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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:01On va revenir maintenant à la campagne pour l'élection présidentielle en regardant ce que veut faire le candidat à
00:06horizon, Edouard Philippe.
00:07Il avait promis un plan massif au fil de la campagne dans son programme et là il veut une réforme
00:13des retraites musclée.
00:15Un départ à 65 ans, 45 annuités de cotisation d'ici moins de 10 ans.
00:19Alors justement François Gapillan, on parle d'Edouard Philippe mais rappelez-nous dans l'ensemble ce que proposent les candidats
00:25à la présidentielle.
00:26Bonsoir François.
00:26Bonsoir à tous. Vous y faisiez allusion à l'instant. Il était jusqu'à présent assez flou et donc très
00:31attendu sur cette question.
00:32Edouard Philippe, d'un mot, il annonce effectivement sa proposition parvenir progressivement à un âge légal de départ à 65
00:39ans avec 45 annuités de cotisation.
00:42Ça c'est la proposition Macron de 2022 réagit un autre ancien Premier ministre de l'actuel chef de l
00:47'État et lui-même candidat à la présidentielle.
00:50J'ai nommé Gabriel Attal, principal concurrent d'Edouard Philippe dans le bloc central, lui suggère carrément de supprimer l
00:56'âge légal de départ.
00:58Je propose qu'on prenne la durée de cotisation. Vous avez une vraie décote si vous partez tôt, une vraie
01:03surcote si vous partez tard, a-t-il déclaré aujourd'hui ?
01:06À leur droite, à la droite d'Attal et de Philippe. Le candidat LR, Bruno Retailleau, souhaite lui instaurer un
01:12âge de départ minimal à 63 ans pour ceux qui auront une carrière complète
01:17avec des cotes de 7% par an et un départ à taux plein à 65 ans contre 67 actuellement.
01:23Tandis qu'à l'extrême droite, sur ce sujet des retraites, la candidate RN se rapproche davantage de ses concurrents
01:28de gauche.
01:29Marine Le Pen qui plaide pour un retour de l'âge légal de départ à 62 ans après 42 ans
01:35de cotisation et même 60 ans et 40 annuités
01:37pour ceux qui sont entrés sur le marché du travail avant l'âge de 20 ans. 60 ans, 40 annuités
01:43de cotisation, ça c'est l'objectif de Jean-Luc Mélenchon.
01:46Objectif d'abaissement de l'âge légal de départ, c'est différent, dans ce nouveau système de retraite.
01:51Les Français garderaient la liberté de continuer à travailler au-delà de cet âge légal.
01:56Pour le reste, le leader de la France insoumise, en tout cas c'était le cas en 2022, prévoit un
02:01garde-fou,
02:01à savoir une pension minimum au-dessus du seuil de pauvreté.
02:05Je termine avec Raphaël Glucksmann, favori de la primaire de la gauche sociale-démocrate.
02:09Il n'a pas encore détaillé sa proposition.
02:11Tout de même, il dit vouloir revenir comme base, en quelque sorte, à l'âge légal de 62 ans,
02:16mais avec un système de décote d'une part et en repartant, dit-il, de la question de la pénibilité.
02:22Merci François Gapillon.
02:23Nous sommes avec Pauline Thévignot et Jérémy Marot.
02:27Bonsoir à tous les deux.
02:27Vous êtes tous les deux journalistes politiques, l'une à RTL, l'autre à l'AFP.
02:31Et vous avez écrit ce livre qui sort aux éditions du Rocher, Le crépuscule des princes,
02:36consacré au dauphin d'Emmanuel Macron.
02:38Alors je ne sais pas si Édouard Philippe se vit comme un dauphin d'Emmanuel Macron, je ne suis pas
02:41sûr.
02:42La réponse est dans la question.
02:43En revanche, ce qui est assez étonnant, c'est qu'il reprend la proposition d'Emmanuel Macron de 2022,
02:48puisque dans son programme présidentiel de campagne, Emmanuel Macron proposait 65 ans.
02:53Finalement, il est passé ensuite à 64 ans, puis maintenant la réforme a été suspendue.
02:58Et d'ailleurs, Édouard Philippe est moqué par Gabriel Attal en disant,
03:01mais finalement, il ne fait que reprendre une idée de proposition.
03:03Oui, alors il l'a durci quand même, parce que le détail qui tue, c'est les 45 années de
03:08cotisation.
03:09C'est ce qu'il faut regarder.
03:10Pour beaucoup, ce sera au-delà, évidemment, de 65 ans.
03:14Et on voit que ça a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre lui et Gabriel Attal.
03:19Ça n'a pas amélioré leur relation, puisque Gabriel Attal, lui, il critique sa proposition,
03:24en disant que finalement, il essaye de jouer sur les curseurs, sur les paramètres.
03:28Et il a cette phrase lapidaire de dire, mais on n'en est plus aux soins palliatifs,
03:33il faut complètement révolutionner le système.
03:36Ce qui, là aussi, nous rappelle quand même quelqu'un, en 2017, c'est Emmanuel Macron,
03:40qui promettait une réforme des retraites, qui remettait tout à plat.
03:44Oui, alors ça veut dire qu'Édouard Philippe, il est plus raisonnable qu'il est Gabriel Attal,
03:49si on juge ses deux dauphins ?
03:50En fait, Édouard Philippe, il a toujours été plutôt pour des solutions assez classiques,
03:53qui est de tourner les curseurs de l'âge, que ce soit un âge de départ ou des annuités.
03:57Quand il arrive en 2017, le problème, c'est qu'avec le package dans le sac à dos de Premier
04:02ministre,
04:02il est obligé d'endosser aussi celui de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron,
04:06qui était à point, Pauline le rappelait, une retraite extrêmement ambitieuse techniquement.
04:11Mais à la base, Édouard Philippe, c'est quelqu'un de droite, avec des solutions plutôt classiques de droite.
04:16C'est ce qu'on appelle les réformes paramétriques, plutôt.
04:18Mais c'est courageux de défendre 65 ans, où finalement, il sait très bien qu'une partie de son électorat,
04:23notamment un électorat âgé qui est déjà à la retraite, est plutôt favorable à un durcissement des règles ?
04:28De toute façon, il avait annoncé la couleur depuis longtemps.
04:30C'est-à-dire qu'il avait donné une interview à Challenge il y a quelques années,
04:33où il avait dit 65, il avait même dit 66, 67 ans.
04:36Dans la tête de tout le monde, c'était devenu le candidat qui allait mettre la retraite à 67 ans.
04:40Finalement, il est moins 10 ans avec ses 65 ans.
04:44Et il parle, effectivement, à un électorat de droite classique,
04:47qui doit faire son socle au moins au premier tour.
04:50Quand on regarde les données de l'INSEE, le premier emploi, ce qu'on appelle le premier emploi significatif en
04:55France,
04:55Gaëtan Mélin, c'est 22 ans et 7 mois.
04:58Donc si on rajoute les 45 années de cotisation...
05:00Ça fait 67.
05:01On est au fameux 67 d'Édouard Philippe.
05:03Au fameux 67 ans.
05:05Et d'ailleurs, dans sa proposition, il maintient le départ à la retraite à 67 ans à taux plein.
05:11C'est véritablement le point qui est essentiel,
05:13puisque quand on regarde dans le détail, ce ne sont pas les 65 ans qui sont importants.
05:18C'est véritablement les 45 années de cotisation.
05:20Parce que vous pouvez très bien décider de partir à la retraite à 65 ans.
05:24Mais si vous n'avez pas cotisé 45 ans,
05:27vous aurez une pension de retraite beaucoup plus faible.
05:30Donc on aura une paupérisation de cette population
05:33qui partera plus tard à la retraite,
05:35mais qui ne partira pas avec une pension complète.
05:38Et aujourd'hui, l'âge moyen d'entrer sur le marché du travail
05:42est assez élevé et tardif en France par rapport à nos voisins allemands.
05:46Donc ça veut dire que, par exemple, si je finis mes études à 25-26 ans,
05:49je pars à la retraite à 70 ans.
05:50Le premier emploi stable, puisque je suis sur les données de l'INSEE,
05:54c'est 27 ans.
05:55C'est ce qu'on appelle premier emploi stable, c'est-à-dire avec CDI.
05:58Le 22 ans, c'est premier emploi significatif.
06:00Il faut en rendre sur le marché du travail, on peut signer ses premiers CDD.
06:03L'emploi significatif CDI, 27 ans, et donc là...
06:06Mais on parle jusqu'à 72 ans.
06:07Non, alors vous ne travaillerez pas jusqu'à 72 ans,
06:09puisqu'à partir de 67 ans, encore une fois,
06:12vous pouvez partir à la retraite à temps plein.
06:14Donc c'est ça.
06:16Il faut vraiment regarder toutes ces mesures dans le détail.
06:19C'est très très important, parce qu'encore une fois,
06:22très peu de gens pourront partir à la retraite à 65 ans,
06:24même s'il dit, Edouard Philippe,
06:25qu'un retraité sur trois pourra partir avant l'âge de 65 ans.
06:30Oui, mais dans quelles conditions ?
06:32Et c'est là aussi que c'est important.
06:33C'est ça, vous vous focalisez beaucoup sur l'entrée sur le marché du travail,
06:36mais la question, c'est aussi maintenir dans l'emploi les seniors.
06:39Exactement.
06:39C'est-à-dire d'arriver au-delà de 60 ans à rester sur le marché du travail.
06:42C'est une vraie difficulté.
06:43Mais là, Edouard Philippe, il va être le candidat sérieux,
06:46le candidat qui dit les choses telles qu'elles sont.
06:49Parce que d'ailleurs, dans son interview,
06:51notamment ce matin dans Parisien,
06:52il explique que c'est aussi pour éviter une crise financière.
06:55Oui, il dit dans le Parisien qu'il n'y a pas de plan B
06:57et c'est clairement sa marque de fabrique à Edouard Philippe.
07:01Et d'ailleurs, c'est expliqué comme ça.
07:03C'est dire que cette réforme des retraites,
07:04finalement, elle est la condition même du financement du reste de son programme.
07:11Mais il a tout à fait conscience, Edouard Philippe,
07:13que c'est absolument pas populaire.
07:15Il le dit, il sait très bien que ça va lui coûter des points dans les sondages.
07:21Il est vraiment sûr de ça ?
07:23Oui, et d'ailleurs...
07:23Parce qu'on ne peut pas dire qu'il y a une grande dynamique Philippe en ce moment.
07:25Regardez toute la chorégraphie,
07:29toutes les précautions qu'il a prises pour présenter cette réforme.
07:32On a déjà eu son tandem avec Gérald Darmanin,
07:35nous assurant que désormais, il avait à sa gauche,
07:39puisque c'est comme ça qu'il se présente,
07:41un lieutenant, un soutien qui allait s'assurer
07:44qu'il n'oublierait pas le volet social de sa politique.
07:48Il a ensuite dit qu'il voulait faire beaucoup de pédagogie sur le travail et plus.
07:52Pendant de longues semaines, il a répété qu'il fallait travailler plus
07:56parce que c'était la condition pour financer le reste.
07:59Et il la présente finalement maintenant.
08:00Toutes ses précautions, ça montre bien qu'il sait à quel point ce sujet est inflammable.
08:03Oui, mais il est face à des candidats qui proposent 60 ans, 62 ans.
08:07Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon...
08:09Alors c'est sûr qu'il y a plus de sucré chez les autres candidats.
08:12Pour lui, l'addition est plutôt salée.
08:15Mais encore une fois, d'une part, il avait annoncé la couleur.
08:17D'autre part, on est à 7 mois de l'élection présidentielle.
08:19On savait que ce serait un peu sans sparadrap du capitaine Haddock, cette réforme.
08:22Mais il faudrait qu'il clarifie.
08:24Il l'a clarifié relativement tôt.
08:26Maintenant, ça va être à lui de susciter,
08:28et c'est là peut-être son plus gros challenge,
08:29un peu plus d'enthousiasme autour de sa campagne,
08:32avec d'autres types de mesures, peut-être plus novatrices.
08:35En tout cas, il a clarifié cette réforme.
08:37Mais le sous-titre de votre livre, justement, c'est de dire...
08:39Voilà, vous parlez des dauphins.
08:40C'est-à-dire que là, maintenant, il faut le trône.
08:42Le trône, il est à l'Élysée.
08:44Là, la belle bâtisse qu'on voit juste derrière vous.
08:47Mais le boulet, c'est l'héritage.
08:49Parce qu'en fait, les prétendants, pour beaucoup,
08:51ils sont héritiers d'Emmanuel Macron.
08:53Ils ont travaillé avec Emmanuel Macron.
08:55Bien sûr, ils ont été ses premiers ministres.
08:56Ils ont même émergé grâce à lui.
08:58Parce qu'Edouard Philippe, Gabriel Attal,
09:00c'est parce qu'ils ont été nommés à Matignon par Emmanuel Macron
09:03qui sont arrivés à ce statut.
09:05Et c'est ce à quoi il s'emploie,
09:08tout en voyant bien les limites à se montrer trop au pain gras.
09:12Souvenez-vous, il y a un an,
09:14Edouard Philippe, il appelle à une présidentielle anticipée.
09:17Et puis, c'est déjà un gros coup de tonnerre, un séisme.
09:20Emmanuel Macron n'apprécie pas du tout.
09:22Et puis, quelques jours plus tard,
09:24il dit qu'il ne lui doit rien.
09:26Et ça, il a bien vu que ça ne passait pas.
09:29Et il a rétropédalé quelques mois plus tard
09:31pendant sa campagne municipale au Havre,
09:33en disant « je sais ce que je lui dois ».
09:34Donc, c'est une ligne de crête
09:36et c'est un équilibre très difficile à trouver.
09:38Gabriel Attal, par exemple, passe son temps à dire
09:40que la France va mal depuis la dissolution.
09:43Donc, en gros, depuis que je suis parti de Matignon, bien compris.
09:46Voilà, c'est vraiment ce qu'elle raconte.
09:48Il dit « tout allait bien.
09:49Et depuis que la France n'a plus de majorité… »
09:53Alors là, il triche un peu parce qu'il n'y en avait pas avant non plus.
09:55Mais vraiment, il n'y a plus du tout de majorité.
09:57La France dégringole, menace de crise financière.
10:00Il cherche clairement à effacer le tatouage Macron.
10:03Après la dissolution, on sait dans quelles conditions il était mené.
10:05Il n'a pas été informé de cette dissolution.
10:08Il l'a appris après bien des personnes et parfois même après certains journalistes.
10:12C'est ce qu'on raconte dans le livre.
10:13Il n'a pas digéré l'épisode.
10:15Donc forcément, pour lui, c'est une nette rupture avec Emmanuel Macron.
10:19Il sert de cet épisode-là pour prendre ses distances.
10:22Il y a un autre dauphin qui pourrait émerger
10:25et qui, là, du coup, assumerait sans doute plus facilement l'héritage Macron.
10:29C'est Sébastien Lecornu.
10:30Oui, c'est un fantasme caressé par certains proches soutiens du président.
10:37Lecornu en fantasme, on n'imaginait pas ça comme ça tout de suite.
10:41Chacun les siens.
10:44Mais en se disant que ce serait quelqu'un qui serait peut-être plus fidèle,
10:47plus loyal, plus effacé aussi et qui ne joue pas la rupture.
10:52Mais on voit bien que Sébastien Lecornu, cet été, a coupé court.
10:55Et même ceux qui pouvaient imaginer cette hypothèse
11:00se font à l'idée que ça n'arrive pas.
11:02De toute façon, le Premier ministre Sébastien Lecornu,
11:05il a un sacré épisode à passer.
11:07Là, c'est le budget.
11:08De toute façon, ça commence demain.
11:10Oui, il est présenté demain en Conseil.
11:12des ministres.
11:13Et après, en commission des finances à l'Assemblée nationale,
11:16les discussions vont s'engager.
11:17Et l'objectif annoncé par le Premier ministre,
11:20c'est de faire 54 milliards d'euros d'économies.
11:22Il faut absolument que sa copie soit crédible.
11:25Parce que les marchés financiers sont en train de s'emballer.
11:28Le taux d'emprunt à 10 ans de la France
11:30a atteint aujourd'hui un nouveau record.
11:334,8%.
11:34On est vraiment proche des 5%.
11:36On est vraiment le mauvais élève de l'Europe.
11:37Ah oui, oui, oui.
11:38Tout à fait.
11:38Et il y a vraiment une très, très grosse inquiétude.
11:40Donc aujourd'hui, la responsabilité première du Premier ministre,
11:44c'est d'arriver à être crédible auprès de ses financiers.
11:48Parce que si effectivement, la copie est médiocre,
11:52il y aura une sanction qui sera encore plus forte.
11:54Et le prochain président ou la prochaine présidente de la République
11:58devra faire face à de très, très grosses difficultés.
12:00Mais c'est pour ça que c'est quand même compliqué pour tous ces dauphins.
12:03Vous les décrivez, vous racontez.
12:05Vous racontez aussi toutes celles qui auraient aimé
12:08participer à cette course à la présidentielle
12:09et qui, pour l'instant, ne sont pas dans le match.
12:11Vous parlez d'Elizabeth Borne, ancienne Première ministre,
12:14d'Yel Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
12:17Mais aussi, pourquoi pas, d'Aurore Berger.
12:19Bon, c'est plus une affaire d'hommes, cette bataille entre dauphins.
12:23Oui, c'est l'un des plus rogatus de ce décennat, en fait.
12:26On a vu un président arriver avec des abords très progressistes
12:30et disant que l'égalité homme-femme, ce serait une des grandes causes
12:32et que lui-même se faisait fort de faire émerger
12:36des femmes responsables politiques.
12:38Et en fait, c'est ce qu'on raconte dans le livre,
12:40c'est ce que les personnes que vous avez citées,
12:42Elisabeth Borne, Yel Bron Pivet, Aurore Berger nous racontent aussi,
12:46c'est qu'elles ont dû aller chercher leur place avec les dents.
12:49Rien ne leur a été donné.
12:50Et parfois, elles ont dû même surpasser la volonté de donner la tente
12:54pour obtenir leur place.
12:55Pour Yel Bron Pivet, c'était flagrant.
12:58Elle s'est présentée à la présidence de l'Assemblée nationale
13:00contre la volonté de l'Élysée.
13:02Elle a dû affronter des coups de fil pour la débrancher d'Alexis Collère,
13:07puis d'Elisabeth Borne elle-même.
13:09Elle y est allée contre Vans et Marais.
13:10Donc la Macronie, c'est un club de machos ?
13:13C'est en tout cas une famille politique qui a laissé la plus grande place aux hommes,
13:20qui a fait un nombre incalculable de réunions de dîner de la majorité
13:24sans aucune femme autour de la table ou avec peut-être une seule femme autour de la table
13:29et qui a eu du mal à leur faire de la place.
13:32Et le président de la République, il lui reste quelques mois encore à l'Élysée.
13:36Il revient tout ça de quoi ?
13:38De sa solitude élyséenne.
13:40Oui, il est en Espagne où il a parlé d'Élysée, on va l'évoquer dans un temps.
13:43Mais il est dans la solitude élyséenne.
13:45Quel est son état d'esprit ?
13:46Quel est son moral ?
13:47Comment se sent-il alors ?
13:48On voit cet après-midi qu'il regarde ça de très près.
13:51On en a une nouvelle preuve, puisque vous avez vu son intervention sur Jordan Bardella.
13:56On voit bien qu'il continue de suivre ça de très très près.
14:00Alors, officiellement, il veut être dans une position de garant.
14:04Mais on voit bien, encore une fois, que ces décérations,
14:07qui sont très très politiques, qu'il est dans la bataille.
14:11Mais ça ne va pas être dur pour lui de quitter tout ça ?
14:14Parce qu'on a l'impression qu'il aime présider.
14:18Et d'ailleurs, il va s'accrocher...
14:20Il n'est pas encore parti qui laisse entendre qu'il pourrait déjà revenir.
14:23C'est ce qu'on raconte.
14:24Dès 2018, il pensait déjà, 2032, à la condition qui pourrait lui permettre de revenir.
14:29Il disait, je suis le seul élu de cette République à ne pas pouvoir faire le troisième mandat.
14:33Depuis 2018, il était élu depuis quelques mois.
14:35Donc, bien évidemment qu'il a envie de revenir.
14:36Mais il suit la trace de ses prédécesseurs.
14:39Nicolas Sarkozy, François Hollande, eux aussi ont eu envie de revenir.
14:41Donc, à lui de créer les conditions pour y arriver.
14:44Et ce n'est pas en étant raccompagné par Marine Le Pen sur le perron de l'Élysée
14:48qui y arrivera.
14:49Après, il faudra qu'il explique comment il a laissé faire le détricotage
14:53de toutes ces mesures du premier quinquennat, lors du deuxième quinquennat.
14:57Et ça, ce sera beaucoup plus compliqué à expliquer aux Français.
14:59Merci Jérémy Marot, Pauline Théveniot d'avoir été avec nous.
15:02Le Crépuscule des Princes aux éditions du Rocher.
15:04À lire, si vous êtes friands de politique, des anecdotes
15:07et des portraits parfois un peu acides, justement,
15:10de ceux que vous voyez au quotidien à la télévision et sur les plateaux.
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