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Chaque week-end, Sami Sfaxi vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va revenir à présent à un autre sujet qui est un peu différent mais qui s'en rapproche quand
00:04même la politique puisque ce soir, coup de tonnerre, coup de tonnerre politique bien sûr du côté du Sénat
00:09puisque le Rassemblement National et la France Insoumise font leur entrée, le Rassemblement National qui était déjà au Sénat mais
00:17qui désormais va pouvoir constituer un groupe politique.
00:20En tout cas, justement Hugo Capelli, vous êtes du côté du Sénat à Paris. Hugo, et c'est vrai que
00:26c'est l'information politique du soir, le Rassemblement National va constituer un groupe dans cette chambre haute.
00:36Oui, pour la première fois de son histoire, le Rassemblement National qui va pouvoir constituer un groupe ici au Sénat.
00:42Alors pour constituer un groupe au Sénat, on le rappelle, il faut 10 sénateurs.
00:46Alors 3 étaient déjà élus pour le Rassemblement National et ce soir, 12 se sont fait élire soit avec la
00:52bannière Rassemblement National, soit avec la bannière UDR, le parti allié de Marine Le Pen qui est géré par Éric
00:58Ciotti.
00:59Ça veut dire que ce soir, on compte déjà 15 membres dans ce groupe RN-UDR et qui pourraient grandir
01:03dans les prochains jours si d'autres sénateurs décidaient de les rejoindre.
01:08Alors, on va regarder de près les principales victoires pour le Rassemblement National. C'est plutôt dans le sud-est
01:13de la France.
01:14Les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes, mais on peut aussi citer la Gironde ou, plus
01:21surprenant, la Seine-Maritime.
01:23Qu'est-ce que ça va changer pour le Rassemblement National, tout ça, d'avoir un groupe ?
01:26Eh bien déjà, plus de temps de parole le mercredi lors des questions au gouvernement.
01:30Eh bien, les sénateurs RN vont pouvoir interpeller directement le gouvernement.
01:33Plus de moyens financiers aussi, avoir un bureau ici au Sénat, pouvoir recruter des conseillers politiques.
01:39Voilà pourquoi ce soir, Marine Le Pen parle d'une victoire historique.
01:42Elle n'est pas la seule candidate à la présidentielle à être satisfaite des résultats ce soir.
01:47On peut parler de Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise, car la France Insoumise fait son entrée aussi au
01:51palais du Luxembourg.
01:53Gabriel Amart, député du Rhône, qui est élu ce soir pour les Insoumis.
01:58Autre candidat à la présidentielle satisfait, Bruno Rotaillot pour les Républicains, qui est élu ce soir du côté de la
02:04Vendée.
02:05C'est la droite qui va rester majoritaire ici, du côté du Sénat.
02:09Merci beaucoup, Hugo Capelli.
02:10Depuis le Sénat, ce plateau très fourni ce soir.
02:13Bonsoir à tous.
02:15Bonsoir, Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National.
02:18À vos côtés, Bruno Jody, bien sûr que je ne présente plus.
02:21Bonsoir, Bruno.
02:21Victor Hérault, également éditorialiste du côté de Valeurs Actuelles.
02:26Et puis ensuite, bien sûr, sur ma droite, Guillaume Tabard.
02:29Bonsoir, merci d'être ici, éditorialiste politique au Figaro.
02:32Bruno Priscaté, député Renaissance des Hauts-de-Seine.
02:35Et porte-parole de Gabriel Attal aussi.
02:36C'est bien ça ?
02:37Non, vous ne faites pas partie des porte-parole du candidat Gabriel Attal ?
02:40Mais je le soutiens.
02:42Très bien, très bien.
02:43Et puis, François Calfon, député européen, socialiste, place publique.
02:47Alors peut-être cette question d'abord, Bruno.
02:49Est-ce que là, on assiste à cette percée historique qui, eh bien, est un coup d'essai pour cette
02:55présidentielle ?
02:55En tous les cas, incontestablement, c'est un événement pour le Sénat, puisque le Rassemblement national n'a jamais eu
03:01de groupe parlementaire.
03:03Il est entré au Sénat pour la première fois en 2014 avec deux élus.
03:07Il en comptera probablement après la fin des élections.
03:09Il y a encore, maintenant, chaque élu va choisir son groupe, sans doute une quinzaine de sénateurs.
03:15Donc, c'est un événement à l'échelle du Sénat, un groupe parlementaire constitué qui va permettre au Rassemblement national
03:22de maintenant s'installer dans les deux assemblées.
03:25Alors, certes minoritaires, 15 élus, ce n'est pas un grand groupe, mais enfin, c'est important.
03:29Après, oui, effectivement, pour le Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, c'est une étape, évidemment,
03:35qui était importante.
03:36Il fallait ce groupe pour montrer l'enracinement du parti.
03:40Ils ont fait des municipales, petit à petit, ils ont des villes.
03:42Maintenant, ils sont des sénateurs. Il faut rappeler que les sénateurs sont élus par les grands électeurs, c'est-à
03:46-dire des élus.
03:48Donc, oui, c'est ce soir, en tous les cas, une case de cocher pour Marine Le Pen, candidate à
03:56la présidentielle et favorite dans les sondages.
03:58Mathieu Vallée, nouvelle case de cocher, d'ailleurs.
03:59Le président du Sénat, Gérard Larcher, expliquait finalement qu'il souhaitait que le débat reste apaisé.
04:06Est-ce qu'il y a une crainte, avec la venue, justement, des sénateurs du Rassemblement national, d'avoir des
04:12débats un peu plus enflammés au Sénat ?
04:13Ou ça va être...
04:15Non, puisqu'on n'a qu'un sénateur de la France insoumise du département du Rhône.
04:18Donc, nous, à l'Assemblée, on respecte les règles.
04:22On nous a même dit la stratégie de la cravate.
04:23Non, non, c'est juste la stratégie de la politesse et du respect des institutions.
04:26Donc, c'est d'abord une grande fierté, ce soir, d'avoir une quinzaine d'élus.
04:29Edwige Lasse, que vous connaissez, dans la Gironde, dans tous les départements, d'ailleurs.
04:32Manon Bouquin, dans l'Hérault.
04:34Mais aussi Thierry Degremont, qui est un militant de longue date au Rassemblement national, dans le Vaucluse.
04:38On a même Léon Levasseur, en Seine-Maritime.
04:39Vous voyez, il est dans des endroits où on ne nous attendait pas.
04:42Donc, même Laurent Cassio, qui est un ami que je connais bien dans les appes maritimes, qui est de l
04:45'UDR,
04:45puisqu'il y a RN et UDR.
04:47Et donc, oui, nous allons défendre les Français, les ruralités qui sont si souvent oubliées dans notre République,
04:51au niveau du Sénat, sur la souveraineté, sur la sécurité, sur l'agriculture,
04:55ce qu'on faisait déjà à l'Assemblée nationale et au Parlement européen.
04:57Écoutez, la boucle est bouclée.
04:58On a un groupe au Parlement européen.
05:00On a un groupe, le premier, une délégation.
05:02Le troisième et le premier en termes de délégation RN.
05:05Et on a aussi un groupe à l'Assemblée nationale.
05:07Le premier groupe d'opposition est désormais un groupe de 15 élus au Sénat.
05:10Donc, au travail dès demain.
05:12Et vous avez remarqué qu'effectivement, nous avons fait campagne.
05:15Je pense par exemple à Elvigias, que vous avez invité cet été ici,
05:18lors des méga-feux de la Gironde.
05:20Mais aussi, dans le Var, on a Franck Giletti, qui était aussi mobilisé cet été.
05:23Oui, alors, on avait vu, de toute façon, cette percée au municipal, d'ailleurs, dans le sud-est de la
05:28France.
05:29François Gelfond, comment vous jugez cette percée à sept mois de la présidentielle ?
05:33Tu sais pas, ça vous inquiète ?
05:36Vous savez, nous, on est en combat avec vigueur le Rassemblement national.
05:40Ils prennent pied dans cette Assemblée-là.
05:41Mais puisqu'on a beaucoup discuté de réformes constitutionnelles que voulaient faire le Rassemblement national
05:47pour mettre en place, par exemple, la préférence nationale,
05:49il leur faut la majorité dans les deux Assemblées.
05:51Sur 343 sénateurs, je parle sous votre contrôle, avec 15, on en est très loin.
05:56Je voulais quand même saluer l'ancrage du Parti socialiste dans les territoires.
05:59Enfin, je ne le découvre pas.
06:01Mais nous gardons l'ensemble, finalement, de nos sénateurs, avec un groupe à gauche,
06:09une délégation de parlementaires, Sénat, Assemblée nationale et Parlement européen,
06:15qui fait du Parti socialiste.
06:16Parce que dans les grandes élections nationales, à chaque fois, on dit « il est mort »,
06:19qui fait du Parti socialiste.
06:21– Mais à sept mois, quand même, de la présidentielle,
06:23c'est quand même un message qui est envoyé, non ?
06:26Vous ne lisez pas comme ça, vous ?
06:28– Non, je le lis parce qu'on ne va pas nier l'évidence
06:31qu'il y a des percées relatives, mais qui existent aux élections municipales.
06:35Et comme le Sénat est l'émanation des territoires,
06:38il est logique qu'on cite les Alpes-Maritimes,
06:41on cite le Pas-de-Calais, on cite un certain nombre d'endroits
06:43qui sont des points forts du Rassemblement national.
06:46Maintenant, 15 sur 343…
06:48– Bien sûr, on est d'accord, on est d'accord.
06:50Guillaume Tabard, est-ce qu'on peut finalement avoir
06:53cette réflexion intellectuelle de leur attacher
06:55à cette temporalité avec la présidentielle dans sept mois
06:58ou alors finalement, cette élection indirecte
07:00n'a pas véritablement lieu de le faire ?
07:02– À l'approche d'une présidentielle, tout compte et tout signau compte.
07:06Moi, il y a deux éléments que je voudrais quand même souligner
07:07au-delà de ce qui a été dit sur la percée en valeur absolue
07:10du nombre de sénateurs élus sous l'étiquette RN ou UDR,
07:14mais en tout cas qui feront un groupe commun.
07:17Le premier point, c'est que d'une part, dans l'ensemble des départements,
07:21les listes ou les candidats du Rassemblement national
07:23ont souvent fait plus de voix que les seuls conseillers municipaux
07:28étiquetés RN ou dont on savait qu'ils allaient voter pour des candidats du RN.
07:31Ce qui montre que le Rassemblement national, aujourd'hui,
07:35séduit des électeurs, des élus municipaux de droite
07:38ou même pas forcément encartés dans un parti politique.
07:41Voilà, donc le RN sort, j'ai l'air, d'un des périlèges.
07:44– Ça élargit sa base, finalement.
07:46– Et ce qu'il faut, malgré tout souligner, en dépit de cette progression,
07:51c'est qu'à l'arrivée, on va avoir une quinzaine de sénateurs
07:55proches du Rassemblement national.
07:56On va avoir un sénateur appartenant à la France insoumise.
08:01Ça fait à peu près 5% du Sénat.
08:045% du Sénat, mais vous voyez, vous pouvez dire
08:07qu'ils ne sont pas si forts que ça.
08:08– Il faut relativiser, finalement, cette information.
08:10– Non, non, c'est-à-dire que 5% du Sénat
08:12pour deux candidats qui, dans les intentions de vote,
08:16pèsent grosso modo à aller pas loin de 50% du corps électoral.
08:20Donc ça montre quand même, bien sûr,
08:21même si le Sénat n'a pas la vocation à être représentatif des électeurs,
08:26mais représentatif à un nombre de territoires, de grands électeurs, etc.
08:30Ça montre quand même que le Sénat, qu'on le veuille ou non,
08:33et quelle que soit l'importance de son rôle,
08:35n'est pas représentatif de l'équilibre politique du pays.
08:39– Oui, mais on a souligné beaucoup, lors des récentes élections,
08:43que Marine Le Pen était très forte dans les milieux ruraux,
08:47très faible dans les grandes villes, très forte dans les milieux ruraux.
08:50Or, le Sénat est censé aussi représenter,
08:53plus que l'Assemblée nationale, ses territoires.
08:56Même dans l'Assemblée, c'est censé représenter les territoires
08:58où Marine Le Pen est la plus forte.
09:00Le RN ne pèsera toujours pas le poids qu'il a dans la société.
09:04Je ne dis pas qu'il faut changer le mode de scrutin du Sénat,
09:05mais il faut être conscient de cette réalité.
09:08Voilà, on prend comme un événement la conscience d'un groupe,
09:10et c'en est un, on regarde l'histoire politique et l'histoire politique du Sénat.
09:13– Après, il ne pouvait pas passer de trois élus au Sénat…
09:16– Ah ! – Ah !
09:17– Vous, Priscaténo, ça vous inquiète ?
09:21Comment est-ce que vous avez lu, justement, cette percée, quand même ?
09:24Même si c'est vrai, il faut être relatif sur le nombre d'élus au Sénat,
09:28est-ce que ça vous inquiète ?
09:29– L'arrivée du groupe RN au Sénat, effectivement, est historique.
09:34C'est une première, mais c'était attendu.
09:36C'était attendu au regard des élections municipales que nous avons vécues,
09:39puisque ça a été dit, justement, précédemment,
09:42ce sont les grands électeurs qui votent pour les sénatoriales.
09:45Donc oui, on savait qu'il y avait, et je le dis avec mes mots,
09:48un risque d'un groupe Rassemblement National au Sénat,
09:51mais pardon, ce n'est absolument pas une surprise.
09:53Maintenant, la question, c'est la suite.
09:55Et ce qu'on doit continuer à voir, c'est qu'effectivement,
09:57le Rassemblement National progresse,
09:59il est maintenant à l'Assemblée Nationale largement important,
10:03plus de 122 si on compte que RN, mais beaucoup plus si on compte UDR,
10:07ils sont au Parlement européen, ils sont maintenant au Sénat,
10:10et il faudrait qu'on arrête de dire qu'on n'a pas essayé,
10:13parce qu'on est vraiment, réellement, en train de les essayer en ce moment.
10:16Et maintenant, il va falloir, effectivement, de voir qu'ils savent siéger,
10:19maintenant, est-ce qu'ils savent travailler ?
10:20Et donc, on va pouvoir le voir au Sénat,
10:23comme on le voit difficilement à l'Assemblée Nationale,
10:26au travers des votes qui montrent pas mal d'incohérences.
10:28On va voir si, là, la cohérence arrivera au Sénat.
10:30Mais je ne demande qu'à voir.
10:32Non, non, mais je vous trouve dur, Preska Thévenot,
10:33parce que sur les lois de...
10:35Non, non, mais moi, je suis même optimiste.
10:36Sur les lois de programmation militaire,
10:38sur la programmation du ministère intérieur,
10:40sur les lois de programmation de la justice,
10:41on a même réajusté le budget des armées,
10:44encore, il y a quelques mois,
10:45avec Laurent Jacobelli,
10:46qui est référence dans notre groupe sur les questions de défense.
10:50Si les lois, nous ne les avions pas votées,
10:52elles ne seraient pas passées.
10:53Pareil, sur d'autres dispositions,
10:55comme la présence sur l'usage des armes.
10:56Donc, non, mais quand vous dites...
10:57Monsieur Vallée, vous savez que c'est un peu...
10:58Non, mais j'entends ce que vous dites,
10:59et je vous rejoins...
10:59Vous êtes d'accord qu'on a voté ces projets de programmation ?
11:02Vous êtes d'accord ?
11:03Vous avez voté, de toute façon,
11:04un certain nombre de projets
11:06qui avaient été présentés par...
11:08Non, mais c'est mislexier.
11:09Attendez.
11:09Pardon, je vais te parler.
11:10Pendant cinq ans,
11:11on ne pouvait pas se payer le luxe
11:12de ne pas financer les gendarmes,
11:14les policiers, les magistrats, les militaires.
11:15Monsieur Vallée,
11:17je veux bien vous rejoindre
11:18sur le vote de loi extrêmement importante.
11:20Oui, on est d'accord.
11:21Maintenant, quand il s'agit de voter les budgets
11:22qui permettent la mise en œuvre de ces lois,
11:25non seulement vous ne le faites pas,
11:26mais en plus...
11:27Mais en plus,
11:28vous censurez les gouvernements
11:29et vous menacez les gouvernements.
11:31Parce que vos budgets ne sont pas bons.
11:31Donc, c'est pour ça que...
11:32Non, mais c'est pour ça que je le dis...
11:34Non, arrêtez.
11:34Et c'est pour ça que je dis aussi
11:36qu'il faut avoir une cohérence.
11:37Je parlais de la cohérence tout à l'heure.
11:39Elle est justement là.
11:40C'est-à-dire qu'on ne peut pas
11:41se targuer tous les jours,
11:42matin, midi et soir,
11:43de faire des slogans
11:43sur les plateaux télé,
11:45de s'accrocher à un vote de ci,
11:47un vote de là,
11:47en oubliant le fait général.
11:49C'est que vous êtes tout le temps
11:50en train de menacer
11:51les institutions
11:51dans lesquelles vous siégez.
11:53François Calefond.
11:53Mais un TV,
11:54on va aller dire sur les...
11:55Vous souffrirez de nous répondre
11:57collectivement.
11:57Je ne souffre pas,
11:58je vous écoute.
11:59Vous êtes sympa,
12:00vous n'allez pas faire de bien.
12:01C'est ça,
12:02on va rester tranquille.
12:04C'est une forme de gestile.
12:05Moi, je pense qu'en termes
12:06de défaisance,
12:07les parlementaires
12:08du Rassemblement National
12:09savent parfaitement travailler.
12:11C'est une mauvaise nouvelle
12:12d'avoir des sénateurs RN
12:14pour ceux qui sont au SMIC
12:15puisqu'ils refusent
12:15toute augmentation du SMIC.
12:17C'est une mauvaise nouvelle
12:18pour les Ukrainiens.
12:19À un moment clé...
12:20Excusez-moi.
12:21À un moment clé
12:22de la guerre entre la Russie
12:24et l'Ukraine,
12:25quand Mme Le Pen
12:26indique que finalement
12:28il faudra en venir à la paix
12:29et ne pas soutenir l'Ukraine,
12:30vous n'avez pas voté
12:31comme parlementaire européen
12:32un plan de 90 milliards d'euros
12:34à l'Ukraine.
12:34Ne pas soutenir financièrement,
12:35je tiens quand même à préciser.
12:36Oui, de ne pas soutenir.
12:36Soutenir en formation.
12:37Vous savez, on peut soutenir.
12:38Mais vous avez raison de préciser.
12:39Déjà, ils ont du mal
12:39à soutenir verbalement.
12:41Mais financièrement,
12:41c'est le blackout total.
12:43Donc c'est une très mauvaise nouvelle
12:45pour les relations internationales.
12:47Pour une Europe
12:48qui est indépendante de Poutine,
12:50j'en passe à des meilleurs
12:51et c'est encore une mauvaise nouvelle
12:53quand il s'agit par exemple
12:54de voter ce que nous faisons à gauche
12:58finalement des fiscalités
13:01contre les super profits pétroliers
13:02parce que ça aussi,
13:03ils sont contre.
13:04On va y venir.
13:05On va y venir.
13:06Mais c'est vrai que vous n'avez pas
13:07voté pour le SMIC.
13:07Oui, non, mais vous n'avez pas voté pour le SMIC.
13:09C'est vrai que la déclaration...
13:10On n'est pas pour accouvrir les salariés.
13:12C'est pourquoi vous ne vous augmentez pas le SMIC.
13:13La déclaration de Marine Le Pen.
13:15Non, on ne vous augmentez pas le SMIC.
13:16Vous, vous êtes pour le plus bas minimum
13:19des nominateurs comme Agnon.
13:20Ils sont contre dans les SMIC.
13:22Sur la déclaration...
13:23Vous leur promettez des miettes,
13:25vous leur promettez des vrais salariés.
13:26Sur la déclaration de Marine Le Pen,
13:28c'est vrai qu'elle a dit
13:29plus d'aide financière à l'Ukraine
13:31si demain, elle est à l'Elysée.
13:32Mais M. Saxi, regardez.
13:33Je vous fais l'image.
13:34Ça, c'est le robinet.
13:36Louis Allou, il a raison.
13:37Non, mais attendez.
13:37Vous ne savez pas ce que je vais dire.
13:39Sauf si vous êtes dans Minorité Report.
13:40Mais la réalité, c'est qu'on n'ouvre pas encore.
13:42On ouvre le robinet.
13:44Mais même si on le coupe,
13:45ou qu'on l'ouvre,
13:45l'eau ne nous coule plus,
13:46il n'y a plus de sous.
13:47Donc, on a 3 500 milliards de dettes.
13:50En 2020...
13:50Pardon, M. Calfon.
13:51En 2029...
13:52Souffrez également.
13:53En 2029, si on continue...
13:56Je tiens à dire.
13:56Je sais, je sais que vous souffrez
13:57parce que vous n'assumez pas vos votes au Parlement.
13:58Et vous assumez donc de laisser
13:59finalement le champ libre quelque part à Poutine.
14:01L'ensemble de l'impôt sur le revenu
14:03ne financera que les intérêts de la dette.
14:05C'est-à-dire que l'ensemble de l'impôt prélevé
14:06sur le travail des Français
14:07ne paiera que les intérêts de la dette.
14:10Donc oui, à Mme Thévenot,
14:11nous ne venons...
14:12J'assume et on assume
14:13avec Marine Le Pen et le gendarme de ne pas voter
14:15des budgets qui nous ont mis dans le mur.
14:17Regardez la situation budgétaire aujourd'hui.
14:18Ça n'a pas la l'humilité,
14:19voire des excuses.
14:20Et oui, M. Calfon...
14:22Et quand au Parlement européen,
14:23vous votez ETS2,
14:24c'est-à-dire 15 centimes de plus...
14:26Victor Hérault,
14:27non, Victor Hérault ne s'est pas encore...
14:28C'est plus qu'un centime à la pompe
14:31pour tous les Français.
14:32Donc pour quelqu'un qui défend le fort d'achat,
14:33ça en met à un service.
14:34Victor Hérault ne s'est pas encore exprimé.
14:37Allez-y.
14:37Au Sénat, il y a 15 parlementaires de plus
14:41qui reprendront le narratif de Poutine
14:44comme vous venez de le faire,
14:46qui bloqueront l'aide à l'Ukraine.
14:48Comme vous l'avez fait au Parlement européen,
14:50je ne sais pas pour qui c'est...
14:52Victor Hérault.
14:52Mais pas pour les habitants.
14:54On va faire tourner la parole.
14:55Victor Hérault, allez-y.
14:56Pour revenir sur...
14:57Oui, Français.
14:58Non, non, laissez parler les Français.
14:59Mais défendre l'Ukraine, c'est défendre les Français.
15:00Pour revenir sur l'événement de la soirée,
15:01le nombre de sénateurs,
15:02les nouvelles entrées,
15:03notamment la France Insoumise
15:04et la constitution de ce groupe
15:06du Rassemblement National,
15:06déjà, je suis d'accord,
15:08il faut nuancer tout cela,
15:09dire que les équipes globalement
15:10n'ont pas trop changé,
15:12les Républicains restent premiers,
15:14les socialistes deuxièmes,
15:15les centristes qui voulaient passer
15:16deuxièmes groupes sont restés troisièmes.
15:18Sur le RN et la France Insoumise,
15:20il faut comprendre quand même
15:21que dans la symbolique,
15:22il y a quelque chose d'assez logique.
15:23C'est la marche lente de ces partis
15:25qui sont la nouvelle alternance.
15:26C'est comme ça qu'ils se présentent.
15:27C'est-à-dire,
15:28il y a eu la tentative macronienne
15:30de faire un bloc central.
15:31Eh bien, ce sont les deux alternances
15:33en lieu et place
15:34de l'alternance droite-gauche.
15:35Il y a quelque chose de logique
15:36dans tout cela, selon vous ?
15:38Le Sénat, il faut comprendre
15:39que c'est le dernier bastion à prendre.
15:41C'est l'endroit de la République
15:42le plus dur à prendre
15:43puisque c'est par des grands électeurs.
15:44C'est très indirect.
15:45C'est dans les territoires.
15:46Il faut s'implanter.
15:47Là, il y a quand même quelque chose,
15:48même s'ils ne viennent pas à la cheville,
15:49par exemple, des LR
15:50qui font 120 et quelques,
15:52127 sénateurs,
15:53le RN15, LFI2.
15:55Mais ils viennent quand même
15:55chatouiller ces partis implantés
15:57depuis des décennies,
15:59leur dire
15:59« Nous nous implantons doucement localement
16:02et nous sommes en train d'arriver. »
16:04C'est une lente vague, si vous voulez.
16:05Donc, ce décalage aussi
16:06entre les élections directes,
16:08les élections présidentielles,
16:09notamment, mais municipales aussi,
16:10et les sénatoriales,
16:11c'est logique.
16:12En fait, c'est un décalage
16:13quasi temporel.
16:13C'est-à-dire que plus ces partis
16:15vont progresser dans la présidentielle
16:16dans les municipales,
16:17plus, quelques années plus tard,
16:18ils auront des sièges.
16:19– Guillaume Tabard
16:19et ensuite, bon, je dis là-dessus.
16:20– Modulo et LFI quand même,
16:21parce qu'LFI n'ont que 4 mairies.
16:23Revenons sur Terre.
16:24– Oui, mais en tout cas,
16:25ils ont un élu là-dessus,
16:26justement, Guillaume Tabard.
16:28C'est vrai, c'est une marche lente
16:29pour parler à l'instant.
16:30– Et le sénateur du Ronde, LFI
16:30est le fruit de la division à gauche.
16:31– Oui, mais c'est une constante
16:33que les partis qui émergent
16:35au niveau national
16:36avant d'avoir un ancrage territorial
16:38mettent du temps à s'implanter.
16:41Et bon, il y a un exemple
16:43très célèbre avant eux,
16:44c'est tout simplement
16:44le parti gaulliste.
16:46Lorsque De Gaulle revient au pouvoir
16:47en 58, il n'y a pas de gaullistes
16:49au Sénat, ou très peu.
16:50Michel Debré y était,
16:51mais enfin, il y a...
16:52Et pendant des années,
16:53des années, malgré un gaullisme
16:54tout puissant et dominant
16:55à l'Assemblée nationale,
16:57les gaullistes étaient
16:59archi-minoritaires à l'Assemblée.
17:01Et c'est plus tard que le RPR
17:02est devenu le premier groupe au Sénat.
17:04Et finalement, cet effet d'écalage
17:05qui est important.
17:08Et là, depuis 2007,
17:09on a eu trois forces
17:09qui se sont implantées
17:10au niveau national
17:11sans passer par la case territoriale,
17:13je dirais.
17:14C'est la République en marche,
17:16le Rassemblement national
17:17et la France insoumise.
17:19On voit bien que la République en marche,
17:21malgré deux mandats
17:22d'Emmanuel Macron,
17:23n'a pas réussi
17:23cette implantation territoriale
17:25ni au Sénat.
17:26– On se maintient en manque sénat ?
17:28– On se maintient en manque sénat ?
17:28– On se maintient en manque sénat ?
17:30– Vous pouvez rigoler ou quoi ?
17:31– 15 minutes.
17:31– Mais attendez,
17:32vous venez de le dire,
17:33on n'est pas dans le paysage politique
17:35depuis 50 ans
17:35et on maintient,
17:36on consolide nos forces au Sénat
17:38et on arrive même à renouveler.
17:40On arrive même à...
17:40Excusez-moi !
17:41– Est-ce que je ne dis pas
17:41c'est que c'est que c'est que nous,
17:42c'est une vraie sénateur ?
17:43– C'est une vraie sénateur
17:44– Attendez, on renouvelle aussi les visages.
17:46Donc je veux bien qu'on dise,
17:47etc., etc.,
17:47mais au-delà des slogans,
17:48il y a quand même des réalités
17:49qui sont des réalités numériques
17:50au regard des électeurs
17:52qui ont voté aujourd'hui.
17:55– La réalité, c'est qu'après
18:03c'est une réalité.
18:05– On n'est pas absent au Sénat.
18:07– Par principe,
18:08aucun sénateur,
18:09aucun groupe
18:09ne nous fait mal.
18:10– Très bien !
18:11– En revanche,
18:14le poids d'un groupe
18:14peut faire du bien
18:15ou faire mal
18:16aux parties concernées.
18:17– Mais c'est vrai,
18:18que le point est la violence.
18:19– C'est une réalité
18:20pour que le commentaire
18:21ne soit pas complètement à côté.
18:22– Vous avez été piqué
18:23par un point
18:23qui n'était pas...
18:24– Je ne voulais pas dire
18:25que la République En Marche
18:27avait reculé,
18:27enfin Renaissance maintenant,
18:29avait reculé au Sénat.
18:29Je dis juste qu'au terme
18:31de deux présidents
18:31d'Emmanuel Macron,
18:33le parti du président
18:34reste une force
18:35très marginale au Sénat.
18:37C'est un fait arithmétique,
18:38ce n'est pas un jugement
18:39de valeur.
18:40– Mais il avait fait
18:40une entrée historique,
18:41c'est vrai,
18:42les gens qui ont été
18:42au premier sénateur,
18:43il faut quand même le rappeler.
18:44– Il faut quand même le rappeler,
18:44merci.
18:45– Je dis ça pour souligner
18:46que les trois forces
18:47qui avaient émergées...
18:48– On est en train de noter
18:48la percée historique du ARN,
18:50mais...
18:54– Aujourd'hui,
18:57on a tout le moins
18:58un effet retard
18:59dans leur présence au Sénat.
19:00Ne vous en déplaisez ?
19:01– Bruno Jeudy,
19:02est-ce que ça va changer
19:03quelque chose
19:04pour ceux qui nous regardent ?
19:05– Non, mais par contre,
19:07ça aura une incidence forcément
19:09parce que là,
19:09on a une haute assemblée,
19:11le Sénat maintenant
19:12qui est constitué
19:12pour les trois ans
19:13qui viennent
19:14et en fonction du résultat
19:16à la présidentielle,
19:17ça aura une incidence.
19:18– Pourquoi ?
19:18– Parce que ce soir,
19:19Gérard Larcher,
19:19dans les quelques mots
19:20qu'il a eus
19:21de son premier discours,
19:22il a beaucoup insisté
19:23sur le Sénat
19:24qui est un contre-pouvoir.
19:26Il a été un contre-pouvoir
19:27sous Emmanuel Macron,
19:29quoi qu'on en dise,
19:30parce que c'est le groupe LR
19:31qui dominait
19:31et même si le groupe centriste
19:33est un peu
19:34à moitié composé aussi
19:35de sénateurs
19:37plutôt
19:39qui peuvent voter
19:40avec les macronistes,
19:41ça a été un contre-pouvoir.
19:43Et là, ce soir,
19:43son discours,
19:44c'est quand même
19:46en fonction de ce qui se passera
19:47l'année prochaine,
19:48que ce soit Marine Le Pen
19:49puisqu'elle est en tête
19:50aujourd'hui dans les sondages,
19:51ce sera un contre-pouvoir
19:52aussi,
19:52cette haute assemblée
19:54parce que, mine de rien,
19:56alors après,
19:56c'est sûr que le groupe LR
19:58qui domine le Sénat
20:00est quand même travaillé
20:01par aussi...
20:03D'ailleurs,
20:04Jordan Bardella
20:04disait
20:05tendre la main
20:07au...
20:08Bien sûr,
20:09Donc, c'est important,
20:10cette composition ce soir,
20:11c'est que cette assemblée
20:12est constituée
20:13pour la présidentielle
20:14de l'année prochaine.
20:15Il y aura un renouvellement
20:16dans trois ans,
20:17ce sera l'autre partie
20:18de la France
20:18issue des municipales
20:20qui donnera son verdict
20:22en termes de grands électeurs.
20:23Mais ce qu'on peut dire
20:24ce soir,
20:24c'est que c'est vrai
20:25qu'il y a beaucoup
20:25de grands électeurs.
20:26Ce qu'il y a des grands électeurs,
20:27c'est quoi ?
20:28C'est les élus,
20:29les adjoints
20:29dans les différents îles.
20:30Il y en a beaucoup
20:30aujourd'hui
20:31qui ont voté
20:32pour les listes
20:33du Rassemblement national,
20:34ce qui n'était pas prévu
20:35forcément sur le papier.
20:36C'est le cas
20:36dans Gironde.
20:37Madame Diaz,
20:38c'est une centaine d'élus,
20:39par exemple,
20:40grands électeurs,
20:41elle en fait 400.
20:42C'est le cas aussi
20:43en Seine-Maritime.
20:44Donc, on voit bien
20:45que les grands électeurs
20:46qui sont élus
20:46sur des listes,
20:47on va dire,
20:48des listes apolitiques
20:49pas étiquetées,
20:50eh bien,
20:51ils ont voté
20:51pour le Rassemblement national.
20:52C'est juste un mot,
20:53David Diaz,
20:54en passant,
20:54qui, logiquement,
20:55devrait prendre la présidence
20:57du futur groupe Rennes.
20:58Peut-être quand même
20:58parce que ça se retourne
20:59l'argument de Bruno Jeudy,
21:00même si je partage
21:01son analyse,
21:02c'est que vous avez
21:02un parti qui est en train
21:04de disparaître,
21:04qui est les LR,
21:06pris par la radicalité.
21:07Au Sénat, quand même.
21:08Mais justement,
21:08j'y viens nationalement,
21:10au municipal,
21:12et la grande distorsion,
21:13parce que Gérard Rachet,
21:14ce n'est pas simplement
21:14un contre-pouvoir,
21:15c'est une façon de dire
21:16LR pèse au Sénat,
21:18qui est la deuxième assemblée.
21:19Et ça,
21:20c'est la grande distorsion.
21:21Et là où j'entends bien,
21:22ils ont bien fait leur travail,
21:24ils sont formidables,
21:24toutes ces forces qui arrivent,
21:26mais en réalité,
21:26les forces politiques
21:27dites traditionnelles,
21:29le LR que je ne défends pas,
21:30ou le Parti socialiste,
21:31quand vous avez des sénateurs
21:32qui sont réélus
21:33dans des territoires complexes,
21:34c'est parce que
21:35les élus locaux,
21:36y compris dans des petites villes,
21:37dans des villes moyennes,
21:38ont un travail d'implantation.
21:40Et que cette tempérance
21:41qui est liée
21:42à la qualité
21:43de leur travail local
21:45fait qu'ils ont
21:46des grands électeurs,
21:47parfois sans rapport,
21:49effectivement,
21:50ce n'est pas le cas
21:50du Parti socialiste,
21:51mais sans rapport
21:52avec leur influence nationale.
21:54Moi, je trouve bien,
21:55j'entendais Guillaume Tabard
21:56qui nous invitait presque
21:58à changer le mode
21:59du scrutin du Sénat.
22:01Certains ont voulu le faire.
22:02Certains ont voulu le faire.
22:04Je trouve bien
22:05qu'il s'est assemblé
22:06cette chambre haute,
22:07comme on dit,
22:08qui ne représente pas
22:08simplement les territoires,
22:10mais qu'elle est surpondaire,
22:11qu'elle est du retard
22:12sur les autres.
22:12Une surpondaire.
22:13La ruralité,
22:14le vote de la ruralité
22:15ne vous intéresse pas,
22:16moi,
22:16je n'ai déjà pas tout ça
22:18en même temps.
22:19Vous avez déjà
22:22deux scrutins.
22:22Vous avez la proportionnelle
22:23et le majoritaire,
22:24puisque c'est dans
22:25les scrutins proportionnels
22:26qui,
22:27comme j'ai écouté
22:27M. Tavard tout à l'heure,
22:28nous faisons nos meilleurs scores
22:29parce que je pense aussi
22:30comme vous que c'est
22:31une meilleure représentation
22:32des territoires.
22:33Je vais très vite,
22:34j'entendais M. Jody
22:34disait que M. Larcher,
22:36non pas vous,
22:36mais M. Larcher,
22:37parlait de contre-pouvoir.
22:38Mais quand je vois
22:39Jean-François Husson
22:40qui était le rapporteur
22:40général du budget du Sénat
22:41avec le gouvernement
22:42qui ont voulu prendre
22:43cette idée folle
22:43de créer la taxe à elle,
22:45c'est-à-dire taxer
22:45les honnêtes gens
22:46sur les dingueries des émeutiers,
22:47c'est grâce
22:47à l'Assemblée nationale,
22:48à nos députés,
22:49que nous avons combattu
22:50cette dinguerie
22:50qui voulait en fait
22:52obliger des gens honnêtes,
22:53des gens qui se savent
22:54tôt le matin,
22:54des gens qui font vivre...
22:55Attendez,
22:55la France a l'assureur
22:56de son front,
22:57faire payer les incendies,
22:58la casse,
22:58et ces honnêtes gens
22:59qui voient leur véhicule
23:00brûler le matin.
23:01Ben oui,
23:01mais quand on sera au Sénat,
23:02on ne sera pas obligé
23:02d'attendre à l'Assemblée nationale
23:03avec notre groupe,
23:03on pourra défendre
23:05les Français
23:06et on évitera les dingueries
23:07de vos camarades
23:08voter au Sénat
23:09et à l'Assemblée nationale.
23:09La question aussi,
23:10c'est de savoir
23:10est-ce que le Sénat véritablement
23:13a pesé sur les deux quinquennats ?
23:15La réponse est franchement non.
23:17Est-ce que ça a pesé aujourd'hui ?
23:18Nous allons peser au Sénat,
23:20M. Sacky,
23:21vous pouvez regarder,
23:22grâce à notre groupe
23:23internationale...
23:23Vous aurez surtout
23:24un peu plus de temps de parole
23:25et un peu plus d'argent.
23:26Dans une démocratie,
23:26c'est bien d'avoir
23:27du temps de parole
23:27pour représenter les gens.
23:28Vous en avez un routume.
23:30Oui,
23:30mais on parle des valises...
23:32Dans les groupes.
23:32On parle du valise
23:33du Qatargate
23:33au Parlement européen
23:34quand votre copine socialiste
23:36elle a été retrouvée
23:36avec des valises
23:37plein de billets.
23:38Bon, vous voyez,
23:38vous n'êtes pas placé
23:38pour parler.
23:40On a bien fait
23:42de vous séparer
23:42de quelques-mètres.
23:43C'est fait partie
23:43de votre groupe.
23:44C'est un parti de votre groupe
23:45quand même.
23:45Ne reniez pas des amigus
23:46et des cas sont gênants.
23:47C'est vrai.
23:48On ne passe l'électroniquement.
23:48Ce n'est pas une opération
23:49non plus.
23:50Elle fait un pouvoir cassation
23:51on ne va pas refaire
23:51un débat sur la justice.
23:52Elle fait un pouvoir cassation
23:53elle est innocente.
23:54Je vais vous faire
23:54un cours de droit
23:54si vous voulez aussi.
23:55A défaut d'oublier
23:56vos amigus,
23:57vous oubliez peut-être
23:57aussi le code de procédure pénale
23:58mais ce que je veux dire
23:59c'est que
24:00Vous avez bien intérêt
24:00à connaître
24:01au Rassemblement de la Nationale
24:02le code de procédure pénale
24:03vu le nombre d'obligeants
24:04Au lieu de lever la voix
24:05sur le plateau
24:06dites à vos camarades
24:07socialistes au sein
24:07qu'il a la voix
24:08contre les dingueries
24:09que le gouvernement
24:09est certain.
24:11Parce que
24:12vous trouvez normal
24:12que des gens
24:13vous trouvez
24:15normal
24:16pour des tempérances
24:16on reviendra
24:17parce que vu
24:17comment vous avez parlé
24:18à la fois
24:18en drac au terrac
24:19je pense que
24:19vous hurlez son plateau
24:20Mais non
24:20la hache de guerre
24:22est enterrée
24:22Il y a pas de problème
24:23Mais il y en a aussi là
24:23qui vont réveiller
24:24Il y aura un peu plus d'ambiance
24:27peut-être au sein
24:27Avec M. Calfon
24:29qui est quand même
24:30assez imposant
24:31sur le plateau
24:31en termes de bonne
24:32face des sons
24:33La question s'il vous plaît
24:34Ne vous sentez pas agressé
24:35M. Vallée
24:35J'ai fait policier
24:37J'en ai vu des verbes
24:38et un peu plus corrigées
24:39La question Mathieu Vallée
24:40de savoir ce soir
24:41est-ce que vous allez
24:43véritablement
24:43changer les choses
24:44dans la chambre
24:45avec cette percée
24:47c'est vrai qu'on dit
24:48historique
24:48mais est-ce que
24:49dans les faits
24:50véritablement
24:50J'ai l'impression
24:52que ça rend triste
24:53tout net
24:53certaines personnes
24:54qu'on ait fait 15 élus
24:55mais on ne les a pas volées
24:56C'est des territoires
24:57qu'on a été conquérir au vote
24:58Vous seriez prêts d'ailleurs
24:59à élargir un peu
25:00vos alliances
25:01avec quelques sénateurs LR
25:03au-delà finalement
25:04du LR
25:04Mais là
25:05durant la campagne
25:06alors on rentre à peine dedans
25:08mais Marine Le Pen
25:09lorsqu'on lui dit
25:10alors quand elle veut faire du social
25:11elle est socialiste
25:12et quand elle veut défendre la France
25:13elle est fasciste
25:13donc c'est ce que disent
25:14nos adversaires
25:15à droite et à gauche
25:16Non mais la réalité
25:17c'est que nous on appelle
25:18tous les compatriotes
25:18de droite et de gauche
25:19parce qu'on parlait d'Andréa Cotérac
25:20il était avant la France Insoumise
25:21il nous a rejoint
25:22donc nous
25:23les gens tant qu'ils aiment la France
25:24tant qu'ils aiment la fierté
25:25d'être français
25:26tant qu'ils veulent redresser le pays
25:27on les accueille
25:28évidemment les bras ouverts
25:29dans notre parti
25:29moi j'étais à l'association civile
25:30monsieur Swaxi avant
25:31mais même connu
25:32porte-parole du syndicat
25:33indépendant des commissaires de police
25:34et commissaires de police en activité
25:35j'ai la fierté de rejoindre ce mouvement
25:37après est-ce que Guillaume Tabard
25:39est-ce que c'est pas finalement
25:42quelque chose qui est mythologique
25:45est-ce que c'est pas quelque chose
25:46de mythologique d'aller vers
25:48s'il vous plaît
25:51vous parlez tous les deux fort
25:53bon est-ce que c'est finalement
25:55pas une bonne chose
25:56d'aller vers une chambre haute
25:58qui serait peut-être
25:59plus représentative des territoires
26:01on a vu c'est vrai
26:03une percée importante
26:04aux municipales de la part
26:06du Rassemblement National
26:07pour quelque part
26:09apaiser un petit peu
26:10quelques frustrations
26:11des électeurs du RN
26:12oui alors
26:14puisqu'on a deux assemblées
26:15on est dans un régime
26:17avec deux assemblées distinctes
26:18il est normal que les deux assemblées
26:20n'aient pas exactement le même rôle
26:22n'aient pas la même représentativité
26:24n'aient pas le même mode de scrutin
26:26c'est vrai qu'il y en a un
26:27qui est censé représenter
26:28directement les électeurs
26:30même si le scrutin majoritaire
26:32modifie un peu tout ça
26:33l'autre qui est censé davantage
26:35représenter les territoires
26:37on est d'accord
26:37donc qu'il y ait deux rôles
26:39un peu différents
26:39c'est normal
26:40et par tradition
26:41le Sénat a toujours joué
26:43un rôle de pondération
26:44par rapport à l'alternance
26:46ou les alternances
26:47à l'Assemblée
26:48pardon
26:48où les alternances sont fréquentes
26:50et souvent spectaculaires
26:52le Sénat
26:53il y a davantage de continuité
26:54mais c'est vrai que
26:55pour l'équilibre même
26:57du débat démocratique
26:58il est bon quand même
26:58que toutes les forces
27:00soient représentées
27:00on avait vu
27:01il y a quelques années
27:02souvenez-vous
27:02les écologistes
27:03qui avaient fait leur entrée
27:04au Sénat
27:04alors qu'ils n'étaient pas
27:05représentés
27:06voilà
27:07on a maintenant
27:08le Rassemblement National
27:08il y aura la France Insoumise
27:09ce qui
27:10il faut voir qu'on était
27:11dans la série
27:12la moins favorable
27:12à LFI
27:13puisque la région parisienne
27:15notamment sera renouvelée
27:16dans trois ans
27:17et là on verra
27:17contre le LFI
27:18qui pourra à son tour
27:19faire un groupe propre
27:21alors Gérard Larcher
27:22qui est habitué
27:23j'allais dire
27:23au confort
27:24des groupes actuels
27:25et un petit peu inquiet
27:27par l'arrivée
27:27du RN
27:28etc
27:28mais voilà
27:29il faudra bien aussi
27:30que le Sénat
27:31s'adapte à cette nouvelle réalité
27:32c'est vrai que vous parliez
27:33à l'instant de respiration démocratique
27:34c'est vrai que Prisca Thévenot
27:35voilà
27:35c'est peut-être aussi
27:37une étape importante
27:38dans ce processus
27:39dans lequel on a engagé
27:40depuis maintenant
27:41depuis la dissolution
27:42non mais je ne sais pas
27:43si c'est une étape importante
27:44en tout cas c'est factuel
27:45et encore une fois
27:46je le dis
27:47ce résultat
27:48ne faisons pas comme si
27:49c'était inattendu
27:51on le sait
27:51ça découle aussi
27:52des élections municipales
27:53avec un certain nombre
27:54aussi de grands électeurs
27:55comme l'a dit
27:56M. Tabard
27:56qui étaient sans étiquette
27:57maintenant
27:58ce que je dis
27:59c'est que
27:59je ne pense pas
28:00que le groupe RN
28:00va fondamentalement révolutionner
28:03l'action du Sénat
28:04parce qu'ils sont 15
28:05c'est un fait
28:06on va agir
28:07mais regardons plutôt
28:08l'action politique
28:08qui est faite par ailleurs
28:09et en revanche
28:10là où il y a eu
28:11une percée historique
28:12et un changement
28:12extrêmement profond
28:13c'est depuis la dissolution
28:14à l'Assemblée nationale
28:15et oui là
28:16on peut constater
28:17un bilan du RN
28:18en deux ans de mandat
28:19c'est-à-dire
28:20plus d'impôts
28:21pour les Français
28:21plus d'impôts
28:22pour les entreprises
28:23la volonté
28:24de menacer le gouvernement
28:25pour qu'on puisse
28:26en finir avec des réformes
28:27qui permettent
28:27d'avoir des marges
28:28marges de manœuvre financière
28:29je parle de la réforme
28:31par exemple du chômage
28:32ou la réforme plutôt
28:34du système de retraite
28:35donc voilà
28:36il y a une réalité
28:37là où je veux
28:37là où
28:39là où
28:39ce qui était nous a raison
28:40c'est que
28:41ça va jouer à l'Assemblée nationale
28:42ça ne va pas jouer au Sénat
28:43le prochain quinquennat
28:44et c'est vrai que
28:45sur ces questions-là
28:46on a toujours eu d'ailleurs
28:48l'habitude de dire
28:48que le dernier mot
28:49revenait toujours à l'Assemblée
28:50il faudra quand même
28:52le Sénat pour le budget
28:54je pense
28:55vous verrez
28:56vous verrez
28:56en tout cas
28:57si jamais
28:59Marine Le Pen
29:00devait accéder au pouvoir
29:01le Sénat
29:03aura
29:04son mot à dire
29:04parce que ça bloquera
29:05un certain nombre de choses
29:06bien sûr
29:07les réformes constitutionnelles
29:08ou autres
29:08ils veulent passer
29:09pour le référendum
29:09mais dans cette composition
29:10dans cette recomposition-là
29:12Bruno
29:13ce n'est pas non plus
29:14une révolution
29:15que l'on est en train de dire
29:16on est en train de vivre au Sénat
29:18vous avez bien
29:19je pense qu'il n'y a pas
29:20de révolution
29:21il y a aussi une chose
29:22qu'on ne commande pas
29:23parce que c'est un fait
29:24il y a quoi
29:25il y a peut-être
29:25deux élus sénateurs UDR
29:27mais pourquoi
29:28finalement les Verts
29:29ont un groupe constitué
29:30depuis bien longtemps
29:31et que le Rassemblement National
29:33ne rentre que maintenant
29:34malgré son influence nationale
29:36qui est indéniable
29:36c'est leur isolement aussi
29:38qui fait ça
29:38donc il y a M. Ciotti
29:40qui leur propose
29:41finalement une sorte
29:42de relais de croissance
29:43avec son UDR
29:43mais finalement
29:44ils sont bloqués
29:46dans leur isolement
29:47qui est d'ailleurs
29:48lié à leurs incertitudes stratégiques
29:51et ce qu'expliquait Bruno
29:54je termine d'un point
29:56je le dis avec un grand calme
30:00l'enjeu finalement
30:01de la future recomposition
30:03c'est d'un côté
30:05un Rassemblement National
30:06qui n'est ni de droite
30:08ni de gauche
30:09on entend ça
30:09et de l'autre côté
30:10cette tentation
30:11de l'union des droites
30:12qui ne fonctionne pas
30:13à ce stade
30:14et face à ça
30:15il faut
30:16et ce que nous faisons aussi
30:17on a perdu
30:18malheureusement
30:19je salue N. Joffroy
30:20dans le Rhône
30:20ce soir
30:21qui n'a pas pu être élu
30:22il faut le rassemblement
30:23des gauches
30:24qui fonctionne
30:25au Cédric
30:26il t'en héros
30:26parce qu'il voulait
30:27justement ajouter quelque chose
30:28je vous redonne la parole
30:31juste après
30:31c'est simplement
30:32pour tempérer le propos
30:33de François Calfond
30:33alors il faut quand même dire
30:34et Bruno l'expliquait tout à l'heure
30:35qu'il y a des RN
30:37qui ont reçu des votes
30:37de grands électeurs
30:38qui ne sont pas RN
30:39donc il y a quand même
30:40une bascule
30:40c'est le cas pour les socialistes
30:41c'est le cas pour les Rennes
30:42oui non mais je veux dire
30:43là où c'est inédit
30:44c'est qu'il y a une bascule
30:44dans le fait d'avoir honte
30:46de voter RN
30:46même quand on est grand électeur
30:47il y a quelque chose
30:48qui bascule du fait
30:49de dire je peux voter
30:50pour un RN
30:51ça n'est pas dangereux
30:52pour la démocratie
30:52dangereux pour la république
30:54qu'importe
30:54en revanche vous disiez
30:55tout à l'heure Samy
30:56il n'y a pas de révolution
30:57au Sénat
30:58c'était une question
30:58un peu provocatrice
31:00parce que pour ceux
31:01qui nous regardent
31:01c'est pas forcément
31:02très concret
31:02mais c'est vrai
31:03et justement
31:03et c'est là que ça peut gêner
31:05certains de nos téléspectateurs
31:06notamment des électeurs du RN
31:07ou de la France Insoumise
31:08ou d'autres
31:09je vous disais
31:09cette grande alternance
31:10ceux qui veulent renverser la table
31:11c'est de dire justement
31:12le Sénat c'est quelque part
31:13certes c'est la stabilité
31:15certes c'est le calme
31:15par rapport au débat
31:16plus agité de l'Assemblée
31:17c'est un renouvellement
31:18qui est plus lent
31:19ou qui est plus décalé
31:19mais ce décalage
31:21entre la popularité nationale
31:22d'un parti
31:22ou d'une personnalité politique
31:24et ce qui se passe au Sénat
31:25ça peut au bout d'un moment
31:27être vu comme un verrou
31:27non pas comme un facteur de stabilité
31:29mais comme quelque chose
31:30qui fait buter une force
31:32comme celle du RN
31:33ou d'autres pourraient dire
31:34à gauche
31:35la France Insoumise
31:39ça bute contre un Sénat
31:40qui n'arrive pas
31:40à faire émerger ces futures
31:41non mais attendez
31:42c'est le résultat
31:43je vous ai interpellé
31:44sur le fait d'avoir des listes
31:45seules ou des listes d'union
31:46à gauche
31:47nous pratiquons au Sénat
31:48j'ai une voix trop faible
31:49par rapport à messieurs
31:50non mais c'est vrai
31:51d'une fois
31:52c'était nous
31:53à parler beaucoup moins de vous
31:55j'aime pas couper la parole
31:56mais je laisse ces messieurs parler
31:57non non non
31:59heureusement que je suis là
31:59je vous laisse même
32:01mon ton de parole
32:02allez-y
32:02comme a promis
32:03et il commente le fait
32:04qu'il me laisse parler
32:04c'est génial
32:05on a un peu d'humour
32:06on est dimanche phare
32:08non juste pour aller
32:09sur le chemin de raisonnement
32:10que vous étiez en train
32:11de dresser Victor Hérault
32:12c'est attention
32:13on avait la même lecture
32:15pour les municipales
32:15les municipales
32:16on s'attendait à ce qu'il y ait
32:18des milliers et des milliers
32:20de maires RN et LFI d'un coup
32:21et on a vu que dans
32:22beaucoup d'endroits
32:23et notamment par exemple
32:23Edwige Giaz
32:24qui je crois
32:24briguait une mairie à l'époque
32:25qui est sénatrice ce soir
32:26il n'y a pas de sujet
32:27avait loupé la marche
32:28c'était pareil pour Laure Lavalette
32:30c'était pareil pour un certain nombre
32:32voilà
32:32donc c'est finalement le résultat
32:35et je suis désolée de le dire
32:36oui les sénateurs sont élus
32:37par des grands électeurs
32:38mais ils sont élus
32:38par les grands électeurs
32:39qui ont été renouvelés récemment
32:40et pour certains
32:41n'ont pas voulu
32:43au suffrage universel direct
32:45voter pour le RN ou la LFI
32:47et tirer Arnaud ensuite là-dessus
32:49non mais allez-y
32:50je vous ai promis
32:51de vous donner la parole
32:52je prends la parole
32:53quand vous me la donnez
32:53évidemment c'est vous le mettre
32:54des lieux
32:55je ne suis pas un squatter
32:56il y en a suffisamment
32:58sur cette planète
32:59je ne suis pas un squatter
33:01sauvagement
33:01vous avez fait pour un zadiste
33:03oui bah heureusement
33:04ça m'aurait fait offence
33:05mais la réalité
33:06c'est que
33:07quand j'écoute le plateau
33:09et je le dis trivialement
33:10au Rassemblement
33:11on n'est pas dépouilleux
33:12il y a une fierté de notre parti
33:13il y a une fierté des idées
33:14que nous représentons
33:14et que nous incarnons
33:15personne ne dit ça
33:16personne n'a dit ça
33:17le vote caché
33:18mais oui chez vous aussi
33:20on peut faire la revue des 4
33:21chez vous aussi
33:21il n'y a pas beaucoup
33:22d'un genre d'extrême droite
33:23il n'y a pas beaucoup
33:23ça y est
33:24ou un nostalgi du fascisme
33:25il n'y en a pas beaucoup
33:26quand vous avez fait l'annonce
33:26avec les filles
33:27je pense que vous voudrez vous taire
33:28et je pense que vous devriez
33:30d'aller voir le pape
33:31pour pouvoir vous pardonner
33:33on en parlera du pape d'ailleurs
33:34exactement
33:35mais vous avez raté l'occasion
33:36d'aller vous faire pardonner
33:37vos péchés
33:38mais la réalité
33:38c'est que
33:40on est fiers de notre parti
33:41et
33:41monsieur Calfon et M.Tvenot
33:43je vous le dis gentiment
33:44et je le dis aussi
33:45avec modestement
33:46beaucoup plus que vous
33:47mais la réalité c'est que
33:48les bonnes idées
33:49peuvent venir de partout
33:50c'est pour ça que Marine Le Pen
33:51elle veut rassembler
33:51au-delà de notre camp politique
33:52mais oui
33:53moi j'ai pas
33:54j'ai juste j'ai pas
33:55c'est vraiment pour tout
33:55c'est sincère
33:56j'ai pas la prétention de dire
33:59quand la France Insoumise
34:00je peux finir ou pas monsieur
34:01mais avec plaisir
34:01on est pas au meeting
34:02on est pas au meeting
34:03allez-y
34:03on a le temps
34:04mais la réalité c'est que
34:05quand les urgences
34:06quand les urgences familiales
34:08les urgences familiales
34:09liées aux violences conjugales
34:10les urgences familiales
34:11imposent qu'on doit reloger
34:12une femme victime
34:13de l'orce conjugale
34:13elle représente 84%
34:15des victimes de l'orce conjugale
34:16lorsque la France Insoumise
34:17propose cette proposition de loi
34:18qui vise à mieux prendre en charge
34:20les victimes
34:21évidemment qu'on la vote
34:22on n'est pas comme en face
34:23ni chez les socialistes
34:23ni chez Macron
34:24c'est à dire
34:24on est sectaire
34:29mais vous ne faites pas plus bête
34:31que vous êtes
34:32nous on propose des lois
34:35c'est votre dérive habituelle
34:37que vous ne votez pas
34:38on propose des lois
34:39à l'Assemblée
34:39et ça c'est la position
34:40de toute façon
34:41depuis le début
34:42en tout cas
34:43c'est vrai que là-dessus
34:45vous ne votez pas
34:45les propositions de loi
34:47qui sont issues
34:48généralement du rafond national
34:49c'est la vérité
34:50et c'est assumé
34:52au détriment des Français
34:53au détriment des Français
34:54nous ne sommes pas
34:55les supplétifs
34:56des poutinistes au Parlement
34:57c'est vrai Arnaud nous a rejoint
34:58Thierry
34:59c'est vrai que les Français
35:00quand ils justement
35:02regardent ces résultats ce soir
35:03ils se disent
35:04ah tiens
35:04percer du rassemblement national
35:05au Sénat
35:06ça veut dire
35:07quelque part
35:08en tout cas
35:09ça présage peut-être
35:10de quelque chose d'important
35:11pour Marine Le Pen
35:11dans 7 mois
35:12oui c'était assez logique
35:13que ça se retrouve
35:14d'abord parce que c'est
35:15le reflet de l'opinion
35:16on le voit évidemment
35:17dans les sondages
35:17on le voit aussi
35:18élection avec élection
35:19et c'est aussi
35:20évidemment la conséquence
35:21du corps électoral
35:22de ces élections sénatoriales
35:24c'est la conséquence
35:25en particulier
35:26des élections municipales
35:28et donc
35:28on retrouve logiquement
35:30l'impact
35:31des élections municipales
35:32et donc
35:32il était assez naturel
35:34que ces élections
35:35se traduisent ce soir
35:36par une avancée
35:37du Front National
35:37et par le fait
35:38que le Rassemblement National
35:39et le fait
35:41que le Rassemblement National
35:42soit désormais
35:42en situation
35:43de constituer
35:44un groupe au Sénat
35:45c'est évidemment
35:46une des informations
35:47importantes de la soirée
35:48mais ce qu'il faut
35:48intellectuellement
35:49est-ce qu'on peut se projeter
35:50justement sur 2027
35:51avec ce résultat
35:53ce soir ?
35:53Alors
35:54c'est compliqué
35:55d'extrapoler
35:56parce que le corps électoral
35:57ne sera pas le même
35:58et les enjeux
35:58ne seront pas les mêmes
35:59non plus
36:01en revanche
36:01ce que nous dit
36:04l'élection de ce soir
36:05et les nouveaux équilibres
36:06qui sont en train
36:07de se mettre en place
36:07au Sénat
36:08pour aller un petit peu
36:09dans le sens
36:09de ce que disait Bruno
36:10il y a quelques instants
36:11c'est que
36:11le Sénat va beaucoup compter
36:13en réalité
36:14à partir de
36:15l'an prochain
36:16lorsqu'il y aura
36:17un nouveau président
36:18de la République
36:18et potentiellement
36:20une nouvelle majorité
36:21c'est pas certain
36:23cet équilibre politique
36:24du Sénat
36:25tel qu'on l'a aujourd'hui
36:26avec une majorité
36:27de droite
36:28et du centre
36:28assez clair
36:29pour le coup
36:30malgré la progression
36:31du rassemblement national
36:33va jouer un rôle
36:34politique
36:35important
36:35et il faut quand même
36:36aussi observer
36:37quand même
36:38que si on s'en tient
36:39à une stricte définition
36:41de ceux
36:42qui se présentent
36:42comme macronistes
36:43aujourd'hui
36:44au Sénat
36:45ils étaient une vingtaine
36:46ils vont être une quinzaine
36:47ou un peu moins
36:48sur 348 sénateurs
36:50et ça ça dit aussi
36:52quelque chose
36:53de l'état
36:54de l'opinion
36:55aujourd'hui
36:55ça paraît dur
36:56monsieur Arnaud
36:56vous pouvez me dire
36:57rassemblement
36:58ça a l'air de vous écorcher
37:00la gorge de te le dire
37:01pourtant vous avez
37:01dans le Sénat
37:01il s'est repris
37:03on est dimanche soir
37:04et vous êtes fatigué
37:04je ne sais rien
37:05il s'est repris
37:05oui non mais
37:06ça c'est pour les gens
37:07qui nous détestent
37:08qui disent
37:08front en pensant
37:09nous offenser
37:09mais ça arrive
37:11non mais ça arrive
37:12il s'est repris
37:16c'est la maquette un peu basque
37:17c'est la fois absurde
37:18et insultant
37:18excusez-moi
37:19pardonnez-moi
37:20je défends
37:20pardonnez-moi
37:21vos confères
37:22et vos collègues
37:22c'est pas du tout
37:24vous faites jamais
37:25FM TV non ?
37:26vous faites à chaque fois
37:27que je fais un débat
37:27et vos confères
37:28je ne peux pas passer une
37:29non mais
37:30c'est vous là
37:30c'est pas à la hauteur
37:32du débat
37:33c'est pas du tout son
37:34ce que vous pensez
37:36de ma personne
37:36j'en ai rien à cirer
37:37je veux dire que
37:39je veux dire que
37:39si je trouve que
37:40c'est pas à la hauteur
37:41on était loin
37:42de la main ouverte
37:43la main tendue
37:44c'est plutôt une main
37:46dans la gueule
37:48on n'entend rien là
37:49franchement
37:49Bruno
37:49on referme cette parenthèse
37:51on ne veut pas laisser
37:52parler quelqu'un
37:52vous passez au dessus
37:53donc j'essaye de pouvoir
37:55vous attaquer à mon frère
37:56et à mon collègue
37:56je le défends
37:57de façon la plus juste possible
37:59on peut plus s'adresser
37:59aux journalistes dans la France
37:59je veux dire qu'on est attaqué
38:00je ne peux pas dire
38:01que le lapsus
38:02avec l'ancienneté de M. Arnaud
38:03mais il s'est repris
38:04et sa connaissance des dossiers
38:05je trouve ça un peu fort de café
38:06mais il s'est repris
38:06c'est attaqué de dire ça
38:07ben dis nous
38:08il va falloir un jour
38:08aller sur le terrain
38:09parce que vous verrez que
38:10c'est des vraies agressions
38:11que vos confrères subissent
38:12et que je condamne
38:12là vous en faites des caisses
38:14pas grand chose
38:15non mais
38:16vous êtes toujours
38:17pour faire la vogue
38:17on passe à autre chose
38:18non mais on passe à autre chose
38:20que vous ayez une bonne
38:21vous avez une bonne
38:21je n'en ai rien à cirer
38:23je vais passer à autre chose
38:24les français s'en fichent
38:25c'est avec quoi Mathieu Vallée
38:26les français s'en fichent
38:26mais moi je ne s'en fiche pas
38:28le débat se passe bien
38:29le débat se passe bien
38:30le débat se passe bien
38:31Mathieu Vallée
38:32franchement Mathieu Vallée
38:33le débat se passe bien
38:34genre le plateau
38:34tous contre moi
38:35mais non
38:35posez-vous des questions
38:37monsieur Vallée
38:37posez-vous des questions
38:38c'est macroniste visiblement
38:39on essaie simplement
38:40d'avoir un débat
38:41on avait un débat de fond
38:42qui était plutôt intéressant
38:43est-ce qu'on peut revenir
38:44à l'essentiel du sujet
38:44est-ce qu'on se vient
38:45nommer les choses
38:45Camus disait
38:46ça y est c'est fini
38:47il s'est repris
38:54on passe à votre place
38:54monsieur Vallée
38:55on peut le faire
38:56je ne suis pas votre élève
38:58madame Téveno
38:58c'est pénible
39:01c'est pénible
39:02c'est pénible
39:03c'est pénible
39:04vous ne m'invitez plus
39:05moi je ne m'occupe pas
39:06des invitations
39:06alors faites pas de remarques
39:07comme ça
39:08ce qui est intéressant
39:09dans ce que disait Thierry
39:11ce que disait Thierry
39:12c'est que oui
39:12le Sénat va avoir
39:13un rôle important
39:14par rapport à votre question
39:15de qu'est-ce que ça va changer
39:16pour les français
39:17pourquoi ?
39:18parce qu'en plus
39:18la personnalité de Gérard Larcher
39:20qu'on a vu quand même
39:21quelques-unes
39:21là ce soir
39:22il a annoncé sa candidature
39:2418 ans de présidence
39:26en vue
39:27l'année prochaine
39:28c'est son quatrième président
39:29de la république
39:29il a vu toutes les alternances
39:31donc il aura un poids
39:33considérable
39:34surtout sur ce groupe LR
39:35qui est tiraillé
39:36justement entre
39:37sans doute
39:38tenté par l'union des droites
39:39d'un côté
39:40et la politique
39:43pour certains
39:44qui était tentée
39:45par le macronisme
39:46donc il va devoir
39:47garder ce groupe
39:48uni d'une manière
39:49ou d'une autre
39:49et ça va être sans doute
39:51très intéressant
39:51de voir comment
39:52même avec 15 élus
39:55le groupe RN
39:56va essayer
39:57de grignoter
39:58aussi dans cette droite
39:59dans cette droite sénatoriale
40:00donc le moment
40:01entre aujourd'hui
40:02et l'élection présidentielle
40:03va être assez important
40:04dans cette droite sénatoriale