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  • il y a 16 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Pascal Pro et vous.
00:03A sous le ciel de Paris s'envole une chanson.
00:07Daniel Rian sortira dans deux mois.
00:10Son Paris ne meurt jamais.
00:13Et il y a le single qu'on a entendu tout à l'heure à Paris.
00:16D'ailleurs le single est disponible dès maintenant.
00:19Oui, sur les plateformes.
00:20Et puis vous avez réenregistré tous ces succès autour de la ville de Paris
00:24et des chansons qui ont été écrites entre 40 et 60.
00:28Oui, et surtout 40, j'ai fait juste une exception pour Champs-Elysées
00:33parce que je l'aime beaucoup,
00:34mais c'est surtout la bande originale du livre en fait.
00:36Parce que pendant que j'écrivais le livre,
00:38j'entendais les chansons de l'époque, je regardais le hit parade.
00:41Par exemple en 47, la chanson la plus célèbre c'était C'est Si Bon.
00:44Je la mettais, ça m'inspirait pour écrire.
00:50Alors c'est votre premier roman ?
00:52C'est mon premier roman.
00:52Bon, on est en 1947, entre Les Nuits de Pigalle et Les Cases de Saint-Germain-des-Pris,
00:56et un jeune homme doit choisir entre l'héritage de son clan et la vie dont il rêve.
01:00Il est fils d'un puissant parrain corse, Matteo Casalanga.
01:04Il est destiné à reprendre un empire bâti sur la peur, l'argent, la loi du silence.
01:09Mais il aime la littérature, le jazz,
01:11là où son père ne jure que par le pouvoir et la force lui aspire à la beauté et à
01:16la liberté.
01:17Alors quand on lit évidemment un roman,
01:18on se dit mais qu'est-ce qu'il y a de vous dans ce roman ?
01:21Ah bah c'est, il y a beaucoup de moi, c'est une bio déguisée.
01:24En fait on est venu me chercher pour faire une bio,
01:27et les éditions du Rocher sont venues,
01:29et je leur ai dit non, d'abord je me trouve trop jeune pour faire une biographie,
01:32et puis il aurait fallu que je révèle des secrets,
01:34et il y a beaucoup de gens qui vivent encore autour de moi,
01:36j'avais pas envie, j'ai pas envie du grand étalage.
01:38Mais il y a des secrets dans votre vie ?
01:40Des secrets de famille, il y en a partout.
01:41Ah pas partout, il y a des familles où il n'y a pas beaucoup de secrets ?
01:44Ah bon ?
01:45Non, mais il y a des familles plus...
01:46Non mais vous savez des choses qu'on n'a jamais dites,
01:48mais qui vous ont fait en fait, qui vous ont forgé.
01:50Parce que si vous êtes là, c'est aussi tout un parcours de souffrance, d'épreuve,
01:53j'avais pas envie d'en parler, bon.
01:54Vous avez souffert ?
01:56Comme tout le monde.
01:57Bah comme tout le monde, tout le monde ne s'ouvre pas, franchement.
01:59Mais je pense que quand on chante, c'est parce qu'on souffre.
02:01Ah bon ?
02:02Oui, on chante pour ne pas pleurer, moi, je crois.
02:04Quand on choisit un métier de chanteur, c'est pas par hasard.
02:06Ou acteur, ou des choses où on a trop plein d'émotions,
02:09je crois que c'est parce qu'on en a bavé un peu.
02:11Après, les gens pensent qu'une fois que ça a marché pour vous,
02:14ils vous voient toujours.
02:16Mais c'est avant, il s'est passé des choses.
02:18Avant d'y arriver, ça a été...
02:19Non, ce qui est sûr, c'est que le désir d'aller dans la lumière
02:22n'est pas innocent.
02:24Voilà, exactement.
02:25C'est ça.
02:25Ça, il y a sûrement quelque chose qui...
02:28Mais c'est vrai pour vous, c'est vrai pour un journaliste aussi.
02:31C'est parce qu'on est tellement dans l'ombre qu'on a envie d'être...
02:33Je vous imagine pas dans l'ombre quand vous étiez enfant.
02:35Si, si, si.
02:36Mais quand vous étiez enfant, vous étiez dans l'ombre.
02:38Bah, j'ai eu des problèmes.
02:39J'étais un immigré, j'étais chassé du pays.
02:42J'ai senti la mélancolie de mes parents, la tristesse, tout ça.
02:45J'ai senti tout ça.
02:46Et j'avais envie de chanter La Joie de Vivre, par Ricochet.
02:50Bon, alors, donc il y a ce roman.
02:52Alors, pour comment...
02:52Le roman, c'est un...
02:54Je veux dire, c'est une écriture, c'est une technique.
02:56On s'improvise pas, quand même.
02:57Ça fait 20 ans que je porte le sujet.
02:58Oui, mais alors, est-ce que dans cette écriture, vous avez été aidé ?
03:01Ou est-ce que vous êtes parti comme ça,
03:04avec un plan ou sans plan ?
03:06J'ai envie de dire, techniquement, comment ça se passe ?
03:08Vous écrivez tous les matins ?
03:10Je vais vous raconter toute la vérité.
03:11C'était une comédie musicale.
03:12Parce que je suis fan du Paris, de l'après-guerre,
03:14que je trouvais extraordinaire,
03:16qui est peut-être l'âge d'or de la France.
03:17C'est juste l'après-guerre, les 50, 55.
03:20Et j'ai écrit une comédie musicale,
03:21où je mettais en opposition Pigalle et Saint-Germain,
03:23qui sont pour moi les deux racines de Paris,
03:25c'est-à-dire le corps et l'esprit.
03:26Et quand les éditions du Rocher sont venus me voir,
03:29ils m'ont demandé de faire une bio,
03:30j'ai dit non, j'ai une comédie musicale,
03:32mais je pourrais vous la transformer en roman.
03:34Mais évidemment, ce serait une bio déguisée,
03:35parce que je raconte l'ascension d'un chanteur,
03:37c'est quand même moi.
03:38Mais si vous voulez, c'est dans un univers
03:41que je connais très bien,
03:42qui me passionne,
03:43et qui est le Paris de l'après-guerre,
03:44où en 1944, la France a connu une époque horrible,
03:48avec des millions de morts,
03:49des comptes de concentration,
03:50et vous avez une jeunesse à Saint-Germain-des-Prés,
03:53qui veut refaire le monde,
03:55ils sont très pauvres,
03:56parce que Saint-Germain à l'époque,
03:57c'est un quartier très très pauvre,
03:58les gens habitent à l'hôtel,
04:00à l'époque on habitait à l'hôtel,
04:01quand on n'avait pas d'argent,
04:02c'est l'inverse aujourd'hui.
04:03Et vous avez là tout ce que la France
04:05va donner de meilleur au monde,
04:07dans la philosophie,
04:08dans le cinéma,
04:09dans la chanson,
04:10dans le théâtre,
04:11tout le monde est là,
04:12Camus,
04:12Sartre,
04:13Yves Montand,
04:14Simone Signoret,
04:15Mouloudji,
04:17Daniel Gélin,
04:17enfin ils sont tous là,
04:19ils sont dans ce petit périmètre
04:20de quelques rues,
04:20entre le Café de Flore,
04:22les Demagots,
04:22et tout le monde va créer des œuvres
04:24dont on parlera plus tard
04:25dans le monde entier.
04:26Et comment vous vous êtes mis au travail ?
04:28Parce que ça m'intéresse,
04:29ce côté un peu cuisine,
04:30vous êtes astreint à une discipline,
04:33d'écrire,
04:34vous avez réécrit beaucoup,
04:36vous avez changé parfois la version,
04:39vous étiez content,
04:40pas content,
04:40c'est pas simple l'écriture ?
04:42Mais j'avais déjà le plan,
04:43parce que comme j'avais fait la communiquette,
04:45j'avais déjà 20 tableaux.
04:46Ah oui.
04:46Donc mes tableaux se sont transformés
04:47en chapitres.
04:48Et je savais de quoi je voulais parler
04:50dans chaque chapitre,
04:51qu'est-ce que je voulais écrire,
04:52ce que je voulais...
04:53Et après,
04:53le plus difficile,
04:54c'était de le mettre en forme.
04:55Et de me documenter aussi,
04:57parce que j'ai fait un roman historique.
04:58Je connaissais très bien Saint-Germain,
05:00je connaissais un peu moins Pigalle.
05:01Et les éditions du Rocher m'ont aidé,
05:03bien sûr,
05:04ils m'ont aidé dans la documentation.
05:06J'ai étudié un peu toute la mafia de Pigalle,
05:09des Corses qui étaient là-bas à l'époque,
05:11qui géraient toutes les affaires un peu interlopes.
05:13Et ça, c'est les éditions du Rocher
05:15qui m'ont apporté cette connaissance.
05:16Et puis après,
05:17quand j'ai fini mon roman,
05:18j'avais 500 pages,
05:19et eux,
05:19ils m'ont vraiment dégraissé
05:21pour faire quelque chose d'efficace.
05:23Mais lorsque vous dites roman historique,
05:25c'est tout à fait vrai.
05:26Et comme on a tous une nostalgie
05:28et qu'on connaît en plus ces personnages,
05:29on a beaucoup de plaisir
05:31à se balader dans cette histoire,
05:33et pourquoi pas dans un Paris
05:34qui nous fait rêver.
05:36Quelques façades de bistrots,
05:38des néons clinquants,
05:39des aboyeurs de salles,
05:40vendeurs de rêves interdits,
05:42qui arpentent les trottoirs,
05:43du crépuscule à l'air,
05:45l'aube.
05:45J'adore que c'est Pigalle.
05:47Voilà, c'est Pigalle.
05:47Mais il existe encore,
05:48les aboyeurs de salles,
05:50vendeurs de rêves interdits.
05:52Ça existe encore,
05:53on passait à Pigalle.
05:54Venez voir,
05:55mademoiselle Nina,
05:56qui est de passage à Paris,
05:57en ce moment.
05:58C'est ça, c'est ça.
05:59C'est derrière les...
06:00Il y avait ça, Janice.
06:01Bien sûr.
06:02Il y a bien longtemps
06:02que je ne suis plus allé à Pigalle.
06:05Mais c'est derrière
06:06les sourires commerciaux,
06:07derrière les vitrines alléchantes
06:08et alléchées
06:09que Pigalle existe,
06:11que les choses se jouent,
06:12que la poésie de la nuit
06:14se déclame
06:15et le charme opère.
06:16Alors, ce pari-là,
06:17il existe.
06:18Vous connaissez un peu Pigalle,
06:19d'ailleurs,
06:20ce secteur.
06:21Vous m'en avez parlé plusieurs fois,
06:22mais il y a qu'est-ce que...
06:24En fait,
06:24c'est un peu fantasmé,
06:26ce mélange
06:27des filles payées,
06:29des filles tarifées,
06:31des Macs,
06:31ce qu'on appelait
06:32les souteneurs.
06:33Exactement.
06:33Même le mot souteneur,
06:34je ne suis pas sûr
06:34que les jeunes sachent
06:36ce qu'est un souteneur.
06:37Non, je ne sais pas.
06:38C'est quoi ?
06:42C'est quelqu'un
06:43qui protégeait une fille
06:45et elle lui donnait
06:46en échange
06:46un impôt
06:48sur ce qu'elle travaillait.
06:49Il y a une chanson célèbre,
06:52Prospère,
06:52le roi du Macadam,
06:53c'est un souteneur.
06:55Prospère,
06:56et hop là,
06:57boum,
06:57c'est le roi du Macadam.
07:00Et il se balade,
07:01mais cette chanson
07:01ne pourrait plus être écrite.
07:03Donc, il y a quelque chose...
07:05Alors, ça ne devait pas être
07:06très rose,
07:07la vie de ces jeunes femmes.
07:08Mais il n'empêche,
07:10il y a quelque chose
07:11de l'ordre de la nostalgie.
07:12On regarde ça aujourd'hui
07:13avec tendresse
07:15alors que ça ne devait pas
07:16être rigolo forcément.
07:17Comme je ne l'ai pas connu
07:18vraiment ce Pigalle,
07:19j'ai regardé
07:20beaucoup de films de l'époque.
07:22Touche l'époque,
07:22Grisby,
07:23Razia sur la chenoufle,
07:24Le rouge émis,
07:24où ça se passait à Pigalle.
07:26Et on voyait ces filles
07:27qui étaient souvent
07:27dans des cabarets
07:28très luxueux
07:29et qui échangeaient
07:30après avec les clients
07:31et il y avait
07:32des arrières-salles
07:33où il se passait des choses.
07:34Mais si vous voulez,
07:35c'était l'ADN de Pigalle.
07:37Les gens allaient s'encanailler
07:38là-bas.
07:39Il faut savoir
07:39qu'après la guerre,
07:40il n'y avait pas
07:42que des intellectuels.
07:43Il y avait des gens
07:43qui avaient besoin
07:43de s'amuser.
07:44Et Pigalle,
07:45en tout cas,
07:47permettait aux gens
07:47de s'évader.
07:48Il y avait des jeux...
07:49Les jeux étaient clandestins
07:50parce qu'on jouait aux cartes
07:51mais c'était interdit.
07:54Il y avait aussi la drogue
07:55parce qu'il y avait l'opium
07:56qu'on vendait à Pigalle
07:57qui venait de...
07:58Parce que les Français
07:59avaient une colonie au Vietnam.
08:01Ils ont fait
08:01un grand trafic d'opium.
08:02Donc Pigalle,
08:03c'était le quartier,
08:04si vous voulez,
08:04qui réunissait
08:06toutes les activités
08:06un peu illicites
08:07mais c'était géré
08:08par des hommes d'affaires
08:09qui étaient corse
08:10des années 30
08:11aux années 50.
08:12Les Guérinis,
08:14les Marinis
08:15et après c'est passé
08:16les pieds noirs
08:17qui ont repris Pigalle
08:18mais du temps des corses
08:19c'est vrai qu'il y avait
08:19une espèce de...
08:22Comment dire ?
08:22D'univers
08:23mais qu'on voit
08:24dans les films
08:24de Jean Gabin.
08:25Danny Briand
08:26est avec nous.
08:26Paris ne meurt jamais
08:27c'est aux éditions du Rocher.
08:29Les rues de Saint-Germain
08:30chantent le printemps.
08:30Les filles sont belles
08:31aériennes,
08:32elles dérambulent
08:32sur le trottoir,
08:33chemisier audacieux,
08:35jupes volantes,
08:35cheveux fous
08:36balayés par un vent
08:37canaille.
08:38Les années de guerre
08:39et d'occupation
08:40s'éloignent,
08:41les traumatismes aussi.
08:42L'envie de s'amuser,
08:43du créer,
08:44de crier ne faiblit pas.
08:45Alors comme il reste
08:46trois minutes
08:46et qu'on a envie quand même
08:48de chanter,
08:49vous l'avez dit,
08:50en parallèle de ce livre
08:51qui est sorti
08:52aux éditions du Rocher,
08:54il y aura peut-être
08:55une adaptation.
08:56Parce que ça,
08:57vraiment,
08:58je trouve que c'est...
09:00s'il y a un metteur en scène
09:02qui a envie
09:02de se replonger
09:03dans ces années-là,
09:04je trouve qu'il y a
09:05une trame...
09:07C'est un film cher
09:07quand même,
09:08en costume et tout ça.
09:09C'est un film cher
09:10mais avec l'intelligence
09:11artificielle d'aujourd'hui
09:12ou le décor,
09:13on peut...
09:13Mais je voudrais
09:14qu'on se fasse plaisir,
09:16M. Fabrice Laffitte.
09:17Présent.
09:17Présent Fabrice Laffitte.
09:18Alors qu'est-ce qu'on peut...
09:20Combien de chansons
09:21vous avez
09:21en magasin
09:26de Paris ne meurt jamais ?
09:28Combien de chansons
09:29vous avez enregistré ?
09:30On a les dix ou pas ?
09:31On n'a pas les dix
09:32mais j'en ai quelques extraits
09:33qu'on n'a pas encore diffusés.
09:34Celle-ci d'ailleurs.
09:40Celle-là,
09:40c'est vraiment
09:41la fin de la période.
09:42Je trouve qu'elle n'est pas
09:42toute à l'heure.
09:43Là, on est dans les années 60.
09:45Mais on est quand même
09:46dans la cave.
09:46On est quand même
09:47dans la cave des Gainsbourg
09:48et un univers un peu...
09:49Médecins en moins
09:50des années 40.
09:50Oui, je suis d'accord.
09:51Bon.
09:53Chanson de Gardeau,
09:54vous connaissez les...
09:54Là, par exemple,
09:55vous savez pas
09:56ce que c'était
09:56qu'un poinçonneur
09:57des Lilas.
09:58C'est...
09:58Non.
09:59C'est des références.
10:02Le poinçonneur,
10:03quand vous rentriez
10:04dans un métro,
10:05vous aviez un petit
10:06métro
10:06et il poinçonnait.
10:08Et Delilah, pourquoi ?
10:09Parce qu'il est
10:09porte des Lilas.
10:11Donc, c'est le poinçonneur
10:12de la porte des Lilas.
10:13C'est ça, son histoire.
10:14Il dit, je poinçonne
10:14les tickets,
10:15je poinçonne
10:16des petits trous,
10:16des petits trous,
10:17encore des petits trous.
10:18Il y avait un parfum
10:19dans le métro à l'époque.
10:20Je ne sais pas si vous avez
10:20senti le parfum du métro.
10:22Moi, quand j'allais
10:22avec mon père...
10:23Alors, on va dire
10:24c'est plein maintenant.
10:26Venez avec moi,
10:27vous allez voir.
10:28C'est pas la même chose.
10:29Bon, autre chanson,
10:31M. Fabrice.
10:32C'est bon
10:34de partir n'importe où
10:38bras-dessous,
10:39bas-dessous.
10:40Qui a créé cette chanson ?
10:42Alors, c'est Henri Betty.
10:44Voilà, Henri Betty,
10:45ça m'a échappé.
10:46Henri Betty, 1947,
10:47Henri Betty.
10:48Il y a plein de docteurs
10:49comme ça qu'on connaît.
10:50Alors ça, Henri Betty,
10:51là, ça, je ne connais pas
10:53Henri Betty.
10:54Moi, je ne le connais pas
10:55non plus, mais...
10:56C'est un standard international.
10:58C'est une chanson française
10:59au départ ?
10:59C'est une chanson française,
11:00bien sûr.
11:00Mais elle est partie.
11:01Louis Armstrong l'a chantée ?
11:02Louis Armstrong,
11:03Synad,
11:04tout le monde l'a chantée.
11:04Tout le monde l'a chantée ?
11:06Alors ça, c'est extraordinaire.
11:07Autre single.
11:09Sous le ciel de Paris
11:11qui s'envole une chanson.
11:13Ça, c'est formidable.
11:14C'est beau.
11:15Elle est aujourd'hui
11:17dans le cœur d'un garçon.
11:19Vous l'avez connaissé ?
11:20Je triche un peu,
11:20j'ai les paroles devant moi.
11:22Qui est-ce qui l'a créé ?
11:24Sous le ciel de Paris ?
11:25Alors ça, je ne sais pas l'auteur,
11:26mais c'est Montand,
11:27en tout cas,
11:27qui l'a créé.
11:28Montand qui chantait,
11:29c'était à l'ABC, Montand ?
11:30Oui.
11:31Ou à l'étoile.
11:33Oui.
11:33Alors Montand,
11:34il était habillé comme vous
11:35quand il chantait ?
11:35Oui.
11:36Enfin, moi,
11:36je ne suis pas habillé comme ça.
11:37aujourd'hui,
11:37je me suis mis en noir.
11:38Il avait la chemise noire.
11:38Il était en marron, en fait.
11:39Ah oui, chemise marron.
11:40Oui, parce que
11:40les chemises noires,
11:41ça lui rappelait le fascisme italien.
11:42Oui, vous avez raison.
11:43Il avait une chemise marron
11:44et il levait la jambe
11:46quasiment jusqu'à sa tête.
11:48Comme vous ?
11:49Oui.
11:50C'est qu'un peu moins de souplesse.
11:52Il n'arrête pas de chambrer.
11:53Mais joli.
11:54C'est son emploi, non ?
11:55Oui, c'est son emploi.
11:57Bon, autre chanson,
11:58M. Lafitte.
11:59Reprise de Georges Hulmer.
12:00Un petit chédo,
12:01une station de métro
12:03entourée de bistrots.
12:05Bigal.
12:05C'est incroyable.
12:06Comment c'est fabriqué la chanson ?
12:08Comment elle est ?
12:08C'est une inspiration.
12:09La musique arrive
12:10et ça les emporte.
12:12C'est quelque chose
12:13d'assez mystérieux,
12:14la création.
12:15Je suis d'accord.
12:16Bon, vous allez faire
12:16un spectacle avec ces chansons.
12:17Oui, je vais faire
12:18le grand bal de l'amour
12:19parce que,
12:19comme je suis toujours
12:20sur ce thème de Paris,
12:21Paris a été libéré
12:22par les Américains
12:25au son du jazz
12:26et il y avait
12:26d'immenses balles.
12:28Les gens dansaient
12:29dans la rue
12:29et d'ailleurs encore aujourd'hui.
12:31Eh bien, merci.
12:32Merci beaucoup Dany Briand.
12:34Paris ne meurt jamais,
12:35c'est aux éditions du Rocher.
12:37C'est un roman.
12:38Paris ne meurt jamais,
12:39c'est également un disque
12:40qui apparaît dans deux mois,
12:42le 20 novembre,
12:43avec toutes ses chansons
12:44autour de Paris.
12:45C'est un bonheur
12:46de vous recevoir.
12:48Je vais vous l'acheter
12:48à Noël, Pascal, l'album.
12:49Ah oui ?
12:50Ça, je suis d'accord avec vous.
12:51Pierre de Milneau,
12:53dans une seconde.
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