00:00Le Premier ministre parle de surenchère irresponsable. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:02Le Premier ministre a une attitude irresponsable qui vient ici à ce moment-là.
00:05C'est pas tout d'avoir des grands mots en fait devant les médias.
00:08Qui viennent ici puisque d'ailleurs les lycéens l'ont invité.
00:12Lui et son ministre de l'éducation et le rectorat qui viennent.
00:15Et je suis prêt en tant que maire de l'accueillir.
00:18Il va bien qu'il sera très bien accueilli.
00:20Il n'y a pas de difficulté parce que nous sommes des gens conscientisés.
00:23D'accord ? Donc c'est bien beau d'avoir des qualificatifs
00:26mais ce sont les qualificatifs qui le disqualifient définitivement.
00:28Parce qu'il n'y a qu'à observer la situation de la promesse républicaine ici dans les quartiers populaires.
00:35Elle est aujourd'hui uniquement, c'est un souvenir.
00:37L'État met moins de moyens dans les quartiers populaires qu'il le met dans les beaux quartiers.
00:40C'est factuel. C'est factuel. C'est incontestable.
00:43Sur l'ensemble des qualificatifs de l'État, la promesse républicaine n'est pas au rendez-vous.
00:47C'est ça qu'ils viennent dire.
00:49Est-ce que c'est une démarche spontanée de la part de ces lycéens ou il y a de l
00:51'instrumentalisation politique ?
00:52Il n'y a aucune instrumentalisation, ils sont tous ici.
00:54Et vous voulez qu'on leur pose la question ? Vous êtes très sûrs.
00:56On leur posera la question si ils sont instrumentalisés.
00:58Ici, ce sont des jeunes qui sont parfaitement conscientisés, ils n'ont pas besoin d'être instrumentalisés.
01:02En revanche, ce sont des jeunes lycéens.
01:04Et nous sommes là aussi pour leur dire attention.
01:06Ne vous mettez pas en danger.
01:08Prenez pas des risques inconsidérés.
01:09Parce que je suis maire d'une ville, mais je suis aussi père de famille.
01:11Et je suis un éducateur.
01:13Et je viens de voir une chose.
01:15Aujourd'hui, de manière factuelle, si ces jeunes veulent répondre à la police nationale, ils peuvent le faire.
01:22Ils peuvent le faire.
01:23La seule chose pour laquelle ils ne le font pas, c'est qu'il y a le respect entre nous.
01:26Vous voyez ce que je veux dire ?
01:27Ça change tout.
01:28Ça change tout.
01:29Donc j'invite vraiment tous celles et ceux qui se disent être les porteurs de la République, d'être respectueux
01:34à l'égard du message qui est envoyé.
01:36Ne perversissez pas leur message.
01:37Et je compte aussi sur les médias.
01:39Ne perversissez pas leur message.
01:40L'intégralité de leur message, c'est de dire, nous vous voulons éduquer dans des bonnes conditions.
01:45Nous voulons travailler dans des bonnes conditions.
01:46Nous voulons que nos établissements soient bien entretenus.
01:49Nous voulons pas avoir de fuite.
01:49Nous voulons pas, en hiver, avoir froid.
01:51Nous voulons pas non plus quand il fait trop chaud dans l'établissement.
01:54Ce sont des choses assez simples.
01:56Est-ce que c'est un mouvement qui a amené à durer, selon vous ?
01:57Moi, j'en sais rien, parce que je ne suis pas le chef d'oeuvre, en fin de compte, je
02:01veux dire, de ce mouvement.
02:02Ce sont les jeunes qui le décident.
02:03Ce sont les lycéens qui le décident.
02:05Mais j'ai envie de dire une chose.
02:06Est-ce que l'État va mettre des moyens et répondre à leurs préoccupations ?
02:10C'est ça la question.
02:11Si l'État est capable de répondre, il n'y a aucune difficulté pour concrètement avoir le lever du blocus.
02:17Mais si l'État n'est pas capable de répondre, comme il le fait depuis de nombreuses années,
02:21pourquoi vous allez demander des réponses à des jeunes lycéens là où l'État est incapable d'avoir les réponses
02:27?
02:28C'est quand même paradoxal.
02:29Il ne faut pas se tromper, en fin de compte, d'adversaire.
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