- il y a 7 minutes
Avec Gilles Ganzmann , Arnaud Benedetti, Frédéric Dabi , Pascal Bataille
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NewsTranscription
00:00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:00:05Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver jusqu'à midi pour votre rendez-vous à vous de le dire.
00:00:10En première partie, c'est votre histoire, votre quotidien, ce qui vous fait réagir, ce qui vous concerne.
00:00:17On est jeudi, la rubrique Passivite avec Laurent Pernas qui vous explique comment déjouer les pièges et les arnaques du
00:00:24quotidien.
00:00:24Et puis avec Gilles Gansman, vous utilisez parfois votre découvert pour finir le mois, beaucoup de Français le font.
00:00:31Eh bien, à partir du 20 novembre, sachez que même les petits découverts seront davantage encadrés.
00:00:36Alors est-ce que c'est une protection nécessaire contre le surendettement ou un coût dur de plus pour les
00:00:42budgets serrés ?
00:00:43A vous de le dire.
00:00:44À partir de 10h30, trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce
00:00:49matin.
00:00:50Emmanuel Macron qui qualifie de gravissime et d'inacceptable les messages antisémites.
00:00:54Attribué par Mediapart au président du RN, Jordan Bardella lui retorque qu'il ne s'est pas rendu à la
00:01:01marche contre l'antisémitisme, le président de la République.
00:01:04Est-ce que cette réponse vous convainc-t-elle ou éveille-t-elle en fait le fond de l'affaire
00:01:08?
00:01:08On en parlera, mais c'est à vous de le dire. 0800 26 300 300.
00:01:13Est-ce qu'il faut interdire LFI comme le demande ce matin Bruno Retailleau ?
00:01:16LFI est un parti sédicieux, accuse le candidat à la présidentielle LR qui était interrogé sur le rôle joué par
00:01:23le parti dans les violences en marge du mouvement des lycéens
00:01:26qui s'étend ce matin dangereusement aux universités.
00:01:29Au moins 30 lycées bloqués, un lycée en feu d'ailleurs à Nantes et puis 17 universités déjà touchées.
00:01:377 500 euros d'amende requis hier contre Robert Ménard sans demande d'inéligibilité pour avoir refusé de marier un
00:01:44Algérien sous OQTF.
00:01:46Le maire de Béziers a-t-il désobéi à la loi ou simplement appliquer le bon sens ?
00:01:51A vous de le dire. 0800 26 300 300.
00:01:54Manu vous accueille au standard.
00:01:57Vas-y vite.
00:01:58Avec Sofinko qui vous informe, vous éclaire et vous donne les bons réflexes.
00:02:03Et vous l'avez entendu, le nouveau rendez-vous désormais du jeudi.
00:02:08Bonjour Laurent Pernamas.
00:02:11Bonjour Stéphanie.
00:02:12Vous êtes avec nous, directeur de Sofinko Éco-Transition, membre du comité exécutif de Sofinko.
00:02:17Vous allez venir nous donner des conseils tous les jeudis contre les arnaques, les pièges du quotidien.
00:02:24On est tous confrontés.
00:02:26Tous les jours.
00:02:26Les numéros au téléphone, les pièges sur internet.
00:02:30Alors au menu aujourd'hui, c'est une promesse allaisante Laurent.
00:02:33Des panneaux solaires gratuits.
00:02:35Certainement qu'on vous en a proposé, vous qui nous écoutez.
00:02:38Puis de l'électricité à revendre au téléphone.
00:02:41Tranquillement, votre interlocuteur se présente comme un conseiller France Rénov'.
00:02:46On l'a tous eu, Laurent.
00:02:47Qu'est-ce qui doit immédiatement nous alerter ?
00:02:50Alors, cet arnaque commence toujours justement par cet appel téléphonique.
00:02:54Bonjour Monsieur, je vous appelle de la part de France Rénov'.
00:02:57C'est l'État France Rénov'.
00:02:58Votre maison est éligible à une installation photovoltaïque financée par l'État.
00:03:03Vous n'aurez pratiquement rien à payer car vous allez revendre votre électricité.
00:03:07Alors, ça paraît officiel, plutôt écologique et surtout très avantageux.
00:03:11Alors, sauf que c'est là, Laurent, qu'on doit se dire pas si vite.
00:03:15Exactement.
00:03:16Exactement, Céphanie.
00:03:17Première astuce, France Rénov' ne vous appelle jamais pour vous vendre des panneaux solaires.
00:03:22D'accord ?
00:03:22Une pompe à chaleur ou des travaux.
00:03:25Jamais.
00:03:26Alors, justement, parce que les conseillers France Rénov' interviennent pour informer gratuitement
00:03:31et de façon indépendante.
00:03:33Si quelqu'un vous appelle en se présentant comme France Rénov'
00:03:36ou l'ANA, l'Agence Nationale pour la Mérisation de l'Habitat,
00:03:39ou mandatée par l'État, et cherche à vous faire signer un devis,
00:03:43c'est clairement qu'il s'agit d'un signal d'arnaque.
00:03:46Alors, un deuxième signal doit nous alerter immédiatement, Laurent,
00:03:49si on nous dit vos panneaux vont être gratuits.
00:03:52Non, mais ça c'est sûr que rien n'est jamais gratuit dans ce moment.
00:03:54Oui, alors avec le déficit de l'État, c'est-à-dire que l'État paye tout,
00:03:58votre installation s'autofinance, la revente de votre électricité
00:04:01rembourse entièrement les mensualités.
00:04:03Bref, en fait, la production photovoltaïque peut effectivement être autoconsommée
00:04:10et selon l'installation et le contrat applicables,
00:04:12mais une partie de l'électricité peut être vendue,
00:04:14mais cela ne signifie absolument pas que l'installation est gratuite.
00:04:18France Rénov' d'ailleurs met précisément en garde contre les promesses du type
00:04:21travaux payés par l'État où aucun reste à charge.
00:04:25Le photovoltaïque n'a pas de subvention, contrairement à la pompe à chaleur.
00:04:28Oui, bien sûr.
00:04:29Et puis le troisième signal qui marche à tous les coups.
00:04:32Oui, quand on vous demande justement de décider tout de suite,
00:04:36on vous met une pression, on vous demande vos identifiants,
00:04:40et puis alors surtout, l'aide s'arrête ce soir.
00:04:43Il ne reste que quelques dossiers dans votre commune.
00:04:45« Donnez-moi simplement votre numéro fiscal pour vérifier votre éligibilité ».
00:04:49Là, pas si vite, ne communiquez jamais votre numéro fiscal,
00:04:53ni vos coordonnées bancaires, ni vos identifiants.
00:04:57La direction justement de la concurrence et les fraudes recommande de prendre le temps
00:05:01de comparer les offres et d'alerter justement sur les entreprises
00:05:04qui utilisent des non-proches de services publics,
00:05:07avec des drapeaux bleu, blanc, rouge,
00:05:09comme quoi c'est leur partenaire.
00:05:11Donc, bref, la rénovation énergétique et la production d'énergie renouvelable,
00:05:16le démarchage téléphonique est spécifiquement interdit.
00:05:19La seule exception pour nous, c'est lorsque vous avez déjà un contrat, justement.
00:05:25Mais si quelqu'un vous appelle spontanément pour vous vendre du photovoltaïque
00:05:29en se réclamant de France Rénov' ou de l'État, vous raccrochez.
00:05:32C'est vrai que ça nous est vraiment tous arrivé.
00:05:35J'espère que tout le monde le retiendra.
00:05:37Alors, on récapitule, Laurent, les trois réflexes passivites.
00:05:40Je ne signe rien pendant l'appel et je ne donne aucune information personnelle.
00:05:45Le deuxième, c'est je vérifie moi-même auprès de France Rénov',
00:05:48sur le site officiel, ou au 0-808-800-700.
00:05:53France Rénov', c'est .gouv.
00:05:55Et le troisième point, si je soupsomme une fronde,
00:05:58je la signale sur Signal Conso,
00:06:00puis France Rénov' renvoie également vers la répression des fraudes pour ces signalements.
00:06:05Donc, la phrase à retenir avant de dire oui,
00:06:08un conseiller France Rénov' conseille,
00:06:10vous avez 600 espaces conseils sur toute la France.
00:06:15Et si on vous appelle pour vous vendre des panneaux solaires
00:06:17avec le drapeau bleu-blanc-rouge et France Rénov',
00:06:19vous raccrochez, il n'y a pas d'aide.
00:06:21Il n'y a pas d'aide de l'État pour le photorelothèque.
00:06:23Bien entendu, pas d'aide et vous raccrochez.
00:06:26Merci Laurent Permas.
00:06:27Je vous propose de rester avec nous parce qu'on va parler banque.
00:06:30Donc, j'ai un petit peu un domaine que vous connaissez.
00:06:32Donc, vous avez le droit de rester avec nous.
00:06:34Merci Stéphanie.
00:06:34Et d'intervenir dans nos débats.
00:06:38Avec Sofinko qui vous informe, vous éclaire et vous donne les bons réflexes.
00:06:42Bonjour Gilles Ganzemann.
00:06:44Bonjour.
00:06:44Alors, je suis sûre que ça vous est déjà arrivé, vous aussi.
00:06:47Vous savez que de nombreux Français utilisent, c'est vrai,
00:06:50parfois les fins de mois, le découvert pour gérer leur trésorerie.
00:06:54Moi, je suis tout le temps à découvert parce que je pense que c'est un droit à utiliser.
00:06:59Parce que sinon, si vous n'êtes jamais à découvert,
00:07:01si vous ne faites que rentrer votre salaire, dépenser,
00:07:04c'est quoi le rôle d'une banque, finalement ?
00:07:07Si la banque n'est pas là pour vous aider, vous n'êtes pas d'accord ?
00:07:10Non, évidemment non plus.
00:07:12Vous verrez, j'en ai parlé au téléphone.
00:07:14Je trouve que c'est aussi un rôle.
00:07:17Ce n'est pas M. Sofinko qui va dire le contraire.
00:07:20Je suis très concerné par ça, justement.
00:07:22Après, c'est autre chose.
00:07:2319% machin sera...
00:07:25On fera une autre émission sur comment...
00:07:28Enfin, bref.
00:07:30Vous êtes annonceur, je ne peux pas vous attaquer.
00:07:33Mais...
00:07:33Au moins, c'est dit, l'indépendance de Sudra.
00:07:36Heureusement, on a des prêts classiques à des taux tout à fait cohérents du marché.
00:07:42C'était ma dernière émission.
00:07:43En tout cas, je vais vous enseigner.
00:07:45Merci, vous allez passer à la compta.
00:07:48Je veux dire que c'est aussi un rôle des banques de pouvoir...
00:07:51Quand on va dans une banque, on ne va pas simplement donner ce qu'on a gagné, ce qui a
00:07:56été compliqué à gagner.
00:07:57On y va aussi quand on est dans des moments de crise actuelle pour qu'ils soient là pour nous
00:08:01aider.
00:08:03Et je pense que transformer...
00:08:06Vous allez le dire, mais transformer une autorisation de découvert en crédit, ça change les règles.
00:08:14Parce que ce ne sont pas les mêmes taux qu'on va avoir.
00:08:16Oui, parce que c'est un petit peu ce qui va se passer à partir du 20 novembre.
00:08:20C'est important quand même.
00:08:21La banque devra aussi évaluer la capacité de remboursement lorsqu'elle accorde un petit découvert ou un découvert de courte
00:08:27durée.
00:08:27C'est en ce sens que vous dites, oui, c'est comme un petit crédit finalement à la conso.
00:08:32Est-ce que vous trouvez ça normal, vous, que les règles se durcissent, même pour quelques dizaines d'euros ?
00:08:380,826, 300, 300, si vous voulez réagir.
00:08:41Et puis on est avec Vincent Grard, qui nous explique ce qui changera concrètement.
00:08:46Banquier, directeur de France, Trade Republic, partenaire d'ailleurs de l'émission de Sud Radio de Thomas Binet.
00:08:52Bonjour Vincent.
00:08:54Bonjour.
00:08:55Alors, on révèle vos petits secrets.
00:08:58Vous deviez être en studio et puis vous avez été coincé par les TGV des lycéens, c'est ça ?
00:09:03Enfin, des TGV des lycéens que les lycéens ont bloqué.
00:09:06Ma ligne, en effet, était impactée ce matin, donc je ne peux malheureusement pas venir en studio avec vous aujourd
00:09:12'hui.
00:09:13On vous entend très bien.
00:09:13Néanmoins, je suis tout à fait d'accord avec Gilles sur le rôle d'une banque qui est d'accompagner
00:09:19les Français,
00:09:21enfin n'importe quel particulier, sur les deux volets de sa vie financière,
00:09:24qui est de faire fructifier l'argent qui a été acquis, mais également de financer les projets.
00:09:31Donc, en effet, je suis bien d'accord avec vous, Gilles, sur ce volet-là.
00:09:35Néanmoins, là où j'ai un problème et là où je pense que la loi qui va rentrer en vigueur
00:09:40est une bonne chose,
00:09:42c'est que le découvert autorisé, dans le sens où les Français le comprennent,
00:09:46on pense que c'est sensiblement gratuit ou peu cher, alors que la vérité, c'est que c'est très
00:09:52cher.
00:09:53C'est-à-dire que...
00:09:53Très cher pour qui ?
00:09:55Très cher pour la personne qui utilise ce découvert.
00:09:59Si vous devez payer un frais forfaitaire, ces fameux agios de 10 euros,
00:10:05parce que vous avez été à découvert de 50 euros pendant 3 jours dans le mois,
00:10:08c'est très très cher.
00:10:10Et si on rebascule ça sur un taux, ça représente des milliers de pourcentages.
00:10:14Non mais vous, vous l'avez négocié.
00:10:15Moi je l'ai négocié, il y a hors de question qu'il me prenne 19 ou 2%.
00:10:19Je me fais même rembourser parfois mon taux.
00:10:24La négociation, ça passe bien, comme son nom l'indique, par une négociation.
00:10:28C'est-à-dire que vous êtes en mesure d'avoir un poids de négociation pour baisser les frais,
00:10:33quand par ailleurs, vous avez d'autres produits financiers qui permettent à la banque de se rémunérer.
00:10:37Ce qui n'est pas le cas des catégories populaires et modestes en France.
00:10:40Justement, Vincent Garce, est-ce que j'allais poser comme question ?
00:10:43Est-ce que c'est le cas de tout le monde aujourd'hui quand on est à découvert ?
00:10:46J'imagine que les règles changent en fonction des banques, non ?
00:10:50Alors, jusqu'à maintenant, les découvertes ne rentraient pas dans le cadre
00:10:53et dans la loi qui régit les crédits à la consommation.
00:10:57Et donc, c'était les conventions de compte des banques qui déterminaient les tarifications.
00:11:02Là, à partir de novembre, ça va rentrer dans le cadre du crédit à la consommation.
00:11:09Ce qui veut dire que le taux sera limité au taux d'usure donné par la Banque de France.
00:11:15Et ça viendra factuellement réduire la note pour les Français sur ces découvertes-là.
00:11:22Une bonne chose, Laurent Permas, vous vous connaissez bien.
00:11:24Je me souviens que j'avais interviewé le directeur général à plusieurs reprises de Sofinko
00:11:30qui m'expliquait, c'est vrai qu'il y avait énormément de Français
00:11:33qui jouaient effectivement sur la trésorerie avec leurs découvertes.
00:11:38Ça va changer les règles. Vous êtes d'accord avec Vincent Grare ?
00:11:42Je pense que chaque banque a un contrat, une convention faite de compte.
00:11:49Dans les conventions de compte, vous avez une tarification
00:11:52et surtout, vous avez ce qu'on appelle une ligne de découvert autorisée,
00:11:57donc qui est négociée.
00:11:58Et donc avec un taux qui est négocié aussi.
00:12:00Et ça, c'est dans les tenues de compte.
00:12:02Et chaque banque fait ce qu'elle souhaite dans la convention privée.
00:12:07Après, vous avez cette nouvelle loi que je trouve en fait très claire
00:12:12qui va permettre de pouvoir poser véritablement en fait
00:12:16cette notion de financement avec un taux,
00:12:19parce qu'il y a des taux d'usure en France, d'accord ?
00:12:21Et donc ce taux d'usure pour le crédit à la consommation,
00:12:24il est pour toutes les banques et pour tous les Français.
00:12:26Donc c'est plutôt favorable aux Français ?
00:12:29De protéger justement le sur-endettement.
00:12:32Vous voyez, ça permet de se protéger contre soi-même.
00:12:35Mais enfin, ça ne marche pas forcément tous les Français.
00:12:37Moi, j'ai envie que vous veniez me dire 0826 300 300,
00:12:41ce que vous en pensez, parce qu'il y a énormément,
00:12:44je n'ai plus le chiffre en tête de Français
00:12:45qui sont à découvert quasiment à la moitié du mois,
00:12:51qui se retrouvent à découvert.
00:12:52Et de plus en plus avec le carburant qui flambe,
00:12:55on l'a vu encore, l'inflation ce matin en hausse.
00:12:58On se retrouve sur Sud Radio et on en parle.
00:13:02Sud Radio.
00:13:0510h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiry.
00:13:09Sud Radio, à vous de le dire,
00:13:11un sujet extrêmement concernant ce matin,
00:13:14la règle des découvertes qui va changer à partir du 20 novembre.
00:13:17La banque évaluera la capacité de vos remboursements
00:13:22lorsqu'elle vous accorde un petit découvert
00:13:23ou un découvert de courte durée.
00:13:25Est-ce que vous trouvez ça normal,
00:13:26que les règles se durcissent,
00:13:28même pour quelques dizaines d'euros ?
00:13:30Ou au contraire, vous vous sentez mieux protégé ?
00:13:33Parce que notre banquier qu'on avait en ligne,
00:13:35Vincent Grare, qui est toujours avec nous,
00:13:37nous dit que ça protège contre le surendettement.
00:13:39Mais enfin, je ne sais pas trop si vous êtes d'accord.
00:13:41Je regardais les chiffres précis.
00:13:42Il y a quand même 41% des Français qui se retrouvent à découvert
00:13:47dès la première quinzaine, entre le 1er et le 15 du mois,
00:13:51selon une dernière étude CSA.
00:13:53Ça fait beaucoup, donc ça va concerner quand même beaucoup de monde.
00:13:56Bonjour Sandra.
00:13:57Bonjour à tous.
00:13:58Bonjour.
00:13:59Soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
00:14:01Vous vous appelez de Chez Lens.
00:14:02Alors, vous, vous êtes courtière en crédit.
00:14:05Vous avez peut-être un œil professionnel sur la question.
00:14:08Alors, oui, déjà, moi, je voulais préciser quand même que cette règle,
00:14:12c'est la genèse de ça, c'est quand même une retranscription
00:14:15de la direction européenne.
00:14:16C'est-à-dire que ce n'est pas une décision des banques.
00:14:20Merci de le préciser.
00:14:21Mais oui, parce qu'en fait, moi, je ne suis pas l'avocate des banques,
00:14:26mais je pense quand même qu'il ne faut pas taper dessus dans ce cadre-là
00:14:30parce qu'en fait, on leur impose à nouveau une contrainte,
00:14:33pour moi, comme le HCSF, comme tout un tas d'autres choses,
00:14:36des règles de financement.
00:14:39Donc, en fait, déjà, il faut préciser que ce n'est pas rétroactif.
00:14:42Donc, les gens qui ont des autorisations de découvert
00:14:44ne vont pas forcément voir remise en question ces autorisations
00:14:49et que ça donne effectivement une meilleure lisibilité des coûts.
00:14:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui, comme c'était précisé,
00:14:55alors Gilles, il a la chance peut-être de pouvoir négocier avec son banquier.
00:14:59Il est terroriste, vous voulez dire ?
00:15:00Oui, c'est ça.
00:15:03Certains y arrivent, mais malheureusement,
00:15:05ce n'est pas toujours ceux qu'on a le plus besoin qui arrivent à négocier.
00:15:08Et puis, on n'est pas toujours au courant, vous avez raison, c'est vrai.
00:15:10C'est ça.
00:15:11C'est ça.
00:15:12Et puis, il faut préciser,
00:15:14alors effectivement, moi, l'inquiétude que j'ai,
00:15:18c'est que si on le considère comme un pré-consommation,
00:15:21on va encore avoir un calcul qui va intégrer le taux d'endettement
00:15:24et qui va venir à nouveau buter lorsqu'on fera des études de financement
00:15:28pour financer une voiture ou une maison ou un appartement.
00:15:32Ça, c'est la crainte et surtout qu'aujourd'hui, c'est déjà assez compliqué.
00:15:35Mais c'est ça.
00:15:36Vous imaginez les gens qui nous entendent,
00:15:38qui n'arrivent même pas à aller voir leur grand-mère le dimanche
00:15:42parce que l'essence coûte trop cher
00:15:43et là, on leur inflige encore des choses au lieu d'assouplir.
00:15:46On devrait enlever les agios.
00:15:48Moi, déjà, je trouve que ce n'est pas normal, c'est vrai.
00:15:50Je vous rejoins, Gilles, de payer des agios sur quelques centaines d'euros.
00:15:54Je trouve que notre auditrice a absolument raison et vous avez raison sur,
00:15:58en effet, quand on n'a pas beaucoup d'argent, c'est compliqué de négocier.
00:16:03Et moi, je voulais rebondir...
00:16:05Donc, vous avez beaucoup d'argent, Gilles ?
00:16:06Non, je voulais rebondir sur ce que vous disiez.
00:16:12Ça veut dire qu'il n'y avait aucun moment où la France pouvait dire
00:16:16non, je protège mes citoyens et je refuse que mes banques appliquent ça ?
00:16:23Il n'y avait aucun...
00:16:25Alors, je n'ai pas compris, excusez-moi.
00:16:27Ma question, c'était, est-ce que la France aurait pu refuser
00:16:32cette obligation de l'Europe en disant...
00:16:35C'est toujours...
00:16:36Moi, je protège mes citoyens et je ne l'applique pas.
00:16:40La directive européenne...
00:16:41Les directives aujourd'hui...
00:16:42Oui, et est au-dessus de la loi française.
00:16:44Les directives, moi, je ne suis pas tout à fait sûre
00:16:47qu'on soit obligé de les appliquer systématiquement
00:16:49ou en tout cas, on peut peut-être les amender.
00:16:51Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:16:54Mais en fait, cette directive, elle a un avantage.
00:16:57C'est la lisibilité et le coût, c'est vrai.
00:17:01On passe ça toujours sous la protection de l'endettement, etc.
00:17:05Donc, on oublie une chose, c'est qu'aujourd'hui,
00:17:07les banquiers sont en capacité de savoir à qui ils prêtent.
00:17:10C'est-à-dire que c'est leur métier.
00:17:11Oui, ça veut dire qu'aujourd'hui, on met les banques sous tutelle
00:17:15de directives européennes et on ne leur donne pas la liberté
00:17:19quand ils le pensent, de pouvoir accompagner des gens
00:17:22quand ils sont dans la difficulté ponctuellement.
00:17:25Parce qu'aujourd'hui, on ne pourra plus dire à quelqu'un
00:17:27« Là, on vous avance 200 euros, on sera tout de suite obligés
00:17:30de faire une étude. »
00:17:35C'est édifiant ce que vous nous dites.
00:17:37Merci beaucoup d'être intervenue, Sandra,
00:17:38parce que c'est très très important ce que vous nous dites.
00:17:41C'est quand même maintenant, les banquiers sont un peu sous tutelle
00:17:44et qu'on rajoute encore de la contrainte, le mal français,
00:17:47comme si ça ne suffisait pas.
00:17:50Laurent, vous en pensez quoi rapidement ?
00:17:52Parce qu'on a un deuxième auditeur, là, ça fait réagir.
00:17:54Évidemment, ça concerne beaucoup de monde.
00:17:55Et puis, on a notre invité.
00:17:57C'est juste...
00:17:58Nous, on est obligés...
00:17:59Les banques sont obligées de respecter, en fait, les directives
00:18:02et notamment la CPR, qui est la structure prudentielle.
00:18:06Et juste un point, à la différence des autres pays européens,
00:18:08on n'a pas de fichier positif.
00:18:10On pourrait aller plus loin.
00:18:11Le fichier positif permettrait, en fait, d'avoir une vision
00:18:14pour chaque Français, Française-Français, des crédits.
00:18:17Ce qui permettrait qu'ils ont à la concurrence.
00:18:19Voilà.
00:18:19C'est horrible.
00:18:20C'est-à-dire qu'il y a un fichier de pauvre, un fichier de riche ?
00:18:22Pas du tout.
00:18:23Ça permet, je pense, de mieux connaître et d'apprécier le risque.
00:18:26Pierre, vous nous appelez de Toulouse.
00:18:29Pierre.
00:18:30Bonjour.
00:18:31Bonjour.
00:18:31Soyez le bienvenu.
00:18:33Je suis extrêmement en colère de voir cette loi s'appliquer.
00:18:37Alors, je vous explique pourquoi.
00:18:38Moi, je n'ai pas de problème d'argent.
00:18:39Mais ce que je constate, c'est que lorsque vous êtes en dépassement
00:18:42de l'autorisation, vous avez des frais de 8 euros par opération qui passent.
00:18:48C'est-à-dire que si vous avez une autorisation de 200 euros de découvert,
00:18:51que vous avez, évidemment, 4 chèques qui passent au-delà de l'autorisation,
00:18:55ça vous fait 8 fois 4, 32, 8 et 8, c'est ce que j'ai dit, 32.
00:18:59Ça vous fera 30 euros de frais pour ces 4 opérations.
00:19:02Ça, c'est dans votre banque, Pierre.
00:19:04Ça, c'est toutes les banques, à peu près.
00:19:06C'est 8 euros, à peu près.
00:19:08Donc, il ne faut pas dire que les points d'intérêt sont très supérieurs
00:19:12lorsqu'on est en découvert, parce que le découvert, au contraire,
00:19:15c'est une pécadille, c'est-à-dire que le montant est ridicule
00:19:18par rapport, justement, à ces frais qui sont là lorsqu'on est en dépassement.
00:19:23Moi, ce qui m'agace, c'est que l'Europe continue à nous isoler.
00:19:28Bon, alors, bien sûr, on dit les banques.
00:19:29Mais les banques vont s'enrichir, parce qu'il ne faut pas croire.
00:19:31Les banques vont, en récupérant ces 8 euros de par-ci, par-là,
00:19:34elles vont récupérer de l'argent.
00:19:35Par contre, nous, les Français, on va se retrouver dans des situations
00:19:39très difficiles.
00:19:40Et je crois qu'en plus, comme c'est cumulé avec cette augmentation d'essence,
00:19:44cette augmentation des délèves, vous verrez que derrière,
00:19:46d'ici le mois de novembre, les gens vont descendre dans la rue
00:19:49pour une bonne fois pour toutes.
00:19:50En fait, on pousse les gens à finir de descendre dans la rue,
00:19:53parce que, justement, les banques n'auront plus ce rôle-là
00:19:57qu'ils devraient avoir, puisque, justement,
00:20:00si vous avez une découverte de 1 000 euros,
00:20:02c'est un pouvoir d'achat supplémentaire qu'on va vous supprimer.
00:20:05Oui, oui, c'est insupportable.
00:20:07Vous avez bien raison, Pierre.
00:20:08Et Vincent Gras, vous êtes banquier.
00:20:10Vous venez d'entendre la colère de Pierre.
00:20:14Sincèrement, il a raison.
00:20:15Et c'est vrai que les banques vont s'enrichir sur le dos des Français.
00:20:18Alors vous, bon, je ne parle pas de vous,
00:20:20mais vous aurez beau je dire,
00:20:21ah ben oui, c'est l'Europe qui nous force.
00:20:23Mais comprenez, quelqu'un, alors Pierre n'a pas de problème d'argent,
00:20:26il le dit, mais il y a un tas de Français
00:20:28qui sont dans la difficulté aujourd'hui.
00:20:30Ce n'est pas possible d'entendre des lois comme ça, absurdes.
00:20:34Alors, cette loi, justement, vient supprimer ces frais forfaitaires.
00:20:38Les 8 euros dont ce monsieur parle ne pourront plus exister.
00:20:41Oui, mais il y en aura d'autres.
00:20:41Après cette loi, il y en aura d'autres
00:20:43qui seront un pourcentage, qui seront un taux.
00:20:45Et si je prends l'exemple de tout à l'heure
00:20:47où je vous disais 50 euros de dépassement sur 3 jours,
00:20:51même si vous appliquez un taux de 15%,
00:20:53ça vous fait 6 centimes.
00:20:55Donc, on est très très loin des 8 euros forfaitaires,
00:20:58peu importe le montant,
00:20:59qui sont actuellement appliqués.
00:20:59Et alors, on permet ce qui prend sa calculatrice, là, je vois.
00:21:01Donc, ça fait sensiblement diminuer la note
00:21:05si on se bat sur cet exemple-là.
00:21:06Oui, mais il ne devrait presque pas y avoir de note.
00:21:08Vous voyez, les banquiers devraient pouvoir faire confiance
00:21:11à leurs clients qui sont parfois dans la difficulté,
00:21:13sans être sous tutelle.
00:21:15Alors, ça, ça amène un deuxième sujet.
00:21:17Ça amène le sujet que les banques
00:21:19prennent des taux d'intérêt quand votre solde est négatif,
00:21:21mais d'une manière générale,
00:21:23elles n'en donnent pas quand votre solde est positif.
00:21:25Et ça, c'est un point problématique.
00:21:28Malheureusement, on arrive au bout.
00:21:29C'est bien frustrant parce que c'est un sujet
00:21:32qui fait réagir.
00:21:33On en reparlera, Gilles.
00:21:35On le refera parce que c'est vrai que là,
00:21:37je comprends mieux.
00:21:38Et notre auditrice, merci Sandra,
00:21:39a été très claire aussi.
00:21:41Plus la colère va monter,
00:21:42plus on s'approche de la date.
00:21:43Oui, et quand les Français vont comprendre,
00:21:44c'est quand même ce qui se passe.
00:21:46Merci, merci à tous.
00:21:48Merci Laurent, merci à Vincent Gras également.
00:21:51Dans quelques instants, mes débatteurs,
00:21:53on va parler des Français,
00:21:55des sujets qui font réagir la France.
00:21:57Il y en a pas mal.
00:21:58Moi, je vois des images de lycées qui brûlent.
00:22:01Je trouve que...
00:22:02C'est un scandale aussi de faire brûler les lycées.
00:22:05Qui va payer ?
00:22:06Venez réagir, 0826-300-300.
00:22:11Sud Radio.
00:22:13Parlons vrai.
00:22:1510h midi, Sud Radio.
00:22:17A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:22:19Je ne sors.
00:22:20A vous de le dire,
00:22:21et j'accueille mes débatteurs.
00:22:23Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne,
00:22:25directeur de la nouvelle revue politique,
00:22:28auteur de « Aux portes du pouvoir »,
00:22:29RN,
00:22:30« L'inéluctable victoire »
00:22:32aux éditions Michel Laffont.
00:22:33Bonjour Arnaud Benedetti.
00:22:34Point d'interrogation, précisez.
00:22:36Oui, oui, je n'ai pas bien mis.
00:22:37Je n'ai pas assez haussé, là.
00:22:39La voix, vous faites bien de me le dire.
00:22:42Pascal Bataille, animateur, producteur, c'est vrai.
00:22:46Chef d'entreprise, auteur du « Petit traité de la jouissance à l'usage »
00:22:50de « Ceux qui en rêvent » aux éditions Guy.
00:22:52100 points d'interrogation.
00:22:53Oui, voilà.
00:22:54C'est plus simple, là.
00:22:56Guy Trédanier,
00:22:57ça, c'est l'éditeur.
00:22:58Il y a des lignes d'habits qui arrivent en courant.
00:23:02Non, mais tout le monde arrive en courant.
00:23:04Il y en a plein qui sont coincés dans les TGV
00:23:06parce que les lycéens bloquent partout.
00:23:08Non, vous n'étiez pas ça.
00:23:09Je suis sur LCI qui est le partenaire.
00:23:10Oh, vas-y donc !
00:23:11Alors ça, directeur général de l'IFOP,
00:23:14co-auteur avec Brice au col de « L'écharpe et les tempêtes »
00:23:18sans point d'interrogation aux éditions de l'Aube.
00:23:22Pas mal de choses à commenter aujourd'hui.
00:23:24On va parler de cette petite passe d'armes à distance
00:23:28de Jordan Bardella et du président de la République.
00:23:31C'était assez succulent de voir ça hier.
00:23:35Et puis, ce blocus des lycées,
00:23:36parce que là, ça, c'est pas drôle.
00:23:37Je vois les images sur les chaînes d'information.
00:23:41Ça me met très en colère
00:23:42parce qu'un lycée qui brûle à Nantes,
00:23:44à quoi ça sert ?
00:23:46Si je peux me permettre,
00:23:48sachant que Nantes a connu énormément de dégradations
00:23:50le 30 juin et le 1er juillet 2023,
00:23:52au moment des émeutes urbaines.
00:23:54J'avais été à ce moment-là au conseil municipal
00:23:57pour une intervention.
00:23:58Et avant le début,
00:23:59la maire, Joanna Roland,
00:24:00avait listé un nombre invraisemblable,
00:24:02pardon de prendre la parole comme ça,
00:24:04un nombre invraisemblable
00:24:06de destruction d'un raconte.
00:24:08La situation de Nantes est souvent un passion.
00:24:09C'est très, très dommageable.
00:24:11Sauf que là, à la fin,
00:24:12qui paye ?
00:24:13Qui paye ?
00:24:14Hein ?
00:24:15C'est les lycéens ?
00:24:17C'est bien non, c'est nous.
00:24:18Voilà.
00:24:19Ils vont payer d'une certaine façon aussi,
00:24:20s'ils n'ont plus de lycée pour apprendre.
00:24:22Surtout ceux qui revendiquent légitimement
00:24:23et pacifiquement.
00:24:24Ils ne vont plus pouvoir aller en cours.
00:24:27Donc, c'est...
00:24:27Bon, écoutez,
00:24:28qu'est-ce que vous en pensez ?
00:24:290, 826, 300, 300.
00:24:33On va discuter de tout ça ensemble.
00:24:34Mais d'abord, c'est le zapping de Gilles Gansman.
00:24:38Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
00:24:40Une petite chose juste avant, Stéphanie.
00:24:43Comme vous le voyez,
00:24:44je porte un petit pinz rose
00:24:46car nous sommes le 1er octobre.
00:24:48Et évidemment, c'est octobre rose.
00:24:52Tout ce mois-ci,
00:24:53c'est le mois pour lutter contre le cancer
00:24:56et la prévention du cancer
00:24:58et du sein.
00:25:00Bien sûr.
00:25:00Et donc, voilà,
00:25:02je tenais évidemment à parler de ça, Stéphanie.
00:25:06Puis, on en fera peut-être une émission.
00:25:09Sachant que vous aussi,
00:25:12Laurent, vous avez dû vous battre contre un cancer.
00:25:14Appelle-moi, appelle-moi Gérard.
00:25:15J'ai dit Laurent Pascal.
00:25:17Parce qu'elle est tellement plus content avec Pascal.
00:25:19Même ma mère m'appelle Laurent.
00:25:21On se connaît depuis 15 ans,
00:25:22au moins 20 ans.
00:25:24Donc, voilà.
00:25:25Sur le cancer.
00:25:26Sur le cancer,
00:25:27je trouve toutes ces initiatives
00:25:29absolument indispensables,
00:25:31urgentes et nécessaires.
00:25:32Et c'est vrai que ce mois d'octobre,
00:25:33qui met l'accent sur la prévention
00:25:36du cancer du sein,
00:25:37sur la nécessité notamment
00:25:38de se faire dépister.
00:25:39Et c'est pareil pour tous les cancers.
00:25:41Et j'insiste aussi sur le cancer du poumon.
00:25:43On ne dépiste pas assez en France.
00:25:44Donc, merci de porter ce pinz, Gilles.
00:25:48Et puis, voilà,
00:25:49que tout le monde se mobilise et agisse.
00:25:51Stéphanie, je vais vous mettre en colère.
00:25:53Oh non !
00:25:54Mais vraiment !
00:25:54Pourquoi ?
00:25:55C'est une tendance totalement folle.
00:25:58C'est à se demander
00:25:59si les industriels
00:26:01n'ont aucune morale
00:26:03pour faire de l'argent.
00:26:04Alors, comme le révèle France 2,
00:26:06il y a une grande tendance en ce moment.
00:26:08Vous pouvez même aller sur certains sites
00:26:10comme Amazon.
00:26:10C'est les biscuits apéritifs pour bébés.
00:26:13Pour leur donner des chips,
00:26:15des cacaos.
00:26:16Non, mais oui.
00:26:17C'est très intéressant.
00:26:19Spécial bébé.
00:26:20Pourquoi pas un choc de votre cœur ?
00:26:22Mais alors, ça fait,
00:26:24évidemment,
00:26:26ça cartonne
00:26:27parce que vous mettez à votre enfant
00:26:29le petit pot de cacahuètes
00:26:31spécial enfant
00:26:33et puis il y a le pot cacahuètes
00:26:34pour les adultes.
00:26:35Mais ce n'était pas dangereux,
00:26:36les cacahuètes pour les bébés ?
00:26:37Oui, ils sont faits exprès.
00:26:39Ah oui ?
00:26:39C'est toute une gamme
00:26:41qui est sortie pour les bébés.
00:26:42Reportage du 20h de France 2.
00:26:44Des industriels ont même lancé
00:26:45des snacks pour les bébés.
00:26:47Les petits bébés.
00:26:49Aïe, aïe, aïe.
00:26:50Ah oui, ça a du succès.
00:26:51Et puis alors,
00:26:52cet enfant,
00:26:52je ne sais pas quel âge il a,
00:26:53mais il est vraiment très très jeune
00:26:54pour manger ce genre de produit.
00:26:56D'autant que sur la table,
00:26:57des biscuits salés
00:26:58bien connus en forme de fantôme
00:27:00attirent les enfants
00:27:01comme un aimant.
00:27:02C'est sûr que pour des enfants
00:27:03si jeunes,
00:27:04des produits comme ça,
00:27:05très riches en sel,
00:27:07en graisse,
00:27:08en textures croustillantes,
00:27:10ça a beaucoup de succès.
00:27:12Et puis là,
00:27:12ils se battent.
00:27:13C'est vraiment très problématique.
00:27:14On sait vraiment
00:27:15que les habitudes
00:27:15qui sont prises tôt
00:27:16en matière d'éducation au goût,
00:27:18en matière d'habitudes alimentaires,
00:27:20on a du mal
00:27:20à s'en défaire plus tard.
00:27:22Donc ici,
00:27:22on est sur un Nutri-Score C
00:27:24pour ce produit-là.
00:27:25Donc pour les enfants
00:27:27et surtout pour des bébés,
00:27:29pour des vraiment petits enfants
00:27:30au quotidien,
00:27:31ce n'est pas très bien
00:27:31de les habituer
00:27:32à consommer ces produits.
00:27:34Et ensuite,
00:27:34quand on regarde,
00:27:35on a l'impression ici
00:27:36qu'on consomme des légumes.
00:27:37C'est ce qui est suggéré
00:27:38par le marketing du produit.
00:27:39Quand on regarde la composition,
00:27:41en fait,
00:27:42c'est que des légumes en poudre.
00:27:44Franchement,
00:27:44c'est un scandale.
00:27:45Quand on voit
00:27:46ce que nous coûte la santé,
00:27:47on cherche de l'argent partout
00:27:49et on est en train
00:27:49d'habituer nos bébés
00:27:50à mal manger.
00:27:51Bon,
00:27:52on ferait mieux
00:27:52de taxer plutôt
00:27:53sur les industriels
00:27:54qui sont hautement coupables
00:27:56pour moi,
00:27:56non ?
00:27:56Arnaud Benedetti ?
00:27:57Oui, bien sûr,
00:27:58je partage tout à fait
00:27:58ce que vous dites.
00:27:59C'est un vrai sujet.
00:28:01Surtout qu'on sait
00:28:01qu'il y a un sujet
00:28:02de santé publique
00:28:02avec les enfants
00:28:03et ce qu'ils mangent
00:28:04depuis très longtemps
00:28:04mais encore plus aujourd'hui.
00:28:05Donc,
00:28:06en effet.
00:28:08Frédéric ?
00:28:09Oui,
00:28:09je ne peux pas être d'accord
00:28:10avec vous.
00:28:13La recherche mercantile
00:28:14à tout prix.
00:28:15L'homogénéisation
00:28:16des pratiques
00:28:18de consommation
00:28:19et si on déroule
00:28:20le fil générationnel,
00:28:22il y a aussi
00:28:22toutes ces boissons
00:28:24avec plus ou moins
00:28:25d'alcool
00:28:26pour les ados
00:28:26pour les 18-25 ans.
00:28:29Il y a beaucoup de travail
00:28:30et beaucoup de recherches
00:28:31qui sont faites.
00:28:33Je voulais revenir
00:28:33une seconde
00:28:34sur ce qu'a dit Gilles
00:28:34sur Antembro.
00:28:35c'est très très important.
00:28:37Il y a aussi Movember
00:28:38au mois de novembre
00:28:39pour les cancers masculins
00:28:40et ce qui est très intéressant...
00:28:41C'est la moustache.
00:28:42Vous aurez tous
00:28:42une moustache ici,
00:28:43j'espère, messieurs.
00:28:44Pourquoi pas ?
00:28:45Je laisserai Gilles
00:28:45l'apporter.
00:28:46J'apporte très bien
00:28:47la moustache.
00:28:48Arnaud,
00:28:48ma petite moustache ?
00:28:49Non, je ne crois pas.
00:28:50Non, vraiment.
00:28:51Arnaud, ça lui va bien en plus.
00:28:52C'est gentil, merci.
00:28:55Pour être un petit peu
00:28:56plus sérieux,
00:28:57une enquête IFOP fiducial
00:28:58auprès des patrons
00:29:00de TPE
00:29:01montrait que quasiment
00:29:02et avec des patrons
00:29:03de PME,
00:29:04une entreprise sur quatre
00:29:05avait mis en place
00:29:06l'année dernière
00:29:07une initiative
00:29:08Outdoor Brows.
00:29:09Alors, c'est formidable
00:29:10mais c'est un signe aussi
00:29:12que l'État joue
00:29:14de moins en moins
00:29:14son rôle
00:29:15en termes de perception
00:29:16sur la prévention.
00:29:17On attend de plus en plus
00:29:18l'entreprise
00:29:19sur des sujets
00:29:19qui vont au-delà
00:29:20de la production de biens.
00:29:22On attend sur la santé,
00:29:23on attend sur le climat,
00:29:24on attend sur la laïcité.
00:29:26Imaginez,
00:29:27ça s'appelle la RSE.
00:29:28Tout à fait.
00:29:29Il y a environ 10-15 ans,
00:29:30une chargée de communication
00:29:31qui serait allée voir son patron
00:29:33pour dire
00:29:33on pourrait mettre en place
00:29:34une action contre le cancer.
00:29:36On lui aurait dit
00:29:36mais t'es gentil,
00:29:37Coco,
00:29:37c'est pas nous de le faire.
00:29:39C'est aussi ce rôle
00:29:40face à l'éclipse du politique,
00:29:42face à la défi,
00:29:42sans jamais vivre
00:29:43vis-à-vis du politique
00:29:44au national,
00:29:45de voir l'entreprise
00:29:46avoir une sorte d'extension
00:29:47du domaine des attentes
00:29:48à son regard.
00:29:48On est d'accord, Frédéric,
00:29:49que c'est vertueux.
00:29:50C'est très bien.
00:29:51Ça dit long.
00:29:52Non, non, bien sûr.
00:29:53Mais bon,
00:29:54l'État,
00:29:55regardez,
00:29:55il cherche 54 milliards.
00:29:57Le regard sur l'État central
00:29:57qui devait tout faire.
00:29:58Oui.
00:29:59Le lien avec le sujet
00:30:00qu'on vient d'entendre,
00:30:01c'est qu'on habitue
00:30:02les bébés très vite
00:30:03à la malbouffe
00:30:04et à la bouffe conditionnée
00:30:06pour avoir 20 ans.
00:30:07Mais bien sûr,
00:30:08mais il y en a déjà beaucoup.
00:30:09C'est pas très bon
00:30:09à 4 ans ou à 5 ans.
00:30:11Vous avez vu le résultat.
00:30:12Gilles,
00:30:12il y a déjà une hausse
00:30:13des cancers.
00:30:14Bien sûr.
00:30:16Sur les produits transformés.
00:30:17Non, mais ça pour moi,
00:30:18c'est un vrai scandale.
00:30:20Vraiment.
00:30:20Vous pouvez aller sur le site
00:30:22dont j'ai cité tout à l'heure.
00:30:23Vous tapez
00:30:24apéritif pour bébés.
00:30:25On l'a fait avec le réalisateur.
00:30:27Il y a plein,
00:30:28plein de choses
00:30:29que vous pouvez acheter en ligne.
00:30:31Oui,
00:30:31c'était évalué.
00:30:33On s'américanise.
00:30:35Au Royaume-Uni,
00:30:37si le Royaume-Uni
00:30:38revenait en Europe,
00:30:39c'est une des pistes
00:30:40envisagées par Andy Burham,
00:30:43le nouveau Premier ministre.
00:30:44Emmanuel Macron
00:30:46ouvre grand ses bras.
00:30:47The hour.
00:30:48Welcome back.
00:30:49Si les Britanniques
00:30:50veulent revenir
00:30:50à cette Première ministre
00:30:51dans ce sens,
00:30:52je pense que c'est
00:30:53une très bonne nouvelle
00:30:54à la fois pour son pays
00:30:55et pour les Européens.
00:30:57Et je pense que
00:30:58les Britanniques
00:30:59ont toujours été
00:30:59utiles pour nous aider
00:31:00à simplifier les choses,
00:31:02des partenaires exigeants
00:31:03avec lesquels, d'ailleurs,
00:31:04les relations bilatérales
00:31:05se poursuivent
00:31:05sur des sujets
00:31:06comme la défense,
00:31:06la sécurité,
00:31:07l'immigration
00:31:08et beaucoup d'affaires stratégiques.
00:31:10Je pense que ce serait
00:31:11une bonne décision
00:31:12et je pense qu'il a raison
00:31:14d'avoir cette audace.
00:31:15pour un comeback,
00:31:16mais lui,
00:31:16il va partir,
00:31:17il est au courant
00:31:17de Emmanuel Macron.
00:31:19Oui, c'est ce que je pensais.
00:31:21Le Royaume-Uni va revenir,
00:31:22mais lui,
00:31:22il va partir.
00:31:23Steph,
00:31:23je parlais de ça
00:31:24à un copain hier
00:31:25au téléphone,
00:31:26je suis en train
00:31:27de faire mon zapping,
00:31:27il m'a demandé
00:31:28mais qu'est-ce qu'il y a dedans ?
00:31:29Il me dit,
00:31:29alors là,
00:31:30s'ils reviennent,
00:31:32qu'en plus,
00:31:33ils ont tout fait pour partir
00:31:35et qu'en plus,
00:31:36ils ne font pas la monnaie unique,
00:31:38alors là,
00:31:38je me révolte.
00:31:39Il m'a dit.
00:31:40ils n'étaient pas déjà.
00:31:40Arnaud,
00:31:40vous n'aviez pas l'air étonné
00:31:41quand vous entendiez
00:31:43cet extrait de sujet.
00:31:44Non,
00:31:45je n'en sais rien du tout.
00:31:47Pour l'instant,
00:31:48ils ont tiré les conséquences
00:31:51du vote du Brexit
00:31:53depuis maintenant,
00:31:54c'est 10 ans.
00:31:56Depuis 10 ans,
00:31:57en l'occurrence,
00:31:57vous pouvez savoir
00:31:57que c'est allé très vite.
00:31:59Donc moi,
00:32:00je ne suis pas du tout sûr.
00:32:01Je ne suis pas du tout sûr.
00:32:01De toute façon,
00:32:02ça nécessitera vraisemblablement
00:32:03un nouveau vote.
00:32:05Ce que donnera ce nouveau vote,
00:32:07nous verrons bien.
00:32:08Je rappelle quand même
00:32:09qu'aujourd'hui,
00:32:09quand même,
00:32:10dans les intentions de vote
00:32:11en Grande-Bretagne,
00:32:13c'est un des principaux initiateurs
00:32:15du Brexit
00:32:17qui est en tête
00:32:18de ces intentions de vote.
00:32:19Donc,
00:32:19il faut être extrêmement prudent.
00:32:23Mais peut-être que...
00:32:24Il faut rappeler quand même une chose,
00:32:25c'est qu'on le dit jamais,
00:32:26on le dit toujours insuffisamment,
00:32:28mais le Royaume-Uni,
00:32:29était un pied en Europe,
00:32:31mais pas totalement quand même.
00:32:33Il ne participe pas
00:32:34de la même monnaie
00:32:34que la nôtre,
00:32:35de toute façon.
00:32:36Et ce n'est pas un élément mineur,
00:32:38je crois.
00:32:39On s'interroge toujours
00:32:39sur le bilan,
00:32:40c'est vrai,
00:32:41de ce Brexit.
00:32:42J'imagine qu'il y a du bon
00:32:43et du moins bon.
00:32:44On en parle
00:32:44dans quelques instants
00:32:45avec également
00:32:46la suite
00:32:47de votre zapping
00:32:48et cette affaire dingue,
00:32:49je crois,
00:32:50avec ce vol
00:32:52Fly Dubaï
00:32:53et le plombier
00:32:53qui a sauvé tout le monde
00:32:55et le copilote,
00:32:55bien sûr.
00:32:55On en parle
00:32:56dans quelques instants
00:32:57dans votre zapping.
00:32:58Un plombier pause.
00:32:59Sud Radio
00:33:0310h midi,
00:33:04Sud Radio,
00:33:05à vous de le dire,
00:33:06Stéphanie Demiru.
00:33:07À vous de le dire
00:33:08avec aujourd'hui Arnaud Benedetti,
00:33:09Frédéric Dhabi
00:33:10et Pascal Bataille.
00:33:13On commentait
00:33:14avec Gilles Ganzmann
00:33:15dans ce zapping.
00:33:17Certains au Royaume-Uni
00:33:18qui aimeraient bien
00:33:19revenir dans l'Europe.
00:33:21Pascal Bataille,
00:33:22je crois que vous souhaitiez
00:33:23ajouter une précision.
00:33:25Ce que je voulais dire,
00:33:26c'est effectivement
00:33:27que de mon modeste point de vue,
00:33:29j'ai du mal à tirer
00:33:30un bilan réel.
00:33:32On voyait Emmanuel Macron
00:33:33dire welcome back
00:33:34et vous disiez
00:33:35il faut peut-être poser des conditions.
00:33:36Emmanuel Macron
00:33:37allait un peu vite en besogne
00:33:38en disant welcome back,
00:33:40en ouvrant grand les bras
00:33:41comme ça
00:33:41et que pour le moins,
00:33:43j'ai l'impression
00:33:44qu'il fallait mettre
00:33:45des conditions.
00:33:46Si jamais les Anglais
00:33:48votent le retour
00:33:49dans l'Union Européenne,
00:33:51il faudrait mettre
00:33:52des conditions
00:33:52et notamment le fait
00:33:54effectivement
00:33:54qu'ils adoptent l'euro.
00:33:57Si on est sur
00:33:58un regard
00:33:59des Européens
00:34:00vis-à-vis
00:34:00de l'Union Européenne,
00:34:02c'est un signe supplémentaire
00:34:03que les choses bougent.
00:34:04Je parle sur le contrôle
00:34:05d'Arnaud qui s'en souvient
00:34:06au moment du Frexit
00:34:07en 2000.
00:34:08Du Brexit.
00:34:09Il y avait en France
00:34:10des tenants du Frexit
00:34:12et dans des enquêtes
00:34:13ifoques d'ailleurs
00:34:13pour Sud Radio,
00:34:14on était sur du 50-50.
00:34:16On était sur un rejet
00:34:18de l'Union Européenne
00:34:18très fort.
00:34:19Les choses ont changé
00:34:20parce qu'il y a toujours
00:34:21un discours sévère
00:34:22sur l'Europe
00:34:22mais même les candidats
00:34:24ou les forces
00:34:24les plus anti-européennes
00:34:26ont adouci leur discours.
00:34:28Et dans l'opinion publique.
00:34:29Il y a un contexte
00:34:30international qui a changé.
00:34:31Parce que les gens
00:34:32ont vu l'Europe agir
00:34:33lors du Covid,
00:34:34lors de la guerre en Ukraine.
00:34:35Il y a ce contexte
00:34:36international
00:34:37où de plus en plus
00:34:37les gens se disent
00:34:38l'échelon de référence,
00:34:39l'échelon pour agir,
00:34:41c'est toujours le cadre national
00:34:43parce qu'on croit
00:34:43dans d'autres pays
00:34:44mais c'est de plus en plus
00:34:44le cadre européen.
00:34:46Et il y a quelques mois,
00:34:47on a posé une question
00:34:48sur le Frexit.
00:34:49Est-ce qu'on souhaiterait
00:34:49un départ
00:34:50de la France européenne ?
00:34:51On est sur un nombre
00:34:52qui dépasse 60%.
00:34:53Donc on a quand même
00:34:54changé d'époque
00:34:55de ce point de vue-là.
00:34:56Alors moi je serai
00:34:58un groupe
00:34:58dans une politique
00:34:59qui est très anti-européenne
00:35:00et très très
00:35:01valable au crédit.
00:35:03Je nuancerai
00:35:04ce que dit Frédéric.
00:35:05C'est des chiffres Arnaud.
00:35:06Frédéric, souviens-toi
00:35:07je veux dire en 2005
00:35:09quelques semaines
00:35:09avant le vote
00:35:11sur le référendum
00:35:11le oui était largement
00:35:13majoritaire
00:35:13et finalement
00:35:14c'est le nom
00:35:14qu'ils ont porté.
00:35:15Mais finalement
00:35:15c'était oui quand même
00:35:16dans l'application.
00:35:17C'est au mois de mars.
00:35:18Oui au mois de mars.
00:35:19En fait c'est renversé
00:35:20à deux mois
00:35:21donc si tu veux
00:35:21pour dire
00:35:22il faut être extrêmement
00:35:24je veux dire
00:35:24extrêmement prudent.
00:35:26Moi je pense qu'en effet
00:35:27les français ne sont pas
00:35:27anti-européens.
00:35:28Ce qu'un certain nombre
00:35:30de segments
00:35:31de la population
00:35:33reprochent à l'Europe
00:35:34c'est son fonctionnement
00:35:35en l'occurrence
00:35:36par exemple
00:35:37discuter avec
00:35:39les agriculteurs
00:35:39les agriculteurs
00:35:40ne sont pas forcément
00:35:41anti-européens
00:35:42mais par contre
00:35:43en effet
00:35:43ils protestent
00:35:44contre
00:35:46l'hypertransposition
00:35:47notamment française
00:35:48en l'occurrence
00:35:49très souvent
00:35:49et un certain nombre
00:35:52de normes.
00:35:52Voilà.
00:35:53Gilles Gansman
00:35:54la suite.
00:35:55Sans le courage
00:35:56de passager
00:35:57le vol
00:35:57FZ-1073
00:36:00de Fly Dubai
00:36:01eh bien
00:36:02aurait peut-être
00:36:04donné lieu
00:36:04à un nouveau
00:36:05en septembre.
00:36:06C'est tout le monde
00:36:07qui a vu
00:36:08ces images
00:36:09relayées
00:36:10évidemment
00:36:10par le 20h
00:36:11de France 2.
00:36:14les cris
00:36:15l'effroi
00:36:16des passagers
00:36:17dans le vol
00:36:17Dubaï
00:36:18Tel Aviv
00:36:18les pleurs
00:36:20d'une jeune femme
00:36:23sur cette image
00:36:24l'un des deux pilotes
00:36:26blessés
00:36:26c'est l'assaillant
00:36:28il a attaqué
00:36:28l'autre pilote
00:36:29en plein vol
00:36:30le voici lui aussi
00:36:31à terre
00:36:31les passagers
00:36:32racontent
00:36:33il nous a attaqué
00:36:34maintenant on le garde
00:36:36il a essayé
00:36:36de tuer le pilote
00:36:37mais nous
00:36:38on s'est interposé
00:36:39voici le vol initial
00:36:41entre Dubaï
00:36:42et Tel Aviv
00:36:43mais au dessus
00:36:44de l'Arabie Saoudite
00:36:46ce matin
00:36:46l'avion quitte
00:36:47sa trajectoire
00:36:48et va perdre
00:36:49soudainement
00:36:50de l'altitude
00:36:50à ce moment là
00:36:51le copilote
00:36:53de nationalité
00:36:54omanèse
00:36:54selon la presse israélienne
00:36:56attaque l'autre pilote
00:36:57à l'arme blanche
00:36:58chute vertigineuse
00:37:00de l'avion
00:37:026 minutes plus tard
00:37:03il n'est plus qu'à
00:37:054190 mètres
00:37:06entre temps
00:37:07des passagers
00:37:08ont fait irruption
00:37:08dans le cockpit
00:37:09pour maîtriser l'assaillant
00:37:11cette histoire est dingue
00:37:13cette histoire est folle
00:37:14et vendredi
00:37:14Stéphanie prend l'avion
00:37:16ah bon ?
00:37:17ah oui c'est vrai
00:37:17c'est vrai
00:37:19j'avais remis
00:37:20alors pas au dessus
00:37:20de l'Arabie Saoudite
00:37:22ça vous fait pas peur
00:37:23du coup ?
00:37:24franchement non
00:37:25mais vous savez
00:37:27j'étais hôtesse de l'air
00:37:27durant ma jeunesse
00:37:28donc pendant mes études
00:37:34c'est la chanson de Jacques Dutronc
00:37:37toute ma vie
00:37:38j'y rêvais
00:37:38non non c'est vrai
00:37:39j'ai encore mon uniforme
00:37:40mais j'étais étudiant
00:37:41c'était mon job étudiant
00:37:43voilà
00:37:43bon non je ne vais pas
00:37:45alimenter
00:37:46en tout cas cette histoire
00:37:47est folle
00:37:48cette histoire est folle
00:37:51et vraiment
00:37:52on est passé
00:37:52de très très peu
00:37:54de la catastrophe
00:37:54parce qu'il n'y a eu
00:37:56qu'une chose
00:37:56qui a sauvé ce vol
00:37:57c'est que le copilote
00:38:00a appuyé sur le bouton
00:38:02pour laisser
00:38:02le copilote ouvrir
00:38:04parce que le pilote
00:38:04c'est un plombier
00:38:07qui est rentré
00:38:09qui a pris le manche
00:38:09alors que l'avion
00:38:10était en chute libre
00:38:11à Mach 1
00:38:11et il a redressé l'avion
00:38:13avant qu'un autre équipage
00:38:16vienne récupérer complètement
00:38:17cette histoire est folle
00:38:19oui parce que l'avion
00:38:20de la Germanwings
00:38:21ce terrible drame
00:38:22de 2015
00:38:23c'est entre les deux tours
00:38:24des élections départementales
00:38:26j'ai ce référent temporel
00:38:28les gens s'étaient rendus compte
00:38:30qu'il y a un problème
00:38:30mais ils n'avaient pas pu rentrer
00:38:31dans le cockpit
00:38:31que le fameux copilote
00:38:33avait verrouillé
00:38:36non mais on aura un film
00:38:37c'est sûr
00:38:37c'est évident
00:38:38comme Vol 93
00:38:40il y aura un film
00:38:40avec malheureusement
00:38:42moins de succès
00:38:43mais c'est vrai
00:38:43qu'ils ne sont pas
00:38:44passés loin de la catastrophe
00:38:45d'autant que les avions
00:38:46avaient déjà décollé
00:38:47aussi pour abattre l'avion
00:38:48parce que
00:38:49ils ont cet ordre
00:38:50de toute façon
00:38:51il n'y aurait pas eu
00:38:52c'est un peu ce que disaient
00:38:53les chaînes info hier
00:38:53il n'y aurait pas eu
00:38:54de 11 septembre
00:38:55parce que
00:38:56là-dessus
00:38:56il aurait été abattu
00:38:57c'est déjà arrivé
00:38:59en 1973
00:39:00exactement
00:39:01il y a un avion
00:39:02qui a été abattu
00:39:03et en effet
00:39:05je pense
00:39:06qu'il n'y aurait pas eu
00:39:08de sentiments
00:39:09et ça aurait été
00:39:12très très violent
00:39:13mais
00:39:14certains disent
00:39:15que c'est ce que voulait
00:39:16aussi
00:39:19le pilote
00:39:20c'est-à-dire
00:39:20qu'il soit
00:39:21abattu
00:39:22abattu en vol
00:39:23l'enquête
00:39:24le dira
00:39:25en tout cas
00:39:25ça vous a fait froid
00:39:26dans le dos
00:39:26j'imagine
00:39:27quand vous voyez
00:39:29effectivement
00:39:31ça laisse
00:39:32moi
00:39:33ça me laisse
00:39:34toujours
00:39:35un peu songeur
00:39:36sur
00:39:36la passivité
00:39:38des passagers
00:39:39des avions
00:39:40du 11 septembre
00:39:41mais
00:39:43effectivement
00:39:44c'est-à-dire
00:39:44la passivité
00:39:46ils ont
00:39:47il y a pas tous
00:39:47certains sont révolués
00:39:49il y a un peu
00:39:50d'abord est-ce qu'ils ont compris
00:39:53est-ce qu'il se passait aussi
00:39:54il y a une espèce
00:39:55des froids
00:39:55ils ont compris
00:39:56il y a une sidération
00:39:58je veux dire
00:39:59c'est que
00:39:59cette réaction
00:40:00elle me semble
00:40:02heureusement
00:40:03ils s'en sont sortis
00:40:04de façon miraculeuse
00:40:05mais cette réaction
00:40:06en même temps
00:40:06elle me semble
00:40:07certes héroïque
00:40:08mais légitime
00:40:08je veux dire
00:40:09si vous êtes coincé
00:40:10entre le fait
00:40:10de mourir
00:40:11parce que vous allez
00:40:12vous écraser
00:40:12ou mourir
00:40:13parce que vous allez
00:40:14être abattu
00:40:15par un avion de chasse
00:40:16la seule chose
00:40:16qu'il vous reste à faire
00:40:17c'est d'essayer
00:40:18de tout faire
00:40:19pour sauver
00:40:19j'imagine que tout va très vite
00:40:20puis un avion
00:40:21c'est pas très grand
00:40:21donc si tout le monde
00:40:22se précipite
00:40:23dans le cockpit
00:40:24c'est compliqué aussi
00:40:25mais c'est vrai
00:40:26que c'est incroyable
00:40:26vous avez vu
00:40:27l'état du gouvernail
00:40:29de l'avion
00:40:30ils ont dû chuter
00:40:31ils ont dû avoir
00:40:32la peur de leur vie
00:40:33on les entend crier
00:40:34et le courage
00:40:34de remonter dans un avion
00:40:36pour arriver à la destination
00:40:38moi je remonte
00:40:39pas
00:40:39c'est sûr
00:40:40il faut remonter tout de suite
00:40:42vous seriez resté
00:40:43en Arabie Saoudite
00:40:43je ne sais pas
00:40:44j'aurais trouvé une solution
00:40:45je préfère remonter
00:40:46dans l'avion
00:40:46personnellement
00:40:47ça aurait été
00:40:48très compliqué
00:40:49et puis maintenant
00:40:50c'est l'enquête
00:40:50de savoir
00:40:51d'où ça vient
00:40:52est-ce que c'est simplement
00:40:53un suicide
00:40:54ou est-ce que derrière
00:40:55il y a
00:40:55une volonté terroriste
00:40:58manifestement
00:40:58même si
00:40:59Yamin Netanyahou
00:41:00n'a pas prononcé
00:41:00le mot terrorisme
00:41:01ça m'en a tout l'air
00:41:02on va commencer
00:41:04le débat
00:41:04dans quelques minutes
00:41:05mais avant
00:41:06Frédéric Dhabi
00:41:07je profite de votre présence
00:41:08sondage IFOP
00:41:09fiducial
00:41:10pour Sud Radio
00:41:11LCI
00:41:12et Le Figaro
00:41:13Marine Le Pen
00:41:14qui arrive toujours en tête
00:41:15dans toutes les configurations
00:41:16entre 31 et 36%
00:41:18c'est ça ?
00:41:19ça fait point moyen
00:41:2032-33
00:41:20et c'est quoi
00:41:21les autres enseignements
00:41:22du sondage ?
00:41:23ça change un peu ?
00:41:24effectivement
00:41:26comme on ne connait pas
00:41:27l'offre électorale
00:41:28on a pris le parti
00:41:29avec Sud Radio
00:41:29et Le Figaro
00:41:30LCI
00:41:30de multiplier
00:41:31les configurations
00:41:32de premier tour
00:41:32sachant qu'il y a
00:41:33une forte chance
00:41:34ou risque
00:41:35qu'on n'ait pas
00:41:36la bonne configuration
00:41:37mais un sondage
00:41:38n'est pas un pronostic
00:41:39sur ce qui se passera
00:41:39au mois d'avril
00:41:40c'est un rapport de force
00:41:41à l'instant T
00:41:42on a donc
00:41:43une Marine Le Pen
00:41:44toujours en tête
00:41:44quel que soit le scénario
00:41:46avec des niveaux
00:41:46très importants
00:41:47qui rappellent
00:41:48en termes historiques
00:41:49le François Mitterrand
00:41:50de 88
00:41:50qui était entre
00:41:5133 et 35%
00:41:53en tête dans
00:41:54toutes les catégories
00:41:55on recule dans la France
00:41:56plutôt en dynamique
00:41:59dans la France
00:41:59du travail
00:41:59on sait que
00:42:00pour gagner une présidentielle
00:42:01depuis le début
00:42:02de la 5ème République
00:42:03c'est pas seulement
00:42:04l'électorat âgé
00:42:05on peut perdre
00:42:05une présidentielle
00:42:06en ayant le vote
00:42:07entre guillemets
00:42:08vieux
00:42:08Sarkozy en 2012
00:42:09ou jusqu'à en 80
00:42:10on ne peut pas gagner
00:42:11sans cette France active
00:42:13du salariat
00:42:13des 35-60 ans
00:42:15deuxième enseignement
00:42:17un mieux
00:42:17pour le bloc central
00:42:19qui en dépit
00:42:20du problème
00:42:21avec l'articulation
00:42:21du bilan
00:42:22du macronisme
00:42:23on a un
00:42:24Edouard Philippe
00:42:25qui apparaît
00:42:25aujourd'hui
00:42:26pour beaucoup d'électeurs
00:42:27comme le meilleur empart
00:42:28pour éviter
00:42:28le second tour
00:42:29c'était avant
00:42:30ou pas la proposition
00:42:31des 65 ans ?
00:42:32je pense que ça se sait
00:42:34qu'il a cette proposition
00:42:35et puis vous savez
00:42:36en 2022
00:42:37il y a un candidat
00:42:38à la présidentielle
00:42:39qui dans son programme
00:42:39noir sur blanc
00:42:40mettait la retraite
00:42:41à 65 ans
00:42:42et il a gagné
00:42:43c'était Emmanuel Macron
00:42:44pour la retirer après
00:42:46sous la pression
00:42:47des socialistes
00:42:48du côté
00:42:494 ans après
00:42:50du côté du bloc central
00:42:51donc avantage
00:42:52Edouard Philippe
00:42:52mais Gabriel
00:42:53il peut rester
00:42:54à un niveau élevé
00:42:55mais on va se parler
00:42:56très très franchement
00:42:57derrière Marine Le Pen
00:42:58il y a une incertitude
00:42:59énorme sur qui
00:43:00occupera la place
00:43:01quand Jean-Luc Mélenchon
00:43:03qui en légère érosion
00:43:04dans ce sondage
00:43:04est entre 15 et 17
00:43:05en septembre 2021
00:43:07il n'était qu'à 8%
00:43:08on voit très bien
00:43:09que personne ne peut dire
00:43:10aujourd'hui
00:43:11qui de la France insoumise
00:43:12Jean-Luc Mélenchon
00:43:13voir Raphaël Glucksmann
00:43:14et surtout Edouard Philippe
00:43:15pour être au second tour
00:43:16avec Gabriel Attal
00:43:17troisième enseignement
00:43:18et là c'est la spécificité
00:43:19de ce sondage
00:43:20il y en a eu beaucoup
00:43:20chez nos confrères
00:43:21en mois de septembre
00:43:22on a voulu passer
00:43:23les 5 prétendants socialistes
00:43:25et places publiques
00:43:25au banc d'essai
00:43:26on a testé tous les 5
00:43:27comme s'ils allaient gagner
00:43:28la primaire
00:43:29du 9-10 octobre
00:43:30et 16-17 octobre
00:43:32et avantage très net
00:43:33pour Raphaël Glucksmann
00:43:34qui obtient
00:43:35quand il est testé
00:43:35comme candidat
00:43:3611%
00:43:37le stagiaire
00:43:37pour un stagiaire
00:43:38il a 11%
00:43:39versus 3%
00:43:40pour Madame Royal
00:43:413% pour Olivier Faure
00:43:433% pour Jérôme Gage
00:43:44et 1% pour Emmanuel Morel
00:43:46qui est peu connu
00:43:47des Français
00:43:48mais ce qui marque
00:43:49dans ce sondage
00:43:50c'est toujours
00:43:51l'incertitude
00:43:52ce qui est normal
00:43:53pour une élection présidentielle
00:43:55de rupture
00:43:56et de renouvellement
00:43:57comme celle de 95
00:43:58comme celle de 2007
00:43:59je donne toujours
00:44:00cette donnée historique
00:44:01en 95
00:44:02le vainqueur du premier tour
00:44:04à savoir Lionel Jospin
00:44:05a commencé à être testé
00:44:07par les instituts
00:44:07que début février
00:44:09imaginez qu'on commence
00:44:10à tester le vainqueur
00:44:11du premier tour
00:44:12en février 2027
00:44:13je n'en sais rien
00:44:14mais ça en dit long
00:44:14sur la prudence
00:44:16qu'il faut avoir
00:44:16par rapport à ces enquêtes
00:44:17Arnaud
00:44:17non mais rapidement
00:44:18moi je pense
00:44:19oui je suis d'accord
00:44:19il faut être prudent
00:44:20je pense que cette élection
00:44:21est tout à fait particulière
00:44:22celle de 2027
00:44:24elle est différente des autres
00:44:25c'est bien sûr
00:44:25que comparaison
00:44:26les paraisons
00:44:26mais juste une question
00:44:27pour Frédéric Rapide
00:44:28comment on peut tester
00:44:29sur une primaire
00:44:30un corps électoral
00:44:31à partir d'un corps électoral
00:44:32dont on ne connait pas
00:44:35le volume et la nature
00:44:36alors je te prie de m'exprimer
00:44:37je n'ai peut-être pas été clair
00:44:39je refuserai
00:44:40je ne ferai pas de sondage
00:44:41auprès
00:44:41certains confrères vont le faire
00:44:43je ne veux pas être sur cette vidéo
00:44:43donc il n'y a rien de projectif
00:44:44non non
00:44:44c'est seulement
00:44:45j'imagine
00:44:46que le 17 octobre
00:44:47Emmanuel Morel
00:44:48ou Jérôme Gage
00:44:49ou Seguin Royal
00:44:50ou Olivier Faure
00:44:51ou Glucksmann
00:44:52Raphaël
00:44:52gagne la primaire
00:44:53donc je les ai testés
00:44:54comme candidat socialiste
00:44:56oui et d'autant plus
00:44:57de prudence
00:44:58que là on voit
00:44:59que les lignes bougent
00:45:00vous avez entendu
00:45:01que Bruno Retailleau
00:45:02veut interdire LFI
00:45:03bon on doute qu'il y arrive
00:45:04avant l'élection présidentielle
00:45:05et puis est-ce que c'est faisable
00:45:06on en discutera
00:45:07et puis quand même
00:45:08le RN
00:45:09avec cette affaire Bardella
00:45:10on en parlera aussi
00:45:11ça s'est transformé
00:45:12en joute à distance
00:45:14entre le président de la République
00:45:15et le président du RN
00:45:16on en parle
00:45:17vous venez réagir
00:45:18je voudrais bien vous entendre
00:45:190 826 300 300
00:45:22Sud Radio
00:45:25à tous ceux qui font glisser
00:45:27leur couteau
00:45:27sur le bord du pot de Nutella
00:45:28pour découper l'opercule
00:45:30aux maniaques
00:45:31qui grattent
00:45:31les petits bouts d'alu doré
00:45:32pour qu'il ne reste vraiment rien
00:45:34et à ceux qui à la fin du pot
00:45:35raclent tous les bords au doigt
00:45:37Intermarché
00:45:37fête son anniversaire
00:45:38alors en ce moment
00:45:39pour l'achat d'un pot
00:45:40de 825 grammes
00:45:41de pâte à tartiner
00:45:42Nutella
00:45:42à 6,45 euros
00:45:43le deuxième
00:45:44est à moins 50%
00:45:46Intermarché
00:45:47tous unis
00:45:47contre la vie chère
00:45:48jusqu'au 11 octobre
00:45:491,65 euros
00:45:50soit 5,86 euros
00:45:51le kilo holo
00:45:52modalité magasin participant
00:45:53sur intermarché.com
00:45:54pour votre santé
00:45:55évitez de grignoter
00:45:55le nouveau Cirque Zavata
00:45:57revient
00:45:58avec son nouveau
00:46:0110h midi
00:46:03Sud Radio
00:46:03à vous de le dire
00:46:05Stéphanie Demuru
00:46:06à vous de le dire
00:46:06avec aujourd'hui Arnaud
00:46:07Bénédetti
00:46:08Frédéric Dhabi
00:46:09et Pascal Bataille
00:46:12on va parler messieurs
00:46:13de ces images
00:46:14qui tournent en boucle
00:46:15sur les réseaux sociaux
00:46:16et les chaînes info
00:46:17alors je ne sais pas
00:46:18si c'est une bonne chose
00:46:18de montrer ça
00:46:19et en même temps
00:46:19c'est l'actualité
00:46:21des feux
00:46:22des dégradations
00:46:23la colère lycéenne
00:46:25qui dégénère
00:46:26et qui s'étend
00:46:27d'ailleurs aux universités
00:46:28il y a au moins
00:46:2817 universités touchées
00:46:30aujourd'hui
00:46:31au moins
00:46:3230 lycées bloquées
00:46:34alors ce qui est désolant
00:46:36d'une tristesse absolue
00:46:37on voit des halls
00:46:38de lycées notamment
00:46:39celui de Nelson Mandela
00:46:40à Nantes
00:46:41flambant neuf
00:46:41en train de cramer
00:46:44moi je trouve ça
00:46:45absolument scandaleux
00:46:46parce que ça va priver
00:46:48beaucoup de lycéens
00:46:49de cours
00:46:50ceux qui veulent
00:46:51peut-être manifester
00:46:52parfois de manière
00:46:54légitime et pacifique
00:46:56empêchés par les autres
00:46:57et puis bon
00:46:57qui va payer à la fin
00:46:59évidemment c'est le contribuable
00:47:00comme si on n'avait pas
00:47:01déjà de problème
00:47:02de caisse vide
00:47:03Arnaud Bénédetti
00:47:03je suis d'accord avec vous
00:47:04sur le constat
00:47:05et le caractère
00:47:06tout à fait inacceptable
00:47:07de faire brûler
00:47:09un lycée
00:47:10mais une fois qu'on a dit ça
00:47:11il faut s'interroger
00:47:12sur les causes
00:47:13il y a eu quand même
00:47:15une volonté de radicalisation
00:47:17du mouvement
00:47:17qui est poussé
00:47:18par un certain nombre
00:47:19de groupements politiques
00:47:20il suffit de voir
00:47:21les députés de la France insoumise
00:47:22sains de leur écharpe
00:47:23bleu blanc rouge
00:47:24pour comprendre que
00:47:25les rilles soufflent
00:47:26sur
00:47:26c'est le moins qu'on puisse dire
00:47:27pendant les moisses expressions
00:47:28sur les braises
00:47:30ensuite le vrai sujet
00:47:31c'est de savoir quel sera
00:47:32le degré de contagion
00:47:34territoriale
00:47:34parce qu'il faut rappeler
00:47:35que c'est un mouvement
00:47:36qui est parti d'Île-de-France
00:47:36qui commence aujourd'hui
00:47:38à se disséminer
00:47:39un peu partout en France
00:47:40et la vraie question
00:47:41c'est de savoir
00:47:42s'il va y avoir
00:47:43des répercussions
00:47:44il semble qu'il commence
00:47:45à y en avoir
00:47:46dans les universités
00:47:47parce que si en effet
00:47:48on a une jonction
00:47:48entre le mouvement lycéen
00:47:49et le mouvement universitaire
00:47:51dans le contexte social
00:47:52économique
00:47:53à 6 mois
00:47:54des élections présidentielles
00:47:56ça va être compliqué
00:47:57ça risque d'être très compliqué
00:47:58et on sait que
00:47:59combien ces mouvements étudiants
00:48:01sont inflammables
00:48:02on l'a vu
00:48:02par le passé
00:48:03il y a un point nouveau
00:48:04moi ce qui me frappe
00:48:05c'est que vous avez
00:48:06des professeurs
00:48:07qui sont pris à partie
00:48:08et ça c'est nouveau
00:48:09et qui sont parfois
00:48:11agressés physiquement
00:48:11il y a aussi des professeurs
00:48:13qui se mettent
00:48:13entre les lycéens
00:48:15oui mais que des professeurs
00:48:16soient agressés
00:48:17par
00:48:18je ne sais pas
00:48:19si c'est des lycéens
00:48:19par des individus
00:48:21dont des profs
00:48:22montre qu'il y a un signal
00:48:24quand même
00:48:24qui est tout à fait nouveau
00:48:26il y a eu des mouvements lycéens
00:48:27par le passé
00:48:27mais les enseignants
00:48:28n'étaient pas pris à partie
00:48:29là
00:48:30je ne dis pas que c'est généralisé
00:48:32mais il y a aussi
00:48:33cet élément là
00:48:34qu'il faut souligner
00:48:35avec des blessés
00:48:36je le disais
00:48:37hier
00:48:37119 élèves
00:48:39ou personnels
00:48:41donc des professeurs
00:48:42aussi évidemment
00:48:42des forces de l'ordre
00:48:43qui ont été blessées
00:48:44depuis le début du mouvement
00:48:47c'est sûr que ça interroge
00:48:49Pascal Bataille
00:48:50ça interroge
00:48:51ça interroge effectivement
00:48:53à plusieurs niveaux
00:48:53comme le disait Arnaud
00:48:55ça interroge aussi
00:48:56sur le manque de clairvoyance
00:48:59peut-être de nos politiques
00:49:01et aussi de tous ceux
00:49:03qui surveillent un petit peu
00:49:04la société
00:49:05parce qu'on avait
00:49:06on prédisait depuis quelque temps
00:49:07et notamment cet été
00:49:09une résurrection des gilets jaunes
00:49:14ont prévoyé éventuellement
00:49:15une colère
00:49:16des agriculteurs
00:49:17et j'ai pas entendu
00:49:19mais je n'entends pas tout
00:49:20mais à ma connaissance
00:49:21j'ai pas entendu
00:49:22quelqu'un prédire
00:49:22qu'un mouvement
00:49:24naîtrait dans les lycées
00:49:26et pourrait s'étendre
00:49:26aux universités
00:49:27ce constat étant fait
00:49:29effectivement
00:49:29il est fort regrettable
00:49:31qu'une fois encore
00:49:33un mouvement
00:49:34qui est peut-être légitime
00:49:36sur le fond
00:49:37et qui mériterait
00:49:37en tout cas
00:49:38d'être écouté sereinement
00:49:39et parce que je suppose
00:49:40que les lycéens
00:49:42au départ
00:49:42ont des
00:49:43j'estime
00:49:44des revendications
00:49:45qui pour
00:49:46pas toutes
00:49:46sincèrement
00:49:47je ne sais pas
00:49:47si vous les avez
00:49:48un petit peu regardées
00:49:49elles sont quand même
00:49:51certainement légitimes
00:49:53mais que derrière
00:49:54effectivement
00:49:54ça se transforme
00:49:55en exploitation politique
00:49:56en...
00:49:57il y a quand même
00:49:58parmi les revendications
00:49:59il dénonce
00:50:00une sélection sociale
00:50:01et raciste
00:50:02à l'entrée
00:50:03de l'université
00:50:04appelle explicitement
00:50:05non mais attendez
00:50:06moi j'ai
00:50:06l'université
00:50:07n'a jamais été aussi
00:50:10massifiée
00:50:11qu'aujourd'hui
00:50:11bien sûr
00:50:12et je vais vous dire
00:50:14alors là c'est peut-être
00:50:15à vous
00:50:15mais je m'en fiche
00:50:16il y a même
00:50:17beaucoup d'élèves
00:50:18notamment dans les lycées
00:50:19privés catholiques
00:50:21j'entendais
00:50:22quelques amis dire
00:50:23mais vous n'avez
00:50:24aucune chance
00:50:25d'avoir une place
00:50:26en fac
00:50:27notamment dans
00:50:27les grandes villes
00:50:28à Paris
00:50:28si vous venez
00:50:29d'un lycée catholique
00:50:30privé
00:50:30et c'est vrai
00:50:31qu'il y a des quotas
00:50:34je ne sais pas
00:50:35si tout le monde le sait
00:50:35il y a des quotas
00:50:36justement pour les lycées
00:50:38je ne vois pas
00:50:39de quoi on parle
00:50:40sincèrement
00:50:41oui non mais
00:50:42qu'il y ait
00:50:42quelques revendications
00:50:43saugrenues
00:50:44ou injustifiées
00:50:45n'empêche pas
00:50:46que la colère
00:50:46puisse être légitime
00:50:47à la base
00:50:48ce qui est inquiétant
00:50:49c'est qu'en fait
00:50:49une fois encore
00:50:50on ne s'attaque pas
00:50:51au vrai problème
00:50:52on met
00:50:52comme vous le disiez
00:50:53de l'huile sur le feu
00:50:56certains élus
00:50:59vont transformer
00:51:01ce mouvement là
00:51:02en chaos
00:51:04et tout ça
00:51:07le maire de Saint-Denis
00:51:09dit
00:51:10un élu est à sa place
00:51:11auprès des lycéens
00:51:12en colère
00:51:12c'est pas un mouvement
00:51:15quand même spontané
00:51:16soyons pas tout à fait
00:51:17innocents
00:51:17même s'il y a
00:51:18vraisemblablement
00:51:19des revendications
00:51:19qui peuvent être
00:51:20tout à fait légitimes
00:51:21en termes de moyens
00:51:21en termes de prof
00:51:22etc
00:51:22c'est pas un sujet
00:51:24mais ce mouvement
00:51:25il est quand même
00:51:25piloté
00:51:26par un certain nombre
00:51:27d'organisations
00:51:28qui sont des organisations
00:51:30qui ne sont pas très éloignées
00:51:31de la France insoumise
00:51:32je crois qu'il faut
00:51:32quand même le dire
00:51:33à un moment donné
00:51:33et encore
00:51:34je n'en veux que pour preuve
00:51:35que les élus
00:51:36de la France insoumise
00:51:37sont sur le terrain
00:51:38avec les lycéens
00:51:39dans les blocages
00:51:40vous avez une vidéo
00:51:41qui ne date
00:51:42d'il y a
00:51:43une demi-heure
00:51:44ou de trois quarts d'heure
00:51:45où vous avez
00:51:45monsieur Emeric Caron
00:51:46qui j'étais avec un mégaphone
00:51:48devant des poubelles
00:51:49dans un lycée
00:51:49du 19ème arrondissement
00:51:51donc je crois
00:51:52que la fiche
00:51:52et Zerko
00:51:53c'est le 18ème
00:51:54alors Bruno
00:51:55qui profite le crime
00:51:57alors pas forcément
00:51:59LFI
00:52:00à mon sens
00:52:00mais je vous propose
00:52:02justement
00:52:02attendez
00:52:03on va en parler
00:52:03je vous propose
00:52:04d'écouter
00:52:05Bruno Retailleau
00:52:06ce matin
00:52:06interrogé justement
00:52:07sur cette colère
00:52:09lycéenne
00:52:09lui
00:52:10il dit
00:52:10il faut
00:52:11tout simplement
00:52:12interdire
00:52:13LFI
00:52:13LFI
00:52:13qui est un parti
00:52:14sédicieux
00:52:15LFI
00:52:16on a clairement
00:52:17désormais
00:52:17un parti sédicieux
00:52:18sédicieux
00:52:19on a un parti
00:52:20absolument sédicieux
00:52:21qui a une fascination
00:52:23pour la violence
00:52:23ce qui se passe
00:52:24aujourd'hui devant les lycées
00:52:25c'est la répétition générale
00:52:27de ce qui pourrait se passer
00:52:28en 2027
00:52:30si
00:52:30Madame Le Pen
00:52:32gagnait
00:52:32ils organiseraient
00:52:34une interruption
00:52:35dans le pays
00:52:36je pense aujourd'hui
00:52:37qu'il y a une question
00:52:37qui se pose
00:52:38laquelle ?
00:52:39c'est la question
00:52:39de l'interdiction
00:52:40de LFI
00:52:41je sais que c'est
00:52:41très difficile
00:52:42en droit
00:52:42mais je la pose
00:52:43je la lance
00:52:45dans le débat public
00:52:45parce qu'on ne peut plus faire
00:52:47comme si de rien n'était
00:52:48ça n'est plus possible
00:52:49le candidat LR à la présidentielle
00:52:51chez nos confrères
00:52:52de BFM TV
00:52:53ce matin
00:52:53bon c'est
00:52:54pour faire parler
00:52:55j'imagine
00:52:55mais ce n'est pas vraiment réaliste
00:52:57quand même
00:52:57interdire LFI
00:52:58moi j'ai les plus grands
00:53:00doutes
00:53:00que LFI
00:53:01soit dans une stratégie
00:53:02de radicalisation
00:53:03et de provocation
00:53:04chacun s'accordera
00:53:06à le reconnaître
00:53:07mais il n'y a pas
00:53:08aujourd'hui
00:53:09de critères objectifs
00:53:10malgré ces provocations
00:53:11et malgré ces radicalisations
00:53:13de critères objectifs
00:53:14en droit
00:53:14qui puissent militer
00:53:16d'une quinquente manière
00:53:17que ce soit
00:53:17pour l'interdiction de LFI
00:53:19je pense que même
00:53:20politiquement
00:53:20et je pense que politiquement
00:53:21ça risque d'être
00:53:23contre-productif
00:53:23mais en fait
00:53:24ce qu'il y avait
00:53:24dans le discours
00:53:25ça n'existera pas
00:53:26mais dans le discours
00:53:27de Rotaillot
00:53:29ce qu'il y avait d'intéressant
00:53:30c'était que
00:53:31d'une certaine manière
00:53:32il préconise
00:53:33l'interdiction de LFI
00:53:34et il met en garde
00:53:35contre l'élection
00:53:36de Marine Le Pen
00:53:37parce qu'il considère
00:53:37que l'élection
00:53:38de Marine Le Pen
00:53:39entraînerait
00:53:39quelque part
00:53:40une réaction dans la rue
00:53:41des éléments
00:53:42les plus radicaux
00:53:43je ne sais pas
00:53:44complètement ce que dit
00:53:46ce que dit Arnaud
00:53:47mais dans l'opinion publique
00:53:49et ma source
00:53:50c'est notre enquête
00:53:51il y a quelques mois
00:53:51il faut faire du ciel
00:53:52pour Sud Radio
00:53:53je l'avais très dit là
00:53:54j'ai attaché à Marine Le Pen
00:53:55et à Jean-Luc Mélenchon
00:53:56Jean-Luc Mélenchon
00:53:57inquiète beaucoup
00:53:58les Français
00:53:59et il est vu comme
00:54:01moins attaché
00:54:01aux valeurs démocratiques
00:54:02que Marine Le Pen
00:54:04et c'est vrai que
00:54:05dans le discours
00:54:07des Français
00:54:07sur les motivations
00:54:08de vente
00:54:09et aujourd'hui
00:54:09c'est la chance principale
00:54:10d'un Édouard Philippe
00:54:12si je reprends notre sondage
00:54:13il faut faire du ciel
00:54:13Sud Radio
00:54:14Figaro L.C.I.
00:54:15qui a été lâché hier
00:54:15c'est l'idée
00:54:16celui qui empêche
00:54:17le second tour
00:54:18pour reprendre
00:54:18un verbatim
00:54:19d'une française
00:54:20joint 40 électoral
00:54:21que constituerait
00:54:23Mélenchon Le Pen
00:54:24qui est un élément
00:54:25très fort d'inquiétude
00:54:26d'une partie
00:54:27de l'opinion publique
00:54:27sur ce que va devenir
00:54:28la campagne
00:54:30maintenant sur ce mouvement
00:54:31il est très très difficile
00:54:32il est très très gazeux
00:54:33il ne faut pas rappeler
00:54:34il faut rappeler plutôt
00:54:35qu'il n'y a pas une jeunesse
00:54:36il y a des jeunesses
00:54:38et comme disait Pierre Bourdieu
00:54:39la jeunesse n'a pas d'âge
00:54:40et c'est vrai que
00:54:41chaque force politique
00:54:42la jeunesse n'est qu'un mot
00:54:43n'est qu'un mot
00:54:44la jeunesse n'a pas d'âge
00:54:45et ce qui est vrai aussi
00:54:47c'est que
00:54:48quand
00:54:48c'est la fameuse image
00:54:50quand le dentifrice sort du tube
00:54:51c'est très dur à faire entrer
00:54:52le pouvoir politique
00:54:53est très inquiet
00:54:54dès que
00:54:54il y a une partie
00:54:55parce que la part
00:54:56des lycées bloqués
00:54:58c'est entre 5 et 10%
00:55:00mais on a un pouvoir politique
00:55:01très très
00:55:02très très inquiet
00:55:04parce qu'on se souvient
00:55:05de Devaquet
00:55:05du CIP
00:55:08du CPE
00:55:08mais c'est vrai aussi
00:55:10et là il faut voir le contexte
00:55:11après cet été caniculaire
00:55:13meurtrier
00:55:14où beaucoup de lycéens
00:55:16ont travaillé
00:55:16dans des conditions
00:55:17je le dis
00:55:18affreuses
00:55:19ça explique
00:55:20au delà des casseurs
00:55:21ça explique
00:55:22qui est cette mobilisation
00:55:24même si
00:55:25il faut aussi dire les choses
00:55:26quelques années après
00:55:28l'assassinat
00:55:29de Samuel Paty
00:55:30et Dominique Bernard
00:55:31voir des professeurs
00:55:32frapper
00:55:32c'est quelque chose
00:55:33qui pour les français
00:55:34et improviseur
00:55:34asperger
00:55:35d'essence
00:55:35à l'instant
00:55:36à Marseille
00:55:37je vous propose
00:55:38d'écouter
00:55:39Vincent Gendrin
00:55:40il était l'invité
00:55:40de Sud Radio
00:55:41ce matin
00:55:42le député
00:55:43LR sur le rôle
00:55:44malsain
00:55:45d'LFI
00:55:45auprès des lycéens
00:55:46ministre
00:55:46pardon
00:55:48du logement
00:55:49même
00:55:49on voit à nouveau
00:55:51ce petit jeu
00:55:52malsain
00:55:53de la France insoumise
00:55:54qui vient jouer
00:55:55avec le feu
00:55:56alimenter les braises
00:55:58souffler
00:55:58sur tout ça
00:55:59pour faire en sorte
00:56:00que l'incendie prenne
00:56:01moi je me souviens très bien
00:56:03vous citer les émeutes
00:56:03de 2023
00:56:04quand M. Mélenchon
00:56:05faisait la liste
00:56:05sur Twitter
00:56:06de ce qu'on avait
00:56:07le droit de brûler
00:56:07ou pas de brûler
00:56:08et tout ça
00:56:09pour inciter
00:56:10à ce mouvement
00:56:11de conflictualisation
00:56:12dans le pays
00:56:13on assiste là
00:56:14au début de campagne
00:56:15de la LFI
00:56:17qui sera une campagne
00:56:18violente
00:56:18qui sera une campagne
00:56:19de déstabilisation
00:56:21de notre pays
00:56:23on voit bien
00:56:23que c'est extrêmement dangereux
00:56:25et il faut le condamner
00:56:25avec beaucoup de fermeté
00:56:26c'est sûr Pascal Bataille
00:56:27quand on voit
00:56:28le climat actuel
00:56:29on se dit
00:56:29que la campagne
00:56:30va être
00:56:31sale
00:56:32oui sale
00:56:34brûlante
00:56:34dans tous les sens du mot
00:56:36inflammée
00:56:36très certainement
00:56:37et je me posais
00:56:39la question
00:56:40juste avant
00:56:40effectivement cet extrait
00:56:42à qui profite
00:56:43le crime
00:56:44alors
00:56:46quand j'entends
00:56:46Bruno Rotaillot
00:56:47dire des absurdités
00:56:48comme ça
00:56:49j'ai envie de dire
00:56:50c'est Bruno Rotaillot
00:56:51qu'il faudrait interdire
00:56:51parce que
00:56:52quel sens ça a
00:56:53de dire
00:56:54il faudrait interdire
00:56:54un parti
00:56:55qui est d'abord
00:56:57légitimement
00:56:57non mais la question
00:56:58c'est de demander
00:56:59est-ce qu'ils sont bien
00:57:00c'est d'issues
00:57:00est-ce qu'ils sont bien
00:57:01dans l'arc républicain
00:57:02mais oui
00:57:02ils sont quand même
00:57:03dans l'arc républicain
00:57:04bien entendu
00:57:05et ils représentent quand même
00:57:06entre 15 et 25%
00:57:08du corps électoral
00:57:08selon les élections
00:57:09je parle sous le couvert
00:57:11de Frédéric
00:57:12de la présidentielle
00:57:13oui
00:57:14oui de la présidentielle
00:57:16c'était d'issues européennes
00:57:17en l'occurrence
00:57:19on a là un parti
00:57:21qui a tout intérêt
00:57:22certes
00:57:22pour l'instant
00:57:23à agir
00:57:25et à semer le chaos
00:57:26parce que
00:57:27leur but
00:57:28et je refonce
00:57:29des portes ouvertes
00:57:30c'est qu'il y ait
00:57:31un second tour
00:57:32comme le disait Frédéric
00:57:33entre Marine Le Pen
00:57:34et Jean-Luc Mélenchon
00:57:35le souci
00:57:37c'est que je ne suis pas
00:57:37du tout sûr
00:57:38que ce soit une stratégie
00:57:39intelligente de leur part
00:57:40on va poser la question
00:57:41dans quelques instants
00:57:42comme le disait Frédéric
00:57:43Edouard Philippe
00:57:44est en train de remonter
00:57:45et Mélenchon s'est peur
00:57:46on se retrouve dans quelques instants
00:57:48et vous
00:57:48qu'est-ce que vous en pensez
00:57:49est-ce qu'il faudrait interdire LFI
00:57:51est-ce que ça serait contre-productif
00:57:53et qu'est-ce que vous pensez
00:57:54de cette colère lycéenne
00:57:55est-ce qu'elle est légitime
00:57:56ou clairement
00:57:56elle est instrumentalisée
00:57:57et tout ça va mal finir
00:57:590 826 300 300
00:58:02Sud Radio
00:58:04Parlons vrai
00:58:0610h midi
00:58:07Sud Radio
00:58:08à vous de le dire
00:58:09Stéphanie Demiru
00:58:10à vous de le dire
00:58:11en compagnie
00:58:12ce matin d'Arnaud Médédetti
00:58:13Frédéric Daby
00:58:14Pascal Bataille
00:58:15on parle de cette
00:58:16colère lycéenne
00:58:17qui dégénère
00:58:18et qui s'étend
00:58:19aux universités
00:58:21à la demande
00:58:22à l'appel
00:58:22plutôt de l'union
00:58:23syndicale lycéenne
00:58:24et l'union étudiante
00:58:25qui appelle désormais
00:58:27à bloquer les lycées
00:58:28et les universités
00:58:29une nouvelle manifestation
00:58:30est d'ores et déjà prévue
00:58:31le 6 octobre
00:58:32on en est à
00:58:33environ
00:58:34au moins
00:58:3517 universités
00:58:37qui sont
00:58:37touchées
00:58:38par ce mouvement
00:58:39on voit des images
00:58:40absolument inacceptables
00:58:41un lycée
00:58:43à Nantes
00:58:43un lycée flambant neuf
00:58:45qui est en train
00:58:45de brûler
00:58:46à Marseille
00:58:47un proviseur
00:58:48Aspergesé
00:58:49d'essence
00:58:50un véhicule
00:58:51de pompier
00:58:52qui est brûlé
00:58:53alors là je regardais
00:58:53quelques réactions
00:58:55sur les réseaux sociaux
00:58:56députés
00:58:57LFI
00:58:58Andy Kerbrat
00:58:59ce matin
00:59:00au lycée
00:59:00Nelson Mandena
00:59:01à Nantes
00:59:03dont je vous parlais
00:59:04des individus extérieurs
00:59:06au mouvement
00:59:06lycéens ont déclenché
00:59:07un incendie
00:59:08ils condamnent
00:59:09fermement
00:59:09ces actes
00:59:10ils desservent
00:59:10la lutte
00:59:11des lycéens
00:59:12ils apportent
00:59:12son soutien
00:59:13aux pompiers
00:59:13enfin les mêmes pompiers
00:59:14qui voient
00:59:14leur véhicule bloqué
00:59:15c'est assez hypocrite
00:59:18on parlait de Bruno Retailleau
00:59:20il y a quelques instants
00:59:20qui voulait interdire
00:59:21LFI
00:59:22parce que
00:59:22parti sédicieux
00:59:23selon lui
00:59:25vous disiez
00:59:25c'est hypocrite
00:59:26et c'est stupide
00:59:27parce qu'elle bataille
00:59:28mais enfin il n'empêche
00:59:29est-ce que
00:59:29ce parti est quand même
00:59:31toujours dans l'arc républicain
00:59:33avec ce jeu malsain
00:59:35qu'il joue en ce moment
00:59:37pour moi
00:59:38ce parti est totalement
00:59:39dans l'arc républicain
00:59:41après
00:59:42effectivement
00:59:43il joue une stratégie
00:59:44qui consiste en ce moment
00:59:46plutôt
00:59:46à essayer
00:59:47de mettre
00:59:48de l'huile sur le feu
00:59:49partout
00:59:49à semer le chaos
00:59:51je n'ai pas non plus
00:59:53le sentiment
00:59:54que
00:59:56ce soit
00:59:56qu'on puisse globaliser
00:59:58et parler du parti
00:59:59il y a des
01:00:01on voit
01:00:01Ibré Caron
01:00:02en ce moment
01:00:03devant un lycée parisien
01:00:05je n'ai pas l'impression
01:00:05que tous les élus
01:00:06LFI
01:00:07sont en train
01:00:08d'attiser les flammes
01:00:09devant tous les lycées
01:00:10et les universités françaises
01:00:11c'est comme la France
01:00:11qu'on voit plus
01:00:12autour des lycées
01:00:13on ne voit pas d'autres
01:00:14il n'y a pas sonné de Rousseau
01:00:15qui a pris la parole
01:00:16en 1968
01:00:17il y avait aussi
01:00:18des élus socialistes
01:00:20ils étaient très prudents
01:00:21les socialistes
01:00:22c'est d'abord un mouvement
01:00:26international
01:00:26et puis un mouvement
01:00:27étudiant
01:00:28et c'est après
01:00:29que les politiques
01:00:30et les politiques de Charletti
01:00:31on sait comment ça s'est terminé
01:00:32pour les gauches
01:00:33ça a été la chambre bleu horizon
01:00:34comme jamais
01:00:35en 1968
01:00:36je ne dis pas que la stratégie
01:00:37est payante
01:00:38je ne cautionne pas
01:00:39la stratégie
01:00:40je dis que
01:00:41de là à dire
01:00:42que ce parti est séditieux
01:00:43et qui est sorti
01:00:43de l'arc républicain
01:00:44vous avez raison
01:00:44les mots sont forts
01:00:45mais moi je regarde
01:00:46l'opinion publique
01:00:47à tort ou à raison
01:00:48ce n'est pas la réalité
01:00:49c'est une perception du réel
01:00:51le parti qui inquiète le plus
01:00:52les français
01:00:53quand on pose la question
01:00:54sur Jean-Luc Mélenchon
01:00:55par rapport à d'autres personnalités
01:00:56c'est la France insoumise
01:00:58le problème n'est pas de savoir
01:00:59si c'est un parti républicain
01:01:00je ne sais pas
01:01:02si c'est encore un parti républicain
01:01:03mais c'est surtout
01:01:04il est
01:01:05de toute façon de fait
01:01:05parce que déjà
01:01:06il a des élus
01:01:06à l'Assemblée nationale
01:01:07il participe aux élections
01:01:09est-ce que je veux dire
01:01:10c'est un parti
01:01:10qui est encore démocratique
01:01:11c'est ça le vrai sujet
01:01:12est-ce qu'il respecte
01:01:14l'esprit de la démocratie
01:01:16quand ils appellent
01:01:17d'une certaine manière
01:01:18à une radicalité
01:01:20toujours plus excessive
01:01:21parce que c'est le cas
01:01:22en l'occurrence
01:01:23quand ils flirtent
01:01:24avec des propos
01:01:24qui quand même
01:01:25peuvent pour un certain
01:01:26nombre d'entre eux
01:01:27être considérés
01:01:28comme antisémites
01:01:29ou en tout cas
01:01:30utiliser l'antisémitisme
01:01:31pour flatter
01:01:32un certain nombre
01:01:33de clientèles électorales
01:01:34là on a quand même
01:01:36un sujet
01:01:36en termes de respect
01:01:38au moins
01:01:39de l'esprit démocratique
01:01:42moi le sujet
01:01:43il est là aujourd'hui
01:01:43est-ce que LFI est encore
01:01:44un parti démocratique
01:01:45on peut se poser des questions
01:01:48on est avec Guy
01:01:50qui nous appelle
01:01:50depuis Géville
01:01:51bonjour Guy
01:01:53bonjour
01:01:54bonjour Stéphanie
01:01:55bonjour à vos amis
01:01:56soyez bienvenue
01:01:56sur l'antenne de Sud Radio
01:01:59je vais vous donner
01:02:02deux réponses
01:02:03au sujet actuel
01:02:04donc LFI
01:02:07est-ce qu'il faut
01:02:08l'interdire
01:02:08ou pas l'interdire
01:02:09comme le FN
01:02:11je vous pose juste
01:02:12une question
01:02:13vous avez vu
01:02:14l'état de la France
01:02:15est-ce que vous pensez
01:02:16que les autres parties
01:02:17sont des gens
01:02:19recommandables
01:02:19parce que pour arriver
01:02:20à avoir mis le pays
01:02:21dans l'état qu'il est
01:02:23et de venir avoir
01:02:23encore le culot
01:02:24de se représenter
01:02:25et de nous dire
01:02:26qu'ils ont les solutions
01:02:28je suis désolé
01:02:29j'ai été chef d'entreprise
01:02:30je n'aurais pas mené
01:02:32mon entreprise
01:02:32comme ça
01:02:33pendant plus de 43 ans
01:02:35et demi
01:02:36première chose
01:02:37deuxième chose
01:02:39je pense qu'il y a
01:02:40personne
01:02:41qui se pose
01:02:41une question
01:02:43par rapport
01:02:44aux grèves
01:02:45actuelles
01:02:45alors je ne vous dis pas
01:02:46les élèves ont raison
01:02:47les élèves ont tort
01:02:48on s'ils
01:02:49alors reste
01:02:49moi j'ai fait ma scolarité
01:02:51en moyenne
01:02:52on était entre
01:02:5330 et 40
01:02:54dans les classes
01:02:55et les trois dernières années
01:02:57on était 42
01:02:58d'accord
01:02:59ça ne m'a pas empêché
01:03:00de faire mes études
01:03:01ce qu'il y a surtout
01:03:03c'est se poser la question
01:03:04à l'heure actuelle
01:03:05surtout
01:03:06sur votre antenne
01:03:07vous avez invité
01:03:08à plusieurs reprises
01:03:09un monsieur
01:03:09qui s'appelle
01:03:09monsieur Bridgety
01:03:10qui a expliqué
01:03:12à plusieurs reprises
01:03:13que les enseignants
01:03:15d'aujourd'hui
01:03:15sont les quatre d'hier
01:03:17dites-moi
01:03:18franchement
01:03:19si vous réfléchissez bien
01:03:20combien d'enseignants
01:03:21vous ont remarqué
01:03:22dans votre scolarité
01:03:23j'ai fait 9 ans d'anglais
01:03:24je n'ai jamais eu
01:03:25un prof
01:03:26qui m'intéresse
01:03:27un prof
01:03:28qui vous dise
01:03:29quand vous rentrez en cours
01:03:30vous êtes là
01:03:31ébahis
01:03:32j'ai eu ça
01:03:33dans quelques matières
01:03:34entre autres
01:03:35un prof de français
01:03:36deux profs de français
01:03:38mais je vais vous dire
01:03:39le problème
01:03:39c'est qu'il faudrait aussi
01:03:41arrêter
01:03:42de dire
01:03:43on manque de moyens
01:03:44il y a de moins en moins
01:03:45d'élèves
01:03:45donc je ne sais pas
01:03:46qu'on manque de moyens
01:03:46on manque de gens compétents
01:03:48il faudrait peut-être
01:03:49revaloriser aussi
01:03:49les professeurs
01:03:51qui sont très mal payés
01:03:52et puis revaloriser
01:03:53ce métier
01:03:54et puis attirer
01:03:54les talents peut-être
01:03:57attirer des gens
01:03:58qui ont vraiment envie
01:03:58d'enseigner
01:03:59vous savez
01:03:59j'ai eu une profession
01:04:00j'allais chez les gens
01:04:01toute la journée
01:04:02mais la plupart du temps
01:04:03bon c'est des dames
01:04:05qui souvent
01:04:05des dames et des messieurs
01:04:06qui sont décédés
01:04:07depuis longtemps maintenant
01:04:09des gens qui avaient été enseignants
01:04:11et si vous saviez
01:04:14ces gens là
01:04:14vous disiez
01:04:15mais moi j'aurais eu
01:04:16un élève
01:04:16qui sorte de ma classe
01:04:17sans savoir
01:04:18ni lire
01:04:19ni écrire
01:04:20je me serais posé
01:04:20des questions
01:04:21et c'était déjà
01:04:22quand elle me disait ça
01:04:23c'était déjà
01:04:24il y a 25 ou 30 ans
01:04:26vous avez raison
01:04:28non mais je vais pas vous mentir
01:04:29parfois je pense comme vous
01:04:30j'ai des enfants
01:04:32qui n'aiment pas l'école
01:04:32et beaucoup d'enfants
01:04:33n'aiment pas l'école
01:04:34parce que parfois
01:04:35il n'y a pas d'enseignants
01:04:36qui savent aussi intéresser
01:04:37mais à l'heure des charges
01:04:39je vois qu'il y a aussi
01:04:40des enseignants
01:04:41qui essayent vraiment
01:04:42de donner le meilleur
01:04:44d'eux-mêmes
01:04:44et il y a parfois
01:04:46un découragement
01:04:47aussi parce que
01:04:48la jeunesse a changé
01:04:49parce que tout devient compliqué
01:04:50parce qu'ils sont mal payés
01:04:51c'est vrai aussi
01:04:53j'ai été parent délégué
01:04:56à plusieurs reprises
01:04:57et un jour
01:04:57je me souviens
01:04:58avoir été dans une classe
01:05:00mon fils était en terminale
01:05:01et le professeur de physique
01:05:04était en train
01:05:04de nous expliquer
01:05:06qu'il n'y avait aucun élève
01:05:07qui était à ce résum
01:05:08qui avait eu crédit
01:05:09je l'ai bien laissé parler
01:05:10au bout d'un moment
01:05:11le proviseur a vu
01:05:12que j'avais changé de tête
01:05:15il me dit
01:05:15qu'est-ce que vous voulez dire
01:05:16et j'ai dit
01:05:17ça va être très simple
01:05:18je lui dis
01:05:18vous voyez le professeur
01:05:19de français qui est là
01:05:20il est quand même
01:05:20dans une classe de technique
01:05:21il est arrivé à emmener
01:05:22tous les élèves au théâtre
01:05:24et elle me regarde
01:05:25elle me dit
01:05:25et il y en a certains
01:05:26qui s'étaient mis en costume
01:05:27d'accord
01:05:29avec le professeur
01:05:30d'histoire et géographie
01:05:31il dit
01:05:32vous vous avez une matière
01:05:36qui est une matière
01:05:36qui correspond
01:05:38à ce qu'ils sont
01:05:39en train de préparer
01:05:39vous n'arrivez pas
01:05:40à les passionner
01:05:41je lui dis
01:05:42par contre
01:05:42je vais vous dire une chose
01:05:43qui est simple
01:05:44monsieur
01:05:44c'est que vous voulez
01:05:45critiquer les élèves
01:05:46mais vous vous faites
01:05:47une faute à chaque mot
01:05:48si ce n'est pas
01:05:49deux fautes par mot
01:05:50voilà
01:05:51donc ça vous donne
01:05:53ce que je peux penser
01:05:54ça ne veut pas dire
01:05:55que tous les enseignants
01:05:56sont mauvais
01:05:56mais je pense qu'il y a
01:05:57vraiment à faire
01:05:58vous savez il y a
01:05:59très longtemps
01:06:00il y en a un qui a dit
01:06:01que c'était un mammouth
01:06:01et qu'il fallait le nettoyer
01:06:03il y a besoin de faire
01:06:05un grand nettoyage
01:06:05ça fait longtemps
01:06:06l'histoire du mammouth
01:06:07il a plutôt grossi
01:06:10depuis
01:06:11merci Guy
01:06:11en tout cas
01:06:12d'être intervenu
01:06:14on va poursuivre
01:06:15nos débats
01:06:15on va parler
01:06:16de cette joute
01:06:18à distance
01:06:18entre le président
01:06:19du RN
01:06:19et le président
01:06:20de la république
01:06:21le président
01:06:22Emmanuel Macron
01:06:23qui estime
01:06:24que les faits
01:06:25qu'on attribue
01:06:25à Jordan Bardella
01:06:27attribué par Mediapart
01:06:28sont gravissimes
01:06:30ce dernier
01:06:31lui retorte
01:06:31qu'il n'avait qu'à
01:06:32lui aller à la marche
01:06:33contre l'antisémitisme
01:06:35au lendemain du 7 octobre
01:06:36qui ne s'y était pas présenté
01:06:38on en parle
01:06:38dans quelques instants
01:06:39est-ce que vous
01:06:40vous trouvez ça normal
01:06:46à vous de le dire
01:06:51avec aujourd'hui
01:06:52Arnaud Benedetti
01:06:53Frédéric Dhabi
01:06:54Pascal Bataille
01:06:56l'affaire Bardella
01:06:57et ses accusations
01:06:58d'antisémitisme
01:06:59qui tournent à la joute
01:07:00à la petite passe d'arme
01:07:02à distance
01:07:02entre le président du RN
01:07:04et Emmanuel Macron
01:07:05le président de la république
01:07:06qui qualifie
01:07:06de gravissimes
01:07:08et d'inacceptables
01:07:09les messages
01:07:10antisémites
01:07:11que Mediapart
01:07:11attribue à Jordan Bardella
01:07:13il demande au parti
01:07:14d'ailleurs
01:07:15de clarifier
01:07:16sa ligne
01:07:17réponse de l'intéressé
01:07:19après le 7 octobre
01:07:212023
01:07:21j'ai marché
01:07:23dans la rue
01:07:23et je me suis rendu
01:07:24en Israël
01:07:25lui ne l'a pas fait
01:07:26je vais vous faire réagir
01:07:27mais écoutez d'abord
01:07:28Emmanuel Macron
01:07:29la lutte contre l'antisémitisme
01:07:30est une des priorités
01:07:32de la république
01:07:33parce qu'elle est existentielle
01:07:35à la république elle-même
01:07:36jamais nous n'accepterons
01:07:38de propos antisémites
01:07:39les propos qui ont été
01:07:41rapportés sont évidemment
01:07:42gravissimes et inacceptables
01:07:44ils ne souffrent pas
01:07:45quelques commentaires
01:07:45que ce soit
01:07:46ils appellent à la condamnation
01:07:47la plus extrême
01:07:48ça n'est pas la république
01:07:49et la deuxième chose
01:07:50ils impliquent
01:07:51que les responsables
01:07:52clarifient
01:07:53la ligne
01:07:54les mots
01:07:55et les gens qui sont dans leur parti
01:07:57peuvent prononcer
01:07:58telles choses
01:07:59Pascal Bataille
01:08:00je me tourne vers vous
01:08:00j'ai vu que vous aviez réagi
01:08:02vivement
01:08:02à ces accusations
01:08:05à l'endroit
01:08:05de Jordan Bardella
01:08:07non non
01:08:08c'est plus la polémique
01:08:09que les accusations
01:08:12sur Jordan Bardella
01:08:13dont il faut attendre
01:08:14d'ailleurs
01:08:14pour l'instant
01:08:16de voir
01:08:17à quel point
01:08:18vous n'étiez pas étonné
01:08:18j'ai vu votre tweet
01:08:19oui mais
01:08:21en fait
01:08:22d'abord
01:08:23qui ça étonne
01:08:24que Jordan Bardella
01:08:25ait pu être antisémite
01:08:26au moins
01:08:26ça en étonne manifestement
01:08:28oui
01:08:29pour moi
01:08:31ce n'est pas le scoop du siècle
01:08:33et deuxièmement
01:08:34que
01:08:36donc vous ne le croyez pas
01:08:37quand il dit
01:08:37qu'il n'a jamais écrit
01:08:38ses propos
01:08:39non je ne le crois pas
01:08:41mais je veux vous dire
01:08:42ça m'est absolument égal
01:08:43en vrai
01:08:45parce que
01:08:46si c'est le cas
01:08:48ça ne me surprend pas
01:08:51et si ce n'est pas le cas
01:08:52de toute façon
01:08:53l'ERN
01:08:54est pour moi
01:08:55un parti
01:08:55qui contient
01:08:56un nombre
01:08:58suffisamment
01:08:58important
01:08:59d'antisémites
01:09:01pour qu'il ne soit pas surprenant
01:09:02que le président
01:09:03le soit
01:09:04mais
01:09:04je pense que le sujet
01:09:06n'est pas là
01:09:06le sujet est que
01:09:07une fois encore
01:09:09on fait des polémiques
01:09:11dans la polémique
01:09:12Emmanuel Macron
01:09:13se saisit de ça
01:09:14Bardella
01:09:15répond
01:09:16en disant
01:09:17que lui au moins
01:09:18il a défilé
01:09:18après le 7 octobre
01:09:20etc
01:09:20c'était pas une bonne réponse
01:09:22mais non
01:09:23et Marine Le Pen
01:09:24qui dit
01:09:26que Mediapart
01:09:27a intérêt
01:09:27à mettre son gilet
01:09:28en Kevlar
01:09:28c'est à dire
01:09:29qu'effectivement
01:09:29aujourd'hui
01:09:30on peut menacer
01:09:31de mort
01:09:32des journalistes
01:09:33parce qu'ils sortent
01:09:35des informations
01:09:36qui sont a priori
01:09:37sourcées
01:09:37et dont on va
01:09:38sans doute
01:09:39voir que
01:09:40ce n'est que le début
01:09:41ce n'est que la partie
01:09:42émergée de l'Aixberg
01:09:42on est dans quel pays
01:09:44je veux dire
01:09:44on est dans quel pays
01:09:45et tout ça
01:09:46relayé par les chaînes d'info
01:09:47à longueur de journée
01:09:48et on continue de le faire
01:09:50aujourd'hui
01:09:50au lieu de continuer
01:09:51de parler
01:09:51de la situation
01:09:52au Proche-Orient
01:09:53au lieu de continuer
01:09:54à parler de l'Ukraine
01:09:55au lieu de continuer
01:09:56à parler de tout ce qui va mal
01:09:57dans notre pays
01:09:58du budget
01:10:01etc
01:10:02je vous rassure
01:10:03on en parle aussi
01:10:03mais c'est quand même
01:10:04important de savoir
01:10:05si oui ou non
01:10:05le président du Rassemblement
01:10:07National
01:10:07grand favori
01:10:10mais bien sûr
01:10:10qu'il a été antisémite
01:10:12Bardella
01:10:12je ne sais pas
01:10:13aujourd'hui
01:10:14mais bien sûr
01:10:14qu'il l'a été
01:10:15c'est une évidence
01:10:16ça surprend qui
01:10:17honnêtement
01:10:17ça surprend qui
01:10:18bon attendez
01:10:19il y a un auditeur
01:10:20Guy qui veut réagir
01:10:21bonjour Guy
01:10:22bonjour
01:10:23vous êtes pas trop d'accord
01:10:25donc a priori
01:10:27avec ce que vous entendez
01:10:28moi je suis
01:10:30j'ai 72 ans
01:10:31je suis
01:10:33français juif
01:10:34j'ai 72 ans
01:10:35je n'ai aucun problème
01:10:36avec Bardella
01:10:37je veux dire
01:10:38s'il a fait même
01:10:40une erreur de jeunesse
01:10:40à 17-18 ans
01:10:41en écrivant ces phrases-là
01:10:43ça ne dit pas de lui
01:10:44qu'il est antisémite
01:10:46je veux dire
01:10:46c'est dans la culture
01:10:47de dire des choses pareilles
01:10:48ça ne fait pas
01:10:49de lui un antisémite
01:10:50c'est intéressant de dire ça
01:10:51vous êtes franco-israélien
01:10:52donc vous auriez pu
01:10:53je suis franco-israélien
01:10:54j'ai fait la guerre du kippo
01:10:55j'ai pas aucun problème
01:10:56mes frères ont fait l'armée en France
01:10:57mes aïeux sont enterrés ici
01:10:59dans la dernière
01:10:59donc j'ai aucun problème avec ça
01:11:00ça ne fait pas de lui un antisémite
01:11:02étant sémite
01:11:02j'en rencontre
01:11:04au moins une fois par an
01:11:05donc je sais ce que c'est
01:11:06qu'est-ce que c'est un antisémite monsieur ?
01:11:07c'est trop facile
01:11:08Pascal Bataille
01:11:13antisémite
01:11:13pour moi
01:11:14c'est quelqu'un
01:11:15j'ai lu le cas cette semaine
01:11:16c'est un quelqu'un
01:11:17qui à travers sa manière de parler
01:11:20de dire les choses
01:11:21d'une manière insinueuse
01:11:22et bien il vous dit
01:11:24oui vous vous êtes comme ça
01:11:25vous vous êtes ceci
01:11:26et voilà
01:11:27c'est ça les vrais antisémites
01:11:28vous comprenez
01:11:28mais quelqu'un qui dit
01:11:29il avait dix sièges de l'histoire
01:11:31même s'il a écrit ça
01:11:32oui effectivement
01:11:33la plupart des banques sont
01:11:34et alors
01:11:34je suis juif
01:11:35et alors
01:11:36beaucoup de banques
01:11:36Godman Sachs c'est des juifs
01:11:37et le Rothschild c'est des juifs
01:11:39je veux dire
01:11:39il n'y a pas de fan
01:11:40et alors
01:11:40et alors
01:11:41ça ne fait pas de duel
01:11:43antisémite
01:11:43voilà c'est tout
01:11:44ah bon
01:11:44mais comme la gauche
01:11:45non ça ne fait pas de lui
01:11:46un antisémite monsieur
01:11:47je suis désolé
01:11:47et moi je ne suis pas du tout
01:11:48d'accord avec le Christ
01:11:49le Christ c'est ce qu'il veut
01:11:50ce n'est pas le Christ
01:11:51qui me représente en moi
01:11:51c'est clair
01:11:52qu'on vous comprenne bien
01:11:54pour lui
01:11:55ce que vous avez lu
01:11:56ne fait pas de lui
01:11:57un antisémite
01:11:57ou le fait peut-être
01:11:58qu'il ait dit ça
01:11:59à 17 ans
01:12:01c'est vrai
01:12:02dans une mouvance
01:12:03sur les réseaux sociaux
01:12:04où Soral
01:12:06malheureusement
01:12:06et Dieu donné
01:12:08influencer les troupes
01:12:09non mais
01:12:10je veux dire
01:12:11s'il a dit ça
01:12:12dans une période
01:12:13à l'âge de 17-18 ans
01:12:14pour moi
01:12:15il est pardonnable
01:12:16c'est pas un antisémite
01:12:17ça c'est pas un antisémite
01:12:18pourquoi il ne présente pas
01:12:19tout simplement
01:12:20ses excuses
01:12:20en disant
01:12:21il faudrait que eux
01:12:22Edwin Plinen
01:12:23il a porté preuve
01:12:24cette ordure
01:12:25qui a été
01:12:26qui a été
01:12:28s'il vous plaît
01:12:29pas d'attention
01:12:30les personnes
01:12:31on s'en est excusé
01:12:45je ne sais pas si on est excusé
01:12:47je ne sais pas si on est excusé
01:12:48je veux dire
01:12:49j'ai vécu
01:12:50j'ai travaillé
01:12:51avec du communiste
01:12:52j'ai travaillé
01:12:53avec des gens
01:12:53de la gauche
01:12:54donc je sais ce que c'est
01:12:55et moi ça ne fait pas de lui
01:12:57simplement
01:12:58aujourd'hui c'est trop facile
01:12:59de taper sur lui
01:13:00parce que
01:13:02on va dire
01:13:02dans l'air du temps
01:13:03le RN mente
01:13:04le RN
01:13:05c'est pas
01:13:06c'est pas pour moi
01:13:07à mes yeux
01:13:08c'est pas du tout
01:13:09du tout
01:13:09du tout
01:13:09moi j'étais jeune
01:13:11j'ai combattu dans l'université
01:13:12le but et tout ça
01:13:13je sais ce que c'est
01:13:14avec moi
01:13:14donc moi pour moi
01:13:16moi pour moi
01:13:17c'est une erreur de jeunesse
01:13:18s'il a fait ça
01:13:19c'est une erreur de jeunesse
01:13:20c'est tout
01:13:25c'est un sujet
01:13:26qui suscite
01:13:27effectivement
01:13:28la passion
01:13:28et les débats clivants
01:13:31qu'aujourd'hui
01:13:32l'autosémitisme
01:13:33il est du côté
01:13:34de l'FI
01:13:34et moins du RN
01:13:35on l'entend beaucoup
01:13:36j'ai des éléments chiffrés
01:13:37avant peut-être
01:13:38de laisser
01:13:38comme tu veux
01:13:39d'abord
01:13:40quand Eric Dabi
01:13:41et après Arnaud
01:13:42tous les deux ans
01:13:43avec LGC
01:13:44et la fondation
01:13:44pour l'innovation politique
01:13:45de Dominique Reynier
01:13:46une radiographie
01:13:47de l'antisémitisme
01:13:48où on interroge
01:13:49l'ensemble des français
01:13:50des français
01:13:51qui se déclarent
01:13:52parce qu'un sondage
01:13:52c'est du déclaratif
01:13:53de confession
01:13:54ou de culture musulmane
01:13:55et des français
01:13:55qui se déclarent
01:13:56de confession
01:13:57et de culture juive
01:13:58ce qui est très frappant
01:13:59dans cette enquête
01:14:00et le chiffre
01:14:00avait été repris
01:14:01par Le Point
01:14:02ça devait être
01:14:02en juin 2024
01:14:03pour la dernière radiographie
01:14:05il y en a une
01:14:05qui est en train
01:14:06d'être réalisée
01:14:07qui sera diffusée
01:14:08en fin d'année
01:14:10c'est que
01:14:1192%
01:14:12des français
01:14:13de confession juive
01:14:14considèrent
01:14:15que la France insoumise
01:14:15contribue à faire monter
01:14:16l'antisémitisme
01:14:17dont 82%
01:14:19qui disent
01:14:19oui
01:14:20tout à fait
01:14:21il y en a
01:14:22également
01:14:22une majorité
01:14:23qui disent
01:14:24est-ce que le RN
01:14:24contribue à faire monter
01:14:25l'antisémitisme
01:14:26mais à un niveau
01:14:26qui doit être
01:14:27de 60%
01:14:27donc clairement
01:14:28est-ce que
01:14:30Guy n'est peut-être
01:14:31pas représentatif
01:14:31c'est pas à moi
01:14:32de le dire
01:14:32mais ce qu'il dit
01:14:33est le reflet
01:14:34de ce que pensent
01:14:35beaucoup de français
01:14:36de confession
01:14:37de culture juive
01:14:38qui est le parti
01:14:40dangereux
01:14:40le parti qui attise
01:14:41l'antisémitisme
01:14:42avec l'importation
01:14:42du conflit
01:14:43avec l'essentialisation
01:14:44des français
01:14:45de confession juive
01:14:46c'est la France insoumise
01:14:47et pas le rassemblement
01:14:48national
01:14:48quand bien même
01:14:49l'affaire Bardella
01:14:50je n'ai pas
01:14:50à me prononcer dessus
01:14:51c'est pas mon sujet
01:14:52et peut-être
01:14:53une affaire très sérieuse
01:14:54qui va peut-être
01:14:54l'écouter beaucoup
01:14:55Arnaud Médénetti
01:14:56alors moi
01:14:57alors juste
01:14:57pour rebondir
01:14:58par rapport
01:14:59au sondeur
01:15:00qui est Frédéric Dhabi
01:15:01moi je pense
01:15:02que ça n'aura
01:15:02aucun impact
01:15:03sur les dynamiques
01:15:05électorales
01:15:05et la campagne
01:15:06et la perception
01:15:07qu'aujourd'hui
01:15:08le rassemblement national
01:15:09a dans la société
01:15:10parce que
01:15:11on est dans une situation
01:15:12aujourd'hui
01:15:13qui sur le plan
01:15:14économique
01:15:15social
01:15:16régalien
01:15:16est telle
01:15:17que de toute façon
01:15:18les électeurs
01:15:20ne vont pas se déterminer
01:15:21sur des polémiques
01:15:22de ce type
01:15:22clairement
01:15:23ça me paraît
01:15:24assez clair
01:15:26de ce point de vue là
01:15:27après
01:15:27l'autre sujet
01:15:30la défense de Bardella
01:15:31qui peut en effet
01:15:32interroger
01:15:32c'est à dire
01:15:33soit il l'a dit
01:15:34quand il était jeune
01:15:35et dans ce cas là
01:15:36tout le monde peut
01:15:38avoir dit
01:15:38quand il était jeune
01:15:39un certain nombre
01:15:40d'inepties
01:15:41tant à gauche
01:15:42qu'à droite
01:15:42je rappelle que
01:15:43François Mitterrand
01:15:45dans les années 30
01:15:47manifestait
01:15:47avec des formations
01:15:48d'extrême droite
01:15:49qu'il a reçu
01:15:50la francisque
01:15:52du maréchal Pétain
01:15:54et que ça ne lui a pas
01:15:54ensuite empêché
01:15:55d'évoluer
01:15:57politiquement
01:15:57on a le droit
01:15:59d'évoluer
01:16:00politiquement
01:16:01clairement
01:16:01donc bon
01:16:02après
01:16:04encore
01:16:05encore faut-il
01:16:06que ce qui
01:16:06je veux dire
01:16:07ce dont il est soupçonné
01:16:08je veux dire
01:16:08soit avéré
01:16:09pour l'instant
01:16:09on n'a
01:16:10aucun élément objectif
01:16:12après le dernier point
01:16:13c'est que moi
01:16:14alors là je ne suis pas d'accord
01:16:15avec ce que disait Pascal
01:16:16c'est que je pense
01:16:16que le Rassemblement National
01:16:17n'est plus un parti
01:16:18qui est structurellement
01:16:19antisémite
01:16:20clairement
01:16:21il l'a peut-être été
01:16:22il l'a été certainement
01:16:23pour parti
01:16:24par le passé
01:16:25il ne l'est plus
01:16:26aujourd'hui
01:16:27aucune déclaration
01:16:28qui peut être faite
01:16:30par les responsables
01:16:31politiques
01:16:32du Rassemblement National
01:16:36peuvent soupçonner
01:16:37l'évolution
01:16:37du Rassemblement National
01:16:39comme étant
01:16:39un parti antisémite
01:16:40il n'est plus
01:16:41il ne l'est plus
01:16:42il y a quelques brebis galeuses
01:16:43mais il y a des brebis galeuses
01:16:44mais des brebis galeuses
01:16:45c'est trop facile
01:16:46de parler
01:16:46des brebis galeuses
01:16:48il y a au moins
01:16:4830 à 40%
01:16:50de l'électorat
01:16:51RN aujourd'hui
01:16:52qui reste
01:16:53ça c'est pas
01:16:54parce qu'il reste
01:16:55vraiment
01:16:55vous avez ce chiffre
01:16:56c'est pas vrai
01:16:57c'est complètement faux
01:16:57moi je veux donner des chiffres
01:16:58qui ne sont peut-être pas
01:16:59la réalité
01:17:00ma source
01:17:01c'est une enquête
01:17:02faite par l'IFOP
01:17:04pour l'UJF
01:17:05en février
01:17:072026
01:17:07pour les 20 ans
01:17:08de l'assassinat
01:17:09d'Idan Alimi
01:17:10et un sondage
01:17:11de mes confrères
01:17:12ça doit être Ipsos
01:17:13pour la CNDH
01:17:14qui montre
01:17:15pour la première fois
01:17:16que le fait
01:17:17de partager
01:17:18et d'exprimer
01:17:19des stéréotypes
01:17:20antisémites
01:17:20est nettement plus fort
01:17:22à la France insoumise
01:17:24qu'au rassemblement
01:17:25national
01:17:25voilà
01:17:26et quand vous dites
01:17:2830 à 40%
01:17:29il faut essayer
01:17:30de ne pas assurer
01:17:30les gens
01:17:31vous répondez
01:17:32je parle de CERN
01:17:33vous parlez de torchon
01:17:34si si pardon
01:17:36si si
01:17:36vous parlez
01:17:37du sondage
01:17:39des ressentis
01:17:40de ce qu'on ressent
01:17:41moi je parle
01:17:41de la vérité
01:17:42du corps électoral
01:17:43vous connaissez la vérité
01:17:44vous
01:17:45vous sondez les cœurs
01:17:46j'ai l'air
01:17:46je passe beaucoup de temps
01:17:49vous voyez
01:17:49à la différence
01:17:50peut-être de vous deux
01:17:52je passe beaucoup de temps
01:17:53pas du tout
01:17:54je passe beaucoup de temps
01:17:55je suis en région
01:17:57et à la différence
01:17:58de Gabriel Attal
01:17:58moi dans les bistrots
01:18:00j'y vais
01:18:00j'y vais vraiment
01:18:01vous ne comprenez rien
01:18:02à mon métier
01:18:03vraiment je ne sais pas
01:18:04je ne dis pas
01:18:06est-ce que vous m'interrogez
01:18:08sur le fait
01:18:08que je connais la vérité
01:18:09je connais la vérité
01:18:10du terrain
01:18:10parce que je la pratique
01:18:11tous les jours
01:18:12c'est quoi votre 30-40%
01:18:13expliquez-moi
01:18:14mon 30-40%
01:18:15c'est
01:18:17je pense
01:18:17une estimation
01:18:18à la baisse
01:18:18de la réalité
01:18:19de l'antisémitisme
01:18:20mais il se base
01:18:22sur quoi
01:18:22vous avez fait
01:18:2410 déplacements
01:18:25ou 100 déplacements
01:18:26et dans 30 déplacements
01:18:27vous avez vu
01:18:27des gens
01:18:28on va procéder
01:18:29différemment
01:18:30quelle est la part
01:18:31dans l'antisémitisme
01:18:32des vrais antisémites
01:18:34aujourd'hui
01:18:35dans la population
01:18:36française globale
01:18:37alors je vais vous répondre
01:18:38c'est une question
01:18:39difficile à saisir
01:18:41et l'IFOP
01:18:42qui est le plus ancien
01:18:43institut de sondage
01:18:44depuis la fin des années
01:18:46c'est bien pour ça
01:18:46que je vous interroge
01:18:46sur le sujet
01:18:47depuis la fin des années 40
01:18:49nous posons des questions
01:18:50pour essayer
01:18:50d'identifier
01:18:52les comportements
01:18:54qui peuvent être
01:18:54racistes
01:18:55xénophobes
01:18:56antisémites
01:18:56ou tout ce que vous voulez
01:18:57par exemple
01:18:58à la fin des années 40
01:18:59on posait une question
01:19:01qui n'est plus du tout
01:19:02d'actualité
01:19:02diriez-vous
01:19:03qu'un français breton
01:19:05est aussi français
01:19:06qu'un autre français
01:19:06un français alsacien
01:19:07un français juif
01:19:08etc
01:19:09etc
01:19:09voilà
01:19:10et puis
01:19:10parce que c'est difficile
01:19:11on ne va pas dire aux gens
01:19:12dans un sondage
01:19:13est-ce que vous êtes antisémite ?
01:19:14naturellement
01:19:15on ne fait pas ça
01:19:16mais vous
01:19:17qu'est-ce qui vous fait dire ça
01:19:18je ne comprends pas bien
01:19:19pour essayer de saisir
01:19:22non pas un antisémitisme
01:19:24mais des comportements
01:19:25des préjugés
01:19:26on fait ça depuis
01:19:27une quarantaine d'années
01:19:28on a fait ça
01:19:29pour des journaux
01:19:30on a fait ça
01:19:30pour des partis politiques
01:19:31on a fait ça
01:19:31pour des organisations
01:19:33juives ou non juives
01:19:34on demande
01:19:34êtes-vous d'accord
01:19:35ou pas d'accord
01:19:36avec chacune des phrases suivantes
01:19:37et ces phrases
01:19:38par exemple
01:19:38les juifs ont trop de pouvoir
01:19:39dans les médias
01:19:40dans la finance
01:19:41ils exploitent la Shoah
01:19:42à leur contre
01:19:43ils sont très soudés
01:19:45entre eux
01:19:45et on arrive à
01:19:46les phrases de Jordan Bardella
01:19:48selon Mediapart
01:19:49tout à fait
01:19:49et on essaye
01:19:51c'est pour ça que je me suis un peu
01:19:52emporté
01:19:52veuillez vous m'excuser
01:19:53on essaye de saisir
01:19:55une part de français
01:19:58qui exprimerait
01:19:59plus que la moyenne
01:20:00des préjugés
01:20:01dans la population française
01:20:03la dernière enquête
01:20:04de février
01:20:04on a 20 à 25%
01:20:06des français
01:20:07qui exprimeraient
01:20:08un ou deux préjugés
01:20:09ce qui ne veut pas dire
01:20:10qu'ils sont antisémites
01:20:11mais ils expriment
01:20:12ces préjugés
01:20:12et c'est vrai que
01:20:13la famille politique
01:20:14où ces préjugés
01:20:15sont le plus fortement exprimés
01:20:16ce n'est plus le FNRN
01:20:18comme il y a quelques années
01:20:19c'est la France insoumise
01:20:20ça ne veut pas dire
01:20:21que les sympathisants
01:20:22de la France insoumise
01:20:22sont des antisémites
01:20:23est-ce que j'ai parlé
01:20:25de la France insoumise
01:20:26je parle du RN là
01:20:27en l'occurrence
01:20:28et effectivement
01:20:29comment vous arrivez
01:20:30à votre chiffre vous ?
01:20:31j'ai lu des études
01:20:31je les ai pas
01:20:32sous les yeux là
01:20:34et je pense que
01:20:35celle de l'IFOB
01:20:35que vous venez de citer
01:20:37ne contredit pas
01:20:41non plus
01:20:42il y a effectivement
01:20:44dans la France
01:20:45un ferment d'antisémitisme
01:20:49un historique d'antisémitisme
01:20:51qui est très présent
01:20:52qui représente
01:20:53vous parliez
01:20:54de 25%
01:20:55de la population
01:20:57il a muté
01:20:58il a muté
01:21:03qu'est-ce que c'est
01:21:04que l'antisémitisme ?
01:21:05j'entendais un ministre israélien
01:21:07il y a en charge
01:21:07de l'antisémitisme
01:21:09qui disait
01:21:10aujourd'hui
01:21:11le vrai danger
01:21:12c'est la fille
01:21:12et pas le RN
01:21:13mais bon
01:21:14je me fiche
01:21:15éperdément
01:21:15de ce que dit
01:21:16le ministre israélien
01:21:16qu'est-ce que c'est
01:21:17que l'antisémitisme
01:21:18Stéphanie
01:21:19qu'est-ce que c'est
01:21:19que l'antisémitisme
01:21:20on pourrait là aussi
01:21:21faire un large débat
01:21:22là-dessus
01:21:22mais pour moi
01:21:23avoir des préjugés
01:21:24antisémites
01:21:24c'est quand même
01:21:25déjà une forte suspicion
01:21:26d'antisémitisme
01:21:27on a entre 20 et 25%
01:21:29dans des français
01:21:29qui ont ces préjugés
01:21:30le problème
01:21:32il y a un sujet
01:21:33qui a été fondé
01:21:34par des antisémites
01:21:35notoires
01:21:35il faut être étudiant
01:21:39c'est le logo
01:21:39plus compliqué
01:21:41dans quelques instants
01:21:42on va parler
01:21:43de Robert Ménard
01:21:43parce qu'il va
01:21:45avoir un problème
01:21:46mais ça suffit
01:21:47vous allez continuer
01:21:48à parler après
01:21:48pendant la pause
01:21:50on parle de Robert Ménard
01:21:51et de son procès
01:21:52est-ce que oui ou non
01:21:53c'est une question
01:21:54de bon sens
01:21:54de ne pas vouloir
01:21:55marier un OQTF
01:21:56à tout de suite
01:21:57sur ce qu'il y a
01:21:58Sud Radio
01:22:01Parlons vrai
01:22:02Sud Radio Bercov
01:22:03dans tous ses états
01:22:04dans une heure exactement
01:22:07et bien France
01:22:08des lycées
01:22:09sont en feu
01:22:09ou presque tous
01:22:11mais pourquoi ?
01:22:12bah écoutez
01:22:13on le sait pourquoi
01:22:14et on va le dire
01:22:16dans une heure
01:22:18Sud Radio Bercov
01:22:20dans tous ses états
01:22:2310h midi
01:22:24Sud Radio
01:22:25à vous de le dire
01:22:26Stéphanie Demuru
01:22:27Sud Radio
01:22:28à vous de le dire
01:22:29dernière partie
01:22:29avec Arnaud Benedetti
01:22:31Frédéric Davy
01:22:33et Pascal Bataille
01:22:34à 7500 euros
01:22:36d'amende
01:22:37qui ont été requis
01:22:37hier
01:22:37contre Robert Ménard
01:22:39sans demande
01:22:40d'inéligibilité
01:22:41pour avoir refusé
01:22:42de marier
01:22:42un Algérien
01:22:43sous OQTF
01:22:44alors est-ce que
01:22:45le maire de Béziers
01:22:45a désobéi
01:22:47à la loi
01:22:47ou est-ce qu'il a
01:22:48simplement appliqué
01:22:50une mesure
01:22:50de bon sens
01:22:51en tout cas lui
01:22:53l'assume
01:22:53il savait que son refus
01:22:54était illégal
01:22:55mais il le jugeait
01:22:56légitime
01:22:57et vous qu'est-ce que
01:22:58vous en pensez ?
01:22:59il nous reste 5 minutes
01:23:010826 300 300
01:23:03Arnaud Benedetti
01:23:03bon c'est vrai
01:23:05que c'est assez ubuesque
01:23:06comme l'avait qualifié
01:23:07je crois même
01:23:07Emmanuel Macron
01:23:08qui voulait changer la loi
01:23:10la loi n'a toujours pas été changée
01:23:11ça n'a pas été changée
01:23:12d'ailleurs on peut se poser
01:23:13la question
01:23:13des raisons pour lesquelles
01:23:14il n'y a pas eu
01:23:15une mise à jour
01:23:15de notre législation
01:23:16sur ce sujet
01:23:17parce que je suis convaincu
01:23:19qu'il aurait rencontré
01:23:19une majorité au moins
01:23:20à l'Assemblée Nationale
01:23:21pour en effet
01:23:22mettre fin
01:23:23à ce qui apparaît
01:23:24à un grand nombre
01:23:25de nos concitoyens
01:23:26et là aussi je parle
01:23:27sur le contrôle
01:23:28de l'éminent sondeur
01:23:29qu'est Frédéric
01:23:31vraisemblablement
01:23:31comme quelque chose
01:23:32qui est tout à fait
01:23:34tout à fait anormal
01:23:35voilà
01:23:36Robert Ménard
01:23:37de ce point de vue là
01:23:38a me semble-t-il
01:23:39une position de bon sens
01:23:41maintenant on reste à savoir
01:23:42quelle sera la décision
01:23:43du tribunal
01:23:44écoutez Robert
01:23:44d'ailleurs Ménard
01:23:45qui réagissait ce matin
01:23:47sur Sud Radio
01:23:47je savais que je faisais
01:23:49quelque chose d'illégal
01:23:50mais j'ai jamais dit
01:23:51le contraire
01:23:52le comble de cette histoire
01:23:53c'est que je pourrais
01:23:55être condamné
01:23:56alors que la loi
01:23:57qui a été adoptée
01:23:58au Sénat
01:23:59et qui va être discutée
01:24:00à l'Assemblée Nationale
01:24:01qui dit
01:24:02un article tout simple
01:24:03qu'aujourd'hui
01:24:04un maire ne doit plus
01:24:05être poursuivi
01:24:06s'il refuse
01:24:07de marier quelqu'un
01:24:08qui est en situation illégale
01:24:09ou qui plus est
01:24:10fait l'objet
01:24:10d'une obligation
01:24:11de quitter le territoire
01:24:12ce que moi je souhaite
01:24:13maintenant
01:24:13c'est qu'avant
01:24:14le 1er décembre
01:24:15cette loi soit votée
01:24:16M. Darmanin
01:24:17oui il m'avait dit
01:24:18ce sera fait
01:24:19avant le procès
01:24:20il a encore deux mois
01:24:22alors
01:24:23réaction Frédéric Daby
01:24:24oui
01:24:25c'est vrai que c'est un
01:24:26c'est un sujet
01:24:28où sans doute
01:24:28je n'ai pas vu de sondage
01:24:30mais l'opinion publique
01:24:30va plutôt suivre
01:24:31Robert
01:24:32mais là
01:24:32on a une opinion publique
01:24:33qui est beaucoup
01:24:34plus équilibrée
01:24:35qu'on le dit
01:24:36sur la question migratoire
01:24:37certes il y a
01:24:38un durcissement
01:24:39très clair
01:24:39une majorité de français
01:24:40considère que l'immigration
01:24:41coûte plus
01:24:42qu'elle ne rapporte
01:24:44mais il y a une homogénisation
01:24:45il y a un effondrement
01:24:47du clivage gauche-droite
01:24:48les sympathisants de gauche
01:24:49sont maintenant
01:24:49une majorité à dire
01:24:50qu'il faut expulser
01:24:51les délinquants
01:24:54résidivistes
01:24:54pardon
01:24:54à l'issue de leur peine
01:24:55une majorité
01:24:56de sympathisants de droite
01:24:57considère qu'on peut
01:24:58régulariser des sans-papiers
01:25:00au cas par cas
01:25:00et c'est vrai que
01:25:01sur les OQTF
01:25:02c'est un sujet
01:25:03très crispant
01:25:04pour les français
01:25:05qu'il le relie
01:25:07non pas à cette affaire
01:25:08mais à des affaires
01:25:09dramatiques
01:25:10Yana
01:25:12Lola
01:25:12Philippine
01:25:13c'est-à-dire que
01:25:14les français sont sur la logique
01:25:15ce n'aurait pas
01:25:16ce n'aurait pas dû
01:25:17arriver
01:25:17et c'est vrai qu'il y a
01:25:18une incompréhension
01:25:20et en termes
01:25:21ce qui débouche
01:25:21sur une critique
01:25:22en termes d'impuissance
01:25:23et d'absence de contrôle
01:25:25de l'état
01:25:25sur le non
01:25:26la non-reconduction
01:25:27des OQTF
01:25:28je crois que c'est
01:25:296 à 9%
01:25:30peut-être 10%
01:25:31qui sont reconduits
01:25:32si je ne me trompe pas
01:25:33et ça c'est quelque chose
01:25:34qui est jugé insupportable
01:25:35par une très grande
01:25:38majorité
01:25:38de français
01:25:39au-delà du cas
01:25:40de Robert Ménard
01:25:41Pascal Bataille
01:25:42je suis tout à fait d'accord
01:25:43avec ce qu'a dit Arnaud
01:25:44notamment
01:25:45c'est-à-dire qu'on peut se demander
01:25:48pourquoi cette loi
01:25:49qui serait juste
01:25:50une loi de bon sens
01:25:51n'a toujours pas été votée
01:25:53mais en l'occurrence
01:25:54du coup
01:25:55Robert Ménard
01:25:55et il en convient lui-même
01:25:57a fait quelque chose
01:25:58d'illégal
01:25:59donc il serait logique
01:26:01qu'il soit
01:26:01pour cela
01:26:02condamné
01:26:02qu'il ait une amende
01:26:04mais
01:26:04on marche un peu sur la tête
01:26:06effectivement
01:26:06avec ces sujets-là
01:26:07évidemment que
01:26:09en tout bon sens
01:26:11ce qu'a fait
01:26:12Robert Ménard
01:26:13est logique
01:26:15voilà
01:26:15mais c'est illégal
01:26:16pourquoi c'était aussi compliqué
01:26:17d'ailleurs
01:26:17Arnaud Bénédetti
01:26:18que la loi soit changée
01:26:19ils n'ont pas
01:26:20je pense que c'est une question
01:26:21de calendrier parlementaire
01:26:23vraisemblablement
01:26:23parce que rien aujourd'hui
01:26:24n'empêche
01:26:25je veux dire
01:26:26d'adapter notre loi
01:26:28en la circonstance
01:26:29pour permettre au maire
01:26:30de pouvoir s'opposer
01:26:32en toute légalité
01:26:33à marier
01:26:35un OQTF
01:26:36ou quelqu'un
01:26:36qui est
01:26:38qui est en France
01:26:39de manière
01:26:40de manière illégale
01:26:41enfin je rappelle quand même
01:26:42que
01:26:43François Hollande
01:26:44avait
01:26:44lui-même
01:26:45en 2012
01:26:47ou 2013
01:26:47fait
01:26:49supprimer
01:26:49le délit
01:26:50de séjour
01:26:51irrégulier
01:26:52en France
01:26:53voilà
01:26:54oui c'est vrai
01:26:55vous faites bien
01:26:56de le rappeler
01:26:57messieurs
01:26:58il reste quelques minutes
01:26:59je voulais quand même
01:27:00qu'on revienne
01:27:00sur ces événements
01:27:01parce que c'est Sébastien Lecornu
01:27:02qui est en train de
01:27:04de présenter le budget
01:27:05mais enfin
01:27:05qui convoque
01:27:06une cellule de crise
01:27:07c'est vrai que ça monte
01:27:09cette colère
01:27:10des étudiants
01:27:12on voit
01:27:12des voitures
01:27:13de pompiers
01:27:15saccagées
01:27:15notamment à Marseille
01:27:17ce lycée
01:27:18je vous le disais tout à l'heure
01:27:19à Nantes
01:27:19qui est en train de brûler
01:27:20ça touche maintenant
01:27:20c'est le lycée de Nelson Mandela
01:27:22ce qui est tout un symbole
01:27:23oui
01:27:24mais ça touche tout le pays
01:27:26je ne sais pas comment
01:27:28vous imaginez
01:27:29là on est à quelques mois
01:27:30de la présidentielle
01:27:31je ne sais pas comment
01:27:32les choses vont tourner
01:27:33est-ce que vous ça vous inquiète
01:27:35de voir ces images
01:27:36et ce mouvement
01:27:37je ne sais pas qui le disait
01:27:38je crois que c'est vous
01:27:38Pascal Bataille
01:27:40on pensait bien
01:27:41qu'il y allait avoir
01:27:42on parlait d'un éventuel
01:27:43moment des gilets jaunes
01:27:44et finalement c'est venu
01:27:45des étudiants
01:27:48des lycéens
01:27:49pardon
01:27:49je rappelle qu'en 68
01:27:50le mouvement social
01:27:51a commencé par les étudiants
01:27:52oui
01:27:53là c'est les étudiants
01:27:54qui rejoint les lycéens
01:27:55en effet
01:27:56la France s'ennuyait
01:27:57disait Pierre
01:27:58le patron du monde
01:28:00c'est vrai que
01:28:01ça peut être vu
01:28:03comme une surprise
01:28:04c'est un mouvement
01:28:06qui est extrêmement
01:28:06gazoliquide
01:28:07on ne sait pas
01:28:08comment ça va se passer
01:28:09et puis il ne faut pas
01:28:10oublier
01:28:10les médias n'en parlent plus
01:28:11mais ce qui s'est passé
01:28:12le 30 juin
01:28:13et le 1er juillet
01:28:13c'est-à-dire les émeutes urbaines
01:28:14après la mort
01:28:15du jeune Naël
01:28:16ça a beaucoup marqué
01:28:17les français
01:28:18sur la perte de contrôle
01:28:20sur la violence
01:28:20et puis
01:28:21on sort d'élections municipales
01:28:23où le premier déterminant
01:28:24du vote
01:28:25ça a été l'insécurité
01:28:26la délinquance
01:28:27le pays de ce point de vue-là
01:28:28est extrêmement inflammable
01:28:29merci à tous les trois
01:28:30nos BDDT
01:28:31Frédéric Dhabi
01:28:32et Pascal Bataille
01:28:33l'excellent Perico
01:28:34les gars
01:28:35ça fait son apparition
01:28:36dans ce studio
01:28:37bonjour Perico
01:28:39dans les mois
01:28:39parce que nous sommes
01:28:39dans une situation de crise
01:28:41nous avons un peu
01:28:41bousculé
01:28:42lors de notre émission
01:28:43pour rejoindre l'actualité
01:28:44parce que
01:28:45certains symptômes
01:28:46commencent à nous inquiéter
01:28:47c'est pas faute
01:28:47de les avoir annoncés
01:28:48sur cette radio
01:28:49donc nous allons recevoir
01:28:51nous avons en ligne
01:28:52des enseignants
01:28:53qui vont nous expliquer
01:28:54s'ils soutiennent
01:28:55ou s'ils condamnent
01:28:56cette dérive gravissime
01:28:57puisque nous avons quand même
01:28:58le cas d'un lycée
01:28:59Nelson Mandela
01:29:00brûlé à Nantes
01:29:00et d'un prof de Marseille
01:29:02qui a été arrosé d'essence
01:29:04André Bercoff nous explique
01:29:05pourquoi quand les lycées brûlent
01:29:06Macron regarde Bardela
01:29:08il n'a pas de harpe
01:29:09mais presque
01:29:10voilà
01:29:10et puis nous recevrons
01:29:12nous recevrons
01:29:13ça tombe bien
01:29:14je reçois
01:29:14sur le thème
01:29:15de tout surmonter
01:29:16quand tout va mal
01:29:17pour ne pas désespérer
01:29:18au contraire
01:29:19Paflis Franskowski
01:29:20qui a écrit
01:29:20un excellent ouvrage
01:29:21sur cette façon
01:29:22de rebondir
01:29:23et de trouver du sens
01:29:24à la tragédie
01:29:26pour faire face
01:29:27à l'adversité
01:29:27ce pays en a bien besoin
01:29:29peut-être un candidat de plus
01:29:30à la présidence de la République
01:29:31tout sur Montaigne
01:29:31c'est un programme formidable
01:29:32un de plus encore
01:29:33merci
01:29:33c'est vous Stéphanie
01:29:34votre candidate ?
01:29:35oui bah oui
01:29:35écoutez allez je me lance
01:29:38bon je vous le dirai
01:29:39demain à 10h
01:29:39soyez au rendez-vous
01:29:40sur Sud Radio
01:29:41à demain
01:29:42c'est bon ça
01:29:43Sud Radio
01:29:45parlons