21personne suivante
44:22je ne sais pas si vous avez
44:23jamais entendu ça
44:24comme quand
44:25dans un supermarché
44:27on vous dit
44:27est-ce que vous avez
44:28la carte de fidélité
44:28vous répondez non
44:30on ne vous la propose pas
44:31et on vous voit
44:32dix fois dans la même semaine
44:33et on vous propose
44:33dix fois
44:34de prendre la carte de fidélité
44:36c'est une approche
44:38mécaniste en fait
44:38du commerce
44:39donc c'est de la distribution
44:40et nous on a une approche
44:41qui n'est pas du tout mécaniste
44:42mais qui est plutôt
44:43centrée sur l'humain
44:44voilà
44:44et je vous invite
44:45à vous intéresser
44:47à vos commerçants
44:48n'y allez pas seulement
44:49pour acheter
44:49parlez-leur
44:50vous voyez bien
44:51qu'ils aiment ça
44:52merci Bruno et Hime
44:53de la Confédération des Glaciers
44:54merci Alexis Roux de Bézieux
44:56de la Fédération
44:57des Épiciers de France
44:58et merci Ancelin
44:59et bravo
45:00au nom de tous vos camarades
45:01les 37
45:02qui étaient récompensés
45:03ce soir-là
45:04voilà
45:05c'est vous qui représentiez
45:06avec votre beau métier
45:07de l'épicerie
45:08et le futur qui vous attend
45:09tous ces métiers
45:10merveilleux
45:11et tous ces jeunes
45:12bourrés de talent
45:13et d'envie
45:13voilà mes amis
45:14l'émission se termine
45:15en souhaitant
45:15un avenir radieux
45:16à tous ces jeunes talents
45:18et à leurs camarades
45:19dans quelques minutes
45:20vous retrouvez
45:21un autre encore jeune talent
45:23Jean-Marie Bordry
45:24qui vous régalera
45:25juste après les infos
45:26de 11h
45:26qui se profile à l'horizon
45:28bon dimanche à tous
45:29et si ce n'est pas
45:31jour de marché
45:32pour vous
45:33pensez à aller
45:33acheter votre déjeuner
45:35chez vos petits commerçants
45:36qui en ont bien besoin
45:37ils ont besoin de vous
45:38et vous
45:39vous avez besoin d'eux
45:40Léal Métro
45:42premier fournisseur
45:43et livreur
45:43de produits frais
45:44et locaux
45:45aux restaurateurs
45:46partout en France
45:47vous a présenté
45:48Sud Radio
45:49Perniaud
45:50fait le marché
45:50Sous-titrage Société Radio