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  • il y a 2 minutes
Moins d'un mois après la rentrée scolaire, les élèves de plusieurs lycées de France appellent au blocus de leurs établissements protestant contre la surcharge d'emplois du temps ou encore l'absence des professeurs. Le gouvernement affirme aussi que les forces de sécurité feront des interpellations en cas de violences.

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Transcription
00:00Le Premier ministre parle de surenchère irresponsable. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:02Le Premier ministre a une attitude irresponsable qui vient ici à ce moment-là.
00:05C'est pas tout d'avoir des grands mots en fait devant les médias.
00:08Qui viennent ici puisque d'ailleurs les lycéens l'ont invité.
00:12Lui et son ministre de l'éducation et le rectorat qui viennent.
00:15Et je suis prêt en tant que maire de l'accueillir.
00:18Il va bien qu'il sera très bien accueilli.
00:20Il n'y a pas de difficulté parce que nous sommes des gens conscientisés.
00:23D'accord ? Donc c'est bien beau d'avoir des qualificatifs
00:26mais ce sont les qualificatifs qui le disqualifient définitivement.
00:28Parce qu'il n'y a qu'à observer la situation de la promesse républicaine ici dans les quartiers populaires.
00:35Elle est aujourd'hui uniquement, c'est un souvenir.
00:37L'État met moins de moyens dans les quartiers populaires qu'il le met dans les beaux quartiers.
00:40C'est factuel. C'est factuel. C'est incontestable.
00:43Sur l'ensemble des qualificatifs de l'État, la promesse républicaine n'est pas au rendez-vous.
00:47C'est ça qu'ils viennent dire.
00:49Est-ce que c'est une démarche spontanée de la part de ces lycéens ou il y a de l
00:51'instrumentalisation politique ?
00:52Il n'y a aucune instrumentalisation, ils sont tous ici.
00:54Et vous voulez qu'on leur pose la question ? Vous êtes très sûrs.
00:56On leur posera la question si ils sont instrumentalisés.
00:58Ici, ce sont des jeunes qui sont parfaitement conscientisés, ils n'ont pas besoin d'être instrumentalisés.
01:02En revanche, ce sont des jeunes lycéens.
01:04Et nous sommes là aussi pour leur dire attention.
01:06Ne vous mettez pas en danger.
01:08Prenez pas des risques inconsidérés.
01:09Parce que je suis maire d'une ville, mais je suis aussi père de famille.
01:11Et je suis un éducateur.
01:13Et je viens de voir une chose.
01:15Aujourd'hui, de manière factuelle, si ces jeunes veulent répondre à la police nationale, ils peuvent le faire.
01:22Ils peuvent le faire.
01:23La seule chose pour laquelle ils ne le font pas, c'est qu'il y a le respect entre nous.
01:26Vous voyez ce que je veux dire ?
01:27Ça change tout.
01:28Ça change tout.
01:29Donc j'invite vraiment tous celles et ceux qui se disent être les porteurs de la République, d'être respectueux
01:34à l'égard du message qui est envoyé.
01:36Ne perversissez pas leur message.
01:37Et je compte aussi sur les médias.
01:39Ne perversissez pas leur message.
01:40L'intégralité de leur message, c'est de dire, nous vous voulons éduquer dans des bonnes conditions.
01:45Nous voulons travailler dans des bonnes conditions.
01:46Nous voulons que nos établissements soient bien entretenus.
01:49Nous voulons pas avoir de fuite.
01:49Nous voulons pas, en hiver, avoir froid.
01:51Nous voulons pas non plus quand il fait trop chaud dans l'établissement.
01:54Ce sont des choses assez simples.
01:56Est-ce que c'est un mouvement qui a amené à durer, selon vous ?
01:57Moi, j'en sais rien, parce que je ne suis pas le chef d'oeuvre, en fin de compte, je
02:01veux dire, de ce mouvement.
02:02Ce sont les jeunes qui le décident.
02:03Ce sont les lycéens qui le décident.
02:05Mais j'ai envie de dire une chose.
02:06Est-ce que l'État va mettre des moyens et répondre à leurs préoccupations ?
02:10C'est ça la question.
02:11Si l'État est capable de répondre, il n'y a aucune difficulté pour concrètement avoir le lever du blocus.
02:17Mais si l'État n'est pas capable de répondre, comme il le fait depuis de nombreuses années,
02:21pourquoi vous allez demander des réponses à des jeunes lycéens là où l'État est incapable d'avoir les réponses
02:27?
02:28C'est quand même paradoxal.
02:29Il ne faut pas se tromper, en fin de compte, d'adversaire.
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