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  • il y a 40 minutes
Avec Elisabeth Lévy, Françoise Degois et Robert Ménard (maire de Béziers)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-10-01##

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News
Transcription
00:00En Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:04Deux débats à venir et pas des moindres.
00:06Est-ce que vous êtes choqué qu'Emmanuel Macron donne son avis sur l'affaire Bardella-Médiapart ?
00:11Le budget 2027, faut-il un peu de Ravier Milei à Bercy ?
00:17On profite de la visite du président argentin pour se poser cette question.
00:21Ravier Milei, il y a plusieurs aspects, il en a un qui est...
00:25Voilà, où il a été assez impitoyable avec les comptes argentins.
00:29Ça a apporté ses fruits.
00:31Et puis, dans quelques secondes, on sera avec Robert Ménard, qui est même avec nous tout de suite.
00:36Alors, sans attendre et sans suspense, bonjour Robert Ménard.
00:41Bonjour à vous.
00:43Soyez le bienvenu sur Sud Radio.
00:45Évidemment, j'imagine que vous êtes soulagé, je dirais soulagé avec des guillemets.
00:51Et c'est en suspension parce que le jugement arrive.
00:54Oui, c'est juste les réquisitions.
00:57Mais c'est vrai que quand je l'ai entendu, au départ, je trouvais ça d'une rare dureté de
01:03sa part.
01:04Et puis, quand il a fini sur ce qu'il réclame, c'est-à-dire 7500 euros d'amende,
01:10c'est pas rien, 7500 euros d'amende, mais c'est une amende seulement.
01:13Et je n'ai cessé de le dire, on l'a dit pendant le procès et tout,
01:16ce que je craignais, c'est l'inéligibilité.
01:18C'est-à-dire de ne me retrouver plus maire de ma ville alors que je viens d'être élu.
01:22Et ça n'est pas dans les réquisitions ?
01:25Ce n'est pas dans les réquisitions.
01:26Alors, attendez, le président, les juges peuvent décider de le rajouter.
01:32Mais attendez, c'est plutôt positif.
01:34C'est plutôt positif.
01:36Sur quoi ont tourné les débats ?
01:38Quel a été le point, je dirais, le plus litigieux ?
01:41Sur quoi a insisté le président ?
01:44Écoutez, c'était sur...
01:46Mais à la fois, il y avait les associations qui étaient d'une violence invraisemblable,
01:52vous savez, qui s'occupent normalement de droits de l'homme,
01:54mais qui pensent surtout qu'elles sont du bon côté de la barrière,
01:57qu'elles incarnent le bien, et vous, forcément, vous êtes les méchants de l'affaire.
02:03Je pense que j'ai travaillé avec eux pendant 25 ans au Portage Frontière,
02:06mais ça, c'était ce que je vivais, ce que je ressentais.
02:09Et de l'autre, le débat, il était quoi ?
02:12Il portait sur le fait que, oui, je savais que je faisais quelque chose d'illégal,
02:18mais je n'ai jamais dit le contraire.
02:20Je ne l'ai jamais dit.
02:21Je savais que c'était une chose illégale.
02:24Mais en même temps, j'explique que j'étais dans...
02:26Et que j'ai expliqué, parce que ça a duré 9 heures d'affilée,
02:30j'ai expliqué sans arrêt, hier comme avant,
02:32que je me trouvais dans une situation où, d'un côté,
02:36oui, vous savez, je suis l'officier d'état civil,
02:39c'est-à-dire que c'est moi qui marie les gens ou les adjoints à qui je délègue ce
02:42pouvoir.
02:43Et je sais que la loi, aujourd'hui, m'oblige à marier quelqu'un,
02:49quelles que soient les circonstances.
02:51Et de l'autre côté, je suis officier de police judiciaire,
02:54pour parler clairement pour les auditeurs,
02:55je suis chargé, avec la police municipale notamment,
02:59d'assurer la sécurité et de faire respecter la loi.
03:02Elisabeth Lévy vous pose une question, Robert.
03:04Je finis juste, le garçon qui était en face de moi,
03:08enfin, qui n'était justement pas en face de moi parce qu'il a été expulsé,
03:11et sa femme, pardon, c'est eux qui n'ont pas respecté la loi,
03:14en restant en France de façon illégale,
03:16et en ne respectant pas l'obligation de quitter le territoire.
03:19Elisabeth Lévy.
03:20Oui, je constate déjà que Robert Ménard n'a pas regardé de poubelles brûlées en rigolant,
03:25mais passons.
03:26Non, Robert Ménard, bonjour.
03:28Monsieur le maire, est-ce que...
03:30Dans le fond, vous le dites vous-même, vous n'avez pas respecté la loi.
03:35Alors, je pense qu'on a l'impression que ça va passer,
03:39effectivement, avec une petite tape sur les doigts,
03:41mais ça dépend quand même, vous êtes soumis,
03:44vous dépendez de l'appréciation, de l'opportunité telle qu'elle sera appréciée par un juge.
03:52Or, pour changer la loi, il me semble qu'il faudrait changer beaucoup de choses,
03:57puisqu'elle doit bien découler de l'article 8,
04:01ou 6, je ne sais plus, de la Convention européenne des droits de l'homme,
04:04le droit à une vie familiale normale, qui prime sur tout le reste.
04:06Bref, cette logique qui fait que les droits individuels
04:09sont toujours supérieurs aux droits de la collectivité,
04:13de se protéger ou de faire respecter ces lois,
04:15comment la changer dans les textes ?
04:18D'abord, vous avez raison de parler de ça,
04:20parce que le comble de cette histoire,
04:22c'est que je pourrais être condamné,
04:24alors que la loi dirait,
04:26puisqu'il y a une proposition de loi qui a été adoptée au Sénat,
04:31et qui va être discutée à l'Assemblée nationale,
04:34qui dit un article tout simple,
04:36et dit qu'aujourd'hui, un maire ne doit plus être poursuivi
04:39s'il refuse de marier quelqu'un qui est en situation illégale,
04:43ou qui plus est, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire.
04:46Et ce n'est pas contraire à la CEDH, ça ?
04:50Elisabeth, le Danemark par exemple,
04:53il a fait une réserve sur cet article,
04:56sur un certain nombre d'articles à France,
04:58quand elle a signé, quand elle a ratifié cette convention,
05:01elle a dit au départ,
05:03alors il y a tel, tel et tel article,
05:05je ne suis pas d'accord, en gros je vous le fais court,
05:07c'est un peu plus compliqué que ça,
05:08mais ça finit par dire ça,
05:09et donc je ne les appliquerai pas.
05:11Et puis petit à petit, la gauche, mais la droite aussi,
05:15a finalement fait sauter ses réserves.
05:17Maintenant, on signe la totalité de cette déclaration,
05:23de cette convention.
05:24Et moi, ce que moi et d'autres ont dit,
05:27il faut que la France prenne ses distances
05:30par rapport à un certain nombre de ses textes,
05:32mais même, même,
05:34si elle ne les prenait pas,
05:35en l'occurrence dans les articles auxquels vous faites référence,
05:38il y a écrit que le mariage est donc un droit sacré,
05:42ce n'est pas dit comme ça,
05:43mais c'est ce que ça veut dire,
05:44un droit sacré,
05:45mais qu'il doit respecter les lois ou les limites
05:48décidées par les législations nationales.
05:51Putain, mais on n'a qu'à le faire.
05:53On n'a qu'à juste dire comme un certain nombre.
05:55Mais c'est vrai en Suisse ou en Grande-Bretagne,
05:57par exemple, en Suisse ou en Grande-Bretagne,
05:58vous ne pouvez pas marier quelqu'un qui est en situation illégale.
06:01C'est impossible.
06:01Et Robert Ménard, on peut dire d'une certaine façon,
06:04pour clore,
06:04que c'est un procès qui peut servir d'exemple
06:09et accélérer l'adoption de cette loi.
06:12Mais oui, mais vous savez,
06:13je l'ai dit au président du tribunal,
06:16il est arrivé dans le passé,
06:17je ne veux pas faire le malin ou me mettre en avant,
06:20où des gens ont été condamnés,
06:22mais où ça a fait changer la loi.
06:23Rappelez-vous le procès avec Gisèle Halimi
06:26et les femmes qui étaient accusées
06:28de s'être faites,
06:30qui avaient reconnu avoir avorté.
06:34Dites-moi, M. le maire,
06:35il se murmure que Gérald Darmanin,
06:36vous l'avez promis, cette loi.
06:39Attendez, pas que lui.
06:41Tous les gens que j'ai eus m'ont promis,
06:43jusqu'au chef de l'État.
06:44Elle est où, cette loi ?
06:46Alors, c'est vrai que la France Insoumise
06:48a tout fait pour qu'elle ne soit pas votée,
06:50mais enfin, attendez,
06:51s'ils veulent, ils peuvent le faire.
06:53Ce que moi, je souhaite maintenant,
06:54c'est qu'avant le 1er décembre,
06:56cette loi soit votée.
06:57M. Darmanin, oui, m'avait dit,
06:59ce sera fait avant le procès.
07:01Il a encore deux mois.
07:02Eh bien, voilà, il a encore deux mois.
07:04Merci, Robert Ménard,
07:05d'avoir témoigné ce matin avec nous
07:07sur Sud Radio, sur ce procès.
07:10Allez, on passe à l'un de nos deux débats
07:12avec vous, Elisabeth Lévy et Françoise Degoy.
07:14Êtes-vous choqué qu'Emmanuel Macron
07:17donne son avis sur l'affaire
07:18Bardella-Médiapart ?
07:20C'est évidemment une évolution majeure.
07:23Félix, Mathieu, on posait la question ce matin.
07:25Oui, vous nous répondez que oui,
07:26vous êtes choqué à 88%.
07:28C'est par exemple Marie qui juge inadmissible
07:31de donner un avis sans preuve.
07:32Luc qui nous parle de la présomption d'innocence.
07:34Et puis, plus minoritaire,
07:36Charles, lui, trouve au contraire
07:37que les médias, je le cite,
07:39défendent Jordan Bardella,
07:40alors que selon lui,
07:41d'autres auraient été mis sur la touche
07:42pour moins que ça.
07:43Françoise Degoy, est-ce que c'est son rôle
07:44de s'immiscer d'une certaine façon
07:46dans cette affaire ?
07:47Je ne suis pas choqué.
07:47Tous les présidents de la République
07:49s'immiscent.
07:50Tous les présidents de la République
07:51s'immiscent dans les affaires.
07:52Je vous rappelle quand même
07:53les régionales,
07:54l'entre-deux-tours
07:54des régionales,
07:56avec notamment la moitié du RPR
07:58qui veut faire passer des accords
08:00avec le Front National de l'époque
08:02et Jacques Chirac
08:03qui intervient solennellement
08:05entre les deux tours,
08:06pour le dire.
08:07Donc, moi, je veux bien
08:08qu'on cherche qu'Eurel.
08:10J'entends la défense
08:11de tous les gens
08:11qui défendent ce Jordan Bardella
08:13et même tous les gens
08:14qui trouvent que c'est moins grave
08:15l'antisémitisme du RN
08:16que l'antisémitisme de l'extrême gauche.
08:18J'entends tout ça.
08:19Pour moi,
08:20toutes choses égales par ailleurs,
08:22c'est un signe égal.
08:23Donc, je pense surtout
08:26que si Emmanuel Macron s'en mêle,
08:27c'est qu'il a la certitude absolue
08:29que les preuves existent
08:30par Mediapart.
08:31Voilà.
08:31Sinon, il ne prendrait pas ce risque.
08:32Je suis allé finir par cet argument
08:33parce que Chirac,
08:34excusez-moi,
08:35il intervenait dans une question politique
08:36qui concernait son camp politique.
08:39Donc, ça n'a strictement rien à voir.
08:41Là, il s'agit d'une affaire de justice.
08:43C'est exactement ce que je vous ai dit
08:45il nous a fait Naël.
08:46Deux heures ou quelques heures
08:47après la mort de Naël,
08:48il disait inexcusable, injustifiable,
08:50ça voulait dire
08:51le policier est coupable.
08:53sans la moindre enquête.
08:54Eh bien là,
08:55je me fiche de ce qu'il sait.
08:57On n'est pas dans les arrières-boutiques
08:58d'une république bananière.
09:00Donc, on est,
09:00c'est le président de la République.
09:02Donc, pour l'instant,
09:03il n'y a pas sur la table de preuves.
09:05D'ailleurs,
09:05il y a un certain nombre
09:06de gens de gauche
09:07qui disent
09:08j'attends de voir,
09:10j'attends qu'on me donne des preuves.
09:11C'est normal que tout le monde
09:12joue la prudence.
09:13Je peux répondre
09:13au deuxième argument ?
09:14Bien sûr.
09:15Bien sûr.
09:16Sur,
09:18on excuse l'un et pas l'autre,
09:19je l'ai déjà dit,
09:20d'accord,
09:21ça n'est pas une question.
09:22Ce que,
09:23un,
09:24je ne vous connais pas,
09:26il y en a certainement,
09:27de juifs
09:28à qui
09:30Mélenchon
09:31fasse moins peur
09:31que Le Pen,
09:32ou plus exactement
09:33à qui Le Pen,
09:33Bardella fasse plus peur
09:34que Mélenchon,
09:35mais surtout,
09:36il me semble
09:37que
09:38c'est toujours très facile,
09:39c'est comme le nazisme,
09:40si vous voulez,
09:41l'antisémitisme d'hier,
09:42alors ça,
09:43on est intraitable.
09:45Mais quand M. Mélenchon,
09:47la dernière déclaration
09:48en date,
09:48qui me semble quand même
09:49un peu plus gênante
09:51que les conneries
09:51de jeunesse de Bardella,
09:52c'est
09:53à supposer
09:54que le 7 octobre
09:55soit terroriste.
09:56Ça,
09:56ça veut dire
09:57que le plus grand massacre
09:58anti-juif
09:58depuis la Seconde Guerre mondiale,
10:00oui,
10:00c'est peut-être
10:01de la résistance.
10:02Excusez-moi.
10:02Je vais répondre à ça.
10:03Et Mélenchon,
10:04personne n'a dit,
10:05à part Rotaillot,
10:06ce qui est absurde,
10:07qu'il fallait...
10:09Mélenchon se fait,
10:11se fait brasser
10:11tous les jours
10:12depuis le 7 octobre
10:13sur son antisémitisme
10:14par tous les médias,
10:15par les éditorialistes,
10:16je veux dire,
10:17objectivement,
10:18et moi la première.
10:19Donc moi,
10:19je pense qu'il n'y a pas
10:20un traitement de faveur
10:21de Jean-Luc Mélenchon.
10:23Si Mediapart
10:24avait déterré
10:25des écrits,
10:25si vous voulez,
10:27de 17 ans
10:27de Jean-Luc Mélenchon,
10:28je pense que vous seriez
10:29mille fois moins prudente.
10:31Vous auriez foncé
10:32dedans,
10:33Elisabeth.
10:33Moi,
10:33je ne suis pas,
10:35sérieusement,
10:35et vous me donnez
10:37l'argument
10:37de Jacques Chirac
10:38et de son parti.
10:39C'est vous qui l'avez donné.
10:40Non,
10:41vous contredites
10:44ce que je dis.
10:45Jacques Chirac,
10:45il est président de la République,
10:46il n'est plus patron de parti.
10:47Donc je dis que
10:48l'intervention de Jacques Chirac
10:50sur ce qu'il considère
10:51être le danger du FN
10:52n'a rien à voir
10:53avec RPR,
10:54pas RPR.
10:54Il a peur
10:55pour son pays.
10:56Je pense qu'Emmanuel Macron
10:58réagit de cette manière-là.
10:59Qu'on soit d'accord ou pas,
11:00je ne...
11:01N'empêche qu'il agit
11:02sans avoir,
11:03en principe,
11:04connaissance des éléments.
11:05Vous savez,
11:05est-ce qu'on va commenter,
11:06ça fait 10 ans
11:07qu'on commente
11:07les zigzags d'Emmanuel Macron ?
11:09Excusez-moi,
11:10ça me fatigue même.
11:11Qu'est-ce que vous voulez
11:11que je vous dise ?
11:12Il ne va pas à la messe
11:13le vendredi,
11:14il va à la messe le lundi.
11:16Non, non, non,
11:17il dit...
11:17Non, mais Emmanuel Macron,
11:18c'est ça.
11:19Il appelle Bibi le matin
11:20et l'après-midi,
11:21il trouve que...
11:21Jacques François,
11:22je voudrais répondre
11:23sur un point
11:23que vous me connaissez très mal.
11:24Si vous pensez
11:25que des écrits de jeunesse
11:27de Jean-Luc Mélenchon,
11:28j'aurais réagi différemment.
11:29Je pense que,
11:30si vous voulez,
11:31Jean-Luc Mélenchon
11:32a 70 ans aujourd'hui,
11:38si Plenel,
11:38si vous voulez,
11:39j'ai ressorti
11:40le Krasny
11:40et le terrorisme
11:43de 72,
11:44mais en réalité,
11:46personne ne dit
11:46que Plenel
11:47doit être exclu du jeu.
11:49Non, mais c'est vrai
11:50qu'Elisabeth,
11:50on se dirige,
11:51et je pense,
11:52enfin, je le pense comme ça,
11:53je ne sais pas,
11:53mais je voudrais avoir
11:54votre avis, évidemment,
11:55et c'est pour ça
11:56que je vous le partage.
11:57On se dirige probablement
11:59vers un match,
12:00si je puis dire,
12:00un peu sordide,
12:01qui consiste à dire
12:02est-ce que c'est pire
12:03d'avoir tenu des propos
12:04à 17 ans
12:05un peu antisémique
12:07un peu antisémique
12:09parce que quand même,
12:10un peu antisémique.
12:12S'ils sont vrais,
12:14j'attends de voir
12:14comment ils ont été écrits,
12:16comment ils ont été,
12:17qu'est-ce qui a été dit exactement.
12:19Pour le moment,
12:19moi, je vois des phrases
12:20qui sont parcellaires
12:21et qui sont isolées
12:23les unes des autres.
12:24Non, mais évidemment,
12:24les propos en tant que tels
12:26sont antisémites.
12:27C'est clair,
12:28ça c'est clair.
12:29Mais ce que je veux dire,
12:29c'est qu'il risque d'y avoir
12:30un match, je l'ai dit,
12:31sordide,
12:32entre des propos
12:33qui ont été tenus
12:33lorsque vous aviez 17 ans
12:35et des propos
12:35qui sont tenus
12:36pour quelqu'un
12:37qui aspire à des fonctions
12:38aujourd'hui
12:39et qui a plus de 60 ans.
12:40Moi, ce qui m'effraie profondément
12:41en tant que démocrate,
12:42je vais vous dire ce que c'est,
12:43je vais mettre carrément
12:44les pieds dans le plein,
12:44je l'ai dit dans mon édito
12:45et je le redis.
12:47Vous vous rendez compte
12:47quand même que ce pays,
12:49j'écoutais Annie Ernaud
12:50sur une grande chaîne.
12:52Annie Ernaud
12:52comme Robert Guédigian,
12:54etc.,
12:54qui explique,
12:55en gros,
12:56à part l'antisémitisme,
12:58tout le reste,
12:58ça va chez Mélenchon,
12:59d'accord ?
12:59On me parle de Jordan Balaya
13:01et des conneries de jeunesse.
13:02C'est pas comme si
13:03une partie de l'écosystème
13:05du RN aujourd'hui
13:06était encore là-dedans.
13:07Caroline Parmentier,
13:09vice-présidente
13:10du Rassemblement National,
13:11du groupe à l'Assemblée Nationale.
13:13Enfin, je veux dire,
13:13maintenant,
13:14elle en est sortie.
13:14Il a fallu combien de temps ?
13:15Les propos des députés
13:17qui ont vendu
13:18des écrits négationnistes.
13:19Je peux continuer
13:20tout l'écosystème.
13:21On fait comme si,
13:22d'un seul coup,
13:23tout avait été ripoliné.
13:24Moi, ce qui me tue,
13:25je termine en une minute,
13:27ce qui est pour moi
13:28la tragédie française
13:30qui est en train
13:31de se produire,
13:32c'est que les deux parties
13:35au relant antisémite
13:37à gauche comme à droite
13:39sont en tête
13:39de tous les sondages.
13:41Ça veut dire que
13:41dans l'opinion française,
13:43l'antisémitisme,
13:44au fond,
13:45c'est pas une barrière
13:47radioactive
13:48qu'il est interdit
13:50de traverser.
13:51C'est ça, mon drame.
13:52Et c'est vrai ?
13:52C'est ça, mon drame.
13:53On est entre Le Pen
13:54et Mélenchon.
13:55Vous savez,
13:55on est quasiment à 50%.
13:57Et bien, ça, c'est effrayant.
13:58Mais c'est vrai d'ailleurs,
13:59excusez-moi,
14:00de votre cher Olivier Faure
14:01qui, lui,
14:02je veux dire,
14:03n'a pas rompu les ponts.
14:04Non mais arrêtez,
14:05on ne met pas Olivier Faure
14:06dans le débat.
14:07Arrête de nazifier Olivier Faure.
14:09Je voulais, je voulais...
14:10Non mais vous allez
14:11la finir, Elisabeth.
14:13Non, je veux finir
14:13cette phrase, pardon.
14:15Là, je trouve ça,
14:16non mais quand même,
14:16vous pouvez pas me couper la parole
14:18parce que ce que je vous dis
14:18vous déplaît.
14:19Je ne nazifie pas Olivier Faure,
14:21je dis qu'Olivier Faure
14:22n'a pas rompu les ponts
14:23avec Mélenchon.
14:24C'est vrai ou c'est pas vrai ?
14:26Excusez-moi,
14:26Glucksmann n'a pas rompu les ponts
14:28avec Mélenchon.
14:29Et deuxièmement...
14:29Tous ces gens-là
14:30étaient là pour signer
14:31le nouveau Front Populaire.
14:32Glucksmann aussi,
14:33Jérôme Gage aussi,
14:34c'est le seul qui l'a pas fait.
14:36Ils y étaient tous.
14:37Donc, François Hollande,
14:38il est élu avec les voix de Mélenchon.
14:39Ils sont tous secrétaires généraux
14:40du Parti Socialiste.
14:41Mais enfin, sérieusement,
14:42il n'y en a pas un qui a dit...
14:42Bon d'accord,
14:43vous vous trouvez que ça n'est pas grave ?
14:44Moi, je trouve que c'est grave.
14:45Oui, bien sûr.
14:46Maintenant, vous me dites
14:48l'écosystème.
14:49Depuis ce matin,
14:49vous me parlez de l'écosystème.
14:50Alors, moi,
14:51je vais vous dire une chose.
14:52S'il faut effectivement
14:54choisir où est le danger
14:55le plus grave,
14:56ceux qui cassent la gueule aux Juifs
14:58ou qui autorisent
14:59qu'on casse la gueule aux Juifs,
15:01ceux qui disent
15:02toute la journée génocide,
15:03ceux qui nous expliquent
15:05que les Juifs soutiennent
15:06des génocidaires
15:07et qu'à ce titre,
15:09c'est vraiment des gros salauds.
15:10Et tous ceux qui acceptent ça
15:12sont plus dangereux pour moi
15:14que ceux que vous appelez.
15:16l'écosystème.
15:17Moi, pas du tout.
15:18Peut-être.
15:19Mais il se trouve par ailleurs,
15:21d'accord, je vous l'ai dit,
15:22je ne connais pas de Juifs
15:24qui s'apprêtent à quitter la France
15:25à cause de Bardella Le Pen.
15:28J'en connais
15:29qui le jour où Mélenchon
15:31a été réalisé
15:33et seront dehors.
15:35Pour moi,
15:35le danger Mélenchon
15:36est absolument gravissif.
15:38Eh bien, pour moi,
15:39je mets un signe égal
15:40et moi, je connais effectivement
15:43des Juifs
15:44qui sont très...
15:46On verra qu'elles sont.
15:47On n'a pas fini d'en parler
15:48de toute façon, mesdames,
15:49sur les conséquences
15:50à la fois aussi politiques
15:52sur l'impact
15:53et vous en parliez aussi
15:54sur...
15:54Je ne sais pas quel impact.
15:56On ne sait pas.
15:57et on ne sait pas non plus
15:58quelle sera, je dirais,
16:00la suite judiciaire également.
16:02Malheureusement, voilà.
16:03Merci, Elisabeth.
16:03Je rejoins, François.
16:04Et la suite interne
16:05au RN également
16:06parce que ça aurait aussi
16:07pu être un débat,
16:08mais on n'a plus le temps.
16:09Dans un instant,
16:09on se retrouve sur la question
16:10de Ravermi.
16:11Là, il y a tout de suite.
16:12On se retrouve avec
16:13Elisabeth Lévy
16:14et Françoise de Goua.
16:15Je dois être honnête
16:16avec vous.
16:17Nous n'avons pas cessé
16:18le débat
16:18pendant la pause
16:20parce que...
16:20Courtois, en plus.
16:21Oui, bien sûr, Courtois,
16:22mais surtout passionnant
16:23parce qu'il y aura
16:24des conséquences
16:25pour poursuivre
16:26un tout petit peu
16:28sur ce dont on parlait
16:29juste avant
16:30et les propos
16:30de Jordan Bardella
16:31prêtés par Mediapart.
16:33Il y aura des conséquences
16:34y compris au RN
16:35parce qu'on ne sait pas
16:36encore tout,
16:37Françoise de Goua,
16:38mais on n'est pas certain
16:39qu'il ne s'agisse pas
16:40d'une revanche interne
16:41et qu'on n'a pas exhumé
16:43ou sorti des écrits.
16:44Il y aura une joyeuse ambiance.
16:45Elle a l'air très sympathique
16:47mais surtout,
16:48moi, ce qui m'étonne,
16:49je pense que quand même
16:50Marine Le Pen
16:51à un moment donné
16:51coupera la bonne ranche.
16:52Alors là,
16:53on monte très haut
16:54dans les tours
16:55sur la barouserie,
16:56on monte,
16:56on remonte,
16:57etc.
16:58Mais il y a un moment donné,
16:59si Mediapart,
17:00comme on peut l'imaginer,
17:02sort des documents,
17:03etc.
17:03Il y a un moment donné,
17:04Marine Le Pen,
17:05vous comprenez bien
17:06que ça,
17:06ça fout en l'air
17:0715 ans de sa
17:10notabilisation.
17:10Stratégie de dédiabolisation.
17:11Oui, alors,
17:12stratégie de dédiabolisation
17:13plus que ça,
17:14de notabilisation,
17:15de responsabilisation.
17:17Je pense que Marine Le Pen,
17:18quand elle réagit,
17:19tout le monde dit,
17:20elle joue la comédie.
17:20Je pense qu'elle est vraiment séchée.
17:21Je pense qu'elle sait.
17:22Est-ce qu'elle sera
17:23contrainte
17:24de l'écarter
17:25avant la présidentielle ?
17:26Bien sûr.
17:27Mais vous vous rendez compte
17:27de l'impact ?
17:28On est en pleine fiction, là.
17:29Vous ne savez pas
17:30si ce sera confirmé.
17:31Non, non, mais si c'était confirmé.
17:33Non, non, Elisabeth,
17:34pardon, pardon.
17:35Elisabeth,
17:35c'est à peu près certain
17:36que Mediapart va sortir
17:38une deuxième série.
17:39On le sait.
17:39Mais c'est certain.
17:41Excusez-moi,
17:41mais là,
17:41ça commence à devenir
17:42un peu gênant.
17:43Ça fait trois...
17:45Excusez-moi,
17:45vous êtes peut-être certain,
17:47mais moi,
17:50je crois que là,
17:52Françoise commence déjà,
17:53Marine Le Pen va...
17:54Mais enfin,
17:55excusez-moi,
17:55redescendez sur terre un peu.
17:57Je pense que s'ils n'ont pas
17:58plus que ces phrases,
18:00d'accord ?
18:01Et d'ailleurs,
18:01je pense que c'est une erreur grave
18:03de la part de Bardella
18:04de ne pas avoir dit
18:05si c'est vrai,
18:06connerie de jeunesse.
18:07On est bien d'accord.
18:07S'ils n'ont pas plus
18:08que ces phrases,
18:09je ne crois pas
18:10que Marine Le Pen
18:12l'écartera.
18:12Vous ne savez pas
18:13comment elles se matérialisent,
18:15ces phrases ?
18:16Comment elles sont authentifiées ?
18:17Si j'écoute Fabrice Arfi
18:18hier soir,
18:19parce que c'est le seul
18:20j'écoute vraiment...
18:22Bon, il explique
18:22qu'il a les documents authentifiés,
18:24qu'il a les conversations
18:25authentifiées, prêtées, etc.
18:27Après, il y a
18:28la protection des sources.
18:29Je n'en sais rien.
18:30Mais on ne fait pas
18:31de la politique fiction.
18:32Donc vous avez raison,
18:32on ne met pas assez de bémols.
18:34Une fois qu'on a mis
18:34tous les bémols,
18:35si, si, si, si, si,
18:36c'est très compliqué
18:38pour Marine Le Pen,
18:39qui a rompu
18:40avec son père,
18:41je vous rappelle,
18:42ça commence sur
18:43du rafour crématoire.
18:44Elle commence à rompre
18:45avec son père là-dessus.
18:46Elle a une ligne
18:47hyper claire
18:48sur l'antisémitisme
18:50coutumier
18:51du premier Front National.
18:53C'est très compliqué
18:54pour elle.
18:54Candidate à la présidentielle.
18:56En plus de ça,
18:56avec, on ne sait pas
18:57quelles sont
18:57les suites judiciaires
18:59de son affaire,
19:00avec Jordan Bardella
19:01qui porte le reste là.
19:02Vous comprenez ?
19:03C'est juste une déduction politique.
19:04C'est juste une phrase
19:05qui est intéressante
19:06dans l'affaire, en fait,
19:07parce qu'on parle
19:07des deux antisémitismes.
19:09Ce qui est intéressant
19:09dans l'affaire,
19:10c'est que si,
19:12les phrases...
19:13Si, si, si.
19:13Une fois qu'on a dit
19:14les si, si, si.
19:15En fait,
19:17c'est un antisémitisme.
19:18Là, pour le coup,
19:19c'est le même.
19:20C'est-à-dire que
19:21celui qu'on prête
19:22à Bardella,
19:22c'est exactement le même
19:23que celui de Guéraud.
19:25C'est-à-dire que Guéraud
19:26a lui aussi été...
19:27Et vous avez
19:28toute une génération,
19:29et ça,
19:29il faudra y revenir.
19:30On y reviendra une autre fois.
19:32On y reviendra une autre fois.
19:32C'est-à-dire qu'une génération
19:35déformée par Soral.
19:36On fera un débat là-dessus.
19:38Et c'est passionnant
19:39parce qu'effectivement,
19:40la jeune génération
19:41a été plongée
19:42pendant des heures
19:43et des heures
19:43et des heures.
19:43Ne regardez pas ce pauvre Félix.
19:45Non, mais parce que
19:45c'est juste parce qu'il n'a pas mon âge.
19:48Il va finir communiste, Félix.
19:49C'est juste parce qu'il n'a pas mon âge.
19:51Allez, Félix,
19:51on parle d'un homme
19:52que vous admirez,
19:53j'en suis sûr,
19:54Ravier Mileï,
19:54président de l'Argentine
19:58qui est en visite en France.
19:59Et on pose cette question
20:00un petit peu provocatrice.
20:02Oui, est-ce qu'il faut
20:03un Ravier Mileï
20:04à Bercy,
20:05au ministère de l'économie ?
20:07Je ne sais pas faire fonctionner
20:08une tronçonneuse
20:08mais vous nous répondez oui
20:09à 76%
20:11pour le moment
20:12sur le compte YouTube
20:14de Sud Radio
20:15avec par exemple
20:16ce commentaire qui nous dit
20:17qu'il faut diviser les dépenses
20:18de l'État par deux
20:19le temps de rembourser la dette.
20:20En tous les cas,
20:21à travers cette question,
20:22évidemment,
20:22il y a la question
20:23de la réduction
20:23des dépenses publiques.
20:25Si je vous pose la question
20:26comme cela,
20:27est-ce qu'il faut un Ravier Mileï
20:28à Bercy,
20:29Françoise de Bois ?
20:29Je m'en amuse.
20:31Qu'est-ce que vous me répondez ?
20:32Il resterait deux jours,
20:33je pense, à Bercy.
20:34Il aurait peur d'abord.
20:36Le seul libéral
20:37qu'il y a eu dans ce pays
20:38s'appelait Alain Madeleine
20:39et au bout de trois semaines,
20:40trois mois,
20:41je pense qu'il a fait une boulette
20:42et il a été dégagé.
20:43Donc déjà,
20:43le libéralisme,
20:44c'est quelque chose
20:45qui ne fonctionne pas en France
20:46et je dis,
20:46c'est heureux.
20:47Elle va me tuer,
20:48Elisabeth.
20:49Après,
20:49Ravier Mileï,
20:50moi je veux bien,
20:50Mileï.
20:51Vous aurez quand même
20:52une cellule individuelle
20:53au camp de travail.
20:54Vous êtes sympa,
20:55vous me sauverez.
20:56Vous direz que j'ai caché
20:57des élus.
20:58Elisabeth Lévy
20:58pendant la guerre.
20:59Merci Zaza.
21:00Non,
21:00je veux dire par là,
21:01juste,
21:01mais vite,
21:02Ravier Mileï,
21:03on peut dire
21:04l'inflation a baissé,
21:05etc.
21:05Mais la face noire
21:07et obscure
21:08de l'Argentine,
21:09c'est la pauvreté.
21:10On est à 32%
21:11de taux de pauvreté,
21:12le chômage qui repart,
21:13la dérégulation des loyers,
21:15etc.
21:15Donc,
21:16il y a effectivement,
21:17les dépenses étaient sanguinaires
21:19et ça lui a permis
21:20de sortir de cette inflation folle
21:22mais ça a un prix social
21:23absolument terrible.
21:24Je ne suis pas sûr
21:25que les Argentins
21:25vraiment le supportent longtemps.
21:27Voilà.
21:27Voilà,
21:27en tous les cas,
21:28depuis son arrivée au pouvoir
21:29fin 2023,
21:30l'économie argentine
21:31s'est stabilisée.
21:33Inflation ramenée
21:33de 161%
21:35Je viens de le dire.
21:36sur un an à 33%.
21:38C'est quand même considérable.
21:40Ça c'est un petit détail.
21:41Non, non,
21:41mais la désinflation,
21:42par exemple.
21:43C'est quand même
21:43des résultats
21:44qui ont été obtenus.
21:45La désinflation.
21:45François,
21:46vous avez pu parler
21:46de la fin de l'émission.
21:48En même temps.
21:48En même temps.
21:49Elisabeth.
21:50Donc,
21:50vous avez fait passer
21:52ces chiffres
21:54extravagants quand même
21:55pour juste rien.
21:56Oui,
21:57moi je voudrais
21:57un milleil en France.
21:58Alors,
21:59évidemment,
22:00il faut l'adapter un peu
22:01parce que,
22:02comme dit François,
22:04sinon il va finir
22:04la tête
22:06sur un réverbère.
22:08Donc,
22:09il faut l'adapter un peu.
22:11Non mais,
22:11là je vais être sérieuse.
22:12Premièrement,
22:13on est fou.
22:14C'est-à-dire,
22:15nous sommes dingues
22:16ce qui est en train
22:17de se produire.
22:18Maintenant,
22:18à l'heure où vous parlons
22:19où l'État va faire la manche
22:20sur les marchés
22:22et paye de plus en plus cher
22:24au point que même
22:25le premier ministre,
22:26c'est très bon
22:26de le dire au bon peuple,
22:29nous sommes dans une situation
22:30folle.
22:31Et,
22:32comme l'a dit
22:32je ne sais plus qui,
22:33Milaï,
22:33peut-être la dette,
22:34c'est quand même immoral.
22:36C'est vraiment,
22:37nous on se goberge
22:38et on laissera les autres
22:40se débrouiller derrière nous.
22:41Mais la deuxième chose,
22:42c'est que je déteste maintenant
22:44ce merveilleux modèle social français
22:46pour ce qu'il a fait de nous.
22:48Il a fait de nous
22:49des créanciers,
22:51des gens qui passent leur temps
22:52à dire
22:53ah,
22:53l'État ne m'a pas fait ci,
22:54il pleut,
22:55l'État ne m'a pas fait ça,
22:57à quoi j'ai le droit ?
22:58Et,
22:58les gens oublient complètement
23:00que quand ils vont brailler
23:01pour réclamer des trucs à l'État,
23:03qu'est-ce qu'ils font ?
23:04Eh bien,
23:04ils disent,
23:04Françoise,
23:05vous pourriez travailler un peu pour moi
23:06et vous, Jacques.
23:08Vous allez répondre,
23:10Françoise,
23:10parce que vous n'êtes pas d'accord
23:12avec cette appréciation
23:14qui consiste à dire
23:15une partie des gens
23:16ne veulent pas travailler
23:17ou bien une partie des gens.
23:19On parle des fractions,
23:19bien entendu.
23:20Et ce côté État nounou systématique.
23:22Écoutez,
23:23l'État nounou,
23:23c'est tellement faux
23:24ce que vous dites
23:25que regardez par exemple
23:26la prime grand rouleur.
23:27Vous vous rendez compte
23:28que l'État avait débloqué
23:29un million et demi
23:30pour la crise des carburants.
23:32Vous vous rendez compte
23:33que 60% des gens
23:35qui avaient droit
23:35n'ont pas été là chercher.
23:37Ce qui explique
23:38tous les ministres
23:39la semaine dernière
23:40disant,
23:40au fait,
23:41vous y avez droit.
23:42Non,
23:42mais soyez,
23:43non,
23:43écoutez,
23:45vous ne pouvez pas...
23:45C'est aussi parce qu'il y a
23:46des complexités administratives
23:47que c'est aussi
23:48pour d'autres raisons.
23:49Vous ne pouvez pas
23:50à chaque fois
23:51qu'on vous donne un argument
23:52qui fout en l'air
23:53votre grande théorie caricaturale
23:54à tous les deux,
23:55l'État nounou,
23:56etc.
23:57Vous ne pouvez pas dire
23:57non,
23:58mais là,
23:58c'est parce que si,
23:59c'est parce que là.
24:00Non,
24:00il y a beaucoup de gens
24:01qui ne vont pas chercher
24:02leur prestation sociale.
24:03Il y a beaucoup de gens
24:03qui ont droit à la CMU
24:04et qui ne l'utilisent pas.
24:06Donc,
24:07je ne crois pas du tout
24:08une minute à cette idée
24:09que les Français pensent
24:10que l'État leur doit être.
24:14Non,
24:14les Français n'ont pas du tout
24:16à tendre la main
24:17et à brailler
24:18pour que l'État
24:18fasse si ou ça.
24:19Je veux dire,
24:20non mais,
24:20moi,
24:20ce que je pense,
24:21c'est que c'est en train
24:21de stériliser
24:23l'initiative individuelle
24:24et je constate
24:25qu'il y a quand même
24:25la génération de Nicolas
24:27qui paye,
24:27qui vous dit
24:28qu'il n'y aura jamais
24:29un libéral en France.
24:30Si, si,
24:30ça va venir.
24:31Comme c'est venu en Angleterre,
24:33comme c'est venu en Israël
24:35après...
24:36en 1977.
24:37Quand vous avez
24:38des pays
24:39où vous ne pouviez plus rien,
24:41pas bouger un doigt
24:42sans être au syndicat.
24:44Alors,
24:44ce n'est pas le cas
24:44de la France.
24:46Non,
24:46mais je pense que là,
24:49c'est pas forcément...
24:50Vous avez réussi
24:50à le causer.
24:52Allez-y,
24:53pardon.
24:53Non,
24:53j'allais dire,
24:54le problème,
24:54c'est que là,
24:55dans ce que vous nous dites,
24:56vous nous prêtez des propos
24:58comme si on voulait généraliser.
24:59Moi,
24:59je ne dis pas que les Français
25:01disent ça.
25:01vous dites ça exactement.
25:02Ma question,
25:04c'était,
25:05est-ce qu'il n'y a pas
25:05des pans de la population,
25:07des fractions de la population ?
25:08Des pans et des fractions,
25:09ce n'est pas pareil.
25:09Non,
25:10mais il n'a pas dit
25:10les Français.
25:12Je pense qu'il y a
25:13chez certains jeunes
25:15autant que d'autres,
25:17puis de certains réflexes
25:18qui consistent à d'abord
25:19attendre quelque chose
25:20de l'État
25:20plutôt que d'aller essayer
25:22de trouver un travail.
25:23C'est pareil en Italie,
25:25c'est pareil en Espagne,
25:26il y a toujours une frange
25:27qui est fainéante.
25:28Mais vous ne pouvez pas
25:28vous dire que...
25:29Il y a des fainéasses.
25:30Non, non,
25:30je suis d'accord avec vous.
25:31Il y a une spécificité française,
25:32il y a chaque fois qu'on vous parle.
25:33Il y a une spécificité française.
25:34Je vois Diane qui me fait
25:35des grands signes,
25:36donc je fais des grands signes.
25:38Elisabeth et Françoise,
25:39je vous embrasse,
25:41on est jeudi,
25:42passez un bon week-end pour vous,
25:44nous on est là demain,
25:45bien entendu,
25:45et on est là tous les jours,
25:47et surtout 0826 300 300,
25:49on se retrouve dans quelques secondes.
25:50On a tout de suite.
25:51Le Grand Matin Sud Radio,
25:53la vérité en face,
25:54Jacques Cardoz.
25:56Françoise Degoy et Elisabeth Lévy
25:58ont quitté ce studio,
26:00pas d'accord,
26:01elles n'étaient pas d'accord
26:02sur l'affaire Ravière-Milleil.
26:03Est-ce qu'il faut un Ravière-Milleil à Bercy ?
26:05Évidemment,
26:06la question est un petit peu provocante,
26:09mais c'est voulu,
26:10c'est voulu parce qu'on veut savoir
26:12ce que vous en pensez vous,
26:140826 300 300,
26:15est-ce qu'il nous faut dépenser moins,
26:18en fait,
26:18et essayer de rembourser cette dette,
26:22en jouant notamment
26:23sur nos dépenses publiques.
26:24Alors,
26:24j'accueille Stéphane,
26:26qui nous appelle de Bordeaux.
26:27Bonjour Stéphane,
26:28soyez le bienvenu.
26:29Bonjour Jacques.
26:30Alors,
26:31vous,
26:32est-ce que vous pensez
26:33qu'il nous faudrait
26:34un peu de Ravière-Milleil ou pas ?
26:36Alors,
26:37un peu de Ravière-Milleil,
26:38oui,
26:39je pense que ce serait
26:40une très bonne idée.
26:42D'ailleurs,
26:43dans les mêmes proportions,
26:44parce que je regardais,
26:45en fait,
26:45ils ont diminué,
26:46en gros,
26:47de 10 points,
26:47la dépense publique,
26:49mais au regard de ce qu'on dépense,
26:51nous,
26:52c'était déjà un État libéral.
26:55C'est-à-dire qu'ils étaient,
26:55je crois,
26:56à 30% de dépenses publiques,
26:57ils sont à peu près
26:57à une trentaine de pourcents.
27:00Nous,
27:00on est à un peu plus de 60%.
27:02Autrement dit,
27:04quand il y a 10 euros
27:05de création de richesse,
27:07il y en a 6
27:08qui passent
27:09par les fonches codines
27:10de l'État.
27:11Et forcément,
27:12c'est beaucoup,
27:13beaucoup trop.
27:14Donc,
27:14se fixer un objectif
27:16d'une diminution
27:17d'une dizaine de points
27:18à la dépense publique,
27:19je pense que ce serait
27:19une bonne chose.
27:21Maintenant,
27:21quand on a dit ça,
27:22on n'a pas dit grand-chose,
27:22parce qu'il faudrait savoir
27:23comment on dépense.
27:24Alors,
27:24j'entendais hier
27:26un jeune homme,
27:27chez vous,
27:27qui parlait des dépenses sociales,
27:30et d'ailleurs,
27:30c'est assez désagréable,
27:31parce qu'il parle toujours,
27:32on a l'impression
27:32qu'il a de la bouille
27:34dans la bouche.
27:34Il s'énerve,
27:35il s'énerve,
27:35il s'énerve,
27:36mais il faut voir
27:38ce qu'on dépense.
27:38C'est M. Bossuet,
27:39je pense que c'est très désagréable.
27:41En plus,
27:41il pose toujours
27:42un drapeau d'Israël
27:43dans ses discussions,
27:44c'est absolument
27:45un désagréable.
27:46Mais le sujet n'est pas celui-ci.
27:47Il faut voir ce qu'on dépense.
27:48Il disait qu'il faut taper
27:49sur la dépense sociale,
27:51oui, en partie,
27:52mais il y a de gros
27:53de dépenses de l'État
27:54qui ne servent à rien,
27:55en fait,
27:55ou qui sont,
27:56on parle des agences,
27:58on parle de...
27:58Il y a des dépenses,
27:59je ne sais pas,
28:00je connais des entreprises,
28:01par exemple,
28:01qui reçoivent des chèques,
28:04monstrueux
28:04pour des impôts
28:05au crédit de recherche.
28:06Il y a des agences
28:07qui leur font des dossiers.
28:09Il n'y a pas d'investissement
28:10du tout
28:10et ils reçoivent
28:11des chèques monstrueux.
28:12Vous savez,
28:12il y a toutes ces dépenses aussi.
28:13Et je crois que,
28:15surtout,
28:15si on a un travail à faire,
28:17c'est celui
28:18de la bonne partition
28:19entre les efforts de production
28:21et l'administration
28:22de la production.
28:22C'est ce qu'on fait
28:23dans des entreprises.
28:24Quand on arrive dans une entreprise,
28:25on regarde
28:26quel est le pourcentage
28:28des dépenses
28:29qui vont à la production
28:30et quel est le pourcentage
28:31des dépenses
28:31qui vont à l'administration
28:32de sa production.
28:33Vous voyez ce que je veux dire.
28:34En réalité,
28:35ce qui relève des coûts,
28:36j'ai envie de dire,
28:37des coûts de fonctionnement.
28:40Oui, c'est ça.
28:40Des coûts de fonctionnement,
28:41c'est ça.
28:41Et le problème chez nous,
28:42c'est qu'on ne regarde pas ça
28:43dans les ministères.
28:44Et vous avez, par exemple,
28:45on dit,
28:46je ne sais pas,
28:46il n'y a pas assez de pompiers,
28:47il n'y a pas assez de policiers
28:49sur les routes
28:50ou à l'extérieur.
28:51Mais il y a beaucoup de policiers,
28:52en fait.
28:53Mais le problème,
28:54c'est que vous en avez
28:56trois sur quatre.
28:56Le meilleur exemple,
28:57c'est l'hôpital,
28:59Stéphane.
29:01L'enseignement,
29:02mais partout chez nous,
29:03c'est ça.
29:03Oui, mais l'hôpital particulièrement,
29:05puisqu'on a demandé
29:05aux médecins des tâches
29:07qui les obligent
29:08à rester une bonne partie du temps
29:10dans les bureaux
29:11alors qu'on voulait voir
29:12soigner des malades
29:13et ne pas faire autre chose.
29:14C'est ça.
29:15Donc vraiment,
29:16il y a deux travaux.
29:17Donc un Ravire-Millei
29:18qui pourrait permettre
29:20de scruter,
29:21de scanner,
29:22comme on dit,
29:23ces dépenses-là
29:24pour essayer de...
29:25Effectivement,
29:25vous avez tout à fait raison
29:27de pointer cet aspect-là,
29:28de faire le tri
29:29entre ce qui relève
29:30de l'administrativo-administratif
29:32et ce qui relève
29:33de la réelle action
29:34sur le terrain.
29:35C'est excellent.
29:36Stéphane,
29:37vous restez avec nous.
29:37On est avec Samy
29:38qui nous appelle de Lyon.
29:40Bonjour Samy.
29:41Bonjour Rack.
29:42Soyez le bienvenu.
29:44Stéphane est avec nous.
29:45Vous pouvez dialoguer ensemble.
29:46Vous,
29:46vous auriez envie
29:47d'un peu de milleille
29:48dans la soupe de Bercy,
29:51de mettre un petit peu
29:52de sel comme ça ?
29:53J'en rêve.
29:55Un tout petit peu
29:55un soupçon
29:56mais je pense que ça
29:57ne se fera jamais
29:58parce que la France
29:59est ainsi
30:01et que,
30:01regardez,
30:02Macron avait promis
30:02à son arrivée au pouvoir
30:03il y a plus de dix ans
30:04qu'il allait faire
30:04des économies
30:05et en fait,
30:06l'AD a été exposé.
30:08Moi,
30:08je pense que n'importe
30:08quel président,
30:10candidat aux présidentielles
30:12fait des belles promesses
30:13et après,
30:13il n'aura rien
30:14une fois aux manettes.
30:15Vous savez,
30:15il y avait des mesures
30:16très simples
30:17à mettre en place
30:18pour faire des économies,
30:19même symboliques
30:19comme supprimer
30:20le Conseil économique social,
30:22supprimer l'ADEME
30:23alors qu'il y a
30:24le Céréma
30:24qui fait doublon.
30:26Donc voilà,
30:27mais en fait,
30:27même des mesures symboliques
30:29qui ferait permettre
30:29d'économiser
30:30quelques millions d'euros
30:32à l'État français
30:33et donc aux citoyens,
30:36aucun président de droite
30:37de gauche
30:37n'a fait ça en place.
30:39Donc on met en place
30:40quelques durettes
30:41mais après,
30:41dans l'ensemble,
30:42je pense que ça ne sera jamais
30:43parce que c'est ça la France
30:44en fait,
30:45tout simplement.
30:46Je lisais...
30:47De ne pas couper en fait...
30:50Milaï,
30:51bon,
30:51c'est un Argentin,
30:52c'est une culture particulière,
30:53c'est...
30:54Et puis les pays...
30:55Et puis c'est vrai
30:55que le pays
30:56n'est pas forcément comparable
30:57non plus.
30:57Il faut aussi...
30:58Et puis regardez,
30:59France Télévisions,
31:00malgré le rapport à l'oncle,
31:01qu'est-ce qui va se passer
31:02à France Télévisions ?
31:02Pas grand-chose,
31:03il y a toujours autant de chaînes,
31:04il y a toujours autant de radios.
31:06Honnêtement,
31:07ils vont faire des économies
31:08pour dire regardez,
31:09on fait des économies
31:09mais bon,
31:10c'est pour la com'.
31:11Je lisais ça,
31:12Ravier Mileï a réduit
31:14le nombre de ministères
31:15de 18 à 9.
31:17Ça fait partie des...
31:18Voilà,
31:18des décisions
31:20qui ont été prises
31:21et qui sont effectivement
31:22sans concession absolue.
31:24Tout à fait.
31:25Mais en fait,
31:27une spécificité de l'État,
31:28c'est de s'attribuer
31:28des missions
31:29qui ne lui appartiennent pas,
31:30de dépasser le cadre
31:32de ces missions régaliennes
31:33et pour dire après,
31:34regardez,
31:34on a besoin de moyens,
31:35on a besoin d'argent,
31:36on a besoin de plus de gens
31:37pour se publier
31:38toutes ces missions.
31:39Mais recentrez-vous,
31:41par exemple,
31:41l'éducation nationale,
31:42recentrez-vous
31:43sur vos missions prioritaires
31:44qui sont l'instruction,
31:45savoir écrire,
31:46compter, parler
31:48et l'histoire géo
31:49et puis arrêtez
31:50de bassiner les gamins
31:51et de demander de l'argent
31:52pour faire d'autres missions
31:53qui ne sont pas les vôtres.
31:55En fait,
31:56moi,
31:57je vois gister des fois
31:58à des conseils de classe,
31:59je vois les profs se plaint
31:59parce qu'ils n'ont pas d'argent
32:00pour faire des missions
32:01qui ne sont pas les leurs.
32:02Samy,
32:02est-ce que vous êtes d'accord
32:03avec l'analyse de Stéphane
32:04de Bordeaux
32:05qui nous dit
32:06qu'en fait,
32:06il faut essayer
32:07de chasser les dépenses
32:08dans les services publics
32:10là où elles sont,
32:11où elles relèvent
32:12de l'organisation même
32:14en réalité du service.
32:15C'est ça, en fait ?
32:16Oui,
32:17mais honnêtement,
32:17j'ai travaillé
32:18dans la fonction publique.
32:20Ça ne se fera jamais.
32:21Je les ai vus.
32:22En fait,
32:22on n'imagine pas
32:23tant qu'on ne travaille pas
32:24dans un autre monde.
32:25C'est une armée mexicaine
32:27dans l'administratif.
32:28Sur le terrain,
32:29ils se battent
32:29avec le peu de moyens
32:30qu'il y a
32:30et dans l'administratif,
32:32dans les bureaux,
32:33c'est hallucinant
32:34le nombre de personnes
32:35chargées de mission
32:36qui ne servent vraiment rien
32:37pour des missions
32:37qui ne sont pas dues
32:38à l'éducation nationale.
32:39Je parle éducation nationale
32:40mais ça peut être
32:40la fonction hospitalière,
32:41ça peut être la préfecture.
32:44Mais on voit des missions
32:45des fois,
32:46mais même à la Bédéopole
32:47ou à la ville de Lyon,
32:48on voit des missions
32:49où on se dit
32:50mais c'est quoi ce charabia ?
32:52À quoi ils servent ?
32:52Combien ils sont payés ?
32:54Non,
32:55le problème avec
32:55les services publics
32:57et tous les libéraux
32:58sont d'ailleurs assez d'accord
32:59avec cette idée-là,
33:00c'est de dire
33:01il faut réduire
33:02là où ce n'est pas nécessaire
33:03et puis il faut essayer
33:05effectivement
33:05de donner plus de moyens.
33:08Je recevais hier
33:09Christelle Morancet
33:10par exemple
33:11qui disait
33:13il faut essayer
33:13de réduire
33:14dans les parties
33:15effectivement
33:16qui ne sont pas forcément
33:17nécessaires.
33:18Elle pensait
33:18à l'éducation nationale
33:19et elle citait
33:20l'éducation nationale.
33:21En revanche,
33:22elle disait
33:22là où il faut mettre
33:23plus de moyens
33:23par exemple,
33:24c'est dans l'hôpital
33:25et on reprenait
33:26effectivement
33:26cet exemple
33:27malheureux
33:28de ces médecins
33:29qui à cause
33:30de la nouvelle organisation
33:31de l'hôpital
33:31sont obligés
33:32de passer du temps
33:32à remplir des cases
33:33et à cocher des croix
33:36sur des tableaux Excel.
33:38Ce n'est pas leur métier.
33:40Merci.
33:41Moi je me suis rendu compte
33:42d'un autre chose
33:43c'est que dans
33:43l'administratif d'État
33:45je n'ai jamais vu
33:46autant de fils d'eux
33:48et de filles d'eux.
33:50Beaucoup plus
33:50que dans le privé.
33:51J'ai vu un réseautage
33:52pour se coopter
33:53entre soi
33:54et pour se garder
33:54les postes-là
33:55bien planqués.
33:58Honnêtement,
33:59j'ai fait les deux
33:59privé et public.
34:00La rigueur,
34:01je préfère le privé
34:03parce qu'il y a
34:03moins d'hypocrisie.
34:04Merci infiniment
34:05en tous les cas
34:05à tous les deux
34:06Stéphane et Samy
34:07de nous avoir
34:08donné votre sentiment
34:09sur ce milleille
34:12qui pourrait
34:14ce rêve
34:15dites-vous
34:15Samy
34:16qui consisterait
34:17à un peu
34:17d'économie
34:19à la sauce milleille
34:20en France.
34:22Il y a du bon
34:22et du moins bon
34:23en Argentine
34:24il faut le dire
34:24aussi sur l'exemple
34:25Milley
34:26qui a obtenu
34:27un certain nombre
34:28de résultats
34:28notamment en matière
34:29d'inflation
34:30puisqu'il a réussi
34:30à faire baisser
34:31de 161%
34:33à 33%
34:34en un an
34:34mais le revers
34:36de la médaille
34:36c'est que la pauvreté
34:37a également progressé
34:38notamment
34:39au premier semestre
34:412026
34:42dans ce pays
34:42tout n'est pas rose
34:43non plus.
34:44Merci en tous les cas
34:45à tous les deux
34:45on va se retrouver
34:46dans un instant
34:46pour répondre
34:47à cette question
34:48Êtes-vous choqué
34:48qu'Emmanuel Macron
34:50donne son avis
34:51sur l'affaire
34:51Bardella
34:52Mediapart
34:53on en parle
34:53dans quelques secondes
34:54à tout de suite.
34:559h matin
34:56Sud Radio
34:57La vérité en face
34:58Jacques Cardoz
35:00Et l'on reparle
35:01de cette affaire
35:02qui fait beaucoup parler
35:03un peu partout
35:04en France
35:05évidemment
35:06c'est l'affaire
35:08Mediapart
35:09Jordan Bardella
35:10Vous avez suivi
35:12les épisodes précédents
35:13Le journal révèle
35:15des propos antisémites
35:17qu'aurait écrit
35:19ou tenu
35:20Jordan Bardella
35:21lorsqu'il avait
35:2217-18 ans
35:23Le président
35:25du Rassemblement National
35:26lui réfute
35:27et conteste
35:28totalement
35:28ces éléments-là
35:30Le journal promet
35:31et a déjà fait savoir
35:33qu'il y aurait
35:33des suites
35:34et qu'il ferait paraître
35:36d'autres éléments
35:37dans les prochaines heures
35:38ou les prochains jours
35:39on ne sait pas très bien
35:39On vous posait la question
35:41de savoir
35:41si ça vous choquait
35:42qu'Emmanuel Macron
35:43le président de la République
35:43donne son avis
35:44sur cette affaire
35:45et vous avez répondu
35:46oui à 89%
35:48Vous nous appelez
35:49à ce sujet
35:500826 300 300
35:51J'accueille Emmanuel
35:52qui nous appelle
35:53de suraine
35:54Bonjour Emmanuel
35:55Bonjour
35:56Merci beaucoup
35:57de me donner la parole
35:58Je vous en prie
35:59on vous écoute
36:00Ma réaction
36:01c'est
36:02à deux égards
36:03Le premier
36:04à l'égard
36:05d'Emmanuel Macron
36:06son mot d'ordre
36:08je suppose
36:08ça doit être
36:09minable jusqu'au bout
36:10parce que c'est pas possible
36:11qu'il aille mettre
36:13les pieds là-dedans
36:14Deuxièmement
36:14un mot
36:15à propos
36:16du sieur
36:17Edoui Plenel
36:18patron de Mediapart
36:20Si je puis me permettre
36:22Emmanuel
36:22juste
36:23il est président
36:24de la République
36:24est-ce qu'il ne doit pas
36:26à un moment donné
36:27tenir un discours
36:29ferme
36:30à propos
36:30de l'antisémitisme ?
36:32Il doit aussi
36:33surtout
36:34savoir un petit peu
36:36qui il soutient
36:37parce qu'en l'occurrence
36:38il y a une anecdote
36:40que mon âge
36:41me permet de savoir
36:42de connaître
36:43mon souvenir
36:44c'est que
36:45à l'époque
36:46au moment
36:47du massacre
36:49de Septembre Noir
36:50par Septembre Noir
36:51des athlètes
36:52israéliens
36:53à Munich
36:54quelques années plus tard
36:56il y a un nommé
36:57Krasny
36:58qui écrivait
36:59dans la revue
37:00rouge
37:00de la revue
37:01trotskiste
37:02marxiste-léniniste
37:03et bien ce personnage
37:05Krasny
37:06en fait
37:06c'était Edoui Plenel
37:07c'était un pseudo
37:09et il se permettait
37:11d'expliquer
37:12que les terroristes
37:14de Septembre Noir
37:15étaient
37:15des révolutionnaires
37:17des patriotes
37:17qu'il fallait soutenir
37:19absolument
37:19s'aligner avec eux
37:20etc
37:21etc
37:23quelques
37:24vingt ans plus tard
37:25M. Plenel
37:26disait
37:27non mais je récuse
37:28totalement ce que j'ai dit
37:29c'était idiot
37:31voilà
37:31donc M. Plenel
37:32il aime bien
37:34s'auto-pardonner
37:35des bêtises
37:36qu'il aurait pu faire
37:37quand il était gamin
37:38mais en revanche
37:40pour les autres
37:41il n'en a pas
37:42par ailleurs
37:43ça fait maintenant
37:4340 ans
37:44qu'il déverse
37:45des calomnies
37:46et des mensonges
37:46sur les gens de droite
37:47je pense qu'il doit avoir
37:49sa plaque
37:49la 17ème chambre
37:52au tribunal à Paris
37:53parce que
37:53c'est pas possible
37:55enfin
37:56il a perdu
37:57presque tous ses procès
37:58d'ailleurs
37:58quelques fois
38:00avec des petits montants
38:01comme punition
38:01mais c'est un spécialiste
38:03de la calomnie
38:04c'est vraiment
38:05un tchéquiste
38:06un trotskiste
38:07dans l'âme
38:08donc je trouve
38:09vraisemblable
38:10que Macron
38:11aille donner
38:12du crédit
38:13au dire
38:14de ce type-là
38:14oui
38:15vous êtes impitoyable
38:17en tous les cas
38:18Emmanuel
38:18pour que je comprenne bien
38:20vous parliez
38:20d'Edoui Plenel
38:21on est bien d'accord
38:22pas du président
38:23on va prendre
38:26Philippe
38:26qui nous appelle
38:28de Toulouse
38:29bonjour Philippe
38:31bonjour monsieur Cardo
38:32bonjour Emmanuel
38:33soyez le bienvenu
38:34et évidemment
38:35Emmanuel vous écoute
38:36je vous remercie
38:39alors vous
38:40vous trouvez cela
38:41déplacé également
38:42les propos
38:43d'Emmanuel Macron
38:43je vous pose
38:44directement la question
38:45pourquoi n'aurait-il
38:46pas le droit
38:46finalement
38:47je prends
38:48sa défense
38:49pourquoi n'aurait-il
38:50pas le droit
38:51au nom
38:51de la lutte
38:52contre l'antisémitisme
38:53de prendre la parole
38:55sur ce sujet là
38:57oui parce que
38:57je vais être un peu
38:58comme Emmanuel
38:58je pense que c'est
38:59quand même
38:59des propos orientés
39:00même si vous avez raison
39:02en tant que président
39:02il devrait défendre
39:03enfin il devait
39:04oui il devrait défendre
39:05la lutte contre l'antisémitisme
39:06mais ça me paraît
39:07quand même un peu déplacé
39:09première chose
39:09et puis deuxième chose
39:10qui écoute monsieur Macron
39:12maintenant
39:13franchement
39:13qui l'écoute
39:15bon ça c'est encore
39:16une autre question
39:17mais peut-être qu'il y a
39:18même si c'est 20 ou 30%
39:20de codes de popularité
39:22vous êtes gentil
39:23moi je trouve que vous êtes gentil
39:25j'essaie de trouver
39:26des contre-arguments
39:28est-ce que vous me permettez
39:29juste de dire quelque chose
39:31est-ce que vous pensez vraiment
39:33que si
39:34enfin peut-être que je me tromperais
39:36dans l'avenir
39:36mais si vous pensez vraiment
39:37que monsieur Bardella
39:38avait tenu ses propos
39:39le Mossad n'aurait pas mis en garde
39:41le gouvernement israélien
39:42de le faire venir en Israël
39:44alors ça
39:45je ne sais pas
39:46je ne sais pas
39:46je n'irai pas jusque là
39:49vous savez
39:49je me pose la question
39:51franchement
39:52en tout cas
39:53c'est un peu comme
39:54l'avis d'Emmanuel
39:54dans le sens où
39:57Mediapart
39:58calomnie beaucoup
39:59et j'ai appris
40:00d'ailleurs j'ai appris
40:01qu'il avait sanctionné
40:02plusieurs ports en 2025
40:03et je pense
40:05que cette séquence
40:07fera un blessé grave
40:08voire un mort
40:09je ne sais pas
40:09ce sera monsieur Bardella
40:10ou Mediapart
40:11mais il y en a des eux
40:11qui va y laisser des plumes
40:12merci à tous les deux
40:14et on rappelle quand même
40:15que Mediapart
40:15a contribué
40:17à révéler
40:17beaucoup d'affaires
40:18et notamment
40:19la fameuse affaire
40:20Cahuzac
40:21qui a obligé
40:22le ministre de l'époque
40:23à démissionner
40:25au sujet de son compte
40:26caché en Suisse
40:27merci Emmanuel et Philippe
40:29en tous les cas
40:29d'avoir échangé avec moi
40:30sur ce sujet
40:31Stéphanie Demuru
40:32est dans le studio
40:33bonjour Stéphanie
40:33bonjour Jacques
40:34alors aujourd'hui
40:35ça va bien
40:36merci
40:36de quoi allez-vous nous parler
40:38alors première partie
40:39première partie
40:40sur la consommation
40:41parfois peut-être
40:42Jacques ça vous arrive
40:43d'utiliser vos découvertes
40:45pour finir le mois
40:46ajuster un petit peu
40:47votre budget
40:48terminé
40:49même les petits découvertes
40:51seront davantage encadrés
40:53ça se corse
40:54de ce point de vue là aussi
40:56on en parlera
40:57avec vous
40:59si vous vous sentez concerné
41:00n'hésitez pas
41:01et puis avec nos invités
41:02on aura d'ailleurs
41:03la rubrique
41:04comme chaque jeudi
41:04pas si vite
41:05Laurent Pernas
41:06qui viendra nous dire
41:08comment déjouer
41:09les pièges
41:09et les arnaques
41:10du quotidien
41:11et puis à partir
41:11de 10h30
41:12avec mes débatteurs
41:13évidemment
41:14on va parler
41:15de cette grotte
41:16dans les lycées
41:17encore
41:18vous avez vu
41:18ça crame
41:19un lycée
41:20qui est en train
41:20de cramer
41:22les universités
41:23qui sont maintenant
41:23touchées
41:24déjà 27
41:24et puis Bruno Retailleau
41:26ce matin
41:26qui a proposé
41:28ça y est
41:29et Bruno Retailleau
41:30qui propose
41:31qui suggère
41:32d'interdire à la fille
41:33parce qu'il a été
41:34interrogé justement
41:35sur ce mouvement
41:35de colère
41:36qui est
41:37instrumentalisé
41:38par les insoumis
41:39selon lui
41:40et le ministre
41:40du logement
41:42Vincent Jambrun
41:42qui était mon invité
41:43ce matin
41:44et qui disait
41:44que la question
41:45se pose
41:46sans vouloir
41:46aller aussi
41:47loin que Bruno Retailleau
41:49mais il disait
41:50la question se pose
41:51très bonne émission
41:52à vous
41:53Stéphanie
41:54très bonne journée
41:54merci à
41:55à tous ceux
41:56qui m'ont aidé
41:57à préparer
41:57cette émission
41:58Juliette et Joseph
42:00et puis bien sûr
42:00Emmanuel Ostandard
42:02et John
42:02John bien sûr
42:03à la réalisation
42:04je vous dis à demain
42:069h10h
42:07la vérité en face

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